Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Hachem lui dit : "Aussi, quiconque tuera Caïn sera puni au septuple."
Et Hachem le marqua d'un signe, pour que personne, le rencontrant, ne le frappât." (Béréchit 4,15)

-> Quelle était la nature de cette marque?
Le midrach explique que D. scella le signe du Shabbath sur son visage.
=> Comment comprendre cela?

Le Avodat Israël (rabbi Israël Hopstein de Koznitz) de répondre :
D. avait condamné Caïn à être : "errant et fugitif par le monde" (v.4,12). Mais puisque Caïn avait le libre arbitre, il aurait pu échapper à la malédiction en choisissant une demeure fixe de façon à ne pas errer.
Nous devons conclure que la malédiction d'inquiétude et d'instabilité était de nature spirituelle. Caïn était victime de paranoïa, un trouble de persécution, qui provoqua en lui une compulsion de bouger sans cesse, fuyant devant un poursuivant imaginaire.
Son esprit dérangé ne le laissait tout simplement pas se stabiliser dans un seul endroit.

Bien sûr, si Caïn avait dirigé ses pensées vers D., et s'était attaché à Lui, toutes ses peurs imaginaires et ses phobies se seraient évanouies.
Fondamentalement, le cœur de sa malédiction était que son esprit était perturbé, incapable de se concentrer sur le Créateur.
Il était fugitif sans repos (mentalement), c'était un homme dominé par une peur irrationnelle.

Le midrach nous raconte qu'au moins le Shabbath, il était capable de s'attacher au Créateur.
Pendant, le Shabbath, son trouble mental le laissait tranquille, et pour ce seul jour saint, il était capable de voir le monde dans une perspective authentique.
=> C'est cela le signe du Shabbath qui a été placé sur le visage de Caïn.

"D. bénit le 7e jour et le sanctifia" (Béréchit 2,3)

-> Adam et 'Hava ont été créés et ont fauté, le 6e jour peu avant Shabbath, devant alors être expulsés du Gan Eden.

Le midrach Yalkout Chimoni (Téhilim 843) rapporte que le Shabbath s'est alors présenté à Hachem pour plaider la cause de Adam : "Allez-vous les expulser pendant mon jour? Qu'en est-il de ma sainteté, qu'en est-il de ma bénédiction, pour qu'un tel événement se produise à Shabbath?"

Hachem a été d'accord, et Il a repoussé l'expulsion de Adam et 'Hava du Gan Eden, à après Shabbath.

Lorsque Adam a entendu cela, il a perçu la grandeur du Shabbath et avec gratitude, il a chanté le Téhilim 92, qui commence par : "Psaume. Cantique pour le jour du Sabbath".

=> Tâchons de respecter le Shabbath au mieux, car en plaidant notre cause auprès d'Hachem, il nous redonnera toujours plus que ce que nous pourrons lui donner!

"Hachem fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit" (Béréchit 3,21)

-> Rabbénou Bé'hayé fait un commentaire magnifique :
Même si Adam et 'Hava avaient fauté, l'amour de Hachem pour eux n'avait en rien diminué.
Il s'est d'ailleurs impliqué Lui-même dans leur réhabilitation et dans la bonté.

[af al pi ché'hatou lo zaz mé'havévan , véou béatsmo histadél bésikounam ouvéguémilout 'hassadim]

-> Juste après la faute, il est écrit : "[Adam et 'Hava] connurent qu'ils étaient nus ; ils cousirent ensemble des feuilles de figuier, et s'en firent des pagnes" (Béréchit 3,7)

On voit qu'ils se sont déjà habillés, mais pourtant Hachem dans son amour intense pour eux, les a revêtu "d’une matière provenant de la peau ... douce et chaude, dont D. leur a fait des tuniques" (Rachi v.3,21).

=> Nous devons avoir conscience que l'amour de Hachem à notre égard ne pourra jamais nous être retiré, même si l'on fait une faute aussi grave que 'Hava (amener la mort sur toute l'humanité).
Cela doit toujours nous donner le moral et nous empêcher de tomber dans une déprime, comme le souhaite le yétser ara.
En effet, à chaque instant, Hachem croit en nous (puisque nous donnant la vie), et Il nous aime intensément! 🙂

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-> Rachi commente (v.3,7) : Pourquoi cet arbre [de la Connaissance] n’est-il pas nommé en toutes lettres?
C’est parce que Hachem n’aime humilier aucune de Ses créatures, et afin que les hommes ne lui fassent pas honte en disant : "Voici celui à cause duquel le monde a été puni !"

Hachem ne donne pas le nom de cet arbre, afin de préserver sa dignité "d'arbre".
=> A combien plus forte raison devons-nous être vigilants de ne pas heurter, faire honte à un être humain?

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-> Nous allons voir b'h un divré Torah du rav Avraham Pam.

'Hava a amené le plus grand désastre possible sur le monde, puisque qu'à cause de sa faute elle a entraîné que tout être humain va devoir mourir, soit la mort à minima de dizaines de dizaines de milliards de personnes durant l'histoire!

Pourtant, suite l'annonce de ce décret de mort, la Torah nous rapporte à aucun moment que Adam va dire un mot dur à l'encontre de sa femme.
Au contraire, suite à cela, il va l'appeler : " 'Hava, car elle était devenue la mère de tous les vivants" (Béréchit 3,20).
Le rav Pam explique que c'est comme s'il lui disait : "Ne te sens pas si mal à propos de ce qui vient de se passer. Ton nom sera : 'Hava, car tu vas devenir la mère de toute l'humanité! Tu vas apporter de la vie au monde!!"

C'est un conseil très important de shalom bayit.
D'une manière générale, lorsque notre épouse fait une erreur (qui sera toujours moins grave de conséquences que celle de 'Hava!), nous ne devons pas l'amplifier, nous ne devons même pas en parler (elle est déjà au courant de son erreur, et n'en est pas fière, alors ne lui rajoute pas de la honte supplémentaire!).
Au contraire : il faut se concentrer sur les choses positives que notre épouse a pu faire ou fera, et l'encourager à avancer et à dépasser l'erreur.

[Indirectement, nous lui montrons que nous avons confiance et que nous tenons à elle, et ce quoiqu'elle puisse faire de négatif! Notre amour, notre attachement à elle, est plus fort que tout!! ]

=> Le rav Pam conclut en disant que : de même que Adam a recouvert la "honte" de l'échec de 'Hava (en ne la critiquant pas et en la complimentant), alors de même, Hachem a recouvert leur honte (d'être nus) en leur donnant un habit agréable pour se revêtir ("Il les en vêtit").

Nos Sages enseignent que : "Lorsqu'un homme et une femme vivent en harmonie, ils méritent que la présence divine réside parmi eux" (guémara Sota 17a).

=> Quoi de mieux, que de tout faire pour que Hachem soit toujours avec nous, car quand Il est là nous sommes assurés d'avoir Ses meilleures bénédictions, de ne manquer de rien!

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+ "Hachem fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit" (Béréchit 3,21)

=> Pourquoi Hachem les a habillé de vêtements de peau?

-> Le Tsafnat Paanéa'h explique ainsi :
Au moment où le 1er homme a découvert qu'il était nu, et qu'il avait besoin de vêtements pour se couvrir il devait dire la bénédiction de : "chéhé'héyanou" sur le 1er vêtement qui viendrait sur son corps.
Et si Hachem l'avait revêtu d'autres vêtements, l'homme aurait dû dire la bénédiction, mais d'un autre côté un homme nu n'a pas le droit de dire de bénédiction, ce qui l'aurait mis dans un dilemme sur la nécessité de dire une bénédiction et comment.

C'est pourquoi le verset dit : "Hachem fit pour l'homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit" = justement des tuniques de peau, parce que nous savons qu'on ne dit pas la bénédiction "chéhé'héyanou" sur du cuir, étant donné que "Sa miséricorde s'étend à toutes Ses créatures".
Par les tuniques de peau faites par Hachem pour l'homme quand il était encore nu, il l'a exempté de la nécessité de dire la bénédiction "chéhé'héyanou" sur le vêtement.

"Hachem prit l'homme et le plaça dans le Jardin d'Eden, pour le travailler et pour le garder" (Béréchit 2,15)

-> Puisque la Torah a précisé auparavant que les arbres du jardin poussaient d'eux-mêmes et que le fleuve en assurait l'irrigation. En quoi consistait alors le "travail" d'Adam?

Il devait "travailler" le jardin en étudiant la Torah et en accomplissant des commandements positifs, et le "garder" en s'abstenant d'activités interdites.
[midrach Pirké déRabbi Eliézer]

-> Le Ohr ha'Haïm poursuit cette idée :
Même de nos jours, longtemps après avoir été expulsés du Jardin d'Eden, nous continuons le travail que devait faire Adam.
En effet, chaque mitsva que nous faisons plante une graine qui va se développer au Gan Eden, et chaque faute (avéra) détruit ces mêmes plantations spirituelles que nous avons planté.

Il y a cependant une différence avec le travail de Adam avant qu'il ne soit expulsé du Gan Eden.
En effet, Adam voyait clairement à quel point chaque mitsva qu'il faisait était une graine qui se développait en une création spirituelle.
Il voyait les effets de chacune de ses mitsvot dans le monde d'en-haut.
De même, il pouvait observer la destruction qu'entraînait une avéra sur ces mêmes plantations (de mitsvot).

Par contre, une fois qu'il a quitté le Gan Eden, cette capacité unique à voir la spiritualité, lui a été retirée.

Mais dans le monde à venir, nous pourrons voir les fruits qu'auront produit nos mitsvot, et qui nous servirons de nourriture spirituelle.

"D. appela le firmament : Ciel" (Béréchit 1,8)

Le Abir Yaakov (Pitou’hé ‘Hotam) enseigne que nous pouvons lire le verset ainsi :
-> "D. appela le firmament (rakia)" = c'est une allusion à l'âme qui au moment où elle descend dans ce monde, est vide (réka) de tout mérite.
Le mot "rakia" (רָקִיעַ) a également la même guématria que "chamèm" (vide - שׁמֵם).

-> "Ciel (chamayim)" = c'est une référence à l'âme qui s'est remplie de Torah et de mitsvot, dans ce monde.
En effet, nos Sages (guémara 'Haguiga 12a) disent que le mot :"chamayim" est composé des 2 mots suivants : "cham mayim" (là-bas de l'eau).
Or, la guémara (Ta'anit 7a) statue : "l’eau, c’est la Torah".

=> "D. appelle" une âme dans ce monde.
Elle est alors "rakia" (dépourvue de tout mérite), et son objectif est de devenir "chamayim" (se remplir au maximum de Torah et de mitsvot).

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-> Rachi (v.1,8) explique que le mot :"chamayim" (Ciel) provient également de : "éch oumayim" (feu et eau).
Le feu et l'eau ont été unis pour former le Ciel.

-> Le Kli Yakar enseigne que c'est pour cela que nos Sages disent qu'une dispute qui est "léchem chamayim" produira un résultat constructif.
En effet, quoi de plus opposés que l'eau et le feu, qui par le fait d'avoir une finalité de paix, réussissent à s'unir et à produire un résultat sublime : le Ciel, au sein duquel Hachem et tous les êtres célestes y résident.

["Toute controverse qui a vocation d’honorer les Cieux (lechem chamayim) connaîtra un aboutissement perdurable ; et celle qui n’a pas vocation d’honorer les Cieux ne connaîtra pas d’aboutissement perdurable." - Pirké Avot 5,17]

De plus, on peut remarquer que :
-> pour le 2e jour, il n'est pas écrit : "ki tov" (c'était bien), car l'apparition du "rakia" (firmament) : "fit une séparation entre les eaux qui étaient au-dessous du firmament et les eaux au-dessus du firmament" (Béréchit 1,7).

-> pour le 3e jour, il est écrit 2 fois : "ki tov" : une fois pour ce qui a été créé le 3e jour, et une autre fois pour la finalisation de ce qui a été commencé le 2e jour, car il y a eu : "le rassemblement des eaux ... D. vit que c'était bien!" (Béréchit 1,11).

=> On voit l'importance de toujours chercher à maintenir la paix.

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-> Rabbi Tivyoumi a dit : "Si le terme "tov" ne peut pas être utilisé pour cette division qui était pour le bien du monde et afin de l’habiter, alors à plus forte raison cela est valable pour les conflits, les querelles, qui amènent le chaos dans le monde."
[midrach Béréchit Raba 4,6]

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+ "Et D. fit le firmament" (Béréchit 1,7)

-> "Depuis le jour où le Temple a été détruit, on n'a pas vu le firmament dans toute sa pureté"
[rav 'Hisda - guémara Béra'hot 59]

Le Michtav Sofer (rabbi Chimon Sofer) commente :
Le firmament fait allusion à la dissension, et tous ceux qui se disputent disent en général que leur dispute est pour l'amour du Ciel, mais en réalité, depuis que le Temple a été détruit, on n'a plus vu une dissension pure, sans aucun intérêt personnel.

"D. fit les 2 grands luminaires : le plus grand luminaire pour la domination du jour et le plus petit luminaire pour la domination de la nuit, ainsi que les étoiles" (Béréchit 1,16)

Le Abir Yaakov (Pitou'hé 'Hotam) enseigne que nous pouvons lire le verset ainsi :
-> "le plus grand luminaire pour la domination du jour" = c'est la prière de cha'harit, qui est la plus importante des prières, et qui se récite en journée.

-> "le plus petit luminaire pour la domination de la nuit" = c'est une allusion à Arvit, prière récitée la nuit, et durant laquelle nous lisons également le chéma (ce qui lui donne ce titre de "luminaire").

- "les étoiles" = c'est min'ha, qui est la plus petite des prières.
D'ailleurs, le mot : min'ha (מנחה) a la même guématria que : "les étoiles" (ako'havim - הַכּוֹכָבִים), soit : 103.

"D. dit : Que la terre fasse pousser de la végétation" (Béréchit 1,11)

Le Gaon de Vilna fait remarquer que les lettres du mot : "végétation" (déché - דֶּשֶׁא) font allusion au fait que : "Le monde repose sur 3 choses : sur la justice (din - דִּין), sur la vérité (émet - אֱמֶת) et sur la paix (shalom - שָּׁלוֹם)" (Pirké Avot 1,18).
[la 1ere lettre de ces 3 mots formant : דֶּשֶׁא]

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-> Le Baal haLévouchim commente :
Hachem nous demande : faites en sorte que la végétation (דשא = la justice, la paix et la vérité) pousse, se développe, afin que [la terre, le monde] puisse continuer à exister.

"La femme vit que l'arbre était bon comme nourriture ... elle prit de son fruit et mangea ... leurs yeux à tous deux se dessillèrent et ils surent qu'ils étaient nus ; ils cousirent alors une feuille de figuier et se firent des pagnes" (Béréchit 3,6-7)

-> Rachi (v.3,3-4) commente : 'Hava en a rajouté à l’ordre qu’elle avait reçu. C’est pourquoi elle en viendra à lui ôter [de son efficacité]. Aussi est-il écrit : "N’ajoute pas à Ses paroles" (Michlé 30, 6).
[Le serpent] l’a poussée jusqu’à ce qu’elle touche l’arbre, puis il lui a dit : "Puisque tu n’es pas morte de l’avoir touché, tu ne mourras pas d’en avoir mangé !"

-> Le Gour Aryé dit que 'Hava pensait qu'en réalité, il leur était également interdit de toucher l'arbre.
Si Hachem ne leur a pas explicitement interdit d'en manger, c'est parce que le fruit était séduisant, mais Il n'avait pas besoin de leur spécifier l'interdiction de le toucher, car ils n'avaient pas de raison particulière de le faire.

[ => on voit le danger de tirer soi-même les conclusions en terme de loi juive en se basant sur notre bon sens, au lieu de prendre conseil auprès d'un rav sérieux.
La logique de Hachem nous échappe totalement, alors allons voir ses représentants sur terre : les rabbanim.

Parfois, nous sommes également tentés de penser : "Je suis sûr que Hachem ne verra pas d'inconvénient à ce que j'agisse ainsi, Il sait à quel point dans mon cœur je l'aime et je veux faire le bien ..."
=> Faisons bien attention à ne pas nous créer le Hachem que nous souhaitons avoir, parce que cela nous arrange! ]

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-> Hachem a dit à Adam de ne pas manger de l'Arbre de la Connaissance.
Ensuite, Adam a répété cette interdiction à 'Hava, en ajoutant qu'il fallait également ne pas le toucher par mesure de précaution pour ne pas en venir à le manger.
[le Kli Yakar]

Le Na'hal Kédomin commente :
Bien qu'il soit positif qu'une personne s'ajoute une barrière lui évitant de fauter, Adam a cependant fait une erreur, en ne disant pas clairement à 'Hava que Hachem lui avait seulement interdit d'en manger, et que la mesure de précaution était un ajout personnel.

[On a tous des faiblesses dans des domaines spécifiques, et c'est pour cela que nous devons avoir un "choul'han arou'h" personnel : c'est-à-dire un ensemble de mesures supportables s'ajoutant au "choul'han araou'h normal", qui n'est destiné qu'à nous-même, afin de nous empêcher de fauter.
En effet, nous savons que si nous dépassons un certain point, nous n'arriverons plus à nous retenir et nous fauterons très probablement, alors bien que la loi juive nous le permette, nous mettons en place des barrières pour éviter de tomber dans le précipice.

Par contre, il est important que cela ne se fasse pas au détriment d'autrui, de nos mitsvot obligatoires, ...
Cela doit rester un accessoire au service de l'essentiel, et non l'inverse!]

-> "[Ils] se firent des pagnes" (Béréchit 3,7)

Le Zohar explique le mot : "pagnes" ('hagorot - חֲגֹרֹת) par : cela fait référence à la mitsva des tsitit.

En effet, les tsitsit représentent les 613 mitsvot : le mot tsitsit a une valeur de 600 et chacun de ses coins a 8 cordes et 5 nœuds, faisant un total de 613.

Ainsi, tout de suite après la faute, ils ont porté un vêtement leur rappelant qu'il est certes très important de se faire des barrières de sécurité pour ne pas fauter, mais pour cela nous devons toujours avoir clairement en tête quelles sont les 613 mitsvot, et ce qui provient d'autres sources.

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-> Le serpent n'a pas seulement convaincu 'Hava que ce n'était pas une faute de manger de l'Arbre de la Connaissance, mais il l'a convaincu que c'était une mitsva.

Il a dit : "Regarde. Si une personne évite une chose interdite parce qu'elle n'en a pas de désir, alors cela n'a que peu de valeur.
Cependant, si elle en éprouve beaucoup de désir, et qu'elle évite quand même ce qui est interdit, alors cela témoigne de sa grandeur.
C'est pour cela que tu dois en goûter (rien qu'un peu! ce n'est pas vraiment "en manger"!), car ensuite tu auras un véritable désir de le manger, et en te retenant de le faire, tu montreras un dévouement total à Hachem."

Alors, 'Hava a vu que c'était "bon" de manger de l'Arbre de la Connaissance.
Que Hachem nous sauve de l'état d'esprit perverti du yétser ara.

[le Gaon de Vilna - Adéret Eliyahou]

[à l'image d'une mite, le yétser ara mange petit à petit toutes nos certitudes : en nous retirant une mitsva par si et une autre par là ; en nous faisant passer une avéra pour une mitsva de 1er choix, ...]

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-> Le serpent a dit à 'Hava que cela n'avait aucun sens de ne pas manger de l'Arbre de la Connaissance (éts hadaat), argumentant : "Pourquoi Hachem aurait-Il créé une chose si ce n'est pas pour que les gens en profitent?"

C'est le stratagème classique qu'utilise le yétser ara
Il nous convainc que si Hachem a créé des plaisirs dans ce monde, c'est pour que nous en profitions!

[midrach haGadol]

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-> Le serpent a soumis à 'Hava l'argument suivant :
"Ce n'est pas parce qu'Il Se soucie de votre vie que D. vous a interdit de manger de cet arbre, mais parce qu'Il sait que si vous en mangez, vous atteindrez une sagesse supérieure et que ce discernement vous rendra semblables à Lui.
A ce moment, vous ne dépendrez plus de Lui!"

[Rav Shimchon Raphaël Hirsch]

[ => De même, le yétser ara suscite en nous le doute à l'égard du sérieux des mitsvot.
Il réveille notre égo, notre désir de se débarrasser du joug divin (notre corps disant à notre âme :"Je fais ce que je veux! C'est MOI qui commande!"). ]

-> Rav Hirsch commente la nudité qui a suivi la faute :
"Tant que l'homme se sert de son corps pour servir D., il n'a aucune raison d'en avoir honte ... Sinon, il a honte de sa nudité.
Cette honte, c'est la voix de la conscience qui s'éveille en nous et nous rappelle que nous ne devons pas être semblables à des bêtes."

[ A chaque instant Hachem croit en nous, puisque nous accordant le plus beau des cadeaux : la vie, ainsi que des capacités phénoménales.
Comment pouvons-nous alors les utiliser d'une façon pire que les animaux?? Quel manque de respect, de reconnaissance envers notre papa Hachem!]

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-> "Le serpent dit à la femme : Mourir, vous ne mourrez pas" (Béréchit 3,4)

=> On peut se demander sur quelle certitude le serpent s’est-il basé pour affirmer à ‘Hava qu’elle ne mourra pas en mangeant du fruit? Et aussi, pourquoi cette redondance : "Mourir, vous ne mourrez pas’"?
Le midrash explique que le serpent a joué sur le fait que 'Hava ait ajouté l'interdit de toucher l'arbre. En effet, le serpent a poussé 'Hava contre l'arbre. Puis, il lui dit: "Tu vois, tu n'es pas morte en touchant l'arbre. De même, tu ne mourras pas en en mangeant". C'est ainsi que le serpent réussit à faire fauter 'Hava.
Mais on peut s'interroger. Même si 'Hava pensait qu'il était tout autant interdit de toucher l'arbre que d'en manger, et que le fait de le toucher serait aussi punissable de mort, malgré tout comment en est-elle arrivée à manger?
Finalement, Hachem leur avait dit qu'ils mourront le jour où ils mangeront. Or, la journée n'était pas encore terminée. Ainsi, qu'est-ce qui permettait à 'Hava d'être sûre qu'elle ne mourrait pas pour avoir touché de l'arbre et d'en conclure qu'elle ne mourrait pas non plus en en mangeant? Finalement, elle pouvait encore mourir dans la journée pour avoir touché l’arbre?

-> En fait, 'Hava envisagea effectivement cette hypothèse, qu'elle meurt au courant de la journée pour avoir touché l'arbre. Seulement, elle se dit que dans ce cas, puisque de toutes les façons, elle mourra pour avoir touché, il n'y a donc désormais aucune raison qu'elle se prive de manger et de profiter de ce fruit. En effet, elle ne peut pas mourir 2 fois. Ainsi, perdu pour perdu, pourquoi se priverait-elle de profiter d'un bon fruit?
C’est cela que le serpent lui dit : "Mourir vous ne mourrez pas" = la répétition veut signifier : "Vous ne mourrez pas 2 fois. Alors pourquoi se priver d’en profiter?"

Cette manière de penser fait partie des ruses classiques du mauvais penchant. Comme il sait que l'homme ne l'écoutera pas s'il l'incite directement à transgresser une grave faute, aussi il s'y prend par étape.
Tout d'abord, il séduit l'homme de commettre un petit écart, qui ne semble pas si grave. Puis, il lui fait croire qu'en fait, ce qu'il a commis est déjà trop grave et qu'il ne peut plus réparer.
Ainsi, il lui dit qu'à présent, pourquoi se priverait-il de profiter pleinement de la vie? Perdu pour perdu, il vaut mieux qu'au moins il profite dans ce monde.
L'homme doit être conscient de cette ruse pour pouvoir la reconnaître et se préserver de la faute et de l'effet boule de neige.
[rapporté par le rav Mikaël Mouyal]

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-> Le Arizal nous enseigne que lorsque "Hava fauta en consommant du fruit de l'Arbre de la Connaissance, son souhait était de faire goûter immédiatement du fruit de l'Arbre à Adam. Elle prit le fruit, le mixa avec d'autres pour en faire un jus et le lui donna comme il est écrit : "Elle en donna aussi à son mari avec elle" (Béréchit 3,6).
C'est-à-dire qu'elle en donna à Adam à son insu. Immédiatement le mauvais penchant domina Adam et il en consomma ensuite délibérément. Puis il en donna à tous les animaux de la Création sauf à un seul oiseau dont le nom est : 'hol, comme il est écrit : "La topaze d'Ethiopie ne l'égale point, on ne peut la mettre en balance avec l'or pur" (Iyov 28,19).

"D. dit : Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance" (Béréchit 1,26)

Le midrach (Béréchit rabba 8,5) rapporte que l'Attribut de Vérité a dit à Hachem : "Ne crée pas l'homme, car ils sont tous des bagarreurs".
Cela fait référence au combat entre le corps et l'âme, qui est une bataille permanente en toute personne.

A chaque moment où l'âme est dans le corps, elle désire ardemment le quitter et retourner vers la présence de Hachem.
Si une personne transforme son corps en un lieu où la présence divine peut résider, alors l'âme est heureuse au sein du corps.
Cependant, ce niveau de sérénité n'est pas atteint par la majorité des personnes, et c'est pour cela que le corps et l'âme sont généralement en conflit.

[le Noa'h Tsadikim]

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-> "La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire ...
Le visage peut refléter les larmes ou la tension ; mais si le voyage est entamé, si on est conscient que nous construisons ce que nous devons construire, notre cœur chantera en nous malgré la peine de notre corps et les larmes sur notre visage."

[rav Akiva Tatz]

=> La joie est la réponse de la néchama (l'âme) lorsque l'on fait ce qui doit être fait.
C'est l'expression d'une paix intérieure lorsque chacun est à sa place (âme & corps).

"Au commencent, D. créa le Ciel et la terre" (Béréchit 1,1)

-> Le monde et tout ce qu'il contient n'ont été créés que par le mérite de la Torah.
[midrach Béréchit rabba 1,4]

-> La guémara (Shabbath 88a) nous enseigne que Hachem a créé le monde avec une condition préalable : si le peuple juif n'accepte pas la Torah, Il (D.) fera revenir le monde au néant.

C'est pourquoi le monde n'a véritablement été terminé qu'à partir du moment où le peuple juif a accepté la Torah, car sinon il aurait cessé d'exister.
Dans la Torah, nous trouvons le terme : "créa" (bara - ברא) uniquement 3 fois :
- 1°/ "Au commencent, D. créa (bara) le Ciel et la terre" (Béréchit 1,1) = c'est le début de la Création du monde ;
- 2°/ "[le 7e] Il s'y était abstenu de tout Son travail que D. avait créé (achèr bara) pour faire (Béréchit 3,2) = Shabbath est l'aboutissement de la semaine de la Création qui s'est terminé par l'apparition de l'Homme ;
- 3°/ "car depuis le jour où D. a créé (achèr bara) l'homme sur terre ... un peuple a-t-il entendu la voix de D." (Vaét'hanan 4,32-33) = la Création est alors complète, puisque la Torah a été donnée au peuple juif.
[les 10 Commandements sont ennoncés à partir de Vaét'hanan 5,1]

[le שמן אפרסמון]

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-> Le mot béréchit (בראשית) contient les mêmes lettres que : bara chété (Il a créé les 2 - ברא שתי).
Cela renvoie au fait que Hachem a créé 2 choses ensembles : la Torah et le Trône de Gloire de D. (kissé haKavod).

A l'origine, ils étaient ensembles car la Torah était au Ciel, mais par la suite, la Torah a été envoyée sur la terre.

[le ‘Hen Tov]

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-> Le mot : "au commencement" (béréchit - בראשית) a la même guématria (avec le +1 du kollel) que : "613 feu" (taryag ésh - תרי"ג אש).

Ainsi, en utilisant le mot : "béréchit", la Torah fait allusion à notre obligation d'étudier la Torah, qui est appelée : "feu"("dans sa droite, une loi de feu pour eux" - mimino ésh dat lamo - Dévarim 33,2), et à la nécessité de prendre garde aux 613 mitsvot.

En vérité, c'est [uniquement] en étudiant la Torah qu'une personne peut dominer son yétser ara et accomplir les mitsvot.

[le 'Hida - חומת אנך]

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-> Le mot béréchit (בראשית) a les mêmes lettres que : ésh brit (אש ברית).
Cela fait référence au fait que le monde a été créé pour la Torah, qui est appelée : "ésh" (un feu) et "brit" (une alliance).

[le Roch - Adar Zékénim]

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-> Selon le Gaon de Vilna, le terme : "béréchit" (בראשית) renvoie aux 6 traits de caractère essentiels afin d'avoir un bon service de Hachem :

- le ב = bita'hon (בטחון) = avoir une confiance [totale en D.] ;
- le ר = ratson (רצון) = avoir la volonté [fervente de Le servir] ;
- le א = aava (אהבה) = avoir l'amour [de Hachem] ;
- le ש = chtika (שתיקה) = [savoir se réduire au] silence ;
- le י = yir'a (יראה) = avoir la crainte [de D.] ;
- le ת = torah (תורה) = avoir en permanence la Torah [comme règle de vie, comme objet d'étude et d'élévation].

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+ "Au commencent, D. créa le Ciel et la terre" (Béréchit 1,1)

Le verset fait allusion à 2 types de personnes :
- "le Ciel" : ceux qui étudient lichma, de manière désintéressée, uniquement parce que telle est la volonté de Hachem ;
- "la terre" : ceux qui étudient lo lichma, avec des motivations intéressées.

En disant cela, Hachem exprime l'idée qu'Il désire le service de tous les juifs, même si cela est fait par intérêt.

[Noam Elimélé'h]