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Sagesse en terre d’Israël

+ Sagesse en terre d'Israël :

-> La guémara (Kidouchin 49b) déclare : "Dix kavim (mesure) de sagesse sont descendus dans ce monde. Neuf d'entre elles ont été prises par la terre d'Israël, et le dernier kav a été divisé entre les autres terres du monde".

-> Le Ben Ich 'Haï (dans son Ben Yéhoyada) demande pourquoi nos Sages ont utilisé le nombre dix et non un autre nombre ayant le même rapport.
En outre, pourquoi nos Sages ont-ils utilisé la mesure du kav plutôt qu'une autre mesure?

Il souligne que chaque fois que nos Sages discutent de la question de l'abondance descendue dans ce monde, ils l'illustrent toujours par le nombre dix.
Un autre exemple se trouve dans les Pirké Avot, où la Mishna enseigne que le monde a été créé par dix paroles. La raison en est que le nombre dix correspond aux dix séfirot, ou sphères d'influence, par lesquelles Hachem fait descendre l'abondance dans ce monde.

En ce qui concerne l'utilisation de la mesure du kav, le Ben Ich 'Haï explique qu'un kav a la taille de 48 olives. Cela correspond aux 48 attributs énumérés dans les Pirké Avot qu'une personne doit acquérir pour vraiment obtenir une portion de la Torah.

Le symbolisme de l'olive, conclut le Ben Ich 'Haï, nous enseigne qu'il ne suffit pas d'acquérir les 48 attributs qui mènent à la Torah. Pour acquérir véritablement la Torah, il faut être dégoûté du matérialisme au point d'en ressentir de l'amertume, tout comme l'olive est amère.

-> Le Maharal va encore plus loin. Dans la guémara ci-dessus, nos Sages nous enseignent que la terre d'Israël est réputée pour son air, qui est propice à la sagesse.
Cela ne fait pas référence à la connaissance et à la compréhension du monde. Cela signifie plutôt que la terre d'Israël a une affinité particulière avec la sagesse de la piété et de la spiritualité.
Le fait d'être dehors d'Israël ('houts laarets) est associé au matérialisme, mais la terre d'Israël est sainte. Elle est donc associé à la sagesse, qui va toujours de pair avec la sainteté.

Davantage de dépendance à Hachem en terre d’Israël

+ Davantage de dépendance à Hachem en terre d'Israël :

-> En terre d'Israël, la Providence Divine (hachga'ha) est ressentie plus vivement que dans n'importe quelle autre terre. En fait, nous constatons que ce phénomène a été le motif profond derrière la faute des explorateurs (méraglim).
Ils comprenaient que l'implication d'Hachem dans leur vie personnelle augmenterait lorsque les Bné Israël atteindraient terre d'Israël et ils cherchaient à éviter cela, comme nous allons l'expliquer.

Le verset dit : "Vos cadavres resteront dans ce désert, vous tous qui avez été dénombrés, tous tant que vous êtes, âgés de vingt ans et au-delà, parce que vous vous êtes plaints contre Moi.
Vous n'entrerez pas dans la terre sur laquelle J'ai levé la main en jurant de vous y installer, à l'exception de Kalev ben Yéfouné et de Yéhochoua bin Noun" (Chéla'h Lé'ha 14,29-30).

Le Nétsiv de Volozhin se demande pourquoi la Torah mentionne-t-elle dans ce verset que Yéhochoua et Kalev ne faisaient pas partie de la rébellion. Après tout, leur absence d'implication dans la faute des méraglim est claire dès le début du passage, qui décrit en détail comment ils ont essayé de calmer la rébellion et de parler du grand mérite d'hériter de la terre d'Israël.
Le Nétsiv donne une réponse surprenante à cette question. On aurait pu penser que malgré leurs bonnes intentions, Yéhochoua et Kalev étaient en fait complices de la rébellion.

Le Nétsiv suggère que la principale plainte de la nation était qu'elle ne voulait pas que ses moyens de subsistance dépendent directement d'Hachem.
Ils ne voulaient pas d'une relation aussi intense avec Lui, dans laquelle ils devraient compter sur Lui seul pour leur subsistance.
Lorsque Yéhochoua et Kalev ont dit aux Bné Israël (v14,9) : "Ne vous rebellez pas contre Hachem. Vous ne devez pas craindre le peuple de ce pays, car il est notre pain", ils transmettaient le message qu'en terre d'Israël, la bataille pour la terre dépendrait principalement de l'aide divine plutôt que de leur propre capacité à se battre.
Lorsque le peuple entendit cela, il n'apprécia pas l'idée d'être aussi dépendant d'Hachem et sa rébellion ne fit que s'intensifier.

La Torah nous dit que, bien que la réponse de Yéhochoua et de Kalev ait attisé la rébellion au lieu de l'étouffer, ils avaient fait ce qu'il fallait en soulignant la vérité sur la Terre sainte.

Nous voyons donc que le véritable motif de la rébellion des méraglim était leur prise de conscience du fait que ce n'est qu'en terre d'Israël qu'une personne a une relation aussi étroite et intime avec Hachem, ce qui la rend constamment dépendante de Lui.
Les espions (méraglim) trouvaient cela trop intimidant pour être supporté.

Une faute est plus grave en Israël

+ Une faute est plus grave en Israël :

-> Rabbi Hershele de Teveria, qui était un petit-fils du Baal Shem Tov, vint un jour rendre visite au saint rabbi de Rouzhin. Le rabbi de Ruzhin commença la réunion en interrogeant son invité sur les moindres détails de ce qui se passait en Terre Sainte. Le Rabbi n'était pas prêt à renoncer à la moindre nouvelle, jusqu'à ce que son invité, Rav Hershele, lui parle d'une querelle entre deux tailleurs dans une certaine synagogue.
"Hélas, répondit le Rabbi, c'est exactement ce que je cherchais. La raison de mon inquiétude est qu'une querelle en Terre Sainte, même entre deux personnes simples, crée un plus grand tumulte au Ciel qu'une querelle entre deux très grandes personnes en dehors d'Israël".

Terre d’Israël & prophétie

+ Terre d'Israël & prophétie :

-> Le lien direct des juifs avec Hachem est si important en terre d'Israël que c'est seulement là que la prophétie peut être atteinte. Le verset dit : "Un prophète du milieu de toi, de tes frères, comme moi, sera établi par Hachem, ton Dieu, pour toi. Vous l'écouterez" (Choftim 18,15).

Le Sifri déduit des mots "du milieu de toi" (mikirbé'ha) que seule une personne résidant en terre d'Israël sera envoyée par Hachem pour être prophète. C'est seulement là que l'on peut atteindre un lien avec Hachem suffisamment étroit pour lui permettre de faire l'expérience de la prophétie. Ce n'est que là que la Présence divine peut reposer sur lui.

La guémara (Moed Kattan 25a) décrit les événements qui se sont déroulés lors des funérailles de Rav Houna. Rav Abba a fait son éloge en disant : "Notre maître était digne que la Présence divine repose sur lui ; c'est seulement sa résidence à Bavel (en Babylonie) qui l'en a empêché, car la Présence divine ne repose sur aucun individu en dehors de la terre d'Israël".
Rav Na'hman bar 'Hisda a mis en doute cette affirmation, car le verset (Yé'hezkel 1,3) indique explicitement que le prophète Yé'hezkel a reçu une prophétie alors qu'il se trouvait dans le "pays des Kasdim". Il est clair, dit-il, que la Présence divine repose sur une personne en dehors de la terre d'Israël.

La guémara rapporte que lorsque Rav Na'hman posa cette question, son père, Rav Hisda, lui donna une tape sur sa sandale et lui dit : "La parole avait déjà été donnée au prophète Yé'hezkel".
Le Ran et Rachi expliquent tous deux que, puisque la Présence divine reposait déjà sur lui lorsqu'il était en terre d'Israël, elle ne s'est pas éloignée de lui lorsqu'il est parti en dehors d'Israël.
Ce n'est que parce qu'il était déjà imprégné de la sainteté de la terre d'Israël qu'il a pu continuer à prophétiser alors qu'il se trouvait en dehors d'Israël.

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=> on peut retirer de cela que par le fait d'être en terre d'Israël on a forcément davantage de sainteté, et donc un lien de proximité accru, qui peut se manifester chez certain par une type de prophétie.

"La renaissance du désir de la nation dans son ensemble de retourner à sa Terre (Israël), à sa véritable identité, à son esprit et à son caractère, en vérité, la lumière de la téchouva brille en cela".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 17,2 ]

=> Le fait de venir résider en terre d'Israël est un acte de téchouva, de retour à ses racines, individuellement comme collectivement (nation juive).

Hachem a séparé la terre d’Israël du reste du monde car chaque (autre) terre a un ange (responsable) au-dessus d'elle.
La Terre Sainte n’a cependant pas d’ange, comme il est dit : "une terre dont Hachem s’enquiert".
De plus, la Israël est la part d'Hachem, et par conséquent, même si les 70 anges (des nations) prononcent un décret contre Israël, Hachem abolit leur décret.
[Arizal - séfer haLikoutim 430 ]

Les prières des juifs qui ne désirent pas vivre en terre d’Israël et ne font aucun effort pour y vivre sont défectueuses : "Nos paroles "Qui rétablit Sa présence à Sion" et "Prosternez-vous devant Sa Montagne Sainte" sont comme le gazouillis des oiseaux, car nous disons ces choses sans intention sincère."
[Kouzari 2,24]

La terre d’Israël nous protège

+ La terre d'Israël nous protège :

-> Hachem veut que le peuple juif réside en terre d'Israël afin qu'il soit en sécurité même lorsqu'il n'étudie pas dans la Torah.
Lorsque quelqu'un fait des efforts pour étudier la Torah, la Torah le protège, mais lorsqu'il fait une pause dans son étude, il a besoin d'une protection supplémentaire. [cela est valable en Israël et en dehors]
En terre d'Israël, cependant, même lorsqu'une personne n'étudie pas la Torah momentanément, elle mérite cette protection supplémentaire.

=> Nous pouvons en déduire que ceux qui habitent en Israël ont un mérite particulier. Même lorsqu'ils sont assis sans rien faire au lieu de s'engager dans l'étude de la Torah, le mérite de la terre les enveloppe de la même protection que l'étude de la Torah.
[Nétsiv - Réé 15,4-5]

Terre d’Israël & être parmi ceux qui aiment Hachem

+ Terre d'Israël & être parmi ceux qui aiment Hachem :

-> La guémara (Béra'hot 5a) affirme, au nom de Rabbi Shimon bar Yo'haï, que Hachem a accordé trois "bons cadeaux" au peuple juif, qui ne peuvent tous trois être acquis que par la souffrance. Il s'agit de : la Torah, la terre d'Israël et du Olam Haba (monde à Venir).

-> Le Maharcha se demande pourquoi la guémara n'appelle pas uniquement ces choses des "cadeaux". Quelle est la signification de leur description en tant que "bons cadeaux" ?

Il répond que la guémara s'inspire de la Torah elle-même, qui qualifie chacune de ces trois choses de "bonnes".
En ce qui concerne la Torah, le verset dit : "Je vous ai donné une bonne acquisition" (Michlé 4,2).
En ce qui concerne la terre d'Israël, le verset dit : "pour la bonne terre qu'Il vous a donnée" (Ekev 8,10).
Enfin, en ce qui concerne le Olam Haba, le verset dit : "Voici, j'ai mis devant toi aujourd'hui la vie et la bonté" (Nitsavim 30,15).

Nos Sages nous enseignent qu'une personne qui atteint deux de ces trois dons, c'est-à-dire l'étude de la Torah et la vie en terre d'Israël, s'élève au-dessus du reste de la population.
De telles personnes sont si grandes qu'elles sont dans une ligue à part, comme on peut le voir dans la Mékhilta suivante.

La Mékhilta (Yitro - paracha 6) cite le verset : "... à ceux qui m'aiment et à ceux qui protègent mes commandements" (Yitro 20,6), et explique que ce verset se réfère à ceux qui vivent en terre d'Israël et protègent les mitsvot avec chaque fibre de leur être. Ces personnes sont appelées "ceux qui aiment Hachem".
Cependant, si quelqu'un ne remplit pas l'une de ces deux conditions, soit qu'il n'adhère pas étroitement aux mitsvot, soit qu'il ne vit pas en terre d'Israël, il n'entre pas dans cette catégorie spéciale de "ceux qui M'aiment et qui sauvegardent Mes commandements".

A notre époque, nous avons eu le privilège d'entendre la déclaration de la Grande-Bretagne. En effet, en 5678 (1917), le gouvernement britannique a publié la déclaration historique [Balfour], qu'il a envoyée à Lord Rothschild afin qu'il la transmette au peuple juif, affirmant que l'Angleterre accordait la terre d'Israël au peuple juif dans le but de permettre le retour d'Israël sur sa terre. C'est un signe merveilleux que Hachem souhaite que le peuple juif monte en terre d'Israël.

Depuis lors, une nouvelle ère s'est ouverte et l'obligation de faire immédiatement l'aliyah nous incombe.
Chaque famille, chaque homme et chaque femme doit monter en terre d'Israël, autant que possible, selon toutes les opinions.
Le peuple juif et la terre d'Israël attendent la guéoula, et chaque immigrant [juif] fait partie de la guéoula de tout le peuple juif ... Et lorsque toute la nation se déplacera vers la terre d'Israël, la guéoula de toute la nation s'accomplira.
[en 1934-1935 par le rabbi Yossef Tsvi haLévi - av beit din de Tel Avi - dans l'intro de son Asser Taaser ]