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Une personne doit s'installer en terre d'Israël, même dans une ville habitée principalement par des païens, et non en dehors du pays, même dans une ville entièrement juive.
Cela nous apprend que le fait de résider en terre d'Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
[Tossefta - Avoda Zara 5,2]

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-> "Une personne doit toujours résider en terre d'Israël, même dans une ville habitée principalement par des non juifs, et elle ne doit pas habiter en dehors de la Terre, même dans une ville habitée principalement par des juifs.
Car quiconque habite en terre d'Israël est comme quelqu'un qui a un D., et quiconque habite en dehors d'Israël est comme quelqu'un qui n'a pas de D.
[Est-ce vraiment pour dire que] celui qui n'habite pas le pays n'a pas de D.? C'est plutôt pour vous dire que celui qui habite en dehors du pays est comme celui qui adore des dieux étrangers.
[guémara Kétoubot 110b]

-> Expliquant ce que le roi David (Téhilim 84,11) a voulu dire :
- selon Rav Tan'houm : "Maître de l'univers, même si j'ai des palais et des demeures en dehors d'Israël et seulement le pas d'un terre d'Israël, je choisirais [d'habiter] le pas d'une porte."
- selon Rav : "Même si je n'avais que des restes de caroubes à manger en terre d'Israël, je choisirais les restes [de caroubes]."
[Tan'houma - Rée 8 ]

-> Il vaut mieux habiter dans les déserts de la terre d'Israël que dans des palais en dehors d'Israël.
[midrach Béréchit rabba 39,8 ]

Confiance & crainte en Hachem

+ Confiance & crainte en Hachem :

-> Le rav Chakh raconta une fois, que durant les derniers jours de sa vie, le Grize de Brisk (qui décéda la veille de Yom Kipour) était malade et alité. Le rav Chakh mentionna alors devant lui la nécessité de se renforcer dans la confiance qu'Hachem trancherait favorablement notre jugement.
"Est-ce cela qui s'appelle la confiance en D., s'écria alors le Grize, alors que je n'éprouve aucune crainte? Qu'appelle-t-on "confiance en D."? C'est lorsque l'homme a réellement peur, et que malgré tout, il surmonte celle-ci grâce à sa confiance en Hachem."

Et de fait, nous devons tenir comme principe qu'il est impossible de craindre sans confiance en Hachem et il est impossible d'avoir confiance en D. sans crainte, car la crainte toute seule peut conduire l'homme à la dépression, et à l'inverse, la confiance sans crainte ne vaut rien et peut même amener l'homme à rejeter le joug Divin.
[rav Elimélé'h Biderman]

Chacun doit se réjouir de faire partie des serviteurs de Hachem et d'avoir reçu la Tora de vérité.
Il n'y a pas de plus grande joie au monde que de reconnaître l'un des millions de bienfaits d'Hachem qui nous protège.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,4]

Juifs = plus grands que les anges

+ Juifs = plus grands que les anges :

"Je vous ai portés sur les ailes des aigles" (Yitro 19,4).

-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) explique que les "aigles" dans ce verset font référence aux anges, comme le Zohar (Chémot 4b) le commente à propos du verset : "Les Bné Israël partirent de Ramsès, dans la direction de Souccot ; environ 600 000 voyageurs à pied" (Bo 12,37).
Pourquoi le verset dit-il : "environ 600 000" ? Pourquoi ne pas être précis sur le nombre?
En réalité, cela ne fait pas référence aux Bné Israël. Cela fait référence aux anges.

Il écrit :
"Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, les anges descendirent avec eux. Et lorsque les Bné Israël sortirent d’Égypte, tout comme 600 000 juifs sortirent, 600 000 anges sortirent avec eux.
Ces anges formaient le Camp de la Chékhina (présence Divine), qui servait à enseigner aux BnéIsraël qu’ils étaient eux aussi devenus le camp de la Chékhina, tout comme les anges.

De plus, lorsque nous réfléchissons à ce sujet, nous voyons que les Bné Israël sont encore plus grands que les anges, puisque les anges ont été contraints de descendre et de souffrir en Égypte pour eux. C’est là le sens du verset : "Je vous ai portés sur les ailes des aigles" : en référence aux anges, qui ont des ailes semblables à celles des aigles. Ils étaient avec vous en Egypte, et de là, vous devriez prendre conscience de votre propre grandeur, et reconnaître que Je vous ai fait devenir un camp de la Chékhina, tout comme les anges.

On peut comprendre ce verset comme assimilant la grandeur des Bné Israël à celle des anges, mais on peut aussi l’interpréter comme signifiant que les Bné Israël sont "sur les ailes des aigles", c’est-à-dire au-dessus d’eux, comme le montre le fait que les anges ont dû descendre en Égypte pour souffrir avec les Bné Israël.

La suite du verset, "Et je vous ai amenés vers Moi", peut être comprise comme une analogie avec une personne qui rend visite à un ami cher avec lequel elle aime passer du temps. C’est ainsi que Hachem est apparu devant les Bné Israël, face à face, révélant Sa gloire et Sa grandeur.
Tout cela avait pour but de leur montrer qu’Il avait éliminé les klipot qui les séparaient de Lui. Ces klipot n’avaient plus aucun pouvoir sur eux."

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-> Telle est la leçon du "fils qui ne sait pas comment demander" (lo yodéa lich'ol), pour lequel il nous est dit : "tu dois lui ouvrir". Cela fait référence à une personne qui trouve tout si sombre et si confus qu’elle ne sait même pas comment demander de l’aide. Elle erre, perdue, en dehors des frontières de la sainteté, et ne sait pas vers où se tourner.
Pour lui, la Haggadah de Pessa'h conseille : "Vous devez lui ouvrir" = rappelez lui que cette nuit-là, Hachem nous a ouvert les portes de l’esclavage et nous a rapprochés de Lui avec la plus grande affection.
"Je vous ai portés sur les ailes des aigles et je vous ai amenés vers Moi" (Yitro 19,4) en référence aux ailes des anges.
Dans Son amour pour nous, Hachem nous a élevés au-dessus du niveau des anges. Et tout cela alors même que nous n’avions pas les mérites pour en être dignes.

Et il en a toujours été ainsi à travers les générations. Où qu’un juif se trouve, quelle que soit la profondeur (spirituelle) dans laquelle il puisse sombrer, Hachem est toujours là pour lui, pour le porter sur les ailes des aigles et le ramener.
Cette reconnaissance est la porte de la sainteté, que nous devons ouvrir pour le "fils qui ne sait pas comment demander", afin qu’il puisse lui aussi mériter toutes les bénédictions saintes qui descendent en cette nuit.
[une force du yétser ara est de nous faire douter, de nous faire croire que nous ne sommes pas si importants, aimés, par Hachem (ex: t'as vu tes actes!). A Pessa'h nous devons fermer la bouche à de telles paroles, et nous renforcer dans la réalité de notre relation avec papa Hachem. ]
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Le Imrot Téhorot citant le rabbi Barou'h de Mézhibouzh (Likouté Maamarim) :
"Lorsque Hachem vit les Bné Israël enfoncés dans les profondeurs de la klipa en Egypte, dans Sa grande miséricorde et Sa bonté, Il n’attendit pas qu’ils provoquent un réveil d'en bas. Au contraire, Il bondit en avant (passa'h) pour leur ouvrir une brèche (pessa'h). Tout comme Il a délivrés nos ancêtres, ainsi Il nous délivrera d’un rachat éternel, bientôt et de nos jours, Amen."

Le kadich = ascenseur de notre prière

-> Le Kadich est récité en araméen. Le Kadich a le pouvoir de briser les forces puissantes de la sitra a'hara (forces du mal) et de les soumettre. Les klipot (forces extérieures représentant le mal) comprennent l'araméen. Lorsqu'elles entendent les louanges que le Kadich adresse à Hachem et à Son Saint Nom, elles sont immédiatement maîtrisées.

C'est pourquoi le Kadich est récité à chaque transition dans nos prières, lorsque nous passons d'un monde kabalistique à un autre (les quatre mondes : Atsilout, Yétsira, Béria et Assiya correspondent tous à différentes sections de Cha'harit, et à chaque transition de monde, le Kadich est récité) dans le but de soumettre les klipot et de les empêcher de prendre pied dans le monde supérieur et de s'élever ainsi au niveau suivant.

Le même principe s'applique dans le sens inverse, lorsque l'abondance céleste descend dans le monde. Nous récitons le Kadich après la Amida lorsque nous commençons notre descente avec l'abondance fournie par le Ciel. [la prière suit une progression jusqu'à un pic dans la Amida où nous sommes dans le monde céleste le plus élevé, en tête à tête avec Hachem (même les anges n'y ont pas accès), puis ensuite nous faisons le voyage inverse pour retourner dans ce monde. ]
Lorsque nous passons d'un monde à l'autre dans les deux sens, le Kadich empêche les klipot de prendre pied.

Le Kadich contient également 28 mots, commençant par "amen yéhé chémé" jusqu'à "daamiran béalma". [la guématria de koa'h (force - כח) est de 28]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé haSerad ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2024/02/28/la-amida

Il est impossible pour un juif d'être dévoué et loyal à ses pensées, méditations, idées et imaginations [spirituelles] en dehors d'Israël avec le même niveau qu'il a en terre d'Israël ...
Il est impossible pour le peuple juif de produire des créations exclusivement juives, dans le domaine de la pensée et dans toute la force de la vie et de l'action, ailleurs qu'en terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Orot - p.10 ]

=> Seul le fait de vivre en terre d'Israël permet à un individu juif, et à la nation [juive] dans son ensemble, d'atteindre la pleine mesure de leurs qualités uniques.

La gueoula par notre amour pour la terre d’Israël

Le catalyseur de toutes nos larmes à travers les générations est le mépris et le dégoût que nous avons manifestés à l'égard de la Terre [d'Israël]. Comme l'écrit le roi David : "ils se sont dégoûtés de la terre qu'ils chérissaient" (Téhilim 106,24).

L'antidote à ce problème et le moyen d'être rapidement délivré [de notre exil] est de montrer une grande émotion [ex: en la chérissant] et un fort désir pour la Terre [d'Israël].
[Chlah HaKadoch (Chaar Ha'Otiyot - Ot Kouf - 458) - citant le séfer ha'Harédim ]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2025/06/06/limportance-deveiller-des-sentiments-envers-la-terre-disrael ]

Retard de la gueoula par amour d’Hachem pour nous

Il y a une autre raison à la longueur du l'exil ; en vérité, c'est pour notre bien et par miséricorde abondante et [en prévision] d'innombrables bienfaits futurs. Hachem voit que le peuple juif accomplit la Torah et les mitsvot avec beaucoup d'efforts et de dépenses ... et pourtant, le peuple juif ne rejette pas [la Torah] ...
Il porte doublement le joug des mitsvot en raison des protections et des rigueurs supplémentaires qui ont été ajoutées à cause de l'affaiblissement des cœurs et du manque de compréhension ...
Chaque juif est diligent et strict envers lui-même. Tout cela montre le grand attachement que nous avons avec Hachem [malgré l'obscurité et les difficultés de l'exil] ...
Cela est particulièrement agréable pour Hachem, et c'est pourquoi Il a prolongé notre exil, car cela procure une grande joie à Hachem que Ses mitsvot et Sa Torah soient accomplies malgré la douleur et les difficultés.
[Shevet Moussar - chap.51 ]

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[ainsi, le fait que le machia'h tarde tant à venir peut être considéré positivement : Hachem est tellement en admiration, en amour, de chacune de nos actions (même les toutes petites) selon Sa volonté malgré l'obscurité et que Sa présence est si voilée.
Un juif attend avec impatience la venue du machia'h, car par amour pour Hachem il ressent la douleur d'Hachem d'être éloigné de Ses enfants, ainsi que le 'hilloul Hachem (lié à un semblant d'absence dans ce monde), même si individuellement il ne pourra plus obtenir de récompenses éternelles en faisant des mitsvot ou bien faire téchouva.
A l'inverse, (si l'on peut dire) Hachem est impatient de révéler Son amour pour chaque juif, de pouvoir être tout proche de Ses enfants adorés (les juifs), mais Il est tellement fier de nos actions actuellement, Il a envie que nos mérites augmentent (faisant qu'on pourra encore être plus proches de Lui, avec davantage de bénédictions éternelles), qu'Il repousse par amour la guéoula.
Ainsi, notre attente du machia'h met en avant une relation d'amour réciproque incroyable en Hachem et chaque juif! ]

Rabbi Elazar dit : Celui qui fait la charité en secret est plus grand que Moché.
[gadol aossé tsédaka besséter, yoter miMoché rabbénou - guémara Baba Batra 9b ]

Honorer ses parents = obtenir toute la bonté de ce monde et de l’autre

+ Honorer ses parents = obtenir toute la bonté de ce monde et de l'autre :

"Quiconque veut vivre une longue vie et qui veut la richesse, les biens, l'honneur et la vie dans ce monde, et beaucoup de vie dans le monde à Venir (olam aba), doit faire la volonté de son Père céleste et honorer son père et sa mère."
[midrach Yalkout Chimoni - paracha Vaét'hanan]

=> Que n'est-on pas prêt à faire comme ségoula pour avoir une bénédiction, une délivrance d'Hachem.
Or, Hachem (rapporté par nos Sages) affirme que le mérite d'honorer ses parents permet d'obtenir toutes les bonnes choses.
Pourquoi faire compliquer, alors que nous avons tout proche de nous (en notre sang, nos parents), la solution pour avoir une vie tellement meilleur!

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-> On raconte qu'un homme vint un jour voir le géant de la génération, le 'Hazon Ich, et lui dit qu'il lui était très difficile d'accomplir la mitsva du respect des parents (kiboud av va'em).

Le 'Hazon Ich lui a dit : "Vous devez savoir que la mitsva de kiboud av va'em est le défi ultime" [c'est le test ultime qui prouve la valeur d'une personne. ]