"Le peuple juif n'a été délivré d'Égypte que par la prière" (midrach Chémot rabba 38,4 )
Pas par la force. Pas par une stratégie d'une intelligence redoutable.
Seulement par la prière.
"Le peuple juif n'a été délivré d'Égypte que par la prière" (midrach Chémot rabba 38,4 )
Pas par la force. Pas par une stratégie d'une intelligence redoutable.
Seulement par la prière.
+ Quel corps sera ressuscité?
Le judaïsme soutient la croyance en la réincarnation et par conséquent une âme peut avoir vécu plusieurs vies dans des corps physiques différents.
La perspective de la résurrection soulève alors la question : quel est le corps qui sera ressuscité ?
Le Zohar (I - 131a ) de nous dire :
" Rabbi ‘Hizkia demanda : "Si tous les cadavres se relevaient de la poussière, que se passerait-il si un certain nombre de corps avaient partagé successivement la même âme ?"
Rabbi Yossi répondit : "Les corps qui n’étaient pas dignes et n’avaient pas atteint leur objectif seront considérés comme si ils n’avaient pas existé : de même qu’ils étaient tel un arbre desséché en ce monde, ainsi seront-ils considérés au moment de la Résurrection.
Seul le dernier qui a été planté fermement et qui a pris racine et a prospéré revivra."
=> L’homme sera ressuscité dans le corps dans lequel il aura atteint le plus haut niveau de perfection de sa personne.
+ Délivrance d'Egypte & Délivrance finale :
-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Soucca) enseigne que tous les Néviim (prophètes) prophétisent à l'unanimité que la Guéoula Cheléma s'inscrira en parallèle à la première guéoula, la délivrance d'Égypte.
Lorsque nous quittâmes l'Égypte, nous entrâmes dans un désert. De même, lorsque le machia'h viendra, le peuple juif devra également traverser un désert. Hachem guidera et soutiendra ces futurs voyageurs tout comme il le fit pour le peuple juif dans le désert.
Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - 'Hanoucca) avance même qu'une autre ouverture de la mer Rouge se produira à la venue du machia'h, car tous les événements de la sortie d'Egypte se répéteront.
En outre, tout comme Moché Rabbénou fut élevé dans le palais de Pharaon et finit par conduire le peuple d'Israël hors d'Égypte, de même le machia'h viendra d'Édom, et il détruira ensuite celui-ci et conduira le peuple d'Israël vers la liberté.
Le Nétifé Maïm va encore plus loin dans cette idée. Non seulement la Délivrance Finale se déroulera en parallèle avec la sortie d'Égypte, mais la Délivrance d'Egypte constitue le paradigme et la préfiguration de la Guéoula Cheléma. Par conséquent, tous les événements de la sortie d'Egypte rapprochent en réalité les jours du machia'h, car "maassé avot siman labanim".
-> Ainsi, la mitsva de raconter la sortie d'Egypte ne consiste pas seulement à rapporter l'histoire ancienne, mais aussi à lire et à réciter la préfiguration des miracles du futur.
Cette idée est véhiculée par les mots d'ouverture et de clôture de la Haggada.
En effet, celle-ci commence par Ha La'hma Anya, qui renferme la prière : "cette année, nous sommes ici ; l'an prochain, puissions-nous être en terre d'Israël" (achata aba léchana béar'a déIsraël). La dernière phrase de la Haggada proprement dite est dans la même veine : "l'an prochain à Jérusalem" (léchana abaa birouchalayim).
Le Séder de Pessa'h, une célébration de notre départ d'Égypte et de notre transformation en nation de Hachem, se termine par une requête pour le machia'h. C'est curieux, car nous nous attendons à ce que les remarques d'ouverture et de clôture de la Haggada reflètent les événements que nous commémorons actuellement.
À la lumière de ce grand principe, nous pouvons comprendre pourquoi celles-ci sont parfaitement appropriées pour la Haggada.
Les événements de la sortie d'Égypte ne sont pas seulement des événements ponctuels, mais plutôt une préfiguration de notre Délivrance Future. Le but de la soirée est "léavi limot amachia'h", de rapprocher les jours du machia'h.
Ainsi, nous commençons et terminons la Haggada par cette même requête, en demandant à Hachem de répéter ces événements spécifiques et d'amener rapidement le machia'h de nos jours. Nous implorons Hachem de permettre aux événements de la guéoula dont nous discutons au Séder d'atteindre pleinement leur objectif et d'actualiser notre Délivrance Finale.
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-> L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]
-> Il n'y aura jamais de génération comme celle de la sortie d'Egypte jusqu'à la venue du machia'h"
[Zohar]
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+ Hachem reproduira les Plaies :
-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Pessa'h) explique comment chacune des Plaies avec lesquelles Hachem trappa leségyptiens sera infligée contre Edom dans les jours précédant la venue du machia'h.
Hachem fit en sorte que les eaux d'Égypte se transforment en sang, et cela se reproduira, car Il frappera également Edom avec la plaie de Dam (sang). Cette idée est évoquée dans le verset : "Je ferai des prodiges dans les cieux et sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée" (Yoël 3,3).
Les égyptiens souffrirent de la cacophonie de la Maka de Tsefardéa (grenouilles), et Aram devra également faire face à des sons horribles et effrayants. Le prophèteYéchayahou fait référence à cela : "Le bruit du tumulte vient de la ville, un son du Sanctuaire : le son de Hachem payant leur salaire à Ses ennemis" (Yéchayahou 66,6).
La palie des animaux sauvages, sera également reproduite, et elle est référencée dans le verset : "C'est le pélican et le hibou qui en prendront possession ; la chouette et le corbeau en feront leur demeure (Yéchayahou 34,11).
Rabbénou Bé'hayé passe en revue toutes les laies de la série, démontrant que chacune reviendra dans les Temps Futurs (lors de la guéoula finale).
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=> De quelle manière toutes les Plaies seront-elles répétées?
-> Le séfer Pardess Yossef pose une question difficile concernant l'affirmation de Rabbénou Bé'hayé. En décrivant la palie de Arbé (sauterelles), la Torah nous informe : "Et après cela, il n'y aura plus son égal" (véa'harav lo yiyé kén - Bo 10,14).
[voir Rachi (Bo 10,14), comparant les sauterelles du temps du prophète Yoel à celles d'Egypte. ]
De même, en ce qui concerne la plaie des premiers-nés, la Torah rapporte : "comme cela, il n'y en aura plus jamais" (vékamo'ou lo tossif - Bo 11,6) ; il n'y aura plus jamais de cri, de me, tel qu'il y en eut durant la Makat Békhorot.
La Torah déclare explicitement que ces phénomènes ne se répéteront pas. Hachem ne fera plus jamais réapparaître ces deux plaies.
Comment, demande le Pardess Yossef, Rabbénou Béhayé peut-il affirmer que toutes les plaies se reproduiront, alors que la Torah déclare clairement que ces deux plaies-là ne se répéteront jamais?
Le Pardess Yossef cite l'Admuor Mé'Homré Emounim, qui explique que même si Hachem reproduira en fait les plaies sur les nations du monde au moment de la Guéoula Cheléma, ces deux plaies spécifiques seront des exceptions. Elles ne se répéteront pas, car elles seront inutiles.
En Égypte, la plaie de Barad (grêle) cessa avant d'être achevée. Les grêlons de feu restèrent suspendus dans le ciel à la fin de la plaie.
Lorsque Moché demanda à Hachem de mettre fin à la plaie, ces projectiles cessèrent de tomber ; ainsi, toute la destruction prévue n'eut pas lieu. Certaines cultures censées être détruites par le Barad furent épargnées.
Pour achever la destruction des cultures, Hachem envoya alors la plaie des sauterelles. Ainsi, cette plaie avait un but précis: terminer ce que la grêle avait commencé. En fait, lorsque Moché avertit Pharaon de la plaie imminente des Sauterelles, Moché mentionna explicitement qu'elles consommeraient tout ce qui restait après le passage de la la plaie de la grêle (Bo 10,5).
Lorsque la grêle réapparaîtra dans le futur, elle continuera jusqu'à ce que sa mission de dévastation et de destruction soit achevée.
Comme elle aura entièrement accompli sa tâche, les Sauterelles deviendront inutiles, et donc cette plaie ne se reproduira pas.
La plaie des premiers-nés sera tout aussi inutile au temps de la Délivrance Finale. Le prophète Ovadia nous rapporte que toute la nation d'Edom périra : "Il n'y aura pas de survivant dans la maison d'Essav" (vélo yiyé charid lévét Essav - Ovadia 1,18).
Dans le bouleversement qui aura lieu à l'époque du Machia'h, il ne sera pas nécessaire de tuer les premiers-nés édomites, car il n'y aura pas de survivants.
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=> Que nous importe le nombre de plaies qu'il y eut?
-> La révélation de Rabbénou Bé'hayé selon laquelle les Plaies seront reproduites à la venue du machia'h nous livre également un aperçu sur une autre partie de la Haggada.
Dans Maguid, un débat sur le nombre de plaies qu'infligea Hachem sur les "gyptiens est mentionné.
Rabbi Yossé HaGlili est d'avis qu'il y eut 10 Plaies en Égypte et 50 à la Mer des Rouge.
Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva ne sont pas d'accord, affirmant respectivement qu'il y eut quarante ou cinquante plaies en Égypte et cinq fois plus à la Mer Rouge.
Pour quelle raison ces Tannaim contestent-ils le nombre de plaies infligées aux Égyptiens? Quelle différence cela nous fait-il de connaître le nombre exact de plaies s'étant produites il y a si longtemps?
La réponse se trouve dans l'idée exposée par Rabbénou Bé'hayé. Nous ne commémorons pas seulement l'histoire ancienne, mais nous attendons aussi avec impatience les miracles futurs en faveur de notre peuple.
Étant donné que les Plaies ayant affligé les égyptiens se reproduiront à l'avenir lorsque le machia'h viendra, une connaissance précise du nombre exact de plaies auxquelles ils furent confrontés nous permettra d'anticiper ce qui se passera dans le futur.
Il nous incombe de déterminer ce nombre précis, car elles se reproduiront toutes.
"Que Israël se repente ou non, lorsque le ketz arrive, il est immédiatement délivré, comme il est dit : "Je suis le Seigneur ; en son temps, je le hâterai".
[midrach Tan'houma - Bé'houkotaï 3]
+ Réflexion sur notre désir de la venue du Machia'h ...
Le Ramban (Dévarim 30,6) écrit :
"Au temps du Machia’h une personne n’aura pas de désir [pour le mal] ; mais elle fera naturellement ce qui est juste.
Il n’y aura donc ni mérite ni démérite [pour ses actions], car le mérite et le démérite sont fonction du désir."
=> Pourquoi vouloir la venue du Machia'h s'il ne sera plus possible alors de recevoir de "récompense" pour nos actes?
Le Rabbi Yitzchak Berkovits a dit à ce sujet :
"Après la rédemption, la clarté sera tellement grande qu’il n’y aura plus de défi.
Il semble que demander la rédemption est l’opposé du but de la vie. Il semble qu’on se dérobe complètement, comme si nous disions : "Assez de faire ces choix difficiles !"
Nous ne demandons pas le Machia'h pour rembourser nos dettes, ou régler tous nos dilemmes.
La réponse est que lorsque nous demandons la rédemption, nous la demandons pour "la rédemption pour la gloire de Ton Nom, גאולה למען שמך" (comme nous le disons dans les prières de Roch Hachana).
Afin que tout le monde Te reconnaisse, et se débarrasse de la plus grande profanation de la Divinité qu’il y ait : le manque de conscience qu’a l’homme de son Créateur.
Demander Machia’h contient en fait un élément de sacrifice pour nous : nous abandonnerons toute la joie du choix, du challenge et du développement personnel pour que la rédemption Le révèle."
Le but ultime de l’ère messianique est que le monde entier reconnaisse que c’est D. qui a créé, qui supervise et dirige le monde et que notre existence dépend de lui.
=> En souhaitant la venue du Machia'h, nous exprimons à D. qu'on est prêt à sacrifier notre situation actuelle (avec toutes les récompenses qu'on pourrait potentiellement avoir), par amour pour Lui, pour que la grandeur de Son nom resplendisse comme elle devrait.
[Ayons (b"h), chacun à son niveau, une attitude en adéquation avec cette envie de venue dès que possible du Machia'h, selon le principe que l'acte le plus simple vaut plus que la pensée la plus élaborée ...
Montrons à D. par nos actes que nous souhaitons la guéoula au plus vite!!]
+ Parabole de notre état sans le Machia’h …
(Objectif Machia'h)
Rabbi Chimon Schwab donne une belle parabole de notre état sans le Machia’h, ainsi que de notre inconscience de la situation dans laquelle nous nous trouvons.
"Imaginez que vous êtes à un mariage.
Tout le monde est bien habillé, l’orchestre joue, les photographes n’arrêtent pas, le buffet est merveilleux.
Tout le monde passe un moment grandiose.
Une seule chose manque : la jeune mariée n’a pas montré le bout de son nez.
Qu’importe l’attractivité du cadre, la plupart d’entre nous réalise qu’un mariage sans mariée n’en n’est pas un.
Et bien, un monde sans le Machia’h est comme un mariage sans mariée.
Il n’y a qu’une différence : nous ne réalisons même pas l’absence de la jeune mariée ... "
+ Les actes de bonté = un excellent moyen permettant d’accélérer la venue du Machia’h …
(Objectif Machia'h)
"Si vous demandez : "Qu’avons-nous gagné à être libéré de l’Egypte, nous sommes de retour en exil ! "
Seulement, la différence est que lorsque nous étions asservis en Egypte nous n’avions pas la capacité d’accélérer notre rédemption ; cependant, dans cet exil nous pouvons l’achever à travers les actes de bonté.
C’est pourquoi [au début du Séder de Pessa’h nous convions des invités à notre table en disant] : "Que celui qui a faim vienne et joigne le Séder."
Par ce mérite [nous pouvons reconstruire le Temple] et être : "L’année prochaine à Jérusalem !" "
[le 'Hatam Sofer - commentant le : "A La’hma Anya" de la Haggada de Pessa'h]
+ La venue du Machia’h : c’est entre nos mains !
(Objectif Machia'h)
"Et si vous vous demandiez, que devrions-nous changer, comment pourrions-nous nous préparer pour la venue du Machia'h ?
Je répondrais et je dirais que D. n’attend pas de nous de grandes réalisations et de grandes choses que nous ne pouvons atteindre.
Chaque personne doit plutôt aspirer à accomplir ce qui est dans ses capacités.
[…]
Nous devons nous préparer de toutes les manières possibles pour la venue du Machia'h ; chacun d’entre nous doit renforcer sa résolution de s’analyser et d’améliorer complètement ses actions devant D., afin que nous méritions de révéler l’honneur de D. dans le monde selon Sa volonté, rapidement, de nos jours."
[le 'Hafetz 'Haïm - Za’hor LéMyriam - Chapitre 18]
+L’incroyable pouvoir du moindre effort spirituel dans notre génération …
(Objectif Machia'h)
Le Rabbi Eliyahou Dessler écrit dans son Mi’htav MéEliyahou :
"Quel est l’avantage de notre exil ; notre génération grandit de plus en plus en dehors de tout contact avec la spiritualité, comment le redressement du monde est-il possible ?
La vérité est que du fait de l’éloignement grandissant des générations, le moindre engagement dans l’étude de la Torah et des mitsvot sanctifie considérablement le Nom de D.
[ Le ‘Hida (Sefer Brit 'Olam) cite la question du Rav ‘Haïm Vital à son maître le Arizal : "Nous savons que la sainteté des Tanaïm et des Amoraïm était stupéfiante et que notre génération ne vaut qu’un millième en comparaison (quel effet, cette sainteté, peut-elle donc avoir pour nous rapprocher de la venue de Machia’h) ?
Le Arizal répondit : "Maintenant la force de la Sitra A’hra (mal) est grande, et le peu qui est accompli maintenant est considéré par D. comme comparable aux grands actes accomplis par les Richonim !" ]. "
+ Le but ultime de la paix et de la prospérité = faciliter la promulgation de la conscience/connaissance de D.
(Objectif Machia'h)
Le Rambam (Hilkhot Méla'him 12,5) nous décrit l'époque du Machia'h :
"En ce temps, il n’y aura ni famine, ni guerre, ni jalousie ou compétition.
La générosité abondera, et toutes sortes de délicatesses seront à la disposition de tous.
La tâche du monde entier sera purement et simplement de connaître D.
Le peuple juif aura une sagesse exceptionnelle et comprendra les secrets les plus profonds de l’existence.
Il parviendra à la connaissance de son Créateur autant qu’il est humainement possible, comme le dit le verset : "La terre sera remplie de la connaissance de D., comme l’eau couvre le fond de l’océan" (Yéchayahou 11,9). "