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"Avoir la foi, c'est avoir le courage de laisser D. prendre le contrôle."

Rabbi Na'hman de Breslev

"Les paroles de la sainte Torah ressemblent à la pluie qui tombe sur la terre.

La pluie n’a pas une influence immédiate sur les plantes dès qu’elle tombe, mais seulement au bout d’un certain temps ; il en va de même des paroles de Torah : au moment où on les entend, on ne distingue pas leur influence positive, mais en fin de compte elles finissent [toujours] par agir sur ceux qui les étudient. "
[Rabbi Sim’ha Bounam de Peschis’ha]

"Dès que Ruth a décidé de se convertir, le verset la place au même niveau que Naomi"
[midrach Ruth rabba 3,5]

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=> Dès qu'un juif(ve) prend un engagement sincère de s'améliorer, alors grâce à ces pensées, il sera considéré comme s'il avait déjà fait les actions nécessaires pour s'améliorer, et il deviendra plus saint.
Le simple fait d'accepter d'essayer de s'améliorer fait de nous une meilleure personne.
En acceptant de nous améliorer dans la Torah et les mitsvot, nous deviendrons des personnes meilleures et plus fortes.
Cependant, pour que cela fonctionne, les pensées et les engagements d'une personne à s'améliorer doivent être sincères. On ne peut pas tromper Hachem. Il sait si nous sommes vraiment sincères ou non.

Celui qui observe le Shabbat en pensée, en parole et en acte, même s'il adore des idoles comme la génération d'Enoch, est pardonné de ses fautes. Une telle observance du Shabbat rectifie certainement les transgressions sexuelles et est considérée comme s'il avait observé toute la Torah.
Il doit être particulièrement méticuleux pour éviter les conversations mondaines et les propos interdits. Il doit se réjouir de profiter du Shabbat et de prendre part aux repas du Shabbat uniquement en l'honneur de ce jour saint, ainsi que de porter des vêtements du Shabbat uniquement en l'honneur du Shabbat, et de consacrer certaines heures à l'étude de la Torah, car le Shabbat a été donné uniquement pour l'étude de la Torah.
Si l'on suit cette procédure, on sera pardonné de ses péchés, y compris sexuels, et si l'on se repent, on obtiendra la guérison spirituelle.
[Yossef Lé'hok - Michpatim 6e jour ]

La grandeur de chaque juif a contribué au fait de sortir d’Egypte

+ La grandeur de chaque juif a contribué au fait de sortir d'Egypte :

-> Une personne (juive) est tenue de dire : "Le monde a été créé pour moi" (michna Sanhédrin 4:5).
Et une seule personne peut faire pencher la balance du monde entier en faveur du mérite ...
Cette question a été établie lors de la sortie d'Égypte, car tous les miracles ont été accomplis pour chaque juif individuellement. Par conséquent, bien que le Korban Pessah soit un korban communautaire, chaque individu est tenu de consommer lui-même un kazayit, contrairement aux autres korbanot communautaires, collectifs, qui sont accomplis par un seul korban au nom de tout le peuple juif.
Cela nous enseigne que la sortie d'Égypte était [par le mérite, en l'honneur] de chaque individu. C'est le sens de "Et tu raconteras à tes fils ce jour-là, en disant : "C'est pour cela que Hachem a fait cela pour moi lorsque je suis sorti d'Égypte"" (Bo 13,8).
[rav Tsvi Elimélé'h de Dinov - Déré'h Pikoudé'ha - 'helek haMakhchava 6 ]

-> [Concernant le Korban Pessa'h, vos enfants vous demanderont : ] "ma aavoda azot la'hem" (qu'est-ce que ce travail pour vous [au pluriel] ?" (Bo 12,26).
Cela signifie : pourquoi un seul korban ne suffit-il pas pour rendre quitte toute la nation comme pour les autres interdictions?
Et vous répondrez : "C'est le sacrifice de Pessa'h" (Bo 12,27). C'est le sacrifice offert en commémoration du passage [d'Hachem] au-dessus [des maisons juives] ...
Par conséquent, chaque individu (juif) doit apporter un korban (sacrifice), car le miracle a été accompli pour chaque individu seul et non pour la communauté dans son ensemble.
[Sforno - Bo 12,26-27 ]

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-> En Egypte, Hachem n'a pas seulement posé son regard sur cette génération ; Il a posé son regard sur tout le peuple juif, les générations précédentes et suivantes, et les a tous fait sortir.
[Maharal - Guévourot Hachem - chap.52 ]

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-> La guémara ('Houlin 7a) rapporte que Rabbi Pin'has ben Yair a réussi à ouvrir le fleuve Ginaï. Cela soulève la question suivante : pourquoi la division de la mer Rouge a-t-elle été un miracle si important alors que Rabbi Pin'has ben Yair a facilement accompli la même chose plusieurs générations plus tard?

Le 'Hidouché HaRim répond qu'un tsadik se comporte au-dessus de la nature, et qu'un miracle qui défie la nature n'est donc pas aussi remarquable. Cependant, l'ouverture de la mer était un miracle accompli pour tous les membres du peuple juif, même ceux qui ne méritaient pas un tel miracle !
C'est ce qui rend la division de la mer si remarquable.

Le Béer Mayim 'Haïm (sur Béchala'h) dit que la mer a également s'est ouverte une deuxième en raison de deux individus : Datan et Aviram.
[même pour 2 racha comme eux, Hachem a quand même ouvert la mer, ce qui témoigne que chaque juif est important, aimé! ]
Le Beir Halévi précise que la signification de l'ouverture de la mer Rouge n'était pas seulement la division de la mer, mais plutôt les nombreux miracles qui l'accompagnaient : l'assèchement du fond marin, la formation de murs entre chaque tribu, ... qui témoignaient tous de l'amour de Hahem pour le peuple juif.

Louanges à Hachem

+ Louanges à Hachem :

-> Il est intéressant de noter que nous trouvons d'autres expressions de louange à Hachem qui contiennent un thème similaire de dévouement à l'accomplissement de Sa volonté.
Par exemple, le mot modim (מודים) signifie "rendre grâce, remercier".
Le rav Shimshon Raphael Hirsch explique que la racine du mot est ידה, d'où dérive également le mot יד (yad), une main.
La racine de "modim" (remercier) signifie en fait "donner la main". Cela signifie que lorsque nous disons merci à Hachem, nous lui "donnons notre main", c'est-à-dire que nous consacrons toutes nos capacités et nos activités (symbolisées par la main avec laquelle nous accomplissons nos actions) à l'accomplissement de Sa volonté.
C'est le résultat naturel d'une personne qui cherche à remercier Hachem pour l'immense bonté dont Il fait preuve à notre égard.

-> La valeur numérique de מודים est de 100, ce qui suggère que si quelqu'un dit מודים (merci) correctement [à Hachem : gratitude, reconnaissance], il atteindra le même objectif que s'il prononçait 100 bénédictions. (le problème c'est que nous le disons machinalement, sans kavana/vide de son sens)

De même, la bénédiction מודים dans la Amida comporte 86 mots, ce qui correspond à la même valeur numérique que le mot מודים (atéva - la nature), et aussi de אלקים (Elokim).
Si l'on étudie la nature et que l'on se rend compte qu'elle n'est qu'une démonstration du contrôle total d'Hachem sur le monde, on sera inspiré pour dire la bénédiction de מודים.

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-> Un autre terme de louange est Hallel (הלל), qui signifie littéralement "refléter, représenter". La meilleure façon de louer quelqu'un est de le "refléter", d'agir comme lui et de devenir comme lui.
Lorsque nous louons Hachem, nous le faisons avec l'engagement d'essayer de suivre Ses voies, comme nos Sages (guémara Shabbath 133b) nous le disent : "Tout comme Il est miséricordieux, vous devez être miséricordieux ; comme Il est compatissant, vous devez être compatissants".
Louer Hachem ne commence que par l'appréciation des cadeaux que nous recevons, mais atteint son maximum avec l'engagement de devenir un meilleur serviteur d'Hachem.

-> Nous décrivons Hachem comme "nora téhilot" (Béchala'h 15,11).
Le rav Shimshon Raphael Hirsch explique ces mots comme signifiant que l'objectif des louanges (téhilot) que nous adressons à Hachem n'est pas simplement de Le louer, mais de nous affecter de telle sorte qu'elles génèrent de la "yir'a", une conscience et une crainte constantes d'Hachem (Il est "nora" : redoutable).
C'est pourquoi il est appelé "redoutable dans les louanges" (nora téhilot).

-> Le peuple juif, dans la chira qu'il a chantée après l'ouverture de la mer Rouge, a déclaré : "Voici mon Dieu et je le glorifierai" (zé Kéli véan'véhou - Béchala'h 15,2).
Rachi cite Onkelos qui explique la racine du mot véan'véhou, comme signifiant "construire une maison". Lorsqu'une personne déclare qu'elle glorifiera Hachem, elle déclare : "Je me ferai une maison pour Lui", ce qui signifie que je L'introduirai dans ma vie et que je me conduirai de manière à ce que Sa présence soit vue et ressentie dans le monde.

Aimer Hachem

+ Aimer Hachem :

-> Il est naturel d'aimer ses parents ou son conjoint, ou même toute personne dont on reçoit quelque chose, physiquement et émotionnellement. Dans ce cas, pourquoi nous est-il si difficile d'aimer Hachem, de qui nous recevons tout?

Selon le rav Gamliel Rabinowitz (Tiv haMoadim - Pessa'h), la véritable raison est que nous ne ressentons pas pleinement que tout ce que nous avons vient réellement d'Hachem. Nous vivons dans un monde de cause à effet, dans lequel nous voyons des patients guéris par des médecins et des hommes d'affaires qui profitent de leur sens aiguë des affaires.
Si nous nous rappelions constamment que tout ce que nous avons et tout ce qui arrive n'est dû qu'à l'intervention directe d'Hachem, alors, naturellement, nous commencerions à éprouver de l'amour pour Hachem, comme nous en éprouvons pour nos parents qui nous donnent tant.

-> Le Beit haLévi (Béréchit 2,2) rapporte la parabole d'un homme qui se noie et qui, alors que ses dernières forces commencent à s'épuiser, fait frénétiquement un dernier effort pour garder la tête hors de l'eau. Soudain, quelqu'un passe et, comprenant ce qui se passe, se précipite sur la berge et saisit fermement la main du noyé. Le noyé regarde son sauveur qui le tient fermement et se rend compte que s'il le lâchait une seconde, il serait un homme mort.
À ce moment-là, il est rempli d'un immense amour pour lui, car il voit qu'il le maintient littéralement en vie. En même temps, il éprouve une grande crainte, car il se rend compte que l'homme pourrait facilement le lâcher et le laisser se noyer.
Notre relation avec Hachem est la même ; nous devons voir qu'Hachem nous "tient la main" à chaque seconde, qu'il nous donne constamment la vie et la santé, et qu'à tout moment Il pourrait "lâcher prise", à D. ne plaise, et nous n'aurions plus rien. Cette pensée devrait faire naître en nous un amour et une gratitude immenses envers Hachem, ainsi qu'une grande crainte à son égard.

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+ Aimer Hachem par la gratitude :

-> On raconte l'histoire d'un homme qui s'arrêta pour la nuit dans une petite et humble auberge en Europe. Alors qu'il était couché dans son lit, il entendit soudain une voix provenant de la chambre voisine : "Merci Hachem pour tout ce que tu as fait pour moi depuis ma naissance ..." L'homme resta assis jusqu'à tard dans la nuit, écoutant cette voix énumérer bonté après bonté ce qu'Hachem avait fait pour lui depuis qu'il était bébé jusqu'à ce jour, entrecoupé de remerciements et de louanges sincères.
Le lendemain matin, l'homme se leva tôt pour découvrir qui était son saint voisin et découvrit que ce n'était autre que le 'Hafets 'Haïm, pour qui une telle pratique était un événement régulier.

-> Il vaut la peine de prendre quelques minutes pour réfléchir aux dons infinis qu'Hachem nous accorde.
Le rav Yérou'ham Lévovitz suggére que les gens écrivent un journal des hachgakha (interventions divines) personnelles qu'ils constatent dans leur vie. Non seulement cela permet à chacun de prendre conscience de l'infinie bonté qu'il reçoit sans même s'en rendre compte, mais cela ouvre également la porte à l'épanouissement d'une véritable amour d'Hachem.

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-> L'histoire suivante nous apprend ce que signifie une véritable amour d'Hachem.
L'ancien Rabbi de Guer (rabbi Pin'has Ména'hem Alter), avait été publiquement humilié par un opposant pour la position qu'il avait prise sur une certaine question sensible. Le rabbi a affirmé qu'il savait que ses actions avaient été menées pour le bien du Ciel et qu'il était donc blessé par cet assaut personnel.
Le jour de Roch Hachana, il se préparait au jour du jugement en passant en revue les événements de l'année et il se souvint de cet incident.
Au début, il ne voyait aucun moyen de pardonner à cet homme pour son comportement scandaleux, jusqu'à ce qu'il ait soudain une pensée étonnante : "Le plus grand désir d'Hachem est d'accorder la bonté et la gentillesse à toutes Ses créations ; c'est dans ce but qu'Il a créé le monde. Cependant, au cours de l'année à venir, Il ne pourra pas décréter une bonne année pour cet homme en raison des sentiments que j'éprouve à son égard. Puis-je empêcher Hachem de faire ce qu'Il désire vraiment?
Devrais-je être celui qui cause à Hachem la "douleur" de vouloir donner mais d'être incapable de le faire? Instantanément, raconte le Rabbi, tous les sentiments amers que j'avais envers cet homme se sont évaporés et je l'ai aimé à nouveau comme n'importe quel autre juif."

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[de même, on peut faire des mitsvot par amour pour D., dans un but de Lui faire plaisir, de Lui permettre de nous combler du meilleur. Et inversement, éviter de faire des avérot. ]

Étudier la création

+ Étudier la création :

-> Il n'y a pas d'artiste comme Hachem. [guémara Méguila 14a]

-> Un matin, le Malbim réveilla sa famille avant l'aube et leur demanda de se mettre leurs beaux habits de fête/Shabbath. Les enfants, déconcertés, se changèrent à la hâte et demandèrent une explication à leur saint père, qui leur expliqua qu'ils devaient assister à un événement très spécial qui exigeait d'eux qu'ils se présentent sous leur meilleur jour.
Il les conduisit dans un champ pour assister au lever du soleil : il fallait être au mieux pour admirer le spectacle merveilleux d'Hachem.
Ce même grand homme (Malbim) a demandé, alors qu'il était sur son lit de mort, qu'on l'emmène à l'extérieur afin qu'il puisse admirer une dernière fois les merveilles du monde d'Hachem.

-> Cela ne se limite pas au lever du soleil.
Le 'Hovot haLévavot prouve qu'il est nécessaire d'étudier le monde au mieux de ses capacités, parce que
"dans chaque création, il est possible d'apprendre la sagesse infinie d'Hachem", et c'est le meilleur moyen de prendre conscience et de prouver l'existence d'Hachem.
En effet, le Rambam (Hilkhot Avoda Zara 1:3) décrit que c'est ainsi que notre Patriarche Avraham a découvert Hachem, et il écrit ailleurs (Hilkhot Yessodé haTorah 2:2) que la méthode pour atteindre la crainte et l'amour d'Hachem est de "réfléchir à Ses actes et à Sa grande et merveilleuse Création, et de discerner et de découvrir la sagesse illimitée qu'elle contient. Immédiatement, il sera rempli d'amour, le louera et le glorifiera et aura un énorme désir d'apprendre sur Hachem".

-> Nous disons chaque matin dans la bénédiction qui précède la lecture du Shéma :
"Comme Tes œuvres sont grandes, Hachem. Tu les as toutes créées avec sagesse ; le monde est rempli de Tes biens".

Le rabbi Mendel de Kotzk dit un jour que le mot Shéma en hébreu (שמע) est la première lettre des mots : "chéou marom éné'hém" (Lève les yeux et vois - Yéchayahou 40,26).
Le verset se poursuit ainsi : "Et regarde qui a créé toutes ces [merveilles dans les cieux]".
La façon d'atteindre le niveau de dire le Shéma, la déclaration ultime de notre acceptation d'Hachem comme notre Roi, est d'étudier les merveilles des corps célestes : le soleil, la lune, les étoiles, les galaxies, ...
Le Tossafot Yom Tov (Pirké Avot 1,3) ajoute que nous nous référons à la crainte d'Hachem comme yirat Chamayim (crainte du Ciel), littéralement "crainte du ciel", parce que nous sommes censés être dans la crainte d'Hachem en raison de Sa grandeur, et non par crainte de Sa réprimande et de Sa punition, et que la grandeur d'Hachem est clairement visible dans les merveilles des cieux.
Ceci complète la guémara (Sanhédrin 42a) qui dit que quiconque dit Kiddouch Lévana (la sanctification de la lune), est considéré comme s'il saluait la Ché'hina d'Hachem (c'est pourquoi nous nous tenons debout pendant la prière).
Rabbénou Yona (commentaire du Rif sur Béra'hot 21a), explique que même si nous ne pouvons pas voir Hachem lui-même, nous pouvons percevoir sa présence à travers ses actions dans le monde. En observant le renouvellement du cycle lunaire et en étudiant les merveilles des corps célestes, nous parvenons à une perception claire d'Hachem. C'est ce que l'on appelle "saluer la Ché'hina".

-> Chaque détail de la Création (ex: le corps humain), s'il est étudié correctement, crie haut et fort : "Il y a un Créateur!"
Ils montrent que le monde est ordonné, qu'il a un but, qu'il est conçu et qu'il est intelligent. Cela est évident non seulement dans chaque chose en soi, mais aussi dans l'interaction complexe entre toutes les différentes parties de la Création, qui se combinent parfaitement ensemble dans le cadre d'un plan d'ensemble plus vaste.
C'est ce que résume la dernière Mishna du livre des Pirké Avot : "Tout ce que Hachem, a créé dans son monde, il l'a créé uniquement pour Sa gloire, comme il est dit : "Tout ce qui est appelé de Mon nom, c'est pour Ma gloire que Je l'ai créé, que je l'ai formé et que Je l'ai fait" (Yéchayahou 43,7)."

Le fait qu'il existe une telle abondance de créations différentes, chacune avec son apparence unique, sa source de nourriture, ses capacités et ses exigences, devrait suffire à prouver la grandeur infinie d'Hachem, qu'Il n'a pas de restrictions et qu'Il peut donc créer n'importe quel nombre d'espèces et de types différents.
[rav Avraham Tabor]

Le Aboudraham (Birkot haChakhar) cite la Riva selon laquelle c'est pour cette raison que les bénédictions s'adressent à Hachem à la fois à la 2e et à la 3e personne :
"Hachem est à la fois révélé et caché. Il est révélé par Ses actes, mais sa divinité est cachée.
Il en va de même pour l'âme, qui est à la fois révélée et cachée. C'est pourquoi l'âme bénit Hachem en termes directs ("Vous") et indirects ("Il").
Une bénédiction est dite avec les mots de la bouche et les pensées du cœur. Les pensées sont cachées, mais la voix est entendue. L'homme est une combinaison de corps et d'âme.
Dans son âme, il est digne d'être attaché à son Créateur et de se tenir devant Lui à tout moment.
Cependant, son corps l'en empêche. C'est pourquoi les bénédictions sont dites en utilisant à la fois des termes directs (2e personne) et cachés (3e personne).

La guéoula viendra grâce au mérite de l’étude de la Torah

+ La guéoula viendra grâce au mérite de l'étude de la Torah :

-> Le Alchikh hakadoch (Vayétsé 28,18-19) écrit que le 3e Temple sera érigé grâce au mérite de Yaakov Avinou. Il écrit :
"Lorsque Hachem montra l'emplacement [du Temple sur le mont Moria] à Avraham, c'était un mont (Vayéra 22,14). Quand Il l'a montré à Its'hak, c'était un champ labouré ('Hayé Sarah 24,63). [voir Pessa'him 88a ; Rachi 'Houlin 91b]
Quand Il l'a montré à Yaakov, c'était encore un champ, mais quand Yaakov s'est réveillé de l'impressionnante prophétie de son rêve, il l'a appelé une maison (bét-El - Vayétsé 28,19).

L'idée exprimée ici est la suivante. Le Temple sera construit 3 fois, deux fois par la main de l'homme et la troisième fois par Hachem.
Le premier Temple était par le mérite d'Avraham, mais parce qu'il a donné naissance à Yichmael, ce Temple n'a pas pu durer, et lorsqu'il a été détruit, 80 000 jeunes Cohanim sont tombés aux mains de Yichmael.
Le deuxième Temple a été construit grâce au mérite d'Its'hak, mais comme il a donné naissance à Essav, il n'a pas pu durer et a été détruit par Essav, qui est Edom.
Le seul qui ait pu l'appeler une maison permanente [qui ne sera jamais détruite] était Yaakov, car aucun de ses enfants n'était disqualifié. Le 3e Temple sera construit grâce par son mérite et durera éternellement."

Yaakov est le pilier de la Torah et donc, si nous voulons que le 3e Temple soit construit grâce à son mérite, nous devons renforcer notre étude de la Torah.

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-> Nous trouvons également que nos Sages disent que la guéoula finale sera due grâce au mérite de Moché Rabbénou, qui nous a donné la Torah. Si tel est le cas, nous devons activer le mérite de Moché en étudiant la Torah qu'il nous a transmise sur le mont Sinaï.
Le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Térouma 27,2) développe cette idée :
"Le Zohar (Béréchit 8) écrit que la délivrance de chacun des quatre exils est due au mérite d'un [des tsadikim]. La rédemption du premier exil était due au mérite d'Avraham. Ils ont été délivrés du deuxième exil grâce au mérite d'Its'hak, du troisième grâce à Yaakov, et le quatrième dépend du mérite de Moché.
C'est pourquoi cet exil est si long, car tant que nous ne nous engageons pas correctement dans l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, Moché n'a aucun intérêt à délivrer une nation qui néglige l'étude de la Torah."

-> Le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Bérechit 1,1) écrit également :
"Le verset dit : "L'esprit de D.". Le midrach (Béréchit rabba 2) explique que cela fait référence à l'esprit du machia'h. "Planant au-dessus des eaux" = il n'y a pas d'autre eau que la Torah [ce qui signifie que "l'esprit de D." - l'esprit du machia'h, "planant" - viendra "au-dessus des eaux" - grâce au mérite de la Torah].
Cela correspond à la déclaration du Zohar selon laquelle le peuple juif ne sera délivré que grâce au mérite de la Torah, qui est comparée à l'eau."

-> Le Maalot Hatorah (ד"ה עוד מלבדו) écrit : "Ce n'est que grâce au mérite de la Torah que les exilés sont rassemblés ... On sait que les deux premiers exils étaient dus aux fautes d'idolâtrie, d'immoralité et d'effusion de sang, et qu'ils ont été délivrés grâce au mérite d'Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ce dernier exil est dû aux fautes de propos inconvenants et de haine sans fondement, qui sont contraires à la Torah. La rédemption [de cet exil] sera due par le mérite de Moché (Zohar 'hadach 10) et par le mérite de la Torah que nous avons reçue par son intermédiaire.
La fin de cet exil est cachée, comme il est dit à propos de Moché lui-même : 'Personne ne connaissait le lieu de sa sépulture" (Vézot haBéra'ha 34,6)."

-> C'est ce que dit la guémara (Baba Batra 8a) : "S'ils étudient parmi les nations, je les rassemblerai immédiatement" (Hochéa 8,10) ... Oula dit : Ce verset utilise la langue araméenne. S'ils étudient tous, je les rassemblerai immédiatement."
Rashi explique : "S'ils étudient tous" - de même, si la majorité étudie et s'occupe de la Torah lorsqu'ils sont exilés parmi les nations, "je les rassemblerai immédiatement" - je les rassemblerai bientôt."

Le Eitz Yossef (sur midrach Tan'houma Béréhchit 1) explique : "Se consacrent à l'étude de la Torah seront ceux qui enverront le pied du machia'h fils de Yossef, et le machia'h fils de David grâce au mérite de leur étude de la Torah."

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-> Le Beit haLévi (parachat Bo) explique que la guéoula dépend de l'engagement dans la Torah Orale.
Il écrit :
"On sait que le premier Temple a été détruit à cause de la faute d'idolâtrie. À l'époque du deuxième Temple, cette faute n'existait pas. À cette époque, le culte des tsédoukim est apparu, qui rejetait la croyance et la tradition des Sages de la Torah orale, et expliquait la Torah selon sa propre compréhension. Il en résulta que le peuple juif se divisa en factions. La haine et les conflits se développèrent, ce qui provoqua la destruction (guémara Yoma 9b).
Par conséquent, avant la guéoula, Israël doit rectifier la faute qui a causé la destruction, c'est-à-dire le rejet de la Torah Orale. C'est pourquoi il n'est délivré que grâce au mérite de l'étude de la Michna, qui est la totalité de la Torah Orale ...
En renforçant leur foi et en s'engageant davantage dans la Torah Orale, le peuple juif méritera la guéoula ... Le principal défi sera de croire en la Torah orale, contrairement aux affirmations des tsédoukim qui vivaient à l'époque de la destruction du Temple."

-> Le Tana DéBé Eliyahou (Zouta 14) exprime une idée similaire : "Israël n'est délivré ... que lorsque dix personnes s'assoient ensemble et que chacune apprend des versets et des michnayot avec son collègue, et que leurs voix sont entendues".

-> Le Yéchouot Yaakov explique que la providence divine fait en sorte qu'à notre époque, le principal domaine d'étude parmi ceux qui restent fidèles à Hachem et à Sa Torah soit la Torah Orale, la Michna et la Guémara, car c'est cela qui corrige la faute qui a causé la destruction et prépare la voie à la guéoula.

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-> Une autre source soulignant l'importance de l'étude de la Torah pour apporter la rédemption est le Targoum sur le verset du (Shir Hashirim 7,14) : "Les mandragores ont répandu leur parfum, et à notre porte se trouvent toutes sortes de fruits".
Le Targoum écrit : "Lorsque Hachem désirera délivrer Son peuple de l'exil, Il dira au roi, le machia'h : "La fin de l'exil est arrivée et le mérite des justes est parfumé devant Moi comme le parfum du baume. Les Sages de la génération sont assis aux portes du Beit Midrach, occupés à étudier les paroles de la Torah Orale et les paroles de la Torah Ecrite. Maintenant, reçois le royaume qui t'a été réservé ! »