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La matérialité empêche une personne de voir la bonté d’Hachem

+ La matérialité empêche une personne de voir la bonté d'Hachem :

-> L'une des raisons pour lesquelles les yeux d'une personne sont aveuglés, l'amenant à penser que ce qui lui arrive est mauvais, est qu'elle est plongée dans les affaires de ce monde. En se concentrant jour après jour sur la matérialité, elle devient matérialiste et incapable de percevoir la main d'Hachem qui guide les événements.
Ensuite, lorsqu'elle voit quelque chose qui lui semble incompréhensible, elle pose des questions hérétiques au lieu de réaliser que ses yeux la trompent.
La vraie question concerne sa propre personne : pourquoi s'est-elle autant éloignée? Si cette personne ne cesse pas de courir après les futilités de ce monde, elle peut tomber si bas qu'elle en devient aveugle même aux miracles manifestes d'Hachem, qui sont clairement surnaturels.

Le rav Elimélé'h de Lizhensk (Noam Elimélé'h - sur Dévarim 1,32-33) enseigne :
"Lorsqu'une personne est préoccupée jour après jour par les choses matérielles et les affaires de ce monde, elle devient tellement matérialiste qu'elle ne croit même plus aux miracles et aux prodiges qui sont visiblement évidents."

Le même principe s'applique également dans le sens inverse et, conformément à la règle selon laquelle une mesure positive est toujours plus grande.
Le rav Elimélé'h indique un moyen d'atteindre la sainteté et de se libérer des chaînes de la futilité de ce monde, est de prêter attention aux grands miracles et aux merveilles que Hachem accomplit constamment pour nous. Grâce à cela, nous devenons purifiés et sanctifiés avec une grande sainteté."

Bien que, d'une part, la matérialité de ce monde nous empêche de discerner les merveilles d'Hachem, le résultat est qu'en contemplant activement la grandeur d'Hachem telle qu'elle se manifeste à travers Ses miracles, nous pouvons devenir grandement purifiés et sanctifiés.

=> Nous voyons que lorsqu'une personne contemple les miracles et les merveilles que Hachem accomplit pour elle à chaque instant (petits comme grands), cela inspire son âme à atteindre des niveaux élevés de sainteté, comme l'enseigne le Noam Elimélé'h, car les merveilles d'Hachem ont le pouvoir particulier d'étonner une personne et de laisser une impression sur son âme.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> Le rabbi Mendel de Kotzk disait que les grands immeubles cachent le ciel, et laissent la sensation à l'homme qu'il maîtrise les choses (c'est bon Hachem on n'a pas vraiment besoin de toi, on gère!).
On peut éventuellement ajouter que le rav Elimélé'h nous recommande de trouver pleins de bontés, de miracles, qu'Hachem fait pour nous. En effet, c'est comme si on faisait des trous dans ces immeubles nous coupant du Ciel, et que malgré la matérialité qui nous enveloppe de partout, on sait que derrière il y a le Ciel, papa Hachem qui nous aime, qui fait tout ...
On met alors de la vie, on fait battre notre coeur de juif(ve).

-> Cela peut également se retrouver dans le Shéma Israël, où l'on va se couvrir les yeux pour amoindrir l'influence du monde matériel, pouvant alors pleinement se focaliser sur l'Unité d'Hachem, en ressentant à quel point Il nous comble de miracles à chaque seconde, à quel point toute chose de ce monde n'existe et ne dépend que de Lui.

Nous sommes malades d’amour pour Toi Hachem

+ Nous sommes malades d'amour pour Toi Hachem :

-> Nos âmes sont malades dans le domaine de l'amour d'Hachem et nous n'avons pas une perception saine de ce qui est le mieux pour nous-mêmes, afin d'assurer notre existence continue.
Le peuple juif déclare : "Je suis malade d'amour [pour toi Hachem]" (Shir HaShirim 2,5), et nous disons également dans le chant Yédid Néfech : "Mon âme est malade de Ton amour".
Les tsadikim ont expliqué que cela signifie que nos âmes sont malades et faibles en ce qui concerne l'amour d'Hachem.

Quand une personne est malade, ce qui est amer lui semble sucré, et vice versa ; parce que nous sommes malades en matière d'amour d'Hachem, nous sommes inconscients (nous n'avons pas tous nos moyens) et nous sommes attirés par la futilité au lieu d'être attirés par l'accomplissement de la Torah et des mitsvot, qui nous attacheraient à l'amour d'Hachem, la joie éternelle.
Ainsi, même si tous nos besoins spirituels sont facilement accessibles, la maladie de nos âmes nous empêche de faire la différence entre le sucré et l'amer, entre le salé et le fade, de sorte que nous ne ressentons pas le manque d'accomplissement des mitsvot, dont nos âmes ont cruellement besoin.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> La source de cette idée est le Rambam (Hilkhot Déot 2,1), qui compare les maladies spirituelles aux maladies physiques. Cette maladie spirituelle est ce qui nous aveugle et nous empêche de percevoir ce qui est véritablement bon pour nous.
Dans les mots du Rambam :
"Lorsque les gens sont physiquement malades, les choses amères leur semblent sucrées, et les choses sucrées leur semblent amères ; certains patients désirent et ont envie d'aliments non comestibles tels que la terre ou le charbon, et sont dégoûtés par des aliments bénéfiques comme le pain et la viande, tout cela en fonction de leur maladie.
De même, les personnes dont l'âme est malade désirent et aiment les mauvais traits de caractère tout en détestant le droit chemin et en étant réticentes à le suivre, car cela leur est très difficile, selon la gravité de leur maladie.
Yéchayahou a dit à propos de ces personnes : "Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal ; qui font de l'obscurité la lumière, et de la lumière l'obscurité, qui font de l'amer le doux, et du doux l'amer" (Yéchayahou 5,20). À leur sujet, il est écrit : "Ceux qui abandonnent les chemins de la droiture, pour marcher dans les voies de l'obscurité" (Michlé 2,13).

La émouna amène les bénédictions et des délivrances

-> La foi en Hachem est la source de toutes les manifestations de bonté dans le monde, et plus une personne perfectionne sa foi, plus elle mérite de devenir un réceptacle prêt à recevoir les différentes formes de bonté [d'Hachem].
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> "Il est connu que lorsque les juifs ont le bita'hon et la emouna, alors toute la subsistance et les effusions de bienfaisance leur sont accordées"
[Déguel Ma'hané Efraïm (Ekev) - petit fils du Baal Shem Tov ]

-> Une personne doit instiller en elle-même une croyance inébranlable qu'Hachem est puissant dans les cieux, ce qui signifie qu'elle reconnaît que tout ce qui se produit, que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel, provient de Hachem. [remonte à l'origine première derrière toute chose, et il y a forcément Hachem. Rien ne peut exister, se passer, sans un décret Divin en ce sens. ]
Cette personne connaîtra alors la réussite, car la bénédiction se répandra sur toutes ses actions, et ses biens perdureront et resteront intacts.
[ Sfat Emet - Tétsavé 5631 - rapportant son grand-père le 'Hidouché HaRim ]

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-> La émouna est le canal par lequel on puise la Source divine [la faisant descendre sur nous].
Si l'on croit au mal, on attire le mal, mais si l'on croit à la bonté et à la grande miséricorde d'Hachem, alors on attire tout le bien et toutes les bénédictions.
[Rabbi de Radviller - fils du maguid de Zlotchov]

-> Le terme émouna signifie "attirer", car celui qui a foi en Hachem attire à lui l'aide divine dans tous les domaines du service Divin.
[Ohev Israël]

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-> Le Ohev Israël (58), cite le maguid de Zlotchov, qui explique que le mot "émouna" a deux significations : l'une est la foi et la croyance, et l'autre est "atirer", comme reflétée dans le verset "vayéhi omèn ét Hadassa" (Esther 2,7), ce qui signifie que Mordé'haï a élevée et a fait ressortir les capacités d'Esther (Hadassa).
Le mot a cette double signification parce que la émouna a le pouvoir de puiser à la Source ; lorsqu'on a foi en Hachem et qu'on s'en remet entièrement à Lui pour toute chose, on peut faire en sorte que cette chose se réalise.

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-> Une émouna totale en Hachem est si puissante qu'elle peut attirer dans ce monde ce que l'on croit qui va arriver, même si cela dépasse les limites de la nature. [le terme émouna signifiant aussi "attirer" ]
... Lorsque l'on croit pleinement que Hachem enverra Son salut, on "élève" ce salut et on le fait devenir réalité.
Le verset déclare explicitement : "Quant à celui qui fait confiance à Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).

Le roi David témoigne à son sujet : "Quant à moi, je fais confiance à Ta bonté" (Téhilim 13,6)
Grâce à cette confiance en la bonté de Hachem, poursuit-il, "mon cœur exultera dans Ton salut, et c'est pourquoi je chanterai pour Hachem, car Il m'a traité avec bonté".
En s'appuyant sur Hachem et en le suivant de tout son cœur, on peut être en sécurité, sans souffrir ni manque ni inquiétude, comme l'a dit le roi David : "J'ai marché de tout mon cœur et j'ai mis ma confiance en Hachem ; je ne chancellerai pas" (Téhilim 26,1)".

Exprimer sa foi est un moyen encore plus puissant d'attirer le salut et la bénédiction, comme il est écrit : "ééman'ti ki adaber" (Téhilim 116,10), ce qui peut être compris comme signifiant : "j'ai attiré le salut (ééman'ti) parce que j'ai parlé (ki adaber)", les paroles de foi que j'ai exprimées avaient le pouvoir d'apporter toutes sortes de saluts, délibrances.
Cependant, l'inverse est également vrai : lorsque les gens n'ont pas la foi, ils empêchent leur délivrance(yéchoua) de les atteindre.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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+ Le bita'hon = un réceptacle pour les bénédictions :

-> Le bita'hon est un réceptacle dans lequel coulent les bénédictions célestes ; plus une personne s'en remet à Hachem et attend Son aide, plus elle sera bénie et verra tous ses besoins satisfaits.
Le verset dit : "Que Ta bonté, Hachem, soit sur nous, car nous avons mis notre espoir en Toi" (Téhilim 33,22), ce qui implique que nous mériterons de connaître la bonté d'Hachem proportionnellement à l'espoir que nous avons placé en Lui.
De même, il est écrit : "Béni soit l'homme qui se confie en Hachem, alors Hachem sera sa sécurité" (Yirmiyahou 17,7) ; proportionnellement à notre confiance en Hachem, Hachem sera notre source de sécurité et nous sauvera.

-> Rabbi H'aïm Vital (Shaaré Kédoucha 2,4) écrit :
"Il n'y a pas de plus grand accomplissement que [d'avoir] du bita'hon, comme il est écrit : "Heureux tous ceux qui ont confiance en Lui" (Téhilim 2,12), ceux qui croient que le monde est dirigé par un D. tout-puissant.
Il est également dit : "Heureux l'homme qui se confie en Hachem, et dont Hachem est l'espoir" (Yirmiyahou 17,7) ; il est assuré de ne pas manquer de nourriture, comme il est écrit : "Remets ton fardeau à Hachem et Il te soutiendra" (Téhilim 55,23).
Cela est toutefois conditionné à une confiance sincère, sans réserve et sans doute.
De plus, sa confiance en Hachem doit le pousser à s'engager sans réserve dans l'étude de la Torah et l'observance des mitsvot, sans poser de questions."

-> De même, le Chlah HaKadoch (chaar HaOtiyot - Alef) écrit :
"Avant toute action qu'une personne souhaite accomplir, qu'elle soit majeure ou mineure, elle doit dire : "Je ferai cela si Hachem le veut".
Cette idée est évoquée dans le verset : "Nombreuses sont les conceptions dans le cœur de l'homme ; mais c'est le dessein d'Hachem qui l'emporte (va'atsat Hachem hi takoum - ועצת יהוה היא תקום)" (Michlé 19,21) ; le mot היא (hi) est un acronyme (à l'envers) de : "im yirtsé Hachem" (si Hachem le veut - אם ירצה השם).
[le fait de dire cela, et donc de renforcer notre émouna,] cela permet à la personne de réussir dans ses projets.
Il en va de même si l'on souhaite s'engager dans une affaire commerciale, telle que l'achat ou la vente de marchandises ; il faut dire : "Je place ma confiance en Hachem, et j'espère que cela incitera Hachem à subvenir à mes besoins et à pourvoir à ma subsistance"."

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+ Faire les efforts nécessaires (hichtadlout) :

-> Néanmoins, une personne doit également agir concrètement pour recevoir les bénédictions de Hachem (hichtadlout), car dans ce monde, une personne doit agir dans le respect des lois de la nature afin de préparer un réceptacle pour recevoir la bénédiction divine.
Bien que tout provienne de Hachem, Hachem a défini que l'on ne doit pas s'écarter inutilement des lois naturelles qu'Il a établies, car Sa volonté est que le monde fonctionne selon les règles de la nature, et en agissant dans le respect de ces règles, une personne mérite les bénédictions célestes. [puisqu'elle a mis en place ce réceptacle naturel pour les recevoir]
En effet, le verset dit : "Hachem, ton D., te bénira dans tout ce que tu feras" (Réé 15:18), ce qui signifie que les bénédictions d'Hachem reposeront sur le travail accompli par une personne, qui sert de préparation et de réceptacle sur lequel reposera la bénédiction.
Cette idée éclaire également le verset : "Que la bonté d'Hachem, notre D., repose sur nous ; que l'œuvre de nos mains soit établie pour nous ; que l'œuvre de nos mains soit établie" (Téhilim 90,17).
Par notre travail, par nos efforts, nous préparons un réceptacle pour recevoir la bienveillance d'Hachem et Sa bénédiction, mais nous devons placer notre confiance en Hachem, afin que nos efforts servent de réceptacle approprié à Ses bénédictions.

Si une personne a tiré profit et réussi dans ses affaires, elle devrait dire : "J'ai tiré profit grâce à l'aide de Hachem", comme il est écrit : "Tu te souviendras de Hachem, ton D., car c'est Lui qui te donne la force de faire fortune" (Ekev 8,18).

C'est le sens du verset : "Les pensées sont nombreuses dans le cœur de l'homme, mais seul le conseil de Hachem prévaudra" (Michlé 19,21).
Une personne a de nombreuses pensées et élabore d'innombrables plans, mais à moins qu'elle n'y inclue le nom d'Hachem en exprimant constamment sa confiance en son aide, ses pensées resteront vaines. Ce n'est qu'en répétant "si Hachem le veut" (im yirtsé Hachem), que ses efforts bénéficieront de l'aide divine nécessaire à leur réussite.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

[ainsi, on doit faire les efforts minimum nécessaires pour créer un réceptacle dans la naturalité, tout en augmentant autant que possible notre confiance en Hache, et alors on aura le flux de bénédictions qui pourra nous parvenir et être réceptionné. ]

Remercier Hachem pour le bien caché révèle l’Attribut de la miséricorde

Même lorsque le Face d'Hachem nous est cachée, lorsqu'il fait sombre, lorsque des choses qui semblent néfastes nous arrivent et que l'Attribut de Rigueur sévère prévaut, grâce à la émouna, nous pouvons mériter une délivrance et révéler l'attribut de la miséricorde.
Plus nous croyons que le but de la rigueur (jugement) sévère est en réalité de la miséricorde, plus nous méritons que cette bonté nous soit réellement manifestée.

... Nous devons garder la foi que tout est pour le bien et que la miséricorde d'Hachem est simplement dissimulée dans la rigueur (apparente).
En louant Hachem même dans ces moments difficiles, nous méritons [de bénéficier de] la révélation de Sa miséricorde (en pouvant bénéficier de toutes Ses bontés, bénédictions).
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

La émouna = on reçoit en échange de la force

Une personne va recevoir une force et un pouvoir supplémentaires proportionnels aux efforts qu'elle investit dans son émouna et sa bita'hon en Hachem.
C'est comme un échange : la personne place ses espoirs et sa confiance en Hachem, lui "donnant" (pleinement) sa foi, et en retour, les Cieux lui "donnent" une nouvelle force et un nouveau dynamisme.
Cela est suggéré par le verset : "Ceux qui placent leur espoir en Hachem échangeront leur force" (Yéchayahou 40,31) ; le mot "échanger" indique que Hachem donne de la force à ceux qui ont la foi, en récompense de leur émouna en Lui.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Emouna = une porte vers la sainteté

Tout le fondement de notre sainte nation repose sur ceci : une foi simple et absolue, sans aucun doute ni remise en question, qu' "il n'y a personne comme notre D." et qu'Il est Un, Singulier et Unique.
Quand une personne suit cette voie, elle mérite des niveaux de sainteté (kédoucha) qui dépassent ce qu'elle pourrait atteindre autrement.
... Par une foi simple et une sincérité totale, on mérite l'attachement à Hachem et une puissante illumination céleste. [ce lien avec la sainteté Divine par notre émouna, nous impacte. ]
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Notre relation avec l’argent & idolâtrie

+ Notre relation avec l'argent & idolâtrie :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Chémini) déplorait que le désir d'argent aveugle les gens. Il avertissait que ce désir équivaut à l'idolâtrie, une sorte de Veau d'or, et reflète un manque de confiance en Hachem.

-> De même, rabbi Elimélé'h de Lizhensk (dans Iguéret HaKodech) enseigne qu'il était impossible [à nos Sages] de détruire complètement la force spirituelle derrière la tentation à l'idolâtrie, elle était simplement redirigée, et maintenant elle sème la confusion dans l'esprit des gens en les poussant à courir sans limite après l'argent et la richesse.

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-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Chémini), le Abir Yaakov, écrit :
"En raison de nos nombreux péchés, cette mauvaise chose [la recherche de la richesse] aveugle les yeux des gens et engourdit leur cœur, les éloignant du service d'Hachem.
Grâce à cela, le yétser ara a trouvé un argument puissant pour convaincre tous les individus, lui permettant de régner sur eux et de les asservir, petits et grands. À cet égard, chaque génération est pire que la précédente : l'homme riche augmente ses revenus, et son œil n'est jamais rassasié par sa richesse, tandis que l'homme pauvre ne diminue pas ses efforts, car il dit que travailler jour et nuit ne lui suffira pas pour subvenir aux besoins de sa famille.
Par conséquent, aucun individu n'atteint la paix ou la sérénité dans ses pensées ou ses actes. C'est pratiquement l'idolâtrie de notre époque, à D. ne plaise.
En conséquence, la sainte Torah est niée et les prières sont également négligées, car les gens suivent de nombreux chemins tortueux, celui-ci partant en mer, celui-là voyageant sur la terre ferme, et ainsi de suite ...

Ceux qui sont consumés par la soif d'acquérir des richesses, au point de négliger la Torah et la prière dans leur quête, nient tout simplement la Providence de Hachem, le fait qu'Il nourrit et soutient tout le monde, et que par Sa volonté, Il augmentera ou diminuera [la parnassa d'une personne] ; tout ce qu'Il souhaite, Il le fera.
S'ils croyaient en Son contrôle absolu, comment auraient-ils pu négliger de Le prier?
Ils sont certainement des incroyants, ignorant le verset qui s'exclame : "Tu te souviendras d'Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force de faire fortune" (Ekev 8,18).

Ceux qui comptent sur Hachem sont reconnaissables à leurs bonnes actions : Ils ne manquent pas une seule prière ; s'ils ont un horaire fixe pour l'étude de la Torah, ils ne le manquent jamais ; et ils ne sont pas consumés par la cupidité comme les autres, mais placent leur confiance en Hachem.
Ceux qui sont avides d'argent sont aveuglés, car ils ont vu mais n'ont pas réfléchi au fait que tous ceux qui convoitent l'argent finiront sans rien (on emporte rien de matériel après la mort) ; tous leurs efforts auront été vains."

"Une personne doit savoir dans son cœur que tout est entre les mains d'Hachem ; Il peut changer la nature et modifier la destinée de quelqu'un.
Rien ne peut L'empêcher d'apporter une délivrance, que ce soit dans une grande mesure ou dans une petite mesure.
Même lorsque les ennuis sont proches, la délivrance d'Hachem est tout aussi proche, car Il est tout-puissant et rien ne Lui est impossible."
[Rabbénou Bé'hayé - Kad haKéma'h - citant Rabbénou Yona ]

"Chaque fois que les juifs louent Hachem, Il vient s'asseoir parmi eux, comme il est écrit : "Tu es le Saint, trônant sur les louanges d'Israël" (véata kadoch yochev téhilot Israël - Téhilim 22,4), ce qui signifie que chaque fois que les juifs prononcent des louanges, la présence Divine (la Chékhina) repose sur eux."
[Rabbi Shmouel - au nom de Rabbi 'Hanina - midrach Shir HaShirim rabba 2,2 ]

La prière est un zivoug (une union) avec la Présence Divine (Chékhina).
Tout comme il y a un mouvement au début de l'union, il faut également bouger (se balancer) au début de la prière. Ensuite, on peut rester immobile, sans bouger, attaché à la Chékhina avec une grande dvékout (union, attachement).

Grâce à vos balancements, vous pouvez atteindre un grand élan. Car vous vous dites : "Pourquoi est-ce que je bouge? Probablement parce que la Chékhina se tient sûrement devant moi."
Cela vous mettra dans un état de grand hitlahavout (enthousiasme, enchantement). [le désir, le plaisir d'être lié avec Hachem par la prière se réveille. ]
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 68 ]

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-> Les mots de la prière doivent être articulés (Bera'hot 31a).
Cependant, les mots ne sont que le corps de la prière ; son essence ou son âme est la kavana, l'implication mentale et la concentration.
La prière est "un appel puissant vers l'intériorité", la profondeur du cœur et de l'âme de l'homme cherchant l'union et l'absorption dans sa racine et sa source ultimes, c'est-à-dire la Chékhina.
La prière exprime ainsi le désir ardent de l'âme pour la divinité ("Mon âme a soif de toi, ma chair te désire" - Téhilim 63,3), "étant liée à l'amour d'Hachem, continuellement ravie par lui comme l'amoureux transi dont l'esprit n'est jamais libéré de sa passion ... comme Salomon l'a exprimé allégoriquement (Chir haChirim 2,5) : Je suis malade d'amour [pour Toi Hachem]" (Rambam - Hilkhot Téchouva 10,3).

-> Ainsi, dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, la prière est un moment de "zivoug (union) avec la Chékhina" (voir Zohar II:200b et 216b ; cf. Kéter Shem Tov, sect. 16 et 362).

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-> Lorsque vous souhaitez prier, mettez-vous d'abord dans un état de crainte révérencielle, car c'est la porte qui permet d'entrer devant Hachem.
Dites dans votre cœur : "À qui est-ce que je souhaite m'attacher? À Celui qui a créé tous les mondes par Sa parole, qui leur donne existence et les soutient."
[La prière est une union, face-à-face privé avec Hachem, ainsi] contemplez Sa grandeur et Son exaltation, et vous pourrez alors entrer dans les mondes célestes.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 66 ]

-> L'état de crainte ou de respect s'obtient en contemplant la majesté d'Hachem, ses œuvres et ses créations grandioses et merveilleuses, et en prenant conscience de sa propre insignifiance (Rambam - Hilkhot Yessodé Hatorah 2,1-2 et 4,12).
Cette contemplation est une condition préalable à la prière, car il faut être conscient "devant qui vous vous tenez" (Béra'hot 28b), c'est-à-dire "penser à la grandeur de Dieu et à la petitesse de l'homme" (Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 98,1).

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-> Lorsque vous priez, vous devez être comme détaché de la réalité physique, comme inconscient de votre existence dans ce monde [matériel]. (Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 98,1)
C'est-à-dire : "Lorsque j'atteindrai le niveau où je ne saurai plus du tout si je suis dans ce monde ou non, je n'aurai certainement plus peur des pensées étrangères. Car lorsque je serai détaché de ce monde, les pensées étrangères ne m'approcheront pas".
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 62 ]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov) définit cela (le fait de se détacher du monde matériel) ainsi : ne plus ressentir les sensations du corps et de ce monde ; tous les désirs mondains, sans parler des traits de caractère mauvais, sont méprisés dans le cœur et les yeux, et sont totalement dénués de sens au regard du désir ardent que l'on éprouve pour le Créateur.
Vos pensées ne sont tournées que vers les mondes célestes, vers la réalité spirituelle qui sous-tend toute chose, et vous consacrez votre esprit et votre âme à ces pensées.