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Etre Kadoch grâce à la Torah

+ Etre Kadoch (saint) grâce à la Torah :

-> La guémara (Baba Batra 16a) nous enseigne que de même que D. a créé le yétser ara, il a créé son antidote : l’étude de la Torah.
Rachi commente ce passage : "Car la Torah neutralise les mauvaises pensées."

-> "Celui est [pleinement] impliqué dans la Torah, il n'a pas besoin de s'inquiéter du tout [à propos de son inclinaison à fauter]."
[rav 'Haïm de Volozhin - Kéter Roch 33]

-> "On doit changer ses pensées vers des mots de Torah, et remplir notre esprit de sagesse, car les pensées d'interdites sexuelles (arayot) ne peuvent rester que dans un cœur qui est vide de sagesse [en Torah]."
[Rambam - Hilkhot Issouré Biakh - chap.22]

-> "La sainteté de la Torah repousse l'impureté ...
L'étude de la Torah, la plus grande des mitsvot, provient du plus élevé de tous les mondes spirituels, et ainsi elle élève une personne à un niveau où l'attirance vers l'impureté devient insignifiante, à l'image d'un jouet pour enfant qui n'est plus attirant pour un adulte."
[Birkat Avraham]

-> Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Béréchit 15) enseigne que Hachem a mis dans la nature humaine un désir important pour atteindre le plaisir, l'amusement.
Ce désir peut être dirigé pour obtenir du plaisir résultant de notre connexion avec Hachem par le biais de l'étude de la Torah, ou bien au travers des plaisirs matériels/physiques.
=> Ainsi, lorsque nous dirigeons notre désir vers notre Source (Hachem) par l'étude de la Torah, alors le désir pour un plaisir interdit dans le domaine de la sainteté (kédoucha) va disparaître.

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Chémot 3,8) écrit :
"Malgré la faiblesse physique et spirituelle des juifs en Egypte, Hachem ne leur a pas permis de descendre dans le 49e niveau d'impureté.
S'ils avaient franchi ce seuil, ils n'auraient pas pu en sortir facilement, puisqu'ils n'avaient pas encore reçu la Torah.

S'ils étaient restés [en Egypte] un instant supplémentaire, ils se seraient enfoncés dans le 50e niveau d'impureté, et n'auraient pas pu en sortir.
Cependant, avant l'arrivée du machia'h, les juifs entreront dans ce "50e niveau d'impureté", mais ils seront sauvés grâce au pouvoir de la Torah."

-> "De même que l'esclavage en Egypte à permis de rectifier l'impureté, de même l'effort dans la Torah remplira la même fonction durant le dernier exil [le nôtre]."
[rav Avraham de Sochotchov (introduction à son Eglé Tal)]

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-> "[L'étude de la] Torah [a la capacité de nous] sauver ... de souffrances qui sont aussi difficiles que la mort"
[Tikouné Zohar - Tikoun 22]

Le Zohar (vol.I,27a) nous enseigne que nos difficultés dans l'étude de la Torah permettent d'expier nos fautes.

[nous pouvons nous laver/purifier de nos fautes par des souffrances, ou bien par nos efforts dans l'étude de la Torah.
Ainsi, la Torah nous rend plus kadoch (donc proches de D.!), nous amène un salaire éternel, et nous permet d'éviter bien des souffrances, et ce tout en kiffant notre étude! ]

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-> "[D. dit :] J'ai créé le yétser ara et J'ai créé la Torah comme antidote"
[guémara Kiddouchin 30b]

Le Messilat Yécharim (chap.5) dit que par cette déclaration, nos Sages ont clairement statué que c'est uniquement grâce à la Torah qu'une personne peut se libérer du yétser ara, et que toute personne qui pense le contraire se ment elle-même.
Cela est semble à une situation où un docteur a fait une prescription à un malade.
Ce patient, qui n'a aucune connaissance médicale, va choisir les médicaments qui sont à son goût, détruisant par la-même tout espoir de guérison.
[il est évident que la téchouva et la prière vont de pair avec l'étude de la Torah]

-> "Sache qu'en dehors une implication dans l'étude de la Torah, il n'y a pas d'autre possibilité [d'être sauvé du yétser ara] ...
Il n'y a aucun autre remède ou solution dans le monde afin d'éviter les pièges qu'il place en permanence devant nous, afin de nous attraper et nous jeter dans les abysses, afin de nous détruire pour de bon (que D. nous en préserve).
L'unique solution est l'immersion dans notre sainte Torah."
[Rabbi 'Haïm de Volozhine - Néfech ha'Haïm 4,32]

-> "Si ce méprisable (le yétser ara) t'affronte, amène-le dans la maison d'étude (beit hamidrach)"
[guémara Soucca 52b - la Torah est tellement puissante que s'il est de fer, il va exploser!]

-> "Si le yétser ara se tient devant toi, nourris-le du pain de la Torah"
[midrach Téhilim - chap.34]

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-> Tout celui qui met les mots de Torah sur son cœur sera épargné des pensées (et des désirs) de luxure (znout), des pensées du yétser ara, des pensées (et des désirs) pour une femme mariée, des pensées pour des sottises, ...
[rabbi 'Hanina Segan haCohanim - Avot déRabbi Nathan - chap.20]

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+ Chacun de nos efforts vaut de l'or :

-> Lorsqu'une personne se sanctifie un peu, [alors Hachem] la sanctifie beaucoup"
[guémara Yoma 31a]

-> "Tout celui qui est vigilant à ses actions [en cherchant la meilleure manière d'agir] dans ce monde, méritera d'être témoin de la délivrance de Hachem."
[guémara Moed Katan 5a]

Selon le Ram'hal (Messilat Yécharim 2), cela signifie que si une personne est attentive à sa façon de se comporter, alors Hachem va l'aider, et Il la sauvera de son yétser ara.

-> "Hachem vient en aide aux repentants, lorsqu'ils sont par nature incapables de persévérer dans leur voie."
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva - chap.1]

Cette affirmation a pour source la guémara (Shabbath 104), selon laquelle : "lorsqu'un homme cherche à se purifier, il est soutenu dans sa voie".

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-> "Même si nos Sages ont dit que les portes de la prière sont fermées, cela ne fait référence qu'à la prière pour nos besoins matériels. Cependant, une prière pour obtenir de l'aide de D. dans la spiritualité, est toujours entendue."
[rav Israël Salanter - rapporté par le rav Eliyahout Dessler - Mikhtav méEliyahou vol.II]

"C'est est un acte de générosité pour ainsi dire envers le Créateur de partir tôt de chez soi le matin et le soir, et comme la présence Divine est en exil à notre époque, elle ne trouve de satisfaction que dans les 4 coudées de la prière.

Quiconque se lève tôt pour aller à la synagogue, c'est comme s'il se levait pour accueillir la Présence Divine et lui demandait comment elle va, et cela la console et la réjouit que cet homme lui demande de ses nouvelles quand il vient parmi les premiers."

[le Séder haYom]

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-> Habituellement, dans un mariage, les parents des 2 côtés arrivent les premiers, ensuite la proche famille, et la famille plus éloignée arrive en dernier.
Il en va de même en ce qui concerne la prière : plus la personne a un "lien de parenté" direct avec la prière, plus il vient tôt.
Nous devons savoir que celui qui veille à arriver à temps exprime ainsi l'importance de la prière à ses yeux, et cela même constitue une raison que la prière soit acceptée.
[rabbi Dov Yaffé]

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-> b'h, sur l'importance d’être parmi les 10 premiers à la prière : https://todahm.com/2018/12/09/limportance-detre-parmi-les-10-premiers-a-la-priere

"La tristesse n'est pas écrite dans la Torah comme une interdiction, et la joie n'est pas écrite dans la Torah comme une mitsva positive, mais le dommage spirituel qui peut être causé par la tristesse est plus grave qu'une faute, et l'élévation spirituelle qui peut provenir de la joie est plus importante qu'une mitsva"

[Baal Chem Tov]

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-> "La tristesse n’est pas une avéra en soi, mais elle peut mener l’homme à des extrémités auxquelles aucune faute ne pourrait mener!"

[rabbi Aharon de Karlin]

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-> Le Réchit 'Hokhma nous enseigne :
"Constate que la joie comporte tout le reste.
En effet, celui qui se fait du souci à propos de ce monde ne connaît pas de repos pendant toute sa vie, il est toujours en train de réfléchir à la façon de gagner de l'argent, sans se contenter de ce que Hachem lui a accordé, alors que celui qui est heureux de son sort est riche, car il se réjouit en Hachem qui est son héritage."

La force essentielle de la prière est lorsque l'homme met tout son espoir dans le Créateur du monde, ne compte absolument que sur Lui, et croit fermement dans Sa puissance illimitée.
Plus cette foi grandit, plus les chances qu'un miracle se produise augmentent, et que D. entende sa prière.

Et bien que chacun de nous soit habitué à la prière, et croie en Sa puissance, il faut éveiller cette foi en la faisant passer du cerveau dans le cœur et les sentiments, car seul celui qui prie avec une foi tangible peut espérer que sa prière vienne le sauver de tout mal.

[le Baré'hi Nafchi]

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-> Quand un enfant a envie d'argent pour s'acheter quelque chose, il le demande à son père sans hésiter, même si c'est une petite chose, parce que c'est son père.
Nous sommes les enfants de D., et Il est notre père, nous n'avons pas à hésiter à lui demander même une petite chose, car il n'y a personne d'autre à qui demander.
[le Birkat Avraham]

Pendant les temps de bouleversements du monde, les moments où D. semble disparaître, pour l'individu ou pour la communauté, les créatures ont l'impression que tout est absurde, que la ville brûle sans que personne la dirige ...
Mais pour ceux qui recherchent D., ils Le perçoivent en train de regarder par les fentes et de leur dire : "C'est Moi qui dirige la ville!"

[Nétivot Shalom]

"Voilà que nous prions, dans nos prières et notamment celle de moussaf, pour la reconstruction du Temple, que nous espérons tous les jours. Mais nous ne réfléchissons pas à la raison essentielle de ce retard.

Or, si l'amère faute de la haine gratuite eut le pouvoir d'en causer la destruction, en dépit de la Torah et des actes bienfaisants, à plus forte raison a-t-elle le pouvoir d'en empêcher la reconstruction à notre époque, si nous ne faisons pas l'effort intense de nous en écarter, de nous défaire de cette haine qu'abrite notre cœur."

['Hafets 'Haïm - Ahavaat Israël]

"Quiconque s'efforce d'inculquer à ses enfants l'amour de l'étude de la Torah, même après sa mort, est considéré comme vivant.
Dans le monde à Venir, il s'élève chaque jour par le mérite de l'étude de la Torah et de l'observance des mitsvot accomplies par ses descendants.
(midrach rabba - Vayéra)
[...]

Un individu doit au moins étudier suffisamment pour admettre ne pas connaître certaines choses et savoir interroger [un rabbin] en cas de nécessité.

Un ignorant n'ira jamais auprès d'un rabbin pour lui demander : "Comment dois-je me comporter dans un tel cas?".
Tout lui semble évident et il ne posera jamais de questions concernant des points nécessitant des éclaircissements.
[il n'aura aucune conscience de ses transgressions, puisque inconscientes!]
[...]

On s'efforcera de transmettre aux enfants un enseignement qui leur permettra au moins de s'interroger.
Ils deviendront de bons juifs et en seront récompensés dans le monde futur.

[Méam Loez - Noa'h 12,4]

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+ "Il arma ses disciples (חֲנִיכָיו - 'hanikhav)" (Lé'h Lé'ha 14,14)

-> Rachi : C'est Eliézer, qu'il avait éduqué aux mitsvot, et le mot : 'hanikh désigne le début de l'entrée d'un homme ou d'un instrument qu'il va devenir, comme dans : 'hanokh lana'ar ("éduque l'enfant").

Le rabbi Méïr Shapira commente :
"De ce Rachi, nous apprenons que l'éducation des enfants ne s'appelle éducation que lorsqu'ils demeurent dans cette éducation, "qu'il va devenir" ; si l'homme enseigne à son fils la Torah dans son enfance mais sans se soucier qu'il reste aussi un juif ben Torah quand il grandira, cela ne s'appelle pas 'hinoukh du tout."

"Nos parents doivent paraître [à nos yeux] comme un roi et une reine, et on doit terriblement redouter de leur désobéir.
Tout ce qu'ils ordonneront, ensemble ou séparément, doit être à nos yeux un ordre royal dont on ne doit s'écarter ni à droite ni à gauche.
[...]

De façon générale : il faut se conduire avec eux comme on se conduirait avec un roi de chair et de sang dont on redouterait qu'il nous coupe la tête.
Et à cause de la crainte, on ne s'assiéra pas et on ne se tiendra pas à la place habituelle de l'un d'entre eux, et on ne les contredira pas même si on sait qu'ils se trompent.

Même de décider : "Vous avez raison, mon père ou ma mère", c'est interdit [parce que l'on ose se comparer à de l’incomparable!]."

[Séfer 'Hassidim]

-> Dans la partie qui traite des mitsvot dépendant de la parole, le Séfer 'Hassidim écrit : "On doit respecter [nos parents] par la paroles, leur parler doucement, avec un langage délicat, avec respect et délicatesse, comme lorsqu'on parle au roi."

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-> "On doit respecter ses parents en soi-même en les trouvant importants, c'est-à-dire qu'on doit avoir l'impression qu'ils sont des gens grands et honorables, même si pour les autres personnes ils n'ont aucune importance.
C'est l'essentiel de la mitsva de les respecter, sans quoi cela relève du verset : "Ils m'ont honoré avec leur bouche et leurs lèvres, mais leur cœur est loin de moi"."
['Haayé Adam 67,3]

-> Le rabbi 'Haïm Chmoulévitch illustre avec le respect du père :
"Quand on respecte son père malgré ce qu'il est, on n'a pas accompli son devoir.
Il faut respecter le père à cause de ce qu'il est = Le fils doit s'efforcer de rechercher ce qu'il sait de mieux sur la grandeur de son père, de trouver en quoi le père est "unique dans sa génération", et le respecter en fonction de cette prise de conscience.
Si on ne trouve pas en quoi respecter le père parce qu'il est "unique dans sa génération" en un point quelconque, on n'a pas accompli son devoir."

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-> Le rav 'Haïm Chmoulevitch (Si’hot Moussar - maamar 82) estime que le Kiboud Av Vaèm ne se limite pas au fait d’honorer ses parents. C’est plutôt une sorte d’adulation, consacrer du temps à réfléchir à leurs qualités, ...
"Mon père, mon maître, passa sa vie à réfléchir et à chercher une qualité spéciale chez son père, jusqu’à trouver ce en quoi ce dernier était unique, parmi toute la génération. Je me suis toujours demandé pourquoi il avait fait cela. Jusqu’à ce que je comprenne que le but principal de cette mitsva (ainsi que de celle d’honorer toute créature), c’est de lui accorder un véritable honneur. Or il est impossible d’honorer véritablement quelqu’un qui n’est pas respectable à nos yeux. Notre considération n’aurait alors été qu’extérieure et nous n’aurions pas rempli vraiment notre obligation d’honorer nos parents.
Par conséquent, il faut chercher les qualités spécifiques de nos parents pour que ces derniers soient véritablement vénérés, que l’honneur accordé soit authentique et que la mitsva soit réellement effectuée."

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-> Les grands de notre génération excellèrent dans l’accomplissement de cette Mitsva, et l’effectuaient au-delà de ce qu’exige la stricte Loi.
Le rav ’Haïm Kanievsky raconta que son oncle, le ’Hazon Ich rendait quotidiennement visite à sa mère, pendant une demi-heure. Il ne discutait pas de commentaires du Rambam, difficiles à comprendre, mais plutôt de sujets qui intéressaient sa mère. Il aurait pu développer de merveilleux ’Hidouchim pendant toutes ces demi-heures, mais l’honneur qu’il lui devait était plus important.
Le rav Steinman raconta que chez sa belle-mère, la Rabbanite Sarah Kornfeld, la mitsva de Kiboud Av Vaèm était si chère que le fait de pouvoir faire le lit de son père était pour elle, un privilège, et quand elle n’était pas autorisée à le faire, elle prenait cela comme une punition.
"On imagine difficilement le respect que le rav de Brisk manifestait à l’égard de son père, le Beth Halévi. Il tremblait quand il se tenait devant lui."

On raconte, qu’une année, à Sim’hat Torah, le ’Hazon Ich rentrait chez lui, accompagné par une foule de personnes et il entendit un enfant demander à son père : "Pourquoi tous ces gens marchent-ils derrière cet homme? Ne connaît-il pas la route pour rentrer chez lui tout seul?"
Le ’Hazon Ich appela le père de l’enfant et lui dit : "Dis à ton fils que c’est parce que j’ai toujours respecté la mitsva de Kiboud Av Vaèm."
Le rav Steinman lui demanda par la suite si la vraie raison n’était pas son érudition en Torah. Le ’Hazon Ich répondit que bien que les gens lui fissent des honneurs pour son assiduité et son génie en Torah, il lui avait fallu du mérite pour arriver à ce niveau. Et ce mérite provenait de la mitsva de Kiboud Av Vaèm.

=> Ainsi, il ne suffit pas de respecter et de servir mécaniquement nos parents ; nous devons nous efforcer de développer un amour et une admiration à leur égard. On pourra ainsi émuler les Grands et récolter les fruits qu’eux-mêmes recueillirent.

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Le Zohar (Ki Tétsé 281a) affirme que l’on doit aimer ses parents plus que l’on ne s’aime soi-même, et faire tout son possible pour leur faire plaisir.
Le Sefer ’Harédim et le ’Hayé Adam (Hayé Adam 69,1) tranchent la Halakha conformément à cet avis : "il est évident qu’il faut les aimer comme soi-même … L’amour du père et de la mère est lié à celui envers Hachem".

"La Présence Divine ne réside pas sur une autre terre que celle d'Israël"

[Rachi - guémara Moéd katan 25a - שאין שכינה שורה בחוץ לארץ]

"Quiconque désire devenir juif au plein sens du terme, c'est-à-dire progresser en échelons, ne pourra le faire que grâce à la terre d'Israël"

[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan (début du 20e chapitre)]