Le fondement de la piété, et la racine du service complet et pur de D., consiste à clarifier et à déterminer ses obligations dans ce monde, et à déterminer où son regard et son objectif doivent être dirigés dans tous les efforts de sa vie.
[Ram'hal - Messilat Yécharim 1 ]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
Surmonter les désirs de ses yeux et pensées
+ Surmonter les désirs de ses yeux et pensées :
-> Le séfer ha'Hinoukh (387) écrit :
"Le but de la mitsva [de ne pas se laisser entraîner par les désirs de nos yeux et les pensées de notre cœur - comme dit dans le Shéma] est évident, puisqu'elle empêche une personne de passer toutes ses journées dans la faute.
En fait, cette mitsva est un fondement important de notre foi. Les mauvaises pensées donnent naissance à de mauvaises actions. Si l'on peut couper la pensée avant qu'elle ne se forme, on peut éviter beaucoup de mal.
Il faut constamment se rappeler l'avertissement de nos Sages (Pirké Avot 4,5) selon lequel une faute en engendre une autre, et une mitsva en engendre une autre.
De même, si une personne se laisse aller à ses désirs ne serait-ce qu'une fois, ses désirs grandiront et elle sera amenée à les assouvir encore et encore.
En revanche, si elle surmonte son yétser ara et protège ses yeux des regards obscènes, ne serait-ce qu'une fois, il lui sera plus facile de le faire à l'avenir.
Le désir physique est comme le vin. Quelle que soit la quantité bue, il ne sera jamais satisfait. Sa soif ne fera que croître au fur et à mesure qu'il en boit. S'il buvait une tasse d'eau fraîche à la place, il étancherait sa soif ardente de vin et se sentirait beaucoup mieux.
De même, lorsqu'une personne s'habitue à assouvir ses passions, celles-ci deviennent de plus en plus fortes. En s'en abstenant, il devient heureux de ce qu'il a. Il verra que "Hachem a rendu les hommes droits, mais qu'ils recherchent de nombreuses considérations" (Kohélet 7,29), dont aucune ne leur apporte un bénéfice réel."
Il y a 600 000 explications sur chaque verset de la Torah, selon chaque niveau du Pardess (pchat, remez, drach, sod).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - citant le rav 'Haïm Vital]
L’affliction physique crée des mérites
+++ L’affliction physique crée des mérites :
"Et autant ils les affligeaient, autant ils se multipliaient et autant ils s’étendaient" (Chémot 1,12)
-> Le rav Moché Leib de Sassov (cité dans Michnat haRamal) explique qu'il est connu que si quelqu’un essaie de se purifier, Hachem l’aide. Le principal moyen de se sanctifier et de se purifier est de s’abstenir des plaisirs physiques et d’affliger le corps autant que l’on peut le supporter.
Plus on s’abstient des plaisirs terrestres, plus on peut atteindre la sainteté et plus on peut se connecter à Hachem.
De cette façon, l'âme de l’individu devient plus forte et il est capable de faire téchouva et de transformer ses fautes en mérites.
En conséquence, le verset dit que plus la nation était affligée, plus elle se multipliait et grandissait. Grâce à leurs afflictions physiques, leurs mérites augmentaient.
Celui qui s'abstient régulièrement de dire du lachon ara finira par ne transgresser aucun interdit dans les relations entre un homme et son prochain.
['Hafets 'Haïm - séfer Chemirat Halachon - Chaar Hazé'hira, chap.1 ]
La vérité pendant l’exil
+ La vérité pendant l'exil :
"Yaakov vécut dans le pays d'Egypte 17 années" (Vayé'hi 47,28)
-> Le 'Hidouché Harim écrit que ce verset est une source d'encouragement pour le peuple juif alors que nous sommes coincés dans l'exil au milieu des non juifs, en nous disant que Yaakov a réussi à atteindre un niveau élevé de sainteté même dans la terre très impure d'Egypte.
Même si cette terre était pleine de dépravation, la sainteté de Yaakov a été encore plus forte que l'impureté de l'Egypte.
La Torah est éternelle et nous sommes censés tirer des leçons des Avot et les intégrer dans notre propre vie. Par conséquent, il est évident que chaque juif peut se connecter à la sainteté de Yaakov en s'accrochant à la mida du "émet" (Vérité), qui était le trait caractéristique de Yaakov, comme il est dit : "Donnez le émet à Yaakov" (Mikha 7,20).
En se connectant à Yaakov par le biais de la mida de la Vérité, on peut l'imiter et rester sur un niveau élevé de sainteté, même en endurant un exil sombre.
La Torah est appelée "eau" (Baba Kama 17a), "pain" ('Haguiga 14a) et "vin, lait et miel" (Dévarim rabba 7,3).
De même, la Torah est divisée en quatre niveaux de compréhension : pchat, rémez, drouch et sod.
Nous pourrions suggérer que "l'eau" représente le pchat (la compréhension simple), le "pain" représente le rémez (les allusions et les sous-entendus), la "viande et la crème" (non mentionnées ci-dessus) représentent le drouch (l'explication du sens profond du verset), tandis que "le vin, le lait et le miel" représentent le sod (les secrets ésotériques et mystiques).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 18,6-8]
Yossef permet à tout juif de surmonter la débauche
+ Yossef permet à tout juif de surmonter la débauche :
-> La guémara (Yoma 35b) dit : "Hillel (qui était très pauvre et a étudié) oblige les pauvres, Rabbi Elazar ben 'Harsom (qui était très Riche et a étudié) oblige les riches, et Yossef oblige les réchaïm."
[l'idée est que pour chaque catégorie de personnes, il existe un modèle qui a surmonté ses préoccupations et ses tentations pour étudier la Torah. ]
Comment pourrions-nous dire à une personne racha qu'elle devrait être comme Yossef Hatsadik?
La guémara nous enseigne que les tsadikim ont reçu des défis afin de préparer les générations futures à leurs propres défis.
Puisque Yossef a été capable de surmonter sa tentation, le chemin a été préparé pour que tous les juifs (jusqu'à la fin des temps) puissent surmonter leurs propres défis. En effet, nous constatons que tous les juifs qui se trouvaient en Égypte ont pris soin de ne pas céder à la débauche grâce au mérite de Yosef.
[Sfat Emet - Vayéchev 5647 ]
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-> La guémara (ci-dessus) y relate des histoires sur chacun de ces personnages : Hillel était très pauvre et pouvait tout juste se permettre le prix d'entrée quotidien pour étudier au beit midrach local. Un jour, comme il n'avait pas l'argent pour entrer, il grimpa sur le toit et s'assit près de la lucarne du beit midrach pour écouter. C'était une froide journée d'hiver, et Hillel fut recouvert de neige jusqu'à ce qu'il gèle. Finalement, il fut secouru et réchauffé.
Hillel oblige donc les pauvres à étudier la Torah, car il avait lui-même surmonté de telles difficultés pour apprendre.
Rabbi Elazar ben 'Harsom était extrêmement riche, mais il passait tout son temps à étudier la Torah, jour et nuit, malgré les distractions liées à sa richesse.
La femme de Potiphar tentait quotidiennement de séduire Yossef Hatsadik, verbalement et physiquement. Pourtant, il surmonta cette épreuve et refusa de céder. Il obligea les réchaïm qui prétendent être victimes de leur yétser ara, car il avait réussi à surmonter le plus grand yétser ara de tous.
La tristesse = un mensonge
+ La tristesse = un mensonge :
Il existe une règle importante selon laquelle il faut toujours être joyeux. Même si l’on ne peut pas se sentir vraiment joyeux à tout moment, il est néanmoins bon d’être toujours joyeux car la tristesse est toujours fausse.
Il est vrai qu’une personne heureuse/joyeuse ne se sent pas toujours vraiment joyeuse, mais il est tout à fait vrai que la tristesse est un mensonge à 100 %.
[rav Henoch d’Alexander ]
La raison de la mitsva [d'honorer ses parents] est qu'il est convenable qu'une personne montre sa gratitude envers son bienfaiteur et lui rende la pareille avec gentillesse, et qu'elle ne soit pas ingrate ...
Une fois que l'âme a acquis cette qualité, elle peut progresser jusqu'à reconnaître la bonté d'Hachem, qui est la cause de son existence et de celle de ses parents.
[séfer ha'Hinoukh - mitsva 33]