Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Jérusalem dans ce monde, n'est pas comme Jérusalem dans le monde à venir.
Dans ce monde, tout celui qui souhaite monter à Jérusalem peut le faire, mais dans le monde à venir, uniquement ceux invités pourront s'y rendre.
[guémara Baba Batra 75b]

-> Le 'Hatam Sofer dit que la source de cela provient du verset : "Revêts tes habits de fête, ô Jérusalem, ville sainte! Car désormais personne d'incirconcis ni d'impur n'entrera plus chez toi" (Yéchayahou 52,1)

=> Dans le futur, qui empêchera l'entrée à Jérusalem?

Le 'Hatam Sofer répond qu'il n'y aura pas de gardes à ses portes, mais c'est l'intensité de la sainteté de la ville qui ne laissera pas s'approcher toute personne qui n'est pas méritante.
C'est ce que nos Sages signifient lorsqu'ils disent (guémara Baba Batra 75b) que dans le futur Hachem élèvera Jérusalem à une hauteur de 3 parsaot (soit environ 13km!).

Le verset écrit : "Qui sont ceux-ci, qui volent comme une nuée, comme des colombes vers leurs colombiers?" (Yéchayahou 60,8).
Selon le 'Hatam Sofer, ceux qui viendront à Jérusalem n'auront pas des ailes réelles, mais plutôt des "ailes d'accomplissements" = [elles seront portées] par ceux qui se seront rendus dignes [par leur comportement dans ce monde].
Par contre ceux qui n'ont pas de telles ailes n'auront pas la possibilité de monter à la ville sainte, Jérusalem.

['Hatam Sofer al haTorah (Vayikra p.88)]

"Le Temple est supérieur/plus élevé que toute la terre d'Israël, et la terre d'Israël est supérieure/plus élevée que toutes les autres terres."
[guémara Kiddouchin 69a]

-> Le Maharcha ('Hiddouchei Aggadot Kiddouchin 69a) commente :
La raison est que la terre d'Israël est plus sainte que toute les autres terres, et que le Temple est plus saint que le restant de la terre d'Israël.
Ce qui est plus saint est désigné par : "au-dessus", et ce qui est matériel fait référence à : "en-dessous".

-> Le 'Hatam Sofer (dans ses Chéélot ouTéchouvot - Yoré Déa 234) enseigne :
Il y a des pays qui sont plus haut en altitude, mais le monde est rond comme une balle, faisant qu'une personne peut tourner le globe et décider aléatoirement du point le plus élevé.

Puisque le Temple est le lieu à partir duquel tout le restant du monde a été créé (guémara Yoma 54b), et qu'il est également le centre du monde (Rachi sur la guémara Méguila 15b), la terre d'Israël et le Temple sont considérés comme l'endroit le plus élevé du globe.

La terre d'Israël est appelée la "terre des vivants" (artsot a'haïm), tandis que l'exil est appelé la "tombe".

['Hatam Sofer al haTorah - paracha Vayéhi]

[Grâce à D., les conditions en exil sont actuellement très agréables, au point de nous faire oublier que l'épanouissement d'un juif ne peut se faire pleinement que sur sa terre.
En comparaison, en dehors d'Israël, nous sommes comme morts spirituellement parlant!]

"L’air de la terre d’Israël rend sage" (guémara Baba Batra 158b)

<--->

-> "Nous devons nous rappeler que bien que l'on puisse devenir plus sage [en Israël], notre yétser ara [y] devient également plus sage."
[Rabbi de Satmar - Rabbi Yoël Teitelbaum]

[puisque la terre d'Israël nous donne les capacités d'être spirituellement beaucoup plus élevés qu'ailleurs, par respect du principe de libre arbitre, le yétser ara reçoit également davantage de forces pour nous faire chuter.]

<--->

-> Le rav Avraham Azoulai (grand-père du 'Hida) écrit ('Hessed léAvraham) que l'air de la terre d'Israël est préparé pour la sainteté et le service d'Hachem, c'est pourquoi la Présence Divine (Ché'hina) réside dans l'air de la terre d'Israël.

En hébreu, le mot : "air" se dit "avir" (אויר). Et en réarrangeant les lettres, on a : "or Hachem" (la lumière d'Hachem - אור י) = le message est que l'air de la terre d'Israël contient la lumière d'Hachem.
En effet, la guémara enseigne : "L’air de la terre d’Israël rend sage".

<--->

-> Rabbi Yéhouda haLévi écrit : "Revigorant pour les âmes est l'air de Ta Terre" ('hayé néchamot, avir artsé'h).
Le simple fait de respirer l'air de la terre d'Israël imprègne l'âme de propriétés vivifiantes.
L'air d'Israël infuse de la sainteté, permettant à une personne de vivre une existence spirituelle.

Dans son Séfer Kouzari, rabbi Yéhouda haLévi développe beaucoup le concept que l'air de la terre d'Israël soutient l'âme.
Tout comme le corps a besoin d'oxygène, l'âme a besoin d'un air spirituel délicat et raffiné.
En terre d'Israël, lorsqu'une personne inhale une bouffée d'air, elle respire une substance spirituellement puissante. L'atmosphère d'Israël est imprégnée de roua'h haKodech (esprit saint).

<--->

-> D’où lui vient cette faculté unique (que l'air de la terre d’Israël rend sage)?

D’après le Gaon de Rogotcheve (Tsafnat Panéa’h, Téroumot chap. 3), c’est à Moché lui-même qu’on le doit.
Il explique que peu avant son décès, Moché fut invité à : "monter sur la hauteur des Avarim pour contempler le pays" (Bamidbar 27, 12).
En contemplant la Terre d’Israël, Moché y insuffla un apport de sainteté.

Et comme toutes les œuvres du prophète perdurèrent à jamais (comme le disent nos Sages, guémara Sota 9), son regard persista en cela que l’air de la terre octroie à jamais une sagesse supplémentaires à ses habitants.

<--->

-> Moché a supplié Hachem de pouvoir rentrer en terre d'Israël, et le midrach (Dévarim rabba 11,1) nous enseigne que Moché a même demandé à Hachem que s'il ne pouvait pas entrer en tant qu'humain alors qu'il puisse au moins entrer en Israël en tant qu'un animal ou un oiseau qui peut manger l'herbe et boire l'eau d'Israël.

Selon la guémara (Sota 14b), Moché voulait entrer en terre d'Israël afin d'y réaliser les mitsvot que l'on ne peut accomplir que sur cette terre.
=> En quoi le fait d'être un animal ou un oiseau aurait permis cela?

Le rav Moché Feinstein (Darach Moché - Vaét'hanan) explique que le désire de Moché nous enseigne quelque chose de fondamental. Il y a un énorme avantage spirituel à simplement exister en terre d'Israël, même sans avoir la possibilité de réaliser des mitsvot.

-> "Laisse-moi traverser, je T'en prie (é'ébéra na - אֶעְבְּרָה נָּא), que je voie le bon pays qui est de l'autre côté du Jourdain, cette bonne montagne du Lévanon" (Vaét'hanan 3,25)
Le Panéa'h Raza écrit que le Jourdain (Yarden) faisait 50 coudées (amot) de largeur.
Moché a demandé : "Laisse-moi traverser, je T'en prie (é'ébéra na - אֶעְבְּרָה נָּא). On a "na" (נָּא) qui peut dire "je T'en prie", mais aussi sa guématria soit : 51, ce qui rend le verset ainsi : "laisse-moi traverser [une distance de] 51 [amot]".
Ainsi, Moché suppliait Hachem de pouvoir entrer en Israël même d'une distance de 1 seule coudée (ama).
[en allusion dans le mot נָּא (soit : 51) moins la largeur de 50 du Jourdain]

La guémara (Shabbat 118a) dit : "Quiconque se réjouit du Shabbat, Hachem lui accorde une part sans limite."
Quelle est cette part sans limite que nous mériterons grâce à notre observance du Shabbat?

La part illimitée fait référence à la terre d’Israël.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,10 ]

-> La Présence Divine n’a jamais, et ne quittera jamais le Kotel.
[ex: midrach Chémot rabba 1,2 ; midrach Bamidbar rabba 11,2 ; midrach Chir haChirim rabba 2,22]

-> Hachem dit au sujet d’un orgueilleux : "Moi et Lui, nous ne pouvons pas demeurer ensemble!"
[guémara Sotah 4b]

=> Partout dans le monde, dès qu'une personne devient orgueilleuse, alors Hachem va la quitter.
En effet, il ne peut y avoir que l'un ou l'autre : soit D., soit de l'orgueil!
Cependant, l'exception à cette règle se trouve au Kotel, où la Présence Divine y réside toujours.

==> Ainsi, le rav Karelenstein affirme que d'une certaine façon au Kotel, l'orgueil est forcée de partir, ce qui entraîne le fait que tout visiteur ressent naturellement davantage d'humilité en ce lieu.

Nos Patriarches n’ont été des chars d’Hachem que lorsqu’ils étaient en Israël

+ Nos Patriarches n'ont été des chars de la Présence Divine que lorsqu'ils étaient en terre Israël :

"Hachem s'éleva d'au-dessus de lui à l'endroit où Il lui avait parlé" (Vayichla'h 35,13)

-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 47:8) commentent que le terme "s'éleva" (vayaal) nous enseigne que les Patriarches étaient un véritable char pour la Présence divine, c'est-à-dire que chacun de leurs mouvements était le reflet de la volonté de D.
[le fait que D. "se soit levé d'au-dessus d'eux" implique que Sa Présence s'est, pour ainsi dire, reposée sur eux, les dirigeant comme un cavalier dirige le char qu'il occupe.]

Cependant, ce n'est qu'en terre d'Israël que les Patriarches ont été à ce point soumis à la volonté d'Hachem, qu'ils ont pu être appelés le char de D.
[cela témoigne de la grandeur de nos Patriarches et de la terre d'Israël]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

"Jérusalem : lumière du monde"

[midrach Béréchit rabba 59,8 - Yérouchalayim oro chél olam]

"Retirez de votre cœur cette fausse croyance qu'on a plus de bénédictions en dehors de la terre [d'Israël]."

[Alshich haKadoch (1508 - 1593) - Dévarim 28,1-11]

Hachem dit : "Un petit groupe [de personnes] en Israël M'est plus cher que le grand Sanhédrin en dehors de la terre [d'Israël]."

[guémara Yérouchalmi Sanhédrin 1,2]