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-> Le Baal HaTanya enseigne que l'âme juive n'est rien de moins qu'une : 'hélek Eloka mi'maal mamach", c'est littéralement une partie de D. d'en-Haut.
[ il est écrit : "Hachem est ma part" ('helki Hachem - Téhilim 119) ; "le peuple [juif] est la part d'Hachem" (ki 'helek Hachem amo - Haazinou 32,9). ]
"Shorachan ou'mékoran bé'Elokim 'Haïm" = leur racine et leur source sont dans le D. vivant.
Une personne qui reconnaît l'élévation de l'âme peut facilement accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même à l'égard de chaque juif, qu'il soit grand ou petit en termes de stature spirituelle ...
Tous les juifs sont interconnectés et égaux (tous sublimes aux yeux d'Hachem), enfants d'un seul Père.
C'est pourquoi nous sommes appelés : "akhim mamach", littéralement "frère", mitsad shoresh nafcham bé'Hachem é'had = puisque l'âme de chaque personne a sa racine dans le D. unique, et que les individus ne sont séparés les uns des autres que dans le sens physique, matériel.

La récompense de l’épouse vertueuse

+++ La récompense de l'épouse vertueuse :

"La force et la majesté sont ses vêtements et elle attend avec joie le dernier jour" (oz véadar lévoucha, vatis'hak léyom a'haron - Michlé 3125)

-> Une femme qui aide et permet à son mari d'étudier la Torah et d'observer les mitsvot, mérite d'être récompensée pour l'étude de la Torah de son mari, comme Rabbi Akiva l'a dit à ses élèves, (guémara Nédarim 50a) : "ma Torah et votre (Torah) sont les siennes (se référant à sa femme, Ra'hel).
De même, la guémara (Yoma 77a) dit que les épouses des Talmidé 'Hakhamim qui perdent le sommeil (pour aider leurs maris à étudier), Hachem les récompense grandement dans le monde à Venir.

Le Zohar (Vayé'hi 226b) dit que les mitsvot qu'une personne réalise créent un vêtement spirituel pour son âme dans le monde à venir.

C'est ainsi que le Zéra Chimchon explique le verset ci-dessus.

La Torah est appelée ma force (oz), comme le dit le verset : "Hachem oz léamo yiten" (Hachem donne de la force à Sa nation - Téhilim 29,11), et la michna (Ouktzin 3) dit que ce verset se réfère au don de la Torah.
Le mot "véhadar" fait référence aux mitsvot, comme le montre le terme "idour mitsva" (embellissement des mitsvot).

Sur cette base, le Zéra Chimchon dit que le verset (ci-dessus) se réfère à une femme qui soutient son mari dans sa Torah (oz) et ses mitsvot (véhadar) dans ce monde, grâce à quoi elle mérite un habit spirituel.
Et bien que dans ce monde elle endure des difficultés, elle attend avec joie le dernier jour, dans le monde à Venir elle se réjouira.
De plus, le Arizal écrit qu'en agissant ainsi, ils n'auront pas à revenir en réincarnation (réincarnation).

Même si D. n’est pas "visible" pour nous, en proclamant notre foi en notre sainteté et notre dignité intrinsèques, nous nous rendons visibles devant D.
[rav Judah Mischel]

Lorsqu’une personne rentre chez elle après un voyage (ou une journée intense de travail), elle doit veiller à ne pas avoir faim, afin de ne pas risquer de se mettre en colère contre l’un des membres de sa famille.
[séfer Agra déKalah - paracha Vayéchev ]

Il est normal ... qu'il vous semble plus facile de bouger le membre le plus lourd de votre corps plutôt que votre langue, car celle-ci dirige rapidement vers la faute et ses transgressions sont plus nombreuses que tous les autres [membres] ...

La langue se trouve à la porte de la conscience. Et quand la porte est bien gardée, le trésor qui s'y trouve est bien protégé.
[Rabbénou Bé'hayé - 'Hovot Halevavot - Chaar HaPérichout - chap.5 ]

Parler, c’est comme agir

+ Parler, c'est comme agir :

"Et voici la chose (vézé hadavar) que tu leur feras afin de les sanctifier (acher taassé lahém lékadech), afin qu'ils Me servent comme Cohanim" (Tétsavé 29,1)

-> Le Beit Aharon affirme que les mots "voici la chose" (zé adavar) font référence à la parole (le mot "davar" peut signifier soit "mot", soit "chose").
En conséquence, le verset nous enseigne que les paroles d'une personne doivent mener à de bonnes actions et qu'elle doit s'assurer que ses paroles sont saintes et ne sont pas utilisées pour le lachon ara, la moquerie ou l'absurdité.

Lorsque les paroles sont utilisées à bon escient, elles sont considérées comme des actions qui peuvent avoir de grands effets dans ce monde et dans les royaumes Supérieurs.

N’abandonnez pas vos prières

+ N'abandonnez pas vos prières :

-> Selon le midrach (Tan'houma Shoftim 14), la raison pour laquelle Hachem ne répond pas immédiatement à nos prières, est parce qu'Il veut nous entendre se tourner vers Lui en prières.
C'est pourquoi nos Imahot (Matriarches) étaient stériles (voir midrach Béréchit rabba 45,5).+

-> Le rav Eliyahou d'Izmir (séfer Ira véSim'ha) dit qu'Esther criait à Hachem jour et nuit, même si elle n'était pas exaucée. Elle n'a pas abandonné et a continué à prier parce qu'elle savait qu'Hachem voulait entendre ses louanges et qu'il finirait par l'exaucer.

Nous constatons la même chose en ce qui concerne Moché. Après qu'Hachem ait juré qu'il n'entrerait pas en terre d'Israël, il n'a pas abandonné et a continué à prier. Nos Sages disent qu'il a prié 515 prières (la guematria du mot "Vaét'hanan") jusqu'à ce qu'Hachem lui dise d'arrêter (car sinon il aurait renforcer le décret).

On raconte (voir Malachim II 8) que la femme veuve d'Ovadia est venue voir Elicha haNavi et a pleuré devant lui à propos de sa situation difficile. Elle lui dit qu'elle avait une lourde dette et que le créancier voulait récupérer son argent en prenant ses enfants comme esclaves.
Le Radak rapporte (au nom de la Tossefta) qu'elle a pleuré et prié à ce sujet 265 fois, la guématria du mot "tséaka" (pleurer).

Le séfer Kol Tsofayich (écrit par le rav 'Haïm Efraïm Zaitchik - 'helek 1 - paracha Vayéra) écrit que chaque fois qu'une personne est confrontée à une difficulté ou à un défi, elle devrait suivre cet exemple.
Même si on rencontre de nombreux problèmes, on ne doit pas abandonner. On doit renforcer son bita'hon, faire preuve de patience et continuer à prier Hachem encore et encore jusqu'à ce qu'il reçoive son salut.

Délivrance d’Egypte & Délivrance finale

+ Délivrance d'Egypte & Délivrance finale :

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Soucca) enseigne que tous les Néviim (prophètes) prophétisent à l'unanimité que la Guéoula Cheléma s'inscrira en parallèle à la première guéoula, la délivrance d'Égypte.

Lorsque nous quittâmes l'Égypte, nous entrâmes dans un désert. De même, lorsque le machia'h viendra, le peuple juif devra également traverser un désert. Hachem guidera et soutiendra ces futurs voyageurs tout comme il le fit pour le peuple juif dans le désert.

Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - 'Hanoucca) avance même qu'une autre ouverture de la mer Rouge se produira à la venue du machia'h, car tous les événements de la sortie d'Egypte se répéteront.
En outre, tout comme Moché Rabbénou fut élevé dans le palais de Pharaon et finit par conduire le peuple d'Israël hors d'Égypte, de même le machia'h viendra d'Édom, et il détruira ensuite celui-ci et conduira le peuple d'Israël vers la liberté.

Le Nétifé Maïm va encore plus loin dans cette idée. Non seulement la Délivrance Finale se déroulera en parallèle avec la sortie d'Égypte, mais la Délivrance d'Egypte constitue le paradigme et la préfiguration de la Guéoula Cheléma. Par conséquent, tous les événements de la sortie d'Egypte rapprochent en réalité les jours du machia'h, car "maassé avot siman labanim".

-> Ainsi, la mitsva de raconter la sortie d'Egypte ne consiste pas seulement à rapporter l'histoire ancienne, mais aussi à lire et à réciter la préfiguration des miracles du futur.
Cette idée est véhiculée par les mots d'ouverture et de clôture de la Haggada.
En effet, celle-ci commence par Ha La'hma Anya, qui renferme la prière : "cette année, nous sommes ici ; l'an prochain, puissions-nous être en terre d'Israël" (achata aba léchana béar'a déIsraël). La dernière phrase de la Haggada proprement dite est dans la même veine : "l'an prochain à Jérusalem" (léchana abaa birouchalayim).

Le Séder de Pessa'h, une célébration de notre départ d'Égypte et de notre transformation en nation de Hachem, se termine par une requête pour le machia'h. C'est curieux, car nous nous attendons à ce que les remarques d'ouverture et de clôture de la Haggada reflètent les événements que nous commémorons actuellement.
À la lumière de ce grand principe, nous pouvons comprendre pourquoi celles-ci sont parfaitement appropriées pour la Haggada.
Les événements de la sortie d'Égypte ne sont pas seulement des événements ponctuels, mais plutôt une préfiguration de notre Délivrance Future. Le but de la soirée est "léavi limot amachia'h", de rapprocher les jours du machia'h.

Ainsi, nous commençons et terminons la Haggada par cette même requête, en demandant à Hachem de répéter ces événements spécifiques et d'amener rapidement le machia'h de nos jours. Nous implorons Hachem de permettre aux événements de la guéoula dont nous discutons au Séder d'atteindre pleinement leur objectif et d'actualiser notre Délivrance Finale.

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-> L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]

-> Il n'y aura jamais de génération comme celle de la sortie d'Egypte jusqu'à la venue du machia'h"
[Zohar]

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+ Hachem reproduira les Plaies :

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Pessa'h) explique comment chacune des Plaies avec lesquelles Hachem trappa leségyptiens sera infligée contre Edom dans les jours précédant la venue du machia'h.

Hachem fit en sorte que les eaux d'Égypte se transforment en sang, et cela se reproduira, car Il frappera également Edom avec la plaie de Dam (sang). Cette idée est évoquée dans le verset : "Je ferai des prodiges dans les cieux et sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée" (Yoël 3,3).

Les égyptiens souffrirent de la cacophonie de la Maka de Tsefardéa (grenouilles), et Aram devra également faire face à des sons horribles et effrayants. Le prophèteYéchayahou fait référence à cela : "Le bruit du tumulte vient de la ville, un son du Sanctuaire : le son de Hachem payant leur salaire à Ses ennemis" (Yéchayahou 66,6).

La palie des animaux sauvages, sera également reproduite, et elle est référencée dans le verset : "C'est le pélican et le hibou qui en prendront possession ; la chouette et le corbeau en feront leur demeure (Yéchayahou 34,11).
Rabbénou Bé'hayé passe en revue toutes les laies de la série, démontrant que chacune reviendra dans les Temps Futurs (lors de la guéoula finale).

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=> De quelle manière toutes les Plaies seront-elles répétées?

-> Le séfer Pardess Yossef pose une question difficile concernant l'affirmation de Rabbénou Bé'hayé. En décrivant la palie de Arbé (sauterelles), la Torah nous informe : "Et après cela, il n'y aura plus son égal" (véa'harav lo yiyé kén - Bo 10,14).
[voir Rachi (Bo 10,14), comparant les sauterelles du temps du prophète Yoel à celles d'Egypte. ]

De même, en ce qui concerne la plaie des premiers-nés, la Torah rapporte : "comme cela, il n'y en aura plus jamais" (vékamo'ou lo tossif - Bo 11,6) ; il n'y aura plus jamais de cri, de me, tel qu'il y en eut durant la Makat Békhorot.

La Torah déclare explicitement que ces phénomènes ne se répéteront pas. Hachem ne fera plus jamais réapparaître ces deux plaies.
Comment, demande le Pardess Yossef, Rabbénou Béhayé peut-il affirmer que toutes les plaies se reproduiront, alors que la Torah déclare clairement que ces deux plaies-là ne se répéteront jamais?

Le Pardess Yossef cite l'Admuor Mé'Homré Emounim, qui explique que même si Hachem reproduira en fait les plaies sur les nations du monde au moment de la Guéoula Cheléma, ces deux plaies spécifiques seront des exceptions. Elles ne se répéteront pas, car elles seront inutiles.

En Égypte, la plaie de Barad (grêle) cessa avant d'être achevée. Les grêlons de feu restèrent suspendus dans le ciel à la fin de la plaie.
Lorsque Moché demanda à Hachem de mettre fin à la plaie, ces projectiles cessèrent de tomber ; ainsi, toute la destruction prévue n'eut pas lieu. Certaines cultures censées être détruites par le Barad furent épargnées.
Pour achever la destruction des cultures, Hachem envoya alors la plaie des sauterelles. Ainsi, cette plaie avait un but précis: terminer ce que la grêle avait commencé. En fait, lorsque Moché avertit Pharaon de la plaie imminente des Sauterelles, Moché mentionna explicitement qu'elles consommeraient tout ce qui restait après le passage de la la plaie de la grêle (Bo 10,5).

Lorsque la grêle réapparaîtra dans le futur, elle continuera jusqu'à ce que sa mission de dévastation et de destruction soit achevée.
Comme elle aura entièrement accompli sa tâche, les Sauterelles deviendront inutiles, et donc cette plaie ne se reproduira pas.

La plaie des premiers-nés sera tout aussi inutile au temps de la Délivrance Finale. Le prophète Ovadia nous rapporte que toute la nation d'Edom périra : "Il n'y aura pas de survivant dans la maison d'Essav" (vélo yiyé charid lévét Essav - Ovadia 1,18).
Dans le bouleversement qui aura lieu à l'époque du Machia'h, il ne sera pas nécessaire de tuer les premiers-nés édomites, car il n'y aura pas de survivants.

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=> Que nous importe le nombre de plaies qu'il y eut?

-> La révélation de Rabbénou Bé'hayé selon laquelle les Plaies seront reproduites à la venue du machia'h nous livre également un aperçu sur une autre partie de la Haggada.
Dans Maguid, un débat sur le nombre de plaies qu'infligea Hachem sur les "gyptiens est mentionné.
Rabbi Yossé HaGlili est d'avis qu'il y eut 10 Plaies en Égypte et 50 à la Mer des Rouge.
Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva ne sont pas d'accord, affirmant respectivement qu'il y eut quarante ou cinquante plaies en Égypte et cinq fois plus à la Mer Rouge.

Pour quelle raison ces Tannaim contestent-ils le nombre de plaies infligées aux Égyptiens? Quelle différence cela nous fait-il de connaître le nombre exact de plaies s'étant produites il y a si longtemps?

La réponse se trouve dans l'idée exposée par Rabbénou Bé'hayé. Nous ne commémorons pas seulement l'histoire ancienne, mais nous attendons aussi avec impatience les miracles futurs en faveur de notre peuple.
Étant donné que les Plaies ayant affligé les égyptiens se reproduiront à l'avenir lorsque le machia'h viendra, une connaissance précise du nombre exact de plaies auxquelles ils furent confrontés nous permettra d'anticiper ce qui se passera dans le futur.
Il nous incombe de déterminer ce nombre précis, car elles se reproduiront toutes.

"Que Israël se repente ou non, lorsque le ketz arrive, il est immédiatement délivré, comme il est dit : "Je suis le Seigneur ; en son temps, je le hâterai".
[midrach Tan'houma - Bé'houkotaï 3]

Crainte & amour d’Hachem – Transcendance & immanence

+ Crainte & amour d'Hachem - Transcendance & immanence :

"Vous vous prosternerez à distance" (Michpatim 24,1)

-> Pour ainsi dire, il y a 2 aspects à D., c'est-à-dire en ce qui concerne la façon dont Il se rapporte à la création : distant et proche, c'est-à-dire transcendant et immanent.
Il est distant, car, comme nous le croyons, la lumière du Ein Sof (l'Infini) est primordiale et précède toutes les autres formes d'existence. C'est pourquoi aucune créature ne peut le comprendre.
Il est impossible à la faculté de penser de Le saisir, puisque la pensée elle-même est une création et que Hachem a précédé toute la création.
Aucun ange céleste, aucun ofan ou séraphin ne peut même Le comprendre, car Il est au-delà de toute compréhension. C'est ce que nous voulons dire lorsque nous disons qu'Il est loin : Il est éloigné de toute compréhension.

D'autre part, D. est proche, car, comme nous le croyons, Hachem remplit tous les mondes (il se trouve à l'intérieur de tous les mondes, il entoure tous les mondes, et aucun endroit n'est vide de Lui), car "toute la terre est remplie de Sa gloire". C'est son aspect immanent.

Le peuple juif est tenu de croire aux 2 aspects : qu'Hachem est à la fois distant et proche.
C'est le sens profond des versets : "Que la paix soit sur ceux qui sont loin et sur ceux qui sont proches, dit D." (Yéchayahou 57,19). Il s'agit des justes qui croient que Hachem est à la fois lointain et proche, et en réponse à ces personnes qui manifestent cette croyance appropriée en D., alors D. accorde toutes sortes de bienfaits à ce monde.

Il existe deux émotions fondamentales : la crainte et l'amour.
Nous ne craignons que ce qui nous dépasse. En réponse à la transcendance de D., nous ressentons de la peur ou de la crainte. Mais en réponse à la proximité de D., nous ressentons de l'amour.
Sur cette base, le verset dit : "Vous vous prosternerez" = puisque le peuple juif craignait Hachem "à distance". Le mot "à distance" (méra'hok) peut être interprété comme signifiant "en raison de" : C'est parce qu'on a pris conscience de la distance de D. que le peuple juif a atteint la crainte de D.

On peut aussi expliquer le verset comme suit : Le Arizal (Pri Ets 'Haïm - chaar kriat séfer Torah 10) écrit qu'en prononçant les mots de la prière Alénou léchabéa'h qui disent "Et nous nous prosternons" (ana'hnou michta'havim), nous devrions être conscients qu'en nous prosternant, nous attirons dans le monde une abondante générosité de la part de l'Infini.
C'est le sens profond de notre verset : "Vous vous prosternerez", ce qui signifie, puisque la prosternation fait allusion à l'abaissement de quelque chose, qu'il a été dit au peuple juif d'attirer une abondante générosité "de loin", c'est-à-dire en raison de leur conscience de la dimension transcendante d'Hachem, ce qui les amène à Le craindre.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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-> La conscience de la transcendance de D. nous amène à le craindre ; la conscience de son immanence nous amène à l'aimer.