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"Tout homme que D. aime, Hachem l'accable de grandes souffrances, comme il est écrit : "D. le désire, Il le brise et l'accable de maladies" (Yéchaya 53,10) ...

Rech Lakich dit : ... de la même manière que le sel adoucit la chair, ainsi les épreuves atténuent-elles les fautes de l'homme."

[guémara Béra'hot 5b]

=> Les souffrances diminuent et effacent les marques profondes laissées par nos fautes.
Le corps se purifie et par là même s'éclaircissent la pensée et l'esprit.
Cela entraîne alors que cette personne "que D. aime" va avoir davantage de proximité avec Hachem.

La prière peut modifier la nature

+ La prière peut modifier la nature :

-> Le séfer Ezri Mé'im Hachem rapporte ce qui suit au nom du rav Moche Soloveitchik : Une personne est obligée de croire pleinement que ses prières sont toujours entendues et qu'elles ont le pouvoir d'apporter des délivrances à nos problèmes (yéchouot).

Le rav Soloveitchik s'adressait un jour à un malade que les médecins n'espéraient plus voir guérir. Il lui dit : il est écrit : "Mon aide vient d'Hachem, créateur du Ciel et de la terre" (Téhilim 121,2). Pourquoi ne dit-on pas simplement que notre aide vient d'Hachem? Pourquoi ajoute-t-on qu'Il est le créateur du Ciel et de la terre?
La réponse est que nous disons qu'Hachem a créé ce monde à partir de rien, ce qui nous enseigne que même s'il n'existe aucun moyen naturel d'aider quelqu'un, Hachem peut créer quelque chose à partir de rien pour sauver cette personne. C'est ce que nous devons garder à l'esprit lorsque nous faisons la prière.
[selon nos Sages, Hachem recrée le monde à chaque instant, et en ce sens tous nos soucis peuvent être résolus. ]

C'est dans cet esprit qu'il a expliqué la grandeur de l'acte de Yéhochoua, qui a arrêté le soleil à sa place. Il semblerait que la grandeur de cet acte réside dans le fait qu'il avait le pouvoir d'arrêter le soleil dans sa course. En réalité, la grandeur de Yehoshua réside dans le fait qu'il a prié Hachem et lui a demandé de changer la nature.
La plupart des gens ne penseraient même pas à prier pour une telle chose. Mais Yéhochoua possédait une si forte émouna qu'il demanda à Hachem que ce miracle se produise comme s'il demandait n'importe quoi d'autre.
Une prière prononcée avec une émouna aussi intense sera toujours entendue et peut modifier le cours de la nature.
[on ne doit pas compter sur des miracles, mais la prière est une voie naturelle pour obtenir des miracles. ]

La force de nos pensées

"Au moment de la nuit de noces, le cœur de Yaakov était orienté vers Ra'hel, car il pensait avec certitude être avec elle.
De cette pensée et de cette volonté profonde, Léa tomba enceinte.
Mais malgré cela, cette pensée initiale retrouva sa place dans la réalité : puisque le cœur de Yaakov était entièrement tourné vers Ra'hel, c'est l'aîné de cette dernière, Yossef qui reçut le droit d'aînesse".
[Zohar - chap.1,p.176]

Le fils aîné de Yaakov était Réouven, fils de Léa.
Mais concrètement, c'est Yossef, le fils aîné de Ra'hel, qui reçut un héritage double, puisque ses 2 fils (Ménaché et Efraïm) furent considérés comme 2 tribus à part entière quant au partage de la terre d'Israël.
Yossef a eu ainsi 2 parts d'Israël, en accord avec la loi juive statuant que l'aîné d'une famille reçoit un héritage double par rapport à ses frères.

=> Nous voyons ici un exemple que la force de la pensée, est plus puissante que l'acte même, avec des conséquences mêmes de nombreuses années plus tard!

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+ La force de nos pensées :

-> "Lorsqu'un bateau en percute un autre, si le bateau touché est plus robuste que le premier, c'est le premier bateau qui se brisera par la puissance du choc.

Il en est de même de la pensée, qui lorsqu'elle ne se concrétise pas, revient en force vers son émetteur.
C'est ce qui se passa pour Haman : il désira anéantir les juifs et on l'en empêcha. Mais puisque sa pensée avait déjà été conçue et qu'elle n'atteignit pas son but, elle se rabattit sur lui.

De la même manière, si l'on jette une balle et qu'elle n'est interceptée par aucun obstacle, elle suit sa trajectoire. Mais si un mur l'intercepte, elle rebondit de plus belle vers celui qui l'a lancée.
Il en va exactement de même de la pensée : lorsqu'un élément la stoppe dans sa course, elle revient en force vers celui qui l'a conspirée."
[le Sifté 'Haïm - Moadim]

-> "Il en est ainsi de la pensée pourtant si volatile. Sa fin est de se retourner contre celui qui l'a conspirée quand elle ne prend pas forme dans la réalité."
[Maharal - Méguila 9,25]

-> "Rech Lakich dit : Celui qui suspecte à tort reçoit des coups" (guémara Shabbath 97a)
En effet, sa pensée négative n'a ici aucune prise et elle n'a pas non plus sur quoi se fonder, elle va lui retomber forcément dessus de manière négative.

-> Il est permis d’être "jaloux" des érudits et d’envier leur vaste connaissance de la Torah car cela stimule et inspire à étudier davantage.
[Zohar ; guémara Baba Batra 21a]

Les autres formes de jalousie sont négatives, car quand l'homme les éprouve, il désire au fond de son cœur que son ami perde son bien. La réussite de l'autre est douloureuse pour l'homme ; il souhaite qu'il lui arrive du mal.
Or, comme on a pu le voir, une telle pensée revient vers celui qui en est la source.

=> Ainsi, être jaloux n'aide en rien à atteindre ce qui est jalousé, mais en plus d'être triste de sa situation, cela nous amène des conséquences négatives suite à nos pensées négatives sans fondement réel (autre qu'un aveuglement lié à notre jalousie).

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-> "La manière dont l'homme agit se répercute sur lui" (guémara Baba Métsia 33a)

Le Maharal ('Hidouché Haggadot sur cette guémara) enseigne que lorsqu'un homme éprouve une crainte particulière pour quelque chose, il donne à cette chose la possibilité d'agir contre lui.
Comme le précise Iyov (3,25) : "C'est que tout malheur dont j'avais peur fond sur moi, ce que je redoutais vient m'assaillir".

Ainsi, ce dont je m'inquiétais par avance vient justement m'assaillir parce que je m'y suis inquiété.

Le Maharal ajoute :
"Et même si cette crainte était celle d'une chute, comme le disent les Richonim, c'est cette même crainte qui entraînera justement sa chute.
En effet, si un homme prenait une planche de bois et la plaçait au-dessus des eaux d'un fleuve afin de le traverser, il aurait de fortes chances de tomber lorsqu'il marcherait sur cette planche.
Par contre, s'il la posait au sol, son pied n'en dévierait pas d'un millimètre.
Pourquoi en est-il ainsi?

Car dans le premier cas, l'homme pense qu'il va tomber et l'élément le plus actif et le plus influent est véritablement le cerveau.
Il en va de même lorsque l'homme a peur de la pauvreté, il laisse son cerveau agir dans ce sens et il finit par être effectivement affligé par la pauvreté."

-> "L'homme est sa pensée" (Sifté 'Haïm - Moadim)

-> "La pensée exerce un grand impact sur l'homme et même une simple intention ou un éveil aussi minimes soient-ils sont déjà une très grande chose"
[Rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou]

-> Cela peut éclairer l'interprétation de certaines paroles de nos Sages, comme :
- "Quand la tête est saine, tout est sain" (Zohar haKadoch - chap.3,135) ;
- "Le corps suit la tête" (guémara Erouvin 41a) ;
- "Un esprit abattu dessèche les membres" (Michlé 17,22)
- "Une bonne nouvelle est une sève bienfaisante pour le corps" (Michlé 15,30)

=> Le fait d'avoir des pensées positives, nous fait regarder la vie pleine de bonne humeur, mais également cela va contribuer à changer positivement notre réalité (et inversement).

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-> "L'homme est conduit vers le chemin qu'il veut emprunter"
[guémara Makot 10b]

-> "Celui qui veut se corrompre est aidé dans ce sens, comme celui qui veut se purifier"
[guémara Shabbath 104a]

Le Maharcha de commenter : "Selon la volonté et la pensée de l'homme, des anges l'orientent, ceux-ci ayant été créés justement par cette volonté."

=> C'est ainsi que notre pensée, expression de notre volonté, va véritablement créer des anges, qui vont conduire l'homme vers le lieu de son désir.

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-> "Lorsque l'homme désire de tout son cœur et de tout son être quelque chose, cela se réalise."
[Gaon de Vilna - Michlé 23,12]

-> "Sache que la pensée a un impact extrêmement puissant.
Un homme qui concentre sa pensée sur quelque chose de précis peut ni plus ni moins actionner cette chose. Et même si l'objet de sa pensée était d'acquérir de l'argent, c'est certain qu'il y parviendrait!

Il en va de même pour n'importe quel domaine, à condition que sa pensée soit dénuée de tout sentiment ou affect (c'est-à-dire qu'il est déconnecté de tout ce qui l'entoure, totalement absorbé par sa pensée précise)."
[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 193]

=> La pensée a une telle puissance qu'un homme pourrait acquérir tout ce qu'il désire par son biais!

-> Rabbi Na'hman de Breslev enseigne également (Si'hot haRan 62) :
"Sache que des forces inouïes sont recelées en l'homme, car il peut véritablement donner forme à la réalité par le biais de sa pensée. Mais pour cela, il faut qu'elle soit exclusivement tournée et concentrée sur un jet précis, c'est-à-dire que chaque strate de la pensée, aussi bien intérieure qu'extérieure soit orientée vers ce point précis.

Et lorsque la pensée dans toutes ses dimensions est actionnée et que vient s'allier la conviction que l'objet de la pensée se réalisera, sans qu'aucune autre pensée ne vienne troubler la pureté de la pensée initiale, alors la réalité prend la forme selon cette pensée."

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-> "L'excès de pensée de l'homme empêche la réalisation de son projet, fut-ce même dans le domaine de la Torah."
[guémara Sanhédrin 26]

Rachi commente : "Lorsqu'un homme pense : je ferai ceci ou cela, j'acquerrai ceci ou cela, la chose est vouée à ne pas se faire, même s'il s'agissait d'un projet spirituel, comme terminer en un temps précis une étude particulière".

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
"S'il est fixé à Roch Hachana que l'homme jouira de telle réussite, de telle abondance, mais qu'il a fait une prière détaillée (iyoun téfila) négative, en imaginant toutes les actions dont il serait l'auteur et qui lui apporteraient la réussite, comment ces simples pensées peuvent-elles modifier ce qui a été fixé pour lui à Roch Hachana?
["Tous les gains d’une personne sont prédéterminés d’un Roch Hachana à l’autre." - guémara Beitsa 16a]
Comment peut-il perdre les bienfaits qui devaient lui revenir au cours de cette année et qui étaient de surcroît écrits dans le grand Livre du Ciel?

La réponse est la suivante : il visualise déjà dans son esprit la réussite qui sera la sienne, la manière dont il l'atteindra et même le plaisir qu'il en retirera.
Il jubile déjà, se croyant détenteur et maître de cette satisfaction, mais sa pensée est erronée à sa source, puisqu'il fait dépendre sa réussite de la force de son bras et non de Hachem.

Il recevra donc sa punition, mesure pour mesure, du Tribunal céleste qui déclarera que puisque la simple pensée de sa réussite lui a procuré du plaisir, la réussite n'a pas besoin de se concrétiser dans sa réalité."

=> Ainsi, un homme peut provoquer sa perte par sa propre pensée.
Lorsque cette dernière est dénuée de émouna, elle ne peut être le réceptacle de la bonté de Hachem, et les sentiments de joie ressentis en plaçant sa confiance en ses propres actes, vont lui service de rétribution.

-> En ce sens, il est écrit au sujet des rêves plausibles : "Rabbi 'Hida a dit : lors d'un mauvais rêve, la peine suffit, lors d'un bon rêve, la joie suffit" (guémara Béra'hot 55a).

Cela signifie que :
- la peine éprouvée par la personne qui fait un mauvais rêve est une punition suffisante.
Par exemple, la pauvreté n'aura plus besoin de venir l'accabler.
- la joie qu'elle éprouve au moment de son rêve remplace la véritable joie qui devait lui être octroyée dans la réalité.

-> Le Ben Ich 'Haï (Od Yossef 'Haï - Ki Tissa) rapporte que : "L'homme doit être pleinement conscient que ces pensées fictives qui lui viennent à l'esprit ne sont ni plus ni moins l'oeuvre du yétser ara, dont le but est de lui faire perdre son vrai bien. L'homme s'empressera donc de chasser ces pensées stériles de son esprit dès qu'elles surgiront."

[on peut programmer le futur dans un but nécessaire et constructif, mais pas dans un but de renforcer la conviction que sa réussite dépend uniquement de notre force et de nos capacités.]

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-> Selon la guémara (Sanhédrin 26b), la pensée peut entraîner à oublier son étude, comme il est dit : "Il fait échouer les projets des gens de ruse : leurs mains n'exécutent rien qui vaille" (Iyov 5,12).
Rachi explique : "La pensée qu'un homme a accompli tel acte, ou de parvenir à tel objectif, a la capacité d'inhiber son accomplissement. C'est le cas même pour l'étude de la Torah, par exemple, si l'on dit : Jusqu'à tel jour, je finirai d'étudier tel sujet".

-> Le Ben Ich 'Haï (dans son Kéter Malkhout) ajoute :
"Souvent, de nombreuses bénédictions sont prêtes à être envoyées à l'homme, mais il les perd lui-même par le fait qu'il vagabonde avec son imagination et rêve déjà d'avoir reçu ces bénédictions. Il tire profit de ces rêves, se conforte dans ses illusions et repousse par cela l'envoi prévu des bénédictions".

On peut se demander comment cet homme pourrait perdre ce qui est prévu pour lui, simplement à cause de son imagination ...
Le Ben Ich 'Haï répond qu'en réalité, cet homme a déjà tout reçu en pensée et il s'est déjà réjoui de la bénédiction comme s'il l'avait reçue.

Il est intéressant de rapporter les paroles du Ben Ich 'Haï dans notre commentaire : "Il est un problème dont la plupart des gens souffre, que ce soit les hommes de Torah ou ceux qui travaillent, et j'avoue en faire aussi partie ..."

[nous devons faire attention sur le fait que ces pensées qui montent à notre esprit ne sont que l'acte du Satan qui cherche à tout nous faire perdre. Il est donc très important de surmonter cet instinct qui nous pousse à vivre le rêve comme s'il état réel.]

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-> "Quand tu bâtiras une maison neuve, tu établiras une barrière autour du toit, pour éviter que ta maison soit cause d'une mort, si quelqu'un venait à tomber" (Ki Tétsé 22,8)

Le Ben Ich 'Haï commente :
Lorsque l'homme inaugure une nouvelle construction, fête un nouveau concept qu'il a inventé grâce auquel il peut s'enrichir, la Torah lui demande de faire un acte, une barrière aux pensées qu'il a dans la tête, qui représente le toit de l'homme, et qu'il ne vive pas dans l'illusion de devenir milliardaire.
La raison en est : "Pour éviter que ta maison soit cause d'une mort si quelqu'un venait à tomber" = les illusions le feront tomber, lui feront perdre le bien qui est prévu.

Même s'il a été décrété pour cet homme, le jour de Roch Hachana, qu'il mérite richesse et bonheur, il risque de tout perdre par les illusions qu'il entretient.

Le Ben Ich 'Haï conclut en expliquant : "Car nous avons déjà reçu la récompense dans notre imagination, puisque nous nous sommes déjà réjouis comme si elle était déjà réelle et présente".

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-> b'h, également  : pense bien et tout ira bien : https://todahm.com/2020/03/31/13093-2

Rabbi Yéhouda dit : "S'il n'y avait pas eu la prière des défunts au profit des vivants, ces derniers n'auraient pu vivre"

[Zohar haKadoch - part.2, p.17]

Nos proches qui nous ont quitté physiquement dans ce monde, prient pour nous au Ciel et plaident notre cause.
Ne les oublions pas en tâchant qu'ils soient fiers de nous dans le monde de Vérité, et envoyons leurs des mérites par notre comportement selon la Torah.

En hébreu, le stress, la pression se disent : la'hats (לַחַץ).
A ce moment, si nous nous souvenons de s'entourer d'Hachem (représenté par la lettre : ה), certain qu'Il va nous délivrer, nous entourons alors notre pression (לַחַץ) de Hachem (ה).
On obtient par conséquence : la réussite (atsla'ha - הצלחה).

[Rabbi Israël Meïr Zaks]

La force des paroles positives

"L'homme doit toujours se dire : tout ce que fait notre Créateur miséricordieux est pour le bien"
[Rabbi Akiva - guémara Béra'hot 60b]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada sur cette guémara) commente :
"Lorsque les paroles d'un homme sont positives elles ont le pouvoir d'annuler même les mauvais décrets.

Rabbi Akiva voulait enseigner ... qu'il [faut] s'habituer à prononcer des paroles positives face à tout ce qui peut survenir, même un événement paraissant négatif, car cela même a le pouvoir de le transformer en bien."

"Au moment où les souffrances sont envoyées à l'homme, on leur fait jurer d'arriver à un jour et un moment précis, par le biais d'une personne et d'un moyen précis."

[guémara Avoda Zara 55a]

Cette guémara rapporte les paroles de rabbi Akiva, selon lesquelles lorsque Hachem envoie en mission des anges de souffrance et de maladie, il adjure chacun d'eux et leur dit : "Jure que tu ne t'attacheras à cet homme qu'à tel moment et que tu le quitteras à tel instant, qu'il sera soigné par un tel médecin, qui lui administrera tel remède".

-> Le Maharcha explique que lorsque le malade se repent et prie avec sincérité, il éveille la pitié de D. qui annule l'engagement des anges de le faire souffrir et pardonne bien avant le moment fixé.
Hachem apporte donc la guérison de l'une ou l'autre façon :
- si le patient ne se repent pas = la souffrance prévue par le décret suit son cours : au bout du temps fixé, D. exerce son rôle de "guérisseur fidèle" (rofé nééman), rappelant ses agents au moment prévu ;
- si le malade se repent = D. agit immédiatement comme un "guérisseur miséricordieux" (rofé ra'hman), et envoie la guérison sans attendre.

-> Le Zohar (paracha Chla) enseigne que la maladie est provoquée par les accusations des anges qui dénoncent les fautes de l'homme devant le Tribunal Céleste. Lorsque celui-ci se repent et accepte de se soumettre à la royauté de D., il est pardonné.
Plus encore, lorsqu'un homme demande la santé pour pouvoir étudier la Torah et accomplir les mitsvot, les anges accusateurs eux-mêmes proclament : "Laissez passer ce serviteur du Roi!"

-> La maison d'Israël dit : "Maître de l'univers, nous savons que toutes les maladies qui nous affligent sont uniquement destinées à nous rapprocher de Toi.
Nous sommes "malades d'amour" car Tu nous accables de maux/souffrances pour éveiller nos prières et notre amour [envers Toi]."
[midrach Chir haChirim rabbati 2,14]

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-> "Ne t'afflige pas pour demain, car tu ne sais pas de quoi demain sera fait"
[guémara Yébamot 63b]

-> "La peine du moment est suffisante"
[guémara Béra'hot 9b]

-> "Lorsque l'homme voit des malheurs s'abattre sur lui, qu'il scrute ses actions."
[Rav 'Hisda - guémara Béra'hot 5a]

L'idée est qu'en général nos souffrances proviennent de nos actes et disparaissent grâce à nos actes.

[à défaut de téchouva, dans ce monde nos souffrances sont un moyen de réparer à un faible prix les conséquences de nos fautes, par rapport au monde à venir où le prix est plein pot.]

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-> "Je me suis accroché à une planche et chaque fois qu'une vague a déferlé sur moi, j'ai baissé la tête!"
[Rabbi Akiva - guémara Yébamot 121a]

Lorsque l'on reçoit des coups dans la vie, il ne faut pas se focaliser sur le bâton (l'intermédiaire), mais sur celui qui en est à l'origine : Hachem.

=> Il faut s'accrocher à une planche (la émouna que c'est pour notre bien car venant de D.), et pendant le summum de la tempête, lorsque la vague déferle, on doit baisser la tête (admettre que nous ne sommes pas D. pour tout comprendre, que cela nous dépasse, et ce plutôt que de se révolter contre cette "injustice", disant alors à Hachem ce qu'il doit faire!).

-> Le roi Salomon nous conseille : "Les jours du pauvre sont tous mauvais, mais qui a le cœur content est perpétuellement en fête" (Michlé 15,15)

=> Même si c'est la tempête autour de toi, baisse ta tête pour regarder tout le positif que tu as déjà dans ta vie (combien est minime en comparaison ce qu'il peut me manquer d'indispensable!), et ce plutôt que de toujours regarder au loin, à la recherche perpétuelle d'une nouvelle chose que tu n'as pas, comme condition de ton bonheur.

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-> "Hachem éprouve le juste (tsadik), mais le méchant (racha) et le partisan de la violence, Il les hait de toute Son âme" (Téhilim11,5)

-> "Rabbi Yonathan dit : le Créateur n'éprouve pas les cruches chancelantes qui se fêlent au premier coup, Il éprouve les cruches solides, qui ne se brisent pas, même après plusieurs coups.
Ainsi, Hachem ne met à l'épreuve que les tsadikim ...

Rabbi Yossi dit : le travailleur de lin sait bien que plus il frappe son in, plus il l'affine et plus il le travaille, plus il l'embellit."
[midrach Béréchit rabba 32,2]

=> Sans souhaiter d'épreuve, le fait que Hachem nous en envoie est un signe clair que nous sommes quelqu'un de grande valeur, dont les épreuves sont là pour permettre l'éclosion de potentialités internes.

Les épreuves sont adoptées aux forces de la personne, et elles peuvent devenir un tremplin m'étant à jour des forces insoupçonnées jusque là.
[les juifs sont comparés aux olives, car on doit les pressuriser pour qu'ils libèrent les trésors qui sont contenus en eux.
Sur le moment c'est dur, mais quelle fierté éternelle ensuite de voir tout ce qu'on a pu faire de notre vie dans ce monde!]

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-> "Hachem n'élève personne à la dignité avant de l'avoir testé" (midrach Béréchit rabba)

-> "Il [D.] voulait t'éprouver par les tribulations pour te rendre heureux à la fin" (Ekev 8,16)

[Une épreuve est pour nous comme un test personnalisé de notre fidélité à Hachem.
A quel point Lui resterons-nous confiant, plein d'amour?]

"Celui qui fait fauter autrui est pire que celui qui le tue"

[midrach Bamidbar rabba 21]

"L'homme doit faire preuve à tout moment de ruse pour conserver sa crainte du Ciel"

[Abbayé - guémara Béra'hot 17a]

Jalousie et mauvais œil (ayin ara)

+ Jalousie et mauvais œil (ayin ara) :

-> A la vue d'un cimetière de 100 tombes, Rav a déclaré que 99 de ces personnes sont mortes à cause du mauvais œil (ayin ara), tandis qu'une seule est morte de cause naturelle.
[guémara Baba Métsia 107b]

Le rav Shalom Messas explique que cela ne signifie pas que les gens meurent car d'autres jettent un mauvais œil sur eux.
Le sens véritable de ce passage est que ces personnes sont mortes car elles ont regardé d'un mauvais œil autrui.
Un feu interne de jalousie pour les possessions et les succès des autres a brûlé en eux, et cela a conduit à leur mort prématurée.

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-> b'h, également lié à cela : https://todahm.com/2020/07/22/14458

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-> Le Shomer Emounim enseigne que la meilleure protection contre le ayin ara est d'agir modestement, en étant réellement préoccupé par le sentiment des autres.
Cela implique qu'il faut minimiser nos capacités, tout en développant celles des autres.

-> Lorsque le roi Shaül a vu que son énorme armure s'est miraculeusement ajustée pour prendre parfaitement la taille de David, il a présumé que David sera son successeur (Chmouël I 17,38).

Selon le midrach (Vayikra rabba 21,8), David voyant le visage de Shaül pâlir, il a immédiatement déclaré qu'il ne pouvait pas supporter une charge si lourde et il a retiré l'armure.
En effet, David ne voulait pas prendre le risque d'être la cause de la jalousie du roi Shaül.

=> On voit de là l'importance d'être vigilant à éviter de faire des choses pouvant entraîner de la jalousie chez autrui.

-> Rabbi Yéhochoua dit : "Le mauvais œil [c'est-à-dire le regard envieux et nuisible portée par celui qui ne se contente pas de ce qu'il a], le mauvais penchant et la haine des êtres vivants expulsent l'homme du monde." [Pirké Avot 2,11]

-> Un homme riche est autorisé à mentir à propos de sa richesse, s'il craint un ayin ara ou bien s'il ne souhaite pas éveiller de la jalousie.
[rav Eliyashiv]

-> La fille du rav Eliyashiv, femme du rav Its'hak Zilberstein, ne marchait jamais à l'extérieur avec son mari, afin d'éviter indirectement de générer de la souffrance et de la jalousie chez ceux qui n'avaient pas la chance d'avoir un conjoint.

-> La guémara (Baba Batra 2b) nous conseille de "ne pas nous tenir devant le champ de notre voisin lorsque le champ est fleuri".
En effet, il y a un risque de jalousie, de générer des dégâts suite à un ayin ara (plus ou moins conscient).

-> En pleine famine, Yaakov envoya ses fils prendre des provisions de blé en Egypte (Mikets 42,1).
Rachi commente : "Pourquoi donnez-vous l’impression aux descendants de Yichmaël et de Essav que vous êtes rassasiés?
A ce moment-là il leur restait encore du blé. A mon avis, le sens simple est le suivant : Pourquoi faudrait-il que tout le monde vous regarde avec étonnement du fait que vous ne recherchez pas de nourriture aussi longtemps que vos réserves ne sont pas épuisées?"

Le midrach dit également : "N'entrez pas tous en [Egypte] par la même porte à cause du mauvais œil [car un homme béni de 10 fils tels que vous risque d'être un objet d'envie]."

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-> Le rav Eliyahou Dessler (cité dans le Sia’h ‘Haïm I,237) explique que lorsque Hachem a décidé et décrété initialement qu’une personne avait le droit à quelque chose, Il trouvait qu’elle était méritante pour bénéficier d’un certain avantage personnel.

Cependant, si cette personne va s’en servir de façon ostentatoire, cela risque d’entraîner de la souffrance et de la jalousie chez d’autres (pourquoi elle a et pas moi!).
Hachem doit alors refaire les comptes. En effet, certes elle mérite d’avoir ce plaisir pour elle-même, mais il faut maintenant également considérer que cela va entraîner de la souffrance chez autrui par le fait de l’avoir publiquement exhibé.

Après le nouveau verdict : soit elle est encore méritante pour avoir ce bien, soit Hachem va considérer qu’elle ne mérite plus d’avoir ce profit à cause des conséquences que cela va avoir sur son environnement.

=> Quelque soit notre situation (celui qui jalouse ou bien celui qui est jalousé), une telle attitude ne fait que causer des dégâts et des malheurs.
C'est du perdant - perdant pour tout le monde!

[Le fait de ne pas jalouser, au-delà d'être une preuve de notre émouna, au-delà d'être très bénéfique pour nous, c'est une expression de notre amour pour autrui, puisqu'ainsi on n'attire pas sur lui les foudres du ayin ara]

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-> Selon le 'Hazon Ich, l'homme par sa simple pensée peut avoir une influence dans le monde.
[Pense bien et tout ira bien => ainsi lorsqu'on a un mauvais oeil sur nous ou autrui, on peut malheureusement l'influencer à distance négativement (et inversement).]

-> Rabbénou Yona dit que lorsque l'on envie ce qui appartient à autrui, il y a une sorte d'air qui va sortir de cette pensée, et elle a le pouvoir de détruire ce sur quoi j'ai pu jalouser, ainsi que nous-même.
[ainsi, si par exemple on aurait dû recevoir cette chose, on ne la recevra pas]

-> Selon le rav Dessler, le ayin ara remet en cause la notion de arévim, de l'unité du peuple juif.
[pourquoi lui il a et pas moi, cela implique que lui est distinct de moi => que je développe une division entre les juifs. Or, l'unité est notre force et une source énorme de bénédictions (même si l'on est pas méritant).
Par le ayin ara je divise, et donc j'empêche des bonnes choses de nous arriver, et je permets de mauvaises de nous parvenir.
Cela est à l'image d'un père qui se réjouit de voir ses enfants unis, et alors il leur donne tout ce qu'ils veulent. Mais s'il y a une division, alors le père prend ses distances, il est triste et n'a plus le cœur à leur donner des choses, ... ]

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-> b'h, des réflexions importantes sur la notion de Ayin ara : https://todahm.com/2016/01/22/35876

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-> Pharaon dit à Yaakov : "Combien sont les jours des années de ta vie?"
Yaakov dit à Pharaon : "Les jours des années de mes pérégrinations sont 130 ans. Peu nombreux et mauvais ont été les jours des années de ma vie" (Vayigach 47,8-9)

Selon le Daat Zékénim, parce que Yaakov a fait allusion à ses années en mal, Hachem l’a puni et il est mort à 147 ans, soit 33 années en moins que son père.

Le rav Moché Sternbuch (Taam véDaat) explique que probablement Yaakov avait peur que Pharaon devienne jaloux de sa longue vie, et mette sur lui son mauvais œil (ayin ara). C’est pour cela qu’il a dit : "peu nombreux et mauvais ont été les jours des années de ma vie".

Le rav Sternbuch ajoute : "Nous voyons de là que nous ne devons jamais nous vanter à propos de notre famille, de notre richesse, … et éviter ainsi le mauvais œil, qui vient sur nous par le biais de la jalousie."

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-> Afin de se préserver du mauvais œil, la guémara (Béra'hot 55b) nous conseille de placer notre pouce droit sur le pouce gauche et de dire : "Je suis de la descendance de Yossef qui ne craint pas le mauvais œil" (ana mi zara déYossef kaatina délo chalta bé éna bicha).

Certains disent que Yossef a bénéficié de ce pouvoir de sa mère Ra'hel qui a parfaitement surmonté sa tendance à la jalousie, et qui a ainsi transmis ce mérite à sa descendance.

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-> "Hachem enlèvera de toi toute maladie et tous les fléaux de l'Egypte, Il ne les placera pas en toi" (Ekev 7,15)

=> Pourquoi concernant les fléaux, il est dit qu'Il ne te les placera pas, alors que pour les maladies, il est dit qu'Il les enlèvera de toi, sous-entendu qu'Il te les placera pour ensuite les enlever de toi?

C'est pour répondre à cette question que les Sages disent que ces maladies font référence au mauvais œil (ayin ara), qui vient du fait de la jalousie d'autrui. Or Hachem, qui souhaite maintenir le libre arbitre auprès des hommes, les laisse être jaloux s'ils le choisissent et ne les empêche pas de l'être. De ce fait, les maux causés par le mauvais œil viendront naturellement sur les personnes jalousées et Hachem aura donc besoin de les enlever de
toi.
C'est pourquoi, le verset ne dit pas qu'Hachem "ne les placera pas en toi", car pour cela, il faudrait empêcher les hommes d'être jaloux, ce qu'Hachem ne fait pas, pour ne pas altérer le libre arbitre.
Ainsi, le choix de l'expression "Hachem enlèvera de toi" plutôt que "ne te les placera pas", suggère donc que ces maladies évoquent le mauvais œil, dépendant du libre arbitre.
[Arougat Habossem]

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-> "La bénédiction réside dans ce qui est caché de l'œil" [guémara Ta’anit 8b]

-> La guémara (Béra'hot 55b) enseigne également :
"De la même façon que les poissons de la mer sont recouverts par l'eau et que le mauvais œil n'a pas d'emprise sur eux, le mauvais œil n'a pas d'emprise sur la descendance de Yossef.
Et s’il a peur de son propre mauvais œil, qu'il regarde le côté de sa narine gauche."

-> La descendance de Yossef est comparée aux poissons, qui sont mis à l'écart, immergés dans l'eau. [guémara Béra'hot 20a]
Puisque leur habitat se trouve à l'abri des regards, ils sont bénis.

-> Il est écrit dans la suite de cette guémara (Béra'hot 20a) : "un œil qui refuse de se délecter de ce qui n'est pas à lui, le mauvais œil n'a aucune emprise sur lui".
Le rav Eliyahou Dessler enseigne : dans une certaine mesure l'homme qui provoque la jalousie d'autrui, il est jugé en fonction de la stricte justice.
En effet, on sait parfaitement que celui qui ne vit absolument pas pour lui-même et dont toute la vie se passe à donner plutôt qu'à prendre ne suscite pas la jalousie ...
Il y a 2 choses qui caractérisent les poissons : ils sont cachés aux yeux, et ils vivent dans leur univers sans compétition avec les êtres qui vivent sur la terre.
Cela nous enseigne que celui qui vit en étant caché des yeux, et dont les aspirations sont différentes de celles de la vie de la rue, ne suscite aucune jalousie.

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-> Le midrach Tan’houma rapporte que les 1eres Tables de la Loi ont été données au mont Sinaï à toute la nation avec les tonnerres, les éclairs et de la fumée.
En conséquence du fait qu’elles ont été transmises avec une publicité énorme (la Création entière s’est arrêtée face à ce moment historique), cela a entraîné qu’elles ont été impactées par le "mauvais œil" (ayin ara), et elles ne pouvaient pas perdurer éternellement (la bénédiction réside dans ce qui est caché!).

=> Selon ce midrach, Moché a brisé ces lou’hot d’une manière ostensible, comme pour réduire en morceau le ayin ara présent.
[Par contre, les 2e Tables furent données plus discrètement et restèrent entières.]

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-> Avraham était très prudent. Après qu'Its'hak fût resté en vie à la suite de sa ligature sur l'autel, Avraham l'amena la nuit à la yéchiva de Chèm. Il ne voulait pas même qu'Ichmaël et Eliézer le regardent par peur du mauvais œil.
[midrach Béréchit rabba - Vayéra]

-> Le Daat Zékénim enseigne qu'après la Akéda Avraham a fait partir Its'hak, en cachette pendant la nuit, afin de le protéger du mauvais œil (ayin ara). [le ayin ara pouvant résider dans tout ce qui sort nettement de l'ordinaire]
Il fait remarquer que suite au sauvetage miraculeux de la fournaise de 'Hanania, Michaël et Azaria, il n'est plus fait aucune mention d'eux. Une opinion de la guémara (Sanhédrin 93a) est qu'ils sont morts à cause du mauvais œil.
[ils étaient au milieu des flammes et en sont sortis indemnes. Tout le monde les regardait avec étonnement tout le temps, et cela les a impacté négativement.]

-> D'un autre côté, il est écrit : "Chantez en son honneur, célébrez-le, entretenez-vous de toutes ses merveilles" (Téhilim 105,2).
=> Alors faut-il partager les miracles d'Hachem ou bien risque-t-on le ayin ara?
Le rav Zilberstein explique qu'un miracle dévoilé qui ne peut être expliqué par des moyens naturels est quelque chose qui doit être caché aux autres. Cependant, la plupart des miracles que les gens vivent peuvent être expliqués d'une manière naturelle, et ainsi ils doivent absolument être rendus public.

Faire connaître un miracle est une grande avodat Hachem. Le Zohar haKadoch (Bo - p.40b) écrit qu'il incombe aux gens de parler des merveilles d'Hachem. Quand ils le font, les anges au Ciel se rassemblent pour écouter ses louanges et ils louent Hachem, et par conséquent le nom d'Hachem devient glorifié.
[ainsi, sous couvert de peur de ayin ara, on ne doit pas passer à côté d'une occasion de grandir le Nom Divin]

-> C'est également ce qui se produisit pour la Chounamite, la femme qui se plaignit du créancier venu emmener ses fils comme esclaves (Méla'him II 4,1).
Elicha pria pour elle et une cruche déborda d'huile au point qu'elle put remplir de nombreux récipients.
A ce moment-là, Elicha lui recommanda de fermer la porte pour que le mauvais œil n'ait pas de prise sur elle et que la bénédiction puisse s'accomplir.
Il lui dit : "Tu viendras et fermeras la porte derrière toi et derrière ton fils" (Méla'him II 4,4).
[Kli Yakar]

-> Il est interdit de se tenir auprès du champ d'un fermier lorsque son blé est mûr. [guémara Baba Métsia 107a]
En effet, le simple fait de regarder son champ peut causer un grand dommage, même si on ne le regarde pas avec un mauvais œil. Un simple regard peut s'avérer plus néfaste que le poison.
Abarbanel écrit : Le regard a le pouvoir de causer du mal, il existe un serpent appelé : eff'é, dont le regard peut réellement tuer une personne.

-> Selon le midrach (Yalkout Réouvéni Katane), si Yossef n'avait pas raconté ses rêves à ses frères, ils se seraient réalisés immédiatement.
Du fait qu'il les a divulgués, il a été touché par le mauvais œil et il fallut 22 ans pour que ses rêves se concrétisent.

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-> Selon Rachi (Béaaloté'ha 12,1), la femme de Moché (Tsipora) était belle intérieurement par sa conduite, et extérieurement par sa beauté physique, et c'est pour cela qu'elle était surnommée négativement : "Kouchit" (noire) afin que le "mauvais œil" (ayin ara) n'ait pas prise sur elle.
[d'ailleurs, le mot "kouchit" (à la peau sombre) a la même valeur numérique que l'expression : "yéfat maré" (de belle apparence).]

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-> La Torah (Ki Tissa 30,12) dit que lors du recensement, chaque homme devrait donner une expiation pour son âme.
Hachem a ordonné qu'ils ne soient pas comptés individuellement.
En effet, toute chose dénombrée risque d'être affectée par le mauvais oeil (ayin ara). Par conséquent, si les juifs avaient été comptés individuellement, ils auraient couru le risque d'être frappés d'épidémie.
Après que le roi David ait compté les juifs par tête, ils furent victimes d'une épidémie au cours de laquelle 70 000 personnes moururent (Chmouël II 24) ...
[...]

["La bénédiction réside dans ce qui est caché de l’œil" (guémara Ta’anit 8b)]
[En ordonnant de ne pas compter les juifs individuellement,] Hachem ne voulait pas que le mauvais œil ait la moindre prise sur eux, et Il désirait qu'ils soient bénis.
[Méam Loez - Ki Tissa 30,12]

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-> "Moché dénombra sur l'ordre de Hachem (al pi Hachem = littéralement : par la bouche de Hachem)" (Bamidbar 3,16)
Selon un avis, seules les 11 tribus étaient comptées en donnant un demi Shékel, tandis que pour celle de Lévi, Moché se tint à l'entrée de chaque tente, et la voix de la Présence Divine émanait de l'intérieur et lui disait le nombre d'enfants présents (les Lévi'im étant comptés dès l'âge de 1 mois, à l'inverse des autres tribus : à partir de 20 ans).

Chaque tribu donnait un demi Shékel [en passant devant Moché] afin de ne pas être atteint par le mauvais œil. En effet, lorsque les gens sont dénombrés, ils sont observés et le mauvais œil peut leur nuire.
Le moyen d'éviter cela est que chacun donne une pièce, et que l'on compte les pièces plutôt que les hommes.
Les Lévi'im ne furent pas regardés pendant le recensement : Hachem Lui-même annonça leur nombre dans chaque tente. Ils n'eurent donc pas à donner un demi Shékel pour remédier au dommage causé par le mauvais œil.
[Méam Loez - Ki Tissa 30,13]

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-> Le ayin ara (l’œil malveillant) d'autrui accuse les biens de toute personne qui a commis une faute (même légère) sur le plan financier, surtout lorsqu'il s'agit d'un sage en Torah.
[Ben Ich 'Haï - guémara Béra'hot 5b
(où les 400 tonneaux de vin (עין רע a une valeur de 400) de rav Houna ont tourné au vinaigre).]

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-> Rabbi Yéhochoua ben 'Hanina répondit à la fille de l'empereur romain : "[certes il existe des gens qui sont beaux et savants en Torah mais] s'ils étaient laids, ils auraient été encore plus sages!". [guémara Nédarim 50b]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yehoyada Nédarim 50b) cite 2 raisons pour lesquelles la Torah se maintient mieux chez un homme laid :
- c'est parce que ce talmid 'hakham, malgré sa laideur, est honoré pour sa sagesse et les gens viennent lui embrasser la main.
Ainsi, chez l'homme laid, la magnificence de la Torah est davantage reconnaissable.
- Lorsque le talmid 'hakham est laid, l’œil malveillant ou envieux (le ayin ara) n'a pas de prise sur lui et il conserve son capital de Torah. Par contre, s'il est beau et sage, le ayin ara peut avoir prise sur lui et son capital de sagesse peut diminuer.

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-> "Avraham se leva le matin, il prit le pain et l'outre d'eau et les donna à Hagar, sur son épaule, ainsi que l'enfant" (Vayéra 21,14)

Rachi comment : L’enfant aussi, il l’a placé sur l’épaule de Hagar, parce que Sarah lui avait jeté le mauvais œil, de sorte qu’il avait attrapé une fièvre et ne pouvait plus marcher.

=> Pourquoi ne pas dire plutôt que s'il ne pouvait pas marcher c'est qu'il était malade?
En fait, nos Sages disent qu'avant Yaakov, la maladie n'existait pas, c'est Yaacov qui a prié pour qu'elle apparaisse.
Ainsi, Yichmaël ne pouvait pas être malade. En revanche, depuis toujours, le mauvais œil pouvait causer des dommages. C'est pourquoi, Rachi était forcé d'expliquer que Yichmaël était affaibli du fait du mauvais œil.
On voit de là l'unité de la Torah. Une information concernant Yichmaël ne peut être expliquée que conformément à une autre information concernant Yaakov.
[Rav Wolbe]

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+ Jalousie - Avec les non-juifs :

-> Selon la guémara (Taanit 10b), les juifs doivent éviter de faire étalage de leurs richesses et de leur succès devant leur voisinage qui est envieux, et souvent antisémite.

-> Le Kli Yakar(sur Dévarim 2,3) enseigne que la Torah demande aux juifs de faire profile bas dans leur exil et de ne pas faire étalage de leurs richesses, afin d'éviter de susciter la jalousie des non-juifs.
Le Kli Yakar continue en critiquant les juifs de sa génération qui vivent au-delà de leurs moyens, revêtant des habits luxueux et habitant dans des maisons somptueuses, encourageant par là même leurs voisins non-juifs à être contre eux.

-> Le Pélé Yoets (Galout) écrit :
"Il convient pour nous [les juifs] d'éviter de vivre d'une manière ostentatoire [comme par exemple] : dans la façon dont nous nous habillons, dans la magnificence des maisons dans lesquelles nous vivons, dans la manière spectaculaire/luxueuse avec laquelle nous faisons nos sim'ha (fêtes).
Même si quelqu'un est excessivement riche, il ne doit pas le montrer aux autres, car cela suscite la jalousie des nations.
Mais plutôt, les hommes et les femmes doivent vivre leur vie modestement, et leur maison doit avoir l'apparence d'une cabane dans un vignoble."

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-> Le Bné Yissa'har (Réguel Yéchara) enseigne : "Celui qui est dominé par le mauvais œil, que D. nous en préserve, doit regarder ses tsitsit."

-> Le 'Hida (Dvach Léfi) écrit au nom du Arizal : "Les tsitsit protègent du mauvais œil et des forces de touma (impureté)."

-> La source de ces enseignements se trouve dans le Zohar (Chéla'h Lé'ha 163b) : "L'homme qui se vêtit d'un tsitsit. le mauvais penchant n'a pas la capacité de lui nuire avec le mauvais œil."

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-> "Le mérite de réciter la Kriyat Shéma le matin et le soir nous sauve de l'ayin ara".
[rav 'Haïm Palagi - séfer Néfech 'Haïm ]

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-> Si une personne se considère comme un talon (la partie la plus base du corps humain), comme humble, alors le yétser ara ne pourra exercer contre elle aucune force afin de l'empêcher d'accomplir tous les commandements de Hachem.
[le 'Hida – Dvach Léfi - Ekev 7,12]

-> Le mauvais œil (ayin ara) n'a pas d'impact sur une personne qui garde ses yeux.
[Zohar - Tikounim 28a]

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-> Rabbi 'Hiya dit : "Ne mange pas le pain de celui qui a un mauvais oeil (ayin ara) et ne désire pas le goûter" (Zohar Chémot 3a).

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2020/03/23/12738

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-> l'enseignement du rabbi de Berditchev : Susciter les bénédictions, et non le ayin ara : https://todahm.com/2024/05/28/susciter-les-benedictions-et-non-le-ayin-ara
=> Lorsque nous nous concentrons sur la dimension Divine des choses (objet comme personne), nous suscitons des bénédictions sur elles, plutôt que le mauvais œil (ayin ara).