Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> "Heureux celui qui mérite, au cours de sa vie, d’établir sa résidence en Terre Sainte".
[Zohar III,72b]

-> "Il n’y a de [véritable] joie que dans le fait d’habiter en terre d’Israël."
[Ohr ha'Haïm hakadoch - Ki Tavo 26,1]

-> "Ce n’est qu’en terre d’Israël que la joie peut être complète"
[rav Elimélé'h de Lizensk]

-> "Lorsque vous habiterez la Terre (d'Israël), vous vivez une vraie vie, comme la vie au Ciel."
[Haktav véHakala - Ekev 11,21 ]

[ une vie au Ciel est une union avec Hachem au plus haut niveau. Vivre une vie avec ce type de connexion avec le divin imprègne l’individu du plus grand sens et de la plus grande joie. Et selon la tradition juive, dans ce monde, cet attachement avec le divin ne peut être vécue dans son sens le plus authentique que lorsqu’on vit en terre d’Israël.
Plus on est proche d'Hachem (le divin) plus on est vraiment joyeux, ce qui est le cas en Israël. ]

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-> "C'est parce que (ékev) vous écouterez ces lois, que vous les respecterez et les mettrez en pratique, qu'Hachem vous garantira l'alliance et la bonté qu'il a jurées à vos Patriarches" (Ekev 7,12-13)

Rachi commente l’utilisation du mot "ekev" (talon) et enseigne que le verset signifie : "Si vous écoutez les mitsvot mineures qu’une personne piétine de son talon [et qui sont souvent considérées comme d’une importance secondaire], alors le Seigneur tiendra Sa promesse envers vous."

Le rabbi de Kotzk s’interroge sur ce que Rachi appelle les commandements (mitsvot) qu’une personne "piétine de son talon". Il enseigne (Parera'ot laTorah - vol.5,63) :
"Quelle mitsva une personne piétine-t-elle littéralement avec ses talons pour l’accomplir?
Il ne peut s’agir que de la mitsva de vivre en terre d’Israël.
Marcher sur le sol de la Terre Sainte et y résider est une mitsva ordonnée par la Torah. Cependant, de nombreux juifs considèrent cela comme une mitsva mineure qui peut être ignorée.
C’est pourquoi la Torah dit : si vous observez la mitsva que l’on accomplit avec son talon, marcher sur le sol de la terre d’Israël, alors Hachem tiendra Sa promesse de vous faire du bien (matériellement et spirituellement)."

Eliminer notre orgueil comme préparation à la guéoula

+ Eliminer notre orgueil comme préparation à la guéoula :

-> Rabbi Levitas de Yavné dit : "Soyez très, très humbles" (méod méod évé chéfal roua'h - Pirké Avot 4,4).

-> Nos Sages (Sanhédrin 98a) disent : "Zéri a dit au nom de Rabbi 'Hanina : Le fils de David (le machia'h) n'arrivera pas tant que les orgueilleux n'auront pas été éliminés du peuple juif, comme le dit le verset : "Car alors, j'éliminerai parmi vous ceux qui se complaisent dans l'orgueil" (Tséfania 3,11).
Il est également dit : "Je laisserai parmi vous des pauvres et des indigents, et ils se réfugieront au nom d'Hachem" (Tséfania 3,12)."
Rachi explique que la guéoula viendra pour eux et qu'ils se réfugieront à l'ombre de la présence d'Hachem.

-> De même, le prophète Yéchayahou (61,1) dit : "Parce que Hachem m'a oint pour informer les humbles, Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé."
Le Radak explique : "Ces prophéties de réconfort que j'ai été envoyé prononcer et écrire proviennent de la bouche d'Hachem. Elles sont une bonne nouvelle pour les enfants de l'exil qui sont humbles et ont le cœur brisé parce qu'ils souffrent de l'exil pour l'amour d'Hachem".

-> Pourquoi l'humilité est-elle spécifiquement la condition de la guéoula? Pourquoi le machia'h ne peut-il venir que lorsqu'il n'y a plus d'arrogants, d'orgueilleux?
Le Maharcha explique : "Les orgueilleux repoussent la Présence divine hors de sa place. Dans le premier chapitre de Sotah (4b), nos Sages disent : "Quiconque est orgueilleux, c'est comme s'il adorait des idoles". C'est pourquoi ce verset conclut qu'au moment de la rédemption, "les pauvres et les démunis [c'est-à-dire les humbles (quoiqu'on puisse avoir, on a rien car tout provient, appartient à D.)] ... se réfugieront au nom d'Hachem, et non comme auparavant [en exil] lorsqu'ils étaient orgueilleux, ce qui revenait à promouvoir de faux dieux."

-> Le Gaon de Vilna (commentaire sur Shmouel I 25,8), écrit qu'avant la guéoula, Hachem détruira les trois principales sources d'arrogance humaine et que ce n'est qu'alors que la guéoula aura lieu.
Il écrit : "Il y a trois propriétés qui font partie de la constitution d'une personne : la connaissance, le pouvoir et la richesse ... Comme le dit le verset (Yirmiyahou 9,22), le sage ne doit pas se vanter de sa sagesse, le puissant ne doit pas se vanter de son pouvoir, et le riche ne doit pas se vanter de sa richesse" ...
[Il y a trois aspects à une personne : l'âme qui est la source de la sagesse, le corps qui est la source de la puissance, et les possessions qui sont la richesse d'une personne. ]
Nos Sages ont abordé ces trois questions dans la guémara (Sanhédrin 97a). Concernant la richesse, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas tant qu'il restera des pièces de monnaie". Concernant le pouvoir, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas tant que le royaume insignifiant n'aura pas été éliminé d'Israël". Concernant la sagesse, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas ... tant que le nombre d'élèves n'aura pas diminué".

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Méir Ené Israël 2, p.662) écrit :
"Par quel mérite une génération comme la nôtre peut-elle mériter le machia'h? Ce sera grâce au mérite de chaque personne qui aura honte de ses insuffisances et de ses défauts incessants!"

La dernière génération avant la guéoula sera réduite au niveau le plus bas à bien des égards. Les gens se sentiront insuffisants (spirituellement parlant) et manqueront cruellement de connaissances de la Torah. Ils seront à la traîne dans de nombreux domaines de la sainteté et de l'observance. Pourtant, ces lacunes nous donnent le grand avantage d'éliminer tout sentiment de supériorité et d'arrogance, et nous sommes ainsi prêts à accueillir le machia'h.

-> Par exemple, le ravYé'hezkel Levenstein considérait sa dernière maladie comme un cadeau d'Hachem qui lui permettait d'atteindre un niveau d'humilité afin de se préparer à la venue du machia'h.
À un âge avancé, peu avant son décès, il souffrait terriblement. Ses élèves vinrent lui rendre visite. Depuis son lit de malade, il leur dit : "Je me demande pourquoi Hachem m'a infligé une souffrance aussi terrible. Ma conclusion est que les jours du machia'h approchent et que si une personne a un soupçon d'orgueil, elle ne peut accueillir le machia'h. Hachem m'afflige afin de briser mon orgueil et de me préparer à l'arrivée du machia'h".

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-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav mé'Eliyahou (3, p.214-218) explique pourquoi, dans cet exil, nous devons corriger le trait de caractère qu'est l'orgueil. Il écrit :
"Le premier Temple a été détruit à cause des fautes d'idolâtrie, d'immoralité et d'effusion de sang. La racine de tous ces fautes était la luxure. Nos Sages (Sanhédrin 63b) disent : "Israël n'a servi les idoles que pour se permettre l'immoralité publique. Les effusions de sang visaient également ceux qui tentaient de les empêcher de satisfaire leurs convoitises ... C'est pourquoi, lorsque leur mesure de faute fut comble, ils tombèrent aux mains des Babyloniens, dont la caractéristique principale est la convoitise, et ceux-ci détruisirent le Temple.

A la fin de la 2e période du Temple, la discorde et la haine ont atteint leur paroxysme, comme le disent nos Sages (Yoma 9b) : "Pourquoi le 2e Temple a-t-il été détruit? Parce qu'il y avait une haine gratuite".
C'est-à-dire une haine vraiment sans fondement et non due à un sentiment de rivalité dans la réalisation d'un objectif quelconque. Le désir arrogant d'un contrôle absolu était à l'origine de cette faute qui les a amenés à haïr leurs semblables ... Le manque de respect est une conséquence de cette même racine, qui permet à une personne de fauter sans vergogne. [Quand une personne est égocentrique, elle se concentre sur son pouvoir et ses capacités, et méprise les autres, sans respecter leurs sentiments] ...
Lorsque l'arrogance s'est répandue et a atteint son apogée, et que leur mesure de la faute était comblée, le Temple a été détruit et ils ont été livrés entre les mains du 4e empire [Édom - Rome] dont la caractéristique principale est l'arrogance et l'athéisme, suivant la formule "ma capacité et la force de ma main" et "moi et nul autre" ...
Ainsi, leur orgueil [Édom - Rome] grandit et ils en viennent à nier Hachem et à manquer de respect envers le Ciel (profanant et détruisant le Temple).
Nos Sages (Sotah 49b) nous enseigne qu'à la fin du 4e empire, "sur les pas du machia'h, l'audace augmentera" ... La force de l'orgueil et du manque de respect est complètement mauvaise et n'a absolument pas sa place dans le domaine de la sainteté. Elle ne sert qu'à être surmontée et son élimination complète est la réalisation et l'accomplissement de son but ultime.

A la fin de cet exil ... la Présence divine est piégée sous la main des irrespectueux parmi le peuple juif. Ce sont les âmes de la multitude mêlée qui se sont infiltrées dans le peuple juif. La principale racine de leur corruption est leur manque de respect envers le Ciel, c'est-à-dire la caractéristique d'Amalek ...
C'est l'épreuve à laquelle le peuple juif est confronté sur les pas du machia'h (ikvéta déméchi'ha) ...
Ceux qui ont rejeté le joug de la Torah se vantent comme si leurs réalisations étaient le résultat de leurs propres pouvoirs. À mesure que leur arrogance grandit, leur manque de respect s'accroît, tout comme leur désir d'imposer leur athéisme. C'est l'épreuve finale de l'exil de la Présence divine, et la plus difficile ...
Ceux qui restent héroïquement fermes face à ce défi des plus difficiles, le défi de la fausse croyance en leurs propres prouesses et capacités, restent imperturbables et insensibles à l'audace de l'athéisme, refusant de céder. Au contraire, ils renforcent leur foi et ne s'écartent pas des perspectives correctes de la Torah et de nos Sages, et ils sont totalement engagés dans le service interne d'Hachem à travers la Torah, la prière et la crainte du Ciel.
Ce sont eux qui mériteront la rédemption complète par le juste machia'h, bientôt de nos jours."

=> Ainsi, c'est la faute de la haine gratuite, qui trouve sa racine dans l'orgueil, qui a causé cet exil. C'est pourquoi nous avons été livrés entre les mains d'un peuple orgueilleux qui a détruit le 2e Temple et qui nous domine encore aujourd'hui.
Il est clair que le remède nécessaire pour sortir de cet exil est d'éradiquer l'arrogance, l'orgueil, de nos cœurs et d'apprendre l'humilité. Nous devons nous efforcer d'être l'exact opposé du royaume arrogant et racha d'Edom et de la multitude mêlée.
[pour avoir de l'amour gratuit envers autrui, réparant notre haine gratuite lors du 2e Temple, nous devons d'abord être humble pour laisser de la place à autrui, pour que notre égo soit contenu nous permettant d'aimer autre chose que nous-même. ]

Guéoula & la nécessité des actes de bonté

+ Guéoula & la nécessité des actes de bonté :

-> L'étude de la Torah est un élément nécessaire pour avoir une belle guéoula : https://todahm.com/?s=torah+gu%C3%A9oula
Néanmoins, pour être sauvés de la souffrance qui précède l'arrivée du machia'h et mériter la guéoula, la Torah seule ne suffit pas. Des actes de bonté doivent accompagner notre engagement dans l'étude de la Torah.

-> Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim - Zé'hor Yémot Olam 2) explique : "Les élèves ont demandé au grand Rabbi Eliezer : "Que peut faire une personne pour être sauvée des souffrances du machia'h?" Il a répondu : "Elle doit s'engager dans la Torah et les actes de bonté"." (guémara Sanhédrin 98b)
Le rav El'hanan demande pourquoi l'étude de la Torah, qui est la plus grande de toutes les mitsvot, ne suffit pas à protéger une personne.
Pourquoi le mérite supplémentaire des actes de bonté est-il nécessaire pour sauver une personne des souffrances du machia'h?

Il répond que lorsque le temps du machia'h approchera, il y aura une grande colère dans le monde. Dans ces circonstances, si le Ciel traite une personne avec une rigueur stricte, l'étude de la Torah seule ne fournira pas une protection suffisante. Une personne qui a le mérite supplémentaire d'accomplir des actes de bonté sera sauvée. Parce qu'elle est compatissante envers les autres, Hachem lui accordera également Sa compassion, car le Ciel nous traite comme nous traitons les autres.
La rigueur céleste est alors mêlé de compassion et le mérite de l'étude de la Torah peut alors prévaloir et offrir une protection. Celui qui n'accomplit pas d'actes de bonté sera traité avec une rigueur stricte et le mérite de l'étude de la Torah seul ne pourra pas le protéger.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed 2,6) écrit : "En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."

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-> Le Mégalé Amoukot (Lé'h Lé'ha) enseigne :
"Les trois Avot (Patriarches) ont institué les trois piliers. Avraham a institué les actes de bonté, Its'hak, la avoda [c'est-à-dire la prière], et Yaakov a institué la Torah. Pendant la période de l'exil, la Torah et la avoda font défaut, mais on peut toujours accomplir des actes de bonté. C'est pourquoi nous concluons [la première bénédiction de la amida] avec Avraham qui était le pilier de la bonté qui existe pour toujours.
C'est ce que veulent dire nos Sages (Rachi - Lé'h Lé'ha 12,2) : "Se pourrait-il qu'il faille conclure [la première bénédiction de la Amida] avec eux tous" [Avraham, Its'hak et Yaakov], c'est-à-dire, existent-ils [leurs piliers] tous pour toujours et restent-ils éternels? À cela, ils répondent : "Tu [au singulier] seras une bénédiction, avec toi ils concluront", pour nous enseigner que le pilier d'Avraham est éternel."

-> Le Shomer Emounim (p. 60) ajoute : "Nous concluons la première bénédiction [de la Amida] par "Le bouclier d'Avraham" (magen Avraham) ... car la fin de l'exil ne sera possible que grâce au mérite de la charité, l'attribut d'Avraham qui était le maître de la bonté."

-> Le Machguia'h, le rav Mattisyahou Salomon (Véchavéha Bitsedaka 3) explique :
"Il semble que la raison pour laquelle le pilier de la bonté est resté aussi solide qu'il l'était [contrairement aux piliers de la Torah et du service], est que dans cet exil, nous avons besoin d'une abondante miséricorde céleste pour survivre et mériter la guéoula.
Afin de susciter l'abondance de la miséricorde qui descend d'en-Haut, nous devons renforcer ces attributs ici-bas en pratiquant des actes de miséricorde et de bonté de toutes nos forces.
C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande bonté, nous a laissé le pilier de la bonté inchangé, car c'est ce pilier qui est le plus essentiel pour nous dans notre exil."

Le rav Salomon a également dit (chapitre 9) :
"Un grand secret à connaître et à prendre en considération est que lorsqu'une personne est sollicitée par de nombreuses personnes dans le besoin pour obtenir de l'aide, cela indique qu'elle a besoin de beaucoup de miséricorde Divine."

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-> La michna (Pirké Avot 1,2) déclare : "Shimon Hatsadik était l'un des derniers hommes de la grande Assemblée. Il disait : "Le monde repose sur trois choses : la Torah, la avoda [c'est-à-dire les sacrifices et la prière] et les actes de bonté.""
Dans son commentaire sur cette Michna, le Gaon de Vilna écrit : "À l'époque du Temple, les trois piliers existaient. Mais aujourd'hui, en exil, il ne nous en reste qu'un seul, celui des actes de bonté. C'est ce qu'exprime le verset : "Le monde est fondé sur la bonté" (olam 'hessed yibané - Téhilim 89,3).
Il est fondé uniquement sur la bonté, car nous avons perdu le pilier de la avoda, et de même, nous avons perdu le pilier de la Torah, comme le dit le verset : "Son roi et ses officiers sont parmi les nations, il n'y a pas de Torah" (Eikha 2,9)."

-> Même si nous avons un certain niveau de prière, cela n'est en rien comparable au pouvoir que les prières avaient dans le Temple, le lieu le plus saint sur terre.
Yaakov dit : "Que ce lieu est redoutable ... c'est la porte du Ciel" (Vayétsé 28,17).
Le Targoum Yonatan ben Ouziel explique : "C'est le meilleur endroit pour prier, il correspond à la porte du Ciel."
De même, le roi Shlomo pria Hachem pour que toute prière offerte dans le Temple soit entendue par Hachem dans les cieux (Méla'him I 8,38-43).
Le Temple est la porte par laquelle nos prières montent vers le Ciel. Toutes les prières sont dirigées vers le Temple, comme l'a ajouté le roi Shlomo dans sa prière : même lorsque l'on prie à distance, si l'on se tourne vers Jérusalem et le Temple, Hachem devrait également entendre ces prières (Méla'him I 8,44-45).
Le lieu idéal pour prier est le Temple, mais en se tournant dans cette direction et en concentrant ses pensées là-bas, on peut se connecter à ce lieu saint, même depuis les confins du monde.
Cela ressort également du Rambam (séfer Hamitsvot 5). Il cite le midrach sur le verset "Et tu le serviras" (Réé 13,5), qui dit : "Servez-Le par l'étude de la Torah, servez-Le dans Son Mikdach".
Le Rambam explique que cela signifie qu'il faut servir Hachem en se rendant au Temple pour y prier, debout devant la Présence divine.

-> Comparée à la vitalité et à la profonde compréhension de la Torah qui régnaient lorsque le Temple existait, l'étude de la Torah pendant l'exil pâlit et semble inexistante. C'est pourquoi nous prions [immédiatement après la Amida] : "Que ta volonté soit faite, Hachem ... que le Temple soit reconstruit et nous donne notre part dans ta Torah", car l'acquisition de la Torah dépend de la reconstruction du Temple (Gaon de Vilna - Avot 5).
La profondeur de la compréhension de la Torah qui était possible à l'époque du Temple est illustrée par l'incident suivant. Le prophète Yirmeyahou fut confronté à un philosophe qui ne comprenait pas pourquoi il pleurait la destruction du Temple, après tout, ce n'était qu'un bâtiment fait de bois et de pierre. Yirmeyahou mit le philosophe au défi de lui poser ses questions philosophiques les plus difficiles. Yirmiyahou répondit immédiatement, résolvant ses questions les plus difficiles. Stupéfait, le philosophe demanda à Yirmeyahou d'où il tenait une sagesse aussi profonde.
Yirmeyahou répondit que la source de sa sagesse venait de ce bâtiment de bois et de pierres. (Rema dans le séfer Torat HaOlah).
[b'h, à ce sujet : Diminution de la Torah suite à la destruction du Temple : https://todahm.com/2022/09/20/diminution-de-la-torah-suite-a-la-destruction-du-temple ]

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-> Le Ramak (Tomer Dévorah 1,6) qui explique que les actes de bonté accomplis par le peuple juif dans ce monde ont un tel impact au Ciel que même si leurs fautes méritent l'extermination, que le Ciel nous en préserve, Hachem fait preuve de miséricorde et les sauve, car la bonté "Lui parle", comme le dit le verset "car Il désire la bonté" (Mikha 7,18).

Quelques avantages de vivre en Israël

+ Quelques avantages de vivre en Israël :

-> "Trois personnes ont droit à une part dans le monde à Venir", et la première sur la liste est "celle qui réside en terre d’Israël". [guémara Pessa'him 113]

-> Le Yalkout Shimoni (2:956) reprend cette même idée en s’appuyant sur un enseignement du roi Salomon :
"Mieux vaut un morceau de pain sec et la tranquillité qu’une maison pleine de festins et de querelles" (Michlé 17,1).
Mieux vaut un morceau de pain sec et la tranquillité : Rabbi Yo'hanan dit : "Cela fait référence à la terre d’Israël, car même si une personne ne mange que du pain sec et du sel chaque jour tout en habitant en terre d’Israël, elle est assurée d’une part dans le monde à Venir."

-> Ibn Ezra explique que la récompense pour le fait de résider en Israël est la raison pour laquelle la Torah enseigne que Yaakov a acheté une propriété dès son retour en terre d’Israël : "La Torah mentionne cela pour démontrer que la terre d’Israël possède de grandes qualités, et celui qui y a une part est considéré comme s’il avait une part dans le monde à Venir."

-> Le midrach (Béréchit raba 76,2) enseigne : "Quiconque réside en terre d’Israël, la terre elle-même expie pour lui" (Sifré - Haazinou).
En effet, selon le midrach, Yaakov craignait qu’Esav ne le batte au combat parce qu’Essav vivait en Israël : "Toutes ces années, Essav a résidé en terre d’Israël. Peut-être vient-il à ma rencontre fort de sa vie en terre d’Israël."
[même quelqu'un qui se comporte très mal comme Essav, a un mérite énorme uniquement du fait d'être en Israël. A plus forte raison pour nous! ]

-> Selon le Rambam (Hilkhot Méla'him 5,10-12) :
"Les fautes de quiconque vit en Terre d’Israël sont pardonnés ... Même si l’on parcourt quatre amot en terre d’Israël, on est assuré du monde à Venir ...
Une personne devrait vivre en terre d’Israël, même dans une ville où la majorité est idolâtre, et ne pas vivre hors de la terre d’Israël, même dans une ville où la majorité est juive."

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-> Le midrach (Sifrei - Réé) rapporte le récit suivant :
"Rabbi Elazar ben Shamoua et Rabbi Yo'hanan Hasandlar se rendaient à Nétsivim (en dehors d’Israël) chez Rabbi Yéhouda ben Betéra pour étudier la Torah avec lui.
Ils arrivèrent à Sidon et se souvinrent de la terre d’Israël. Leurs yeux se remplirent de larmes qui se mirent à couler à flots ; ils déchirèrent leurs vêtements et récitèrent ce verset : "Vous en prendrez possession et vous y habiterez, et vous observerez soigneusement toutes les lois".
Ils retournèrent chez eux et dirent : "Vivre en terre d’Israël équivaut au poids combiné de toutes les mitsvot de la Torah."

[on parle de géants de la Torah qui quittaient Israël pour l'étudier. Lorsqu'ils se souvinrent de la grandeur de vivre en Israël ils en sont venus à être remplis de larmes qui coulent à flots, à déchirer leurs vêtements.
Ils avaient une vision de la réalité spirituelle du monde, et leur comportement nous inscrit sur l'importance que devrait avoir Israël à nos yeux. ]

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-> La guémara (Taanit 10a) enseigne qu’en terre d’Israël, la bénédiction "jaillit directement d'Hachem".
Plus précisément, on nous enseigne que "la terre d’Israël est arrosée par Hachem Lui-même, et qu’Il arrose le reste du monde par l’intermédiaire d’un émissaire (chaque terre ayant son ange tutélaire)."

-> Ce lien direct entre Hachem et la terre d’Israël explique l’enseignement du Zohar (III,276a) selon lequel "Hachem n’est appelé "Roi" qu’en terre d’Israël".
Selon le Ram'hal (Déré'h Hachem - part.2,chap.4:8) : "ce n’est qu’en Israël qu'on peut servir d'Hachem d'une façon pure, sans aucune barrière."

-> Ce lien avec Hachem sans barrières apporte de nombreux bienfaits spirituels.
Le rabbi Elimélé'h de Lizensk explique qu’en Israël, "il est possible de se sanctifier avec une grande sainteté, ce qui est impossible en terre étrangère".

Le midrach (Béréchit raba 6) enseigne qu' "il n’y a pas de Torah comme la Torah de la terre d’Israël et il n’y a pas de sagesse comme la sagesse de la terre d’Israël".
Le midrach (Esther raba - chap.1) rapporte qu’ "il y a dix portions de Torah dans le monde : neuf en terre d’Israël et une dans le reste du monde".

-> La guémara (Baba Batra 158b) décrit comment rabbi Zéra a même modifié une règle de
loi juive lorsqu’il est venu en Israël, car "l’air de la terre d’Israël rend sage".

-> Non seulement on comprend la Torah plus clairement en terre d’Israël, mais la tradition juive enseigne également que c’est précisément en étudiant la Torah en Israël que l’on peut se rapprocher d'Hachem : "Rabbi Yossi bar 'Halafta dit à son fils, Rabbi Yichmaël : "Veux-tu voir la Présence divine dans ce monde? Étudie la Torah en Terre d’Israël." [midrach Téhilim 105]

-> Ce niveau de connexion avec Hachem et la révélation de la Torah qui est si unique en terre d’Israël permet aux juifs d’atteindre les plus hauts sommets spirituels.
Comme l’enseigne le Maharal (Déré'h 'Haïm 5,9) : "Les Patriarches ont atteint leur immensité (spirituelle) précisément grâce à la Terre, car sans la Terre, les Patriarches n’auraient jamais atteint les sommets de la sainteté. "
[selon le principe que ce qui est arrivé à nos Patriarches est un signe pour leur descendance, si nous voulons exploiter au maximum nos capacités spirituelles selon implique de vivre en Israël (ou si cela n'est actuellement pas possible, de le désirer fortement). A défaut du lieu Israël, il nous est impossible de fleurir spirituellement comme on le pourrait. On restera toujours un version réduite de ce qu'on pourrait être, avec une implication négative sur notre éternité et notre descendance, que D. préserve. ]

-> Hachem n’est apparu à nos ancêtres qu’en terre d’Israël.
Le Kli Yakar ('Hayé Sarah 23,3) explique : "Il me semble qu'Hachem a empêché Its'hak de se rendre en dehors d'Israël parce que la présence d'Hachem n’y est pas révélée.
Ainsi, Hachem n’aurait pas pu lui accorder la prophétie et lui parler là-bas, si nécessaire."

-> Dans un séfer Torah, la lettre alef (א) à la fin du mot "vayikra" (וַיִּקְרָא - Hachem appelle Moché) est écrite en petit par rapport aux autres lettres. Pourquoi cela?
Le Zohar (Tossafot haZohar 1) enseigne que c'est parce que cet "appel" était imparfait. Pourquoi donc?
Car il eut lieu dans le Tabernacle et en terre étrangère. Or, la perfection ne peut se trouver qu’en terre d’Israël.

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Tsav 6,4) enseigne que lorsque la Torah décrit un "lieu pur" (makom tahor - Tsav 6,4), elle fait référence à la terre d'Israël.

-> La bénédiction involontaire que Bil'am a donné au peuple juif démontre l’élévation spirituelle que procure la terre d’Israël.
Bil'am dit : "Ma tovou ohalé'ha, Yaakov, michkénoté'ha, Israël" (que tes tentes sont belles, ô Yaakov, tes demeures, ô Israël - Balak 24,5).
Le Malbim explique qu’un "ohel" est une tente temporaire, tandis qu’un "michkan" est une demeure permanente. Dans le désert, le peuple juif vivait sous des tentes, mais lorsque Bil'am les bénit, ils étaient prêts à entrer en terre d’Israël et à s’installer dans des demeures permanentes.
Bil'am déclara : "Que tes tentes sont belles, ô Yaakov", en référence aux tentes du désert. Mais il ajouta ensuite : "tes demeures, ô Israël", en référence à l’intention de la nation juive de s’installer dans des maisons permanentes en terre d’Israël.
Le Malbim ajoute que le nom "Israël" est plus grand (spirituellement) que le nom "Yaakov".
[Hachem a changé le nom de Yaakov en Israël lorsqu'il a atteint un niveau spirituel bien supérieur. (voir Vayichla'h 32,29)]

Bil'am a utilisé ces termes délibérément dans sa prophétie, enseignant que lorsque les Israélites entreraient dans la Terre, ils s’élèveraient alors vers des sommets spirituels bien plus élevés, dignes d’être appelés par le nom de Israël.
[on ne se rend pas compte à quel point le fait de vivre en Israël peut être un décapsuler de sublimes potentialités spirituelles internes, dont en diaspora on passeraient à côté durant notre vie. ]

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-> Selon le Zohar, les Yom Tov des 3 fêtes (Souccot, Pessa'h et Shavouot) sont doublés en dehors d'Israël car pour que les flux divins relatifs à ces fêtes nous parviennent, la terre d'Israël nous permet de les absorber en un seul jour, ce qui n'est pas le cas en dehors.

[cela n'est qu'une illustration de ce qui se passe à chaque instant : grâce au fait d'être en terre d'Israël nous avons les capacités de pouvoir absorber davantage de spiritualité.
Etre en dehors d'Israël c'est être une version bridée de nous même, c'est ne pas avoir un récipient capable de recevoir tout ce que Hachem aimerait nous donner.
Imaginons la douleur d'Hachem de nous voir rester en dehors d'Israël, alors qu'Il aimerait tellement nous faire grandir spirituellement pour que l'on soit encore plus proche de Lui dans l'éternité de notre monde à Venir.
Hachem nous dit : "Je t'aime! Viens en Israël, que grâce à cela Je puisse de rapprocher encore plus de Moi!" ]

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-> "Il est impossible pour la nation juive d’atteindre sa perfection ailleurs qu’en dehors de la terre choisie [d'Israël]."
[Abarbanel - Yéchayahou 5]

-> Le Kli Yakar explique que lorsque la Torah qualifie Israël de "bonne terre" (Rachi - Chéla'h Lé'ha 13,2 - ani amarti lahém chéhi tova), elle fait référence à la bonté spirituelle, car l’atmosphère de la terre elle-même "aide une personne à atteindre le vrai bien".

-> Dans la 2e bénédiction du Birkat Hamazon, nous remercions Hachem de nous avons donné cette Terre, et une des nombreuses louanges dites est qu'elle est : "ré'hava" (vaste). Cela est étonnant car c'est une des terres (pays) les plus petites au monde.
Le rav Zev Leff explique que la terre d’Israël est le lieu le plus propice à la croissance spirituelle, où nous pouvons nous connecter avec Hachem au plus haut niveau.
Ainsi, elle est "vaste" dans le sens où elle nous offre le plus grand éventail d’opportunités spirituelles.

-> Le rav Eliyahou Dessler, originaire d’Angleterre lorsqu'il fit son alyah au début du 20e siècle et devint le chef spirituel de la yéchiva de Ponevezh :
"Lorsque je viens en Terre Sainte, je sens clairement qu’ici mon cœur est plus facilement ému à l’étude du moussar. De plus, on ressent ici l’aide du Ciel dans l’étude de la Torah ...
A notre époque, nous voyons de nos propres yeux comment les jeunes qui étudient la Torah s’épanouissent en terre d’Israël. Ils progressent dans leurs études, ils parviennent à acquérir la connaissance de l’ensemble du Talmud, et ils accomplissent bien plus que ce que d’autres accomplissent dans leur éducation à la Torah dans d’autres terres".
[Mikhtav méEliyahou - vol.3,194]

-> La tradition juive enseigne qu'Hachem a créé la terre d’Israël avec des qualités spécifiques afin qu’elle puisse servir de siège à la spiritualité et à la sainteté.
Dans le cadre de ses dernières volontés et de son testament, où il décrit la destinée du peuple juif, Moché Rabbénou dit : "pour vous y faire entrer, pour vous donner leur terre en héritage" (Vaét'hanan 4,38).
Le Sforno commente : "Pour vous donner leur terre, qui est la terre de Dieu, préparée (depuis la Création du monde) pour l’atteinte de la perfection voulue (par Hachem)."

-> Le Malbim (Toldot 28,3-4) enseigne que "hériter de la Terre est une condition préalable pour qu'Hachem fasse descendre sa présence sur le peuple juif, car la terre d’Israël est prédisposée à la sainteté et à l’inspiration divine. "

-> Hachem désigne la terre d’Israël comme "le lieu que J’ai préparé" (él amakom achèr a'hinoti - Michpatim 23,20).
Le rav Samson Raphael Hirsch explique : "Les caractéristiques du sol de la terre d’Israël, ainsi que le climat et les propriétés physiques qui ont été accordés à cette terre, sont tous en accord avec la mission que la vie de la nation (juive), basée sur l’esprit de Dieu et Sa Torah, est censée développer."
Rachi sur "que J'ai préparé" = que j’ai aménagé pour vous le donner, tel est le sens littéral. Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : "que J'ai préparé" = c’est l’endroit connu pour accueillir Ma présence.

[si dans notre vie l'essentiel est de vivre avec le plus de proximité et de présence d'Hachem, alors c'est en Israël que cela se passe.
De plus, Hachem nous dit : "si vous voulez être avec Moi alors c'est essentiellement en terre d'Israël que Je suis". N'est-ce pas insultant envers Hachem, si on Lui fait comprendre qu'on est bien diaspora sans Lui, que notre vie est pas si mal, qu'on a plus important et mieux à faire que Lui.
Certes on ne peut pas tous aller actuellement en Israël (ou bien faire une alyah positive spirituellement), néanmoins on doit tous désirer et aimer Israël (Hachem Je t'aime, et Je veux être le plus proche de Toi, donc forcément en Israël! ). ]

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+ Israël = le lieu où accomplir les mitsvot :

-> Outre le lien étroit avec Hachem que l’on ne peut ressentir qu’en terre d’Israël, c'est aussi la terre qui a été désignée pour l’accomplissement des mitsvot.
Moché Rabbénou l’affirme clairement à plusieurs reprises dans son testament au peuple juif, dans le Livre de Dévarim :
- "Voici, je vous ai enseigné les lois et les ordonnances, comme le Seigneur mon D. me l’a ordonné, afin que vous les mettiez en pratique au milieu de la Terre dont vous allez prendre possession" (Vaét'hanan 4,5).
- "Et Hachem m’a ordonné en ce temps-là de vous enseigner des lois et des ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans la Terre dont vous allez prendre possession" (Vaét'hanan 4,14).
- "Voici donc le commandement, les lois et les ordonnances qu'Hachem, votre D., m’a ordonné de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession" (Vaét'hanan 6,1)
- Hachem lui-même utilise cette même terminologie : "Mais quant à toi, tiens-toi ici près de Moi, et Je te dirai tous les commandements, les lois et les ordonnances que tu leur enseigneras, afin qu’ils les mettent en pratique dans la Terre que Je leur donne pour qu’ils en prennent possession" (Vaét'hanan 5,27).

-> "L'essentiel de la perfection et de l’accomplissement de la Torah se trouvent en terre d’Israël."
[le Mabit - Beit Elokim - shaar haYessod - chap.32]

-> Le Torah Témima (Réé 12,29) développe cette idée :
"Et même ces mitsvot qui dépendent du corps ont été données principalement pour être observées en terre d'Israël ; tel est leur but ultime ...
La raison pour laquelle nous les observons en Diaspora est uniquement pour qu’elles ne soient pas oubliées lorsque les juifs retourneront sur la terre."

-> Cette idée s’appuie sur le midrach (Sifré - Ekev 7&11) cité par Rachi (Ekev 11,18), qui dit sans détour : "Même si je vous exile de la Terre vers la Diaspora, distinguez-vous par les mitsvot afin qu’elles ne vous soient pas étrangères lorsque vous reviendrez."

-> Cette déclaration étonnante enseigne qu’il n’y a aucune raison intrinsèque d’observer la Torah et les mitsvot en dehors de la terre d’Israël, et que les juifs ne le font que pour s’assurer de savoir comment les accomplir lorsqu’ils seront en Israël.
La Torah Témima affirme que ce concept sert d’explication à l’enseignement selon lequel la mitsva de vivre en terre d’Israël a un poids équivalent à toutes les autres mitsvot réunies.
Il dit : "Il s’ensuit donc que la mitsva de résider en terre d’Israël est égale à toutes les autres, car elle est le fondation et la base de l’accomplissement de toutes les mitsvot."

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+ Chaque mitsva faite en Israël vaut plus qu'en diaspora :

-> Puisque la terre d’Israël est la terre spécifiquement désignée pour l’accomplissement des mitsvot, le Nétsiv de Volozhin (Ki Tétsé 23,21) enseigne : "la récompense des mitsvot et de toutes les lois de la Torah est plus grande en terre d’Israël."

-> Le 'Hafetz 'Haïm (cité par le rav Tsvi Yéhouda Kook dans léNétivot Israël) donne une estimation précise de cette différence et affirme que "la valeur d’une mitsva accomplie par un juif en terre d’Israël, comme le port des téfilines, est 20 fois supérieure à celle de la même mitsva accomplie hors de cette terre."
[c’est peut-être pour cette raison que le 'Hafets 'Haïm a déployé des efforts herculéens pour s’installer en Israël à la fin de sa vie. Seule la maladie qui a frappé son épouse l’en a empêché. Car chaque mitsva est ce qui constituera la beauté de notre monde éternel après notre mort, et en Israël on multiplie tout par 20 fois, en y ajoutant l'influence positive de la Terre et à chaque seconde la mitsva d'y résider qui équivaut à toutes les 613 mitsvot réunies! Vivre en Israël est un investissement pour notre richesse spirituelle éternelle!]

Il est à noter que même le Rabbi de Satmar, connu pour sa position contre le sionisme et l’État d’Israël, enseignait que "toutes les prières et tous les commandements accomplis en Terre d’Israël ont une importance double, puisque l’on se trouve dans le lieu saint." [Vayoel Moché - maamar Yichouv Erets Israël 133a]

=> Pour toute personne qui accorde de l'importance aux mitsvot, à la préparation de son monde éternel après sa mort, le fait de vivre en Israël ne peut pas nous laisser indifférent.

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+ L'impact de consommer des fruits d'Israël :

-> Un autre avantage de vivre en terre d’Israël réside dans la sainteté contenue dans les aspects matériels de la terre.
Le rav Avraham Azoulaï ('Hessed léAvraham - nahar 21, en haAretz) enseigne : "Les fruits de la terre d’Israël proviennent de la sainteté".
Il poursuit en expliquant que "c’est pourquoi la manne existait dans le désert et non en terre d’Israël" (après les 40 ans dans le désert, la manne s'est arrêtée avec l'entrée en Israël). En effet, il n’y avait pas besoin de la nourriture de la manne, qui venait directement d'Hachem, en terre d’Israël, car les fruits que produit la terre d’Israël sont imprégnés de cette même sainteté.
[la manne est la nourriture des anges, elle renforce notre sainteté interne! ]

-> Le rav Elimélé'h Fischman (Léchem Abirim al haTorah) utilise ce concept pour répondre à une question dans la paracha Mikets. Après que Yaakov eut exprimé toutes ses craintes concernant le retour de ses fils en Égypte, il finit par céder, mais leur ordonne d’apporter des fruits "des branches du pays" au souverain égyptien (Mikets 43,13).
Pourquoi Yaakov pensait-il que certains fruits pourraient avoir une influence positive sur ce dirigeant brutal (à la tête de l'Egypte, alors capitale de l'impureté) qui vivait dans un pays épargné par la famine et regorgeant de fruits?
Le rav Fischman répond que Yaakov avait précisé que les récoltes devaient provenir de la terre d’Israël. Yaakov croyait que la sainteté latente en tout ce qui pousse en Israël pourrait inciter le souverain égyptien à traiter ses fils avec bienveillance.
Cela illustre la puissance spirituelle des fruits d’Israël. [si pour Yaakov cela pouvait impacter même un racha non juif, alors à plus forte raison nous-même! ]

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+ Même planter en Israël est une belle mitsva :

-> Le midrach (Vayikra raba 25,3) sur le verset "Tu suivras Hachem ton D." (Réé 13,5) pose la question suivante : "Est-il possible pour un être de chair et de sang de suivre le Saint, béni soit-Il?
Au contraire, au commencement de la création, Hachem s’est livré à la plantation, comme il est écrit : "Hachem planta un jardin d'Eden" (Béréchit 2,8).
De même, lorsque tu entreras dans la Terre (d'Israël), occupe-toi d’abord de planter, comme il est écrit : "Quand tu seras entré dans le pays, tu planteras".
Ainsi, nous voyons que lorsque nous plantons spécifiquement en terre d’Israël, nous nous élevons pour reflétant (ce qu'a fait) Hachem."

-> Un autre avantage de vivre en terre d’Israël peut être tiré de l’introduction de la Torah aux lois de la orlah (s’abstenir de manger le fruit d’un arbre pendant ses trois premières années) : "Et lorsque tu seras entré dans la Terre (d'Israël), et que tu auras planté toutes sortes d’arbres pour la nourriture" (Kédochim 19,23).
Le Ohr ha'Haïm hakadoch commente que ce verset enseigne deux mitsvot en plus des lois de la orlah. Il enseigne également la mitsva de vivre en terre d’Israël, et une mitsva supplémentaire consistant à planter des arbres fruitiers afin d'embellir la Terre.
En Israël, l’acte banal de planter est élevé au rang de mitsva.

-> Le 'Hatam Sofer (sur Soucca 36a) convient que planter en terre d’Israël est un accomplissement de la mitsva de s’établir sur la Terre.
Il compare la plantation en Israël à la mitsva des téfilin, et enseigne qu’une personne en Israël ne peut pas dire : "Je ne récolterai pas mon blé parce que j’étudie la Torah". Les deux sont des mitsvot de la Torah, et il faut trouver un moyen de les accomplir toutes les deux.
Le 'Hatam Sofer suggère même que d’autres métiers, en dehors de l’agriculture, peuvent constituer un accomplissement de cette mitsva s’ils contribuent au bien-être social en terre d’Israël.

[d'une certaine façon, de même qu'on va faire une belle synagogue et en prendre soin car c'est un lieu de présence forte d'Hachem, de même on doit prendre soin et embellir toute la terre d'Israël car c'est un lieu où Hachem est présent d'une façon beaucoup plus importante qu'en dehors.
Etre en Israël, c'est être dans une autre réalité spirituelle qu'en diaspora. ]

La terre d’Israël

+ La terre d'Israël :

-> Beaucoup de ceux qui étudient la Michna connaissent le commentaire de rabbi Ovadia de Berténora, connu sous le nom du Barténoura. Il fut l’une des personnalités les plus célèbres et les plus importantes du monde de la Torah en Italie au 15e siècle. Rabbi Ovadia a déployé des efforts herculéens pour s’installer en terre d'Israël à une époque où nombre de ceux qui tentaient le voyage depuis l’Italie et la Sicile se noyaient en Méditerranée.
Il lui fallut 3 années d’efforts, ponctuées de nombreux revers, mais en 1488, le rabbin Ovadia arriva en Terre d’Israël et s’y installa.

-> En 1211, un groupe de 300 rabbins venus de France et d’Angleterre émigra en Israël. Ils s’y installèrent sans aucun soutien financier et sans aucune perspective de gagner leur vie en Terre Sainte.
La plupart d’entre eux furent assassinés par les croisés, qui arrivèrent sur place à peine 8 ans plus tard. Les rares survivants furent autorisés à vivre dans la ville d’Acre.
Les Mamelouks conquirent Acre en 1291 et massacrèrent toute sa population juive, y compris les femmes et les enfants, de nombreux hommes étant tués alors qu’ils se trouvaient à la synagogue.

-> Le peuple juif prospéra en Babylonie pendant la période amoraïque (entre l'an 200 et 500).
Il disposait de grands séminaires rabbiniques, de centres d’étude de la Torah et de communautés florissantes, et vivait à l’abri de l’insécurité et du chaos qui régnaient en terre d’Israël.
Malgré cela, un grand nombre de rabbins éminents s'installèrent en Terre Sainte.
Parmi eux figuraient Rabbi 'Hanina ben 'Hama (Yérouchalmi Péa 7:4,20a), Eliezer ben Pedat ('Houlin 111b), Rabbi Zakaï (Yérouchalmi Shabbath 7:1), Rabbi 'Hiya bar Yossef ('Houlin 54a), Rav Kahana (Yérouchalmi Shabbath 7:1,9a), Rabbi Abba (Kétoubot 112a), Rabbi Avina (Yérouchalmi Shévi'it 4:2,35a), Rabbi Ochaïa et son frère 'Hanania (Sanhédrin 14a), Rabbi Assi (Moed Katan 25a), Rabbi Zéra (Kétoubot 112a), Rabbin 'Hiya bar Abba (Shabbath 105b), Rabbi 'Helbo (Yébamot 64b ; Yérouchalmi Taanit 2:1,65a), 18 Rabbi Yirmiyahou (Kétoubot 75a), Rabbi Samuel bar Its'hak (Yérouchalmi Béra'hot 3:5,6d), Rabbi Simlaï (Yérouchalmi Pessa'him 5:3,32a), Rav Houna bar Rav Avin (Yérouchalmi Roch Hachana 2:2,59a), et Rabbi 'Hagaï (Moed Katan 25a).

=> On parle de géants spirituels qui avaient une vision de la réalité des choses parfaite.
Ils ont préféré quitter leur confort, leur honneur et leur sécurité, pour faire un voyage très long et risqué, arrivant dans un pays chaotique.
Mais leur amour et leur vision de l'incroyable vie spirituelle en terre d'Israël, les a pousser à tout quitter en diaspora.
Qui sommes-nous pour se penser plus intelligent qu'eux en se persuadant que la diaspora n'est pas si mal, pas si différente qu'Israël. Car si nous avions conscience de la Vérité nous mourrions de désir de pouvoir y vivre.
(même si l'on voit de beaux paysages en exil, c'est à l'image d'une belle fraise qui n'a aucun goût, à la différence d'Israël où son intériorité est sublime! )

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-> La paracha de Vayétsé qui décrit le séjour de Yaakov en exil, est écrite d’une seule traite dans le rouleau de la Torah.
Le Sfat Emet explique ce que cela nous enseigne : que Yaakov n’a jamais cessé de penser à la terre d'Israël et à son désir d’y retourner vivre pendant toute la durée de son exil.

-> Ses actions nous donnent un aperçu des émotions de Yaakov au moment de quitter la terre d’Israël.
La Torah (Vayétsé 28,18) décrit que Yaakov verse de l’huile sur l’autel qu’il érige pour Hachem.
Lorsqu’il revient en Israël, la Torah (Vayichla'h 35,14) rapporte qu’il verse à la fois une libation de vin et de l’huile sur l’autel.
Pourquoi s’abstient-il de verser du vin sur l’autel lorsqu’il quitte Israël?

Le Oznaïm laTorah répond que les libations de vin proviennent d’un sentiment de joie, comme le dit le verset : "mon vin, qui réjouit D. et l’homme" (Shoftim 9,13).
Lorsque Yaakov quitta la terre d’Israël pour se rendre en Diaspora, il ne pouvait pas ressentir de joie, et c’est pourquoi il ne versa pas de vin sur l’autel.
Cependant, lorsque Yaakov revint en Terre d’Israël, il était comblé de joie et put ainsi offrir une libation de vin. En effet, la Torah introduit le commandement concernant les libations de vin par les mots "Lorsque tu entreras dans le pays de ta demeure, que Je te donne" (Chéla'h Lé'ha 15,2), et Rabbi Yichmaël stipule que le peuple juif n’offrait pas de libations de vin dans le désert (Kidouchin 37a ; Zéva'him 117a).

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-> Hachem dit : "La terre d’Israël m'est plus précieuse (bien-aimée) que tout".
[midrach Bamidbar raba 23,7]

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-> Les juifs ont été critiqués pour ne pas avoir pris plus sérieusement ce cadeau d'Hachem, lui préférant d'autres terres.

"Et Israël habita dans le pays d’Égypte, dans le pays de Gosen ; et ils y acquirent des biens, et ils furent féconds, et se multiplièrent à l’extrême" (Vayigach 47,27).
Le Kli Yakar commente :
"Ce verset est une condamnation des Bné Israël, car Hachem avait décrété à Abraham que ses enfants seraient étrangers dans un pays étranger, mais ils désiraient être des résidents durables et des propriétaires fonciers dans un pays qui n’était pas le leur.
Et ils s’y installèrent de manière si permanente qu’ils ne voulurent pas quitter l’Égypte jusqu’à ce qu'Hachem soit contraint de les en faire sortir d’une main puissante, et ceux qui ne voulaient pas partir moururent pendant les trois jours de ténèbres."

=> Comment peut-on mépriser ce qui est précieux aux yeux d'Hachem!
[voir : Terre d'Israël & pourquoi 80% des juifs sont morts en Egypte : https://todahm.com/2026/02/04/terre-disrael-pourquoi-80-des-juifs-sont-morts-en-egypte ]

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-> Le lien entre le peuple juif et la vie en Israël est si important que le midrach (Béréchit raba 39,8) enseigne : "Il vaut mieux habiter dans les déserts de la terre d’Israël que dans les palais de la Diaspora".

Le midrach commente ensuite que les paroles du roi David (dans le Téhilim 84,11 - "je préfère me tenir au seuil de la maison de mon D., plutôt que de séjourner dans les tentes de l’impiété") par ces mots : "Même si je possède des palais et des châteaux en dehors de la Terre d’Israël et que je n’ai qu’une petite hutte en terre d’Israël, je préfère tout de même vivre dans [cette hutte]".

-> Le conflit entre le confort de la diaspora et la vie en Israël peut sembler être un problème contemporain, mais il est loin d’être nouveau ; ce dilemme était déjà bien établi à l’époque d'Ezra.
La guémara (Sanhédrin 98b) enseigne que lorsque Ezra revint en terre d'Israël et reconstruisit le Temple, la rédemption (guéoula) et le Temple auraient dû être éternels, "mais une faute a empêché cela".

Le Maharcha explique que cette "faute" était "que les juifs ne sont pas tous retournés en terre d’Israël" (Yoma 9b).
Rachi précise que "les juifs qui se sentaient à l’aise en exil ne se sont pas installés en terre d’Israël avec Ezra". (Kidouchin 69b)

Ezra rapporte que seuls 42 360 juifs ont choisi de retourner en Israël. (Ezra 2,64-65)
Le midrach (Shir haShirim raba 8,9) l’enseigne très clairement : "Si Israël (les juifs) était remonté de Babylone comme un mur, le Second Temple n’aurait pas été détruit."
Le Kouzari (2,24) enseigne de même que "la Providence divine était prête à se manifester comme au commencement si tous les juifs avaient accepté de bon gré de revenir (en Israël). Mais seule une minorité est revenue. La majorité est restée en Babylonie."

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-> L’importance de l’incapacité des juifs à reconnaître que la terre d'Israël est leur seule véritable patrie, est illustrée par le récit suivant (Yoma 9b) : "Rech Lakich nageait dans le Jourdain. Rabba bar Bar-'Hana vint et lui tendit la main. Rech Lakich dit : "Par Hachem, je te méprise"."
Rachi explique, en se basant sur la suite du récit, que Rech Lakich déclara qu’il méprisait "tous les habitants de Babylonie qui ne montèrent pas (en Israël) au temps d’Ezra, empêchant ainsi la Présence divine de revenir et de reposer sur le Second Temple."

-> La guémara Yébamot 86b ; Kétoubot 26a ; Sotah 47b) enseigne qu'Ezra était tellement bouleversé par l’incapacité du peuple juif à répondre favorablement au fait qu'Hachem leur accorder le cadeau de la terre d'Israël en tant que patrie, qu'Il les a puni.

Lorsqu’Ezra constata que les Cohanim avaient répondu à son appel à retourner en Israël, mais pas les Lévi'im, il décréta que la dîme ma'aser richon, qui était destinée aux Lévi'im, serait désormais versée aux Cohanim.

-> Par crainte que quiconque ne pense que le monde spirituel fort dont jouissaient les juifs en Babylonie aurait pu constituer une justification légitime pour ne pas s’installer en terre d'Israël, la guémara (Kétoubot 110a) est très claire : "Il faut toujours vivre en terre d’Israël, même dans une ville où la majorité des habitants sont idolâtres, et non en dehors de la terre d’Israël, même dans une ville où la majorité est juive. Car tous ceux qui vivent en terre d’Israël ressemblent à celui qui a un D., et tous ceux qui vivent hors de la terre d’Israël ressemblent à celui qui n’a pas de D."

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-> Les juifs qui revinrent en Israël à l’époque d’Ezra n’étaient en réalité pas très attachés à l’observance des mitsvot. Comme le montre clairement le livre d’Ezra, ils faisaient des mariages mixtes, n’observaient pas le Shabbat et commettaient de nombreuses autres transgressions (graves).
Pourtant, le midrach (Béréchit raba 71,3) rapporte que "leurs actes sont louables", car ils ont fait l’effort de vivre en Israël.

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+ Aspirer à vivre en Israël :

-> Même si une personne ne peut, pour l’instant, vivre en Israël, le désir de vivre sur la terre qu'Hachem nous a donnée doit rester fort.
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 14) écrit :
"Quelle grande mitsva que de désirer aller [vivre] en terre d’Israël.
Le Shné Lou'hot Habrit et le séfer Yéré'im enseignent qu’une personne doit constamment garder dans son cœur le désir et l’amour de la Terre d’Israël, comme il est écrit : "Et tes yeux et ton cœur seront là tous les jours" (basé sur Méla'him I 9,3).
Même si une personne possède tout ce qu’elle désire, elle doit toujours se rappeler qu’il lui manque quelque chose, car elle n’est pas en terre d’Israël ... Elle doit en être attristé, car ce qui compte le plus lui manque."
[une personne peut avoir tout ce qu'elle désire, comme : une richesse matérielle folle, une érudition spirituelle importante, cependant en réalité il lui manque l'essentiel d'une vie juive : le fait de vivre en Israël. Le problème est qu'on ne se rend pas compte de que la terre d'Israël peut nous apporter (dont dans notre vie éternelle à Venir), de ce ce qu'on perd à ne y être, qu'on se dit que c'est pas si grave, qu'on est pas mal là en diaspora en vivant une vie plutôt juive. ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev a fait une prière (rapporté dans le Léket Téfilot al Erets Israël) qui reflète le désir ardent ressenti par tous les juifs
"S’il te plaît, Dieu, Toi le Miséricordieux plein de miséricorde, Toi le Bienveillant plein de bienveillance ... accorde-moi avec compassion et bonté, et comme un don gratuit, que je mérite bientôt de venir en Terre d’Israël, en Terre Sainte, la terre dont nos ancêtres ont hérité, la terre où tous les véritables tsaddikim, de toute leur âme, ont souhaité et désiré être.
Ils ont réparé ce qu’ils devaient réparer, ils ont fait ce qu’ils devaient faire, et ils ont mérité ce qu’ils ont mérité, tout cela grâce au mérite de la Terre d’Israël, qui est le centre de la sainteté du monde entier ...
Hachem, purifie-moi dans Ta grande compassion afin que je mérite moi aussi de surmonter tous les obstacles qui m’empêchent de me rendre en terre d’Israël… et de venir rapidement en Terre Sainte."

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-> Selon nos Sages, c'est une mitsva de vivre en Israël. [à chaque instant (même quand on dort!) en résidant en Israël on fait une mitsva qui vaut comme les 613 mitsvot réunies, et en plus selon le 'Hafets 'Haïm chaque mitsva qu'on peut faire en Israël a 20 fois plus de valeur qu'en dehors.
On se rend compte que vivre en Israël va nous construire un monde à Venir et un attachement avec Hachem qu'on aurait pas eu en dehors! ]

Le 'Hatam Sofer va même jusqu’à dire qu’ignorer la mitsva de vivre en Terre d’Israël "revient à dire :"Je ne mettrai pas les tefillin"."
[ 'Hidouché 'Hatam Sofer - Soucca 36a ]
[Hachem nous donne un moyen de se lier à Lui, un moyen grâce auquel Il pourra nous combler de bénédictions, mais nous on a mieux à faire que ça! ]

-> Le Shlah Hakadoch (Amoud haShalom - dernier paragraphe de Soucca) critique ceux qui en diaspora font des demeures permanentes qui sont au-delà de nos besoins fondamentaux. Il dit que "cette construction ressemble à quelqu’un qui a divorcé dans son esprit avec la rédemption".

Le 'Hatam Sofer (sur Yoré Déa 138) va encore plus loin, en avertissant que "celui qui construit inutilement une grande maison en pierre en Diaspora afin d’avoir plus d’espace et qui, par conséquent, désespère de la venue de la rédemption (guéoula), cette construction est un danger et non quelque chose qui le protégera".

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-> Vivre en terre d’Israël est une mitsva si importante pour le peuple juif que nous assouplissons une interdiction du Shabbat afin de faciliter l’accomplissement de ce commandement.

Le guémara (Baba Kama 80b) enseigne :
"Lorsqu’une personne achète une maison en terre d’Israël, on peut rédiger l’acte de vente même le Shabbat. Peut-on réellement le rédiger pendant Shabbat?
Non, mais on peut demander à un non-juif de le rédiger. Et même si le fait de demander à un non-juif d’accomplir un travail interdit le Shabbat est en soi une interdiction rabbinique, les rabbins n’ont pas appliqué ces décrets lorsque l’établissement en terre d’Israël était en jeu."

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-> Puisque la terre d'Israël est une terre qu'Hachem a donnée à chaque juif, la présence d’un seul juif sur cette terre revêt une puissance extraordinaire.
Le 'Hatam Sofer (sur Ora'h 'Haïm 203) statue que même si Hillel et ses collègues ont sanctifié tous les mois et toutes les années jusqu’à la venue du machia'h (en y fixant les dates de Roch 'Hodech, et donc des fêtes juives), le calendrier ne s’applique que si au moins un juif vit en Israël.
Si un seul juif vit en Israël, alors Hillel a calculé et sanctifié les mois et les années pour ce seul juif, et la sainteté rayonne de là vers tout Israël.
Cependant, si la présence juive en terre d’Israël venait à cesser d’exister de nos jours (à D. ne plaise), cette sanctification deviendrait nulle et non avenue, et la plupart des mitsvot disparaîtraient.

L’importance d’être orgueilleux au bon moment

+ L'importance d'être orgueilleux au bon moment :

-> Un juif doit savoir jongler avec les deux traits de caractère que sont l'orgueil et l'humilité.
D’un côté, il faut se sentir humble et savoir qu'avec tout ce que l’on a accompli on ne sera toujours qu’à nos débuts, comme le disait le 'Hozé de Lublin : "Il n’y a personne au monde pire que moi! Même si un ange me disait que je suis un tsadik, je ne le croirais pas. Et même si Hachem Lui-même me disait que je suis un tsadik, je ne Le croirais qu’à cet instant précis, car il est si facile de tomber en un instant dans les profondeurs de l’enfer, 'has véshalom."
D’un autre côté, nos Sages (Sanhédrin 37a) affirment : "Une personne est tenue de dire : "Le monde entier a été créé que pour moi"."

=> Puisqu'Hachem attend de nous d'être à la fois orgueilleux et humbles, qui sont contraires, comment concrètement savoir notre comportement à adopter? Comment de pas agir en déphasage avec la volonté d'Hachem (ex: notre yétser ara nous poussant à être humble alors que nous devrions être orgueilleux)?

-> Le rav 'Haïm de Tchernowitz (dans son Béer Mayim 'Haïm) écrit à propos de l’enseignement de nos Sages (Béra'hot 54a) : "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur (bé'hol lévavékha)" (Vaét'hanan 6,5) = avec tes deux yétsarim : le yétser hatov et le yétser ara".
Comment peut-on servir Hachem avec son yétser ara? Ne serait-il pas plus correct que la guémara écrive : "on ne doit pas servir Hachem avec son yétser ara, mais en se préservant de ses tentations" ?

Le Béer Mayim 'Haïm répond qu’il faut prendre les forces du yétser ara et servir Hachem avec elles.
Et il explique : les forces du yétser ara sont la luxure, la convoitise et l’envie, le cœur brûlant de désir et de convoitise pour les choses matérielles, plus d’argent, plus de vêtements, plus d’honneur, plus de nourriture et de boisson, et ainsi de suite.
Une personne peut utiliser tout cela pour servir Hachem, en aspirant à plus d’amour pour Hachem, plus de crainte du Ciel, plus de Torah, plus de mitsvot, procurant ainsi plus de plaisir et de satisfaction (na'hat roua'h) à Hachem et à la sainte Chékhina, ainsi qu’à tous les mondes sacrés.

Quant à la jalousie, on peut envier ceux qui servent Hachem mieux que nous et s’efforcer d’imiter leurs voies, et utiliser le trait de zèle (zérizout) et le désir avec une ardeur ardente pour poursuivre Ses mitsvot avec amour, joie et zèle (empressement), de sorte que rien ne puisse nous arrêter, ni la pluie ni la neige, ni la chaleur ni le froid, d’accomplir les mitsvot dans tous leurs détails et de la meilleure manière possible.

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+ Lorsqu’on prendra conscience de la grandeur de ses actions et de leur influence dans tous les mondes, nous accomplirons les mitsvot encore mieux :

-> On peut même prendre de mauvais traits de caractère et les utiliser pour la avodat Hachem.
Prenons par exemple l’orgueil : si une personne veut accomplir une mitsva ou prier et qu’elle imagine que toutes ses mitsvot et ses prières sont inutiles et ne mènent à rien (quelle importance ai-je, quelle importance ont mes prières), on ne veillera pas à les accomplir comme il le faut, ni on ne dirigera notre esprit et notre cœur vers elles, car on ne pense pas que nos actions changent quoi que ce soit, en raison de notre humilité.
Souvent, on s’abstiendra même totalement d’accomplir des mitsvot en raison de leur manque d’importance lorsqu’elles sont accomplies par nous.
[l'humilité peut devenir une justification facile pour justifier de moins agir pour Hachem, car après si nous ne sommes pas grand chose, alors c'est pas si grave si nous ne l'accomplissons pas. ]

Mais si une personne réalise que les influences de tous les mondes (supérieurs et inférieurs), leur vie et leurs bénédictions dépendent toutes de ses prières et de ses mitsvot, comme l’ont dit nos Sages : "Une personne est tenue de dire : "Le monde entier n'a été créé pour moi"", et cela étant, combien de plaisir et de satisfaction, plaisir, il procure à Hachem lorsque tous les mondes reçoivent des bénédictions grâce à notre accomplissement des mitsvot, et combien de parures pour la Chékhina et de yi'houdim (unification) dépendent de ses mitsvot, aucune mitsva ne nous paraîtra insignifiante, et on cherchera toujours à accomplir davantage de mitsvot.

[donc plus nous développons à nos yeux l'importance phénoménal de toute mitsva, plus nous la prendrons à cœur avec joie et fierté, et nous saurons que nous n'avons rien de mieux à faire que cela. ]

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+ Quand on prend conscience de la portée de nos actes, on ne faute pas :

-> Cet estime de soi (qui se base sur la conscience de ce qu'implique chaque mitsva (volonté du Roi des rois) que nous faisons) contribue également à empêcher une personne de fauter : si une personne sait que, si elle faute, elle se rebelle contre Hachem, bafoue Ses Noms sacrés et réduit la chéfa (flux de bonté) et la bénédiction de tous les mondes, elle craindra de commettre la moindre faute.

Au contraire, elle veillera à ce que toutes ses pensées, paroles, actions et sentiments soient pour Hachem, sans une seule pensée inappropriée, et elle n’aura pas une seule pensée, ne prononcera pas un seul mot, n’accomplira pas un seul acte ni ne bougera un seul membre à moins que cela ne concerne son avodat Hachem ou n’aide son avoda (service divin).

Si elle voit quelque chose qui n’est pas lié à sa avoda, elle s’en séparera immédiatement, craignant ce que la faute peut causer. Mais si elle imagine que ses actions n’ont aucun effet là-haut, elle n’aura pas une telle crainte de la faute.

Nous voyons donc que l’orgueil est bénéfique lorsqu’on accomplit une mitsva, et celui qui sert Hachem qui utilise l’orgueil à cette fin sert Hachem avec son yétser ara et ses pouvoirs, le yétser ara devenant la raison de servir Hachem encore mieux.
Cet orgueil est loué dans le verset comme il est écrit : "Son cœur s’éleva dans les voies de Hashem".

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+ L’orgueil n’est à favoriser qu’avant de réaliser une mitsva, mais après l’avoir accomplie, une personne doit se sentir humble :

-> Le Béer Mayim 'Haïm résout maintenant les contradictions mentionnées ci-dessus, à savoir que d’un côté, il faut se sentir si humble, comme le dit le 'Hozé de Lublin, que même si un ange lui disait que son avoda est acceptée au Ciel, il ne croirait pas l’ange. Et si le 'Hozé de Lublin a dit cela à propos de lui-même, que pouvons-nous dire?!
Si nous sommes censés nous sentir si humbles et considérer que nous-mêmes et notre avoda ne valons rien, comment pouvons-nous être fiers de nos actes et de leur effet là-haut, comme nous venons de l’expliquer?

Le Béer Mayim 'Haïm explique : avant d’accomplir une mitsva, d’étudier la Torah et de prier, une personne doit être remplie d'orgueilleuse d’elle-même afin de les réaliser de la meilleure manière possible.
Mais lorsqu’elle accomplit la mitsva, et plus encore après, elle ne doit pas penser à l’importance de ses actions, car qui peut prétendre avoir suffisamment servi Hachem (qui est celui qui nous donne les moyens/capacités de le faire)?
Certes, Hachem accepte toute avoda tant qu’elle est accomplie selon les capacités et la compréhension de la personne, mais celle-ci ne doit pas penser qu’elle a rempli son obligation par son action.
Elle est comparé à un serviteur à la cour du roi : quoi qu’il fasse, même s’il a servi le roi de la meilleure manière possible, ce n’est rien par rapport à la grandeur du roi, et il cherche et aspire toujours à le servir davantage, et tout cela avec une grande humilité, une grande crainte et un grand amour, comme le savent ceux qui servent Hachem.

[si on a un moment de doute/faiblesse spirituelle, on peut regarder momentanément dans le panier des actes qu'on a pu faire pour se renforcer (j'en suis fier, j'en suis capable b'h), et repartir de l'avant remotivé. ]

[d'après le rav David 'Haï Abou'hatséra ]

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=> Ainsi, notre yétser ara se fait passer à nos yeux pour un tsadik nous conseillant de bien ressentir que nous ne sommes rien, que poussière de poussière (l'humilité étant un si beau trait de caractère).
Alors ensuite pourquoi donner le meilleur de nous même pour Hachem, autant se suffire d'action au rabais, à minima, à notre image (car après tout qu'est-ce que cela change!). Même pour nos prières, on se persuadera qu'on n'est pas si digne d'intérêt auprès d'Hachem (le gadol hador oui, mais nous non, car comment peut-on avoir l'orgueil de penser cela!), ...
Et on prendra les fautes et mauvaises habitudes à la légère, car après tout c'est en accord avec notre faible valeur.

Ainsi, la priorité est de constamment renforcer les notions telles que : l'importance de tout juif, la grandeur de toute mitsva, l'impact de la prière de tout juif, ...
En ce sens, avant de prier, on devra prendre un bref instant pour s'enorgueillir d'une façon qui parle à notre intériorité. Comme par exemple : Hachem qui peut tout, va venir en face à face privé que pour moi, Il va écouter chacun de mes mots/pensée et par miséricorde Il va tout faire pour mon bien ultime, ... Même le président de la république n'a pas cette chance!
De même, avant une mitsva on pourra penser : par cet acte, j'apporte de la joie à Hachem (qui est le boss de tout!) qui se réjouit de me voir faire Sa volonté, par ce petit acte sur terre j'impacte fortement tous les mondes Supérieurs (et par ricochet notre monde) en amenant des flux de bénédictions, par cet acte je m'attache éternellement avec le divin, ...
[point de réflexion : quelle est la valeur de répondre à un seul amen, quelle est la valeur d'un mot de Torah, d'un Shabbath, ... ]

[une mitsva faite avec joie a beaucoup plus de valeur, et si on veut vraiment en avoir on doit développer de la fierté et une conscience de la grandeur phénoménale de ce qu'on s'apprête à faire (physiquement cela semble simple, mais spirituellement c'est énorme).
Si c'est un acte comme un autre, alors on le fera sans que notre âme vibre en nous, à l'image de mettre nos chaussures.
Ainsi, l'orgueil avant une mitsva, avant une prière, ... est un élément essentiel pour réaliser avec vie cet acte et lui donner une valeur incroyable aux yeux d'Hachem.
(Il veut notre cœur, donc on doit faire en sorte de garder une fraîcheur pour que tout acte spirituel soit spécial, grand, pour que notre intériorité soit éveillée, vibrante pour Hachem.) ]

Idéalement on doit avoir : orgueil (avant mitsva) puis humilité, mais le yétser ara va inverser cela. On va être plein d'orgueil de la moindre chose qu'on a pu faire pour Hachem, en ce disant c'est bon là j'ai ma dose pour le moment (j'ai déjà fait beaucoup!), on va s'endormir sur nos lauriers, être prisonnier d'un train-train quotidien.
Puisque je suis si content de moi, alors pourquoi faire davantage, pourquoi se remettre en question.

Ainsi, on doit être honnête avec soi-même, et utiliser sincèrement au mieux cette dynamique orgueil - humilité, pour qu'au final notre vie soit la plus réussie spirituellement parlant.

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[ on a vu qu'idéalement on doit avoir : avant d'agir (de l'orgueil), et après (de l'humilité).
Le yétser ara peut inverser les choses en faisant :
- après la mitsva = de l'orgueil : je suis quelque de si important que la mitsva, ma prière, n'est jamais assez bonne. Cela entraîne une démotivation, une tristesse, lors de la prochaine mitsva. On sera alors rempli d'humilité déplacée : je ne vaux rien, je suis mauvais.
En ce sens, le rav Avraham Kook (Orot haTéchouva 16,7) écrit :
"Lorsqu'une personne est trop dure envers elle-même et ne s'attarde que sur le mal, elle risque de ne pas voir le bien dans sa vie, ce qui peut provoquer le désespoir".

Alors que normalement, on devrait avoir de l'orgueil selon la notion de "saméa'h bé'heklo.
Le Alchikh haKadoch (Vézot haBéra'ha 33,23) déclare : "L'un des traits positifs d'une personne est de se réjouir de sa part (ce que lui accorde Hachem à la fois matériellement, mais aussi spirituellement - saméa'h bé'helko). Celui qui a atteint ce niveau, et dont le désir est satisfait même avec le peu qu'il a, méritera qu'Hachem fasse encore davantage preuve de bonté à son égard."
On doit être "saméa'h bé'helko" = même au niveau spirituel on doit savoir être content de notre sort, des capacités spirituelles que D. nous octroie. Même si on accomplit très peu par rapport à d'autres, qu'on prie très mal par rapport à d'autres, et bien si on fait de notre mieux à l'instant actuel, alors on peut se réjouir car on fait au mieux de ce qu'Hachem attend de nous.

Ensuite, on doit être humble = on doit aspirer/prier à pouvoir faire davantage. Un juif ne peut se contenter de sa situation, il doit aspirer au fond de lui à tendre vers le niveau d'Avraham. ]

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-> L'humilité c'est d'abord prendre conscience et apprécier la grandeur des capacités dont Hachem nous a gratifiés, et ensuite agir en responsabilité avec, du mieux que nous pouvons.

Terre d’Israël & bénédiction d’avoir des enfants

"Il n'y aura aucune femme qui fera une fausse couche ou qui sera stérile dans ta terre. Je comblerai le nombre de tes jours" (Michpatim 23,26)

-> Il s'agit en fait d'une bénédiction d'Hachem d'avoir des enfants et de ne pas faire de fausses couches, qui change le destin (mazal d'une personne). Cependant, le verset écrit clairement que cette bénédiction ne s'applique que "bé'artsékha" (dans ta terre), en terre d'Israël.

Le grand mérite de vivre en terre d'Israël change le destin (mazal) spécifiquement à cet égard. La raison en est que celui qui vit en terre d'Israël le fait pour se connecter à la Chékhina (voir Kétoubot 110b) et avoir des enfants fait venir la Chékhina, la présence divine d'Hachem, dans ce monde (voir Yébamot 64a), mesure pour mesure, il mérite d'avoir des enfants.
[Zéra Shimshon - sur Michpatim 23,25-26]

Impact du kadich sur ses parents

Lorsqu'un fils récite le Kadich, non seulement cela sauve son père et sa mère du Guéhinam, mais cela leur est également très bénéfique en les faisant entrer dans le Gan Eden et en les élevant de niveau en niveau.
[rav 'Haïm Vital - chaar Hakavanot - drouch Hakadich 15b ]

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-> Rabbi Akiva méditait un jour dans le désert de Yéhouda et passait en revue ses enseignements. Il rencontra une personne brûlée comme du charbon et courant comme un cheval, un gros fagot de branches jeté sur l'épaule ... Lorsque Rabbi Akiva lui demanda ce qu'il faisait, cet homme répondit qu'il était mort et que les anges de la destruction lui demandaient chaque jour de couper du bois afin de le brûler dans le feu, car il avait enfreint toutes les mitsvot de la Torah.
Rabbi Akiva lui dit : "As-tu entendu les anges parler d'un remède possible à cette punition?"
Il répondit : "Je les ai entendus dire que si j'avais un fils qui se tenait parmi la congrégation (minyan) et disait le Kadich et le Baré'hou, et que la congrégation répondait "Amen yéhé chémé rabba" et "Barou'h Hachem hamévora'h", je serais immédiatement exempté de ma punition".

Rabbi Akiva demanda où se trouvait sa ville natale et, après quelques recherches, il réussit à localiser le fils de cet homme, qui n'avait même pas reçu de brit mila.
Rabbi Akiva prit le fils, lui fit subir la brit mila et l'assit pour lui enseigner la Torah. Le garçon ne comprit pas la Torah jusqu'à ce que Rabbi Akiva jeûne pendant 40 jours et prie pour lui.
Une voix retentit et annonça que les prières de Rabbi Akiva avaient été acceptées.
Rabbi Akiva alla alors enseigner au garçon la Torah, le Kriat Shéma, la téfila et le Birkat Hamazon. Il plaça le garçon au milieu de la congrégation et lui fit réciter le Kadich et le Baré'hou, auxquels la congrégation répondit. A ce moment-là, le père décédé fut libéré et exempté de sa punition.
Il vint voir Rabbi Akiva en rêve et lui dit : "Tout comme tu as apaisé mon esprit et m'as sauvé du jugement du Guéhinam, ton esprit devrait reposer en Gan Eden."
[Ma'hzor Vitri - partie 1, 144 ; voir aussi Kalla rabbati 2,9 ]

Le pouvoir d’un simple Amen

"Les mondes Supérieurs et Inférieurs dépendent du mot Amen. C'est la racine et le fondement sur lesquels tous les mondes sont fondés.
Quiconque a l'intention de prononcer chaque bénédiction qui sort de la bouche d'une personne et répond Amen avec intention et conformément à ses lois, provoque une abondance de sainteté dans les cieux et le déversement de bonté dans tous les mondes.

Car il a ouvert la source Supérieure des eaux vives, comme s'il ouvrait la source pour tous ceux qui ont besoin de boire.
Une voix descend du ciel et fait savoir que toute cette bonté et cette joie ont été causées par untel, serviteur du Saint Roi (Hachem).
Lorsque des troubles tombent sur les juifs et qu'ils prient, une annonce est faite dans tous les mondes : "pit'hou chéarim véyavo goï tsadik chomer émounim", puisqu'ils ont ouvert les portes de la bénédiction et des influences supérieures, et leurs prières sont acceptées."
[Chlah Hakadoch - Tamid - Nèr Mitsva 80 ]

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-> Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que le Amen auquel répond Israël.
[midrach Dévarim rabba 7,1 ]

-> Quiconque répond "Amen" de toutes ses forces, le Gan Eden s'ouvre pour lui.
[Shabbath 119b ]

-> Quiconque prolonge son Amen, ses jours et ses années sont prolongés.
[Béra'hot 47a ]
[selon Tossafot, on ne doit pas allonger son Amen trop longtemps. ]

Le pouvoir du « Amen chémé rabba »

+ Le pouvoir du "Amen chémé rabba" :

-> En récitant "Amen yéhé chémé rabba", on est sauvé des douleurs de l'enfantement du machia'h.
[Vilna Gaon - introduction au Tikouné Zohar ]

-> Au moment où Israël répond à haute voix "Amen chémé rabba", Hachem est rempli de miséricorde et prend soin de tous [les juifs].
[Kav Hayachar - partie 1, 45 ]

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-> Celui qui répond "Amen yéhé chémé rabba" est assuré de mériter le monde à Venir (olam haba).
[guémara Béra'hot 57a ]

-> Quiconque répond "Amen yéhé chémé rabba mévorach" de tout notre pouvoir, ses mauvais décrets sont-ils déchirés.
... Rabbi 'Hiya bar Abba dit que Rabbi Yo'hanan dit : Même s'il y a une trace d'avoda zara en lui, il est pardonné.
[guémara Shabbath 119b ]

[ "de tout notre pouvoir" = Tossafot interprète cela littéralement, en se référant à quelqu'un qui répond "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces. Cependant, Rachi comprend que la guémara fait référence à quelqu'un qui répond avec une intention totale.
Quoi qu'il en soit, le Maté Efraïm (Kadich 13) précise qu'il ne faut pas le réciter d'une manière qui pourrait faire rire les gens. ]

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces, voit les mauvais décrets prononcés contre lui pendant 70 ans déchirés.
[Zohar III,20a ]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.22) commente le verset : "yémé chénoténou bahèm chiv'im chana" (les jours de ses années sont de 70 ans - Téhilim 90,10) par : lorsqu'une personne répond "Amen yéhé chémé rabba" de tout son pouvoir, elle annule tous les mauvais décrets qui ont été prononcés contre elle dans ce monde.

-> Un jour, la famille d'une personne malade vint voir l'Alter de Novardok et lui demanda de bénir le malade afin qu'il guérisse complètement. L'Alter répondit qu'ils devaient se rendre à la yéchiva et payer 2 bachurim pour qu'ils récitent "Amen yéhé chémé rabba" à haute voix et avec beaucoup de ferveur pour le mérite du malade. Lorsque la famille ne suivit pas son conseil, il les réprimanda pour ne pas avoir fait confiance aux paroles de nos Sages. Il déplora le fait que lorsque des problèmes surviennent, les gens cherchent différentes astuces et échappatoires ; pourquoi ne renforcent-ils pas simplement leur récitation de "Amen yéhé chémé rabba" avec toute leur force et leur intention.
[Haméorot haguédolim ]

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-> Cela valait la peine pour Hachem de créer le monde pour qu'il existe pendant 6000 ans, juste pour qu'un seul juif puisse mériter de dire une fois dans toute l'histoire de la création "Barou'h Hou ou'barou'h chémo".
Et mille récitations de « Baruch Hu u varuch shemo » n'ont même pas la signification d'un seul "Amen".
Et mille récitations de "Amen" n'ont pas la même importance qu'un seul "Amen yéhé chémé rabba".
Et mille récitations de "Amen yéhé chémé rabba" n'ont pas la même importance qu'un seul mot de la Torah.
[l'Alter de Kelm - cité par le rav Elyahou Lopian ]