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"Tu désireras ton mari, mais c'est lui qui dominera" (Béréchit 3,16)

=> En quoi consiste exactement cette malédiction pour 'Hava?

-> Le Nétsiv (haEmek Davar) explique la malédiction d'une manière qui nous éclaire sur la dynamique d'une femme. Les hommes ont le sens de l'indépendance. Ils peuvent continuer à vivre même s'il y a des gens avec qui ils ne peuvent pas s'entendre. Ils peuvent toujours garder leur propre estime de soi.
Ils peuvent être indépendants. Même en ce qui concerne la relation d'un homme avec sa femme, lorsqu'il est insulté, il peut encore rebondir, parce qu'il connaît sa valeur personnelle.

Cependant, Hachem a créé les femmes différemment. Hachem a maudit 'Hava pour qu'elle cherche toujours à trouver grâce aux yeux de son mari. Si elle ne se sent pas valorisée aux yeux de son mari, son estime de soi s'effritera. Elle ne peut pas créer sa propre valeur. Le respect de son mari à son égard est essentiel.
Elle doit se sentir désirée et respectée.
Existe-t-il une plus grande malédiction que celle-là, ne pas avoir de valeur personnelle indépendante, voir sa valeur personnelle dépendre de la façon dont les autres la perçoivent?

-> Le Steipler écrit dans une lettre aux avré'him que les femmes deviennent physiquement malades si elles ne se sentent pas dignes. Certains hommes ne comprennent pas pourquoi leur femme ne semble pas être dans son assiette ou se sent toujours malade. Il est possible qu'il ne s'agisse pas d'une maladie physique, mais d'une maladie émotionnelle.

-> Le rav Don Segal a été interrogé au sujet d'une femme qui ne pouvait pas se lever du lit. Il a dit au mari de commencer à complimenter sa femme sur de petites choses tout au long de la journée. En peu de temps, sa femme est redevenue normale. Quel est le secret? Il n'y a pas de secret. Depuis le début, sa maladie était due à un sentiment d'abattement, et non à une affection physique.

-> Ra'hel a appelé son premier fils Yosef. Rachi explique (Vayétsé 30,23) qu'avant qu'elle n'ait un enfant, son mari la blâmait pour tout incident survenu dans la maison, et que maintenant, avec Yosef à ses côtés, elle pouvait lui reprocher certains incidents.
Est-ce la raison pour laquelle Ra'hel attendait si longtemps un enfant, afin de lui faire porter le chapeau?
En gardant à l'esprit l'explication selon laquelle une femme dépend tellement du respect de son mari que, sans lui, elle a l'impression de ne rien valoir, nous pouvons comprendre Rachi. Elle a besoin de ce respect plus que tout, et si quelque chose venait à le menacer, elle se sentirait inutile.

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[par ailleurs, selon nos Sages, si tu décharges ta femme de sa malédiction : "mais c'est lui qui dominera", elle la respectant et l'honorant comme une reine, alors Hachem te déchargera de ta malédiction : "tu mangeras à la sueur de ton front", en te donnant plus facilement ta subsistance, ainsi que pleins d'autres bénédictions. ]

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+ La compassion :

-> Le fait qu'un homme sache que sa femme dépend de lui devrait lui inspirer de la compassion. Puisqu'elle dépend de son mari, il ne peut pas la laisser tomber. De la même manière, nous disons souvent dans la prière que nous dépendons d'Hachem, et seulement d'Hachem, pour notre salut.
Lorsque nous montrons à Hachem que nous dépendons de Lui, et de Lui seul, Hachem se sent obligé de prendre soin de nous. Un homme devrait ressentir la même chose pour sa femme.

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+ Mauvaises épouses :

-> Le rav Its'hak Sher dit : Nous constatons souvent que certains hommes ont ce que l'on pourrait appeler de "mauvaises" épouses.
Il a demandé : "Qui a fait en sorte que ces femmes soient comme ça? Leurs maris."

Ils ne connaissent pas le Rambam (Hilkhot Ichout 15,19) qui dit qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même et l'aimer comme il s'aime lui-même.
Parfois, un mari peut se sentir victime. Il peut s'apitoyer sur son sort et sa situation, alors qu'en réalité, c'est lui le coupable. Il ne traite pas sa femme comme elle a besoin d'être traitée.

-> En réalité, ce Rambam nécessite des explications supplémentaires.
Qu'un homme aime sa femme comme il s'aime lui-même est compréhensible, surtout si l'on se réfère au fait qu'elle est une partie de son mari ; par conséquent, il doit l'aimer de la même manière qu'il s'aime lui-même. Mais qu'est-ce que cela signifie qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même?
Le Maharcha (guémara Yébamot 62b) explique que cela signifie qu'il devrait lui acheter des vêtements plus beaux que ceux qu'il s'achèterait à lui-même.
La plupart d'entre nous ont la mentalité suivante : "Ce qui est bon pour moi est bon pour toi". Nous jugeons ce dont les autres ont besoin en fonction de nos propres besoins.
Ce n'est pas le cas dans le mariage. Un mari doit juger ce dont sa femme a besoin en fonction de ses besoins à elle et non en fonction des siens.

"Quand le Suprême donna leurs lots aux nations, quand Il sépara les enfants de l'homme, Il fixa les frontières des peuples, basé sur le nombre des Bné Israël. Car ce peuple est la part de Hachem ; Yaakov est la mesure de Son héritage" (Haazinou 32,8-9).

-> Le Targoum Yonatan ben Ouziel (Haazinou 32,8-9) et les Pirké DéRabbi Eliézer (chap.24) en donnent l'explication suivante :
A l'époque de la Tour de Babel, Hachem fut mécontent de l'humanité en tant qu'unité et Il décida de diviser les peuples du monde en nations individuelles. Puisqu'il y aurait finalement 70 personnes [juives] qui descendraient en Egypte avec Yaakov, Hachem choisit de créer 70 nations différentes. [c'est le sens de : "Il fixa les frontières des peuples, basé sur le nombre des Bné Israël"]
Hachem rassembla ensuite tous les anges de service et lança une sorte de loterie. Chaque ange choisirait une nation dont il serait responsable et qu'il superviserait. Hachem inscrivit 71 noms pour la loterie (peuple juif et les 70 autres), et chaque ange en tira un au sort.

Quand vint le moment pour Hachem de désigner Sa nation, il choisit Avraham et ses descendants : "Hachem sélectionna le peuple juif" (ki 'hélék Hachem amo Yaakov 'hévél na'halato).
Et Hachem fut ravi du choix qu'Il fit à la loterie, comme il est dit : "Ma part est une part agréable" ('havalim naflou li banéimim - Téhilim 16,6).
L'ange Mikhaël félicita ensuite Hachem pour Son choix. Une fois les 70 nations sélectionnées, Hachem conféra à chacune d'elles une langue différente. Chaque nation avait son ange gardien, et le peuple juif devint la part d'Hachem.

Garder l’Alliance

"Qui est Tsadik? Celui qui garde l'Alliance (shmirat haBrit)"
[Zohar I,59b]

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+ Qu'est-ce que l'alliance? :

-> "Voici l'alliance entre Moi et vous ... Vous devez circoncire tout enfant mâle" (Lé'h Lé'ha 17,10).
Hachem dit à Avraham qu'Il conclut une alliance avec lui et avec toute sa descendance après lui. Par cette alliance, Hachem s'engage à rester fidèle au peuple juif, et le peuple juif à Hachem.
Quelle est cette alliance? C'est la circoncision.

-> "Tous les juifs sont appelés Tsadikim parce qu'ils sont circoncis."
[rabbi Na'hman - Likouté Moharan I, 23, fin ]

-> Le mérite de la brit mila (circoncision) est immense : il suffit à lui seul à distinguer le juif, en le sanctifiant et lui octroyant le titre de Tsadik.
Voici comment le Zohar (II,32a) illustre cela :
"Sur ordre d'Hachem, Avraham circoncit son fils aîné Ichmaël. En conséquence, pendant 400 ans, son ange gardien ne cessa de réclamer pour lui une récompense devant la Cour céleste.
- N'est-il pas vrai que quiconque s'est fait circoncire a une part dans Ton Nom? demanda-t-il.
- Oui, répondit Hachem.
- Dans ce cas, demanda l'ange, pourquoi donc Ichmaël n'a-t-il pas reçu la même part de sainteté que l'autre fils d'Avraham, Its'hak?
- La circoncision d'Ishmaël n'a pas été faite pour le respect de la mitsva, répondit Hachem.
- Toujours est-il qu'il a été circoncis, fit remarquer l'ange. Ce à quoi Hachem répondit : "Ishmaël recevra une part de sainteté comme récompense. Mais du fait que sa brit (son alliance) a été fait sans motivation profonde, la part de sainteté qu'il recevra sera vide de signification. Il recevra la Terre Sainte en récompense, mais seulement quand elle sera vide de juifs."
La possession de la Terre Sainte par Ishmaël constitue en fait le facteur majeur qui empêchera le peuple juif de revenir sur sa terre. Il n'y rentrera que lorsque le mérite d'Ismaël prendra fin."

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+ Garder son Alliance (chmirat haBrit) ;

-> Le signe spécifique de l'Alliance d'Hachem avec le Peuple juif, l'organe où l'on opère la brit, possède la capacité remarquable d'engendrer une nouvelle vie. Mais la procréation ne peut être accomplie que dans le cadre d'une union. La guémara (Nidda 31a) enseigne qu'il existe trois partenaires dans la création de l'enfant : le père, qui fournit les parties blanches du corps (ex: les os, les ongles) ; la mère, qui fournit les parties rouges (ex: la peau, la chair) et Hachem qui insuffle la vie à l'enfant. Les trois partenaires doivent fonctionner ensemble. Comment cela se passe-t-il?

Nos Sages (cf. Sotah, 17a) se réfèrent au mariage comme KiDouCHin, de la racine KoDeCH (saint).
Cela nous enseigne que le mariage, l'union entre époux et épouse devrait être un acte sacré. C'est alors que la Chékhinah (Providence divine), le troisième partenaire, réside entre eux.
L'union sexuelle accomplie dans la sainteté témoigne de l'honneur et du respect accordés aux pouvoirs de la procréation octroyés par Hachem. Ainsi, vivre dans le cadre de la Torah et adhérer à ses lois, assure l'observance du signe de l'Alliance, et par conséquent de l'Alliance elle-même.

-> "Quiconque se marie et se conduit dans sa vie conjugale selon les lois de la Torah est considéré comme observant l'Alliance."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 11,7]

-> Rabbi Nathan (Likouté Halakhot - Shabath 6,23) enseigne :
"Si vous essayez d'élever vos enfants dans la connaissance d'Hachem, vous assurez une très grande rectification de la brit.
L'homme ne sait jamais quel genre de descendance il va engendrer ; de sa semence peut naître un Tsadik, peut être un très grand Tsadik. Même dans l'ascendance de Rabbi Chimon bar Yo'haï se trouvaient des juifs très simples et très ordinaires. Ils engendrèrent cependant un Tsadik de cette envergure, qui révéla au monde de tels niveaux redoutables de Divinité et de Sainteté.
Rabbi Chimon fut en mesure de rectifier toute son ascendance. Il assuma même la responsabilité de rectifier le monde entier (cf. Soucca 45b)."

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-> Respecter la brit, c'est-à-dire observer ces lois de la Torah qui y ont trait, permet, comme nous l'avons vu (cf. Zohar ci-dessus), au juif le plus simple d'accéder au niveau de Tsadik, même s'il n'est pas érudit en Torah. L'individu moyen se montrera assurément sceptique à ce sujet. Est-ce là tout ce qui est requis pour qu'on devienne un Tsadik? Oui, répond Rabbi Na'hman de Breslev.

Il existe 613 (TaRiaG - תַרְיָג) commandements dans la Torah.
Or, la valeur numérique du mot BRIT est 612, et celle du terme TORaH, 611. Cela nous enseigne que le fait d'observer l'Alliance est équivalent à toutes les 612 autres mitsvot.
Tout effort que nous déployons en vue de l'observer, en accédant à la pureté sexuelle, nous fait accéder à la Torah et à la sainteté.

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+ La violation de l'Alliance (le pgam haBrit) :

-> Rabbi Na'hman (cf. Likouté Moharan I 9,4) enseigne qu'il existe une rosée de sainteté dont les gouttes descendent dans le monde, apportant avec elles bénédiction et prospérité abondantes.
Cela correspond aux "gouttes", à la semence qui provient de l'esprit de l'homme.
S'il conserve son esprit dans la sainteté, ses "gouttes" font descendre cette abondance dans le monde. Si en revanche il viole l'Alliance (la Brit), il gâche et perd sa semence, en perdant toutes les bénédictions et l'abondance qui se transforment en forces d'impureté.

-> Le niveau de base de l'observance de l'Alliance implique l'attachement aux lois sacrées du mariage et la pureté familiale. Cette observance constitue un processus de sanctification.

Lorsqu'il y a une perte de semence (en dehors du cadre permis par la loi juive), il a alors un transfert de toute l'abondance et des bénédictions vers les forces du mal.

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+ Comment observer et rectifier l'Alliance :

-> "Si tu accèdes à la joie réelle, au point de danser, Hachem Lui-Même gardera alors ton Alliance, ta pureté."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 169]

-> La tristesse, c'est la "morsure du serpent". Elle mène à la violation de l'Alliance.
La joie en revanche constitue la meilleure arme contre la tristesse, et est ainsi la meilleure méthode pour vaincre la concupiscence et observer l'Alliance.

-> L'étude de la Torah est une autre façon d'observer l'Alliance.
Rabbi Na'hman disait que l'étude de la Torah a un immense pouvoir. Elle peut élever la personne de tout abîme où il a plongé.
Interrogé sur la violation du brit, Rabbi Na'hman répondit : "La Torah (la séfira de Tiféret) se trouve plus élevée que la Brit (la séfira de Yessod)!" ('Hayé Moharan - 573).

-> "Réciter avec ferveur la Haggada de Pessa'h la nuit du séder rectifie l'Alliance (la Brit)" (Likouté Etsot - l'Alliance 20).

-> "Pousser autrui à servir Hachem contribue à rectifier l'Alliance" (Likouté Moharan I, 14, fin).

-> "La vérité protège le signe de l'Alliance" (Séfer haMidot - Vérité).

-> "Quand une personne est bienveillante à l'égard de ceux qui aiment Hachem, elle répare les dommages causés par sa conduite" (Séfer haMidot - Charité).

-> "Celui qui rompt l'Alliance [en étant immoral] doit réparer cette faute en cherchant et en poursuivant la paix" (Séfer haMidot - Adultère et immoralité).

-> Et, naturellement, la prière et la hitbodédout sont également efficaces. La prière joue un rôle majeur dans la quête de la pureté et la rectification de l'Alliance.
En outre, Rabbi Na'hman a révélé le Remède Général (Tikoun haklali) comme un moyen pour combattre la concupiscence et rectifier le dommage spirituel causé par les transgressions sexuelles.

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+ Le Mikvé :

-> Le mikvéh a toujours joué un rôle important dans la vie juive.
Clé de la pureté familiale, son but premier est de purifier les femmes après leur période menstruelle. Les hommes s'y immergent aussi par tradition pour se purifier et se sanctifier (Bérakhoth, 2a). Rabbi Na'hman recommandait à la plupart de ses disciples de prendre bien soin de s'immerger dans le mikvéh au moins les jours où il y a une réjouissance (Roch 'Hodech, Lag Ba'omer, Pourim, etc..., La Sagesse de Rabbi Na'hman, #185).

Avant de recevoir la Torah au mont Sinaï, les juifs durent se purifier par immersion (Kérithouth, 9a). D'autre part, avant de se convertir, un non-juif doit également s'immerger dans le mikvéh (Yoré Déah 268:1).
Nous voyons par là qu'afin d'accéder à quelque niveau de sainteté que ce soit, du plus bas au plus haut, on doit absolument s'immerger dans un mikvé.
[Rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Mikvaot 1,4 ]

-> Rabbi Nathan dit : "L'importance du mikvé est inimaginable. Quiconque s'astreint à s'immerger fréquemment dans un mikvé arrivera sans nul doute à tout rectifier ...

Nous savons que les Juifs s'étaient mariés à des non-juives pendant l'exil de Babylone (Ezra 10,2).
Quand ils retournèrent en Terre Sainte, ils voulurent se repentir. Se présentant devant le Prophète, les dirigeants lui demandèrent : "Mais n'y a-t-il plus mikvé (d'espoir)?"
Le terme généralement utilisé pour espoir est tikva. Le verset choisit spécifiquement celui de "mikvé" pour nous enseigner que, si terrible que soit la transgression, il y a toujours de l'espoir, il y a toujours la puissance du mikvé qui aide à se repentir sincèrement.
[Avané'ha Barzel - p.80 - n°37 ]

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+ Le Remède Général (Tikoun Haklali) :

-> Pour chaque faute, il existe un tikoun spécifique, un acte particulier qui rectifie le mal spirituel causé par cette faute. Mais qu'arrive-t-il si nous voulons rectifier un grand nombre de fautes, ou même un fautedont les ramifications sont nombreuses? Est-il nécessaire (et possible) de faire agir tous les tikounim spécifiques?
La réponse est négative, car il existe un concept de remède général pour toutes les fautes (Likouté Moharan I 29,4).

-> Le Remède Général, révélé par Rabbi Na'hman, se réfère aux dix types de Mélodies qui composent le Livre des Psaumes (cf. Pessa'him, 117a; Zohar III, 101a).
Le chant a le pouvoir de trier le bien du mal et d'annuler la souillure spirituelle produite par la faute.
Rabénou nous conseille ainsi de réciter dix chapitres du Livre des Psaumes et bien que dix chapitres des Psaumes (Téhilim) quels qu'ils soient, comprennent les dix types de Mélodies, Rabbi Na'hman révéla lesquels constituent le Remède Général.
Ces 10 Téhilim sont : 16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137, 150.

Ils constituent spécifiquement un remède spécial contre la pollution nocturne. Néanmoins, c'est précisément parce qu'ils rectifient cette faute, la violation du signe de l'Alliance, qu'ils servent également de rectification générale pour tous les autres fautes.
Nous avons déjà vu que l'observance de l'Alliance (pacte conclu entre Dieu et le Peuple d'Israël) exige la pureté sexuelle. Nous avons vu également que chemirat habrit équivaut à toutes les autres mitsvoth.
Il s'ensuit que la violation de l'Alliance par l'impureté sexuelle cause une souillure spirituelle beaucoup plus grave que n'importe quelle autre faute. La violation de l'Alliance est par conséquent une faute spécifique avec des ramifications générales. C'est exactement la raison pour laquelle une rectification générale est nécessaire pour y remédier.

En récitant ces dix téhilim, nous enseigne donc Rabbi Na'hman, nous pouvons rectifier toutes les souillures causées par la pollution nocturne, et toutes nos fautes, et accéder de la sorte au repentir sincère (Si'hot haRan - 141).

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-> Il serait bon de noter que Rabbi Na'hman conseillait la récitation du Tikoun Haklali comme rectification d'une pollution nocturne accidentelle, mais pas de perte délibérée de semence (Si'hot haRan - 141).
Il faudrait bien prendre soin de ne pas prendre à la légère cette faute intentionnelle, parce qu'on connaît la valeur du Tikoun Haklali.
En fait, le Zohar (I, 188a) enseigne qu'en ce qui concerne l'émission séminale volontaire, le repentir n'existe pas.

Malgré la gravité de la faute, Rabbi Na'hman met cependant un accent particulier sur le fait qu'il ne faut pas prendre à la lettre cet enseignement du Zohar. Il soutient que le repentir est efficace contre toutes sortes de fautes, aussi graves soient-ils.
Le vrai repentir suppose que l'on ne commette jamais plus la faute : étant replacé dans la même situation, soumis à la même tentation et malgré tout ne pas répéter la faute (Si'hot haRan - 71) ...
Et comme le dit Rabbi Na'hman : "Le désespoir n'existe pas!" (Likouté Moharan II, 78).
[lorsqu'on dit que la téchouva n'est pas possible, en réalité elle est toujours possible, mais elle doit être avec plus d'intensité, et on ne bénéficie pas forcément d'une aide Divine pour la faire. ]

-> Rabbi Nathan (Likouté Halakhot - Téfilin 2,11) écrit :
"Il existe au sein de chaque juif un "point" qui est vraiment saint. Ce point est détruit quand il y a une émission séminale vaine ; le mal et même la mort menacent alors l'univers (Nidda 13a).
On peut cependant se repentir en veillant à recouvrer ce point de sainteté, ce qu'on fait en s'attachant au Tsadik et en révélant par son repentir de nouveaux niveaux de la Miséricorde divine.
Ayant perdu ce point, on ne peut prétendre au repentir. Si on le fait néanmoins, on provoque la révélation de nouveaux niveaux de Miséricorde."

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-> Rabbi Na'hman (Si'hot haRan) dit :
"Sortez, répandez l'enseignement de ces dix Psaumes (tikoun haklali). Bien qu'il semble aisé de réciter ces dix Psaumes, cela sera en fait bien difficile à réaliser ...
Le fait de réciter ces dix Psaumes constitue un remède merveilleux, tout à fait original. Depuis le début des temps, de nombreux Tsadikim ont cherché un remède contre cette faute ... Hachem a eu la bonté de m'accorder le mérite de le comprendre et de le révéler au monde."

Lorsqu'une personne est mosser néfech, lorsqu'elle fait un grand sacrifice, se surpasse pour accomplir une mitsva, alors Hachem lui donne une aide supplémentaire pour accomplir ses objectifs.
[Haémek Davar ]

La Hitbodédout

La hitbodédout se trouve à un niveau particulièrement élevé, bien au-dessus de tous les niveaux.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 25 ]

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-> L'un des enseignements les plus importants et les plus connus de Rabbi Na'hman concerne la prière en particulier, la prière qu'on dit en s'isolant. Cette pratique, connue sous le nom de hitbodédout, constitue le niveau ultime de nos rapports avec Hachem.
Elle nous offre l'occasion de mettre à découvert tous nos sentiments intérieurs (les plus intimes), les succès et les frustrations, les joies et les tristesse de chaque jour.
Par la hitbodédout, nous nous examinons et réexaminons, corrigeons les fautes et les erreurs du passé et recherchons en même temps la bonne voie pour le futur ...

Rabbi Nathan de Breslev écrit que Rabbi Na'hman n'accéda au niveau qu'il devait atteindre que grâce à la pratique de la hitbodédout (Chiv'hé Haran - début).
Mais pas seulement lui. Rabbi Na'hman disait lui-même : "Tous les Tsadikim ne purent accéder à ces hauts niveaux spirituels que grâce à la pratique de la hitbodédout" (Likouté Moharan II, 100).

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 95 - 101, ... ) enseigne :
Efforce-toi au maximum de passer au moins une heure par jour à t'isoler pour méditer. Exprime-toi dans ton propre langage ; utilise la langue que tu connais le mieux. Parle de tout ce qui t'arrive. Avoue tes fautes, qu'elles soient intentionnelles ou non.
Adresse-toi à Hachem comme on s'adresse à un ami. Raconte-Lui ce que tu ressens, parle-Lui de tes peines et de tes souffrances, de ce qui te fait mal; de ta situation personnelle, celle de ta famille et celle du Peuple juif en général.
"Raisonne" avec Hachem de toutes les façons que tu peux, plaide bien ta cause. Harcèle-Le sans répit.
Implore-Le de te rapprocher vraiment de Lui. Crie, gémis, soupire et verse des larmes.
Remercie-Le pour tout l'amour qu'Il a manifesté à ton égard, dans le domaine aussi bien matériel que spirituel.
Entonne des chants en Son honneur et à Sa gloire ; chante Ses louanges et demande-Lui tout ce qui te manque dans tous les domaines.
Sois fermement convaincu que la satisfaction qu'Il retire de telles conversations, même si elles émanent des gens les plus simples, est plus précieuse à Ses yeux que toutes les sortes de dévotions, même celles des anges, de tous les univers.
Même si tu n'arrives pas du tout à ouvrir la bouche, le seul fait de te présenter devant Lui, de mettre toute ta confiance en Lui, de lever les yeux au Ciel et te forcer à ne prononcer ne serait-ce qu'une seule parole, tout cela dure (laisse un impact) éternellement.

-> "Si l'on réserve chaque jour un certain temps pour parler avec Hachem, on aura sûrement le privilège de se rapprocher de Lui. On peut faire cela durant des jours et des années sans effet apparent, mais il faut persévérer, car on aboutira en fin de compte au but recherché.
C'est ainsi que le roi David conçut le Livre des Téhilim. Rabbi Na'hman explique que c'était essentiellement la nuit, lorsqu'il se trouvait sous ses couvertures, que le Roi s'isolait avec Hachem. A l'abri des regards importuns, il épanchait ainsi chaque nuit son cœur devant l'Eternel. Il continua à agir de la sorte jusqu'à ce que ses prières fussent exaucées".
[Si'hot haRan 68 ]

-> Rabbi Nathan de Breslev disait : "Tout au long des enseignements de Rabni Na'hman, nous trouvons des conseils exceptionnels sur la dévotion divine et notre rapprochement avec Hachem. Ces conseils sont néanmoins parfois extrêmement difficiles à suivre.
Le seul conseil qui ait constamment le pouvoir de nous élever aux grands niveaux spirituels que nous souhaitons atteindre est la pratique de la hitbodédout.
[Likouté Moharan II, 101 ]

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+ La grandeur de la hitbodédout :

-> La hitbodédout est une forme d'inspiration divine.
C'est ainsi que le roi David composa le livre de Téhilim. Il s'éleva lui-même pour parler et prier devant Hachem.
"A Toi, mon cœur parle" (Téhilim 27,8). Rachi explique : "A Toi, à Ton service, comme Ton messager, mon cœur parle".
Son cœur servait de messager d'Hachem, lui faisant prononcer les paroles envoyées par Hachem Lui-même pour qu'il pût prier devant Lui. C'est à partir de ces paroles, inspirées de la Divinité, que le Livre des Psaumes (Téhilim) fut composé. Le niveau d'inspiration divine de chaque personne est déterminé par l'intensité avec laquelle elle s'imprègne de ces paroles qui proviennent d'Hachem.
[Likouté Moharan I, 56 ]

-> Essayez de vous imaginer l'entrée du Grand Prêtre (Cohen Gadol) dans le Saint des Saints le jour de Kipour, seul jour de l'année où il en avait la permission. Décrivant son apparence, la liturgie souligne qu'il ressemblait à "quelqu'un d'assis, seul, priant devant Dieu".
Rabbi Nathan de Breslev disait : "Imaginez le Grand Prêtre entrant dans le Saint des Saints. Il ressemble au fidèle assis qui déverse son cœur devant Hachem". [séfer Histafkout haNéfech - Introduction]
[ainsi nous pouvons pour dire, grâce à la hitbodédout, entrer librement dans le Saint des Saints chaque jour de l'année! ]

-> Rabbi Na'hman donnait l'analogie suivante : "Les brigands tendent généralement à se réunir dans les carrefours de routes fréquentées, à la recherche d'une victime innocente. Quiconque veut les éviter doit emprunter un nouveau chemin qui leur est inconnu.
Il en est de même pour la prière. Les prières standards, récitées par tout le monde, sont bien connues des "brigands", les détracteurs et les forces du mal.
La hitbodédout est une voie complètement nouvelle. Changer d'attitude, utiliser des termes nouveaux et des supplications originales, cela sème la confusion au sein de ces "brigands" spirituels. Nos prières s'élèvent alors sans encombre".
[Likouté Moharan II, 97 ]

-> Rabbi Nathan de Breslev écrit : "Vous pouvez aisément le vérifier : si vous pratiquez la hitbodédout pendant 40 jours de suite, je vous garantis que vous verrez des résultats" (Avané'ha Barzel - p.66).

-> Rabbi Nathan (Si'hot haRan 185) écrit :
"Rabbi Na'hman prescrivait différentes dévotions à chacun de ses disciples ...
Il y avait cependant une méthode qu'il recommandait à tous: c'était l'étude quotidienne des lois juives. "Même lorsqu'une personne ne dispose pas de temps, disait-il, elle doit étudier au moins une loi dans le Choul'han Aroukh chaque jour." Une autre pratique qu'il recommandait de manière générale était de s'isoler chaque jour pour prier devant Hachem. Ces deux choses sont recommandées à chacun, car il a la possibilité de les accomplir.
Tout ce que je prescris aide beaucoup et constitue un remède pour le passé et le futur; cela vous aidera à passer devant le Tribunal Céleste après la mort ; vous connaîtrez par là l'époque du machia'h, la résurrection des morts et cela vous aidera dans le Monde à Venir."

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-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan II, 98) enseigne : "Le langage a le pouvoir extraordinaire d'éveiller le cœur de l'homme pour servir Hachem. Ainsi, même sı tu sens que te paroles manquent de vigueur, continue à les dire. Un moment après, ces paroles "dépourvues de cœur" t'inciteront à servir Hachem" (Likouté Moharan II, 98).

-> "Comment peut-on élever son cœur au service de Dieu?" demanda une fois Rabbi Youdel à Rabénou. "Par le pouvoir de la parole!" répondit-il. "Articule les mots avec tes lèvres, récite constamment les Psaumes et d'autres prières, et ton cœur s'élèvera" ('Hayé Moharan - 441).

-> Rabbi Na'hman dit : "Il en est de même pour la prière: la pratique quotidienne de la hitbodédout ébrèche notre cœur de pierre et élève la personne vers Hachem" ('Hayé Moharan - 441).

-> Rabbi Na'hman nous enseigne qu'on peut tout obtenir d'Hachem par le biais de la hitbodédout. Comme il le disait lui-même : "Si j'avais connu dans ma jeunesse le pouvoir de la prière (ce qu'est la hitbodédout), je n'aurais pas fait subir autant de mortifications à mon corps" (séfer Histafkout haNéfech - introduction).

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+ Où faire hitbodédout :

-> Réserve ... [du temps] chaque jour pour méditer dans une chambre ou dans les prés. Déverse ton cœur en utilisant des termes de grâce et de supplications dans ta langue maternelle. Quand tu supplies Hachem dans la langue que tu parles normalement, à laquelle tu es habitué, tu peux t'exprimer aussi clairement que possible ; les mots se trouvent plus près de ton cœur ; ils couleront par conséquent avec plus de facilité. [Likouté Moharan II, 25]

-> Rabbi Na'hman préconisait [idéalement] de choisir un lieu où l'on puisse se concentrer dans sa méditation, sans être dérangé, comme par exemple : une pièce de la maison, mieux, un parc, et mieux encore, au milieu des prés ou dans la forêt, dans la solitude et la tranquillité totales.

-> "Tout comme le jour est moins propice que la nuit à la hitbodédout, la ville est moins propice que la campagne.
En ville, les gens recherchent les "plaisirs terrestres (matériels)", et même si la nuit ces plaisirs n'existent pas réellement, le vacarme et le tumulte qu'ils créent durant la journée gênent la méditation la nuit. C'est la raison pour laquelle le meilleur endroit pour la méditation, ce sont les champs en dehors de la ville, où les influences pénibles de la journée et de ce monde sont réduites au minimum. [Likouté Moharan I, 52 ]

-> Sache! Quand une personne médite dans les champs, toute la végétation se joint à sa prière et en augmente l'efficacité et le pouvoir. [Likouté Moharan II, 11 ]

-> Une fois, Rabbi Na'hman se promenait dans une grasse prairie, "Si seulement tu pouvais entendre la symphonie de l'herbe, dit-il à celui qui l'accompagnait, chaque brin d'herbe chante les louanges d'Hachem". [Si'hot haRan - 163 ]

-> Au temps de Rabbi Na'hman, la plupart des villes et cités étaient petites, et sortir à la campagne n'était pas un problème majeur. Aujourd'hui, ceux qui habitent dans un village ou une petite ville peuvent encore en profiter hitbodédout ; mais la plupart des gens vivant en ville ou dans une métropole, ont des difficultés à en sortir. Qu'ils pratiquent donc leur hitbodédout dans le parc le plus proche.
[à cet effet, Rabbi Na'hman enseignait qu'il ne faut pas craindre le danger de prier dans les champs ou les parcs la nuit, parce que c'est une grande mitsva d'implorer Hachem et de se rapprocher de Lui, et "celui qui accomplit un précepte divin ne craint aucun mal" (Pessa'him 8b). Les dangers de tomber dans les mains des "forces du ma" sont en outre bien plus grands que les risques que l'on court à pénétrer dans une forêt pour y méditer. Il est clair qu'il n'est pas question ici d'endroits où il est dangereux de se promener même dans la journée. La loi est très claire à cet égard: il ne faut pas compter sur les miracles (idem). ]

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-> "Je me suis exténué en gémissements; chaque nuit je baigne mon lit [de larmes]; de mes pleurs j’inonde ma couche." (Téhilim 6,7)
Le roi David s'isoler dans son lit pour converser avec Hachem.

-> Rabbi Na'hman disait qu'on peut même s'isoler pour prier sous son talith; il suffit de le draper autour de sa tête et de converser avec Hachem comme on le souhaite, même au milieu de tout le monde.
Rabbi Na'hman (Si'hot haRan 274-275) dit qu'on peut parler avec Hachem assis devant un livre ouvert, en laissant croire aux autres qu'on est plongé dans son étude.
On peut aussi pratiquer la hitbodédout tout en marchant, et rabbi Na'hman pratiquait lui-même cette méthode (cf. 'Hayé Moharan 7).
L'idée est qu'il n'y a aucune raison d'attendre d'arriver à destination ou des conditions parfaites pour converser avec Hachem. Lorsque l'on sent qu'on a besoin alors on doit vider son intériorité (coeur) à papa Hachem.

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+ Se tourner vers Hachem en hitbodédout pour toute chose :

-> Rabbi Na'hman parlait de vêtements une fois avec un de ses disciples : "Il faut prier pour chaque chose, lui dit-il. Si tes habits sont déchirés et doivent être remplacés, prie Dieu de t'en procurer de neufs. Fais ainsi pour chaque chose. Prends l'habitude de prier pour tous tes besoins, importants ou mineurs ...
Celui qui ne prie pas Dieu pour obtenir ce dont il a besoin est semblable à un animal. Dieu donne à toute créature son pain sans être sollicité.
Pour être considéré comme un homme, on doit, par la prière, obtenir de Dieu tout ce qui est nécessaire à la vie.
[Si'hot haRan - 233]

-> Rabbi Nathan écrit (idem) : "Je parlais un jour avec Rabénou d'une babiole que je désirais. Il me dit: "Prie Dieu pour l'obtenir". J'étais très étonné d'apprendre que l'on doit prier Dieu, même pour des choses aussi banales. Dans ce cas particulier, il ne s'agissait même pas d'une nécessité.
Voyant ma surprise, Rabbi Na'hman me dit : "Te crois-tu trop respectable pour prier Dieu pour une chose mineure aussi insignifiante?"

-> La hitbodédout embrasse tous les aspects de la vie, depuis les menues affaires quotidiennes de l'homme, jusqu'aux cimes spirituelles auxquelles nous aspirons.
Quand Rabbi Na'hman enseignait que nous devons exprimer en prières devant Dieu tout ce dont nous avons besoin, il voulait bien dire TOUT! Que nous souhaitions être en bonne santé (et qui ne le souhaite pas?), connaître la réussite dans nos affaires et notre gagne-pain, avoir l'aide de Dieu pour l'éducation de nos enfants, ou les soins apportés à nos parents (âgés ou moins âgés), etc., nous devons lever les yeux au Ciel, ouvrir notre cœur et notre bouche pour supplier Dieu.
Nous devons Lui demander de nous assurer que tout est pour le mieux. Si tout va bien, tant mieux, sinon, prions de nouveau; et encore, et encore...
La hitbodédout, ce n'est pas quelque chose que nous pratiquons une seule fois, pour nous arrêter ensuite. C'est une pratique quotidienne.
[rav 'Haïm Kramer]

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+ Comme un enfant :

-> Rabbi Na'hman disait qu'il est très bon de déverser ses pensées devant Hachem comme un enfant intercédant auprès de son père. Hachem nous appelle Ses enfants, comme il est écrit : "Vous êtes les enfants de l'Eternel, votre Dieu" (Réé 14,1).
De ce fait, il est bon d'exprimer ses pensées et ses peines devant Hachem, tel un enfant se plaignant devant son père avec des gestes de grâce et de compassion.
[Si'hot haRan - 7]

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+ Le soupir :

-> Rabbi Na'hman enseigne : "On devrait gémir et soupirer au cours de la hitbodédout". ['Hayé Moharan - 441).

-> Le soupir du juif est très précieux". [Likouté Moharan I 8,1 ]

-> Quand on gémit et qu'on soupire pour son manque d'ardeur pour la sainteté, on s'attache au souffle de la sainteté. C'est parce que le soupir ... constitue le souffle même de la vie. [Likouté Moharan I, 109 ]

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+ Et si on ne peut pas? :

-> "Il peut arriver que l'homme se sente incapable de parler à Hachem. Il n'arrive pas à trouver les paroles qu'il doit prononcer. Il ne doit surtout pas se décourager, car le seul fait de s'asseoir devant Hachem et de vouloir L'implorer est en soi-même une très grande chose" (Likouté Moharan II, 25).

-> Rabbi Its'hak de Toulchin, fils de Rabbi Nathan de Breslev, discutait souvent avec son père de ses difficultés à accéder à un niveau spirituel élevé. Il se plaignait une fois devant lui de l'affaiblissement de ses dévotions et de son incapacité à méditer convenablement.
Rabbi Nathan dit à son fils que la grandeur du Roi David se manifestait précisément dans ce domaine car il désirait adresser ses prières à Hachem, mais les mots lui manquaient. Il savait cependant qu'on ne doit jamais désespérer. Au lieu de céder, il gémissait et criait vers Hachem, L'implorant de lui ouvrir la bouche : c'était cela même qui constituait sa prière.
Hachem écoutait alors ses supplications et lui donnait l'inspiration nécessaire pour trouver les mots justes qui lui permettraient de déverser son cœur. En fait, Hachem désire que nous L'implorions de nous guider à prier convenablement. (Avané'ha Barzel - p.70, n°53).
Nous ne devons jamais désespérer de la hitbodédout. Si nous ne pouvons pas parler à Hachem, nous devons persévérer.

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-> Rabbi Na'hman enseigne : "De cela même, nous pouvons faire une prière. Nous pouvons prier pour le fait d'avoir voulu prier, mais de ne pas y être parvenus" (Likouté Moharan II, 25).
Même quand nous ne pouvons pas parler, même si nous ne pouvons sortir de la bouche qu'une seule parole, tous les efforts que nous déployons pour pratiquer la hitbodédout en valent la peine.
Répétons inlassablement ce mot, des jours entiers, s'il le faut. Hachem finira par nous ouvrir la bouche et nous envoyer les mots nécessaires pour la prière et la méditation (Likouté Moharan II, 96).

-> Nous pouvons être amenés à dire : "Rien ne va plus, ô mon Dieu. Je ne ressens aucune envie de parler. Je ne ressens rien. Ouvre-moi la bouche, de grâce, s'il Te plaît!"

La Perse (l'Iran) tombera aux mains de Rome (le monde occidental), peu avant la venue de machia'h.
[Tossafot - Avoda Zarah 2b ]

Toutes les souffrances qui nous arrivent dans l'exil sont dues au fait que nous ne crions pas à Hachem avec nos prières.
Si nous prions, nos prières seront exaucées.
[ 'Hafets 'Haïm - Likuté Amorim 10 ]

Dans le futur, tout sera expliqué.
On nous expliquera pourquoi nous avons dû vivre ce que nous avons vécu.
Nous rirons alors de nos inquiétudes et de nos contrariétés de l'époque.
Nous verrons que tout était pour notre bien.
[rav David de Lelov ]

La Torah n'exige que ce qu'on [personnellement] peut faire.
[guémara Avoda Zara 3a ; Zohar III, 104a]

L'homme doit veiller à mettre sa confiance en Hachem, car c'est l'une des mitsvot de la Torah.
Au moment du Jugement, on nous demandera : "As-tu attendu la délivrance?" (guémara Shabbath 31a). En d'autres termes, on nous demandera si nous avons attendu la délivrance sans désespérer, et qu'on s'est renforcé dans sa confiance en Hachem lors des divers évènements de notre vie.
[Beit haLévi - maamar haBita'hon]

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-> Selon le rav David Sutton :
Rachi explique que cette question concerne la guéoula finale ...
Le Beit haLévi écrit qu'on demandera à l'homme s'il a perdu espoir en période de difficultés ou bien s'il a mis sa confiance en Hachem et a attendu Son aide.
Nous rencontrons tous des épreuves dans la vie : des difficultés d'argent, des problèmes de santé, la recherche d'un chidoukh pour soi-même ou ses enfants, ...
Nous avons tous besoin d'une yéchoua (délivrance) sous une forme ou une autre. Et telle est la question qu'on nous posera au monde futur, dit le Beit haLévi : avons-nous attendu la délivrance d'Hachem en ayant confiance qu'll nous sauvera des épreuves que nous traversons?

Le Pélé Yoets (citant le Arizal) dit que lorsque nous récitons les mots "ki lichouaté'ha kivinou kol hayom" (car nous espérons Ta délivrance toute la journée) dans l'Amida quotidienne, nous devons penser que nous attendons l'aide d'Hachem pour toutes les épreuves que nous affrontons actuellement.
Selon le Arizal, c'est une ségoula puissante pour obtenir l'aide Divine.