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L’étude de la Torah permet de nous épargner des souffrances

+ L’étude de la Torah permet de nous épargner des souffrances :

-> "Ils te prendront une huile pure d’olives concassées, pour le luminaire" (Tétsavé 27, 20)

-> "Seule la première goutte extraite de l’olive était apte pour l’huile du candélabre." (Rachi, guémara Ména’hote 86a).

-> L’Admour rabbi Yissa'har de Belz enseigne :
La Ménora suggère la Torah (guémara Baba Batra 28b), c’est pourquoi on ne pressait que la première goutte pour les besoins de l’allumage (celle-ci est extraite facilement sans effort). Car celui qui étudie la Torah n’a pas besoin d’être "concassé" sans arrêt et de subir maintes et maintes souffrances, comme l’enseignent nos Sages (guémara Béra'hot 5a) : "Celui qui s’adonne à l’étude de la Torah, les souffrances s’éloignent de lui".
Grâce à celle-ci, l’homme est épargné de toutes sortes de peines et de tourments.

-> D’après ce qui précède, le ‘Hidouché haRim explique l’enseignement de la guémara (Béra'hot 6b) : "La récompense du rassemblement de la Torah, c’est le do’hak (terme qui signifie à la fois contiguïté, mais aussi la pauvreté").
Rachi d’expliquer : "Le Shabbat d’avant chaque fête, tous venaient se rassembler pour écouter les lois relatives à celle-ci".
D’après cela, commente le ‘Hidouché haRim, cet enseignement vient suggérer en allusion que la récompense reçue pour se rassembler afin d’étudier la Torah est le
"do’hak" = que toutes sortes de difficultés et d’épreuves disparaissent.

-> Le midrach (Béréchit rabba 92,1) enseigne : "Il n’est pas un homme sans épreuve, heureux l’homme dont les épreuves viennent
de la Torah".
L’explication en est que l’homme est né pour l’effort. Cependant, heureux celui dont les efforts et la peine sont dans le but de comprendre la Torah, car ceux-ci l’exemptent de toutes les autres souffrances.

-> Le Yichma'h Moché dit que l'on y trouve une allusion dans le verset : "C’est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain (Béréchit 3,19) : le mot "pain" peut avoir, en effet, deux significations : son sens propre, et aussi celui de "Torah", comme on le voit dans le verset : "Venez manger de Mon pain" (Michlé 9,5).
Or, si tout homme est soumis à ce décret, néanmoins, il peut choisir pour quel "pain" investir ses efforts. Car s’il les tourne tous vers la Torah (pour l’étude de laquelle il peine), il méritera de recevoir sa subsistance facilement, sans devoir beaucoup se fatiguer.

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-> La souffrance purifie les péchés de l'homme (guémara Béra'hot 5a).
Un homme sage n'attendra pas qu'Hachem lui envoie de la souffrance. Au contraire, il acceptera sur lui l'inconfort de l'étude de la Torah : l'absence de plaisirs, l'effort constant et le joug de la Torah qui affaiblit l'homme.
L'avantage est que la souffrance elle-même est une mitsva. En outre, elle remplace d'autres formes de souffrance et expie ses péchés.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,6]

[le Pirké Avot, compte le fait d'accepter la souffrance parmi les 48 voies pour acquérir la Torah ]

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-> b'h, voir également : L'étude de la Torah expie les fautes comme les sacrifices : https://todahm.com/2022/04/24/letude-de-la-torah-expie-les-fautes-comme-les-sacrifices

[plus on met d'efforts dans notre étude de la Torah, plus on expie nos fautes, et donc le moins nous aurons besoin de souffrances en réparation des dégâts spirituels de nos fautes (c'est bon la Torah a déjà fait le travail nécessaire! ).]

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-> voir également : Torah & les souffrances pendant 'hevlé machia'h : https://todahm.com/2017/07/11/torah-les-souffrances-pendant-hevle-machiah

La tsniout

+ La tsniout :

-> Les Cohanim disent : "yévarékhekha Hachem véichmérekha" (Nasso 6,24).
Le midrach (rabba Nasso) explique : "Yevarékhekha” : bébanim ; "véichmérekha" : bébanot = la bénédiction vient par les garçons, la protection par les filles.
Le Zohar haKadoch (125a) enseigne : la tsiniout (la pudeur, la décence) des femmes dégage une lumière qui protège de la pauvreté, du malheur, des forces du Mal ; une femme qui est tsenoua dans sa maison, empêche les forces du Mal d'y rentrer et inversement, nous révèle Rabbi H'izkiya dans ce zohar.

Le midrach dit également : "la femme qui est tsenoua dans les coins de sa maison, est comme une vigne féconde, et elle a des enfants qui ressemblent à des oliviers" (roi David - Tehilim128,3) = de même que l'olivier porte ses fruits 9 mois, de même la femme qui est tsenoua est protégée de toute fausse couche et portera ses enfants 9 mois.
De même que l'huile d'olive remonte à la surface, de même les enfants d'une femme tsenoua remonteront toujours et seront élevés au-dessus des autres.

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+ la lumière est à l'intérieur :

-> Le Maharal (Gvourot Hachem - chap.24) rapporte :
"Rabbi Ochaya (midrach Chemot rabba 3.1) dit que Moché a bien fait de cacher son visage de la Présence Divine (Chékhina) au moment du premier dévoilement divin qu'il a vu, car c'est grâce à cela qu'il a mérité que son visage soit illuminé par la suite.
En effet, le mérite de la tsiniout de Moché Rabenou lui a fait mériter une lumière divine qui est le propre de celui qui se comport avec tsiniout, car par la tsnioute arrive une force d'intériorité qui peut resplendir sur son visage".

-> Le Néfech Yéhoudi (Tétsavé) développe cela :
le vêtement a comme ségoula de neutraliser la matérialité de l'homme par le fait qu'il la dissimule, et cela au profit de son intériorité qui reçoit alors une nouvelle lumière Divine.
C'est cette lumière qui est apparue sur le visage de Moché tant sa tsinout était grande. Cette lumière n'est rien d'autre que celle de la Présence Divine qui ne peut résider que dans les endroits de tsniout, dans les endroits où il y a une intériorité.
[Moché a été prêt à être effacé de la Torah pour permettre de sauver le peuple juif. Le Maharal enseigne que la Présence Divine ne vient que dans la tsniout et dans l'humilité, et c'est pour cela que la Présence Divine vient résider fortement sur lui et même sur tout le peuple d'Israël.]

Le midrach (rabba Bamidbar 1,3) enseigne :
"Lorsque le Ohel Moed fut construit Hachem a dit : qu'est-ce qu'il est beau et tsanoua (discret) cet endroit (le Kodech Hakodachim), Je viendrai y parler secrètement à Moché Rabenou.
[Le Midrach poursuit : ] de là tu apprends qu'une femme qui est tsanoua aura le mérite d'épouser un Cohen Gadol et d'enfanter des enfants Cohanim quédolim comme l'a dit Hachem : "Je viens résider et poser Mon Kavod seulement dans l'intériorité'. Or, sur la femme tsanoua, il est écrit : "kol kevoda bat mélekh pénima" (le kavod de la fille du Roi c'est son intériorité)."

=> Nous voyons donc qu'il y a un parallèle entre l'intériorité de la femme tsanoua et l'intériorité du Kodech haKodachim (le saint des Saints) ; dans les deux viennent résider la Chekhina, dans les deux nous trouvons la présence de Cohanim Guedolim.

-> Lors d'une venue exceptionnelle du rav Steinman en France, il a rappelé en quelques phrases que le seul endroit dans lequel la Torah décrit un départ de la Chekhina (Présence Divine) est dans la paracha (Ki Tetsé 23,15). Il est écrit : "Et il ne sera pas vu une quelconque nudité, sinon [la Chékhina] s'en irait de derrière toi".
Le rav Steinman a alors dit : de là tu vois que là où il y a la tsiniout, il y a la Chekhina et là où il n'y a pas la tsiniout, il y a le départ de la Chekhina.

Le corps a des vêtements aussi bien que l'âme a des vêtements.
Les vêtements de l'âme s'appellent les midot (traits de caractère).
[Malbim]

Le succès ne se mesure pas par la richesse, mais par la paix intérieure et la tranquillité.
[Malbim]

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[le Malbim nous demande de redéfinir notre perception de la réussite.
La sérénité [intérieure] en est le symbole ultime.]

Si vous voulez que vos enfants deviennent des fleurs, vous devez les planter comme des fleurs.
[rav Ovadia Yossef]

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[le rav Ovadia Yossef enseigne que lorsque nous créons une maison stable et chaleureuse (avec une vraie attention et un amour abondant), dans laquelle les jeûnes âmes [les enfants] peuvent prendre racine, alors ils devraient se développer magnifiquement, b'h.]

En ce qui concerne la Torah, ce qui a le plus d'importance au Ciel, ce n'est pas le nombre de pages étudiées, mais le temps et les efforts que nous aurons investi.
[rabbi Ezra Attia]

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[nous adorons le résultat extérieur (combien de pages, de traités étudiés?), tandis que Hachem chérit les efforts investis dans l'étude. En ce sens quelqu'un avance très lentement mais qui se donne à 100% de ses capacités a une valeur énorme aux yeux d'Hachem
b'h, voir à ce sujet : https://todahm.com/2018/10/10/agir-au-maximum-de-ses-capacites ]

Une fois que nous avons fui la jalousie, le matérialisme et la recherche des honneurs, alors le monde devient un endroit débordant de bonheur.
[rabbi Eliyahou Eliézer Dessler]

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[le rav Dessler nous dit que nous sommes dans une société qui nous bombarde d'images attirantes, qui nous laissent croire que c'est la "chose" qui nous mènera au bonheur (si tu as tel produit alors tu seras heureux, si tu as tel métier alors tu seras heureux, ...).
Pourtant ce n'est qu'une fois qu'on brise le mythe du matérialisme et qu'on se libère de la jalousie et du ressentiment qu'elle engendre, que nous pouvons découvrir la vraie joie que la vie peut offrir.
(plutôt que de continuellement passer son temps à la recherche externe DU produit, de LA situation, qui nous rendra vraiment heureux, on doit se poser et apprécier notre intériorité, ce que Hachem nous a déjà accordé.)]

Lorsqu'un juif se lève après avoir étudié un sujet de guémara, il doit avoir davantage de compassion, de gentillesse, plus de place dans son cœur pour les autres.
Si cela ne se produit pas, c'est qu'il ne l'a pas vraiment étudié [ce passage du Talmud], et il devrait s'asseoir et l'apprendre à nouveau.
[rabbi David Feinstein]

Le machia’h

+ Le machia'h (par le Sfat Emet) :

-> Même dans cet exil amer qui est le nôtre, nous ne devons pas désespérer.
De même que nos ancêtres ont soudainement été transformés et élevés des profondeurs de l'esclavage [en Egypte] jusqu'aux hauts niveaux des Nuées Divines à Souccot, de même Hachem va nous transformer.
Bien que nous pouvons percevoir que nous ne sommes pas méritants, l'étincelle intérieure dans l'âme de chaque juif va soudainement être réveillée à l'arrivée du machia'h.
Le juif en exil va de nouveau s'envoler au niveau de nos ancêtres, méritant alors de percevoir et de détecter la Présence Divine.
[Sfat Emet - Chémot 5642]

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-> La longueur infinie de cet dernier exil nous assure que lorsque l'ultime délivrance arrivera nous serons comblés de l'infinie bonté d'Hachem.
[Sfat Emet - Vaéra 5643]

-> De même que les souffrances en Egypte étaient un prélude au don de la Torah, et que l'errance dans le désert était un prérequis pour la terre d'Israël, de même l'exil actuel et sa misère sont le prélude pour le machia'h.
[Sfat Emet - Chémot 5641, 5658]

-> L'objectif principal de l'exil est de libérer le potentiel inné de chaque âme juive.
Le mot "galout" (גלות) provient de "hitgalout" (révélation - התגלות), et peut même être lié à "galgal" (une roue - גלגל).
En conséquence de l'exil et de ses multiples expériences, les juifs ont subi tellement de changements (similaire aux tours d'une roue) qu'au final son plein potentiel est mis en premier plan.
[...]
L'exil (galout), qui cause aux juifs d'être dispersés, a comme effet bénéfique d'entraîner que le Nom d'Hachem et Sa souveraineté soient connus à travers le monde entier.
[selon cette approche le terme גלות (exil) est relié aussi à "galouï" (גלוי - la révélation de la Gloire d'Hachem)]
[Sfat Emet - Chemot 5657]

Pessa’h & la guéoula

+ La délivrance finale ne peut pas se produire tant que la signification de la sortie d'Egypte n'est pas pleinement comprise par les juifs.
En trouvant chaque année de nouvelles significations dans le récit de la sortie d'Egypte, nous donnons un ordre à notre compréhension de cette première nuit de notre liberté d'exister en tant que nation, et nous amenons beaucoup plus proche l'arrivée du machia'h et la délivrance finale.

La Torah elle-même nous enseigne l'importance de comprendre la sortie d'Egypte : "Je suis Hachem, votre D., qui vous ai fait sortir de la terre d'Egypte, pour devenir votre D., moi, Hachem votre D." (Chéla'h Lé'ha 15,41) = ce n'est que par cette re-création et cette re-évaluation de notre liberté nationale, que nous appelons un Séder, que nous pouvons atteindre l'objectif de la sortie d'Egypte : faire d'Hachem notre D. et amener la délivrance finale.

Un passage de la Haggada souligne également ce point : "kol yémé 'hayékha léavi limot amachia'h" = [nous devons rapporter le récit de la sortie d'Egypte] tous les jours de notre vie afin d'amener l'époque du machia'h.
[...]

Chaque année, le Séder (ordre) amène réellement un nouvel "ordre" à l'univers ...
Au Séder, nous cherchons à annuler les dégâts résiduels de Amalek en retraçant nos pas qui nous ont menés en dehors de l'Egypte.
En agissant ainsi, nous amenons plus proche de sa réalisation le rêve original d'un monde idéal sous l'autorité claire d'Hachem. En d'autres termes, nous réarrangeons l'univers pour qu'il se conforme davantage aux caractéristiques d'Hachem, lui donnant un nouvel ordre (séder).
Tandis que les dommages d'Amalek ne peuvent pas être annuler tous en une seule fois, l'effet cumulatif année après année de réalisations progressives va au final porter ses fruits comme le prédit la michna : "léavi limot amachia'h" (pour amener l'époque du machia'h).
[Sfat Emet - 5635, 5642]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2022/03/18/pessah-un-accelerateur-du-machiah

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-> Le fait de mentionner la sortie d'Egypte a le pouvoir de nous inspirer à espérer avec davantage de ferveur à l'ultime délivrance.
[Sfat Emet - 5660]

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-> Le mot : "galout" (exil - גלות) suggère l'objectif de l'exil : "itgualout" (la révélation - התגלות) = la révélation de la vérité intérieure qui est couverte par un aspect en surface trompeur.
En déshabillant la façade extérieure des difficultés, des souffrances et des désespoirs, nous pouvons alors voir la Présence Divine, même pendant les moments d'exil.
[Sfat Emet - 5631]

[plus nous prenons conscience d'un côté de la façade des souffrances de l'esclavage terrible de nos ancêtres, et d'un autre côté de la réalité intérieure d'à quel point Hachem gère tout pour notre bien ultime avec une extrême précision, alors plus nous accomplissons le but de l'exil, et nous provoquons alors la rédemption finale, avec la venue du machia'h]

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-> Les 4 mitsvot du Séder de Pessa'h correspondent aux 4 fautes principales qui ont entraînées la destruction des 2 Temples, et ainsi que des 4 royaumes sous lesquels nous avons été assujettis.
En égorgeant et en offrant l'agneau, qui était un dieu vénéré par les égyptiens, nos ancêtres ont réparé la faute de l'idolâtrie.
En mangeant la matsa, à qui on n'a pas laissé le temps de lever/fermenter, nous expions le fait d'avoir dégradés la mitsva de la procréation en s'engageant dans des relations interdites.
En mangeant du maror, qui a la même valeur numérique que le mot "mavét" (la mort), on se rappelle de l'amertume que nous pouvons causer par le meurtre.
Et enfin, en racontant le récit de la sortie d'Egypte, nous expions pour les fautes dites avec la bouche : le lachon ara et la haine gratuite, qui ont causé la destruction du 2e Temple.
[Sfat Emet - 5662]

[ainsi en réparant les fautes ayant causées la destruction du Temple (1er et 2e), nous rapprochons la venue du 3e Temple avec la venue du machia'h.]