Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Je me demande souvent pourquoi les gens trouvent nécessaire de s'enfuir de chez eux pour rendre service?

Le 'hessed commence à la maison!
Il y a tant d'occasions pour un mari, pour une épouse ou même pour des enfants de se rendre chaque jour mutuellement service.

Et cependant, ces mêmes gens qui s’enorgueillissent de leur gentillesse et de leur considération envers autrui à l'extérieur, laissent beaucoup à désirer en ce qui concerne leur comportement une fois les portes refermées."

[Rav Chalom Schwardron - le Maguid de Jérusalem]

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-> Le Arizal nous a révélé que non seulement nous devons accomplir la mitsva de générosité à l’intérieur de la maison, mais que dans le Ciel on regarde surtout cela, et que c’est en fonction de cela qu’on décide si nos actions à l’extérieur visent uniquement à nous glorifier, ou si nous sommes des gens véritablement généreux, parce que c’est ce que nous a ordonné le Créateur.
Si dans le Ciel on voit qu’à l’intérieur de la maison nous sommes également généreux avec notre famille, que nous manifestons notre intérêt à chacun comme il convient, alors c’est que notre intention est véritablement pour le Ciel, et nous recevrons une grande récompense pour cela.
En revanche, si à la maison nous ne sommes pas prêts à lever le petit doigt, alors dans le Ciel on décide que tout ce que nous faisons à l’extérieur provient de notre orgueil, qui nous pousse à vouloir nous sentir bien, ou à désirer qu’on reconnaisse nos actes et qu’on parle de nous respectueusement, alors qu’en réalité nos actes sont loin de la mitsva de générosité.

Dire à autrui ce qu’il veut entendre …

+ Dire à l'autre ce qu'il veut entendre ...

Nous devons non seulement donner à l'autre ce qu'il veut recevoir, mais il faut aussi lui dire ce qu'il aspire à entendre sur lui-même, et non ce que l'on veut faire entendre.

On apprend ce principe de la guémara (Kétoubot 16b) :

"Comment doit-on danser devant la mariée? [Que dit-on en présence de son époux?]
Selon Beit Chamaï, on présente la jeune mariée comme elle est. [on l'a décrira selon son allure]
Selon Beit Hillel, on dit que la kala est belle et gracieuse. [on loue sa beauté, même si elle en est dépourvue]

Beit Chamaï a objecté à Beit Hillel : "Si elle est boiteuse ou aveugle, proclamera-t-on également qu'elle est une "jeune mariée belle et gracieuse"?
La Torah nous enjoint pourtant : "Éloigne-toi de la parole de mensonge" (Chémot 23,7) "

Beit Hillel répond : "Auprès de celui qui a fait une mauvaise acquisition au marché, louera-t-on cet objet ou le dénigrera-t-on?
Tu es bien d'accord pour dire qu'il faut le louer.
[= Vous reconnaissez certainement qu'il ne convient pas de montrer à un homme le défaut d'une mauvaise acquisition qu'il ne peut plus échanger, et qu'il faut lui en faire l'éloge plutôt que d'en souligner les vices/défauts. Vous admettrez donc que vis-à-vis du jeune marié également, il incombe d'exalter la grâce de son épouse même si elle n'est pas belle.]"

=> De là, nos Sages affirment que l'homme doit toujours se rendre plaisant à ses semblables.

-> Selon Rachi, ils ont voulu signifier qu'il y a lieu de faire à chacun sa volonté.
Une juste conduite envers son prochain ne consiste pas à satisfaire et à exprimer la volonté du donneur, mais à offrir et à exprimer à l'autre ce dont il a besoin et ce qu'il a envie d'entendre, cela parût-il inapproprié aux yeux du "donneur".

-> Pour le Maharal (Nétivot Olam), cet enseignement de la guémara montre clairement que le fait d'adresser à autrui des paroles qui s'harmonisent avec son opinion et son esprit ne s'apparente pas au mensonge, même si la réalité paraît différente à la personne qui les dit.

Voilà pourquoi il relève du devoir d'affirmer au jeune marié que son épouse est gracieuse même si cela n'est pas vrai.
Cela ne s'appelle pas du mensonge, car bien qu'elle ne soit pas belle et gracieuse, la jeune femme est plaisante aux yeux du jeune marié qui l'a choisie.
S'il l'a épousé, c'est en effet qu'elle lui a plu.
Nous le louons donc selon l'idée que s'en fait le 'hatan, pour lequel elle est belle.

La nécessité du besoin …

"Pourquoi les matriarches (Sarah, Rivka et Ra'hel) étaient-elles stériles?
Parce que D. aspirait à leurs prières.

Il dit : "Elles sont riches, elles sont belles, ...
Si Je leur donne [également] des enfants, elles ne prieront pas devant Moi." "

[Midrach Tan'houma - paracha Toldot]

Si D. comblait d'avance tous les besoins d'une personne, elle ne s'attacherait à nul autre qu'à elle-même.

=> Le besoin constitue un moyen de liaison.
Ce n'est pas une faiblesse mais une "ancre de connexion", qui relie l'être humain à son D. et à son entourage.

La Torah nous dit : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je vais lui faire une aide face à lui."

= Voulant que l'être humain se lie à D., à la société qui l'entoure et à son conjoint, le Créateur l'a conçu de telle manière qu'il se sente mal dans la solitude, afin que sa conscience d'un manque l'incite à établir une relation avec ces 3 "composantes".

."Yits'hak supplia D. en face de sa femme, car elle était stérile. D. l'exauça, et Rivka, conçut." (Toldot 25,21)

L'ordre chronologique semble ici avoir été inversé. Pourquoi nous dire d'abord qu'ils ont prié, puis que la raison de leur prière était la stérilité de Rivka? N'aurait-il pas était plus logique que la Torah s'exprime en sens inverse, en indiquant d'abord que Rivka était stérile, puis qu'elle et son mari ont prié?

Le rav Chlomo Ganzfried nous explique que la progression suivie par le verset est en réalité tout à fait correcte.

La guémara (Yebamot 64a) nous apprend que Rivka était stérile parce que D. prend plaisir aux prières des justes. Il sait que ceux-ci réagissent à la souffrance par des requêtes et suppliques, raison pour laquelle Il les soumet à des épreuves.

=> C'est donc bien Son désir de voir Yits'hak prier qui était la cause de la stérilité de sa femme.

Lorsque l’on prononce le nom de D. …

+ Lorsque l'on prononce le nom de D. ...

"Combien dois-tu bien réfléchir et prendre garde à l'instant où tu émets le nom de D., dit le Tétragramme (יהוה).
Sache que, ce faisant, tu portes dans ta bouche tous les Noms, les Chars, les mondes ainsi que tout ce qu'ils renferment.
[...]
Ce nom fait trembler les mondes sublimes, il alarme toutes les légions des anges célestes qui se demandent l'un et l'autre pourquoi l'univers entier est ébranlé.
[...]
A l'instar d'un arbre dont les racines sont agitées et dont les branches et les feuilles sont ainsi complètement secouées, de même toutes les légions supérieures et inférieures s'agitent-elles dès qu'est prononcé le Tétragramme."

[le Yéssod véChorèch haAvoda]

Que donner à l’autre …

+ Un élève de Rabbi Yisraël Salanter s'est plaint un jour auprès de son maître qu'il ne parvenait pas à entrer dans les bonnes grâces de son épouse bien qu'il fit beaucoup pour elle et qu'il lui offrît maints présents.
Il expliqua : "Ce que je lui donne ne lui plaît pas et n'est jamais assez pour elle."

Rabbi Yisraël lui répondit :
"Vraisemblablement, vous lui offrez ce que vous voulez lui donner, et non ce qu'elle veut recevoir et a besoin de recevoir.

Un acte de bienfaisance se mesure non pas à l'aune de ce que vous estimez lui faire défaut, mais d'après ce qu'elle-même juge bon pour elle et suivant ce qu'elle estime lui manquer."

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Procurer à l'autre ce qu'il veut qu'on lui donne, et non ce que le donneur estime important pour lui, constitue l'un des attributs divins, que le roi David exalte en ces termes : "Tu ouvres Ta main et rassasies chaque être vivant [de l'objet de sa] volonté." (Téhilim 145,16 - Potéa'h ét yadé'ha ...)

Le midrach commente : "Il n'est pas écrit : [Tu rassasies chaque être vivant de] nourriture, mais : volonté, signifiant que D. procure à chacun sa volonté, l'objet de sa demande." (Midrach Chemot Rabba - 25)

Cette affirmation (potéa'h ét yadé'ha ...) est si importante que lorsque nous récitons le Téhilim Achré yochvé bété'ha, dans notre prière, nous devons nous concentrer particulièrement en prononçant ce verset, et celui qui a omis de le faire doit le répéter (Choul'han Arou'h - Ora'h 'Haïm 51,7)

"J'ai fait très attention pour ne pas risquer d'être ingrat envers ceux qui m'avaient rendu service, ainsi que l'ont dit nos Sages :

"Celui qui manifeste de l'ingratitude envers son prochain, est considéré comme ingrat envers D." ;

et (Midrach rabba Chémot 4,2) : "Celui qui a reçu l'hospitalité doit être prêt à offrir sa vie pour son hôte".

Ceci m'a toujours aidé."

[extrait du testament du Rav Arié Lévine]

"L'essentiel de la Torah consiste à réjouir les autres êtres humain."

[le Gaon de Vilna - Iguéret haGra]

"Le véritable croyant est celui que l'angoisse empêche de dormir : qu'ai-je fait aujourd'hui pour soulager mon prochain? "

[Rav Arié Lévine]

"Si vous suivez Mes lois" (im bé'houkotaï télé'hou - Bé'houkotaï 26,3)

= en peinant dans la Torah (selon Rachi).
Le fait de suivre les lois de D. se traduit essentiellement par les efforts qu'il incombe de fournir.

Nous allons voir (b"h) un rapide développement du 'Hafets 'Haïm à ce sujet.

Au début, l'étudiant ne comprend pas bien, comme l'enseignent nos maîtres (guémara Guittin 43a) : "Une personne ne saisit la véritable signification des paroles de la Torah qu'après les avoir comprises de travers" ; néanmoins, il reçoit un salaire pour les efforts fournis même s'il n'a pas terminé "le travail".

Ainsi, "nous peinons et recevons une récompense, et eux ils peinent et ne reçoivent pas de récompense pour les efforts qu'ils ont investis, mais uniquement pour le travail fini." (guémara Béra'hot 28b)

[Pour la Torah, même si nous n'aboutissons à aucune conclusion satisfaisante, nous serons néanmoins récompensés pour nos efforts.
Que ce soit celui qui étudie avec le dictionnaire pour comprendre le sens de chaque mot, ou bien le géant de la génération, ce qui compte c'est la quantité de nos capacités/forces investies, et non le résultat obtenu.]

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-> "Ceci nous enseigne que Hachem aspire à ce que les juifs étudient la Torah avec acharnement" (Sifra)

-> "Toutes les valeurs auxquelles conduit l'étude de la Torah ne s'acquièrent que par l'étude menée avec acharnement"
['Hazon Ich - Kovets Iguerot - tome I,2]

-> "Quiconque aime la richesse et les plaisirs ne peut pas étudier la Torah Orale, car celle-ci exige que l’on se donne beaucoup de peine que l’on se prive de sommeil et que l’on sacrifie son corps pour elle"
[midrach Tan’houma – paracha Noa’h]

-> Moché dit à Israël : "Combien ai-je souffert pour la Torah ! Combien ai-je peiné et combien me suis-je acharné pour l’acquérir … J’ai dû passer au milieu des anges et des Séraphins, dont un seul d’entre eux pourraient brûler le monde entier … Je suis allé parmi les créatures célestes, j’ai donné mon a^me et mon sang pour la Torah !
De même que je l’ai apprise dans la souffrance, vous aussi, étudiez-la dans la souffrance"
[midrach Yalkout Chimoni - chap.942]

-> "Les paroles de Torah ne se maintiennent que chez les hommes qui se sacrifient pour elle"
[guémara Shababth 83b]

Le Maharcha (dans la guémara Guittin 57) précise que "se sacrifier" pour la Torah signifie : "donner la mort à son corps, en le privant de toute jouissance superflue".

-> "La Torah que j’ai étudiée dans la frustration (af), c’est elle qui s’est maintenue"
[le roi Salomon – midrach Kohélét rabba – chap.2 : "même (af) ma sagesse se maintint"]

-> "Chez qui trouve-t-on la Torah ? Chez celui qui laisse son visage se noircir pour elle [par l’exténuement], autant que le corbeau est noir"
[guémara Erouvin 21b]

-> "La Torah n’est pas au Ciel" (Dévarim chap.30) : mais si elle y était, tu aurais dû y grimper pour la retrouver, et si elle était au-delà des océans, tu aurais dû les franchir pour l’obtenir."
[guémara Erouvin 55a]

-> "L’homme peine pour comprendre [jusqu’à la limite de sa compréhension], et la Torah œuvre pour lui [révéler ses secrets]."
[guémara Sanhédrin 99b]

-> Dans la paracha Pin'has, nos Sages rapportent que Moché voulut transmettre son pouvoir à ses fils. Si tel était le cas, on peut être certain qu'ils avaient les capacités requises pour assumer un tel rôle.
Cependant Hachem annonça que ce privilège reviendrait à Yéhochoua bin Noun, en raison du fait : "qu'il était voué à la Torah, car il arrivait tôt dans la maison d'étude et qu'il en repartait tard afin de ranger les bancs".

[de plus, le Rambam (paracha Chéla'h Lé'ha), fait remarquer que de nombreux autres hommes du peuple avaient une dimension spirituelle supérieure à Yéhochoua.
Cela témoigne que plus nous nous investissons pour la Torah, plus elle s'investit pour nous!]

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-> "Telle est la voie de la Torah ... et de faire des efforts dans l'étude de la Torah" (Pirké Avot 6,4)

-> "La sagesse de la Torah ne demeure que chez ceux qui s'efforcent pleinement de la comprendre et de l'intérioriser"
[midrach Yalkout Chimoni - Yitro 271]

-> "Que doit faire l'homme pour devenir sage? Il doit étudier de longues heures et ne travailler que le minimum [nécessaire]"
[guémara Nidda 70b]

-> "Si quelqu'un affirme : 'J'ai peiné [dans l'étude de la Torah] mais je n'ai pas trouvé, ne le crois pas.
[S'il dit: ] 'Je n'ai pas peiné mais j'ai trouvé, ne le crois pas.'
[S'il dit: ] 'J'ai peiné et j'ai trouvé, crois-le'."
[guémara Méguila 6b]

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-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome III) enseigne que l'attachement que l'on éprouve pour une chose est fonction des efforts que l'on y a investis. Plus ceux-ci sont importants, plus les sentiments seront intenses.
Lorsqu'un homme plante un arbre et se donne beaucoup de peine pour le faire pousser, il s'y attache au point de ressentir de l'amour à son égard. Ce phénomène est dû au fait qu'en s'impliquant personnellement pour son arbre, cet homme y voit une part de lui-même. De ce fait, il ne lésinera sur aucun effort pour que son arbre se développe et paraisse beau.

Nos Sages (guémara Baba Métsia 38b) évoquent explicitement ce principe : "Un homme préfère posséder un seul kav produit par son travail, que 9 kavim par son ami."
Rachi explique : "Ce kav est plus cher à ses yeux, car il a peiné pour lui".

=> Il y a un lien clair entre l'efforts engagés et l'attachement éprouvé en conséquence.
S'il en est ainsi dans la matérialité, à plus forte raison dans la spiritualité.

-> Rava dit : "Au début, la Torah est appelée au nom de D., et à la fin, elle est appelée au nom de celui qui l'a étudiée, comme il est écrit : "Il trouve son plaisir dans la Torah de Hachem, il médite SA Torah our et nuit" (Téhilim 1,2).
[guémara Avoda Zara 19]
Rachi précise : "Elle est appelée au nom de cet élève qui s'est échiné à l'étudier".
=> En s'investissement avec acharnement dans notre étude, la Torah devient alors nôtre, faisant partie intégrante de notre existence.

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-> "La Torah ne se maintient que chez les personnes qui se sacrifient pour elle" [guémara Béra'hot 63]

Le Taz de commenter : "Si vous suivez Mes lois" (Bé'houkotaï 26,3) = si vous étudiez la Torah avec acharnement. En revanche, ceux qui l'étudient paisiblement, sans fournir d'efforts pour la comprendre, ne méritent pas qu'elle se maintienne en eux."

=> Tout notre travail consiste à peiner et multiplier les efforts, afin de pouvoir s'attacher à la Torah, au point qu'elle devienne une part de nous-même.

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"Heureux celui qui a grandi dans la Torah, qui l'étudie avec acharnement et qui procure [ainsi] de la satisfaction à son Créateur"
[guémara Béra'hot 18]

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-> "Le but essentiel de la venue de l'homme ici-bas est de découvrir sa propre part dans la Torah.
[...]
Ces hommes qui s'adonnent à la Torah avec peine, hormis le mérite que leur procure l'étude proprement dite, ont l'immense privilège d'accroître et de renforcer la émouna dans le monde.
[...]
Rachi (Ekev 11,16) dit : "L'abandon de la Torah conduit à s’attacher à l’idolâtrie".
[...]
Vous autres, chers jeunes troupeaux de D., attachez-vous à l'étude, soyez de fidèles soldats et le jour où Hachem révélera Son pouvoir au monde, vous deviendrez ainsi l'élite du Royaume divin.
Le Tana déBé Eliyahou (chap.3) enseigne en ce sens : "Dans les temps futurs, Hachem siégera dans Sa grande maison d'étude, à Jérusalem, et Il accordera à chacun une illumination en fonction de la Torah qu'il aura étudiée. Certains rayonneront comme une étoile ... d'autres brilleront comme la lune ..."
[...]
Chacun a le devoir de peiner dans l'étude de la Torah, selon les capacités que Hachem lui a accordées. Quiconque est doté de grandes aptitudes et a la possibilité de devenir un maître de la Torah, mais cède à la paresse, devra rendre des comptes devant le Créateur.
[...]
Toutes les âmes du peuple juif étaient présentes au moment de la Révélation du Sinaï, et D. accorda à chacune d'elles un part spécifique dans la Torah. Chacun peut donc accéder à cette part, pourvu qu'il persévère et ne se relâche pas.
[...]
Nous disons quotidiennement dans nos prières : "Éclaire nos yeux dans la Torah ... afin que nous ne soyons pas humiliés à jamais." ...
Si l'homme cède à la paresse dans ce monde-ci, se laissant convaincre par son mauvais penchant que quelques menues connaissances suffisent, il subira une humiliation éternelle!"

['Hafets 'Haïm - dans une lettre écrite au rav Avraham Eliyahou Kaplan - rapportée dans le livre béDérekh Ets ha'Haïm (p.556)]

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-> "L'homme et né pour la douleur/l'effort" (Iyov 5,7).
Tout homme est né pour la douleur/l'effort, mais j’ignore s’il fut créé pour peiner dans l’étude ou dans le travail. S’il est méritant, il peine pour la Torah, sinon, pour sa subsistance."
[guémara Sanhédrin 99b]

Les mitsvot : perfectionner les hommes et parfaire le monde …

+ Les mitsvot : perfectionner les hommes et parfaire le monde ...

-> "L'objectif de la Torah est double : parfaire l'esprit et le corps.
Parfaire l’esprit signifie que la personne doit chercher à atteindre une perception du monde aussi juste que possible …
Parfaire le corps veut dire améliorer ses relations avec les autres êtres humains."
[le Rambam - Noré Névou'him - vol.3]

-> "[Les mitsvot] sont là pour nous aider à vaincre notre mauvais penchant et corriger nos traits de caractère.
La majorité des lois de la Torah sont des instructions du Grand Conseiller, destinées à nous aider à améliorer notre caractère et retourner dans le droit chemin"
[Rambam - Michné Torah - fin des Hilkhot Témoura]

-> "Quelle différence pour D. si nous abattons un animal en lui tranchant la tête par la gorge ou par la nuque ?
[La réponse est : ] "Les commandements ont été transmis à l'homme dans le but unique d'améliorer l'humanité." "
[midrach rabba Béréchit 44,1]

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-> "L'âme pure juive est enveloppée dans une couche impure appelée "klipot" (écorce de fruit). Ces coques forment une barrière qui sépare l'âme juive de sa source sainte.
Les 613 mitsvot sont les instruments pour faire sauter cette barrière. Elles donnent lumière et vie à l'âme juive.
Lorsque vous ôtez la couverture au moyen des mitsvot, votre âme devient le véhicule de la Kédoucha de D."
[le 'Hidouché haRim (rabbi Its'hak Méïr Alter de Gour) - dans le Sia'h Sarfé Kodech]

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-> La principale importance des mitsvot est le fait qu'elles ont été données par D. Lui-même.
Elles sont, par conséquent, le seul moyen à travers lequel nous pouvons approcher le Créateur et pour cette raison, nous tirons une nourriture spirituelle en les pratiquant.

Si nous observons les mitsvot avec l'intention d'atteindre la proximité avec D., nos mitsvot acquièrent une vie et une âme. Sinon, elles restent des rituels vides, des corps dénués d'esprit.
[Méor Enayim - Vayéra]

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-> Le Rambam dit : "Le but de toutes les mitsvot est de nous permettre de croire en Hachem", car obéir à un ordre revient forcément à admettre que quelqu'un l'a énoncé.