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Talmidé ‘Hakhamim = des bâtisseurs

-> La guémara (Shabbat 114a) demande : pourquoi les Talmidé 'Hakhamim (érudits dans la Torah) sont-ils appelés "bâtisseurs"?
La guémara répond que c'est parce qu'ils participent à la construction du monde.

Le Zéra Shimshon (parachat Pékoudé) pose la question qui s’impose. Les Talmidé 'Hakhamim ne construisent rien. Si l’intention de la guémara est de dire que, d’un point de vue spirituel, ils permettent au monde de fonctionner grâce au mérite de leur étude de la Torah, la guémara aurait dû dire qu’ils soutiennent et fortifient spirituellement l’existence physique du monde? Cela aurait été une description plus claire de ce que font les Talmidé 'Hakhamim?

Le Zéra Shimshon explique la guémara d’une manière étonnante.
La guémara (Méguila 29a) dit que lorsque le machia'h viendra, tous les lieux d’étude de la Torah et de prière seront transférés en terre d'Israël.
Ainsi, chaque endroit où un Talmid 'Hakham s’est assis et a étudié sera ajouté à l’infrastructure de la terre d'Israël. Par conséquent, la guémara ne fait pas seulement référence aux 'Hakhamim en tant que bâtisseurs au sens spirituel, mais aussi au sens physique, matériel.

Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis

+ Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis :

"Et je vous séparerai des nations pour que vous soyez à Moi" (Kédochim 20,26)

-> À propos de ce verset, le Torat Kohanim dit : Hachem déclare (concernant le peuple juif) : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à Moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névou'hadnétzar et à ses amis."

-> Le Zéra Shimshon explique ce midrach de la manière suivante.
Le verset dit : "Ses persécuteurs (du peuple juif) se sont élevés au sommet (sont devenus des dirigeants)" (Eikha 1,5).

Les Mékoubalim expliquent que, naturellement, un juif est enraciné du côté de la sainteté. Cependant, lorsqu’il faute, les forces de la sainteté se séparent de lui et il est envahi par les forces de l’impureté.
Néanmoins, comme un juif possède toujours certains mérites et bonnes actions, quel que soit son degré de faute, il reste toujours en lui un certain degré de sainteté.
Cela met en colère cette partie particulière de la sainteté qui est essentiellement piégée dans le fauteur, désormais impur en raison de ses nombreuses fautes.

Les dirigeants non juifs, eux aussi, possèdent une sorte d’étincelle qui provient du côté de la sainteté. C’est ainsi qu’ils peuvent devenir les puissants dirigeants qu’ils sont, puisque l’impureté elle-même n’a pas d’existence réelle.
C’est uniquement parce qu’ils possèdent un certain degré de sainteté (capturée), bien que dans une faible mesure.

C’est pourquoi nous sommes tenus de prononcer la bénédiction "qui a accordé de Sa gloire à la chair et au sang", en voyant un dirigeant non juif, car ils possèdent en effet une faible mesure de sainteté (qui leur a été accordée pour leur permettre de fonctionner, ou qu’ils ont capturée en raison des fautes du peuple juif).

C'est également pour cette raison qu'Its'hak aimait Essav, car celui-ci possédait de la sainteté, et que Yaakov s'efforçait toujours d'éveiller en lui cette étincelle de sainteté.
C'est aussi la raison pour laquelle la tête d'Essav fut enterrée dans la grotte de Makhpéla, car c'est là qu'il possédait les étincelles de sainteté.

Lorsque le juif ou le peuple juif faute, la sainteté qui demeure en lui désire se venger de lui ou d’eux pour l’avoir séparée du reste du côté de la sainteté. Pour ce faire, elle s’unit aux étincelles de sainteté qui existent chez les dirigeants non juifs, leur donnant ainsi plus de pouvoir sur le peuple juif, et ceux-ci peuvent alors persécuter le peuple juif.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le sens du midrach qui dit que Hachem déclare : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névouchadnétzar et à ses amis."

En effet, si nous observons la Torah, nous appartenons à Hachem.
Cependant, si nous ne le faisons pas, nous donnons aux dirigeants non juifs, les Névoucadnétsar et ses amis, le pouvoir de régner sur nous.

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=> en fautant, nous donnons en réalité le pouvoir aux dirigeants non juifs d’exercer leur autorité sur nous. Cela se produit parce que les fautes torturent notre âme au point qu’elle s’unit aux éléments de sainteté que l’on trouve même chez nos ennemis, afin de se venger de nous pour nos fautes.

La Torah = plus indispensable que l’oxygène

+ La Torah = plus indispensable que l'oxygène :

-> La montagne sur laquelle fut donnée la Torah s'appelle le mont Sinaï (סני) au nom des miracles (נסים - nissim) qu'ont vécus le peuple d'Israël. [guémara Shabbath 89a]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) explique ce passage talmudique au nom du Arizal :
en effet, un des grands miracles dont bénéficia le peuple d'Israël au mont Sinaï fut qu'au moment du don de la Torah, l'espace où se tenait le peuple se vida de son air et de l'oxygène qu'il contenait.
D'après les lois de la nature, il est impossible de survivre dans de telles conditions ne serait-ce que quelques instants.
Le Ben Ich Haï explique que le peuple d'Israël se tenait debout face au mont Sinaï sans oxygène de façon miraculeuse.

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-> Si tu considères la Torah comme l’air que tu respires, tu finiras par oublier les difficultés. Tu percevras ainsi la Torah comme une perfusion qui te maintient en vie.
[rav Yossef Shalom Eliyachiv]

-> "La Torah est l’oxygène du monde, ainsi qu’il est dit : "Si ce n’était pour Mon alliance jour et nuit, Je n’aurais pas placé de lois au ciel et à la terre"(Yirmiyahou 33,25) = le monde ne peut pas subsister sans Torah ...
Non seulement l’étude de la Torah fait subsister le monde, mais plus l’étude est étendue plus l’existence du monde est forte, et avec une plus grande abondance ... par conséquent, combien un ben Torah doit se réjouir!
Imaginons qu’un homme voie quelqu’un qui s’est évanoui et a perdu la respiration, il est proche de la mort, et il se dépêche de lui insuffler une respiration et de le ramener à la vie, combien il se réjouirait de cette grande mitsva que Hachem a mis sur son chemin!
Et combien sa joie sera grande s’il sauve tout un groupe de personnes, et s’il provoque le salut du monde entier!"
[rav Ben Tsion Abba Chaoul - Ohr léTsion - 'Hokhma ouMoussar]

-> La guémara (Béra'hot 61b) compare les juifs aux poissons dans l'eau, qui ne peuvent pas survivre en dehors de son habitat.
Nos Sages de conclure : "De même, la Torah est notre source de vie et peut nous sauver. Sans elle, nous allons certainement mourir."
Un juif ne peut pas survivre spirituellement sans Torah.

-> De même que puisque l'oxygène est si vital constamment, c'est pourquoi Hachem a rempli le monde d'air. Il en est ainsi de la foi. Le juif peut trouver de quoi fortifier sa foi et développer sa confiance en Hachem constamment.
[rav Yé'hezkel Levinstein]

-> Le rav Barou'h Ber Lévowitz écoutait un jour un cours sur l'importance de l'étude de la Torah. L'orateur comparait la Torah à de l'oxygène, disant que l'on ne peut pas vivre sans elle.
Le rav Barou'h Ber, cependant, se leva et annonça que les mots du rav devaient être corrigés.
Il dit : "l'oxygène aide les gens à vivre, mais la Torah c'est la vie elle-même."

->"Ne placez pas votre confiance [en l'homme] ... son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière" (Téhilim 146,3-5).
Le Ménorat haMaor explique : on ne doit pas compter sur l'homme qui ne peut vivre que grâce à l'oxygène qui circule dans tout son corps. Mais plutôt il faut compter sur Celui qui injecte la vie en lui, car Il est le Seul qui compte.

[c'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.]

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+ 37°C : une bonne température ...

Nous savons que le corps humain ne peut se maintenir parfaitement en vie qu'à 37°C.
Ceci peut s'expliquer de la façon suivante.

37 : est la valeur numérique de : "ével" (l'air, l'oxygène -> הבל).
L'oxygène est ce qui est nécessaire au corps pour vivre.

Or, nous pouvons remarquer que "ével" (הבל), est composé des lettres : "lév" (le cœur - לב) et "hé" (l'un des noms de D. - ה).

=> Ceci signifie que lorsque l'on fait fonctionner son cœur (לב) selon la volonté de D. (ה), c'est-à-dire lorsque l'on associe D. au cœur (ה au לב), on obtient alors : "ével" (הבל) : le souffle, l'oxygène.
==> On obtient la bonne température : 37°C, on obtient la vie!!

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+ Nécessité du Michkan :

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 95) dit à ce sujet : "Nous avons l'obligation de construire un lieu qui est pur et propre au plus au degré de pureté spirituelle, afin de purifier les pensées des personnes et de parfaire leur cœur vers Hachem".

-> Le Sforno (Ki Tissa 31,18) écrit que si le peuple juif n'avait pas servi le Veau d'or, alors il n'y aurait eu aucune nécessité de construire un Michkan.
Les conséquences de cette faute ont tellement fait descendre le niveau des gens, qu'il était alors nécessaire d'avoir une "tente d'oxygène" spéciale afin de pouvoir respirer (spirituellement parlant), et c'était le : Michkan!

=> Nous devons établir des Michkan pour Hachem : notre maison, nos écoles juives, nos synagogues, ... et les remplir de pureté, en y respirant un air pur de Torah sans les pollutions extérieures de ce monde. Grâce à cela, nous pourrons être spirituellement en vie!

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+ L'oxygène en terre d'Israël :

-> Rabbi Yéhouda haLévi écrit : "Revigorant pour les âmes est l'air de Ta Terre" ('hayé néchamot, avir artsé'h).
Le simple fait de respirer l'air de la terre d'Israël imprègne l'âme de propriétés vivifiantes.
L'air d'Israël infuse de la sainteté, permettant à une personne de vivre une existence spirituelle.

Dans son Séfer Kouzari, rabbi Yéhouda haLévi développe beaucoup le concept que l'air de la terre d'Israël soutient l'âme.
Tout comme le corps a besoin d'oxygène, l'âme a besoin d'un air spirituel délicat et raffiné.
En terre d'Israël, lorsqu'une personne inhale une bouffée d'air, elle respire une substance spirituellement puissante. L'atmosphère d'Israël est imprégnée de roua'h haKodech (esprit saint).

Etre tsadik = préserver sa brit

+ Etre tsadik = préserver sa brit :

"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)

-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?

On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]

"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]

Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.

Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]

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[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]

Gravité de parler à la synagogue & terre d’Israël

+ Gravité de parler à la synagogue & terre d'Israël :

-> "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]
Si nous les traitons avec sainteté, ils se déplaceront vers la terre d'Israël (suite à la venue du machia'h) ... Même maintenant, ils ont la sainteté de la terre d'Israel.
Les prières montent de là vers les portes du ciel. Cependant, si les gens manquent de respect au beit midrach et y tiennent des propos futiles, le Sar (l'ange) de 'houts la'Aretz vient et devient le chef du beit midrach (ex: laisse passer ce qu'il veut, se nourrit en mal/impureté de nos prières), que D. préserve".
['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309: ]

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-> Le Tzla'h écrit : "[Nos Sages enseignent] que si quelqu'un a un beit midrach (ou synagogue) dans sa ville et qu'il ne s'y rend pas pour prier, il est considéré comme un mauvais voisin (cha'hèn ra).
Même s'il y a un minyan dans la maison de quelqu'un, cela ne se compare pas à la sainteté d'un beit midrach (ou synagogue), qui est un mikdach méat, où réside Hachem.
Lorsqu'une personne se trouve dans un beit midrach (ou synagogue), le yétser ara est déraciné de son cœur, et l'atmosphère devient similaire à celle de la terre d'Israël. Les prières montent au ciel ...
Le sar (ange de 'houtz la'Aretz) n'a aucun contrôle sur l'atmosphère d'une synagogue.
En revanche, lorsqu'on prie chez soi, on perd tous ces avantages ...
Nous devons être prudents avec tout ce qui peut faire partir la Chékhina du peuple juif, ce qui était le but des Grecs. En exil, à cause de nos nombreuses fautes, la Chékhina n'a pas d'endroit où résider car le Temple a été détruit. Mais Hachem, dans Sa miséricorde, nous a laissé un reste, comme il est dit : "Je serai pour eux un Mikdach miniature dans les pays où ils entreront" (Yé'hezkel 11,16). Ce sont les baté midrachim (et synagogue). La Chekhina y réside."

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-> L'un des miracles du Temple était que la fumée du mizbéa'h (Autel) s'élevait en ligne droite. Les vents ne dispersaient pas cette colonne de fumée qui s'élevait directement vers le ciel. Comme il est dit (Pirké Avot 5,5) : le vent ne dispersait pas la colonne de fumée qui sortait du mizbéa'h.

-> Le Avodat Israël écrit :
"L'explication est que le Temple de la terre est directement opposé au Temple du ciel. Lorsque la fumée du mizbéa'h s'élevait vers le Temple d'en-Haut, elle était reçue avec amour par le Créateur, apportant des bienfaits à tous les mondes. Cela n'aurait pas pu se produire si le vent avait dispersé la colonne de fumée.
Maintenant, voyez ... Chaque bit midrach (synagogue) a certainement un beit midrach correspondant dans le ciel qui lui fait face. Les prières montent vers le beit midrach dans le ciel.
C'est pourquoi il faut veiller à ne jamais parler dans le beit midrach, sauf pour prononcer des paroles de prière, car lorsque l'on y tient des propos futiles, c'est comme si l'on était en pleine conversation avec le roi et que l'on disait : "Je ne peux pas te parler maintenant" (j'ai plus intéressant, important, que Toi!), puis que l'on s'adressait à d'autres personnes. Cela éloigne la Chékhina, que D. préserve.
De plus, il est possible que les prières de ceux qui prient dans le beit midrach avec kavana ne soient pas exaucées à cause des fautes de ceux qui parlent pendant la prière.
Pire encore, lorsque quelqu'un parle pendant la répétition de la Amida et la lecture de la Torah, car le moment de la lecture de la Torah est comme Moché Rabbénou debout sur le mont Sinaï, répétant la Torah de la bouche d'Hachem au peuple juif. "
[imaginons-nous en plein don de la Torah, avec Hachem nous parlant directement, et nous préférant raconter des potins à nos voisins! (ça va avec Sa Torah, tu connais pas la dernière ...) ]

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-> La guémara (Béra'hot 8a) dit que Rabbi Yo'hanan était étonné devant le nombre très important de personnes âgées vivant à Bavél.
La raison était car elles allaient le matin et le soir prier à la synagogue.

Comment comprendre que les gens de Bavél vivaient très longtemps, alors que selon nos Sages (guémara Béra'hot 8a) seule la terre d'Israël confère à ses habitants le privilège de vivre longtemps?

Rabbi Yossef Adès explique que lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres dans le monde, et en tout lieu où tomba l'une d'elles, une synagogue fut construite.
C'est pourquoi celles-ci sont surnommées "mikdach méat" (petit sanctuaire).
Ainsi, lorsque les juifs de Babylone s'y rassemblaient, ils rejoignaient un endroit où se trouvait une pierre du Temple, si bien qu'ils étaient considérés comme se trouvant dans le pays d'Israël.

De plus : "Les synagogues et les lieux d’étude de Bavél sont destinés à être implantés en Israël" (guémara Méguila 29a).
A ce titre, toutes les synagogues dans le monde sont considérées comme partie intégrante du pays d'Israël.
[ -> La guémara (Méguila 29a) rapporte qu’au moment d’être exilés, les juifs ont pris avec eux des pierres, et c’est avec ces pierres d’Israël qu’ils ont construit les synagogues et les lieux d’étude en exil.
Cette pratique a continué à toutes les époques.]

-> Le Alchikh haKadoch (Torat Moché - Kédochim 20,22-24) écrit :
Un juif qui vit dans en 'houts LaArets est comme quelqu'un qui n'a pas de D. (guémara Kétouvot 110b), car il est sous [la domination de forces] extérieures.
En revanche, sur la terre [d'Israël], la divinité d'Hachem nous concerne, car la Chékhina y plane, et [D.] ne l'a pas attribuée [la terre d'Israël] aux [forces] extérieures.
De plus, quiconque y habite se trouve dans une atmosphère sainte, sous les ailes de la Chékhina.
[en dehors d'Israël, il y a l'ange Tutélaire de la nation où l'on se trouve qui sert d'intermédiaire entre nous et Hachem, tandis qu'en Israël on est directement sous la supervision d'Hachem. ]

=> Ainsi, avec ce qu'on a vu précédemment, lorsque l'on est dans une synagogue c'est dans une certaine mesure comme si l'on était en terre d'Israël, et nos prières peuvent monter directement à Hachem (sans un ange des nations qui va les affaiblir [en prenant une commission de cette force de sainteté qu'est notre prière pour renforcer les forces du mal], les remettre en question [ex: sommes-nous méritants?]).
En parlant dans une synagogue, on fait fuir la Chékhina, se reposant sur les anges des nations pour transmettre nos prières.

[en 'houts laAretz, chaque fois que nous sommes dans une synagogue (où nous nous tournons vers Jérusalem), nous devons renforcer en nous notre amour et notre désir d'y vivre, car on a envie d'être dans un lieu où papa Hachem est beaucoup plus présent.
Et même si notre vie en galout peut être agréable, notre amour intense d'Hachem (qui désire que l'on vive en Israël - mitsva de la Torah), doit nous pousser au maximum à désirer vivre en Israël (même si pour le moment cela n'est concrètement pas possible). ]

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+ Parler dans la synagogue :

-> Un problème qui découle du fait de parler pendant la prière est que cela empêche les prières de la communauté de monter. Il faut donc être très prudent et éviter de parler dans la synagogue, car cela pourrait ruiner la prière de toutes les personnes présentes.

-> Le 'Hida écrit que si l'on sait que l'on va parler pendant la prière, il vaut mieux prier chez soi, car le fait de parler empêche les prières de monter au ciel.

-> Le Zohar (Vayakel 205) enseigne que parler pendant la prière le jour du Shabbat est une violation encore plus grave.
Le Kaf Ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que parler dans la synagogue chasse la Chékhina.
La Chékhina est plus présente dans la synagogue le jour du Shabbat ; par conséquent, parler le jour du Shabbat pendant la prière est une faute encore plus grave.

-> La guémara (Yébamot 6a) déclare : "Ce n'est pas que vous ayez la crainte du Temple, mais plutôt que vous craignez Celui qui réside dans le Temple."
De même, nous ne craignons pas la synagogue et le beit midrach en soi, mais plutôt le fait qu'Hachem y est beaucoup plus présent, Sa Chékhina y repose bien davantage qu'ailleurs, et nous devons veiller à les traiter avec sainteté.

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-> Le Tzla'h écrit :
"Il n'y a pas de plus grande rébellion contre le Roi du monde que de parler dans son heikhal, en sa présence. Il rend l'air sacré impur, à l'instar des Grecs qui ont rendu impur le mizbéa'h. Parler pendant la prière revient à placer une idole dans le heikhal."

-> Le père du Chlah HaKadoch (dans son Yech No'halim) écrit :
"Je jure que, de toutes les fautes que j'ai vues, je n'ai jamais rien vu d'aussi grave, car qu'est-ce que l'on gagne à parler (dans une synagogue)?
Pour tous les autres fautes, tels que le vol, l'adultère, la consommation d'aliments non casher, ..., le yétser ara est fort et pousse parfois la personne à fauter parce qu'elle désire des plaisirs. Mais aucun yétser ara ne le pousse à parler pendant la prière?
De plus, on ne commet jamais cette faute seul. Il faut qu'il y ait au moins deux personnes. Il est donc quelqu'un qui faute et incite les autres à fauter avec lui. Les fautes de beaucoup de gens seront à cause de lui.
Le pire, c'est qu'il déshonore l'honneur de Hachem en public, au milieu de la communauté, au moment sacré destiné à louer Hachem".
[si l'on peut dire Hachem prend plaisir et fierté à voir Ses enfants le louer dans leur prière, et nous plutôt que d'y participer on snobe le Roi, on Lui manque de respect en laissant notre égo parler à autrui. ]

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-> Rachi commente : "Le Temple d'en-Haut fait directement face au Temple d'en bas" (Rachi - Michpatim 23,20).

Le rav Yéhochoua de Belz explique :
"Lorsque les Bné Israël ont fauté et ont été banni de leur terre (suite à la destruction du Temple), errant d'un endroit à l'autre et d'une terre à l'autre, il n'avait plus la sainteté du Temple dans son emplacement permanent sur le mont Moria, et ils n'ont qu'un échantillon de la sainteté du Temple dans les synagogues et les baté midrach, comme l'explique nos Sages (Méguila 29a) sur le verset (Yé'hezkel 11,16) : "Je serai pour eux un petit temple (mikdach méat)".
Dans Sa grande miséricorde, Hachem déplace le Temple d'en-Haut de son emplacement, afin qu'il se trouve directement en face des "baté mikdach" (Temple) d'en bas, les synagogues et les baté midrach où le peuple juif s'adonne à la Torah et à la prière. "

=> On comprend la gravité de parler en bas, puisque directement connecter en face d'en-Haut.

Les âmes du peuple juif proviennent d’un lieu élevé et saint, car elles trouvent leurs racines dans les mondes supérieurs.
Il y a précisément 600 000 âmes, car elles sont liées à ce nombre de lieux dans les mondes supérieurs.
Chaque fois que le peuple juif est dénombré, cela réveille la sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à ses âmes, ce qui dompte les forces de l’impureté.
Chaque fois que quelque chose est réveillé sur terre, cela réveille quelque chose dans les mondes supérieurs.  

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 1,2]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2026/06/01/recensement-grandeur-des-bne-israel ]

Commenter la Torah sans fondement

"Tu ne feras pas pour toi de forme gravée" (Yitro 20,4)

-> Bien que, selon le sens simple, ce verset fasse référence à l'idolâtrie, le Zohar explique qu'il peut également s'appliquer à celui qui veut délivrer un nouvel enseignement de la Torah qui n'a aucun fondement et qui ne s'appuie pas sur les paroles de nos maîtres.

Voici le langage du Zohar :
"Combien l'homme devra être méticuleux et prendre garde, lorsqu'il étudie la Torah de façon profonde, de ne pas se tromper dans son étude, ne pas dire que quelque chose est pur lorsque c'est impur ou, à l'inverse, que c'est impur lorsque c'est pur.
Il ne devra pas faire sortir de sa bouche des paroles de Torah qui n'ont aucun fondement chez nos maîtres ou qu'il n'a pas reçues lui-même de son maître. En effet, celui qui enseigne des paroles de Torah sans savoir leur source ou leur origine, sans les avoir reçues de son propre maître, il est écrit à son propos : "Tu ne feras pas pour toi de forme gravée".
En d'autres termes, ne te "sculpte" pas une nouvelle Torah."
[Merkavot Argaman al haTorah]

L’état d’esprit d’un homme libre

La différence entre un esclave et une personne libre n’est pas seulement une question de statut ...
On trouve un esclave intelligent dont l’esprit est plein de liberté, tout comme l’inverse, une personne libre avec l’esprit d’un esclave.
La [véritable] nature de la liberté est cet esprit édifiant qui élève l’individu et la nation tout entière pour qu’ils soient fidèles à leur essence et à leur force intérieures, ainsi qu’au cœur de leur âme avec son image Divine.
Avec ce [type de liberté], il est possible de sentir que sa vie a un sens et qu’elle a une valeur égale à celle de toutes les autres. Cela ne peut être vécu par celui qui a l’esprit d’un esclave.
[rav Avraham Its'hak HaCohen Kook - Maamaré Haraaya - vol.1, p.157 ]

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-> Il existe des hommes libres dotés d’un esprit d’esclave, et des esclaves dont l’esprit est plein de liberté. Celui qui est fidèle à son moi intérieur est un homme libre, tandis que celui dont toute la vie n’est qu’une mise en scène de ce qui est bon et beau aux yeux des autres est un esclave.
[Kook - Maamaré Haraaya - vol.1, p.157 ]

Exiger le Temple

+ Exiger le Temple :

-> Trois fois par jour, nous récitons la Amida, nous demandons à Hachem de reconstruire Jérusalem : "vélirouchalayim ire''ha béra'hamim tachouv vétichkon béto'ha kaasser dibarta" (et à Jérusalem, Ta ville, puisses-Tu revenir dans Ta miséricorde, et puisses-Tu y reposer, comme Tu l'as dit).

Cela ne doit pas être considéré comme une simple demande, mais plutôt comme une exigence qu'Hachem tienne Sa promesse et reconstruise Jérusalem : "comme Tu l'as promis!" (kaacher dibarta). Nous disons à Hachem que nous voulons qu'Il tienne Sa promesse de reconstruire et de restaurer Tzion.

Rabbi 'Haïm Kanievsky cite un Yalkout Shimoni (Shmouël II remez 165) étonnant.
Ce midrach enseigne que la raison pour laquelle de nombreux soldats sont morts à l'époque du roi David est qu'ils n'ont pas exigé la construction du Temple.
Ces soldats, ajoute le midrach, n'avaient jamais vu le Temple (qui ne sera construit qu'après la mort du roi David), mais ils ont été blâmés pour ne pas avoir exigé sa construction, et ils l'ont payé de leur vie.

=> Nous devons tirer les leçons de ce récit et prendre la résolution d'exiger de tout cœur qu'Hachem reconstruise immédiatement le Temple.

"Si une personne a commis de nombreuses transgressions (avérot), elle doit les compenser par de nombreuses mitsvot"
[midrach Vayikra raba 21,5 ]