Si une personne garde constamment son esprit concentré sur l'accomplissement des mitsvot, son esprit sera libéré des pensées qui conduisent à la tristesse.
[rabbi Pin'has de Koretz]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
Prière de Cha’harit
Au cours de la prière du matin (cha'harit), la miséricorde d'Hachem se manifeste ; c’est pourquoi cette prière est exaucée plus rapidement, comme le dit le verset : 'Hachem, au matin, écoute ma voix'(Téhilim 5,4) ...
La différence entre les prières du soir et celles du matin : le soir est un moment de jugement, tandis que le matin est un moment de miséricorde, de grâce divine et de 'hessed (bonté).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 28,19]
<----->
-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Min'ha 5,1) écrit :
"Le nouveau-né n'est doué d'aucune connaissance. Mais il apprend peu à peu, au fur et à mesure qu'il grandit. A chaque étape de sa vie, c'est comme s'il recommençait depuis le début. Chaque fois qu'il apprend quelque chose de nouveau, il reprend de nouveau le cycle.
C'est cela, Cha'harit, la prière du matin. On la recommence tous les jours. C'est également la plus longue des prières quotidiennes, parce qu'elle exprime la nécessité pour l'individu de lutter pour un développement et une illumination continus."
C’est par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot qu’une personne peut mériter que l’âme réside en elle en permanence et lui apporte la lumière.
Lorsqu’une personne faute, l’âme la quitte et elle perd cette lumière.
Outre ces deux extrêmes, il existe des niveaux intermédiaires où l’âme brille en elle de temps à autre.
[Binat ha'Hotam ]
Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,42]
Hachem nous a donné 365 commandements négatifs, des choses qu’il nous est interdit de faire. Par exemple, il nous est interdit de manger de la nourriture non casher.
Tant que la nourriture est casher, la Torah nous autorise à la manger. Il n’existe aucune loi limitant la quantité que nous pouvons manger, seulement ce que nous pouvons manger.
Bien que cela soit vrai, un principe éthique important de la foi juive est la nécessité pour l’humanité de grandir spirituellement afin de devenir des êtres humains plus raffinés.
Plus nous nous adonnons aux plaisirs du monde et plus nous recherchons la satisfaction matérielles, moins nous serons en phase avec quoi que ce soit qui s’apparente à la divinité et à la sainteté.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Haazinou ]
Honorer ses parents = protéger tout le peuple juif
-> Nos actions ont non seulement un impact sur notre vie, mais aussi sur celle de tout le peuple juif.
Un exemple typique est le commandement d’honorer tes parents. En honorant nos parents, nous protégeons le peuple juif dans son ensemble.
Comment cela se fait-il?
Essav, le frère de Yaakov, était l’ancêtre des Amalécites, la nation qui a attaqué le peuple juif lorsqu’il a quitté l’Égypte.
Haman, qui a tenté d’exterminer le peuple juif à l’époque de la reine Esther et de Mordé'haï (miracle de Pourim), était un descendant d’Essav. L’Empire romain qui a détruit le 2e Temple descendait d’Essav.
Aussi racha qu’ait été Essav, il avait un point positif : il excellait dans le commandement d’honorer ses parents.
Si nous voulons nous protéger de nos adversaires, nous devons imiter cette seule qualité positive qu’avait Essav en excellant nous aussi dans le commandement d’honorer nos parents.
En honorant et en respectant nos parents, nous protégeons par conséquent tout notre peuple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,2 ]
Avec le machia’h, vient la notion de plaisir infini
D'une manière ou d’une autre, peu importe ce que nous avons mangé, nous parvenons à trouver de la place pour au moins une boule de glace, car en toute honnêteté, qui n’aime pas la glace?
Imaginez cependant que vous mangiez pot après pot de votre parfum préféré : vous souffririez très probablement d’un terrible mal de ventre.
Cela vaut pour tout plaisir. Peu importe à quel point nous l’apprécions et le désirons, il arrivera un moment où nous dirons, voire crierons : "Assez!"
Dans ce monde, le plaisir pur n’existe pas ; à un certain moment, le plaisir cesse d’être agréable et ce que nous apprécions ne nous procure plus de joie. Comme le dit le proverbe : "Trop d’une bonne chose, c’est mauvais".
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,4) écrit que, dans l'ère messianique, nous connaîtrons un plaisir sans limite et qu’il n’en résultera aucune négativité.
Ne pas priotiser Hachem = une forme d’idolatrie
Notre histoire regorge de juifs qui ont préféré mourir plutôt que d'être contraints de servir des idoles.
Le mot hébreu pour "idolâtrie" est avoda zara, ce qui signifie "adorer une entité étrangère". Il n’est pas nécessaire de se prosterner physiquement devant une idole pour que cela soit considéré comme de l’idolâtrie.
Chaque fois que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, cela est considéré, à un degré moindre, comme une forme d’idolâtrie, car par vos actions, vous démontrez qu’il existe une entité ou une motivation en dehors d'Hachem qui vous guide.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,17 ]
<--->
[ainsi lorsque l'on donne priorité à nos désirs matériel au détriment du spirituel, de la volonté d'Hachem, c'est une forme d'avoda zara. ]
A l'époque du Temple, le peuple juif était tenu de donner la dîme de ses récoltes. La dîme était donnée à la tribu des Lévi'im, car ceux-ci ne recevaient pas de part de la terre d’Israël.
La dîme devait être donnée aux pauvres, et une certaine quantité était prélevée par les agriculteurs et consommée à Jérusalem.
A l’ère messianique, les Lévi'im recevront une part de la terre d’Israël et n’auront donc plus besoin de recevoir la dîme.
De même, à l’ère messianique, il n’y aura plus de pauvreté parmi le peuple juif et, par conséquent, il ne sera plus nécessaire de donner aux pauvres.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]
Rabbi Yessa dit : Combien l'homme doit aimer Hachem! Car le service de D. avec amour est le plus appréciable.
Celui qui L'aime et Le sert avec amour est considéré comme Son bien-aimé.
[Zohar - 'Hayé Sarah 55b]