Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Faire les mitsvot = les anges nous aident

+ Faire les mitsvot = les anges nous aident :

-> Nos Sages nous assurent que lorsqu’une personne vient se purifier, "ils" l'aident (Shabbat 104a).
Nos Sages disent également que si une personne commence une mitsva, "ils" lui disent de l'achever (Talmud Yérouchalmi - Méguila 2,7).
Qui sont ces "il"» auxquels nos Sages font référence?
Le Maharcha (Makot 1.b) explique qu’il s’agit des anges créés par nos mitsvot. Ils nous aident, grâce à des pouvoirs d’un autre monde, à accomplir les mitsvot jusqu’au bout.

C’est pourquoi le sage saisira l’occasion d’accomplir une mitsva. Dès que les portes s’ouvriront, il s’y précipitera, avec une émouna totale que Hachem l’aidera à surmonter tous les obstacles qui auraient pu l’entraver par le passé.
La nuit du Séder, il peut devenir un véritable "ben 'horin", libéré du yétser ara, et capable de ne servir que Hachem. Un désir sincère d’atteindre cet objectif suffit certainement à créer les anges qui l’aideront à s’élever de niveau en niveau.
Comme nous le disent les Sages : "Hachem dit aux Bné Israël : Ouvrez-Moi une ouverture pas plus grande que la pointe d’une aiguille, et Je vous ouvrirai une ouverture aussi large que les portes d’un palais" (Shir Hashirim raba 5,2).

<--->

-> Nos textes sacrés expliquent ainsi l'enseignement : "Rabbi Éliezer ben Yaakov dit : Celui qui accomplit une mitsva s'assure un avocat defenseur. Celui qui commet une faute (avéra) s'assure un ange accusateur" (Pirké Avot 4,11).
Le Arizal (Shaar HaYi'houdim - chap.2) écrit à ce sujet : "Lorsqu’une personne est juste et pieuse, qu’elle étudie la Torah et prie avec kavana, des anges et des esprits saints sont créés à partir des sons qui sortent de sa bouche, et ils vivent et perdurent. Ces anges sont les maguidim, mentionnés dans le Sefer 'Hassidim, qui lui révèlent les secrets de la Torah.
Tout comme il y a des anges créés à partir des paroles de la Torah qui sortent de la bouche d’une personne, il y a aussi des anges créés à partir de ses actes de mitsvot, comme l’affirme le Zohar (Pin'has 222b) : "613 anges montent vers l’âme".
Nous voyons donc ici que chacune des 613 mitsvot crée un ange. Si une personne accomplit les 613 mitsvot, elle crée 613 anges [qui accompagnent] son âme.
C’est là le secret qui se cache derrière l’enseignement selon lequel une personne qui accomplit une mitsva s’acquiert un ange défenseur".

C’est sur cette base que le Maharcha explique les paroles de la guémara (Makot 10b) : "Sur le chemin qu’une personne choisit d’emprunter, ils la guident", et de même, l’enseignement : "Lorsqu’elle vient se purifier, ils l’aident".
Le Maharsha soulève une question : qui sont exactement ces aides? Si cela signifie que Hachem l’aide, alors pourquoi la guémara utilise-t-elle la forme plurielle, "ils l’aident" ? Et si cela fait référence à d’autres personnes, nous ne trouvons pas que les autres soient tenus d’aider quelqu’un à se purifier.

Au contraire, lorsqu’une personne pense sincèrement à accomplir une mitsva, cette pensée même crée des anges. Il en va de même lorsqu’elle parle d’accomplir une mitsva : ses paroles créent des anges. Ces anges, nés de sa pensée et de sa parole, sont ceux qui lui disent : "Va accomplir la mitsva!".
Ils la guident et l’aident, afin que la mitsva puisse être pleinement accomplie.

"C’est pourquoi, il est dit dans le livre des guerres d’Hachem" ('Houkat 21,14)

Les nations du monde font la guerre en utilisant des armes, mais les guerres que font les juifs, qui sont "des guerres d’Hachem", ils le font avec "le livre", allusion à l’étude de la Torah.
L’essentiel de la victoire du peuple d’Israël contre leurs ennemis s’obtient grâce à l’étude de la Torah qui se renforce dans notre peuple.

[Rabbi Méir Chapira de Lublin]

<------------->

-> Le Méam Loez écrit sur ce verset :
Dans le livre des Guerres d'Hachem, les sages de l'époque consignèrent les grandes batailles et les événements miraculeux.
On appelait ces sages des mochlim, des auteurs de paraboles, car ils écrivaient les faits sous forme de paraboles et de métaphores.
Ce livre s'intitulait le "Livre des Guerres d'Hachem" car toutes les guerres se déroulent suivant le plan de D.

Au début de l'exil, ce livre et de nombreux ouvrages écrits par ces hommes célèbres furent perdus, parmi eux ceux du prophète Nathan, ceux du prophète Ido, les chroniques des rois du royaume d'Israël et les poèmes et paraboles du roi Chlomo.

"Pourquoi est-ce que mon frère (le Gaon de Vilna) n’a-t-il jamais écrit de livre sur les 613 mitsvot?

Mon frère m’a dit qu’il serait faux de dire qu’il n’y a que 613 mitsvot dans la Torah.
Il ne peut pas être possible que depuis le début de la Torah jusqu’à la paracha Bo, qu’il n’y ait que 3 mitsvot.

Mais en réalité, chaque mot de la Torah est une mitsva.
Les mitsvot de la Torah sont trop nombreuses pour être comptées.
Les 613 mitsvot ne sont que des racines d’autres mitsvot.

Un arbre est composé d’un tronc, de branches, et également de fruits.
Avec les graines des fruits, un nouvel arbre peut se développer.
La Torah est comme un arbre de mitsvot, avec des opportunités sans fin d’accomplir des mitsvot.

[Mon frère le Gaon de Vilna] n’a pas écrit de Séfer haMitsvot afin qu’il soit connu que les mitsvot de la Torah sont sans fin. "

[Maalot haTorah]

=> Hachem a multiplié les mitsvot, pour multiplier nos occasions de pouvoir s’attacher avec Lui, et "accessoirement" d'obtenir un maximum de récompenses.

Le Baal Shem Tov enseigne que la principale récompense que nous recevons pour l'observation de la Torah et des mitsvot provient des efforts accomplis pendant nos périodes de petitesse, d'étroitesse (morale).  [ex: comme lorsque nous sommes comme étouffés par des souffrances (physiques ou morales). ]
[voir Ben Porat Yossef - parachat Vayéchev ]

Dans les lois de tsaraat, on nous dit : "le Cohen mettra la lèpre en quarantaine" (הנגע את הכהן והסגיר - Tazria 13,4)
Ceci est inexact puisque c’est la personne qui est en quarantaine et non l’affliction.

Une réponse donnée est que nous devons séparer la personne du נגע (néga). C’est-à-dire que son péché ne fait pas partie d’elle. Il y a la personne et ce qu’elle fait, et elle ne se résume pas à ses actes.
De même, si un enfant est pris en train de tricher à un test, il ne faut pas dire qu’il est un tricheur mais plutôt qu’il a triché. De cette façon, il n’est pas identifié comme un tricheur, mais c’est uniquement son méfait qui est ainsi pointé.
[d'après rav Yéhochoua Alt]

"Une personne peut accomplir beaucoup plus par la patience, que par toute la colère du monde."

[Rabbi 'Haïm de Volozhin]

[le fait de se mettre en colère nous fera forcement obtenir bien moins qu'en restant calme.]

"Lorsqu'une personne pense à Hachem, alors Hachem pensera à elle [pour l'aider]"

[le 'Hatam Sofer - sur : "Dans toutes tes voies, songe à lui, et il aplanira ta route" (Michlé 3,6)]

"Si un mari utilise le temps qu'il doit consacrer à sa femme pour à la place étudier la Torah, cela n'est pas une façon d'acquérir la Torah, et ni la Torah, ni rien de positif ne sera gagné ainsi"

[Rabbi Michal Yéhouda Lefkowitz]

"Tout celui qui a le potentiel de tomber très bas, a forcément en lui le potentiel de monter très haut"

[le Divré Chmouël - Rabbi Chmouël Weinberg]

=> Lorsque notre yétser ara nous a fait tomber bien bas, plutôt que de déprimer, d'être défaitiste sur nous-même, il faut en tirer la conclusion que nous avons de sublimes potentialités qui n'attendent qu'à être exploitées!

"Une des principales causes de tristesse chez de nombreuses personnes, réside dans le fait qu'elles n'obtiennent pas des choses dont elles pourraient vivre sans"

[Maguid de Doubno]