Avant de demander quelque chose au Créateur, une personne devrait d’abord dire : "Ne me l’accorde que si c’est vraiment bon!"
[rav Aharon Leib Steinman - Afiké Ayal - vol.1, p.367 ]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
Comment développe-t-on la foi?
En pensant que Celui qui nous a aidés jusqu’à présent continuera à nous aider.
[rav Aharon Leib Steinman - Afiké Ayal - vol.1, p.1]
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-> Si quelqu’un ouvre un magasin à côté du vôtre, ne vous inquiétez pas.
Le Créateur ne donne pas les moyens de subsistance à la boutique ; Il les donne au commerçant.
[rav Aharon Leib Steinman - Afiké Ayal - vol.1, p.117 ]
-> Chaque être humain a la foi dans son cœur ... il la cache simplement.
[rav Aharon Leib Steinman - Afikei Ayal, vol.1, p.382]
Nous sommes en réalité des créatures extrêmement bonnes et suprêmement nobles, à tel point que notre importance est sans limite. Nous sommes dignes de l’Artisan qui nous a créés.
[rav Yéhouda Ashlag - Introduction au Zohar - 5 ]
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-> La nature d’une branche est de rester proche de sa racine, et la racine de l’âme humaine est le Créateur
[rav Yéhouda Ashlag - séfer HaMaamarim - maamar 17, Ot 26-29, cité dans la Haggadat HaSoulam - p.71 ]
Le but de la création était de procurer du plaisir à Ses créatures ... Il était donc nécessaire de créer au sein des âmes un désir extrêmement grand de recevoir tout ce qu’Il avait prévu de leur donner.
Après tout, la mesure de tout plaisir est proportionnelle à la mesure du désir que l’on a de le recevoir.
[rav Yéhouda Ashlag - Introduction au Zohar - 6 ]
Avoir une place fixe à la synagogue
+ Avoir une place fixe à la synagogue :
-> Nos Sages encouragent beaucoup à avoir une place fixe à la synagogue. Ils promettent à celui qui le fait que ses ennemis tomberont devant lui et que le D. d'Avraham l'aidera ; il est appelé un homme pieux et humble qui fait partie des disciples d'Avraham Avinou. [guémara Béra'hot 6b-7b).
-> Les poskim écrivent qu'il faut avoir une place permanente à la synagogue où l'on prie, et ne jamais en changer (sauf dans un cas de force majeure), et alors sa prière sera acceptée.
[rav 'Haïm Kanievski - Or'hot Yocher ]
Prier avec la communauté
+ Prier avec la congrégation :
-> Il est très important d'essayer de prier en minyan. C'est une obligation absolue, comme le dit la guémara (Pessa'him 46a) : un voyageur qui n'a pas de minyan doit continuer son chemin en avant [dans la direction où il voyage] jusqu'à quatre mil [environ 5 km] pour pouvoir prier avec un minyan ou même retourner en arrière jusqu'à un mil pour trouver un minyan.
Cette loi est écrite dans le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 90.16). A plus forte raison doit-on se lever du lit pour aller prier à la synagogue.
-> Maharam 'Halawa commente sur cette guémara : "De cette loi nous pouvons tirer la conclusion qu'à plus forte raison, si un homme se trouve dans la ville et prie malgré tout chez lui, il ressemble aux hommes méprisables et aux arrogants".
Pourquoi les appelle-t-il méprisables et arrogants? On devrait les appeler simplement paresseux?!
La raison est qu'il n'y a pas plus méprisables qu'eux. Si toute la congrégation prie à la synagogue, mais qu'ils ne participent pas et restent seuls chez eux, c'est comme s'ils étaient excommuniés. Certains restent vautrés dans leur lit, trop paresseux pour se lever, si bien qu'ils manquent le minyan et prient chez eux. Il n'y a pas plus méprisables qu'eux. D'autres ne vont pas à la synagogue à cause de leur arrogance : c'est au-dessous de leur dignité d'être debout parmi la foule et de ne pas recevoir le respect que leur esprit méprisable les convainc qu'ils méritent. D'autres encore pensent, par orgueil, que leur sommeil est plus important que la prière avec un minyan.
C'est pour cela qu'il les appelle "méprisables" et "arrogants" et pas seulement "paresseux".
-> Les poskim (autorités halakhiques) écrivent (voir Michna Beroura 90.29) qu'il est interdit de manquer la prière avec un minyan même pour étudier la Torah.
Nos Sages (guémara Taanit 8a) enseignent que la prière avec un minyan est acceptée quand bien même on ne s'est pas bien concentré (kavana). [Cela ne veut pas dire qu'on est dispensé de se concentrer, mais seulement que la prière n'est pas détestée par le ciel.]
-> Le midrach (Dévarim rabba 2,12) enseigne que la supplication d'une congrégation (minyan) ne reste jamais sans réponse.
-> Il dit aussi (midrach Eikha rabba 3,3) que celui qui prie après que la congrégation ait terminé, ses actes sont passés en revue (c'est-à-dire qu'Hachem examine de près ses actes. Et qui peut soutenir un tel contrôle?)
-> On raconte l'histoire (voir Michna Beroura 90.29) de Rav Zalman Mirels [le beau-père du 'Hakham Tsvi] qui, sur sa route vers la synagogue, rencontra un marchand qui voulait lui vendre des pierres précieuses à bon profit. Il a refusé de l'accompagner et lui a demandé de revenir après la prière.
Plus tard, lorsqu'il entendit que les pierres précieuses avaient été vendues à quelqu'un d'autre qui avait gagné grâce à cela une fortune, Rav Mirels fut très heureux d'avoir pu renoncer à une grosse somme d'argent pour prier avec un minyan.
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-> Le Gaon de Vilna écrit que l'ordre de nos prières est construit sur l'ordre des mondes célestes, et il ne faut jamais, D. en préserve, sauter une partie de la prière.
Les Sages n'ont permis d'omettre certains Pessoukei DeZimra (les versets de louange précédant Baré'hou) que pour pouvoir prier la Amida [avec la congrégation].
Même à ce sujet, les autorités ont écrit (voir Michna Beroura 52.1) qu'un homme doit faire l'effort d'arriver à l'heure afin de ne pas avoir à omettre des passages, parce que cela brouille les conduits célestes par lesquels passent les prières.
Cette tolérance [d'omettre certains passages] ne s'applique que si l'on n'a pas le choix [et après la prière, il faut réciter tout ce que l'on a sauté, comme c'est écrit dans le Choul'han Aroukh]. Mais D. préserve de faire cela régulièrement, car c'est absolument interdit.
La kavana dans la prière
+ La kavana dans la prière :
-> "de Le servir de tout ton cœur" (Ekev 11,3)
La guémara (Taanit 2a) explique que le service du cœur, c'est la prière. La concentration est donc essentielle.
-> Hachem désire le cœur.
[guémara Sanhédrin 106b ]
[en prière, on ne doit pas seulement faire bouger nos lèvres, on doit faire faire bouger notre cœur vers Hachem. ]
-> La prière de l'homme n'est écoutée que s'il "met son âme dans sa main", c'est-à-dire s'il prie avec kavana (concentration et ferveur).
[voir le texte guémara Taanit 8a ]
-> La personne qui prie doit orienter son cœur vers le ciel, comme il est écrit : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (Téhillim 10,17).
[guémara Béra'hot 31a ]
-> Lorsque tu pries devant Hachem, ne laisse pas ta prière devenir un devoir routinier. Elle doit être une demande de miséricorde et une supplication devant Hachem (Pirké Avot 2,13).
Si un homme prie comme une tâche routinière, sa prière n'est pas une supplication [et n'est pas acceptée favorablement].
[guémara Béra'hot 28b ]
-> Celui qui prie doit s'imaginer que la Présence Divine (Chékhina) est devant lui.
[guémara Sanhédrin 22a ]
-> Lorsque vous priez, soyez conscients de Celui devant Qui vous vous tenez.
[guémara Béra'hot 28b ]
-> Si quelqu'un ne se concentre pas bien sur sa prière, [il est considéré comme insolent et] il mérite d'être frappé à coups de marteau afin qu'il se concentre.
[guémara Béra'hot 34a ]
-> Pendant la prière, n'ayez pas un cœur double, une partie portant son attention à Hachem et l'autre partie portant son attention à d'autres choses.
[midrach Tan'houma - Ki Tavo 1 ]
-> Le Roch (Or'hot 'Haïm 36) écrit : "Concentre-toi sur tes prières parce que la prière est le service du cœur. Si ton fils te parlait en pensant à autre chose, cela ne te contrarierait-il pas? Alors à bien plus forte raison lorsque toi, qui viens d'une goutte repoussante, tu t'adresses au Roi du Monde! [...] A quoi bon demander pardon d'avoir dit si souvent 'Pardonne-nous' [dans l'Amida] sans penser à ce que nous disons".
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-> Si un homme s'est bien concentré pendant sa prière, il peut être sûr qu'elle est entendue.
[midrach Dévarim rabba 2,1 ; Yérouchalmi Berakhot 5,5 ]
-> Deux hommes sont alités pour la même maladie, ou sont montés sur l'échafaud pour le même délit. Tous deux prient [d'être sauvés, pourtant la prière de l'un est exaucée et l'autre ne l'est pas.
Pourquoi cela?
Celui qui a fait une "prière entière" [c.-à-d. avec kavana] est exaucé et celui dont la prière était "incomplète" n'a pas été exaucé.
[guémara Roch Hachana 18a ]
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-> La guémara (Béra'hot 32b) énonce quatre choses qui demandent un renforcement constant, l'une d'elles étant la prière.
Rachi commente : un homme doit toujours s'encourager de toutes ses forces pour y parvenir.
-> Dans la guémara (Shabbat 127a), la concentration dans la prière est comptée parmi les choses pour lesquelles un homme reçoit les fruits de la récompense dans ce monde tandis que le capital est gardé pour le monde futur.
-> A D. ne plaise de prendre cela à la légère, car si on le fait et qu'on ne s'efforce pas de se concentrer, c'est comme si l'on montre qu'on ne croit pas que la Chekhina est devant soi. Il faut donc se renforcer et faire des efforts, et au moins vouloir se concentrer autant que possible, et s'en désoler. Et celui qui fait l'effort de se purifier bénéficiera de l'aide divine.
Seul un autre couteau peut aiguiser un couteau.
[midrach - Béréchit raba 69,2 ]
[plus on plante des pics à autrui, plus on aiguise ses pics à lui, qui vont faire encore plus mal, encore plus de dégâts. ]
Lorsque Hachem créa Adam, toutes les âmes futures qu’il renfermait étaient des Israélites (juives). Si Adam n’avait pas fauté, les [autres] nations n’auraient jamais existé.
Après sa faute, les âmes des nations se sont mélangées aux siennes.
[Arizal - séfer haLikoutim 429 ]
Une personne qui étudie la Torah et fait plaisir à son Créateur parce qu’elle étudie pour l’amour d'Hachem (léchem chamayim), afin d’observer et d’accomplir les commandements, trouvera le repos à sa mort et ne se réincarnera pas.
[Arizal - séfer haLikoutim 427 ]