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L'humilité amène la guéoula.
L'humilité est symbolisée par : מָה (ma - que) comme le dit Moché : "que sommes-nous" (véna'hnou ma - Béchala'h 16,7), terme qui a la même valeur numérique que גאולה (guéoula - Délivrance).
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 3, haGadol 4]

Hachem retournera Sa Chékhina en terre d'Israël petit à petit, et la restauration de la terre d'Israël est un signe que la Chékhina revient.
[midrach Yalkout Chimoni - Yéchaya 34,1]

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-> Le rav 'Hatzkel Levenstein dit que nous voyons de nos Sages que la première fois que le peuple juif est entré en terre d'Israël, Hachem a fait en sorte que la terre d'Israël soit au préalable reconstruite.
[lorsque les Canaanim apprirent que le peuple juif avait quitté l'Egypte pour venir en terre d'Israël, ils détruisirent immédiatement leurs villes afin que dès leur entrée, le peuple juif les trouve dans un état de destruction. Mais ils sont restés 40 ans dans le désert, et pendant ce temps les Canaanim ont supposé que le peuple juif ne finirait par ne jamais venir, et ils ont reconstruit toutes leurs villes.
Ce faisant, ils ont sans le savoir jeté les bases de l'habitation du peuple juif en terre d'Israël, car lorsqu'ils sont arrivés, ils ont trouvé les villes prêtes pour y vivre.]

Le rav 'Hatzkel Levenstein explique que de même lorsque nous voyons à notre époque la terre d'Israël se construire comme jamais auparavant, nous devrions considérer cela comme une préparation pour le retour de [tout] le peuple juif en terre d'Israël. C'est un signe que nous sommes à l'époque de 'yémot hamachia'h'.

Le 'Hafets 'Haïm a montré une grande émotion au moment de la déclaration Balfour, lorsque les juifs ont obtenu la permission de s'installer en terre d'Israël.
Le rav Levenstein ajoute que : si le 'Hafets 'Haïm était excité au moment de cette déclaration, combien devrions-nous être bien plus excités quand nous voyons la reconstruction actuelle de la terre d'Israël.
Nous devons la considérer comme une base pour la guéoula et renforcer notre émouna et crainte d'Hachem pour nous préparer à saluer le machia'h.

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-> Lorsque le train est arrivé pour la première fois à Jérusalem, le rav Yéhochoua Leib Diskin, le rav de Jérusalem, a entendu la sonnerie du train et il a commencé à trembler et a eu l'air très inquiet.
Il a dit : "Ils dégagent déjà les voies! Nous voyons que la guéoula approche rapidement et nous n'en sommes toujours pas prêts"

-> Le rav Yéhochoua Leib Diskin fait référence au Pirké déRabbi Eliézer (fin du chap.30) qui dit que les Bné Yichmaël vont faire 15 choses en terre d'Israël à la fin des temps avant la guéoula. L'une des choses énumérées est qu'ils vont "dégager les chemins".
C'est à cela que le rav faisait référence lorsqu'il dit que le train est un signe que la guéoula est très proche.

[une autre chose énoncée (dans ce Pirké déRabbi Eliézer, qui est un texte antérieur à la religion musulmane) est que les Bné Yichmaël (les arabes) vont : "construire un bâtiment sur le har haBayit (mont du Temple". )]

[le rav Israël Sorotzkin dit que de nombreux autres éléments de cette liste du Pirké déRabbi Eliézer s'accomplissent par les Bné Yichmaël. Nous voyons des travailleurs arabes qui prolifèrent en terre d'Israël pour la construction de villes, l'aménagement de jardins et de vergers, ... (autres éléments de cette liste indiquant la guéoula imminente).
Ainsi, lorsque l'on voit autant de transformations visibles à notre époque en Israël, on doit suivre l'approche du rav Leib Diskin : toutes ces préparations dans les rues nous montre que la guéoula est imminente, et cela signifie que nous devons nous préparer nous-mêmes! ]

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-> Le rav Mattisyahou Salomon rapporte que lorsqu'il était étudiant auprès du rav Eliyahou Lopian, il y a 60 ans, le rav Eliyahou Lopian disait souvent que ce serait un effort louable d'écrire les signes de la dernières michna de Sotah sur de grandes affiches et de les accrocher partout. Les gens verraient alors par eux-mêmes comment nos Sages, il y a des milliers d'années, ont prédit avec une grande clarté exactement comment les choses se présenteraient aujourd'hui juste avant la venue du machia’h.
Ce serait une leçon puissante et pourrait potentiellement aider à nous transformer en véritables "maaminim" (croyants).

Nous ne pouvons que gagner de la guéoula

+ Nous ne pouvons que gagner de la guéoula :

-> J'ai entendu le Rabbi de Satmar dire qu'à notre époque, alors que nous vivons un hester panim intense (grand voilement de la présence Divine), nous recevons une immense récompense pour chaque mitsva que nous accomplissons face aux épreuves, ainsi que pour avoir élevé nos fils dans l'étude de la Torah et nos filles dans la pudeur.
Dans l'avenir à venir, cependant, nous ne serons plus mis à l'épreuve par ces épreuves, car alors la gloire d'Hachem sera révélée, et le hester panim prendra fin.

Une personne proche du Rebbe posa alors une question : "Si tel est le cas, il semblerait que l’arrivée du machia’h nous fasse perdre beaucoup! Pourquoi, alors, prions-nous pour que Hashem nous envoie le machia'h?

Le Rabbi frappa sur la table et dit d’une voix forte : "Quand le machia'h viendra, nous n’y perdrons rien, que D. préserve! Nous n’y gagnerons que des avantages!"

Il expliqua que d’une part, nous pourrons accomplir la Torah et les mitsvot sans épreuves, et nous atteindrons des niveaux spirituels élevés. D’autre part, parce que nous avons accompli les mitsvot au milieu des épreuves malgré les grandes difficultés, et que nous avons mérité une immense récompense pour cela, nous continuerons à recevoir cette récompense après la venue du machia'h, comme si nous étions toujours aux prises avec des épreuves et des difficultés.
[rav Moché Sternbuch]

La joie amène la guéoula

+ La joie amène la guéoula :

"Pour ne pas avoir servi Hachem ton D. dans la joie" (Ki Tavo 28,47)

-> Le Sfat Emet (Ki Tavo - 5643) commente :
"On peut apprendre de là, a fortiori dans le bien, que lorsque les Bné Israël servent, même en exil, Hachem dans la joie, alors qu’ils sont démunis de tout, que c’est précisément de cela que germera la délivrance.
C’est pourquoi cette raison de l’exil a été dévoilée dans la Torah, afin que nous puissions la corriger en nous conduisant à l’inverse, à savoir en nous efforçant de servir Hachem dans la joie même au milieu des épreuves."

Le Temple en « trompe l’œil »

+ Le Temple en "trompe l’œil" :

-> Le ‘Hida (Midbar Kedemot - מערכת מ אות מג) écrit que le Temple n’a jamais vraiment été détruit, Hachem ayant envoyé des anges (mala'him) apportant des briques et des pierres ... pour satisfaire les yeux du racha Titus qui voulait détruire le Temple. Cependant, le Temple lui-même fut inhumé (נבלע בארץ).

-> Le Zohar (Pékoudé 240b) révèle qu’aucune nation n’a d’emprise sur les pierres du Temple et ses fondations, et que ce dernier n’a pas été brûlé. Tout est mis de côté. Lorsque Jérusalem et le 3e Temple seront restaurés, ces pierres regagneront leur place.

-> Le Rama miPano (עשרה מאמרות - חקור הדין - 1:26) écrit même qu’une main émergea du ciel pour prendre les clés du Temple (voir guémara Taanit 29a).
Il écrit aussi que les démons (chédim), ont apporté d’autres pierres, et c'est elles qui ont brûlé afin de satisfaire Titus (פלאות התורה - Vayikra - p.845).

-> On peut citer les paroles 'étonnantes' de rabbi Shlomo Kluger (1785-1869), dans le Séfer ‘Hokhmat haTorah (Yitro).
Il écrit s’être vu révéler en rêve que le futur Temple est déjà construit sur le Har haBaït (mont du Temple), mais il demeure mis en réserve et caché.
Il écrit également qu’on lui a montré dans un rêve la montagne où se trouve le Temple, construit et stocké, surplombée par une autre montagne à sa place. Et ce que nous voyons comme le Kotel haMaaravi n’est qu’une illusion (מראית עין), mais la vérité est que tout est "rangé"...
Par conséquent, ce n’est pas étonnant que les arabes y aient construit une mosquée, car la vérité est que cette zone n’est pas vraiment sainte, tout étant caché et mis en réserve. Ainsi, le "ciel" (שמים ) permet aux arabes d’y faire plus ou moins ce qu’ils veulent.

-> Rabbi Shlomo Kluger dit que dans le rêve, ils lui expliquèrent la signification unique de : "Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue, et la gloire d'Hachem rayonne sur toi ... Oui, tandis que les ténèbres couvrent la terre et une sombre brume les nations, sur toi Hachem rayonne, sur toi sa gloire apparaît" (Yéchayahou 60,1-2) = le Temple est appelé La lumière du monde (oro chel Olam - Baba Batra 4a).
Le Temple est déjà construit mais reste invisible à cause de des ténèbres couvrant la terre et du brouillard sur les mers (l'obscurité de notre exil). Mais quand D. rayonnera, il deviendra visible, étant déjà prêt.

Si la délivrance vient par le mérite de l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, alors se dévoilera dans toute sa splendeur le royaume Divin. Sinon, le machia'h sera comme "étant un homme pauvre chevauchant un âne" (Zé'haria 9,9).
[...]
Si la délivrance vient par le mérite de la Torah, alors elle sera agréable et facile, sinon elle se fera par le joug des nations, et sera désagréable et douloureuse.
Car par le biais des épreuves, les âmes des Bné Israël vont se purifier et sortiront des étincelles de sainteté, de la même manière que peuvent sortir ces étincelles grâce à la Torah.
[d'après le Ohr ha'Haïm haKadoch - Vayé'hi 49,11]

+ En nous préparant dès maintenant, en exil, à la reconstruction du Temple, nous accomplissons la mitsva de : "véassou li mikdach" (ils me construiront un sanctuaire - Térouma 25,8), celle de reconstruire le Temple.
En fait, notre fonction principale en exil et le but central de notre long exil, est de nous préparer pour le Temple.

Le verset : "Prépare-toi une occupation au dehors ... puis, tu édifieras ta maison" (Michlé 24,27) peut faire référence à notre exil et au Temple :
- "Prépare-toi une occupation au dehors" (a'hèn ba'houts) = cela fait référence à nos efforts personnels pour atteindre la perfection spirituelle, pendant que nous sommes en exil (ba'houts - en dehors d'Israël reconstruit par le machia'h) ;
- "puis, tu édifieras ta maison" = lorsque le machia'h fera revenir tous les juifs en Israël, nous y reconstruirons le Temple.

C'est le plaidoyer d'Amos (4,12) : "prépare-toi, ô Israël, à te présenter à ton D." = (généralement cela est interprété comme faisant référence aux préparatifs requis pour bien prier [ex: sache devant qui tu Te présentes]). Mais cela est également un plaidoyer éloquent pour se préparer tandis que nous sommes encore en exil, pour le moment où nous allons saluer à nouveau Hachem dans le Temple.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5665]

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[la sublimité du Temple, la beauté de notre relation et perception éternelle avec Hachem, dépend de nos actions en ce monde avant la guéoula (après il sera trop tard, car il n'y aura plus de libre arbitre, tout sera clair).
Certes nous voulons le machia'h au plus vite, mais tant qu'il n'est pas là nous avons toujours l'occasion de sublimer cette révélation future d'Hachem et la forme que prendra le monde à Venir.
D'où, la mitsva constante de "ils me construiront un sanctuaire" = chaque fois que nous faisons la volonté d'Hachem alors nous participons à améliorer, à rendre plus beau ce Temple, ce monde post guéoula. ]

Le Yom Tov d’après la guéoula

+ Le Yom Tov d'après la guéoula :

-> En réalité, 'Hanoucca et Pourim ainsi que le futur Yom Tov célébrant la guéoula finale peuvent être perçus comme des dérivés (émanations) des 3 Fêtes (chaloch régalim).
Tout comme la lune reflète la lumière du soleil, ces fêtes reflètent également la lumière des 3 Fêtes.
L'empressement et l'enthousiasme avec lesquels le peuple juif a accepté les 3 Fêtes (Pessa'h, Shavouot, Souccot) a peut-être contribué à l'émergence de 3 autres fêtes.

Plus précisément, 'Hanoucca est dérivé du Yom Tov de Souccot.
Pourim, une fête qui a marqué un renouveau et une réacceptation de la Torah par le peuple juif est associée à Shavouot.
Et enfin, Pessa'h, qui le Yom Tov de la Liberté (sortie d'Egypte), ne sera pas répliqué [dans une autre fête] tant que nous ne célébrerons pas le Yom Tov sur la Libération finale (guéoula).
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5648]

Alors que les 3 premiers exils (en Babylonie, en Perse et en Grèce) ont finalement pris fin par le mérite de nos 3 Patriarches (Avraham, Its'hak et Yaakov), notre survie et notre libération de l'exil final ne sera méritée que par des prières de gratitude et de remerciement à Hachem.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5640]

La guéoula suit l’exemple de celle d’Egypte

+ La guéoula finale suivra l'exemple de celle d'Egypte :

-> Rabbi Bé'hayé (à la fin de la parachat Chémot) affirme que la délivrance future ressemblera à la délivrance de l’Egypte, comme il est écrit (Michlé 7,15) : "Comme à l’époque de ta sortie d’Egypte, Je lui ferai voir des prodiges".
Et de même qu’en Egypte, la venue de Moché, qui annonça la libération, fut un début de délivrance et fut suivie d’une aggravation de la servitude, lors de la délivrance future, le libérateur se dévoilera et sera ensuite dissimulé et lorsque la fin approchera, les épreuves se multiplieront.
Ce sera alors le signe de la délivrance d’Israël.

Rabbénou Bé’hayé rapporte ensuite un midrach (Chir haChirim rabba) sur le verset "Mon bien-aimé ressemble à un cerf" (Chir haChirim 2,9) : de même que le cerf apparaît et se cache, le premier libérateur (Moché) apparut et disparut, puis apparut de nouveau. De même, le dernier libérateur (le machia'h) se révélera puis sera dissimulé.

Rabbénou Bé’hayé dit que cela est également à relier aux paroles du roi David (Téhilim 130,6) : "Mon âme attend Hachem plus que les guetteurs le matin, oui, que les guetteurs n’attendent le matin". Dans ce verset, est mentionné 2 fois le terme ‘le matin’, car nous attendons le matin (de la délivrance) et lorsque celui-ci commencera à poindre, il se dissimulera et nous attendrons à nouveau ‘le 2e matin’.

=> Il semble que cela puisse s’appliquer également à la délivrance individuelle : il arrive parfois que l’on voit déjà la lumière au bout du tunnel, et que la roue de l’infortune commence à tourner du bon côté. Puis, brusquement, l’obscurité fait à nouveau son apparition avec plus d’intensité qu’auparavant et on a alors du mal à y faire face.
Il faudra alors veiller particulièrement à ne pas se décourager et à accepter le joug des épreuves même dans cette situation.

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-> "Pour dire Ta bonté le matin la foi en Toi pendant les nuits" (léaguid bakoker 'hasdékha véémounaté'ha balélot - Téhilim 92,3)
=> Pourquoi débute-t-il au singulier et se termine-t-il au pluriel?
Il aurait dû commencer par "pour dire Ta bonté les matins" ou terminer par "la foi en Toi pendant la nuit".

Le rav Elimélé'h Biderman explique :
C’est qu’en fait, ce n’est pas tellement une innovation qu’un homme ait confiance en D. dans une période de lumière (suggérée par le matin).
De même, dans les temps d’obscurité, nombreux sont ceux qui parviennent à se renforcer dans leur foi, en sachant que, derrière le voile des épreuves, se dissimule la lumière, le bien, la bénédiction. Car les juifs sont croyants fils de croyants et savent que le Créateur dirige le monde.

Il est écrit : "la foi en Toi pendant les nuits", avec l’emploi du pluriel : lorsqu'on a une sucession de plusieurs vagues d'épreuves, de difficultés, et malgré cela l’homme se renforce de plus belle, il s’agit alors d’une émouna solide et authentique.
En vérité, au contraire, c’est lorsque l’obscurité s’épaissit qu’il s’agit d’un signe que la lumière est proche, comme le dit Rabbénou Bé’hayé : "Lorsque la fin s’approchera, les épreuves se multiplieront. Ce sera alors le signe de la délivrance d’Israël."
[cela s'applique à un niveau collectif, mais aussi individuel]

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-> Rachi (Ochéa 2,17) enseigne que nos moments de souffrance, de grande obscurité, sont eux-mêmes des phares d'espoir, car ils servent à nous motiver à faire téchouva et peuvent être le moyen de la Délivrance [collective, comme personnelle].
Ainsi, même si nous sommes dans l'obscurité totale des profondeurs du désespoir, la situation elle-même offre des rayons d'optimisme pour un avenir meilleur.