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+ "Rabbi Akiva disait : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Kédochim 19,18) : ceci est un grand principe de la Torah.

Ben Azaï disait : "Ceci est l'histoire des générations de l'humanité : [lorsque D. créa l'homme, Il le fit à Sa propre ressemblance]" (Béréchit 5,1) : ceci est un principe plus grand encore.
[En effet, il en résulte : ] Que tu n'en vienne pas à dire : "Si j'ai été humilié, mon prochain peut l'être aussi", car sache qui tu cherches à abaisser : un être créé à l'image de Hachem."

[midrach Béréchit rabba 24,8]

[Vouloir respecter Hachem, cela implique par ricochet de devoir respecter autrui, et également nous-même.]

"Voici Il [Hachem] se tient derrière notre mur" (Chir haChirim 2,9)

Cela vient nous apprendre que même lorsque nous créons un mur entre Hachem et nous par nos fautes, malgré tout, Hachem se trouve avec nous.
Même "derrière notre mur", que nous formons par nos fautes, "Le voici qu’Il s’y tient".
Même si un juif se trouve au plus bas et a grandement fauté, Hachem continue à être avec lui pour le protéger, et Il attend patiemment qu’il se repente et se rapproche de Lui.

[Rabbi Sar Chalom de Belz]

[une téchouva sincère, de tout notre cœur, fait exploser ce mur d'éloignement qu'avaient pu construire nos fautes. Hachem peut alors nous prendre dans "Ses bras", d'un amour infini.]

"Qu'est-ce que l'homme peut faire pour être épargné des souffrances précédant la venue du machia'h?
Qu'il se consacre à la Torah et à faire des actes de bonté"
[Rabbi El'azar - guémara Sanhédrin 98b]

Le 'Hafets 'Haïm de commenter :
"Et même si tous nos maîtres des générations précédentes se rassemblaient aujourd'hui, ils ne pourraient donner de meilleur conseil, car c'est le seul qui nous reste encore!"

La reconnaissance

+ La reconnaissance :

-> La gratitude est la raison principale pour laquelle nous avons été créés.
[Ramban - paracha Bo]

-> Une personne doit servir Hachem, non pas dans le but de recevoir une récompense, mais pour même un seul des milliers et des milliers de bonté qu'Il nous a gratifié, et en raison de la grandeur du Maître.
[Rabbénou Yona - Avot 1,3]

-> En maîtrisant l'attitude d'être reconnaissant, on devient une personne plus spirituelle.
['Hovot haLévavot]

La reconnaissance redirige nos pensées vers Celui à qui l'on doit tout.
Le Shita Mékoubétzét dit que plus nous avons conscience de tout le bien dont Hachem nous comble en permanence, plus nous essayerons d'éviter de faire quelque chose qui risque de l'énerver.
[cela pousse à faire des mitsvot, et à se retenir des avérot (et c'est la moindre des choses!)]

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-> "Qui s'élèvera sur la montagne de Hachem? ... Celui dont les mains sont propres, le cœur pur ..." (Téhilim 24,3-4)

Le Sar Shalom de Belz explique que cela fait référence à ceux qui réalisent que tout provient de Hachem, et non pas résultant de ses actions.

=> Ainsi, la gratitude est ce qui permet de s'élever "sur la montagne de Hachem".

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-> Ce qu'il te manque, n'est rien en comparaison de ce que tu as déjà dans ta vie.
En ayant conscience de cela, nous devons ressentir une obligation d'aimer Hachem.
[Séfer 'Hassidim 31]

Ne pas regarder la vie avec gratitude, c'est ne jamais être content, puisqu'il nous manquera toujours quelque chose (en mieux, en différent, ...).
Ne pas regarder la vie avec gratitude, c'est ne pas être convaincus que Hachem nous a donné ce qu'il y a de mieux pour nous.

Ne pas prendre quelques minutes chaque jour pour apprécier tout ce que Hachem fait pour nous, c'est s'empêcher d'infuser en nous un grand amour pour D., de donner du sens à notre vie (je suis forcément quelqu'un de bien pour que le Maître du monde m'accorde la vie et tellement de bonté en permanence!).

-> "[Hachem] mon bonheur ne vient de nul autre que Toi"
[le roi David - Téhilim 16,2]

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-> Si la reconnaissance cessait d'exister, alors comment le monde pourrait-il continuer à exister?
[Rabbi It's'hak ben Moché Arama - le Akédat Its'hak - paracha Ki Tissa]

-> Nous avons une tendance naturelle à dissimuler les faveurs d'autrui, et à exposer leurs mauvaises actions.
[le Roch]

Les être humains n'aiment pas se sentir endettés, aspirant à avoir une indépendance de l'égo.

Le rav Wolbé (Alé Chour) enseigne :
- il faut faire l'effort d'exprimer verbalement nos remerciements aux gens qui nous ont aidé d'une quelconque façon, même à ceux qui sont payés pour cela.
En agissant ainsi, nous regardons alors le monde comme plein de bontés, dans une quantité que nous aurions jamais rêvé pouvoir exister.

- après avoir fait une bonté à autrui, il est bien de ne pas abuser de sa situation de supériorité (j'ai fait, et il me doit!). C'est également une bonté que de lui permettre de diminuer ce sentiment de redevabilité, en lui demandant une petite faveur.
Un exemple est celui d'un accompagnateur d'une personne non voyante, qui va lui demander à la fin d'allumer la lumière, et ce afin de lui retirer ce sentiment d'avoir une dette envers lui pour le service réalisé.

De même, dans le désert, Hachem a demandé aux juifs d'allumer la Ménora pour éclairer, même s'Il n'en a pas besoin puisque fournissant de la lumière à toute l'humanité (dont cette Ménora!).

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-> Après avoir réalisé une mitsva, le Chla haKadoch remerciait Hachem et demandait d'avoir l'opportunité de pouvoir faire encore pleins de mitsvot.
Il remerciait en permanence Hachem pour le succès spirituel de ses enfants et de ses élèves, et il priait pour qu'ils continuent à réussir.

-> Lorsqu'une bénédiction est dite suite à une expression de remerciement, elle possède beaucoup plus de poids.
[Rav 'Haïm Kanievsky]

-> Une personne qui a attendu des années pour avoir un enfant va énormément remercier Hachem lorsque celui-ci finira par arriver.
Pourquoi ne remercions nous pas Hachem encore davantage que cela, lorsqu'Il ne nous fait pas atteindre pour cela?

Nous ne devons pas uniquement remercier D. dans le cadre d'une intervention dramatique (merci de m'avoir sauvé d'une très grave maladie, d'une mort assurée, ...).
['Hidouché haRim]

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-> "Ne lance pas une pierre au fond du puits duquel tu as bu" [guémara Baba Kama 92b]

=> La Torah nous demande de respecter notre environnement, et de témoigner de la gratitude même à ce qui est inanimé.

-> Moché a été sauvé par l'eau du Nil (dans son panier) et par la terre (où il a pu enterrer l'égyptien qu'il avait tué), c'est pour cela qu'il a laissé son frère Aharon être à l'origine des 3 premières plaies, pour ne pas porter atteinte à ce qui l'avait auparavant assisté.

De même, Moché ne s'est pas battu personnellement contre les Midyanim, car il a vécu parmi eux pendant plusieurs années (après avoir fui l'Egypte). Il a ainsi demandé à Pin'has de mener le combat.

Lorsqu'il a libéré le peuple juif d'Egypte, Moché n'a pas quitté Midyan avant d'avoir reçu l'approbation de son beau-père Yitro.
[à ses yeux, cela était plus important que de courir faire sortir ses frères de leurs atroces souffrances de l'esclavage]

D'ailleurs, c'est ce comportement, qui va encourager Yitro a tout quitter pour les rejoindre par la suite dans le désert, certain que Moché l'accueillerait avec chaleur.

-> Pourquoi est-ce que Moché n'a pas prié Hachem pour qu'Il le guérisse de son fort défaut de prononciation?

Le Ramban (Chémot 4,10) explique qu'il préférait garder son handicap afin de pouvoir se rappeler toute sa vie des miracles que D. a fait pour lui dans sa jeunesse.

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-> Nous devons exprimer notre gratitude à un endroit duquel nous avons pu tirer profit, en faisant quelque chose pour son bien-être.
[midrach Béréchit rabba 79,6]

A ce sujet, la guémara (Shabbath 33b), nous rapporte les 2 faits :
-> 1°/ Lorsque Yaakov a campé proche de la ville de Che'hem (vayichla'h 33,18), il a fait quelque chose pour le bien de cette ville :
- selon Rav = il a frappé des pièces de monnaie ;
- selon Chmouël = il a établi des marchés ;
- selon Rabbi Yo'hanan = il a installé des bains publics pour les habitants de la région.

-> 2°/ Après avoir passés 13 années enterrés dans le sable, Rabbi Chimon bar Yo'haï et son fils El'azar en sont sortis avec la peau séchée et gercée. Ils se sont alors baignés dans les sources chaudes de Tibériade, et leurs blessures ont été guéries.
Par gratitude, Rabbi Chimon a montré aux habitants de la ville où se trouvaient enterrés des corps (dans la région), afin qu'ils puissent les indiquer correctement.

-> Rav Israël Zev Gustman avait l'habitude d'arroser les plantes de sa yéchiva, en reconnaissance du fait qu'il a pu survivre à la 2e guerre mondiale en mangeant des plantes comestibles, lorsqu'il se cachait des nazis dans la forêt.

-> Le rabbi de Klausenbourg était peiné de voir des piles de livres posées au hasard sur les tables de sa yéchiva.
Il disait à ses élèves qu'il est bien d'exprimer sa reconnaissance à un livre duquel on a pu profiter, en le rangeant.

-> On a demandé au rav Ben Tsion Abba Chaoul pourquoi il s'imposait de recevoir un nombre important de personnes chaque matin.
Il a répondu : "Lorsque j'étais malade, tellement de personnes ont prié pour moi.
J'ai été sauvé par le mérite de ces prières, et c'est ma façon d'exprimer ma reconnaissance à ces innombrables individus."

-> Le rav 'Haïm Chmoulévtich exprimait sa gratitude en se rendant autant que possible aux fêtes familiales majeures de ses élèves (naissance, bar mitsva, ...), disant : "Si lui n'était pas venu, alors peut être qu'un autre ne serait pas venu, et un autre ... et à qui aurais-je alors donné cours? Aux murs? Je suis donc obligé d'exprimer ma reconnaissance."

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-> La gratitude est la base de la paix entre des voisins, et entre un mari et sa femme.
[Rav Wolbe - Alé Chour]

-> Une des raisons faisant que les anges ont demandé à Avraham : "Où est Sarah, ta femme?", était pour souligner l'importance de l'appréciation et de la reconnaissance envers sa femme.

[même à 99 ans, même lorsqu'il s'agit de notre Matriarche Sarah, une telle attitude est toujours nécessaire pour encore plus cimenter le couple!]

"Elle (Léa) conçut encore et enfanta un fils, et elle déclara : "Cette fois, je rends grâce à D." ; c’est pourquoi elle le nomma Yéhouda ; puis elle cessa d’enfanter." (Vayétsé 29,35)

-> Le Sforno nous enseigne que le nom Yéhouda (יהודה) contient d’une part, les lettres du nom de D., le Tétragramme (יהוה), et d’autre part, le radical הדה, signifiant : "gratitude" et "louange" ; ce nom connote donc la louange et le remerciement adressé à D.

-> Rachi explique que Léa nomma cet enfant Yéhouda à titre de remerciement à Hachem. En effet, elle vit par inspiration prophétique que Yaakov aura 4 femmes. Ainsi, pour enfanter les 12 tribus, chaque femme devra avoir 3 enfants. Or, Léa venait d'avoir son quatrième. Et c'est parce qu'elle eut une part plus grande que les autres qu'elle remercia Hachem et appela son fils Yéhouda.
Du fait que chaque juif s'appelle Yéhoudi en référence à Yéhouda, il en ressort qu'il doit avoir la qualité spécifique pour laquelle il s'appelle Yéhoudi. Il s'agit de remercier Hachem pour lui avoir donné plus que ce qui lui revient, comme le fit Léa à la naissance de Yéhouda. Car chaque juif doit considérer que tout ce qu'Hachem réalise pour lui et lui donne, c'est toujours encore plus que ce qui lui revient et que ce qu'il mérite.
On doit considérer que rien ne nous revient de droit (tout n'est que du bonus, qu'une bonté gratuite de D. à notre égard!).
['Hidouché haRim]
[ce qui caractérise par essence un juif est : d'éprouver toujours de la reconnaissance envers D. et être conscients qu’Il nous donne bien plus que notre part légitime. Cela se matérialise également par de la joie et de l'amour envers papa Hachem!]

-> Le Maharam Shick fait remarquer qu'en réalité, Léa n'a pas juste dit : "cette fois je remercie Hachem", mais plutôt elle l'a fait sous forme interrogative : "[Est-ce uniquement pour] cette fois que je dois remercier Hachem? Non! Je me dois de Le remercier constamment et continuellement! Je dois toujours me souvenir des bontés que Hachem me fait, comme les 4 enfants qu'Il m'a accordé, et qui sont plus que ma part!"

=> C'est pour cela qu'elle l'a appelé Yéhouda : afin que durant toute sa vie, lorsqu'elle dira ou pensera au nom de son fils, cela sera pour elle comme un rappel à remercier Hachem pour Sa grande bonté permanente.

-> D'ailleurs, la guémara (Béra'hot 7b) enseigne qu'en nommant son fils Yéhouda pour exprimer sa gratitude, Léa est devenue la 1ere personne de l'histoire à remercier Hachem.

Le rav Berel Povarsky (Bod Kodech) dit que certainement auparavant les Patriarches et Matriarches avaient déjà remercié D., cependant Léa en nommant son fils a introduit la notion de remerciement éternel.
Yéhouda sera pour elle une assurance de toujours pouvoir être reconnaissante envers D.

Nous sommes appelés les Yéhoudim pour cette même raison, car un juif se doit de toujours se rappeler de remercier Hachem pour les millions de bonté qu'il reçoit chaque jour (et encore ce n'est que ce dont nous avons conscience!).

Dans notre routine quotidienne, il est facile d'oublier, et d'avoir la tête dans le guidon de nos préoccupations.
Cependant, si nous prenions du recul, et faisions d'un côté la liste de nos problèmes, et de l'autre la liste de toutes les bonnes choses de notre vie, nous verrions que nous avons beaucoup plus de raisons de le remercier que de se plaindre!

-> Le rav Shlomo Zalman Auerbach recommandait ainsi de noter dans un cahier toutes les bontés dont nous bénéficions durant la journée, même les plus petites, et ensuite de dire : "Merci Hachem!"
Il ajoutait : "Cela a la capacité de changer notre vie. Non seulement car nous sommes alors plus heureux et reconnaissant, mais également car le plus nous remercions Hachem, le plus Il nous déverse Sa bonté sur nous!"

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-> Léa s’est montré particulièrement reconnaissante cette fois, car en mettant au monde un tiers des 12 fils de Yaakov, elle avait reçu plus que sa part (Rachi).

Suite à cela, elle a cessé d’enfanter car elle a remercié pour le passé, mais elle n’a pas prier pour le futur.
En effet, la guémara (Béra'hot 54a) enseigne qu’il faut : "Remercier pour le passé et prier pour le futur".

=> Après avoir exprimés notre gratitude, nous devons continuer par prier afin de témoigner pleinement que tout vient de Hachem.
Par ailleurs, même si nous pensons que tout vient totalement de D., nous ne devons pas rester les bras croisés, dans l'attente. En effet, il nous faut également prier, car telle est la façon de fonctionner du monde.
[si tu pries, alors tu peux recevoir toutes les bénédictions divines qui étaient jusque là en attentes pour toi!].

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+ "Cette fois-ci je remercierai Hachem ... et elle arrêta d'enfanter"

-> Rabbénou Bé'hayé écrit que lorsque Hachem fait un miracle à l'homme, il faut dissimuler ce miracle et le cacher pour que le mauvais œil n'ait pas de prise dessus.
Il ajoute : Ne t'étonne pas de ce que la force du mauvais œil soit si grande, pour qu'il ait une prise même sur les choses sur lesquelles s'étend le miracle, car nous trouvons à la naissance des tribus qu'à cause d'une parole de Léa, qui a dit "je remercierai Hachem", en reconnaissance du fait que le 4e fils était en plus de sa part, le mauvais œil a eu une prise sur elle, c'est ce qui est écrit immédiatement après : "elle arrêta d'enfanter".

Il n'y a pas de plus grand miracle que le don de la Torah, et là-bas on trouve que le mauvais œil a eu une prise.
Les Sages ont dit : Pourquoi les 1eres Tables ont-elles été brisées?
Parce qu'elles avaient été donnée en public [toute la Création s'arrêtant pour écouter les paroles de Hachem Lui-même, dans un climat solennel], le mauvais œil a eu une prise sur elles et elles ont été brisées.
Par contre les 2e Tables ont été données discrètement, ainsi qu'il est dit : "Que personne ne monte avec toi et que personne ne soit vu sur toute la montagne", et il en découle que le mauvais œil n'a pas eu de prise et elles n'ont pas été brisées.

De même, c'est pourquoi Yaakov a fait des manœuvres avec les bâtons pour sélectionner les bêtes qui reviendraient ou non à Lavan (tachetés, mouchetés, ...), ce qui était un acte naturel, pour dissimuler le miracle. En effet, il fallait que Lavan et ses gens ne comprennent pas, afin que le mauvais œil n'ait pas de prise.

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+ "Elle déclara : "Cette fois, je rends grâce à D."

=> Pourquoi est-il écrit que Léa remercie Hachem précisément au sujet de Yéhouda, et non concernant ses 3 premiers fils?

Rabbi Méïr Sim'ha haCohen (Messsekh 'Hokhma) explique :
Nos Sages n'ont pas instauré de bénédiction lorsque l'homme profite des sens de la vue, de l'ouïe et du toucher, alors qu'ils en ont institué une pour celui de l'odorat, en s'appuyant sur le verset : "toute âme Te louera", qui selon eux se réfère à ce qui procure de la satisfaction à l'âme (guémara Béra'hot 43b).

C'est la raison pour laquelle, à la naissance des 3 premiers enfants de Léa, on ne trouve pas qu'elle louât Hachem, car ils se réfèrent respectivement
- aux sens de la vue = Réouven : "parce que Hachem a vu mon humiliation" ;
- de l'ouïe = Chimon : "parce que le Seigneur a entendu que j'étais dédaignée" ;
- et du toucher = Lévi : "désormais mon époux me sera attaché".

=> Elle ne rendit grâce à D. qu'à la naissance de Yéhouda, ancêtre du machia'h, au sujet duquel il est dit : "animé (vahari'ho) de la crainte de D." (Yéchayahou 11,3), qui est un verset évoquant le sens de l'odorat (réa'h) à travers le mot : vahari'ho (וַהֲרִיחוֹ).

"Lorsqu'une personne vient me voir avec un problème, je ne fais pas de différence entre un grand et un petit.
Quelque soit le problème, il remplit tout mon cœur, la douleur est tout aussi grande."

[le Steïpler - Rabbi Yaakov Israël Kanievsky]

"La Torah protège l'homme de tout mal, elle lui donne une bonne fin et un espoir dans sa vieillesse"

[guémara Kidouchin 82 - Rabbi Néhouraï]

"Souviens-toi que les voies de D. sont mystérieuses : tout ce qui paraît bon ne l'est pas nécessairement, et tout ce que nous considérons comme mauvais ne l'est pas forcément."

[Eliyahou haNavi à Rabbi Yéhochoua ben Lévi - rapporté par Rabbénou Nissim Gaon au nom du midrach]

=> Comment pouvons-nous faire dépendre notre bonheur de notre perception faussée de la réalité?
Puisque Hachem fait tout pour le bien, alors nous devons nous réjouir avec ce que l'on a, comme étant le top du top pour nous!

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-> "Demain, vous vous lamenterez des choses qui vous font rire aujourd'hui.
Et demain, vous vous réjouirez de ce qui vous a fait pleurer aujourd'hui!"
[le Gaon de Vilna - dans une de ses lettres]

"Lorsqu'un juif étudie la Torah, le peuple juif dans son ensemble s’élève.
La résultante automatique est que nos ennemis vont tomber."

[Rav Wolbe - Chiouré 'Houmach - Toldot 27,22]

Hachem désire et attend nos prières

+ Hachem désire et attend nos prières :

-> Pourquoi est-il nécessaire de prier quotidiennement?
C'est parce que nous sommes aimés par Hachem, et qu'Il a vraiment envie d'entendre notre voix.
Il a ainsi arrangé les choses de telle façon que nous devons nous tourner vers Lui constamment.
[Kédouchat Lévi - Roch Hachana]

A une personne ayant des soucis, le ‘Hazon Ich a dit : "C’est que Hachem a très envie de t’entendre!"

Il est écrit : "L’homme doit toujours anticiper la prière avant d’être confronté aux moments de détresse ou à tout problème." (guémara Sanhédrin 43b).

=> Hachem nous aime tellement qu'Il a besoin d'entendre chacun d'entre nous, mais si on ne vient pas de nous-même, alors il doit forcer les choses ...

-> "Je cacherai assurément Ma face en ce jour" (Vayélé'h 31,18)
Le Gaon de Vilna (Divré Eliyahou) commente que Hachem s'est caché, ce qui a entraîné des souffrances au peuple juif.
Pour cela?
Parce qu'il souhaite qu'on Le cherche en utilisant l'arme ultime : la prière.

-> "Laisse-moi voir ton visage, entendre ta voix, car ta voix est suave et ton visage gracieux" (Chir haChirim 2,14)

-> "Tu es pourtant le Saint, trônant au milieu des louanges d’Israël" (Téhilim 22,4)
Rachi explique : c'est une allusion au fait que Hachem est assis et attend les louanges du peuple d'Israël.

-> "Ouvre largement ta bouche et je la remplirai" (Téhilim 81,11)
Le rav Chmoulévitch (Si'hot Moussar 28) dit : Hachem souhaite que l'on remplisse notre bouche par des prières, et Il promet de nous répondre en remplissant nos bouches de bonnes choses.

[Un des noms de D. est Sha-daï. Une explication est parce qu'il désire tellement nous combler de bonnes choses, que c'est nous qui devrons lui dire : stop! (daï)]

-> Le midrach (Yalkout Chmouël 1,78) nous assure que tout celui prie fréquemment sera répondu.

[Il faut prier sans désespérer car le désespoir est un outil du yétser ara.
Parfois, Hachem nous fait croire qu'il s'éloigne de nous, mais ce n'est qu'un test pour savoir si nous allons continuer à le rechercher ou bien si nous abandonnons.]

A ce sujet de persister dans nos prières, le Ibn Ezra disait : "La personne qui persiste à toquer, réussira par entrer".

-> Selon la guémara (Shabbath 31a), une des questions à laquelle nous devrons tous répondre après notre mort est : "As-tu attendu la Délivrance?" (tsipita lichoua)

Généralement, cela fait allusion à la venue du machia'h.
Cependant, le 'Hafets 'Haïm (Ma'hané Israël) explique que cela fait également référence à savoir si l'on a attendu notre délivrance personnelle. Est-ce que jour après jour, nous avons prié de toutes nos forces pour être libérés de tous nos problèmes.

=> On aura des comptes à rendre sur le fait d'espérer dans le pouvoir de nos prières. En effet, si tu n'as pas assez prié, c'est qu'elles n'ont pas tant d'effets à tes yeux.
[est-ce que l'on fait le service minimum ou bien qu'on y investit tout notre cœur, nos forces?]

-> "Dans toutes tes voies, songe à lui, et il aplanira ta route." (Michlé 3,6)
Selon Rabbénou Yona, le yétser ara nous persuade qu'il n'est pas bien de déranger Hachem pour des requêtes sur de petites choses.

En réalité, c'est tout le contraire.
Plus on Lui fait de petites demandes, plus on se rend compte qu'Il nous répond, et plus notre confiance en Lui s'en trouve renforcée.
C'est un cercle positif qui nous permet de construire une émouna toujours plus solide, qui permet de cimenter une profonde relation d'amour avec Hachem.

De plus, nous avons l'assurance du roi Salomon, que si "dans toutes tes voies, songe à lui" alors : "il aplanira ta route".

[rien n'est trop petit, rien n'est trop grand pour D., car Il peut absolument tout!

Peut-être que par le mérite de pouvoir développer notre émouna, il va nous accorder bien des succès que nous n'aurions pas eu sinon]

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-> Selon le 'Hafets 'Haïm nous avons l'obligation de croire que Hachem va répondre à nos prières pour notre délivrance personnelle en un clin d’œil.
[Ma'hané Israël 2,20]

-> La guémara (Béra'hot 24b) nous informe qu'une personne qui élève sa voix dans sa prière est une personne de peu de foi.
Rachi explique qu'on fait référence à quelqu'un qui élève sa voix, car il ne croit pas que Hachem écoute les prières dites en silence.

-> Le Kédouchat Lévi et le 'Hatam Sofer (entre autres) enseignent que la qualité des prières de Noa'h était trop faible pour déchirer le décret, car il ne croyait pas qu'elles pouvaient être assez puissantes pour éviter le déluge.

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+ L'intensité :

-> La grandeur d’une prière ne dépend pas de la quantité de mots prononcés pour invoquer Hachem, mais plutôt de la qualité du ‘cri du cœur’ lancé vers Hachem.
[Rav Yé’hezkel Levenstein]

[La prière est le : "service du cœur", et non celui la bouche! ]

-> Les voyageurs prient de tout leur cœur afin qu'il ne pleuve pas durant leur trajet, sachant que leur aide ne peut venir que de Hachem.

De telles prières sont tellement puissantes, atteignant le Trône divin, qu'il est nécessaire d'avoir la personne la plus sainte : le Cohen Gadol, dans le lieu le plus saint : le Temple, le jour le plus saint : à Kippour, pour qu'il prie afin qu'il pleuve quand même pour permettre l'irrigation des champs.
[l'Ater de Kelm sur la guémara Yoma 53]

[on voit l'importance de prier de tout son cœur : les agriculteurs pensent que la récolte dépend un peu de leurs efforts, mais les voyageurs savent que pour ne pas avoir de pluie seul Hachem peut être utile.
Cette différence d'intention venant du cœur de quelques voyageurs, peut faire que D. n'envoie pas de pluie pendant toute l'année, au détriment de toute la population! ]

-> Il existe différents types de prières, comme : "Prière de Moché" ; "Prière de David" ; "Prière du pauvre".
Le Zohar note que c'est celle du pauvre qui est la plus efficace et la plus élevée que toute autre prière, car plus une personne se sent dans le besoin et qu'elle en est humble, va prier avec une efficacité supplémentaire.

[nous devons tendre à prier comme un pauvre qui n'a plus un rond, et dont l'unique chance de survivre est chez son papa Hachem!]

-> Le yétser ara refroidit notre ardeur à prier et à étudier, et c'est à nous de tâcher à ce que le feu de l'enthousiasme et de l'envie brûle toujours en nous.

-> Lorsqu'une personne arrive à illuminer son âme, le corps devient de moins en moins important, jusqu'à ce qu'il prie uniquement avec son âme.
[Baal Chem Tov - Likouté Yékarim 33]

-> Un petit conseil : "Si la lumière de l'âme ne brûle pas intensément,tapote le corps, afin que la lumière de l'âme puisse éclater."
[Zohar 3:168a]

-> Un autre petit conseil : "Si une personne se concentre sur ses prières, les mots eux-mêmes lui donnent l'énergie de prier de toutes ses forces".
[Rabbi Na'hman de Breslev]

-> Le 'Hafets 'Haïm ne passait pas énormément de temps à réciter des Téhilim. Par contre, il était régulièrement en train de parler à Hachem en Yiddish.

[on voit que l'essentiel est de laisser parler son cœur à Hachem, même dans sa langue natale, usuelle]