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Prière = se rapprocher d’Hachem pour mériter Ses bénédictions

+ Prière = se rapprocher d'Hachem pour mériter Ses bénédictions :

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 4:5:1) écrit :
"L'idée de la prière est la suivante. La "Sagesse suprême" a mis en place un système selon lequel, pour que les êtres créés reçoivent Sa générosité, ils doivent Le chercher, s'approcher de Lui et Lui demander.
La bonté [du Ciel] qu'ils recevront sera proportionnelle au degré auquel ils Le cherchent. S'ils ne Le recherchent pas, Sa générosité ne leur parviendra pas."

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-> "Its'hak sortit pour parler dans les champs vers le soir. Il leva les yeux et vit que des chameaux s'approchaient" ('Hayé Sarah 24,63). Rachi explique : "Parler : est une expression de prière".
Le 'Hatam Sofer dit que c'est précisément parce qu'Itshak a prié la prière de Min'ha à Hachem dans les champs à ce moment-là, qu'à la fin de sa prière, son salut est arrivé et qu'il a vu des chameaux approcher avec sa future épouse, Rivka.
C'est là le pouvoir incroyable de la prière qui attire et accélère le salut.

-> "Aucun produit des champs ne paraissait encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne poussait encore; car Hachem n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d'homme, il n'y en avait point pour cultiver la terre" (Béréchit 2,5)
Rachi commente : Et pour quelle raison n’avait-Il pas fait pleuvoir? Parce que "d’homme, il n’y en avait pas pour travailler la terre". Il n’y avait donc personne qui pût apprécier les bienfaits des pluies. Et lorsque l’homme est arrivé, il a reconnu que les pluies étaient nécessaires au monde. Il a prié pour elles, et elles sont tombées. C’est alors que les arbres et les végétaux se sont mis à pousser.
[ ainsi, le développement des plantes a été retardée jusqu'à ce que l'homme soit créé le 6e jour et soit capable d'apprécier la pluie et de la prier (pour lui permettre de descendre du Ciel).
Une bénédiction peut être prête pour nous au Ciel, mais pour qu'elle nous parvienne nous devons prier Hachem! ]

-> Le rav Tsadok haCohen (dans son Tsidkat Hatsadik 66) : "Hachem dit au prophète Eliyahou au cours de la troisième année de sécheresse : "Va te présenter à A'hav, et je ferai tomber la pluie sur la face de la terre" (Méla'him I 18,1). Plus loin, il est dit (v.41-42) : "Eliyahou dit à A'hav : "Entre, mange et bois, car le bruit de la pluie se fait entendre". A'hav entra, et Eliyahou grimpa au sommet du Carmel, se prosterna sur le sol et plaça son visage entre ses genoux.
Cela nécessite quelques explications. Hachem avait dit à Eliyahou d'aller voir A'hav et lui avait promis qu'Il "ferait alors tomber la pluie sur la surface de la terre". Comme Eliyahou l'a dit par la suite à A'hav :
"Va à l'intérieur, mange et bois, car le bruit de la pluie va se faire entendre". Pourquoi Eliyahou a-t-il alors dû se prosterner sur le sol et prier si intensément Hachem pour qu'il envoie la pluie?
La prière est en effet une condition préalable à toute chose, même si celle-ci a déjà été décrétée par Hachem.

=> Ainsi, pour que les bénédictions promises par Hachem se réalisent, et même celles qu'il n'a pas promises, il faut d'abord prier pour cela!

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-> "Une personne doit se rapprocher d'Hachem et Le satisfaire par des louanges et des éloges sur la sortie d'Egypte. Ainsi, Il se rapproche, et pendant qu'Il est proche, une personne fait ses demandes."
[Rachi - Béra'hot 4b]

Dans la prière, nous lions la rédemption (bénédiction de "gaal Israël") directement sans arrêt à la Amida. En louant Hachem pour la rédemption d'Egypte et les miracles et merveilles qu'Il a accomplis pour nous, on se rapproche ainsi d'Hachem avant de commencer la prière de l'Amida.
On peut alors demander à Hachem de nous accorder Ses bénédictions et de faire briller Sa lumière de salut.

La souffrance de quitter Israël

-> "Je suis choqué par votre conseil de quitter Israël pour la diaspora afin d'obtenir un poste rabbinique.
En vérité, si quelqu'un m'offrait tous les "trésors secrets du monde" (Baba Métsia 49a) en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air sacré de la terre d'Israël ; ou, à l'inverse, si quelqu'un m'offrait tout l'argent et tout l'or du monde en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air impur de la diaspora, je mépriserais les deux (paraphrase de Shir HaShirim 8,7).

La seule exception serait s'il y avait un grand besoin pour le bien d'une certaine sainteté communautaire.
Dans une telle situation, les saints spirituels nous ont promis que lorsque nous quittons Israël pour la diaspora afin d'y retourner, comme le commande la Torah, alors l'air d'Israël suit une telle personne qui est profondément attachée à la sainteté de la terre.
De plus, il est compris d'un point de vue spirituel que l'endroit où se trouve cette personne dans la diaspora contient une petite dimension de la sainteté d'Israël.

D'un autre côté, j'ai été choqué lorsque j'ai lu ce conseil, surtout venant d'un homme aussi éminent que vous. En effet, quitter notre lieu de vie (Israël) et notre foyer pour aller dans la diaspora revient à "adorer une idole" (guémara Kétouvot 110b)."
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 2, p.154 - lettre au Ridvaz, rabbi Yaakov David Wilovsky - le 28 mars 1913 ]

La géoula implique de sortir de notre état actuel de mort vivant

+ La géoula implique de sortir de notre état actuel de mort vivant :

-> "Tu nous redonneras vie et ton peuple se réjouira en toi" (Téhilim 85,7)

-> Rachi explique ce verset comme suit : "A la fin, Tu nous redonneras vie, car c'est ce que tu nous as promis par l'intermédiaire de Tes prophètes."

-> Cela peut être compris selon ce qu'écrit le Gaon de Vilna (Likoutim - fin de Safra Détsniouta) :
"Depuis la destruction du Temple, notre esprit, notre gloire principale, s'est envolé, et nous sommes restés comme un corps sans âme. Le départ hors de la Terre [d'Israël] est la tombe, et les vers nous entourent ... les idolâtres dévorent notre chair. Pourtant, il y avait des groupes d'étude et de grandes yéchivot, jusqu'à ce que la chair se décompose et que les os soient dispersés encore et encore ... jusqu'à ce que les os se décomposent et qu'il ne reste plus qu'une cuillerée de pourriture ... et que tout devienne poussière.
Nos âmes sont réduites en poussière. Et maintenant, nous attendons la résurrection des morts, "secoue-toi et lève-toi de la poussière".

=> D'après ses paroles, nous pouvons comprendre que "ressuscite-nous à nouveau" doit être pris au sens littéral, car en exil, nous sommes comme morts et lorsque le machia'h viendra, nous serons ressuscités.

-> Les paroles du Gaon de Vilna mentionnées ci-dessus nous enseignent que la différence entre la période où nous avions le Temple et la période d'exil où nous n'avons pas le Temple est comparable à la différence entre une personne vivante et une personne morte. Nous n'avons aucun moyen de comprendre à quoi ressemblait le juif le plus simple à l'époque du Temple.
Il est clair que leur niveau de vitalité spirituelle et de joie dépassait de loin tout ce que nous pouvons imaginer.
C'est aussi pourquoi il nous est difficile de pleurer le Temple, car nous ne comprenons pas ce que nous avons perdu.
[néanmoins nous devons essayer de ressentir de notre mieux l'immensité de ce qui nous manque, en prenant un moment pour pleurer la perte du Temple. ]

-> La période actuelle où Hachem est caché est décrite dans la Méguila Eikha (3,6) : "Il m'a plongé dans les ténèbres comme les morts éternels".
Bien que nous soyons physiquement vivants, comparé au plaisir et au dynamisme d'une vie juive authentique (avec une conscience et appréciation sincère d'Hachem), c'est comme si nous étions morts.
Lorsque le machia'h arrivera. Alors, Hachem enlèvera complètement les blocages de nos cœurs et "la terre sera remplie de la connaissance de Hachem comme les eaux couvrent le fond de la mer" (Yéchayahou 11,9).
Nous aimerons alors Hachem de tout notre cœur et de toute notre âme, sans autre raison que le fait qu'Il nous ait donné le cadeau le plus précieux qui soit. C'est-à-dire le "don de la vie" avec ses possibilités de Le servir et de ressentir l'incroyable plaisir de la proximité et de la connexion avec Lui. C'est le plaisir et la joie ultimes qui existeront jamais.

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-> Il est écrit dans le Kouzari (maamar 2,28-30) :
"Le sage en Torah [dit au roi de Khazar] : "La vérité est que la source de toute sagesse est déposée dans le Aron Hakodech, qui a été comparé au cœur [de la nation juive et à la Torah], car il contenait les Lou'hot avec ses dix Commandements et avait également le Séfer Torah placé à côté ... et de là se sont répandues dans le monde deux sagesses... "
Le roi de Khazar [dit au sage en Torah] : "Si tel est le cas, vous êtes aujourd'hui sans tête et sans cœur [puisque nous avons perdu le Aron Hakodeh qui est notre cœur et notre source de sagesse].
Le sage en Torah répondit : "C'est exactement comme vous l'avez dit, et de plus, nous sommes en réalité sans corps, il ne reste que des os éparpillés, comme les os desséchés que le prophète Yé'hezkel a vus, ... "

-> Le Ramban (commentaire début Vayé'hi) : "Notre exil est extrêmement long, et contrairement à d'autres exils, sa fin est inconnue. Nous sommes comme des morts ... Hachem doit nous ressusciter afin que nous puissions vivre devant Lui."

Lorsqu'un véritable tsadik vit et s'enracine dans la terre d'Israël, il perd le type d'amour qu'il avait pour la terre d'Israël lorsqu'il vivait dans la diaspora.
A la place de cet ancien amour, un nouvel amour émotionnel et intellectuel se développe : il sent que son lieu de naissance ne peut être que la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kadcho 2, Pinkas 5:149 ]

+ Israël – Ne réfléchissez pas trop :

+ Israël - Ne réfléchissez pas trop :

-> Un jour, un touriste juif de la diaspora est venu voir le rav Kook pour lui demander conseil sur la possibilité de vivre en Israël. Tout au long de la conversation, le touriste a fait différents calculs sous tous les angles pour déterminer s'il valait la peine de vivre en terre d'Israël.
Le rav Kook lui dit : "Avant que le peuple juif n'entre en terre d'Israël, il tua Si'hon, le roi de 'Hechbon » ('Houkat 21,24).
Cela nous enseigne qu'une personne doit venir en terre d'Israël sans " 'hechbon", qui signifie littéralement "calculs".
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.270 ]

[certes on doit faire une alya intelligente pour qu'elle réussisse (hichtadlout oblige), mais on ne doit pas faire trop de calculs (plus que vraiment nécessaires).
L'alya est un acte d'amour de notre âme pour retrouver pleinement Hachem (qui y est beaucoup plus présent), et y faire à chaque seconde Sa volonté de la Torah d'y résider. ]

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-> Un jour, quelqu'un a dit au rav Kook : "Si D. le veut, nous ferons l'Aliya vers la terre d'Israël".
Le rav Kook a répondu : "D. le veut certainement. L'essentiel est que vous le vouliez (sincèrement)".
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.270 ]

Faire son aliya = réparer la faute des explorateurs

+ Faire son aliya = réparer la faute des explorateurs :

-> "Un petit groupe en terre d'Israël est plus précieux qu'un grand Sanhédrin en dehors d'Israël" (Yérouchalmi Nédarim 6,8).
La racine de l'exil et de la négativité qui en résulte dans le monde est que nous ne proclamons pas la valeur et la sagesse de la terre d'Israël.
En effet, nous n'avons pas réparé la faute des explorateurs qui ont parlé négativement de la terre. Pour y remédier, nous devons faire le contraire : proclamer au monde entier la gloire et la beauté de la terre, sa sainteté et son honneur.
Espérons qu'après toutes nos louanges, nous ayons peut-être réussi à exprimer ne serait-ce qu'un dix-millième de l'incroyable beauté de la terre, de la lumière glorieuse de sa Torah, de l'illumination [spirituelle] élevée de sa sagesse et de l'esprit saint qui palpite à l'intérieur de la terre.

Il existe certes de nombreux niveaux en matière de sainteté (kédoucha) et de 'hol.
"Chacun est consumé par la proximité de son ami" (Baba Batra 75b). Néanmoins, il existe en Terre d'Israël une lumière et un bonheur sacrés qui n'existent véritablement nulle part ailleurs en diaspora. [Hachem y est infiniment plus présent! ]
Cela est particulièrement vrai pour les érudits de la Torah qui recherchent activement Hachem. Même dans ma petitesse, je sais que ce principe est vrai pour moi.
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 1, p.102 - Lettre au rabbin Dr Moché Seidel le 1er janvier 1905 ]

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+ Aliya pour chaque individu ou pour toute une communauté :

-> Le rav Kook a un jour fait la distinction suivante. Si un individu vient vous demander s'il doit faire son Aliya et vivre en Israël, vous devez lui répondre en fonction de sa situation personnelle.
Cependant, toute personne qui dissuade toute une communauté de vivre en terre d'Israël est considérée comme l'un des "explorateurs" qui parlent négativement de la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.271 ]

Si quelqu'un vient vous dire qu'il fait l'expérience de toute la lumière [spirituelle] de la Torah et des mitsvot à l'époque actuelle, ne le croyez pas. C'est le signe que cette personne ne comprend pas la profondeur de l'anticipation de la rédemption (tsfiyat yéchoua).
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël ]

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[Dans Sa bonté, Hachem peut faire que notre vie en exil soit agréable, au point où l'on ne s'y sente pas si mal, même au niveau spirituel (ex: on a nos restaurants/magasins cashers, nos synagogues, écoles juives, ...).
Mais désirer la venue du machia'h implique de développer en nous le fait que nous avons un manque énorme, que la différence avec ce qu'on pourrait être spirituellement (et notre relation avec Hachem dévoilé) est comme le jour et la nuit. ]

Une alliance a été conclue avec l'ensemble du peuple juif, stipulant qu'il ne deviendrait jamais totalement impur.
Certes, une telle impureté peut l'influencer et lui nuire. Néanmoins, elle ne peut jamais déraciner totalement le peuple juif de la source d'une vie Divine.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:70 ; Orot - haTé'hiya 9 ]

La grandeur de notre génération qui précède le machia’h

+ La grandeur de notre génération qui précède le machia'h :

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz de Mir (Daat Torah - Chla'h - maamarim) écrit que la guéoula émergera des ténèbres et de la simplicité. Dans ses mots :
"Il est possible que les ténèbres aient un avantage sur la lumière ... car c'est des ténèbres les plus profondes et les plus intenses que viendra le machia'h ...
C'est la génération qui est enveloppée de toutes sortes de ténèbres, et qui est à la tête de toutes les générations, le machia'h viendra dans cette génération ...
Mon maître, l'Alter de Kelm, disait que lorsqu'on offre un sacrifice, la loi stipule qu'une pensée inappropriée disqualifie le sacrifice, mais s'il n'y a aucune pensée, il n'y a pas de disqualification ...
[ c'est une métaphore pour notre génération. Notre service d'Hachem est beaucoup plus simple que celui des générations précédentes. Nous n'avons pas les pensées et les intentions élevées qu'elles investissaient dans leur service divin. Néanmoins, cela ne disqualifie pas notre service, car un service sans réflexion est acceptable, tant qu'il n'y a pas de pensées inappropriées. ]

Dans cette terrible obscurité, nous ne réalisons pas l'effet que peut avoir un seul soupir là-Haut ... Ainsi, dans les générations les plus sombres [spirituellement parlant], il est certain que le peuple juif [qui observe la Torah et les mitsvot] est considéré au Ciel comme composé uniquement de tsadikim."

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-> Cette idée se retrouve aussi dans le Shomer Emounim (1 p.72) :
"Au moment de la Création, cette dernière génération se tenait à la tête de toutes les générations, devant le Maître de la bonté et de la compassion.
En effet, la fin se trouve au commencement, car la fin est le but ultime du commencement. Par exemple, ce monde inférieur est la fin de tous les niveaux, mais il est le but ultime de la Création. De même, la fin de toutes les générations est le but ultime de toutes les générations précédentes, car le commencement contient la fin ...
La génération qui méritera la guéoula, bientôt de nos jours, est l'aboutissement ultime de la Création, même si la génération actuelle se trouve au plus bas. Mais à travers les vagues de troubles et de défis, elle sera purifiée à maintes reprises jusqu'à ce qu'elle soit raffinée sept fois."

-> Une personne capable de relever les défis de ces temps difficiles [précédant le machia'h] reçoit plus d'aide divine que les générations précédentes.
Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou 1, p.218) écrit : "J'ai entendu dire au nom du rav Israël [Salanter] que dans cette génération, chaque individu reçoit davantage d'aide divine que dans les générations des Tanaïm, car dans une génération où les choses sont hors de contrôle, celui qui investit tous ses efforts dans la Torah et les mitsvot mérite certainement beaucoup d'aide divine."

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-> Le Tana Débé Eliyahou (Rabba 1) écrit que "Hachem est satisfait de Sa part ; et avec Sa sagesse et Sa compréhension, Il a créé Son monde".
Le Yéchouot Yaakov explique :
"Est satisfait de Sa part" signifie que Hachem se réjouit et est fier de Sa part, [c'est-à-dire Israël, comme le dit le verset] : "Car la part d'Hachem, c'est son peuple, Yaakov est le choix de son héritage" (Haazinou 32,9), en raison de leur âme qui fait partie du Divin."

Le Gaon de Vilna (cité dans Mikhtavé 'Hafets 'Haïm - Méat Minimoukav 7) explique cependant différemment. Il dit qu'autrefois, lorsque le Temple existait et que la plupart des juifs observaient la Torah et les mitsvot, il était compréhensible qu'Hachem se réjouisse grandement d'eux. Mais à notre époque, il y a eu un déclin [spirituel] des générations, et de nombreux juifs ne sont plus pratiquants.
Les rares personnes qui servent Hachem au mieux de leurs capacités ne sont pas à la hauteur de l'intensité des générations précédentes, et on pourrait donc penser que Hachem n'est pas aussi heureux avec nous.
Le Tana Débé Eliyahou nous enseigne donc que "Hachem est satisfait de Sa part". ["Qui est riche? Celui qui est satisfait de sa part" - Pirké Avot 4,1 ]
Il est satisfait d'Israël, le peuple juif qui est appelé Sa part, comme le dit le verset : "Car la part d'Hachem, c'est Son peuple".
Hachem est satisfait de nous, même dans la situation actuelle.

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-> Le Méir Ené Israël (2, p.68) écrit que le 'Hafets 'Haïm a dit un jour : "Nous vivons une époque difficile et lorsqu'on accomplit une mitsva dans des temps aussi difficiles, cela vaut cent fois plus que dans des temps normaux.
De nos jours, étudier une seule page de guémara équivaut à en étudier cent dans des conditions idéales. Dans de tels moments, Hachem est satisfait de Sa part!"

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-> Le verset dit : "La pierre qui a été rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire" (éven maassou abonim, ayéta léroch pina - Téhilim 118,22).
Les véritables bâtisseurs du monde [c'est-à-dire les grands tsadikim des générations précédentes], qui ont amélioré le monde par leur étude de la Torah, leurs mitsvot et leur service de Hachem, méprisaient cette génération humble où il est si difficile de servir Hachem en raison des nombreux défis et où l'échec [spirituel] est monnaie courante.
Mais, en vérité, c'est cette génération qui devient la pierre angulaire. L'édifice construit par toutes les générations précédentes est couronné par cette génération qui achèvera l'édifice.
Cette génération devient la pierre angulaire précisément parce qu'elle est si humble et méprisée. Comme l'écrit le Zohar (Chémot 7b) : "Méritoire est la personne qui se montrera fidèle à ce moment-là".

-> "Heureux celui qui mérite, au cours de sa vie, d’établir sa résidence en Terre Sainte".
[Zohar III,72b]

-> "Il n’y a de [véritable] joie que dans le fait d’habiter en terre d’Israël."
[Ohr ha'Haïm hakadoch - Ki Tavo 26,1]

-> "Ce n’est qu’en terre d’Israël que la joie peut être complète"
[rav Elimélé'h de Lizensk]

-> "Lorsque vous habiterez la Terre (d'Israël), vous vivez une vraie vie, comme la vie au Ciel."
[Haktav véHakala - Ekev 11,21 ]

[ une vie au Ciel est une union avec Hachem au plus haut niveau. Vivre une vie avec ce type de connexion avec le divin imprègne l’individu du plus grand sens et de la plus grande joie. Et selon la tradition juive, dans ce monde, cet attachement avec le divin ne peut être vécue dans son sens le plus authentique que lorsqu’on vit en terre d’Israël.
Plus on est proche d'Hachem (le divin) plus on est vraiment joyeux, ce qui est le cas en Israël. ]

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-> "C'est parce que (ékev) vous écouterez ces lois, que vous les respecterez et les mettrez en pratique, qu'Hachem vous garantira l'alliance et la bonté qu'il a jurées à vos Patriarches" (Ekev 7,12-13)

Rachi commente l’utilisation du mot "ekev" (talon) et enseigne que le verset signifie : "Si vous écoutez les mitsvot mineures qu’une personne piétine de son talon [et qui sont souvent considérées comme d’une importance secondaire], alors le Seigneur tiendra Sa promesse envers vous."

Le rabbi de Kotzk s’interroge sur ce que Rachi appelle les commandements (mitsvot) qu’une personne "piétine de son talon". Il enseigne (Parera'ot laTorah - vol.5,63) :
"Quelle mitsva une personne piétine-t-elle littéralement avec ses talons pour l’accomplir?
Il ne peut s’agir que de la mitsva de vivre en terre d’Israël.
Marcher sur le sol de la Terre Sainte et y résider est une mitsva ordonnée par la Torah. Cependant, de nombreux juifs considèrent cela comme une mitsva mineure qui peut être ignorée.
C’est pourquoi la Torah dit : si vous observez la mitsva que l’on accomplit avec son talon, marcher sur le sol de la terre d’Israël, alors Hachem tiendra Sa promesse de vous faire du bien (matériellement et spirituellement)."