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Israël – le pays de la résurrection des morts

+ Israël - le pays de la résurrection des morts :

-> La guémara (Yérouchalmi Kilayim 9,3) et le midrach (Béréchit rabba 96,5) nous disent que les morts en terre d'Israël ressusciteront les premiers à l’ère messianique.

-> De combien la résurrection des personnes inhumées là-bas précèdera celle des autres reposant en dehors ('houts la'arets)?

Le ‘Hessed léAvraham écrit que nous avons une tradition selon laquelle la résurrection des morts reposant en terre sainte précèdera de 40 ans celle de ceux de diaspora.
Il écrit également : "Quiconque meurt en dehors d'Israël et qui a un membre de sa famille en terre d'Israël pour lequel il devrait éventuellement faire chiva (prendre le deuil), ce parent en terre d'Israël aura le pouvoir de le faire revivre en dehors d'Israël à la même période que lui (en Israël)". (mayan haChlichi - nahar 23)

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-> Selon le Yérouchalmi (Kilayim 9,3), en étant enterré en terre Sainte [d'Israël], les gens peuvent obtenir l'expiation.

-> Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.1]

Rabbi Yo'hanan dit : "[Après la venue du machi'ah,] Jérusalem deviendra une capitale pour tous les pays"
[midrach Shir haChirim rabba 1,37]

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-> Rabbi Hochaya dit : Jérusalem est destinée à devenir un phare pour les nations du monde ...
Comme il est dit : "les nations iront vers Ta lumière" (Yéchayahou 60,3) ... "la montagne de la maison d'Hachem sera établie sur les sommets des montagnes et élevée au-dessus des collines ; toutes les nations afflueront vers elle" (Yéchayahou 2,2) ; et "car auprès de Toi est la source de la vie, dans Ta lumière nous verrons la lumière" (Téhilim 36,10)
[midrach Yalkout Chimoni]

-> Jérusalem est destinée à s'agrandir de tous les côtés, et ses portes atteindront Damas.
[Sifre - Dévarim 1]

Un amour pour la terre d’Israël

+ Un amour pour la terre d'Israël :

-> La paracha Vaét'hanan commence par une description de la demande de Moché à Hachem pour qu'il soit autorisé à entrer en terre d'Israël.
Selon le Ibn Ezra (Vaét'hanan 3,24), l'objectif de Moché en transmettant ces prières au peuple juif était de leur inculquer l'amour de la terre d'Israël.
Lorsqu'il décrit à quel point la terre d'Israël lui est chère, il espérait que cela amènerait le peuple juif à partager ces sentiments.

Le Ibn Ezra explique que la raison pour laquelle Moché voulait que les Bné Israël aiment la terre d'Israël était de s'assurer qu'ils observent les mitsvot. Puisque le séjour des juifs en terre d'Israël dépend de leur observance des mitsvot, leur amour pour la terre d'Israël les motiverait à observer les mitsvot, afin qu'ils puissent rester dans le pays.

-> Le Sefer 'Harédim (chap.59) écrit que l'objectif principal de la mitsva de résider en terre d'Israël est que la terre d'Israël soit importante à nos yeux ('havivout érets Israel).
C'est pourquoi il est important que les juifs aiment la terre d'Israël avant d'y entrer.

-> La Torah décrit la terre d'Israël comme une terre sur laquelle "éné Hashem Eloké'ha ba" (les yeux d'Hachem, ton D., y sont [constamment] dirigés" (Ekev 11,12).
Il est clair que l'importance de la terre d'Israël n'est pas simplement un amour pour la beauté physique de la terre d'Israël, mais plutôt un amour pour la spiritualité et la proximité spéciale avec Hachem qui y existe, plus que dans tout autre endroit.

"La sainteté de la terre d'Israël est éternelle, mais son intensité n'est pas la même à toutes les époques.
Lorsque les gens observent la Torah en terre d'Israël, sa sainteté est grande, mais lorsque des fauteurs y résident, ils profanent sa sainteté.
Ceux qui étudient la Torah avec sainteté en terre d'Israël et observent les mitsvot sanctifient le pays, et leur sort est heureux. Veillez à faire partie de ceux qui sanctifient la terre d'Israël et ne la souillent pas".
[le gaon de Rogatchov - Rabbi Yossef Rosen - 1858-1936 ]

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-> Les autres nations acquièrent un droit sur des territoires en les conquérant de manière ponctuelle. En revanche, la terre d'Israël nous a été donnée par Hachem comme un don conditionnel, et non absolu.
Notre droit à la terre d'Israël ne dépend pas d'une conquête passée ; il nous a été donné comme un don continu, dont la validité dépend de notre performance en matière de Torah et de mitsvot à tout moment, comme il est dit "afin qu'ils gardent Ses statuts et observent Ses lois" (Téhilim 105,45).

La relation entre nous et la terre d'Israël est réciproque : la sainteté de la terre d'Israël n'est pas statique, mais augmente au contraire proportionnellement à la quantité et à la qualité des mitsvot que nous accomplissons en son sein : la sainteté de cette terre est en constante évolution.
Bien qu'elle soit intrinsèquement sainte, l'étendue de sa sainteté dépend de nous. Si nous ne respectons pas les mitsvot en terre d'Israël, nous perdrons notre droit d'exister ici.
[rav Moché Sternbuch]

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-> Le midrach (Kohélet rabba 1,4) explique que, de même qu'une personne a 248 membres et 365 nerfs (Makot 23b), la terre d'Israël a des membres et des nerfs correspondants.
Comme le dit la Torah, "la nudité de la terre" (Mikets 42,9 - ceci est dit pour l'Egypte, mais logiquement le même peut s'appliquer à la terre d'Israël) , "le cœur de la terre" (Yéchayahou 40,2), "le nombril de la terre" (Yé'hezkel 38,12), et "les yeux de la terre" (Balak 22,5).
Les 248 membres d'une personne correspondent aux 248 commandements positifs ; les 365 nerfs correspondent aux 365 commandements négatifs. (Zohar 1,170b)
Chaque nerf/tendon est tenu d'observer le précepte négatif qui lui correspond.
Il en va de même pour la terre d'Israël. Ses membres figuratifs et ses tendons sont tenus d'observer les 613 mitsvot auxquelles ils correspondent.
Lorsque le peuple juif accomplit les commandements sur la terre d'Israël, celle-ci aspire à ce que le peuple juif y vive afin qu'il puisse accomplir les 613 mitsvot de la Torah.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha 13,16 ]

-> Le point essentiel est que lorsque le peuple juif s'implique dans l'étude de la Torah et l'observance des mitsvot, il acquiert pour lui-même une part de la terre d'Israël en plus de celle qu'il hérite de ses ancêtres, car il gagne en outre une part de la terre en raison de l'effet spirituel qu'il exerce sur elle grâce à la Torah qu'il étudie et aux mitsvot qu'il accomplit.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha 13,12 ]

Shavouot – la fête d’obtention de la terre d’Israël par les juifs

+ Shavouot - la fête d'obtention de la terre d'Israël par les juifs :

-> "Du haut des cieux, tu as fait entendre tes jugements. La Terre a craint et s'est apaisée" (Téhilim 76,9). De quoi la Terre a-t-elle eu peur et comment s'est-elle apaisée?
Nos Sages (Shabbath 88a) expliquent qu'elle craignait que les Bné Israël n'acceptent pas la Torah et que le monde entier retombe dans le néant. Lorsque les Bné Israël acceptèrent effectivement la Torah, le monde fut en paix.
[ "Sans Mon alliance étudiée jour et nuit, Je n'aurais pas mis en places les lois du Ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
ainsi, lorsque le monde vit que la Torah était descendue sur terre dans la plus grande perfection, il fut apaisé de ses craintes, rassuré sur le fait que la création accomplirait effectivement son destin. ]

-> Pour avoir accepté la Torah, les Bné Israël ont reçu la terre d'Israël, qui appartenait auparavant aux 7 nations cananéennes.
S'ils avaient refusé d'accepter la Torah, non seulement ils auraient perdu leur droit sur la terre, mais la terre n'appartiendrait alors à personne, puisque le monde entier retournerait au néant ...

Même avant le don de la Torah, la terre sainte était tout à fait appropriée à la nation sainte du peuple juif. Néanmoins, Hachem ne l'aurait pas retirée aux nations cananéennes sans raison valable, car il n'est pas convenable qu'un roi accorde un cadeau à son sujet, puis le révoque sans raison et le donne à son fils. Il en va de l'honneur du roi de ne pas revenir sur ses dons.
De même, étant donné que la terre d'Israël avait précédemment appartenu aux nations cananéennes, il n'était pas convenable qu'Hachem la leur retire sans raison valable.

C'est pourquoi, avant d'accorder la Torah aux Bné Israël, Hachem l'a d'abord offerte aux autres nations.
Il leur expliqua que, dès le début de la création, il avait été stipulé que si aucune nation n'acceptait pas la Torah, le monde entier retournerait au néant.
Il était donc juste et équitable que la nation qui accepterait la Torah, et qui assurerait ainsi la pérennité du monde, mérite d'hériter du monde entier, qui, autrement, cesserait d'exister.
Malgré cet avertissement, les autres nations ont refusé d'accepter la Torah. Elles ont donc perdu le droit à leur terre. Les Bné Israël, qui acceptèrent la Torah et permirent au monde de continuer à exister, purent alors à juste titre revendiquer la terre d'Israël comme leur appartenant.

Lorsque les Bné Israël reçurent la Torah sur le mont Sinaï, ce fut comme si le monde qui avait existé jusqu'alors cessait d'exister et était recréé par le mérite du don de la Torah.
Par conséquent, les Bné Israël n'ont pas arraché le contrôle de la terre d'Israël aux Cananéens. La terre de Canaan fut détruite et une nouvelle terre, Erets Israël, fut créée à sa place.

Le Roi n'a pas repris le cadeau qu'il avait fait aux Cananéens. Elle a été détruite lorsqu'ils ont permis la destruction du monde plutôt que d'accepter la Torah. Le roi a alors recréé son cadeau et l'a accordé à son fils bien-aimé.
En ce sens, nous pouvons comprendre que le monde n'est devenu stable et fermement établi qu'après le don de la Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - drouch 3 sur Matan Torah ]

Quand un juif visite Jérusalem pour la première fois, ce n'est pas la première fois, c'est une sorte de retour aux sources.
Comme le dit rabbi Na'hman de Breslev : 'Tout dans ce monde a un cœur, le cœur lui-même a son propre cœur.'
Jérusalem est le cœur de notre cœur, l'âme de notre âme.
[Elie Wiesel]

La Jérusalem du monde à Venir

+ La Jérusalem du monde à Venir :

-> "Et Hachem créera sur toute l'habitation du mont Sion et sur ceux qui y sont invités, une nuée et une fumée pendant le jour" (Yéchayahou 4,5).
Quel est le sens de la phrase : "Et sur ceux qui y sont invités"?
Rabba dit que Rabbi Yo'hanan dit : La Jérusalem du monde à Venir (olam aba) n’est pas comme la Jérusalem de ce monde.
En ce qui concerne la Jérusalem de ce monde, quiconque veut y monter peut y monter. Par rapport à la Jérusalem du monde à Venir, seuls ceux qui y sont invités peuvent y monter.
[guémara Baba Batra 75b]

-> Le 'Hafets 'Haïm commente :
Dans ce monde, quiconque le souhaite peut se rendre à Jérusalem quand il le veut. Mais la Jérusalem du monde à Venir nous ne pourrons pas y aller à moins d'y être invités.
Si je suis déjà en terre d'Israël lorsque le machia'h viendra, il y a un espoir que je ne sois pas chassé de là. Mais si je reste ici (dans la ville de Radin), qui sait si je ferai partie de ceux qui mériteront d'aller en terre d'Israël?
[ hé'Hafets 'Haïm 'hayav ouPaalo - vol.2, p.608 ]

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-> b'h, également le commentaire du 'Hatam Sofer sur cette guémara : https://todahm.com/2019/07/07/9532-2

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-> "Et ce sera (véaya), l'endroit que Hachem votre D. choisira pour y résider son Nom ... " (Ré'é 12;11)

Le rabbi David Feinstein (dans son Kol Dodi), nous rapporte la guémara (Baba Batra 75b) nous disant que dans le futur la ville de Jérusalem s'appellera : Hachem.
En effet, elle a pour rôle principal/primaire d'être le lieu d'accueil de la présence divine.

-> Le Maharcha explique que la guémara (Baba Batra 75b, se basant sur un midrach), nous apprend que, dans les temps futurs, Jérusalem sera grande comme toute la terre d'Israël, et le Temple sera grand comme Jérusalem.

[ainsi dans ce monde-ci, on peut facilement accéder à davantage de proximité avec Hachem : une seule personne qui étudie alors Hachem vient avec elle étudier, on L'appelle en prière alors Il nous écoute, dans la Amida on est élevé dans la réalité céleste la plus élevée où même les anges ne peuvent pas accéder (on est en face à face avec Hachem), lorsque l'on souffre ou est malade alors la présence Divine est davantage là et souffre avec nous, ...
Cependant, dans le monde à Venir, notre proximité avec Hachem, va dépendre de nos actions et de notre sainteté dans le monde actuel. Nos mérites (mitsvot) sont ce qui définira nous positionnement éternel avec papa Hachem.
En ce sens : actuellement tout le monde peut accéder librement à la ville sainte de Jérusalem, mais dans le monde à Venir, rien n'est acquis!
Ainsi, nous devons agir de notre mieux, y aspirer, et prier Hachem qu'on aura cet honneur énorme d'être au plus proche de Lui! ]

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[N'oublions pas qu'attendre à chaque instant le machia'h c'est une mitsva (demande d'Hachem), mais c'est aussi un état d'esprit de "ne pas remettre à plus tard" ce qu'on peut faire (car après sa venue on ne pourra plus être récompensé pour nos mitsvot, car il n'y aura plus de libre arbitre, la volonté de D. sera alors trop claire à nos yeux), c'est une façon de s'interroger : est-ce que si le machia'h venait maintenant je serais bien prêt spirituellement pour accueillir la nouvelle réalité qu'il y aura? ... ]

"Se référant à la terre d'Israël, le verset déclare que "les yeux d'Hachem sont constamment [dirigés] sur elle" (Ekev 11,12).

-> Le Alchikh haKadoch (sur ce verset avec Roch Hachana 17b) demande quelle est la pertinence de souligner que les yeux d'Hachem sont "toujours" [dirigés] sur cette terre?

Le Alchich haKadoch répond que la terre d'Israël n'est pas sous la juridiction d'un Ange Tutélaire/gardien, mais qu'elle est gouvernée directement par Hachem Lui-même (sans aucun intermédiaire), faisant référence à la hachgakha pratit, la providence personnelle dont jouissent les habitants de la terre d'Israël, par opposition à la hachgakha klalit, une providence Divine plus générale qui gouverne les autres nations du monde.
En tant que telle, la terre d'Israël est jugée différemment de tous les autres pays. En effet, tous les autres pays sont jugés à Roch Hachana et le verdict de ce jugement dure jusqu'au Roch Hachana suivant.
Par conséquent, si une nation est jugée favorablement à Roch Hachana, sa terre recevra la pluie dont elle a besoin cette année-là, même si son comportement s'aggrave au fil de l'année.
Inversement, si les actions d'une nation étaient insuffisantes à Roch Hachana, elle ne recevrait toujours pas assez de pluie tout au long de l'année, même si elle se repentait de ses mauvaises actions après Roch Hachana.

Cependant, la terre d'Israël est différente. En effet, elle est toujours jugée.
Par conséquent, même si le jugement d'Hachem à Roch Hachana détermine la quantité de pluie que la terre recevra cette année-là, l'endroit où elle tombe dépend des actions du peuple juif, jugées sur une base constante.
Ainsi, si Hachem a déterminé à Roch Hachana que la nation juive ne méritait pas de recevoir beaucoup d'eau, mais qu'au cours de l'année, elle s'est repentie et a augmenté son niveau de dévouement envers Lui, alors, bien que les précipitations soient encore rares (comme cela a été décrété à Roch Hachana), la pluie tombera néanmoins au bon endroit et au bon moment, donnant à la terre suffisamment d'eau pour qu'elle prospère.

-> "Le Temple doit être situé à l'endroit le plus haut de la terre d'Israël, et Israël est la terre la plus haute de toutes les autres"
[guémara Zéva'him 54b]

-> Le terme "haute" (guavoha) n'a pas ici le sens de hauteur physique, mais le sens d'un haut niveau de sainteté (kédoucha) qui règne en terre d'Israël, et notamment à Jérusalem, à l'emplacement du Temple.
[Maharal - 'Hidouché Aggadot]

=> quand on parle de monter en Israël (alya), il s'agit principalement du fait de monter dans une réalité spirituelle beaucoup plus élevée que de là où l'on vient.

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-> Le Maharcha (Kidouchin 69a) dit que le monde est sphérique et que la terre d'Israël et le Temple sont situés au centre du monde.
Cela implique d'être plus proche des portes du Ciel par lesquelles le flux de spiritualité descend sur terre, en accord avec le verset : "[Israël] un pays sur lequel veille Hachem ton D. constamment" (Ekev 11,12) [en dehors d'Israël, c'est l'ange Tutélaire du pays qui est en charge des besoins, tandis qu'en Israël c'est directement Hachem. ]
C'est en raison de cette proximité avec les "portes" du Ciel que la terre d'Israël et l'emplacement du Temple sont considérés comme les lieux les plus "hauts" du monde.
[haMakné - Kidouchin 69a]

Le Messé’h ‘Hokhma & Terre d’Israël

+ Le Messé'h 'Hokhma & Terre d'Israël :

-> Le Messé'h 'Hokhma (sur Bé'houkotaï 26,44) enseigne :
Voici, depuis que les juifs vivent parmi les nations, depuis de nombreuses années, pendant lesquelles personne ne croyait qu'ils survivraient d'une manière aussi merveilleuse ... la Providence [divine] fonctionne [comme suit] : les juifs trouvent le repos pendant près de cent ou deux cents ans. Puis un vent de tempête se lève et disperse ses myriades de vagues, détruisant tout, balayant tout sans pitié, jusqu'à ce qu'ils soient dispersés, seuls.
Ils courent, ils fuient vers un endroit lointain, où ils s'unissent et redeviennent un peuple. Ils intensifient leur étude de la Torah ; leur sagesse connaît un grand succès, jusqu'à ce qu'ils oublient qu'ils sont des étrangers dans un pays étranger. Ils pensent que c'est leur lieu d'origine et ils n'attendent plus le salut spirituel d'Hachem au moment prévu.
Une tempête encore plus forte s'abattra sur cet endroit et rappellera [à chacun d'entre eux] d'une voix tonitruante : "Tu es juif! [Souviens-toi] qui t'a fait homme! Va vers une terre que tu ne connais pas!"

C'est ainsi que la situation des juifs dans les pays des nations fluctue, comme un œil averti peut le constater dans les livres d'histoire. Il y a deux raisons à cela : préserver la religion vraie et pure, et préserver la nation juive ...

Telle est la voie du peuple juif : lorsqu'il entre dans un pays étranger, il ne se consacre pas à la Torah, car il est affaibli par les troubles, les décrets (maléfiques) et l'expulsion.
Par la suite, un esprit divin s'éveille en lui, l'incitant à revenir à ses racines sacrées. Il étudie alors et diffuse la Torah ; il accomplit des choses merveilleuses, jusqu'à ce que la gloire de la Torah atteigne son apogée. Cependant, la nouvelle génération n'a rien à ajouter, aucun moyen de surpasser ses prédécesseurs. Que fera l'homme de son désir de se distinguer et de découvrir de nouvelles choses?
Il critiquera l'héritage de ses ancêtres sur la base d'une fausse [nouvelle] idée. Il imaginera de nouvelles choses, oubliant ce qui est arrivé à son peuple lorsqu'il a vacillé dans une mer de troubles, aussi [graves] fussent-ils. Très vite, il dira : "Nos pères nous ont légué un héritage de mensonges".

Le juif, en général, oubliera d'où il vient, se considérant comme éternellement enraciné dans sa terre natale. Il abandonnera l'étude de sa religion pour apprendre des langues qui ne sont pas les siennes. Il apprendra des mœurs corrompues des non juifs, et non de leurs mœurs vertueuses.
Il pensera que Berlin est Jérusalem ... [ça glissera vers une petite Jérusalem, puis aussi bien que Jérusalem ... (rien que penser comparer Jérusalem ne devrait pas être envisageable tellement elle est sublime!) ]

Puis un vent tempétueux viendra le déraciner de son tronc et le déposera au milieu d'une nation lointaine dont il n'a pas appris la langue. Il réalisera alors qu'il est un étranger, que sa langue est notre langue sacrée, que les langues étrangères sont comme des vêtements temporaires, que ses origines se trouvent dans la race juive et que ses consolations sont celles des prophètes d'Hachem, qui ont prophétisé sur la souche de Yichaï à la fin des temps. Au cours de ses pérégrinations, il oubliera sa Torah, sa profondeur et son pilpoul.

Il se reposera alors un peu ; un sentiment sacré s'éveillera en lui ; ses fils se renforceront ; ses jeunes progresseront dans la Torah d'Hachem, et ils se lèveront pour diffuser la Torah dans ces contrées, où elle était déjà tombée dans l'oubli. De cette manière, il survivra et restera fort. Telle est la voie suivie par le peuple juif depuis le jour où il a commencé ses pérégrinations ...

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[on voit que même s'il y a beaucoup de Torah mais pas le désir d'aller habiter en terre d'Israël, cela est répréhensif.
Les nouvelles générations pour innover de leur ancêtre oublie l'importance d'aller vivre en Israël, préférant s'installer pour toujours, dans le confort en dehors d'Israël, en venant presque à se convaincre qu'ils sont réellement en Israël (petite Jérusalem). ]