"Depuis l'origine de la Création, un flux de grâce abondante a constamment coulé sur le monde, maintenant la vie dans toutes ses manifestations.
Une personne avec un esprit clair comprend cela et ne s'inquiète pas de la façon de gagner sa vie.
Elle sait avec certitude que le flux ininterrompu d'abondance va la toucher.Mais si la émouna d'une personne commence à vaciller et qu'elle s'inquiète à propos de son pain quotidien, alors les canaux d'abondance se bloquent.
Cependant, Hachem rouvrira les canaux obstrués en réponse à une étude assidue de la Torah et une prière fervente."[Rabbi Zouché d'Hanipol - le plus jeune frère du Noam Elimélé'h - Ménorat Zahav - paracha Béhar]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
"Un père jouait à cache-cache avec son jeune fils.
Le père se cache derrière un gros arbre, et le garçon, après l'avoir cherché, finalement le retrouve.
De la même manière, D. se cache parfois, et lorsque, alors que nous Le cherchons, nous finissons par Le trouver, Il nous aime d'autant plus."[le Maguid de Mézéritch - Maguid Dévarav LéYaakov]
Ceux qui parfaits dans leur midot s'effacent pour préserver l'honneur d'autrui, alors que l'homme ordinaire veut rester honorable, même au prix d'une humiliation du prochain.
[Péniné 'Hokhma 238]
<--------->
-> Moché a préféré retarder la Délivrance de tout le peuple juif (des millions de personnes!), qui subissait d'atroces souffrances liées à l'esclavage en Egypte, plutôt que de risquer causer le moindre sentiment de honte à son frère aîné : Aharon.
-> De même nos Sages affirment que si la venue du machia'h, ou bien du 3e Temple, devait entraîner de la honte à un seul juif, alors il ne peut pas venir.
=> Cela nous permet de se rendre compte d'à quel point l'honneur de notre prochain doit être important/vital à nos yeux!
"Car l'homme ne vit pas que de pain" (Ekev 8,3)
-> L'âme ne vit pas de matérialité, or nous constatons que si l'homme mange, il vit et l'âme continue à exister, et s'il ne mange pas il meurt.
=> Comment l'âme vit-elle d'une nourriture matérielle alors que cela ne la nourrit pas?
L'âme se nourrit de spiritualité, et elle est nourrie par la bénédiction sur la nourriture.
C'est ce qui est écrit : "l'homme ne vit pas que de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Hachem" = grâce à la spiritualité qui en découle toute âme vit.
[le Ari zal]
<------------->
-> La nourriture, comme toutes les matières physiques, contient des étincelles de sainteté. Lorsque vous mangez, ce sont ces étincelles de sainteté qui s'élèvent du domaine physique pour éveiller l'âme.
En d'autre terme, en mangeant, vous libérez l'énergie spirituelle contenue dans les étincelles de sainteté qui résident dans l'aliment, comme l'explique le Ari zal.
[rabbi 'Haïm Halberstam de Tsanz - Divré 'Haïm]
<------------->
+ "Tu ne mangeras pas l'âme avec la chair" (Réé 12,23)
-> Le rav 'Haïm Vital écrit au nom du Ari Zal, que l'essentiel de la compréhension de l'homme en ce qui concerne l'esprit saint dépend de son intention et de l'attention qu'il porte à toutes les bénédictions sur la nourriture, parce que grâce à elles, il annule les forces impures qui s'attachent aux aliments matériels ainsi qu'à celui qui les consomme.
Grâce aux bénédictions quand elles sont dites avec concentration, les forces impures sont écartées et celui qui les prononce purifie sa matière et devient apte à recevoir la sainteté.
Le Ari Zal a beaucoup insisté sur ce point.
<------------->
-> D'une manière plus générale, on peut citer les paroles du Méor Enayim (Vayéra) :
"La principale importance des mitsvot est le fait qu'elles ont été données par D. Lui-même.
Elles sont, par conséquent, le seul moyen à travers lequel nous pouvons approcher le Créateur et pour cette raison, nous tirons une nourriture spirituelle en les pratiquant.
Si nous observons les mitsvot avec l'intention d'atteindre la proximité avec D., nos mitsvot acquièrent une vie et une âme. Sinon, elles restent des rituels vides, des corps dénués d'esprit.
[chaque mitsva nous nourrit spirituellement, et la joie, l'intention que nous y ressentons va y donner tout le goût]
<------------->
-> "Ce n'est pas seulement par le pain que l'homme vit, mais par tout ce qui sort de la bouche d'Hachem" (Ekev 8,3)
L'homme ne doit pas penser qu'il reste en vie grâce à l'eau et à la nourriture qu'il ingère qui sont une nécessité physique pour le néfech, car l'essentiel provient de "l'âme de vie" que lui a insufflée le Créateur par Sa bouche et qui le maintient en vie à chaque instant.
[nous devons garder conscience de cette réalité que chaque instant Hachem a confiance en nous, nous accordant la vie. Nous devons être humbles devant la grandeur de D. qui permet à toute chose d'exister à chaque seconde (et ce peu importe ce que la naturalité du monde nous laisse croire - ex: je suis encore jeune, en bonne santé, ...)
Ainsi, on pourrait dire que lorsque nous faisons une bénédiction lorsque nous mangeons/buvons, remerciant Hachem pour cela, alors à combien plus forte raison devons-nous également en profiter pour le remercier de nous accorder la vie! (en espérant l'utiliser au mieux, dans des conditions les plus agréables, b'h) ]
"Pourquoi le 2e Temple a-t-il été détruit ?
Les juifs n’étaient ils pas versés dans la Torah, les mitsvot et les bonnes actions?[Le 2e Temple a été détruit] parce qu’il y avait une haine gratuite entre les juifs (sinat ‘hinam).
Ceci nous montre que la haine gratuite équivaut aux 3 transgressions majeures [qui causèrent la destruction du 1er Temple] : l’idolâtrie, l’immoralité et le meurtre."
[guémara Yoma 9b]
[on se dit : Ce n'est pas si grave, ce n'est que de simples paroles, ça n'a jamais tué personne! On a le droit de s'amuser un peu! Tout le monde agit ainsi! ...
Pourtant, une simple parole de haine gratuite est plus grave que le cumul des 3 fautes majeures : l’idolâtrie, l’immoralité et le meurtre.]
<--->
-> On traduit généralement la "sinat 'hinam" par : la haine gratuite, qui ne se base sur aucune raison.
Mais est-ce qu'on en vient à haïr quelqu'un sans aucune raison?
En effet, il y a forcément quelque chose qui a déclenché ce ressentiment de haine.
=> Ainsi, le rav David Hoffman affirme que nous devons plutôt traduire la "sinat 'hinam" par : "la haine sans bonne raison".
En partant de cela on peut comprendre les paroles du Sfat Emet (Roch Hachana 5641) ainsi : "Puisque le Temple a été détruit à cause de la haine sans raison valable (sinat 'hinam), il sera, si D. le veut, reconstruit par l’amour du prochain sans raison valable (aavat 'hinam)."
[Nous ne devons pas attendre d'avoir une bonne raison pour en venir à exprimer notre amour, respect, bonté à notre prochain juif.]
<--->
-> Le 2e Temple a été détruit à cause de la haine gratuite. Le Gaon de Vilna explique ce qu'on entend par "haine gratuite" = "Si quelqu'un nous cause une peine, une souffrance, sans qu'on ne lui ait rien fait, nous le détestons. Mais alors D. nous dit : "Sachez que celui qui vous pourchasse et vous oppresse, ce n'est pas votre voisin, mais c'est bien Moi. Ainsi, cette haine que vous éprouvez envers lui est gratuite. Si celui-ci ne vous avait pas causé d'ennuis, c'est un autre qui s'en serait chargé. C'est donc pour rien que vous le haïssez."
<---->
-> A propos de la haine, rapportons par exemple que la Torah écrit : "Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur" (Kédochim 19,17).
Le Baal Chem Tov commente :
"Celui qui haït un juif, même si c’est uniquement en son cœur, même si sa haine n’entraîne aucune nuisance à autrui, et même s’il ne parle pas en mal de lui, et bien par cela (haïr en pensée un juif) il transgresse un commandement négatif [de la Torah]."
=> Combien nous devons empêcher tout sentiment de haine envers un autre juif, de rien que de traverser notre esprit!
<---->
-> Rabi Dov Brezak insiste sur l'importance du rôle des parents qui doivent tellement combler leurs enfants d'amour sincère qu'ils en auront assez pour en donner à autrui.
[En effet :
- Un enfant qui n'a pas assez d'amour va être dans une démarche de le rechercher, de le prendre chez autrui.
Au lieu d'être lui même, il va être un drogué de l'amour donné par son entourage, et il peut être tellement en état de manque que lorsque cela ne se passe pas comme il le désire, il va alors développer de la "sinat 'hinam".
- Un enfant qui a reçu beaucoup d'amour possède un réservoir de "aavat 'hinam", et à l'image de ses parents il souhaite devenir un arrosoir d'amour à autrui. ]
"Pourquoi est-ce que nous attendons le machia'h?
Est-ce parce que nous avons besoin de subsistance (parnassa)? Afin d'être guéri d'une maladie? Pour avoir de la satisfaction chez nos enfants? Afin qu'un membre de notre famille puisse trouver son conjoint(e)? ...
Non!
Hachem connait nos pensées les plus intérieures, et Il nous dit : "Je peux vous amener ces choses sans vous envoyer le machia'h!"A la place, chacun de nous doit pleurer pour le manque de respect de Hachem (le kévod Chamayim), pour la douleur de la Présence Divine dans notre exil, et alors le machia'h viendra sûrement."
['Hafets 'Haïm - Séfer Méir Einé Israël 1,236]
["Chaque génération qui ne voit pas la reconstruction du Temple est considérée comme si elle avait elle-même causé sa destruction." (Yérouchalmi Yoma 1,1), et elle fait ainsi que la Présence de Hachem est extrêmement cachée dans ce monde, entraînant un manque de respect énorme à Son honneur!
C'est sur ce constat que nous nous lamentons tout particulièrement le 9 Av.]
"Dans Sa droite [de Hachem], une Torah de feu, pour eux [les juifs]" (Vézot haBéra’ha 33,2)
[en hébreu : מִימִינוֹ אש דת לָמוֹ]
-> Le 'Hatam Sofer explique que les mots : "dat lamo" ("une Torah ... pour eux" - דָּת לָמוֹ) sont formés des mêmes lettres que : "Talmud" (תלמוד), tandis que : "dans Sa droite ... de feu" (miméno éch - מִימִינוֹ אֵשׁ), signifie que lorsque le juif étudie la sainte Torah, le Char sacré l'entoure.
En effet, il est écrit dans le Séfer ha’Haïm (du frère du Maharal de Prague) : "Les lettres du terme : guémara (גמרא), renvoient à : Gavriel, Michaël, Raphaël et Ouriel.
Lorsque nous étudions la guémara, ces anges nous entourent et nous observent : Gavriel (גבריאל) à gauche ; Michaël (מיכאל) à droite ; Raphaël (רפאל) à l’arrière ; et Ouriel (אוריאל) devant nous." [et au-dessus de notre tête la Présence Divine]
Le 'Hatam Sofer enseigne également que dans la Torah Orale :
- la guémara se termine par la lettre "tav" (hala'hot), et commence par la lettre "tav" (tana) ;
- les michnaïyot se terminent par le mot "Shalom", qui se finit par la lettre "mém", et commencent par la lettre "mém (méémataï).
=> Les lettres : "tav - tav - mém - mém", forment : "תתמם" (tétamém) = rendent intègre, ce qu'on mérite par l'étude de la michna et de la guémara, ainsi qu'il est écrit : "Sois intègre envers Hachem ton D;" (tamim tiyé im Hachem Eloké'ha).
<--->
[l'Admour d'Erloï (descendant du 'Hatam Sofer) ajoute que le Talmud commence et se termine par la lettre "tav", renvoyant à la "téfila" (prière) et à la "téchouva".
En effet, pour réussir dans la Torah, il est indispensable de demander sans cesse à Hachem de nous éclairer nos yeux par la Torah, qu'on puisse s'attacher à Lui, L'aimer et Le craindre.]
<------------------------->
-> La "droite" (yémine) de Hachem symbolise la miséricorde Divine, et le feu (éch) symmbolise l'Attribut de justice Divine rigoureuse.
Le monde fonctionne suivant ces 2 principes qui guident à l'âme sa conduite sur terre.
[Zohar]
<------------------------->
+ "Dans Sa droite [de Hachem], une Torah de feu, pour eux [les juifs]"
-> Les lettres des mots : דת למו (dat lamo = une religion pour eux) sont les mêmes que celles de : תלמוד (Talmud).
Le Méam Loez commente :
Cela nous enseigne que dans le Talmud, les divergences d'opinion sont sacrées et proviennent d'une intention pure.
Le "feu des divergences d'opinions" est un feu sacré.
[...]
Nos Sages commentent : "La Torah est semblable au feu. Si l'on s'en approche trop, on se brûle et si on s'en éloigne, on se refroidit".
Il ne faut pas s'écarter de la Torah qui est notre vie, ni trop s'en approcher pour sonder ses secrets.
<----------------------------------------->
+ Il est enseigné au nom de rabbi Méïr : "Pourquoi est-ce aux Bné Israël que la Torah a été donnée?" C'est parce qu'ils sont impétueux/fougueux (azin).
De même, dans la maison d'étude de rabbi Ichmaël, on explique ainsi le verset : "A sa droite, une Loi de feu pour eux" (Vézot haBéra’ha 33,2) : Hachem dit : "Il convient qu'une Torah de feu soit donnée aux Bné Israël".
Selon d'autres sages, leur comportement est comparable au feu : si la Torah n'avait pas été donnée à Israël, aucune nation ni aucune créature n'aurait pu leur résister (tant ils sont fougueux).
C'est également l'opinion de Rech Lakich qui dit : 3 être sont particulièrement impétueux (et audacieux) : le peuple d'Israël parmi les nations, le chien parmi les animaux et le coq parmi les oiseaux.
Certains ajoutent la chèvre (qui se dit : éz, dérivant du mot : az) parmi le bétail et d'autre ajoutent le câprier parmi les arbres.
[guémara Beitsa 25b]
-> Un homme fougueux (az) n'est pas prêt dans sa nature à se soumettre à qui que ce soit.
L'étude approfondie de la Torah a le pouvoir d'affaiblir les forces et l'impétuosité des Bné Israël à un tel tempérament, et ainsi de soumettre leur cœur à la pratique des mitsvot.
[Rachi]
-> La guémara (Sanhédrin 26b) dit : "Parce que la Torah affaiblit les forces de l'homme qui se consacre à son étude et à l'acquisition de la Sagesse Divine."
[de même dès que Rech Lakich a pris sur lui l'engagement de se conformer à la Torah, avant même la mise en pratique de cette décision, il a perdu ses forces prodigieuses, selon le principe que l'étude de la Torah affaiblit.]
Le Toldot explique que les juifs devaient prendre sur eux de force de respecter la Torah, afin de s'affaiblir au niveau de leur impétuosité, et de pouvoir ainsi soumettre leur cœur aux mitsvot.
-> "Sois impétueux (az) comme léopard ... afin de faire la volonté de ton Père Céleste" (Pirké Avot 5,20)
Le Pné Yéhochoua enseigne que les autres nations, moins impétueuses (que les juifs), auraient abandonné tôt ou tard devant la difficulté [que demande une étude de la Torah en profondeur => faut une fougue à toute épreuve!] ; et c'est pourquoi Hachem ne les a pas contraintes après leur refus d'accepter la Torah.
<--->
-> Les juifs se distinguent par 3 qualités : ils sont miséricordieux (ra'hamim), bienfaiteurs (gomlé 'hassadim) et humbles/timides (baïchanim).
[guémara Yébamot 79a]
=> Comment la guémara (Beitsa 25b) peut-elle affirmer que les juifs "sont impétueux/fougueux" (azin)? Cela semble contradictoire?
-> Le Maharal (Nétivot Olam - Haboucha chap.1) enseigne :
Malgré la puissance du feu (éch) qui brûle et se propage, ce feu "se plie" devant l'eau dont il reconnaît la supériorité par son pouvoir de l'affaiblir et de l'éteindre.
De même, Israël, malgré son impétuosité et son surplus d'énergie sur terre, est prompt à reconnaître la supériorité d'Hachem et des grands Sages.
Ainsi, l'impétuosité/fougue des juifs se transforme aussitôt en honte et humilité (baïchanout) devant les Grands.
-> Le Maharcha (guémara Yébamot79a) écrit :
L'impétuosité/fougue est un tempérament naturel des juifs, mais lorsqu'ils approfondissent l'étude de la Torah, leurs forces et leur fougue s'affaiblissent. Ils sont alors prêts à soumettre leur cœur et à développer la modestie (baïchanout) qui est le trait de caractère d'un juif digne de ce nom.
Seule la Torah a le pouvoir d'opérer cette transformation.
[...]
Les juifs sont tellement attachés à Hachem qu'ils n'ont pas peur et ne reculent pas devant ceux, même plus puissants et forts physiquement, qui voudraient les détacher de leur Créateur.
Ils demeurent fermes dans leur conviction ; c'est en cela qu'ils sont impétueux. (azim).
<--->
=> Pourquoi Israël est-il digne de recevoir la Torah (Loi de feu)?
-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Il convenait que la Torah soit donnée à ce peuple, issu de Yaakov (יעקב) et de ses 2 épouses : Léa (לאה) et Ra'hél (רחל), désigné Israël (ישראל), dont les lettres : ל ר י sont les initiales de : Yaakov, Ra'hél et Léa.
Il reste alors les 2 autres lettres : ש et א qui forment le mot : אש (feu - éch).
Il y a donc, dans le nom "Israël" de ce peuple, une allusion au fait que ce peuple, issu de cette source de sainteté : Yaakov, Ra'hél et Léa, mérite cette Torah (Loi de feu).
"Hachem ton D. est avec toi, tu ne manques de rien" (Dévarim 2,7)
Ce verset peut s'expliquer de 2 façons :
-> 1°/ Si tu places ta confiance en Hachem et que tu vis avec Lui au point de ressentir que : "Hachem ton D. est avec toi", alors "tu ne manqueras de rien", car rien n’est impossible pour Hachem et il ne manque rien dans les trésors du Roi.
=> Ainsi, Hachem en qui tu as confiance remplira tous tes manques.
-> 2°/ Une lecture dans l'autre sens est également vraie.
Si tu es heureux de ce que tu as et que tu ressens que rien ne te manque, alors Hachem fera résider Sa présence avec toi.
=> Si "tu ne manques de rien" et que tu te réjouis de ta part, alors tu mériteras que : "Hachem ton D. est (sera) avec toi".
[selon le Rabbi Moché Midner - petit-fils du Yessod véChoréch ha'Avoda et élève de rabbi 'Haïm Soloveitchik]
La colère – Quelques citations de nos Sages (1ere partie)
+ La colère - Quelques citations de nos Sages (1ere partie) :
-> La colère est la pire de toutes les qualités.
[Gaon de Vilna - Biour haGra - Michlé 16,31]
-> Le Saba de Kelem mettait beaucoup en garde contre la colère, disant qu’il l’avait examinée sous tous les angles et n’y avait rien trouvé de bon. Il fallait l’éliminer totalement, comme le ‘hamets à Pessa’h.
-> Savoir retenir son tempérament est le meilleur des bons traits de caractère.
[Séfer 'Hassidim 72]
-> Se dominer dans un moment de colère, voilà la plus noble attitude qui puisse être.
[Méiri - guémara Erouvin 65b]
-> La colère est un des 2 traits de caractères (avec l'orgueil), qui bloque totalement notre service de Hachem.
Elle fait partie de la liste des pires qualités pour lesquelles il faut adopter une attitude de tolérance zéro.
Une personne ne doit jamais se permettre d'être en colère, même sur des choses qui entraînent à juste titre de la colère (et même si cela semble parfaitement justifiable).
[Rambam - Hilkhot Déot 2]
-> La colère souille à l'intérieur de l'homme et à l'extérieur.
[rabbi Raphaël de Brachd]
-> Une personne chez qui règne la colère, elle se refuse de vivre une vie heureuse.
[Or'hot Tsadikim - Chaar haKaas]
-> Une personne qui va faire des efforts pour contrôler sa colère ne regrettera jamais les efforts investis.
[Séfer haYachar - Chaar 6]
-> Qui retient sa colère n'éprouvera jamais de regret.
[Rabbénou Tam - Séfer haYachar - Chaar 6]
-> "Qui résiste à la colère l'emporte sur le héros ; qui domine ses passions sur un preneur de villes." (Michlé 16,32)
[ => Pour un juif, un super héro n'est pas superman, mais plutôt quelqu'un qui ne se met pas en colère!]
La colère – Quelques citations de nos Sages (2e partie)
+ La colère - Quelques citations de nos Sages (2e partie) :
+++ Quelques inconvénients de se mettre en colère :
-> b’h, à ce sujet il est important de se rendre compte d'à quel point la colère, c’est : détruire notre "moi" le plus intime : https://todahm.com/2019/01/12/la-colere-cest-sauto-detruire/
<------------->
-> "Ne maudis jamais personne, car souvent, les malédictions se retournent contre leur auteur et contre sa descendance"
[Séfer 'Hassidim]
=> La colère est un moment propice à maudire autrui, et les malédictions émises contre son prochain ont beaucoup plus de probabilité de retomber sur nous que sur autrui. Alors pourquoi prendre un tel risque !
[c’est être l’arroseur arrosé de malédictions !]
-> "Ne hais point ton frère en ton cœur" (Vayikra 19,17)
Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat Israël) fait remarquer que la haine gratuite est une faute que l'on peut avoir à chaque instant, et cela durant des mois, voir des années entières.
Les transgressions se multiplient alors à l'infini!!
[à chaque pensée, ressentiment envers mon prochain juif je génère une nouvelle faute de la Torah !]
-> Le coléreux serait prêt, s'il le pouvait, à détruire le monde entier.
Car la raison n'a plus d'emprise sur lui. C'est un forcené, une véritable bête sauvage ...
Il en vient aisément à commettre toutes les transgressions imaginables si son humeur l'y conduit ; n'agissant plus sous aucune autre impulsion que sa colère, il va là où celle-ci l'entraîne.
[Ram'hal - Messilat Yécharim 11]
=> On vient de voir qu’en se m’étant en colère, en réalité, on se maudit soi-même, et on se créé pleins de fautes, sur lesquelles il sera difficile de faire téchouva, car nous ne pensons pas avoir mal agit : ce n’est que de simples pensées !
<------------->
-> "Les coléreux n'ont pas de vie"
[guémara Pessa'him 103]
-> La colère est le mal par excellence.
[Gaon de Vilna - Even Chléma]
-> Quoiqu'une personne colérique puisse réaliser [dans sa vie], sa colère va [venir] le détruire.
[Rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha - Roua'h haKadech 3]
-> Que l'homme ne s'étonne pas si ... il ne décèle ni bénédiction ni réussite dans les actes de ses mains.
Sache-le bien : cela est dû à la colère qui l'habite, car la sainteté l'a abandonné, et il n'est plus soumis qu'à l'esprit d'impureté qui le domine.
Voilà pourquoi il ne voit pas de bénédiction dans ses accomplissements.
[Ma'ané Rakh - chap.14]
-> A partir du moment où la colère d'une personne démarre, la miséricorde [Divine] est bloquée, avec toutes les conséquences terribles que cela peut avoir.
[le Baal haTanya - Sidour Kol Hachana]
-> "Rabbi Yonathan dit : Quiconque se met en colère est dominé par toutes sortes de Guéhinam.
[guémara Nédarim 22a]
-> Toutes sortes de manifestations de l'enfer s'abattent sur celui qui se met en colère, comme il est dit : "Chasse ta colère de ton cœur et éloigne le malheur de ta chair" (Kohélet 11,10).
-> La colère est aussi dure pour son corps que s'il était condamné à toutes sortes de châtiments de l'enfer.
[le Roch]
-> Qui se met en colère est dominé par toutes sortes de souffrances et d'afflictions, assimilées par nos Maîtres à l'enfer (guéhinam), dans son existence ici-bas.
Celles-ci sont : les rigueurs de la pauvreté, les maladies intestinales, les pressions des créanciers et une mauvaise femme.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara Nédarim 22]
-> L'homme coléreux est la cible des maux affectant la zone des intestins.
[guémara Nédarim 22a]
Le Chita Mékoubétset commente : Par la colère, la température s'élève et brûle les aliments ingérés. Ceux-ci se digèrent mal et ne peuvent pas être rapidement évacués par le corps, lequel va endurer ainsi des souffrances intestinales.
<--->
-> Lorsque [les époux] s'affrontent dans leur emportement, ils deviennent tous les deux : feu et feu, et le feu dévore jusqu'à la perdition.
[Réchit 'Hokhma - Anava]
-> Les êtres coléreux meurent avant leur terme, comme en témoigne le verset : "C'est sa mauvaise humeur qui tue l'insensé" (Iyov 5,2).
[Séfer 'Hassidim 145]
-> La colère abrège les jours de l'homme.
[Rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot]
-> La vieillesse s'empare de l'homme pour 4 raisons : la peur, la colère inspirée par les enfants, une mauvaise femme et les guerres."
[midrach Tan'houma - 'Hayé Sarah 2]
-> Il existe 3 catégories [d'hommes] dont la vie n'en est pas une : les cléments, les emportés et les être sensibles."
[guémara Pessa'him 113b]
-> Qui tend à s'emporter et à tenir rigueur ne connaît de satisfaction ni dans ce monde, ni dans celui à venir.
Il n'éprouve nulle joie ici-bas, car il s'emporte et tient rigueur pour tout ce qu'il voit qui ne s'accorde pas avec son opinion, et il ressent constamment de l'amertume et de l'aigreur ...
Il ne connaîtra pas plus de satisfaction dans le monde futur, puisqu'il se sera dirigé [toute sa vie durant] dans l'obscurité.
[Ma'ané Rakh - chap.21]
<--->
-> "La destinée de celui qui se met en colère est de perte sa grandeur, même si cela lui avait été décrété."
[guémara Pessa'him 66b]
[L'exemple donné est celui d'Eliav (cf. Chmouël I 17,28), le frère aîné du roi David, qui a perdu la royauté d'Israël, car Hachem a vu en lui une tendance à la colère. (selon le rav Eliyahou Lopian - Sité 'Haïm Emouna)]
-> Moché pour s'être exclamé, en réprimandant la tribu de Réouven : "Bande de pêcheur" (Bamidbar 32,14), son petit-fils est devenu un serviteur de l'idole Mikha (cf. Choftim 18,30).
Cela bien qu'il se soit emporté au nom de la Gloire Divine. Toute chose exige de la pondération.
[Séfer 'Hassidim 137]
-> La colère porte un préjudice considérable à la richesse.
L'homme doit savoir que, lorsque le mauvais penchant l'incite à s'irriter, c'est qu'une somme d'argent lui est justement envoyée du Ciel et que le yétser ara désire la lui enlever.
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Etsot]
-> Lorsqu'une personne se met en colère, elle gâche les bénédictions de richesse qui devaient lui arriver ...
Mais lorsqu'une personne retient sa colère et agit avec patience même dans les situations les plus éprouvantes, elle atteint la richesse, un bon nom et une âme sans défaut.
Toutes les autres âmes désirent s'unir avec cette âme et il peut réussir à amener beaucoup d'âmes plus proches de Hachem.
Par cela, la Gloire de D. est révélée.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Etsot - Kaas 9]
-> Une querelle repousse 100 occasions de gagner son pain.
[Chla haKadoch]
<---->
-> Rav Na'hman bar Its'hak affirme : "Il est évident que ses fautes [de celui qui se met en colère] sont plus nombreuses que ses mérites"
[guémara Nédarim 22b]
[ainsi, se mettre en colère est tellement grave, que d’une certaine façon à elle seule …]
-> Une personne qui se met [fréquemment] en colère, il est connu que ses fautes sont plus nombreuses que ses mérites, comme il est écrit : "un homme ... qui se laisse emporter par la colère a de nombreuses fautes" (Michlé 29,22).
[Rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot]
-> 24 choses entravent le repentir. L'une d'elles est la colère.
[Rambam - Hilkhot téchouva 4,5]
<--->
-> "En se mettant en colère, il est tombé dans l’erreur" (Sifri - rapporté par Rachi Matot 31,21)
Le sens simple est qu'en se mettant en colère on en vient à oublier des choses, à faire des erreurs (que l'on n'aurait pas faites sinon).
Mais il y a un sens plus profond à cela : la présence de la colère révèle la présence d'erreur, de faute. En effet, une personne va en venir à perdre son tempérament car elle sait dans son cœur qu'elle s'est trompée, et dans un désir de cacher cela au monde, elle va agir avec colère.
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou]
[notre âme est frustrée car suite à notre erreur il y a un décalage entre ce que l'on devrait être et ce que l'on a fait. Plutôt que de prendre cette frustration afin de s'améliorer soi-même, de faire téchouva, nous allons la déverser sur autrui.]
<--->
-> "Tout homme qui s'énerve, s'il est sage, sa sagesse le quitte ...
S'il est prophète, son inspiration prophétique l'abandonne."
[guémara Pessa'him 66b]
-> Rabbi Yirmiya de Difti ajoute : "Il [celui qui se met en colère] en vient à oublier son étude et à faire preuve de sottise."
[guémara Nédarim 22b]
-> La Torah ne peut être comprise que par celui qui ne se met pas en colère, et ce n'est qu'à une telle personne que j'apparaîtrai.
[paroles de Eliyahou haNavi - Kalla rabbati - chap.5]
Par exemple, avant de transmettre sa sagesse en Kabbala à rav Yéhouda ha'Hassid, son maître l'a testé 6 fois pour voir s'il allait perdre son sang-froid.
-> Le midrach (Vayikra rabba 13,1) écrit : "En 3 circonstances Moché s'emporta, et chaque fois il oublia une loi : celles du Shabbath, des ustensiles métalliques et du deuil.
Après avoir prouvé que chacune de ces colères était parfaitement justifiée, le rav 'Haïm Chmoulévitch (Si'hot Moussar 5733), dit que Moché oublia quand même un certain nombre de lois.
=> Il arrive à la conclusion suivante : la perte de sagesse ne survient pas comme une punition, mais c'est plutôt un phénomène naturel, par lequel toute colère entraîne forcément une perte de connaissances acquises.
Peu importe que cela soit justifié/nécessaire ou non : l'homme se voit privé de sagesse suite à tout accès de colère.
<--->
-> Le coléreux n'est pas aimé de ses semblables car ils le considèrent comme un sot.
De ce fait, ses paroles et ses actes ne sont pas appréciés par les hommes et personne ne prend exemple sur lui.
[Orékh Apayim]
<--->
-> Le Zohar dit qu’une personne qui s’énerve est considérée comme si elle allumait les feux de l’enfer.
Une personne qui s’énerve pendant Shabbath fait partir l’âme supplémentaire qui réside en elle.
[Nichmat Yaakov]
<--->
-> "Tout homme qui se met en colère, n'a plus de respect pour quiconque, pas même pour la Présence Divine ...
Il oublie même son étude de Torah et il devient plus stupide ...
Il est certain que les torts d'un coléreux sont plus nombreux que ses mérites."
[guémara Nédarim 22a-22b]
b'h, les commentaires à ce sujet : https://todahm.com/2020/07/22/14466