+ Quelques avantages de vivre en Israël :
-> "Trois personnes ont droit à une part dans le monde à Venir", et la première sur la liste est "celle qui réside en terre d’Israël". [guémara Pessa'him 113]
-> Le Yalkout Shimoni (2:956) reprend cette même idée en s’appuyant sur un enseignement du roi Salomon :
"Mieux vaut un morceau de pain sec et la tranquillité qu’une maison pleine de festins et de querelles" (Michlé 17,1).
Mieux vaut un morceau de pain sec et la tranquillité : Rabbi Yo'hanan dit : "Cela fait référence à la terre d’Israël, car même si une personne ne mange que du pain sec et du sel chaque jour tout en habitant en terre d’Israël, elle est assurée d’une part dans le monde à Venir."
-> Ibn Ezra explique que la récompense pour le fait de résider en Israël est la raison pour laquelle la Torah enseigne que Yaakov a acheté une propriété dès son retour en terre d’Israël : "La Torah mentionne cela pour démontrer que la terre d’Israël possède de grandes qualités, et celui qui y a une part est considéré comme s’il avait une part dans le monde à Venir."
-> Le midrach (Béréchit raba 76,2) enseigne : "Quiconque réside en terre d’Israël, la terre elle-même expie pour lui" (Sifré - Haazinou).
En effet, selon le midrach, Yaakov craignait qu’Esav ne le batte au combat parce qu’Essav vivait en Israël : "Toutes ces années, Essav a résidé en terre d’Israël. Peut-être vient-il à ma rencontre fort de sa vie en terre d’Israël."
[même quelqu'un qui se comporte très mal comme Essav, a un mérite énorme uniquement du fait d'être en Israël. A plus forte raison pour nous! ]
-> Selon le Rambam (Hilkhot Méla'him 5,10-12) :
"Les fautes de quiconque vit en Terre d’Israël sont pardonnés ... Même si l’on parcourt quatre amot en terre d’Israël, on est assuré du monde à Venir ...
Une personne devrait vivre en terre d’Israël, même dans une ville où la majorité est idolâtre, et ne pas vivre hors de la terre d’Israël, même dans une ville où la majorité est juive."
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-> Le midrach (Sifrei - Réé) rapporte le récit suivant :
"Rabbi Elazar ben Shamoua et Rabbi Yo'hanan Hasandlar se rendaient à Nétsivim (en dehors d’Israël) chez Rabbi Yéhouda ben Betéra pour étudier la Torah avec lui.
Ils arrivèrent à Sidon et se souvinrent de la terre d’Israël. Leurs yeux se remplirent de larmes qui se mirent à couler à flots ; ils déchirèrent leurs vêtements et récitèrent ce verset : "Vous en prendrez possession et vous y habiterez, et vous observerez soigneusement toutes les lois".
Ils retournèrent chez eux et dirent : "Vivre en terre d’Israël équivaut au poids combiné de toutes les mitsvot de la Torah."
[on parle de géants de la Torah qui quittaient Israël pour l'étudier. Lorsqu'ils se souvinrent de la grandeur de vivre en Israël ils en sont venus à être remplis de larmes qui coulent à flots, à déchirer leurs vêtements.
Ils avaient une vision de la réalité spirituelle du monde, et leur comportement nous inscrit sur l'importance que devrait avoir Israël à nos yeux. ]
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-> La guémara (Taanit 10a) enseigne qu’en terre d’Israël, la bénédiction "jaillit directement d'Hachem".
Plus précisément, on nous enseigne que "la terre d’Israël est arrosée par Hachem Lui-même, et qu’Il arrose le reste du monde par l’intermédiaire d’un émissaire (chaque terre ayant son ange tutélaire)."
-> Ce lien direct entre Hachem et la terre d’Israël explique l’enseignement du Zohar (III,276a) selon lequel "Hachem n’est appelé "Roi" qu’en terre d’Israël".
Selon le Ram'hal (Déré'h Hachem - part.2,chap.4:8) : "ce n’est qu’en Israël qu'on peut servir d'Hachem d'une façon pure, sans aucune barrière."
-> Ce lien avec Hachem sans barrières apporte de nombreux bienfaits spirituels.
Le rabbi Elimélé'h de Lizensk explique qu’en Israël, "il est possible de se sanctifier avec une grande sainteté, ce qui est impossible en terre étrangère".
Le midrach (Béréchit raba 6) enseigne qu' "il n’y a pas de Torah comme la Torah de la terre d’Israël et il n’y a pas de sagesse comme la sagesse de la terre d’Israël".
Le midrach (Esther raba - chap.1) rapporte qu’ "il y a dix portions de Torah dans le monde : neuf en terre d’Israël et une dans le reste du monde".
-> La guémara (Baba Batra 158b) décrit comment rabbi Zéra a même modifié une règle de
loi juive lorsqu’il est venu en Israël, car "l’air de la terre d’Israël rend sage".
-> Non seulement on comprend la Torah plus clairement en terre d’Israël, mais la tradition juive enseigne également que c’est précisément en étudiant la Torah en Israël que l’on peut se rapprocher d'Hachem : "Rabbi Yossi bar 'Halafta dit à son fils, Rabbi Yichmaël : "Veux-tu voir la Présence divine dans ce monde? Étudie la Torah en Terre d’Israël." [midrach Téhilim 105]
-> Ce niveau de connexion avec Hachem et la révélation de la Torah qui est si unique en terre d’Israël permet aux juifs d’atteindre les plus hauts sommets spirituels.
Comme l’enseigne le Maharal (Déré'h 'Haïm 5,9) : "Les Patriarches ont atteint leur immensité (spirituelle) précisément grâce à la Terre, car sans la Terre, les Patriarches n’auraient jamais atteint les sommets de la sainteté. "
[selon le principe que ce qui est arrivé à nos Patriarches est un signe pour leur descendance, si nous voulons exploiter au maximum nos capacités spirituelles selon implique de vivre en Israël (ou si cela n'est actuellement pas possible, de le désirer fortement). A défaut du lieu Israël, il nous est impossible de fleurir spirituellement comme on le pourrait. On restera toujours un version réduite de ce qu'on pourrait être, avec une implication négative sur notre éternité et notre descendance, que D. préserve. ]
-> Hachem n’est apparu à nos ancêtres qu’en terre d’Israël.
Le Kli Yakar ('Hayé Sarah 23,3) explique : "Il me semble qu'Hachem a empêché Its'hak de se rendre en dehors d'Israël parce que la présence d'Hachem n’y est pas révélée.
Ainsi, Hachem n’aurait pas pu lui accorder la prophétie et lui parler là-bas, si nécessaire."
-> Dans un séfer Torah, la lettre alef (א) à la fin du mot "vayikra" (וַיִּקְרָא - Hachem appelle Moché) est écrite en petit par rapport aux autres lettres. Pourquoi cela?
Le Zohar (Tossafot haZohar 1) enseigne que c'est parce que cet "appel" était imparfait. Pourquoi donc?
Car il eut lieu dans le Tabernacle et en terre étrangère. Or, la perfection ne peut se trouver qu’en terre d’Israël.
-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Tsav 6,4) enseigne que lorsque la Torah décrit un "lieu pur" (makom tahor - Tsav 6,4), elle fait référence à la terre d'Israël.
-> La bénédiction involontaire que Bil'am a donné au peuple juif démontre l’élévation spirituelle que procure la terre d’Israël.
Bil'am dit : "Ma tovou ohalé'ha, Yaakov, michkénoté'ha, Israël" (que tes tentes sont belles, ô Yaakov, tes demeures, ô Israël - Balak 24,5).
Le Malbim explique qu’un "ohel" est une tente temporaire, tandis qu’un "michkan" est une demeure permanente. Dans le désert, le peuple juif vivait sous des tentes, mais lorsque Bil'am les bénit, ils étaient prêts à entrer en terre d’Israël et à s’installer dans des demeures permanentes.
Bil'am déclara : "Que tes tentes sont belles, ô Yaakov", en référence aux tentes du désert. Mais il ajouta ensuite : "tes demeures, ô Israël", en référence à l’intention de la nation juive de s’installer dans des maisons permanentes en terre d’Israël.
Le Malbim ajoute que le nom "Israël" est plus grand (spirituellement) que le nom "Yaakov".
[Hachem a changé le nom de Yaakov en Israël lorsqu'il a atteint un niveau spirituel bien supérieur. (voir Vayichla'h 32,29)]
Bil'am a utilisé ces termes délibérément dans sa prophétie, enseignant que lorsque les Israélites entreraient dans la Terre, ils s’élèveraient alors vers des sommets spirituels bien plus élevés, dignes d’être appelés par le nom de Israël.
[on ne se rend pas compte à quel point le fait de vivre en Israël peut être un décapsuler de sublimes potentialités spirituelles internes, dont en diaspora on passeraient à côté durant notre vie. ]
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-> Selon le Zohar, les Yom Tov des 3 fêtes (Souccot, Pessa'h et Shavouot) sont doublés en dehors d'Israël car pour que les flux divins relatifs à ces fêtes nous parviennent, la terre d'Israël nous permet de les absorber en un seul jour, ce qui n'est pas le cas en dehors.
[cela n'est qu'une illustration de ce qui se passe à chaque instant : grâce au fait d'être en terre d'Israël nous avons les capacités de pouvoir absorber davantage de spiritualité.
Etre en dehors d'Israël c'est être une version bridée de nous même, c'est ne pas avoir un récipient capable de recevoir tout ce que Hachem aimerait nous donner.
Imaginons la douleur d'Hachem de nous voir rester en dehors d'Israël, alors qu'Il aimerait tellement nous faire grandir spirituellement pour que l'on soit encore plus proche de Lui dans l'éternité de notre monde à Venir.
Hachem nous dit : "Je t'aime! Viens en Israël, que grâce à cela Je puisse de rapprocher encore plus de Moi!" ]
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-> "Il est impossible pour la nation juive d’atteindre sa perfection ailleurs qu’en dehors de la terre choisie [d'Israël]."
[Abarbanel - Yéchayahou 5]
-> Le Kli Yakar explique que lorsque la Torah qualifie Israël de "bonne terre" (Rachi - Chéla'h Lé'ha 13,2 - ani amarti lahém chéhi tova), elle fait référence à la bonté spirituelle, car l’atmosphère de la terre elle-même "aide une personne à atteindre le vrai bien".
-> Dans la 2e bénédiction du Birkat Hamazon, nous remercions Hachem de nous avons donné cette Terre, et une des nombreuses louanges dites est qu'elle est : "ré'hava" (vaste). Cela est étonnant car c'est une des terres (pays) les plus petites au monde.
Le rav Zev Leff explique que la terre d’Israël est le lieu le plus propice à la croissance spirituelle, où nous pouvons nous connecter avec Hachem au plus haut niveau.
Ainsi, elle est "vaste" dans le sens où elle nous offre le plus grand éventail d’opportunités spirituelles.
-> Le rav Eliyahou Dessler, originaire d’Angleterre lorsqu'il fit son alyah au début du 20e siècle et devint le chef spirituel de la yéchiva de Ponevezh :
"Lorsque je viens en Terre Sainte, je sens clairement qu’ici mon cœur est plus facilement ému à l’étude du moussar. De plus, on ressent ici l’aide du Ciel dans l’étude de la Torah ...
A notre époque, nous voyons de nos propres yeux comment les jeunes qui étudient la Torah s’épanouissent en terre d’Israël. Ils progressent dans leurs études, ils parviennent à acquérir la connaissance de l’ensemble du Talmud, et ils accomplissent bien plus que ce que d’autres accomplissent dans leur éducation à la Torah dans d’autres terres".
[Mikhtav méEliyahou - vol.3,194]
-> La tradition juive enseigne qu'Hachem a créé la terre d’Israël avec des qualités spécifiques afin qu’elle puisse servir de siège à la spiritualité et à la sainteté.
Dans le cadre de ses dernières volontés et de son testament, où il décrit la destinée du peuple juif, Moché Rabbénou dit : "pour vous y faire entrer, pour vous donner leur terre en héritage" (Vaét'hanan 4,38).
Le Sforno commente : "Pour vous donner leur terre, qui est la terre de Dieu, préparée (depuis la Création du monde) pour l’atteinte de la perfection voulue (par Hachem)."
-> Le Malbim (Toldot 28,3-4) enseigne que "hériter de la Terre est une condition préalable pour qu'Hachem fasse descendre sa présence sur le peuple juif, car la terre d’Israël est prédisposée à la sainteté et à l’inspiration divine. "
-> Hachem désigne la terre d’Israël comme "le lieu que J’ai préparé" (él amakom achèr a'hinoti - Michpatim 23,20).
Le rav Samson Raphael Hirsch explique : "Les caractéristiques du sol de la terre d’Israël, ainsi que le climat et les propriétés physiques qui ont été accordés à cette terre, sont tous en accord avec la mission que la vie de la nation (juive), basée sur l’esprit de Dieu et Sa Torah, est censée développer."
Rachi sur "que J'ai préparé" = que j’ai aménagé pour vous le donner, tel est le sens littéral. Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : "que J'ai préparé" = c’est l’endroit connu pour accueillir Ma présence.
[si dans notre vie l'essentiel est de vivre avec le plus de proximité et de présence d'Hachem, alors c'est en Israël que cela se passe.
De plus, Hachem nous dit : "si vous voulez être avec Moi alors c'est essentiellement en terre d'Israël que Je suis". N'est-ce pas insultant envers Hachem, si on Lui fait comprendre qu'on est bien diaspora sans Lui, que notre vie est pas si mal, qu'on a plus important et mieux à faire que Lui.
Certes on ne peut pas tous aller actuellement en Israël (ou bien faire une alyah positive spirituellement), néanmoins on doit tous désirer et aimer Israël (Hachem Je t'aime, et Je veux être le plus proche de Toi, donc forcément en Israël! ). ]
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+ Israël = le lieu où accomplir les mitsvot :
-> Outre le lien étroit avec Hachem que l’on ne peut ressentir qu’en terre d’Israël, c'est aussi la terre qui a été désignée pour l’accomplissement des mitsvot.
Moché Rabbénou l’affirme clairement à plusieurs reprises dans son testament au peuple juif, dans le Livre de Dévarim :
- "Voici, je vous ai enseigné les lois et les ordonnances, comme le Seigneur mon D. me l’a ordonné, afin que vous les mettiez en pratique au milieu de la Terre dont vous allez prendre possession" (Vaét'hanan 4,5).
- "Et Hachem m’a ordonné en ce temps-là de vous enseigner des lois et des ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans la Terre dont vous allez prendre possession" (Vaét'hanan 4,14).
- "Voici donc le commandement, les lois et les ordonnances qu'Hachem, votre D., m’a ordonné de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession" (Vaét'hanan 6,1)
- Hachem lui-même utilise cette même terminologie : "Mais quant à toi, tiens-toi ici près de Moi, et Je te dirai tous les commandements, les lois et les ordonnances que tu leur enseigneras, afin qu’ils les mettent en pratique dans la Terre que Je leur donne pour qu’ils en prennent possession" (Vaét'hanan 5,27).
-> "L'essentiel de la perfection et de l’accomplissement de la Torah se trouvent en terre d’Israël."
[le Mabit - Beit Elokim - shaar haYessod - chap.32]
-> Le Torah Témima (Réé 12,29) développe cette idée :
"Et même ces mitsvot qui dépendent du corps ont été données principalement pour être observées en terre d'Israël ; tel est leur but ultime ...
La raison pour laquelle nous les observons en Diaspora est uniquement pour qu’elles ne soient pas oubliées lorsque les juifs retourneront sur la terre."
-> Cette idée s’appuie sur le midrach (Sifré - Ekev 7&11) cité par Rachi (Ekev 11,18), qui dit sans détour : "Même si je vous exile de la Terre vers la Diaspora, distinguez-vous par les mitsvot afin qu’elles ne vous soient pas étrangères lorsque vous reviendrez."
-> Cette déclaration étonnante enseigne qu’il n’y a aucune raison intrinsèque d’observer la Torah et les mitsvot en dehors de la terre d’Israël, et que les juifs ne le font que pour s’assurer de savoir comment les accomplir lorsqu’ils seront en Israël.
La Torah Témima affirme que ce concept sert d’explication à l’enseignement selon lequel la mitsva de vivre en terre d’Israël a un poids équivalent à toutes les autres mitsvot réunies.
Il dit : "Il s’ensuit donc que la mitsva de résider en terre d’Israël est égale à toutes les autres, car elle est le fondation et la base de l’accomplissement de toutes les mitsvot."
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+ Chaque mitsva faite en Israël vaut plus qu'en diaspora :
-> Puisque la terre d’Israël est la terre spécifiquement désignée pour l’accomplissement des mitsvot, le Nétsiv de Volozhin (Ki Tétsé 23,21) enseigne : "la récompense des mitsvot et de toutes les lois de la Torah est plus grande en terre d’Israël."
-> Le 'Hafetz 'Haïm (cité par le rav Tsvi Yéhouda Kook dans léNétivot Israël) donne une estimation précise de cette différence et affirme que "la valeur d’une mitsva accomplie par un juif en terre d’Israël, comme le port des téfilines, est 20 fois supérieure à celle de la même mitsva accomplie hors de cette terre."
[c’est peut-être pour cette raison que le 'Hafets 'Haïm a déployé des efforts herculéens pour s’installer en Israël à la fin de sa vie. Seule la maladie qui a frappé son épouse l’en a empêché. Car chaque mitsva est ce qui constituera la beauté de notre monde éternel après notre mort, et en Israël on multiplie tout par 20 fois, en y ajoutant l'influence positive de la Terre et à chaque seconde la mitsva d'y résider qui équivaut à toutes les 613 mitsvot réunies! Vivre en Israël est un investissement pour notre richesse spirituelle éternelle!]
Il est à noter que même le Rabbi de Satmar, connu pour sa position contre le sionisme et l’État d’Israël, enseignait que "toutes les prières et tous les commandements accomplis en Terre d’Israël ont une importance double, puisque l’on se trouve dans le lieu saint." [Vayoel Moché - maamar Yichouv Erets Israël 133a]
=> Pour toute personne qui accorde de l'importance aux mitsvot, à la préparation de son monde éternel après sa mort, le fait de vivre en Israël ne peut pas nous laisser indifférent.
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+ L'impact de consommer des fruits d'Israël :
-> Un autre avantage de vivre en terre d’Israël réside dans la sainteté contenue dans les aspects matériels de la terre.
Le rav Avraham Azoulaï ('Hessed léAvraham - nahar 21, en haAretz) enseigne : "Les fruits de la terre d’Israël proviennent de la sainteté".
Il poursuit en expliquant que "c’est pourquoi la manne existait dans le désert et non en terre d’Israël" (après les 40 ans dans le désert, la manne s'est arrêtée avec l'entrée en Israël). En effet, il n’y avait pas besoin de la nourriture de la manne, qui venait directement d'Hachem, en terre d’Israël, car les fruits que produit la terre d’Israël sont imprégnés de cette même sainteté.
[la manne est la nourriture des anges, elle renforce notre sainteté interne! ]
-> Le rav Elimélé'h Fischman (Léchem Abirim al haTorah) utilise ce concept pour répondre à une question dans la paracha Mikets. Après que Yaakov eut exprimé toutes ses craintes concernant le retour de ses fils en Égypte, il finit par céder, mais leur ordonne d’apporter des fruits "des branches du pays" au souverain égyptien (Mikets 43,13).
Pourquoi Yaakov pensait-il que certains fruits pourraient avoir une influence positive sur ce dirigeant brutal (à la tête de l'Egypte, alors capitale de l'impureté) qui vivait dans un pays épargné par la famine et regorgeant de fruits?
Le rav Fischman répond que Yaakov avait précisé que les récoltes devaient provenir de la terre d’Israël. Yaakov croyait que la sainteté latente en tout ce qui pousse en Israël pourrait inciter le souverain égyptien à traiter ses fils avec bienveillance.
Cela illustre la puissance spirituelle des fruits d’Israël. [si pour Yaakov cela pouvait impacter même un racha non juif, alors à plus forte raison nous-même! ]
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+ Même planter en Israël est une belle mitsva :
-> Le midrach (Vayikra raba 25,3) sur le verset "Tu suivras Hachem ton D." (Réé 13,5) pose la question suivante : "Est-il possible pour un être de chair et de sang de suivre le Saint, béni soit-Il?
Au contraire, au commencement de la création, Hachem s’est livré à la plantation, comme il est écrit : "Hachem planta un jardin d'Eden" (Béréchit 2,8).
De même, lorsque tu entreras dans la Terre (d'Israël), occupe-toi d’abord de planter, comme il est écrit : "Quand tu seras entré dans le pays, tu planteras".
Ainsi, nous voyons que lorsque nous plantons spécifiquement en terre d’Israël, nous nous élevons pour reflétant (ce qu'a fait) Hachem."
-> Un autre avantage de vivre en terre d’Israël peut être tiré de l’introduction de la Torah aux lois de la orlah (s’abstenir de manger le fruit d’un arbre pendant ses trois premières années) : "Et lorsque tu seras entré dans la Terre (d'Israël), et que tu auras planté toutes sortes d’arbres pour la nourriture" (Kédochim 19,23).
Le Ohr ha'Haïm hakadoch commente que ce verset enseigne deux mitsvot en plus des lois de la orlah. Il enseigne également la mitsva de vivre en terre d’Israël, et une mitsva supplémentaire consistant à planter des arbres fruitiers afin d'embellir la Terre.
En Israël, l’acte banal de planter est élevé au rang de mitsva.
-> Le 'Hatam Sofer (sur Soucca 36a) convient que planter en terre d’Israël est un accomplissement de la mitsva de s’établir sur la Terre.
Il compare la plantation en Israël à la mitsva des téfilin, et enseigne qu’une personne en Israël ne peut pas dire : "Je ne récolterai pas mon blé parce que j’étudie la Torah". Les deux sont des mitsvot de la Torah, et il faut trouver un moyen de les accomplir toutes les deux.
Le 'Hatam Sofer suggère même que d’autres métiers, en dehors de l’agriculture, peuvent constituer un accomplissement de cette mitsva s’ils contribuent au bien-être social en terre d’Israël.
[d'une certaine façon, de même qu'on va faire une belle synagogue et en prendre soin car c'est un lieu de présence forte d'Hachem, de même on doit prendre soin et embellir toute la terre d'Israël car c'est un lieu où Hachem est présent d'une façon beaucoup plus importante qu'en dehors.
Etre en Israël, c'est être dans une autre réalité spirituelle qu'en diaspora. ]