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Lorsqu’une personne est envahie par des pensées négatives, qu’elle étudie la Torah, et celles-ci disparaîtront.
[Zohar - Vayéchev 22]

+ [ Le jour de Roch ‘Hodech Elloul, Moché est à nouveau monté sur le mont Sinaï pour prier en tant qu’émissaire d’Israël, demandant à D. d’avoir pitié d’eux et de les pardonner. Le jour de Yom Kippour, leur repentir a été pleinement accepté. Moché est descendu pour donner aux juifs le 2e ensemble de Tables de la Loi et pour les informer qu’ils étaient pardonnés de la faute du Veau d'or. ]

La montée de Moché sur le mont Sinaï pour recevoir la Torah (les Lou'hot) une seconde fois, maintenant à la tête d'une nation de pénitents (chacun ayant fait téchouva sur le Veau d'or), met en lumière un objectif central d'Elloul : le retour à la Torah.
Chaque juif a une contribution unique à apporter à notre mission nationale d'étude et de diffusion de la Torah, comme nous le demandons trois fois par jour dans nos prières : "Accorde-nous notre part de Ta Torah" (véten 'helkénou béToratékha).

Les origines de ce concept remontent même avant la Création du monde, puisque les Sages enseignent (Yalkout Chimoni - Béréchit 2) qu'Hachem a utilisé la Torah comme plan pour construire l'univers. Ainsi, le monde est apparu et continue d'exister uniquement pour la Torah ; il s'ensuit que chaque être individuel n'est soutenu que grâce à sa part unique dans la Torah.
Bien qu'un juif puisse s'éloigner de ses racines dans la Torah au cours de l'année, lorsque Elloul arrive, il retrouve toujours le chemin de ses racines.

En effet, c'est précisément ce processus de reconnexion aux racines de la Torah qui constitue l'essence de la téchouva : s'extraire du marasme du matérialisme qui engloutit le monde et s'attacher à nouveau à Hachem et à Sa Torah.
Dans cette optique, nous pouvons constater que la téchouva n'est en aucun cas réservée exclusivement aux fauteurs, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de se détourner de notre préoccupation excessive pour les modalités du monde matériel et de revenir à Hachem.
C'est ainsi que nous prions 3 fois chaque jour de la semaine : "Ramène-nous, notre Père, à Ta Torah" (achivénou avinou léToratékha).
[Sfat Emet - Likoutim]

Le Tiféret Shlomo dit que chaque personne a une certaine somme d'argent à laquelle elle serait prête à renoncer pour ne pas manquer une mitsva. Par exemple, une personne qui préfère renoncer à 500 euros plutôt que de ne pas dire le Shéma devrait être aussi heureuse que si elle recevait 500 euros chaque fois qu'elle dit le Shéma.
Et il ne s'agit pas seulement d'une idée mignonne. Elle est en fait établie dans la loi juive (Baer Hétiv - 'Hoshen Michpat 382:5).

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-> Rabbi Na'hman de Breslev dit qu'une personne qui éprouve des difficultés à accomplir une mitsva dans la joie devrait imaginer qu'elle est déjà morte et que le Ciel a fait une exception en lui donnant la permission spéciale de revenir à la vie uniquement pour accomplir cette mitsva. Elle accomplira alors certainement la mitsva avec la joie qui convient.

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-> Rabbi Méïr, le fils du rabbi de Berditchev, dit que nous sommes récompensés dans ce monde pour la joie avec laquelle nous accomplissons les mitsvot.
Il ajoute que nous ne parlons pas ici de la récompense pour la mitsva, car la véritable récompense pour une mitsva (qui est spirituelle) ne peut être atteinte dans ce monde (qui est physique). Cette récompense concerne plutôt la joie qu'une personne a éprouvée en accomplissant la mitsva.

-> Rabbi Barou'h de Kossov enseigne que la joie avec laquelle une personne accomplit une mitsva est plus importante pour Hachem que l'accomplissement de la mitsva elle-même.

En fait, le Maggid de Mézéritch dit que l'aspect principal de l'accomplissement d'une mitsva est le plaisir qu'une personne éprouve en l'accomplissant.
[l'idée est puissante : la finalité n'est pas de faire la mitsva, mais bien de développer profondément en nous un sentiment ardent de Joie Sainte.
Etre joyeux n'est pas un simple bonus, mais une nécessité fondamentale! ]

-> Le niveau de joie le plus profond mène à la danse. Le 'Hatam Sofer dit que la véritable danse inspirée par la joie ne peut provenir que de la joie qui découle de l'accomplissement d'une mitsva.

-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que lorsqu'une personne accomplit une mitsva avec une joie telle qu'elle l'amène à danser et à applaudir au-delà de son contrôle, les souffrances qui lui étaient attribuées lui sont retirées.
D'autres Sages ont déclaré que c'était le niveau auquel se trouvait le roi David lorsque le verset dit qu'il "sautillait et dansait devant Hachem" (Shmouel I 6,16).

L'essence de la perfection est de corriger les gens par de bonnes paroles et de leur rappeler leur noblesse et la grande source sainte d'où provient leur âme, ainsi que de leur transmettre la satisfaction qu'Hachem tire des actions positives de chaque juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Levi - 'Houkat]

"Le peuple ne remarqua pas le son des cris joyeux à cause des pleurs des gens" (Ezra 3,13 ).

-> Cela peut faire référence à ceux qui ne réalisent pas ce qu’ils possèdent : ils ne remarquent pas les plaisirs et les joies de la vie car ils se lamentent sur ce qu’ils n’ont pas.

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-> la racine de la plainte est l’éventualisation d’une meilleure situation. La source de la satisfaction est de réaliser que la situation pourrait être pire.
En ce sens, Yaakov était heureux de son sort : "J'ai tout" (yech li kol - Vayichla'h 33,11).

A la naissance de Yéhouda, Léa fut particulièrement reconnaissante, ayant plus que sa part (Vayétsé 29,35 ). Chacun doit avoir ce même ressenti : estimer qu’il a plus que ce qu’il mérite.
En ce sens nous portons le nom de Yéhoudi (יהודי), de la racine "odaa" (הודאה), être reconnaissant pour ce que l’on a et se dire que l’on davantage que son lot.
On commence notre journée dans cet état d’esprit avec "modé ani" (מודה אני ). Immédiatement au réveil, nous remercions (modé) avant même de penser (ani).
Le midrach (Béréchit rabba 14,9 ) explique que nous devons louer Hachem pour chaque respiration.
[d'après le rav Yéhochoua Alt]

+ Parfois, les météorologues se trompent sur leurs prévisions.
Le rav Yaakov Kamenetsky affirma lui que le bureau météorologique était précis dans ses prévisions, décrivant ce qu’il voyait. Cependant, Hachem est "machiv aroua'h oumorid aguéchem" (Il fait souffler le vent et descendre la pluie - משיב הרוח ומוריד הגָשֶם). [nous affirmons cela 3 fois par jour dans la Amida]
Hachem modifie les périodes et change les temps, et par conséquent, un moment, il peut sembler qu’il va pleuvoir, puis le ciel change.

[cela nous aide à avoir une vision juive des choses, et d'à quel point Hachem en est derrière avec précision! ]

Des lettres couronnées

+ Des lettres couronnées :

-> Il y a certaines lettres dans le Séfer Torah ornées de taguin, des couronnes, placées au-dessus de la lettre. Chaque couronne prend la forme d’une fine ligne verticale semblable à la lettre zayin.
Le Maguen David explique que l’utilisation de couronnes sur ces lettres a la même fonction que les racines d’une plante. Les racines extraient la nourriture du sol pour leur permettre de croître. Dans l’ordre inverse, ces couronnes agissent comme des filtres à travers lesquels la spiritualité descend, via les 10 sefirot, dans le corps des lettres elles-mêmes.

Bien que les couronnes puissent sembler insignifiantes, elles recèlent beaucoup de secrets de la Torah.
Ceci ressort explicitement d’une aggada de la guémara (Mena'hot 29b) selon laquelle Rabbi Akiva était en mesure d’extraire de chaque couronne des lettres, des tas d’halakhot.
Pour comprendre cela, faisons une comparaison avec ce que nous avons aujourd’hui. Une petite puce peut contenir une énorme quantité d’informations. Dans un sens similaire, les minuscules couronnes sur les lettres d’un Sefer Torah contiennent une grande quantité d’informations.
[rav Yéhochoua Alt]

"[La terre d'Israël est] le trésor de tout le peuple juif, et de tout l'univers".
[Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Moché Sorotzkin]

Les souffrances précédent la guéoula

+ Les souffrances précédent la guéoula :

-> "Si tu vois une génération où les souffrances débordent comme un fleuve, alors attends-le [le machia'h], comme dit le prophète : "Quand cela deviendra comme un fleuve étroit… Le Rédempteur viendra à Tsion" (Yéchayahou chap.59)".
[guémara Sanhédrin 98a]

-> Le mizmor "Laménatséa'h" (Téhilim 20) a 70 mots.
Le Gaon de Vilna, se basant sur le Zohar, explique que ces 70 mots correspondent aux 70 dernières années de l'exil, période durant laquelle il y aura de nombreuses souffrances.

-> "Au cours de la dernière année, de terribles souffrances et de nombreux décrets difficiles, l'asservissement sera plus sévère, et de nombreuses maladies ; la nature du monde changera et le goût de tout sera repris et tout sera cher ; il n'y aura pas de paix pour "celui qui sort et celui qui entre" ; et les hommes de foi vont mourir, et immédiatement machia'h va venir". [midrach Hechalot Rabbati 36,5]

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-> Le Sia'h Its'hak (dans son pérouch sur la téfila) enseigne :
Nous disons dans les Pessouké déZimra : "boné Yérouchalayim, Hachem"
"Boné" (construit) est au présent, pour signifier que Hachem construit continuellement Jérusalem.
Le Ram'hal dit : "Toutes les souffrances que nous endurons font véritablement partie du processus de la guéoula".
C'est le vrai sens de "boné Yérouchalayim" = Hachem reconstruit continuellement Jérusalem à travers nos souffrances et nos difficultés.

Le Sia'h Its'hak (pérouch sur Chémoné Esré) ajoute que c'est aussi la raison pour laquelle nous disons dans la Amida le "goél Israël" au présent.
Les difficultés constantes que nous subissons tout au long de l'exil ne sont pas des moyens de vengeance, mais leur but est de nous aider à nous purifier et à nous rendre dignes de la guéoula, ce qui signifie que les difficultés/souffrances en elles-mêmes sont considérées comme faisant partie du processus de la guéoula.

-> La guémara (Béra'hot 5a) affirme : "3 bons cadeaux ont été donnés à Israël : la Torah, la terre d'Israël et le monde à venir, et toutes ne sont donnés qu'à travers la souffrance".
Cela nous dit clairement que pour mériter la bonté d'Hachem, nous devons endurer la souffrance.

[lorsque nous comprenons que nos difficultés et souffrances sont les éléments qui construisent les blocs de construction de Jérusalem, de la guéoula et de toute bonté future [éternelle] que nous recevrons, alors nous pouvons les accepter avec joie et amour.
Chacune nous permet de la rapprocher, de l'embellir, ... ]

-> Le 'Hafets 'Haïm dit également que la raison pour laquelle nous pouvons espérer la Délivrance, même si les générations précédentes ne l'ont pas méritée, est parce que la souffrance peut nous amener à la mériter.
[puisque la souffrance nous purifie de nos fautes, augmentent notre mérite de rester fidèle à D. en émouna malgré les galères, .. (surtout qu'avec la baisse spirituelle des générations, tout est plus sombre, et la moindre petite victoire spirituelle a beaucoup plus de valeur)
Les souffrances nous permettent de mériter rapidement la guéoula, car elles réduisent le niveau de téchouva nécessaire pour être méritants pour la guéoula. Bien évidemment, si on fait une téchouva de tout coeur par nous-même, alors on peut minimiser la nécessité de davantage de difficiltés ou d'exil. ]

-> Dans la guémara (Sanhédrin 97b), il y a un débat sur la question de savoir si la guéoula dépend de la téchouva, et il y a ceux qui soutiennent que nous pouvons mériter la guéoula par le fait d'avoir des souffrances.
Le rav Its'hak Aizik Chaver explique que c'est parce endurer une souffrance avec un amour d'Hachem et une émouna forte est en soi une raison de mériter la guéoula.
Le Ram'hal (Daat Tvounot - siman 40) affirme qu'il y a ceux qui mériteront la guéoula grâce à leur droiture, ce qui la mériteront grâce à leur téchouva, et ceux qui la mériteront uniquement sur la base de leur acceptation des souffrances [sans se rebeller car provenant d'Hachem].

-> Le Séfer Emouna véHachgakha (basé sur les enseignements du Gaon de Vilna) dit que le fait que nous restons forts dans notre bita'hon tout au long du 'hevlé machia'h peut être notre principal mérite pour la guéoula.
[Rabbi Ezriel Tauber fait remarquer que notre période précédant la venue du machia'h est appelée : 'hévlé machia'h (חבלי משיח), qui vient du mot : 'hévél (une corde - חבל). En effet, juste avant l'arrivée du machia'h, Hachem va "secouer le monde", à l'image d'une corde (symbolisant la émouna, notre liaison à D.), et uniquement ceux qui y resteront attachés mériteront d'être sauvés. (cette période de troubles nous octroie des mérites permettant de la mériter d'une belle manière)]

-> Le Shévet Moussar (chap.51) ajoute que le fait que nous résistons à toutes les épreuves de l'exil, que nous ne nous rebellons pas, et que nous faisons de notre mieux pour apprendre la Torah et les mitsvot, parfois même en faisant un sacrifice de soi, cela a pour conséquence de nous enlever toutes les accusations contre nous, et sera une formidable source de récompenses lorsque la guéoula arrivera.

-> Le Ram'hal dit que le fait d'espérer en la délivrance, au milieu des douleurs que nous subissons dans l'exil (sans se rebeller contre Hachem, et au contraire voulant être proche de Lui par émouna), cela est un catalyseur très puissant pour activer la guéoula (indépendamment du fait que nous aurons plus de récompenses pour cela après car réalisée dans la douleur).

-> Le 'Hafets 'Haïm (kountrass tsipita lichoua) enseigne qu'à travers l'exil qui traîne, nous accumulons plus de mérites : à la fois le cumul des mérites de chaque génération supplémentaire, et à la fois par le simple fait que nous attendons avec une émouna inébranlable et n'abandonnons pas.

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-> Nos Sages (Pessikta rabbati 37) disent que le machia'h lui-même acceptera de nombreuses souffrances sur lui (spécifiquement pendant la dernière période de la guéoula, les 70 dernières années), afin que de nombreux autres juifs puissent mériter la guéoula.

-> Le Zohar enseigne :
A l'époque de la faute du Veau d'or, Hachem voulait supprimer le peuple juif et ne laisser que Moché Rabbénou et ses descendants, et Moché est intervenu au nom du peuple juif.
Il en sera de même concernant la future guéoula, Hachem a dit à Moché qu'Il était prêt à racheter seulement une infime partie du peuple juif ...
Moché est intervenu à nouveau pour le peuple juif, et a accepté sur lui toutes les difficultés du 'hévlé machia'h afin qu'au moins tous les bénonim du peuple juif puissent mériter la guéoula.

[ainsi de nombreux juifs seront délivrés à la guéoula par les souffrances que Moché va avoir au moment du 'hévlé machia'h.]

-> Après la 2e guerre mondiale, le rabbi de Klausenbourg a rencontré le rav Areleh Belzer et lui a demandé : "Si le machia'h ne vient pas maintenant (après tout ce qui s'est passé) quand est-ce qu'il viendra?"
Le rav Areleh lui a répondu : "Si le machia'h venait maintenant, seulement les individus mériteraient la guéoula. Hachem attend que le peuple juif se reconstruise, puis Il amènera le machia'h".
[Hachem peut repousser la guéoula et endurer tant de douleurs et de souffrances supplémentaires (pour ainsi dire), uniquement pour s'assurer qu'aucune âme (néchama) de ceux qui font les bons choix pendant cette période déterminante, ne soit laissée de côté, comme le dit le verset : "afin que personne ne soit laissé pour compte" (Chmouël II 14,14).
Ainsi, nous devons relativiser les douleurs actuelle de l'enfantement du machia'h, en espérant qu'avec l'aide de D. cela permette que le plus possible de juifs méritent la guéoula grâce à cela. Nos souffrances étant pâles en comparaison des grands avantages qui en découleront pour l'éternité.]

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-> Le Zohar (tikouné Zohar - tikoun 12,27b) dit que la raison pour laquelle Hachem s'est révélée à Moché dans un buisson plein d'épines, était que tout comme une rose est entourée d'épines pour sa protection, le peuple juif en exil sera entouré par le érev rav comme proctection pour eux, en ce que l'inconfort qu'ils nous causent hâtera la Délivrance (guéoula).
Le Gaon de Vilna ajoute que : "c'est pour cette raison qu'Hachem ne se débarrassera pas d'eux".

[bien que nous ne souhaitons pas de piqûres, mais si cela arrive que le érev nous cause préjudice, nous pique, il faut avoir en tête que par cela la guéoula viendra plus rapidement. ]

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-> Nos Sages (Pirké déRabbi Eliézer - chap.32) disent que les souffrances que Yichmaël causent au peuple d'Israël s'intensifieront pendant la période avant la venue du machia'h, en particulier en terre d'Israël.

[Avraham a été inspiré par Hachem pour nommer son fils Yichmaël en fonction de ce qui se passerait dans le futur : le fait qu'à notre époque la descendance de Yichmaël nous cause un grande douleur, motivant le peuple d'Israël à crier de toute coeur à D.
Hachem écoute alors ces prières spéciales (yichma El), et Il apportera alors la guéoula.
Le rav Matisyahou Salomon dit qu'on peut croire que l'on a des difficultés et par conséquent nous prions pour nous en débarrasser. Mais en réalité c'est l'inverse : Hachem nous envoie des difficultés par le biais de Yichmaël afin de nous motiver à prier.
Selon le rav Yérou'ham Lévovitz, cela s'applique à toutes les difficultés de la vie.
(en ce sens si nous prions sincèrement par nous-même, alors les souffrances ne sont plus si nécessaires!)]

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1°/ des difficultés pour nous motiver à faire téchouva afin que nous méritions la guéoula :

-> la guémara (Sanhédrin 97a) enseigne que si nous ne faisons pas téchouva avant la venue du machia'h, alors Hachem placera sur nous un roi dur comme Haman qui nous forcera à faire téchouva.
Le 'Hatam Sofer explique que si nous ne nous repentons pas et ne supplions pas pour le Temple par nous-même, alors nous allons souffrir d'un roi comme Haman jusqu'à ce que nous soyons forcés de le faire, comme les juifs à l'époque de Pourim.

-> Le midrach (Pirké déRabbi Eliézer - fin chap.43 ; Yalkout Chimoni fin Malakhi) enseigne :
"Si le peuple juif ne fait pas téchouva, ils ne seront pas délivrés. Et le peuple juif n'atteindra la téchouva que par la douleur par les difficultés financières".
De nombreux commentateurs (comme le 'Hafets 'Haïm) expliquent que l'objectif des souffrances est de nous pousser à faire téchouva, qui nous donnera le mérite dont nous avons besoin pour la guéoula.

[il est important de préciser : pour les nations du monde, les souffrances proviennent totalement de l'Attribut de Justice/Rigueur (midat hadin) pour les punir.
Mais pour le peuple juif, l'Attribut de Rigueur n'est qu'une couverture de l'Attribut de Miséricorde (midat harakhamim) qui est cachée en dessous, car il sert à nous inciter à faire téchouva et à mériter ainsi la guéoula. (c'est une petite souffrance temporaire, pour un bien infini et éternel.)]

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2°/ les difficultés nous préparent à la guéoula :

-> Le Chla haKadoch (Chémot - Torah Ohr - ot 22) explique que l'exil n'est pas une punition, mais plutôt une guérison pour nous purifier et retirer notre matérialité.

-> Le Ram'hal (Adir baMarom - amoud 22) dit que les épreuves que nous endurons spécifiquement pendant la période des 'hévlé machia'h sont là pour nous purifier de toute impureté qui est devenue une partie de nous.

-> Le rav Eliyahou Dessler enseigne que chaque nation représente des forces d'impuretés spécifiques, qui sont incarnées par certains mauvais traits de caractère.
Quand on est en exil sous la juridiction d'une certaine nation, ce n'est pas un hasard : c'est plutôt une indication claire des domaines dans lesquels nous devons nous améliorer. Etre en contact étroit avec cette nation nous est nécessaire pour surmonter ces mauvais traits de caractère et ainsi nous fortifier contre les mauvaises influences que cette nation représente.
Le rav Dessler ajoute que le but de toutes les souffrances que nous expérimentons en exil est de nous donner des épreuves dans les domaines dans lesquels nous devons nous améliorer pour facilité la purification nécessaire.

Selon le rav Moché Sorotzkin : il s'ensuit donc qu'à mesure que nous nous rapprochons de la venue du machia'h, si nous ne nous sommes pas débarrassés [par nous-même] de tous ces mauvais traits de caractère, les souffrances s'intensifieront dans le but de nous purifier de l'impureté de ces traits.]

-> La guéoula finale ressemble à celle en Egypte.
Il est écrit : "Tu as fait sortir de l'Egypte, du milieu de ce creuset de fer" (Méla'him I 8,51)
- Le Ram'hal (Déré'h Hachem 4,49) enseigne : "Après la faute d'Adam, toute l'humanité était en ruine ... c'est pourquoi il était nécessaire que le peuple d'Israël soit exilé et asservi en Egypte. C'est ce qui leur a permis de se purifier comme l'or dans le creuset."
- Selon Rabbi Chmouël Aharon Rubin (cité dans le Talelé Orot) :
D. nous punie pour notre bien, afin de nous purifier par l'expiation de nos péchés.
Nos Sages déclarent : "De même que le levain est bon pour la pâte, les sangs sont bons pour la femme ; celle qui a des pertes de sang (menstruel) abondantes aura de nombreux enfants".
Les juifs ont été comparés à une femme nida pour laisser entendre que leurs épreuves : "leurs sangs abondants", apparaîtront en définitive comme une bénédiction : ils doivent passer dans le creuset de la souffrance avant la délivrance ultime.

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3°/ Les difficultés nous permettent de mieux apprécier notre raison d'être dans ce monde :

-> Selon nos Sages, plutôt que d'être une punition l'exil nous sert de catalyseur pour corriger nos lacunes et nous rapprocher d'Hachem.
De même, la principale fonction des souffrances est de nous rapprocher d'Hachem.

-> Selon le rav Eliyahou Dessler, le but des souffrances à notre époque est de diminuer notre attachement à la matérialité, et elles nous enseignent à apprécier la spiritualité et à nous lier à Hachem.
Lorsque nous subissons des difficultés en exil qui affaiblissent notre désir de matérialité et renforcent notre aspiration pour grandir en spiritualité. [face à de vraies difficultés de la vie, tout le superflu devient secondaire, et on se refocalise sur l'essentiel. (ex: face à la notion de la mort, on se rappelle que tout est éphémère, qu'on devra rendre des comptes, qu'on aura besoin de mérites pour "meubler" notre monde à venir éternel, ...)]
Grâce à cela, lorsque le machia'h viendra, nous serons méritants d'une connexion forte avec toute la spiritualité qui sera alors disponible.

[cette notion que la guéoula nécessite que nous ayons une bonne perspective sur la spiritualité/matérialité, est développée par exemple : https://todahm.com/2022/03/18/se-preparer-pour-le-machiah ]

-> On peut ajouter l'exemple suivant :
Selon Rabbi Avigdor Miller : Le "creuset de fer" de l'Egypte a purifié les juifs de toutes les saletés spirituelles. Parce qu'ils étaient réduits en esclavage, les Bné Israël ont appris à être humbles et miséricordieux. Cela a affiné leur personnalité.
Ce n'est que par le biais de leurs souffrances en Egypte, qu'ils ont pu devenir méritants de devenir la nation choisie par Hachem et être capable de recevoir la Torah.

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4°/ Les difficultés nous motivent à se préparer pour la guéoula :

-> Le rav Eliyahou Dessler explique que le but du 'hévlé machia'h est de nous éveiller afin que nous nous préparions pour la machia'h. L'une des raisons pour lesquelles la préparation pour le machia'h est vitale est que la façon dont nous vivrons le temps d'après la venue du machia'h peut énormément varier, et cela concerne à la fois le peuple d'Israël dans son ensemble, que chaque individu.

[b'h, voir à ce sujet : la forme qu'aura le monde après la venue du machia'h dépend de nous : https://todahm.com/2022/03/18/le-monde-a-venir-depend-de-nous ]

-> "pitom yavo él hékhalo" (le machia'h "viendra soudainement dans Son sanctuaire" - Mala'hi 3,1)
Le rav Moché Sorotzkin dit que le risque d'être pris au dépourvu est que nous n'ayons aucune chance de nous y préparer ; et nous serions alors exclus de cet incroyable moment qu'est la guéoula.
Par conséquent, on nous envoie des souffrances pour nous motiver à nous préparer à l'avance, afin que notre expérience du machia'h soit à un niveau spirituel élevé.
[le yétser ara nous anesthésie dans notre train-train quotidien, du coup Hachem nous envoie des stimulation pour nous éveiller à la Vérité. Ainsi, plus nous faisons ce travail par nous-même, plus on s'évite des temps difficiles, qui ne sont alors plus nécessaires.]

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5°/ les difficultés nous motivent à prier :

-> Nos Sages nous enseignent à de nombreux endroits que la guéoula dépend de la prière, et en particulier de nos prières faites avec sincérité, celles qui proviennent des profondeurs de notre coeur, voir exprimées avec des larmes.
[on peut citer :
- Le Targoum (Yéchayahou 59,16 ; 63,5) dit que même une seule personne priant avec sincérité peut amener la guéoula.
- Selon le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19), nous ne pouvons pas estimer le pouvoir d'une prière d'un individu pour la guéoula et l'honneur d'Hachem. ]

-> Le rav Moché Sorotzkin enseigne :
beaucoup de nos souffrances tout au long de l'exil étaient une fonction liée à l'exil lui-même, mais le but des souffrances dans la période précédent la guéoula est entièrement différent.
A ce moment les souffrances peuvent venir uniquement dans le but de nous motiver à prier pour la guéoula.
Lorsque nous prions actuellement, on ne doit pas se concentrer essentiellement à demander à Hachem de retirer nos souffrances, mais plutôt nous devrions implorer pour la guéoula.
[les souffrances n'étant pas une fin en soi, mais plutôt au service de la guéoula. ]

-> Le Méam Loez (Chémot 6,1) :
Le fait que la souffrance des juifs s'aggravât après la visite de Moché à Pharaon était pour le bien d'Israël ...
En effet, constatant qu'ils étaient persécutés au lieu d'être libérés, ils n'avaient pas d'autre espoir que de se tourner de tout leur cœur vers Hachem, et d'implorer Son pardon pour toutes leurs fautes.

-> Nos Sages (guémara Sanhédrin 97a) nous enseignent que la Délivrance (guéoula) ne peut venir que lorsque nous avons abandonné l'espoir de mériter la guéoula.
Qu'est-ce que cela veut dire?
Le rav Moché Sorotzkin dit qu'une explication est qu'il ne faut pas sentir que la guéoula viendra avec l'aide de l'homme ; cela ne viendra que par Hachem Lui-même. C'est l'une des raisons invoquées pour expliquer pourquoi Hachem a endurci le coeur de Pharaon avant que les juifs ne quittent l'Egypte. Cela devait se produire pour que les gens n'aient pas l'impression que Pharaon pouvait les aider d’une façon ou d’une autre à réaliser la sortie d'Egypte.

-> De même, nos Sages enseignent que Esther s'est rendue à un festin en tête à tête avec A'hachvéroch et Haman, dans le but que le peuple juif pense qu'elle était de leur côté et qu'ils n'avaient plus personne sur qui compter que Hachem. En effet avant ils priaient certes, mais ils se disaient ça va on a notre 'soeur' Esther qui est au palais et qui va nous aider à sortir de cette situation difficile.
Mais une fois qu'ils pensaient que même Esther était une "vendue", alors ils ont prié avec sincérité, avec 100% de leur espérance en papa Hachem.

[on voit de là que certes on prie depuis des centaines et des centaines d'années pour la venue du machia'h, mais il ne suffit pas que nos lèvres bougent, notre coeur doit également vibrer à chaque fois, en l'honneur de notre papa Hachem qui attend tellement de pouvoir reconstruire Sa demeure et nous rendre Sa Présence manifeste.]

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-> "Tout malheur qui arrive sur le monde n'arrive qu'en raison du peuple juif [afin qu'il ouvre les yeux et fasse téchouva]"
[voir à ce sujet : Tout ne se passe que pour le peuple d'Israël : https://todahm.com/2022/03/18/tout-ne-se-passe-que-pour-le-peuple-disrael ]

L’importance d’aspirer à la venue du machia’h

+++ L'importance d'aspirer à la venue du machia'h :

-> La guémara (Shabbath 31a) rapporte qu'après la mort, lorsque l'âme rejoint le monde de Vérité, elle se tient devant le beit din d'en-Haut qui lui posera 6 questions.
La 4e question sera : "As-tu anticipé/attendu la délivrance?" (tsipita lichoua).
=> En quoi attendre le machia'h est si important, au point d'être une des 6 questions qu'on nous posera?
En quoi cela est un critère clé permettant de savoir si notre âme a réussi sa mission sur terre?

-> Le Smak (Séfer Mitsvot katan - mitsva 1) dit que la mitsva de "tsipita lichoua" est dérivée du 1er des 10 Commandements : "Ano'hi Hachem Elokékha acher otsétikha méErets Mitsraïm" (Je suis Hachem Ton D. qui t'a fait sortir d'Egypte).
Cela nous enseigne que de même que nous devons croire que Hachem nous a sorti d'Egypte, de même nous devons croire et aspirer à la guéoula de cet exil.

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+ Les bénéfices de désirer ardemment la guéoula :

1°/ Cela empêche la souffrance :

-> Le fait d'attendre le machia'h et être conscient de ce si bel avenir qui peut arriver d'une seconde à l'autre, nous offre un grand réconfort, surtout dans nos moments de souffrance. [tout cela n'est que temporaire, et très vite on sera dans le monde qui n'est clairement "que bien" (koulo tov).]

-> Le Séfer haTikounim (le Ram'hal y rapporte de notions qu'il a apprises de Eliyahou haNavi et d'anges - tikoun 36), nous apprenons qu'attendre la Délivrance sert à nous sauver de certaines souffrances que nous pourrions autrement subir aux mains des nations du monde pendant notre exil.

-> Nos Sages disent que l'attente du machia'h peut être un mérite pour être sauvé d'un éventuel danger au moment de la venue du machia'h.
A ce moment-là, il y aura un risque accru de préjudice de la part des "anges du mal" (dont le travail principal est de nuire aux réchaïm), mais notre mérite d'anticiper le machia'h servira de bouclier de protection contre eux.
[midrach Yalkout Chimoni Yéchayahou - fin remez תקד ; Pessikta rabbati maamar גילי]

[on peut éventuellement ajouter que lorsqu'une personne aspire à la délivrance pour que l'honneur d'Hachem soit pleinement révélé, pour qu'il n'y ait plus de hilloul Hachem, pour qu'Il arrête de souffrir de l'exil ... alors mesure pour mesure Hachem va également nous combler du meilleur.
N'oublions pas qu'à chaque fois que nous attendant la Délivrance, nous réalisons une mitsva, ce qui est en soit un mérité énorme et éternel! ]

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2°/ C'est un mérite pour entrer en terre d'Israël avant la guéoula :

-> Le rav Moché Sorotzkin rapporte qu'il y a 2 niveaux de rassemblement des exilés (kibouts galouyot).
Tout d'abord avant la venue du machia'h, Hachem amènera des gens en terre d'Israël. Ensuite après l'arrivée du machia'h, il y aura un rassemblement général pour le restant du peuple.
Qu'est-ce qui détermine à quel groupe nous appartiendrons?

Le Messé'h 'Hokhma (Nitsavim 30,3) écrit que ceux qui avaient le désir de vivre en terre d'Israël alors qu'ils étaient encore en exil y seront amenés avant la guéoula, mais celui qui s'est contenté de vivre en dehors d'Israël, qui s'y est senti trop confortable, ne méritera de venir en terre d'Israël que plus tard, après la venue du machia'h.
[grâce à D. nous vivons dans un exil avec un certain confort, au point qu'on peut en venir à s'y enraciner, s'y sentir bien. Mais si on était persuadé que le machia'h va arriver imminemment et que nous serons tous rassemblés en Israël, alors est-ce qu'on vivrait le même type de vie? ]

-> Les Richonim (ex: Ramban - Séfer haGuéoula chaar 4 ; Mabit - Beit Elokim chaar aTéfila chap.17) affirment que tous ceux qui attendent le machia'h pendant leur vie, seront méritants d'une résurrection des morts immédiatement avant la venue du machia'h, afin qu'ils puissent être témoins de tous les miracles qui se produiront au moment de l'arrivée du machia'h.
[mesure pour mesure que tu as aspiré à la guéoula, alors tu pourras la vivre aux premières loges! ]

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3°/ Cela apporte réellement la guéoula :

-> Nos Sages disent à plusieurs reprises que le fait d'espérer et d'attendre le machia'h est un moyen permettant d'aider à la venue de la guéoula.
On peut citer par exemple :
- "la géoula viendra par le mérite du fait que nous l'attendons" - midrach Yalkout Chimoni Téhilim rémez תשלו ;
- "grâce à l'attente [pour la guéoula] qu'auront parmi les juifs pendant l'exil, ils mériteront d'être délivrés" - Ram'hal (Otsarot aRam'hal Téhilim 71,1)

-> Nos Sages (Otsar amidrachim Yéhochoua ben Lévi - קטע ו) enseignent que le machia'h lui-même est bouleversé par le fait que le peuple juif soit en train de l'attendre.
Pour illustrer cela, le 'Hafets 'Haïm relate une histoire vraire :
Après avoir servi comme rav à Varsovie, le Beit haLévi avait décidé de la quitter pour occuper un poste dans une autre ville. Une délégation vint à lui de la ville de Brisk pour lui demander d'y devenir le rav et il refusa.
Quand ils lui ont dit que 25 000 personnes l'attendaient pour être leur rav, le Beit haLévi a décidé qu'il ne pouvait pas laisser tomber autant de monde et il a accepté d'y prendre le poste de rabbin.

Le 'Hafets 'Haïm ajoute que tout comme le Beit haLévi a trouvé qu'il est impossible de refuser sa venue à autant de personnes, si le peuple d'Israël attendait vraiment le machia'h alors eux aussi ne seraient pas refusés.
[à chaque génération il y a des personnes potentiellement machia'h, et au moment où il est choisi alors une âme spéciale du machia'h descendra en lui. Eventuellement, on peut dire que c'est cette âme au Ciel qui est bouleversée de voir autant de juifs qui attendent le machia'h, au point qu'elle se sent "obligée" de descendre.]

-> Le midrach (rabba שה"ש א,ד) dit :
"Pouvons-nous imaginer ce qui résulterait, si nous le peuple d'Israël qui attendons la Délivrance, exprimions à Hachem : "Il n'y a rien au monde que nous voulons plus que Toi!".
[en exprimant à D. que nous ne désirons rien d'autre que Lui, que nous voulons le machia'h pour pouvoir de nouveau être réunis et proches, alors (si l'on peut dire) cela active réciproquement les sentiments d'amour et de bonté d'Hachem à notre égard. La guéoula en est activée.
A l'inverse, si nous sommes confortables dans notre train train quotidien, alors Hachem nous y laisse (si Je ne vous manque pas tant que ça, si vous avez mieux à faire qu'être avec votre papa Hachem!). ]

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4°/ Cela changera notre expérience de la guéoula :

-> En plus de ce qu'on a vu précédemment, le niveau de la guéoula et du Temple dont nous bénéficierons, ainsi que la vitesse à laquelle cela se produira, dépend de notre degré d'attente.
[il n'y a pas un scénario défini, mais plutôt tout dépendra de notre désir préalable à la Délivrance.]

Sur la base de cette idée, le 'Hatam Sofer (sur Soucca 41) explique pourquoi le 2e Temple était à un niveau inférieur au premier.
La raison est que puisque le peuple juif n'aspirait pas au 2e Temple au degré qu'ils auraient dû avoir, alors par conséquent le Temple qu'ils ont reçu n'avait pas le même niveau de sainteté que l'original.

[plus nous aspirons à la guéoula, plus nous mériterons d'avoir éternellement le nouveau Temple (du Ciel) à un niveau le plus élevé possible.
Ainsi, on ne doit pas voir comme un échec le fait qu'on désire le machia'h et qu'il ne vienne pas. Mais au contraire, c'est notre attente actuelle qui construit et sublime toujours plus ce que sera notre guéoula.]

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-> Nos Sages comparent la délivrance d'Egypte avec la délivrance finale (guéoula) :
On peut s'interroger pourquoi les 2 réchaïm : Datan et Aviram, ne sont pas morts durant la plaie des ténèbres avec les 4/5e du peuple?
Le Roch répond que c'est parce qu'ils n'ont jamais perdu espoir en une guéoula imminente.

=> On voit donc que le fait de constamment espérer en la venue imminente du machia'h, est une garantie qui va nous permettre de mériter de vivre cet incroyable moment qu'est la guéoula, et cela est valable même pour les réchaïm.

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-> sur la nécessité vitale de demander la guéoula : https://todahm.com/2022/03/18/necessite-de-demander-le-machiah