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La émouna = on reçoit en échange de la force

Une personne va recevoir une force et un pouvoir supplémentaires proportionnels aux efforts qu'elle investit dans son émouna et sa bita'hon en Hachem.
C'est comme un échange : la personne place ses espoirs et sa confiance en Hachem, lui "donnant" (pleinement) sa foi, et en retour, les Cieux lui "donnent" une nouvelle force et un nouveau dynamisme.
Cela est suggéré par le verset : "Ceux qui placent leur espoir en Hachem échangeront leur force" (Yéchayahou 40,31) ; le mot "échanger" indique que Hachem donne de la force à ceux qui ont la foi, en récompense de leur émouna en Lui.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Emouna = une porte vers la sainteté

Tout le fondement de notre sainte nation repose sur ceci : une foi simple et absolue, sans aucun doute ni remise en question, qu' "il n'y a personne comme notre D." et qu'Il est Un, Singulier et Unique.
Quand une personne suit cette voie, elle mérite des niveaux de sainteté (kédoucha) qui dépassent ce qu'elle pourrait atteindre autrement.
... Par une foi simple et une sincérité totale, on mérite l'attachement à Hachem et une puissante illumination céleste. [ce lien avec la sainteté Divine par notre émouna, nous impacte. ]
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Notre relation avec l’argent & idolâtrie

+ Notre relation avec l'argent & idolâtrie :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Chémini) déplorait que le désir d'argent aveugle les gens. Il avertissait que ce désir équivaut à l'idolâtrie, une sorte de Veau d'or, et reflète un manque de confiance en Hachem.

-> De même, rabbi Elimélé'h de Lizhensk (dans Iguéret HaKodech) enseigne qu'il était impossible [à nos Sages] de détruire complètement la force spirituelle derrière la tentation à l'idolâtrie, elle était simplement redirigée, et maintenant elle sème la confusion dans l'esprit des gens en les poussant à courir sans limite après l'argent et la richesse.

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-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Chémini), le Abir Yaakov, écrit :
"En raison de nos nombreux péchés, cette mauvaise chose [la recherche de la richesse] aveugle les yeux des gens et engourdit leur cœur, les éloignant du service d'Hachem.
Grâce à cela, le yétser ara a trouvé un argument puissant pour convaincre tous les individus, lui permettant de régner sur eux et de les asservir, petits et grands. À cet égard, chaque génération est pire que la précédente : l'homme riche augmente ses revenus, et son œil n'est jamais rassasié par sa richesse, tandis que l'homme pauvre ne diminue pas ses efforts, car il dit que travailler jour et nuit ne lui suffira pas pour subvenir aux besoins de sa famille.
Par conséquent, aucun individu n'atteint la paix ou la sérénité dans ses pensées ou ses actes. C'est pratiquement l'idolâtrie de notre époque, à D. ne plaise.
En conséquence, la sainte Torah est niée et les prières sont également négligées, car les gens suivent de nombreux chemins tortueux, celui-ci partant en mer, celui-là voyageant sur la terre ferme, et ainsi de suite ...

Ceux qui sont consumés par la soif d'acquérir des richesses, au point de négliger la Torah et la prière dans leur quête, nient tout simplement la Providence de Hachem, le fait qu'Il nourrit et soutient tout le monde, et que par Sa volonté, Il augmentera ou diminuera [la parnassa d'une personne] ; tout ce qu'Il souhaite, Il le fera.
S'ils croyaient en Son contrôle absolu, comment auraient-ils pu négliger de Le prier?
Ils sont certainement des incroyants, ignorant le verset qui s'exclame : "Tu te souviendras d'Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force de faire fortune" (Ekev 8,18).

Ceux qui comptent sur Hachem sont reconnaissables à leurs bonnes actions : Ils ne manquent pas une seule prière ; s'ils ont un horaire fixe pour l'étude de la Torah, ils ne le manquent jamais ; et ils ne sont pas consumés par la cupidité comme les autres, mais placent leur confiance en Hachem.
Ceux qui sont avides d'argent sont aveuglés, car ils ont vu mais n'ont pas réfléchi au fait que tous ceux qui convoitent l'argent finiront sans rien (on emporte rien de matériel après la mort) ; tous leurs efforts auront été vains."

"Une personne doit savoir dans son cœur que tout est entre les mains d'Hachem ; Il peut changer la nature et modifier la destinée de quelqu'un.
Rien ne peut L'empêcher d'apporter une délivrance, que ce soit dans une grande mesure ou dans une petite mesure.
Même lorsque les ennuis sont proches, la délivrance d'Hachem est tout aussi proche, car Il est tout-puissant et rien ne Lui est impossible."
[Rabbénou Bé'hayé - Kad haKéma'h - citant Rabbénou Yona ]

"Chaque fois que les juifs louent Hachem, Il vient s'asseoir parmi eux, comme il est écrit : "Tu es le Saint, trônant sur les louanges d'Israël" (véata kadoch yochev téhilot Israël - Téhilim 22,4), ce qui signifie que chaque fois que les juifs prononcent des louanges, la présence Divine (la Chékhina) repose sur eux."
[Rabbi Shmouel - au nom de Rabbi 'Hanina - midrach Shir HaShirim rabba 2,2 ]

La prière est un zivoug (une union) avec la Présence Divine (Chékhina).
Tout comme il y a un mouvement au début de l'union, il faut également bouger (se balancer) au début de la prière. Ensuite, on peut rester immobile, sans bouger, attaché à la Chékhina avec une grande dvékout (union, attachement).

Grâce à vos balancements, vous pouvez atteindre un grand élan. Car vous vous dites : "Pourquoi est-ce que je bouge? Probablement parce que la Chékhina se tient sûrement devant moi."
Cela vous mettra dans un état de grand hitlahavout (enthousiasme, enchantement). [le désir, le plaisir d'être lié avec Hachem par la prière se réveille. ]
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 68 ]

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-> Les mots de la prière doivent être articulés (Bera'hot 31a).
Cependant, les mots ne sont que le corps de la prière ; son essence ou son âme est la kavana, l'implication mentale et la concentration.
La prière est "un appel puissant vers l'intériorité", la profondeur du cœur et de l'âme de l'homme cherchant l'union et l'absorption dans sa racine et sa source ultimes, c'est-à-dire la Chékhina.
La prière exprime ainsi le désir ardent de l'âme pour la divinité ("Mon âme a soif de toi, ma chair te désire" - Téhilim 63,3), "étant liée à l'amour d'Hachem, continuellement ravie par lui comme l'amoureux transi dont l'esprit n'est jamais libéré de sa passion ... comme Salomon l'a exprimé allégoriquement (Chir haChirim 2,5) : Je suis malade d'amour [pour Toi Hachem]" (Rambam - Hilkhot Téchouva 10,3).

-> Ainsi, dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, la prière est un moment de "zivoug (union) avec la Chékhina" (voir Zohar II:200b et 216b ; cf. Kéter Shem Tov, sect. 16 et 362).

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-> Lorsque vous souhaitez prier, mettez-vous d'abord dans un état de crainte révérencielle, car c'est la porte qui permet d'entrer devant Hachem.
Dites dans votre cœur : "À qui est-ce que je souhaite m'attacher? À Celui qui a créé tous les mondes par Sa parole, qui leur donne existence et les soutient."
[La prière est une union, face-à-face privé avec Hachem, ainsi] contemplez Sa grandeur et Son exaltation, et vous pourrez alors entrer dans les mondes célestes.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 66 ]

-> L'état de crainte ou de respect s'obtient en contemplant la majesté d'Hachem, ses œuvres et ses créations grandioses et merveilleuses, et en prenant conscience de sa propre insignifiance (Rambam - Hilkhot Yessodé Hatorah 2,1-2 et 4,12).
Cette contemplation est une condition préalable à la prière, car il faut être conscient "devant qui vous vous tenez" (Béra'hot 28b), c'est-à-dire "penser à la grandeur de Dieu et à la petitesse de l'homme" (Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 98,1).

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-> Lorsque vous priez, vous devez être comme détaché de la réalité physique, comme inconscient de votre existence dans ce monde [matériel]. (Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 98,1)
C'est-à-dire : "Lorsque j'atteindrai le niveau où je ne saurai plus du tout si je suis dans ce monde ou non, je n'aurai certainement plus peur des pensées étrangères. Car lorsque je serai détaché de ce monde, les pensées étrangères ne m'approcheront pas".
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 62 ]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov) définit cela (le fait de se détacher du monde matériel) ainsi : ne plus ressentir les sensations du corps et de ce monde ; tous les désirs mondains, sans parler des traits de caractère mauvais, sont méprisés dans le cœur et les yeux, et sont totalement dénués de sens au regard du désir ardent que l'on éprouve pour le Créateur.
Vos pensées ne sont tournées que vers les mondes célestes, vers la réalité spirituelle qui sous-tend toute chose, et vous consacrez votre esprit et votre âme à ces pensées.

Notre sainteté est impactée par les gens que nous voyons

+ Notre sainteté est impactée par les gens que nous voyons :

Ne regardez pas le visage des personnes dont les pensées ne sont pas continuellement attachées au Créateur, même lorsque vous leur parlez, car ce regard entachera votre âme.
En revanche, vous devez regarder les personnes dignes, c'est-à-dire celles dont les pensées sont attachées au Créateur, afin d'accroître la sainteté de votre âme.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 50]

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-> La guémara (Méguila 28a) nous avertit de ne pas regarder le visage d'une personne racha.
De même, il ne faut pas utiliser les livres écrits par des personnes réchaïm, même s'ils contiennent des textes sacrés. [selon le séfer 'Hassidim (sct.249) et le rabbi de Mézéritch (Maguid dévarav léYaakov 52) ]

-> Le principe est que l'on est affecté par ce que l'on voit, en particulier lorsqu'on regarde avec intention.

"Celui qui prend à cœur les paroles de la Torah se voit débarrassé de nombreuses préoccupations mentales ... de préoccupations stupides, de préoccupations impures, de préoccupations liées au yétser ara ... de préoccupations liées à des choses futiles".
[Avot déRabbi Nathan - chap. 20 ]

Réflexions sur la prière (du Baal Shem Tov)

+ Réflexions sur la prière (du Baal Shem Tov) :

-> Parfois, vous pouvez prier très rapidement, car l'amour d'Hachem brûle très fort dans votre cœur et les mots coulent d'eux-mêmes de votre bouche.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 36]

-> Dans un état d'attachement intense [à Hachem] (dvékout), l'étincelle sacrée de la Chékhina inhérente à l'âme humaine s'étend parfois au point que des mots prononcés en découlent. Il semble alors que la personne ne parle pas d'elle-même, mais que les mots sortent de sa bouche d'eux-mêmes.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 207]

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-> Lorsque vous vous attachez à ce qui est en-Haut dans une prière silencieuse, alors vous méritez d'être élevé encore plus haut pendant cette prière. Nos Sages disent : "Celui qui vient pour être purifié sera aidé" (Shabbat 104a).
Grâce à cette prière, vous mériterez alors d'être élevé dans les hauteurs par vos pensées. Vous atteindrez ainsi un niveau encore plus élevé, celui d'être élevé dans les hauteurs même lorsque vous n'êtes pas engagé dans une prière.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 37 ]

[l'idée est qu'en faisant l'effort d'être attaché à Hachem par sa pensée, c'est être attaché par son être même (notre intériorité, essence), par notre âme. À ce niveau, la l'attachement avec Hachem (dvékout) demeure même lorsque l'on n'est pas engagé dans la prière.
Ainsi, nos moments de prière sincère nous permettent de redynamiser ce lien latent que nous avons avec papa Hachem, de telle façon que nous ne Lui sommes jamais vraiment séparés. ]

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-> On a révélé au Baal Shem Tov qu'il n'a pas mérité ses révélations sur les questions célestes parce qu'il avait beaucoup étudié le Talmud et les codificateurs, mais parce que ses prières étaient toujours empreintes d'une grande kavana (dévotion). C'est grâce à cela qu'il a mérité d'atteindre un niveau si élevé.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 42]

[l'idée est que nous n'avons pas conscience d'à quel point notre vie, celle d'autres juifs, ainsi que le monde entier, pourrait être différent si seulement nous mettons davantage de cœur, de sentiments dans nos prières (plutôt que d'uniquement bouger les lèvres). ]

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+ Les lettres hébraïques subliment le pouvoir de nos prières :

-> Les mystiques soulignent que les lettres de l'alphabet hébreu ne sont pas des symboles conventionnels pour les sons, mais qu'elles signifient, et sont chargées, des émanations divines, des lumières et des forces créatrices.
Selon la mystique juive, La simple vue de ces lettres sacrées stimule donc la kavana. Ainsi, le Arizal priait toujours à partir d'un sidour (à l'exception de la Amida qu'il récitait les yeux fermés).

-> "Fais une lumière pour la téva (arche) [et achève-la à (la largeur d'une) ama (coudée) en hauteur ...]" (Noa'h 6,16).
Le Baal Shem Tov explique :
Cela signifie que la téva (mot) [téva signifiant aussi "mot"] doit briller.
Ceci est compris par ce qui suit :
Chaque lettre (hébraïque) contient "des mondes, des âmes et la Divinité". Ceux-ci s'élèvent et s'unissent les uns aux autres, avec la Divinité. Les lettres s'unissent alors et se lient entre elles pour former un mot (téva), devenant véritablement unifiées dans la Divinité.
L'homme doit donc inclure son âme dans chacun de ces aspects (en ayant de la kavana). Tous les mondes seront alors unifiés en un seul et s'élèveront, ce qui procurera une joie et un délice incommensurables.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 75 ]

-> La concentration sur chaque mot [dans notre prière] doit être telle que le mot soit "illuminé et brille".
La dvékout avec Hachem consiste à attacher sa pensée et son intériorité au noyau spirituel des lettres de la Torah et de la prière, le noyau spirituel de la lumière de l'Ein Sof qui se trouve dans les lettres, un "attachement de l'esprit à l'esprit". [Kéter Shem Tov - sect. 44 et 94]

-> Selon le Baal Shem Tov (Keter Shem Tov - 284) :
"Lorsque vous priez ... concentrez toute votre pensée sur le pouvoir des mots que vous prononcez jusqu'à ce que vous perceviez comment les lumières [divines] contenues dans les mots s'illuminent les unes les autres, générant ainsi diverses lumières.
Les lumières des lettres sont les "chambres" d'Hachem dans lesquelles Il attire Ses émanations."
Ainsi, la concentration sur les mots conduit à l'unité avec leur divinité inhérente : un état de deveikut, d'attachement et d'adhésion à Hachem dont on ne veut pas se détacher.

-> La dvékout signifie que lorsque vous prononcez un mot [en prière], vous le prolongez considérablement. En vertu de la dvékout, vous ne voulez pas lâcher ce mot, et par conséquent, vous le faites durer. [Tsava'at haRivach - 70 ]
Ainsi, lorsque nous prononçons un mot (un attachement/lien renforcé avec Hachem), nous le prolongeons longuement et ne voulons pas le lâcher. Il en résulte alors une communion intense, au point que "mon âme soupire et se languit après les parvis d'Hachem" (Téhilim 84,3). Il peut donc être naturel de mourir (kelot hanefech, expiration de l'âme qui se languit d'être proche d'Hachem [comme si elle veut nous quitter pour retourner à Sa source] ) après avoir récité seulement deux ou trois mots de la prière.

-> C'est une grande bonté d'Hachem que l'homme reste en vie après avoir prié.
Dans le cours naturel des choses, la mort devrait résulter du fait d'avoir épuisé toutes ses forces [dans la prière] en raison de l'effort intense fourni pour se concentrer.
[conscient de la grandeur d'une prière, on en vient tellement à vider tout notre cœur, notre intériorité à Hachem (qui est Le seul à pouvoir nous aider), que normalement en devrait en rendre l'âme. ]
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 35]

-> Avant de prier, gardez à l'esprit que vous êtes prêt à mourir en raison de toute l'intense concentration (kavana) investie pendant la prière.
Certains se concentrent si intensément qu'il peut être naturel pour eux de mourir après avoir récité [seulement] deux ou trois mots devant Hachem.
En gardant cela à l'esprit, dites-vous : "Pourquoi aurais-je des arrière-pensées ou de l'orgueil dans ma prière alors que je suis prêt à mourir après deux ou trois mots?"
En effet, c'est une grande bonté de Dieu que de donner [à l'homme] la force d'achever la prière et de rester en vie.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 42]

Les actions de la femme de Noa'h étaient égales [en grandeur] à celles de Noa'h.
[Michlé rabbati 30]

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[ la Torah affirme que Noa'h était "ich tsadik tamim" (Noa'h 6,9), ainsi sa femme l'était au moins autant. ]