Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Israël démultiplie l’impact de nos mitsvot

-> La terre d’Israël a toujours occupé une place centrale dans la vie du juif.
Le Talmud enseigne que lorsque nous prions, nous devons nous concentrer pour que nos prières atteignent le ciel en passant par la terre d’Israël.
De même, lorsque nous accomplissons l'une des mitsvot, nous devons imaginer que nous l’accomplissons en nous tenant sur la terre sainte d’Israël.
[rav Yonathan Eibshitz - dans son Tiféret Yéhonatan]

-> A un niveau supérieur, tout en réalisant la mitsva, il faut espérer mériter de vivre réellement en Israël et d’y accomplir la mitsva.
[rav Yonathan Eibshitz - dans son Yaarot Dvach]

=> Le rav Eibshitz a vécu au 18e siècle, et nous enseigne que pour donner davantage de puissance à nos mitsvot, on doit s'imaginer les réaliser en terre d'Israël.
De nos jours où nous avons la possibilité de vivre en Israël, cela doit nous pousser à y résider afin que notre service d'Hachem s'élève beaucoup plus, par la force et le mérite de la terre sainte!

<--------->

-> Les mitsvot n'ont été donnés que pour être accomplis en terre d'Israël.
Car l'essence de tous les préceptes est qu'ils soient accomplies dans le pays d'Hachem.
[Ramban - A'haré Mot 18,25]

-> b'h, voir à ce sujet : https://todahm.com/2017/11/04/43588

Le respect de son frère/soeur plus âgé

"Honore ton père et ta mère" (Yitro 20,11)

-> "Honore ton père et ta mère" (kabed ét avi'ha vé'ét imé'ha - כַּבֵּד אֶת אָבִיךָ וְאֶת אִמֶּךָ).
Nos Sages nous enseignent que la lettre vav (ו) n'était pas nécessaire, elle a été ajoutée pour nous apprendre que le grand frère est inclus dans ce commandement du respect. [guémara Kétoubot 103a ]

-> En effet, la loi a été tranchée par le Rambam (Hilkhot Mamrim - chap.6), ainsi que par Maran Rabbi Yossef Caro qui a tranché la loi dans le Choul'han Aroukh : chacun des frères et sœurs devra respecter celui ou ceux qui le précèdent.
Ainsi par exemple, le cinquième honorera le quatrième et les précédents, le quatrième honorera le troisième et les précédents, ...

-> Le Arizal (chaar hamitsvot - Yitro) explique que les âmes des frères et sœurs que les parents sont amenés à mettre au monde sont rattachées les unes aux autres telles des branches reliées entre elles au-dessus d'un tronc d'arbre. Chacune forme une branche pour celle qui la précède et toutes sont reliées au premier-né.

-> Pour sa part, le Zohar (Yitro 90a) explique que le mot את (ét) vient inclure l'honneur dû à son Rav.
En effet, c'est par le mérite de son maître que l'homme va pouvoir accéder au monde futur tandis que c'est par le mérite des parents de l'homme accède au monde actuel (Kidouchin 33b).

Voir Hachem en fonction de notre sainteté

-> "mé'én olam aba" (מעין עולם הבא - dans Ma Yédidout - peut se lire : mé'ayin olam aba) qui peut être traduit par "en gardant ses yeux (ayin), on mérite le Olam Haba (monde à Venir)."
[Tiféret Shlomo - Michpatim 21,24 ]

<--->

-> Le Tiféret Shlomo dit également : "[Suite à la venue du machia'h, dans le monde à Venir,] Nous verrons la Chékhina dans la mesure où nous avons été prudents avec nos yeux (de notre vivant)."

<----->

<--->

[de plus, avec la venue du machia'h, notre monde à Venir éternel sera dépendant de nos actions dans ce monde.
En ce sens, on peut éventuellement comprendre : "ayin ta'hat ayin" (œil pour œil) = notre ayin (un œil) [physique] ta'hat (en dessous : référence à notre monde ci-bas), va définir l'état de fonctionnement de notre 'ayin' [spirituel] éternel (monde de vérité) = plus nous aurons préservé nos yeux dans ce monde, plus nous pourrons voir davantage la sainteté (et donc être proche d'Hachem, la source de tout bonheur). ]

La Torah = une rétractation du divin

+ La Torah = une rétractation du divin :

-> "Rabbi A'ha enseigne : "Tu dois apprendre d'Hachem Lui-même. En effet, lorsqu'Hachem a voulu transmettre la Torah à Israël, Il l'a d'abord prononcée à quatre reprises vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre et de la prononcer à Israël."
[midrach Chémot raba 40,1]

=> Nous pouvons comprendre aisément que l'oubli soit fréquent chez un homme de chair et de sang, à tel point qu'il a le devoir de réviser les paroles de Torah qu'il a apprises avant de pouvoir les exposer au public. Mais comment est-il possible d'en dire autant pour Hachem, dont le pouvoir est infini?
A-t-Il eu besoin, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réviser la Torah à quatre reprises, avant de la transmettre aux Bné Israël?

-> Cette question a été posée par le Maguid de Doubno (Ohel Yaakov - Yitro), à laquelle il répond ainsi :
"Nous savons que la Torah inclut quatre dimensions : le sens littéral, l'allusion, la recherche et les secrets. Au niveau d'Hachem Lui-même, la Torah est totalement spirituelle et composée uniquement de secrets inscrits en lettres de feu noir sur fond de feu blanc. Toutefois, la volonté du Créateur était de la transmettre aux hommes, êtres de matière, aussi était-il nécessaire d'habiller la Torah pour qu'elle puisse être accessible aux hommes afin qu'ils la reçoivent.
Ainsi, le Créateur a rétracté la Torah, de niveau en niveau, jusqu'à ce qu'elle puisse avoir un sens littéral.
Tel est le sens de notre midrach qui relate qu'Hachem a prononcé la Torah à quatre reprises, vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre à Israël. Sa volonté était d'enclencher un processus de rétractation de son niveau, du haut vers le bas, en passant ainsi par le secret, la recherche, l'allusion et le sens littéral
jusqu'à ce qu'elle parvienne entre les mains de l'homme."

-> Cette explication du Maguid de Doubno peut être appuyée par un passage de la guémara (Shabbath 88b ; Sanhédrin 38b) qui débute ainsi : "Au moment où Moché Rabbénou s'est élevé dans les hauteurs afin de recevoir la Torah".
Nous pouvons en déduire qu'il s'agit d'une élévation de l'homme vers D. (Hachem). En d'autres termes, lorsque la Torah était composée uniquement de combinaisons de lettres situées au stade du sod, ceci constitua l'argument principal des anges qui refusèrent et s'opposèrent à ce que la Torah, dans la dimension qui était la sienne, soit donnée aux hommes : cela leur semblait tout simplement incompatible avec des êtres de matière que sont les hommes.
Ce n'est que lorsque Moché descendit du mont Sinaï pour annoncer au peuple qu'Hachem allait s'exprimer par les 10 Commandements, qu'Hachem prononça à quatre reprises la Torah, afin de lui donner la dimension du sens littéral, accessible aux hommes, comme nous l'avons vu dans le midrach cité plus haut.

-> Dans son introduction au livre de Béréchit, le Ramban explique que toute la Torah est composée de Noms divins d'Hachem. Tous les mots et lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins.
La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins. Les associations des lettres en mots ne sont en réalité apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot qu'Hachem a données à Moché. [Ramban - hakdama Béréchit]
Hachem transmit oralement à Moché sa lecture originelle par les Noms divins.
La source de cet enseignement du Ramban est rapportée dans le Zohar (Michpatim 124a) : toutes les lettres de la Torah constituent en réalité des Noms divins d’Hachem.

-> Cela nous permet de comprendre les paroles de rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot - kriat séfer Torah) : "Lorsque le Séfer Torah est ouvert et montré à toute la communauté, alors le Arizal prenait soin de regarder les lettres du Sefer Torah et affirmait que lorsque l'homme s'approche suffisamment près pour pouvoir lire nettement les lettres, ceci attire une très grande lumière sur lui."

<-------->

+ Les juifs ont les outils pour atteindre la Torah cachée :

-> L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

-> Bien que la nature profonde de l'être humain soit enracinée dans la matérialité du corps, puisqu'il est conçu de chair de sang, tout juif est néanmoins directement relié au Trône de Gloire, origine des âmes des Justes (tsadikim) qui sont rattachées au tsror Ha'haïm.
Par conséquent, le juif a également la capacité de recevoir des enseignements spirituels et d'intellectualiser des principes cachés ...
Ainsi, Moché a argumenté aux anges (au moment de chercher la Torah au Ciel - cf. Shabbath 88b) que le peuple d'Israël était doté de la capacité de recevoir la Torah cachée et qu'il convenait parfaitement de lui donner la Torah, bien plus encore qu'aux armées célestes car la dimension dévoilée de la Torah est tout à fait adaptée aux juifs, contrairement aux anges.
Ainsi, les anges de service ont immédiatement reconnu que les Bné Israël étaient aptes à recevoir la Torah.
[d'après le Maharcha - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 88b]

Le Shéma avant de dormir

+ Le Shéma avant de dormir :

-> Selon le Zohar (Vol.III, 211b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 56b), toutes les forces spirituelles nuisibles (forces du mal) sont créées à partir des gouttes de semence gaspillées par l’homme.
Lorsqu’un homme se repent et récite le Shéma avant de se coucher, ces forces spirituelles nuisibles sont anéanties par "l'épée" que constitue la récitation du Shéma.

A ce sujet, le roi David dit : "Les louanges de D. sont dans leur gorge, et une épée à double tranchant est dans leur main" (Téhilim 149,6) : réciter le Shéma (avant de dormir) est comparable à manier une épée à double tranchant, et des myriades de ces forces spirituelles nuisibles sont tuées chaque nuit.
C’est pourquoi le verset "une épée à double tranchant est dans leur main" est suivi de "pour se venger parmi les nations", faisant référence à ces forces spirituelles nuisibles qui ont été créées à partir de ces gouttes de semence gaspillée.
Le roi David dit également : "Mille tomberont à tes côtés et une myriade à ta droite" (Téhilim 91,7).

Ces forces spirituelles nuisibles sont l’ennemi juré de l’homme, et elles cherchent à le tuer. C’est peut-être ce à quoi fait allusion la michna : "Les ennemis de l’homme sont les membres de sa maisonnée" (Sotah 49b).
En d’autres termes, les personnes qui se sont éloignées de sa maison, ces gouttes de semence gaspillée qui ont émergé de son corps et se sont transformées en ces forces spirituelles nuisibles, sont son ennemi juré.
Cependant, par la téchouva et la récitation du Shéma avant de se coucher, une personne en tue une partie chaque nuit et celles-ci sont renvoyées dans un lieu de sainteté.
C’est peut-être à cela que le roi Shlomo faisait référence lorsqu’il dit : "Quand Hahem favorise les voies d’un homme, même ses ennemis feront la paix avec lui" (Michlé 16,7).
[...]

"Écoute, Israël : Hachem est notre D., Hachem est Un" (Vaét'hanan 64,4).
Selon le Zohar (Vol.III, 236b) : les dernières lettres de שמע (shéma - écoute) et de אחד (é'had - un) forment le mot עד (éd - témoin), et les lettres restantes de ces deux mots forment אשמח (ésma'h - je me réjouirai).
Lorsqu’une personne récite le Shéma comme il le faut, elle se réjouit avec Hachem.
Nous pouvons ajouter : si une personne récite le Shéma avant de se coucher, elle peut se réjouir grandement d’avoir tué l’ennemi qui souhaite lui nuire. Il n’y a pas de plus grande joie que la vengeance contre l’ennemi, comme le dit le verset : "Quand les réchaïm sont détruits, il y a des chants" (Michlé 11,10).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,3-9]

"Chaque fois qu'Hachem prononçait l’un des 10 Commandements, les âmes des juifs les quittaient. À l’aide de la rosée de la résurrection, Hachem ramenait les juifs à la vie" (guémara Shabbath 88b).

=> Pourquoi Hachem n’a-t-Il pas pu faire en sorte que les âmes des juifs ne les quittent pas dès le départ?

Lorsque les juifs quittèrent l’Égypte, ils étaient encore remplis d'impuretés et de fautes, et leurs corps n’étaient pas assez purs pour recevoir la Torah. C’est pourquoi il fallait que leurs âmes les quittent.
Lorsque leurs âmes revinrent, ils renaquirent et, ainsi, ils étaient désormais spirituellement prêts à recevoir la Torah.

Cela s’apparente à l’interprétation que fait le Zohar de l’expérience de Moché devant le buisson ardent.
Hachem informa Moché qu’il devait retirer ses sandales. On comprend que cela signifie que le corps de Moché, qui avait vécu dans le palais du Pharaon, n’était pas apte à recevoir les prophéties d'Hachem.
C’est pourquoi, en un sens, Moché a dû se débarrasser de son ancien corps et en recevoir un nouveau.

Il en fut ainsi au mont Sinaï, et il en sera de même avec la venue du machia'h.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,10 ]

Le lo lichma est aussi important

-> Il est parfois bénéfique pour une personne de commencer son immersion dans l’étude de la Torah d'une façon "lo lichma". Ce faisant, le désir d’étudier la Torah se fondra avec des motivations matérielles et illusoires. En conséquence, lorsqu’une personne parvient finalement à se transformer pour étudier la Torah d'une façon "lichma", alors tout s’élève.
Cependant, si une personne commence son immersion dans l’étude de la Torah en étant "lichma", alors ses désirs physiques (matériels) inférieurs ne sont pas reliés à la motivation spirituelle supérieure. En conséquence, sa connexion spirituelle sera toujours au-dessus de son corps.

Certes, cette motivation de "lichma" a elle aussi ses avantages en raison de la pureté et de la clarté de ses aperçus de la Torah. Néanmoins, son défaut est qu’il lui manque la dimension du naturel.
Cependant, il existe une dimension de l’existence au plus haut niveau de sainteté, où l’esprit expansif se déverse à travers les nuages les plus épais. C’est là que les motivations matérielles sont fortement liées aux images spirituelles les plus élevées. Tel était le niveau spirituel de "Rabbi Shimon Bar Yo'haï et de ses amis, qui faisaient de la Torah leur gagne-pain" (Shabbat 11a).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 5:11 ]

Prière de Min’ha

+ Prière de Min'ha :

-> Le Arizal (chaar HaKavanot - Téfilat Min'ha - drouch 2) écrit qu’il existe 310 mondes que Hachem est destiné à donner aux justes. Ils sont tous gravés sous le Trône Saint, 207 à droite et 103 à gauche. Ceux de droite sont des mondes de Miséricorde, et ceux de gauche sont des mondes de Jugement (Rigueur).
Ceux de gauche s’éveillent au moment de Min'ha ; c’est pourquoi le mot : מנחה (min'ha) a la valeur numérique de 103, faisant allusion aux 103 [mondes de] Jugements qui s’éveillent à ce moment-là.
C’est pourquoi, pour faire taire ces Jugements, nos Sages nous mettent en garde : "Une personne doit toujours veiller à prier Min'ha comme il le faut" (Béra'hot 6b).
Si une personne est attentive à Min'ha, elle méritera 310 mondes : les 207 du côté droit (Bonté) et les 103 du côté gauche (Jugement).

Le mot מנחה (minchah) s’écrit en pleinement comme suit : מ"ם נו"ן חי"ת ת"י. Les lettres ajoutées : י י"ת ו"ן ם, plus 4 (un pour chaque mot - règle du kollel), a une valeur numérique totale de 520, la même que שכר (cha'har - récompense).
Si une personne est attentive aux prières de Min'ha, elle peut briser le pouvoir de la sitra a'hara (force du mal), qui règne l’après-midi. [en effet, à ce moment-là, le pouvoir de la Rigueur se renforce, ce qui donne plus de pouvoir à la sitra a'hara. ]
[...]

Une personne qui est attentive à la prière de Min'ha accomplit de grandes choses dans ce monde, car elle brise le pouvoir de la sitra a'hara, dont le pouvoir se situe principalement l’après-midi.

En priant Min'ha avec grand soin, on jouira de la tranquillité dans le monde à Venir.
Min'ha (מנחה) peut également se lire מנחה (ménou'ha - tranquillité) ; en récompense de Min'ha, il se verra accorder la tranquillité.

... Pendant le moment (où l'on peut faire) Min'ha, [le monde] est rempli de Rigeurs. Si une personne récite les prières de Min'ha avec soin, elle adoucit ces Rigueurs [du Ciel], les rendant plus agréables.
Par conséquent, elle reçoit de même douceur et agrément dans le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,14-15]

Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem

+ Juif = avoir notre coeur qui bat pour Jérusalem :

-> Il y a environ cent ans, dans la ville de Radin, une famille vint s’entretenir avec le 'Hafets 'Haïm. Elle était désespérée, car leur fils allait être enrôlé dans l’armée russe.
Lorsque les jeunes garçons juifs étaient enrôlés dans l’armée russe, cela signifiait une séparation totale de la communauté et la fin de leur pratique et de leur identité juives. On ne pouvait même pas emporter de kippa, sans parler d’observer le Shabbat, de respecter les règles casher ou d’épouser une juive.

Le père supplia le 'Hafets 'Haïm d’intercéder, de prier, d’accomplir un miracle, de leur accorder une bénédiction afin qu’ils soient épargnés. Le 'Hafets 'Haïm, les larmes aux yeux, répondit : "Mes chers amis, je ferai ce que je peux ; comme vous le savez, c’est le décret impitoyable de notre génération. Mais, bien sûr, je prierai ..." La famille sombra dans un silence pesant.

D’une voix empreinte de peur et de douleur, le jeune garçon prit la parole : "Rebbe ... y a-t-il quelque chose que je puisse faire?"
Le 'Hafets 'Haïm prit sa main et la posa sur le cœur du garçon. Et lui dit :
"Mon cher fils, sens-tu ton cœur battre? Chaque matin, quoi qu’il t’arrive et où que tu sois, quand tu te réveilles, tourne-toi vers Jérusalem et sens ton cœur battre. Et sache que le cœur d’un juif bat au rythme de Jérusalem.
Tant que ton cœur battra, il battra au rythme de Jérusalem, la ville Sainte. Même sans téfilin, sans sidour ni kippa ... tourne-toi simplement vers Jérusalem, et sache que tu ne seras jamais loin."

<--->

-> On peut emmener un juif hors de Jérusalem, mais Jérusalem restera toujours le cœur et l’âme de chaque juif. Où que nous soyons sur la planète terre, nous nous tournons vers la ville Sainte. Nos cœurs et nos pensées, nos prières et nos aspirations passent par Jérusalem, la "roch sim'hati", notre plus grande joie.
[rav Yéhouda Mischel]

-> Lors du premier Yom Haatzmaout qui a suivi la miraculeuse Guerre des Six Jours, le rav Joseph B. Soloveitchik a prononcé à Boston un discours enflammé sur notre attachement, notre amour et notre nostalgie pour la Terre d'Israël. Avec passion et nostalgie, il a décrit le souvenir marquant d’une conversation dont il avait été témoin, enfant, au 'héder, entre son mélamed, un hassid de Loubavitch au grand cœur, et un juif venu de la terre d'Israël :
"Notre mélamed nous a fait sortir du 'héder et est resté seul avec l’invité. Bien sûr, nous avons essayé de tendre l’oreille. Nous avons entendu notre mélamed demander au visiteur : "Dites-moi la vérité : venez-vous vraiment de la terre d'Israël?"
L’invité a répondu : "Que voulez-vous dire? Je viens bien sûr de la terre d'Israël!"
Mon mélamed lui a alors demandé : "Vos mains ont-elles réellement touché les pierres du Mur occidental (le Kotel)?"
"Oui", fut la réponse immédiate.
Mon mélamed, Rabbi Barou'h Yaakov, lui saisit les mains et les embrassa.

Quand Ezra a déclaré sainte la Terre [d'Israël], il a également rendu saint (consacré) le cœur juif, ainsi que l’attachement et l’engagement éternel des juifs envers la terre d'Israël.
Cette consécration s’est transformée en un attachement éternel entre le juif et la terre d'Israël. Ce fut un miracle encore plus grand que la consécration de la Terre elle-même."

Le rétablissement du Sanhédrin

-> La plus haute cour de justice de la terre d’Israël à l’époque du Temple s’appelait le Grand Sanhédrin. Elle était composée de 71 grands érudits de la Torah à la moralité irréprochable.
Tant que le Grand Sanhédrin était en fonction, tous les juifs servaient Hachem de la même manière. En cas de confusion ou de désaccord, le Sanhédrin était l’arbitre ultime, et ses décisions étaient universellement acceptées.
Avant la venue du machia'h, le prophète Eliyahou reviendra et rétablira le Sanhédrin. La première tâche du Sanhédrin sera de résoudre toutes les questions relatives à la loi et à la pratique juives.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]