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"Il se leva et mesura la Terre" ('Habakouk 3,6) = Hachem mesura toutes les terres du monde et ne trouva aucune terre digne d'être donnée au peuple juif autre que la terre d'Israël.
[guémara Yalkout Chimoni, ibid. ]

=> aucune terre au monde ne peut permettre d'exprimer notre magnifique potentialité juive interne, si ce n'est la terre d'Israël.
En 'houts la'Arets, on peut y être confortable, agréable, mais on ne sera jamais pleinement nous-même.

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-> Hachem dit à Moché : "La Terre m'est bien-aimée et Israël m'est bien-aimé. J'amènerai [le peuple d'Israël], qui m'est bien-aimé, dans la Terre qui m'est bien-aimée" (midrach Bamidbar rabba 23,7).

Sortir chaque jour d’Egypte

Nos Sages nous disent que c’est une mitsva de considérer notre vie comme si nous étions sortis d’Égypte chaque jour. Comment faire cela?
Beaucoup d’entre nous souffrent tellement qu’il semble impossible de créer réellement dans nos cœurs le sentiment de la sortie d'Egypte.
Cependant, nous devons croire que cette mitsva est tout à fait à notre portée. Tout ce que nous avons à faire, c’est de prendre un peu de temps chaque jour pour nous rendre dans un endroit calme, de préférence dans la nature, et remercier Hachem avec nos propres mots pour toutes Ses merveilles incroyables et les bénédictions qu’Il nous accorde.
En réalité, chacun d’entre nous est témoin d’incroyables délivrances à tout moment. Chaque jour, Hachem accomplit des miracles impressionnants pour nous faire sortir de notre "Égypte", mais "Pharaon" tente de nous empêcher de les reconnaître.
Ainsi, en exprimant notre gratitude à Hachem dans l’intimité chaque jour, nous prenons l’habitude de nous attacher à Sa compassion et d’échapper à la souffrance et à l’esclavage de ce monde.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Na'halot 4 ]

Le Shéma du matin

-> Le Zohar (Vol.III, 186a) et les paroles du Arizal (Eitz Haim, Sha’ar 20, chapitre 4) indiquent que chaque jour, l’âme d’une personne ne se répand pas dans ses 248 membres tant qu’elle n’a pas récité le Shéma, qui contient 248 mots.
L'âme se répand alors dans tous ses membres, [et certaines personnes peuvent même le percevoir], comme on le voit dans le récit d’un jeune garçon qui dit à son ami : "A l’odeur de tes vêtements, je vois que tu n’as pas récité le Shéma".
L’idée est, comme nous l’avons écrit, que tant qu’une personne n’a pas récité le Shéma, son âme ne se répand pas dans tous ses membres, et si une personne mange ou boit avant de réciter le Shéma, elle affaiblit le pouvoir de l’âme sainte et renforce le pouvoir des forces de l’impureté (forces du mal).

Le verset "Écoute, Israël!" (Shéma Israël - שְׁמַע יִשְׂרָאֵל, יְהֹוָה אֱלהֵינוּ, יְהֹוָה אֶחָד) contient 25 lettres, tandis que "Béni soit l’honneur de Sa royauté" (barou'h chem kévod mal'houto - בָּרוּךְ, שֵׁם כְּבוד מַלְכוּתו, לְעולָם וָעֶד) contient 24 lettres.
Le total est de 49 lettres, ce qui correspond à la valeur numérique de הדם (adam - le sang).

C'est pourquoi le verset dit : "Tu ne mangeras pas au-dessus du sang" (lo to'hlou al adam - Kédochim 19,26). En d'autres termes, ne mange pas avant d'avoir récité le Shéma (les deux premières lignes du Shéma contiennent 49 lettres, la même valeur numérique que הדם, le sang).
Sinon, tu affaiblis les pouvoirs de la sainteté et tu renforces les forces de l'impureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,26 ]

Dans la paracha Bo, Hachem donne la première mitsva au peuple juif : le kidouch ha'Hodech (sanctification du nouveau mois).
À l’époque du Temple, dès que deux témoins apercevaient un mince croissant de la nouvelle lune, ils couraient vers le Sanhédrin à Jérusalem et témoignaient qu’ils l’avaient vue. Ensuite, les juges sanctifiaient le nouveau mois en proclamant : "Mékoudach, mékoudach, mékoudach" (3 fois : c’est saint!).

De même, chaque fois que nous constatons une petite mitsva que nous avons accomplie, nous devrions courir vers Hachem avec une grande joie et Le remercier pour l’incroyable mérite d’avoir accompli cette mitsva. Malgré toutes ses imperfections, qui sont l’équivalent de l’éclipse de la lune au début du mois, la moindre parcelle de bonté dans la mitsva que nous avons accomplie brille de mille feux, et cela suffit pour que nous puissions dire : "Mékoudach" (nous avons la sainteté en nous!).
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker 1 ]

Soupirer & crier intérieurement à Hachem

Parfois, nous avons l’impression de nous noyer dans un océan de tâches et de responsabilités dont nous devons nous occuper. Il semble que nous soyons esclaves des obligations liées au fait de gagner notre vie, d’élever une famille et de faire face à toutes les luttes physiques, émotionnelles et spirituelles de ce monde.
Dans ces moments-là, nous devrions faire ce que les juifs ont fait en Égypte : prendre une grande inspiration et soupirer devant Hachem ou L’invoquer du fond de notre cœur.
Même si nous n’avons pas de mots à dire, ces soupirs et ces cris éveillent la compassion de Hachem pour nous sortir de notre état d’exil.
En fait, le simple fait de soupirer et d’invoquer Hachem nous fait immédiatement nous sentir beaucoup mieux, car ce faisant, nous remettons tous nos fardeaux entre Ses mains.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Roch 'Hodech 6 ]

La Délivrance se poursuit. La délivrance d’Égypte et la géoula complète du futur ne forment qu’un mouvement et une progression sans fin : l’action de la "main forte et du bras tendu" [d'Hachem], qui a commencé en Egypte, opère sans discontinuer à travers tous les événements.
[rav Avraham Its'hak HaCohen Kook - Orot Israël Ou'Tékhiyato 28 ]

Satisfaction du simple fait d’être juif

+ Gratitude & satisfaction du simple fait d'être juif :

-> Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - séfer hazikaron 71) attendait de ses élèves qu’ils aspirent à la grandeur, tout en soulignant l’importance de conserver un sentiment de satisfaction "dans un état d’être juif sans avoir atteint aucun niveau" (bé'matsav chél héyot Yéhoudi bli madrégot).
Il insistait que : le point de départ de la croissance et de l’identité spirituelle réside dans l’appréciation de ce que nous sommes, et non dans la lutte pour combler ce qui nous manque.

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[Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

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-> "Dayénou" est un poème (dans la Haggada) qui célèbre le cheminement et la patience, nous montrant comment apprécier chaque étape (badéré'h) de notre parcours. Le refrain "cela nous aurait suffi" (dayénou) signifie que chaque événement survenu au cours du long processus de la sortie d’Égypte était suffisant en soi pour susciter notre gratitude, même si son aboutissement final n’était pas encore visible à ce moment-là.
Nous pouvons exprimer notre gratitude pour chaque bienveillance que nous recevons, même si nous ne pouvons pas en voir la trajectoire finale. Chaque étape, chaque phase, a un sens en soi.

L’importance du minyan

+ L'importance du minyan :

-> "Rabbi Yo'hanan enseigne que lorsqu'Hachem se rend dans une synagogue et n'y trouve pas 10 hommes, Il se met immédiatement en colère, comme il est écrit : "Pourquoi suis-Je venu sans qu'il n'y ait aucun homme? Pourquoi ai-Je appelé sans que nul ne réponde?" (Yéchayahou 50,2) [guémara Béra'hot 6b]

-> Le Tsor ha'Haïm (Emor) explique :
Nous apprenons de ce passage de Yéchayahou que si 10 hommes se réunissent, Hachem s'associe à leurs prières. Mais bien plus encore, la guémara rapporte : "Lorsque 10 hommes prient ensemble, la Présence divine les devance en venant avant même que tous ne soient arrivés" (Béra'hot 6a).

De plus, nous pouvons expliquer d'après un autre passage : "D'où apprenons-nous que Hachem prie?
Car il est écrit : "Je les amènerai vers Ma sainte montagne et Je les réjouirai dans la Maison de Ma prière" (Yéchayahou 56,7). Il n'est pas écrit : "la maison de leurs prières" mais plutôt "la maison de Ma prière".
D'ici, nous pouvons en déduire qu'Hachem, Lui-même, prie" (Béra'hot 7a).
Ceci nous permet de saisir pourquoi Hachem s'associe aux Bné Israël afin de prier avec eux.
[...]

Parce que le Maître de l'univers est miséricordieux, comme il est écrit : "Hachem est bon pour tous, Sa pitié s'étend à toutes Ses créatures" (Téhilim 145,9).
Il se rend à la synagogue afin de pouvoir déverser Son flux d'abondance à Ses enfants. Mais s'Il n'y trouve pas 10 juifs, il manquera un réceptacle pour déverser cette abondance de Miséricorde.
C'est la raison pour laquelle Il se met immédiatement en colère faute de pouvoir déverser l'abondance de bonté qu'Il a préparée à Ses enfants.

Tel est le sens de la guémara (Béra'hot 8a) : "Quelle est la signification de ce verset : "Quant à moi, ma prière est à Toi, Eternel, au moment propice" (Téhilim 69,14). Quand est donc ce moment propice? C'est lorsque vient le moment où la communauté se rassemble pour prier."

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-> Selon le Arizal (chaar hakavanot 4a), la synagogue est appelé "beit haknesset" qui signifie : la "maison du rassemblement". Cela nous avertit que ce lieu a le pouvoir de rassembler [bien plus facilement] l'abondance d'Hachem sur nous.

La birkat Cohanim

-> Les bienfaits que nous recevons des bénédictions des Cohanim sont infinis.
Comme mentionné dans le Zohar (Vol.III, 147b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 41b), lorsque les Cohanim récitent ces bénédictions, tous les mondes supérieurs sont pleinement rectifiés du début à la fin, et la bénédiction descend du plus haut de tous les mondes jusqu’au plus bas d’entre eux.
Comme nous le savons, le Kéter est la plus haute de toutes les Sefirot, tandis que le Malkhout est la plus basse d’entre elles.
Grâce aux bénédictions des Cohanim, la bénédiction descend de la source de toutes les bénédictions, qui est le Kéter, la Séfirah la plus élevée, jusqu’à atteindre la fin de toutes les Séfirot, qui est la Malkhout.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 6,23-27]

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[les séfirot sont : kéter, 'hokhma, bina, gédoula ['hessed], guévoura, tiféret, nétsa'h, hod, yessod, malkhout. ]

Guéoula & mois de Nissan

Nos Sages (Roch Hachana 11a) nous enseignent que le peuple d’Israël a été délivré d’Egypte au mois de Nissan, et qu’il en sera de même pour la délivrance définitive, qui aura lieu au mois de Nissan.

Pourquoi avons-nous besoin de connaître le mois au cours duquel la Délivrance future aura lieu?
Il suffit que nous sachions avec certitude que la guéoula aura lieu.

Ici, nos Sages ont voulu nous enseigner que même si le mérite de la dernière génération est insuffisant pour justifier la guéoula, nous ne devons pas désespérer. Nous avons entre les mains le mérite supplémentaire de nos ancêtres qui ont été délivrés d’Égypte au mois de Nissan, ainsi que le mérite du mois de Nissan lui-même, qui est alors devenu un moment propice à la survenue de futurs miracles.

Tel est le sens du verset : "Comme aux jours où vous êtes sortis d’Égypte, je vous ferai voir des prodiges" (Mikha 7,15). Il ne dit pas simplement "comme lorsque vous êtes sortis d’Égypte", mais "aux jours où vous êtes sortis d’Égypte", nous enseignant qu’il y a un mérite particulier à ces jours.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad]