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Nos Sages nous enseignent que le service d'Hachem de chaque génération s’ajoute à celui des autres pour rendre le peuple juif digne de la rédemption (guéoula).
Collectivement, le mérite de chaque génération contribue à la construction du Temple. Ce processus se poursuit tout au long de l'exil (galout), et c’est pourquoi la bénédiction récitée dans la Amida concernant la construction de Jérusalem est formulée au présent : "Boné Yérouchalayim", elle est constamment en cours de construction.
Chacun doit savoir que son avoda personnelle construit à chaque instant le Temple, ensemble avec le reste du peuple juif.
[chaque instant, chacun de nos actes, peut être selon de son achévement]
[Sfat Emet - Dévarim]

Chaque âme est attachée aux lettres de la Torah. Celui qui étudie la Torah, accomplit les mitsvot et sert sincèrement Hachem élève toutes les âmes qui sont attachées à ces lettres.

De nombreuses âmes sont tombées et se sont dispersées parmi les nations du monde. Avraham a su montrer aux âmes attachées à la Torah le chemin du retour vers leur source originelle grâce à sa propre observance et à son lien avec la Torah.
[Méor Einayim - paracha Lé'h Lé'ha]

Quiconque place toute sa confiance et sa force dans le Créateur, nul au monde ne peut lui faire de mal.
[Zohar - Vaéra 1,7 ]

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-> Celui qui place sa confiance en Hachem est entouré de bonté" (Téhilim 32,10)

-> Le Ohr ha'Haïm (Béchala'h 14,31) note que même sans aucun mérite, celui qui place sa confiance en Hachem est enveloppé de bonté ('hessed).
La confiance ne rapporte pas seulement une récompense, elle attire la grâce divine qui transcende la rigueur [divine].

-> Lorsqu’un événement qui semble mauvais arrive à une personne et qu’elle place sa confiance en Hachem, Hachem le transforme en bien grâce à cette confiance.
[Maharal - Nétivot Olam - Nétiv Ahavat Hachem - 1 ]

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-> Hachem (qui peut tout) se soucie du bien d’une personne bien plus qu’elle ne peut s’en soucier elle-même ; comment alors une personne pourrait-elle ne pas se reposer dans la confiance, la sérénité et le calme?
[Messé'h 'Hokhma - sur Ekev 10,20 ]

-> S’inquiéter de ce qui est passé est une folie, et s’inquiéter de l’avenir est déplacé, car il faut faire confiance au Créateur.
[Ralbag - sur Michlé 12,25 ]

-> La raison principale pour laquelle le Créateur a donné la Torah est que les hommes placent leur confiance en Lui, car la confiance totale est l’essence même de toute chose et englobe toutes les mitsvot.
[ Gaon de Vilna - sur Michlé 22,19 ]

Sachez qu’il faut juger chaque personne avec bienveillance. Même quelqu’un qui semble entièrement mauvais possède une petite part de bien ; en reconnaissant ce bien (en l'autre) et en le jugeant avec bienveillance, on fait en réalité ressortir davantage de bien en lui et on l’élève du côté du mérite.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1:282 ]

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[jugez positivement autrui a pour conséquence d'illuminer davantage de positif en cette personne. ]

Même au cœur de toutes les dissimulations, et même au sein de la dissimulation qui se cache au sein d’une autre dissimulation, le Créateur est pleinement présent.
Rien n’existe sans Sa force vitale et Sa vitalité ; sans elles, rien ne pourrait exister.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1:56 ]

 La gratitude et la louange sont le réceptacle qui permet de recevoir le bien.
Plus on les développe, plus on peut recevoir, car l’abondance est comme l’océan, et plus le réceptacle est grand, plus on peut y puiser.
[rav Yéhouda Ashlag - Shamati - maamar 117 - cité dans Haggadat HaSoulam - p.168 ]

Selon le Zohar (Bamidbar 117a), lorsqu’une personne bénit quelqu’un, elle doit le faire avec un "œil bienveillant" pour que la bénédiction se réalise.
Par "œil bienveillant", on entend qu’une personne se réjouit du succès d’autrui.
[Zéra Shimshon - Balak 22,6]

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[ainsi, on devra idéalement avoir la kavana de prier pour autrui, mais aussi de se réjouir par avance de ce qu'il pourra avoir (confiant en Hachem et heureux du bonheur d'autrui). ]

Nous prions chaque jour (à la fin de la Amida) pour que le Temple soit reconstruit et que chacun de nous reçoive sa part dans la Torah d'Hachem (ten 'helkénou béTorata'h).
Avec la reconstruction du Temple, le peuple juif se rassemblera, et la part de chacun dans la Torah s’unira à celui des autres, et ensemble, il y aura la perfection (chlémout).
[Sifté 'Haïm III, p.272]

Les ‘hévlé machia’h

-> Le Nétivot Shalom (Kountres ha'Harouga Alékha - Tsipita L'yéchoua 4) fait remarquer que, pendant la Shoah, le peuple juif a enduré dans leur intégralité les 'hevlé machia'h (les souffrances précédant la venue du machia'h), sans en omettre le moindre détail.
Puisque nous avons déjà subi les douleurs du machia'h, il ne fait aucun doute que chaque jour est désormais propice à l’arrivée du machia'h. Car après les douleurs de l’accouchement, la naissance est imminente.
Autrefois, quand quelqu’un disait : "Je m’attends à ce qu’il [le machia'h] vienne chaque jour", une question subsistait toujours : ne devons-nous pas d’abord subir les " 'hevlé machia'h"?
Cependant, dans notre génération, cette question est caduque. Le peuple juif a déjà acquitté la grande dette de ses souffrances et attend avec impatience l’arrivée imminente du machia'h.
Dans cette perspective, un juif de notre génération doit ressentir : "Je m’attends à ce qu’il vienne chaque jour", comme si "Il se tient derrière notre mur" (hiné zé omed a'har kotlénou - Shir haShirim 2,9).
Hachem attend que le peuple juif anticipe la Délivrance, car celle-ci sera renforcée par notre foi et notre attente.

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=> Le machia'h est comparé à un processus de naissance ('hevlé machia'h) qui s’accompagne de douleur (voir Yéchayahou 26,17, Rachi). Cependant, il s’achève dans la joie, à l’image du bonheur qui suit le travail de l’accouchement.

La première génération de la venue du machia'h, qui commencera à s’établir en terre d’Israël, préparera les besoins matériels du peuple juif ... Et lorsque la force matérielle de la nation sera établie, les qualités spirituelles intérieures se révéleront, et la Torah reviendra avec toute sa puissante lumière.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:88 ]

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-> Certains se demandent : qu’a fait notre génération pour mériter la rédemption?
La réponse est simple. Son mérite est d’avoir pris part à la plus grande de toutes les mitsvot, une mitsva qui équivaut à toute la Torah (le fait de résider en terre d'Israël). Elle a pris part à la rédemption du peuple juif.
En réalité, non seulement elle y a participé, mais elle y participe encore, et continuera d’y participer, sans un instant de répit, à la rédemption du peuple juif. C’est cette force divine qui l’élève et la conduit vers le salut.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 7:201 ]

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+ Qui possède la plus grande âme ?

-> Le néfech (l’élément physique de l’âme) des juifs non pratiquants qui sont profondément attachés aux affaires de la nation juive, à la terre d’Israël et au renouveau de son peuple, est plus accomplie que celle des juifs religieux qui ne partagent pas cette profonde préoccupation pour le peuple juif et pour l’édification de la terre d’Israël.
En revanche, le roua'h (l’élément spirituel de l’âme) de ceux qui sont religieux et suivent la Torah et les mitsvot est plus accompli.

La solution ne viendra que par le machia'h, qui unifiera le peuple juif. Le néfech des religieux sera réparée grâce au néfech accomplie que l’on trouve chez les non pratiquants, en ce qui concerne les questions relatives à la nation et à la dimension physique, comprises par l’intellect et les émotions humaines.
D’autre part, le roua'h des non pratiquants sera réparée grâce à l’influence de ceux qui sont religieux, observants de la Torah et forts dans la foi.
À la suite de tout cela, une grande lumière se répandra sur les deux groupes, et une transformation spirituelle holistique émergera dans le monde. Le peuple juif sera alors prêt pour la rédemption (guéoula).

Les plus grands justes, les âmes les plus profondes, agiront comme un canal unificateur par lequel passera la lumière d’une néfech corrigée de gauche à droite et la lumière d’un roua'h corrigé de droite à gauche. Ce n’est qu’alors qu’il y aura un grand bonheur.
[rav Avraham Kook - Orot - Hatékhiya 43]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/09/15/52016