J'ai mérité une longue vie car je n'ai jamais remis en question les actions de Hachem.
Lorsque l'on questionne D., on prend le risque d'être convoqué au Ciel, où l'on nous montrera qu'en réalité tout est parfait et juste.
Puisque je ne me suis jamais plains, alors il n'y avait aucune raison de me prendre la vie pour aller observer que toutes les actions de Hachem sont justes.[rabbi Shimon of Yaroslav]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
Le Korban Toda (sacrifice de remerciement) était apporté comme moyen pour remercier Hachem après avoir vécu personnellement une délivrance miraculeuse.
Mais si quelqu'un a une vie normale : lui et sa famille sont en bonne santé, bénis en subsistance et en joie, n'en devrait-il pas moins être redevable en remerciements à Hachem pour toute la souffrance dont Il le dispense?
[Rabbi El'azar Mena'hem Mann Shach]
[ex: au lieu d'attendre des années pour avoir un enfant, tu l'as eu tout de suite! Soit on se dit c'est la nature, c'est normal ; soit on remercie encore davantage D. de ne pas nous avoir fait attendre longtemps en souffrances!
=> On doit certes remercier Hachem lorsqu'Il nous sort de galère, mais nous devons encore plus le remercier lorsque tout va bien!]
<------------------>
-> "Celui qui offre son sacrifice de Chelamim à Hachem amènera son sacrifice à Hachem en Chelamim" (Tsav 7,29)
=> Ce verset semble se répéter?
En fait, on peut expliquer qu'il vient apporter une bénédiction et une sorte de promesse à l'homme. Celui qui apporte un sacrifice de Chelamim, qui vient essentiellement pour louer et remercier Hachem, recevra la bénédiction de pouvoir mériter d'apporter en d'autres occasions d'autres sacrifices de Chelamim.
Que "celui qui offre son sacrifice de Chelamim" puisse recevoir la bénédiction et "amènera" à d'autres reprises "son sacrifice à Hachem en Chelamim".
[Dvach vé'Halav]
"Celui qui bénéficie d'un repas somptueux n'est pas payé pour le manger, il le fait par plaisir et c'est cela sa récompense.
De même, telle doit être notre façon d'aborder le fait de servir Hachem : non pas comme une corvée nécessitant une récompense, mais plutôt comme un plaisir qui est une fin en soi."[Rabbi Barou'h de Kossov]
"Lorsqu'une plaie (néga) de tsaraat sera sur un homme, il sera amené vers le Cohen" (Tazria 13,9)
-> Le rav Eliyahou Lopian fait remarquer que les mots : "néga" (une plaie - נגע) et "onég" (le plaisir - ענג) sont composés des mêmes lettres, et la seule différence se trouve dans le positionnement de la lettre : "ayin" (en hébreu "ayin" veut dire : les yeux).
Le roi Chlomo écrit : "Un sage a ses yeux devant lui" (a'hakham énav bérocho - Kohélét 2,14).
Cela implique que :
- Un sage va observer les conséquences de ses actes avant de les accomplir. Ainsi, le fait d'ouvrir les yeux à l'avance, va lui procurer beaucoup de plaisir (ענג), davantage de conséquences positives que s'il ne l'avait pas fait.
- A l'inverse un fou va agir inconsciemment, et c'est uniquement lorsqu'il se cogne, qu'il a une plaie (נגע) et qu'il est obligé d'affronter la réalité (ouvrir les yeux, renvoyant au "ayin" à la fin du mot!).
Mais cela peut également se comprendre de la manière suivante :
- une personne sage va choisir de regarder ce qui est de 1er choix chez autrui : tout le meilleur. En plaçant ses yeux (ayin - ע) uniquement sur le positif, on vit alors une vie de plaisirs (ענג).
En effet, voir les qualités d'autrui, apprécier le bien (même petit) que l'on nous octroie, ... c'est vivre dans un monde tellement agréable!
- à l'inverse, si nos yeux se trouvent toujours focalisés sur l'arrière (regard négatif), sur ce qui ne va pas assez bien, alors on devient quelqu'un d'amer avec la vie, la transformant en plaies (נגע) et en souffrances.
<--->
-> Selon le 'Hidouché haRim, on apprend de là que la vie peut être un plaisir ou une souffrance, et que cela dépend de notre façon de la percevoir.
-> Le rabbi Zalman Gutman fait remarquer que le mot "néga" (plaie) se retrouve dans le fait d'être : NEGA-tive (tive se rapprochant de tov), c'est-à-dire que notre négativité va dissimuler tout le bien que l'on a.
<----------->
-> Le mot : "bésim'ha" (dans la joie - בשמחה) possède les mêmes lettres que : "ma'hchava" (la pensée - מחשבה).
Se focaliser sur tout le positif de la vie, est une façon de penser qui amène la joie, et qui est donc dépendante de notre regard envers le monde.
-> Le mot : "toda" (merci! - תודה) a la même guématria que : "sim'ha bé'haïm" (la joie dans la vie - שמחה בחיים).
Lorsque l'on exprime notre gratitude, nos remerciements, cela témoigne d'une appréciation de ce qui se déroule dans notre vie. Il en résulte une joie de vivre!
<----------->
-> "Bien des femmes se sont montrées vaillantes tu leur es supérieure à toutes" (rabot banot assou 'hayil, véat alit al koulana - michlé 31,29)
Ce passage du échet 'hayil du vendredi soir, est un conseil en or de shalom bayit.
Nous savons tous que notre mari/femme a de nombreuses qualités (on ne l'aurait pas épousé sinon!), mais selon le roi Salomon, nous devons aller plus loin : à nos yeux notre conjoint(e) doit être unique (supérieure à tous).
-> "[Les anges] dirent [à Avraham] : "Où est Sarah ta femme?" Il répondit : "Elle est dans la tente"."
Rachi commente : les anges savaient, certes, où était Sarah, notre matriarche, mais qu’ils ont voulu mettre sa discrétion en évidence, afin de la rendre plus chère à son mari.
=> On voit que même Avraham avait besoin de développer ce sentiment d'avoir LA meilleure femme possible pour lui.
-> Le rav Chmoulévitch avait l'habitude chaque jour, de souligner à lui-même 10 qualités uniques qu'il trouvait chez sa femme.
=> Plus nous donnons de la valeur à notre conjoint, moins ses petits défauts, écarts de conduite vont négativement nous impacter.
En effet : j'ai tellement de chance d'avoir une femme si exceptionnelle, si unique, que ces petits aspects négatifs sont comme inexistants face à l'immensité de ses qualités!!
<----------->
"Qui est l'homme qui souhaite la vie?
Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien"
[Téhilim 34,13 - mi a'ich é'afets 'haïm? oév yamim, lir'ot tov]
Le rav Nison Alpert commente que l'origine du lachon ara ne se trouve pas dans une erreur de langage, mais dans un échec de voir la vie comme il faut.
-> Par exemple, lorsque les explorateurs sont revenus d'Israël et qu'ils ont mal parlé du pays, Hachem va les punir : "Selon le nombre de jours que vous avez exploré le pays, soit 40 jours, un jour pour une année, un jour pour une année, vous porterez vos fautes durant 40 années" (Chéla’h Lé’ha 14,34).
On voit ici que la punition va se baser non pas sur les quelques instants de lachon ara devant le peuple, mais sur la durée de leur séjour en Israël. Pourquoi cela?
Car si les explorateurs ont mal parlé, c'est parce qu'ils ne regardaient pas le positif du pays, mais plutôt ses aspects en apparence négatifs.
D'ailleurs, on voit ce lien dans le Téhilim (34,13-14) : "Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien, préserve ta langue du mal".
[si tu regardes le bien alors tu préserve ta langue du mal!]
=> Ainsi, le plus une personne aura un regard centré sur le négatif, le plus elle trouvera des choses négatives à dire.
Nous pouvons passer à côté d'une vie très agréable, car on se serait focalisé uniquement sur ce qui ne va pas.
["Qui est l'homme qui souhaite la vie? = la condition de base = toujours regarder le bien!]
Notre division donne de la force à nos ennemis
+ Savez vous pourquoi nos ennemis s'efforcent constamment de nous anéantir?
C'est parce que : "nous ne sommes pas un" (chélo é'had bilvad - שֶׁלֹּא אֶחָד בִּלְבָד)!
Ce terrible manque d'unité parmi les juifs est la cause première pour laquelle : "nos ennemis se lèvent contre nous pour nous anéantir" (amad alénou lé'haloténou - עָמַד עָלֵינוּ לְכַלּוֹתֵנוּ).Et si ce n'est : "Hachem qui nous sauve de leurs mains, nous aurions cessé d'exister" (Hadadoch barou'h matsilénou miyadam - הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מַצִּילֵנוּ מִיָּדָם).
[Sfat Emet - commentant le "Véhi Chéamda"]
<-------------->
-> Le 'Hatam Sofer enseigne que l'unité est une qualité énorme lorsqu'il s'agit de servir Hachem, tandis que la division est détestable.
Ce n'est pas une coïncidence si le mot : 'hamets (חמץ) a la même guématria que le mot : 'halak (divisé/division - חָלַק - cf. dans le verset Hochéa 10,2), puisque le 'hamets qui représente le yétser ara, n'est que disputes et divisions (midrach Béréchit rabba 38,6).
D'un autre côté, la matsa (מַצָּה) a la même guématria que le mot : "kahal" (קהל - assemblée), qui a pour acronyme : "kérvanou amakom laavodato" (Hachem nous a rapproché de Son Service - קרבנו המקום לעבודתו).[Drachot 'Hatam Sofer - vol.2 p.256]
<-------------->
-> Autre citation à ce sujet : https://todahm.com/2017/04/26/5230
De même qu'un juif est puni pour avoir dit du lachon ara, de même il est puni s'il avait une opportunité de dire quelque chose de positif à autrui, et qu'il ne l'a pas fait.
[Zohar - Tazria 46,2]
[Par notre parole nous pouvons redonner de la vie à autrui : encourager, valoriser, rendre joyeux, conseiller, ...
Comment pouvons-nous être cruel au point de préférer se taire et priver autrui de forces de vie, si vitales à sa bonne existence.]
Au moment de la délivrance future, tout sera clair comme le jour, et nous comprendrons exactement comment la main de la Providence Divine nous a guidé [avec amour] au travers la longue nuit de l'exil.
[Rabbi El'hanan Wasserman]
+ Pourquoi la Torah insiste-t-elle pour qu’on se rappelle de la sortie d’Egypte?
C’est pour que si un homme se demande comment va-t-il se rapprocher d’Hachem après toutes les fautes qu’il a commises, alors il se rappellera qu’en Egypte nos ancêtres furent enfoncés dans les 49 portes de l’impureté (sur 50), et malgré cela ils ont pu se rapprocher de la sainteté. [au point même de devenir la génération qui a reçu la Torah!]
Ce souvenir l’aidera constamment à se rapprocher de D.[le Divré 'Haïm]
"Si les choses ne se passent pas comme tu le souhaites, alors désires qu'elles soient comme elles le sont dans la réalité"
[Rabbi Mordé'haï Lévovitz]
[Nous avons tous notre perception personnelle de ce qui est bien pour nous, et Hachem a la sienne.
Savoir se satisfaire de ce que l'on a, c'est confirmer que seul D. comprend/maîtrise ce qui se passe dans le monde.
C'est faire vivre notre émouna que quoiqu'il puisse nous arriver dans la vie (petite ou grande chose), c'est Hachem qui l'a décrété avec amour et pour notre bonheur ultime.
Certes il y a des périodes mouvementées, mais c'est papa Hachem qui est aux commandes, et avec cette conscience on ne peut être que serein et joyeux!!]
"Il n’y a pas de mot qui ne sorte de la bouche de l’Homme qui n’ait sa répercussion, qui ne monte et n’éveille une force ...
Quand on prononce des paroles saintes, des paroles de Torah, elles se transforment en sons qui montent, éveillent Hachem et tressent une couronne sur Sa tête.
Il y a ainsi de la joie, à la fois dans le monde supérieur et dans le monde inférieur."[Zohar 3,105a]