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3 Questions/Réponses – Paracha Béréchit (Partie n°2)

+ 3 Questions/Réponses – Paracha Béréchit (Partie n°2) :

4°/ Quel est le 1er homme à naître avec des doigts séparés les uns des autres?

A la naissance de Noa'h, il est écrit : "[Son père : Lémé'h] appela son nom Noa'h, en disant : "Celui-ci nous procurera le repos, de notre travail et du labeur de nos mains, de la terre que Hachem avait maudite"." (Béréchit 5,29)

-> Le Panéa'h Raza cite un midrach disant que jusqu'à la naissance de Noa'h les mains des personnes étaient comme des moufles, et qu'il a été le 1er enfant à naître avec chacun de ses doigts séparés.
Lorsque son père a vu cela, il a immédiatement réalisé qu'il aurait la capacité de manipuler facilement des outils agricoles.

Le rav Yéhouda ha'Hassid affirme également cela, et ajoute que Noa'h a alors inventé la charrue pour labourer, ce qui a facilité la vie à toute l'humanité.

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+ Petit Bonus b'h :

-> Rachi commente le verset (v.5,29) : "Jusqu'à Noa'h, l'homme ne possédait pas d’instruments de labour. C’est lui qui les a fabriqués.
La terre, lorsqu’on semait du blé, produisait ronces et épines à cause de la malédiction prononcée contre Adam. L'époque de Noa'h a marqué la fin de ces calamités."
[Noa'h ]

-> Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou) enseigne qu'on ne l'a pas appelé Noa'h à sa naissance, mais ce nom lui a été donné lorsqu'on a vu que la terre avait changé ses habitudes durant sa vie (Noa'h est en relation avec "noua'h" : se reposer [de la labeur des mains]).

-> Noa'h est le 1er enfant à avoir vu le jour après la mort de Adam, la sévérité de la malédiction s'est donc atténuée à partir de ce moment. [Pirké déRabbi Eliézer]
Le Ritva prend le terme des malédictions : "jusqu'à ce que tu retournes à la terre" (Béréhit 3,19), comme preuve que suite à la mort d'Adam la malédiction va être fortement retirée.

-> Le midrach rabba rapporte que Adam a demandé à Hachem jusqu'à quand la malédiction sera effective.
D. lui a répondu jusqu'à ce que naîtra un enfant circoncit, ce qui a été le cas de Noa'h.

-> Selon le Sforno, le nom Noa'h était en réalité une prière à Hachem, Lui demandant que cet enfant amène un soulagement du travail extrêmement difficile de la terre à l'époque.
Hachem a répondu favorablement à sa prière, ce qui nous montre le pouvoir d'une prière faite de tout notre cœur, même contre d'importants décrets.

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5°/ En relatant les détails de la Création, il faut attendre le 52e verset de la Torah pour voir apparaître la lettre : samé'h (ס).
Ce verset est : "Hachem fit alors tomber un profond sommeil sur l'homme et il dormit ; Il prit un de ses côtés et referma un tissu de chair à la place." (Béréchit 2,21)
Rachi commente le terme "referma" (וַיִּסְגֹּר - vayichgor) par : "l'endroit où a eu lieu l’incision".

Pourquoi cette lettre (ס) a mis autant de temps avant d'apparaître dans la Torah? et pourquoi particulièrement ici?

-> La guémara (Yébamot 62b) nous enseigne qu'un homme qui demeure sans femme est privé de plusieurs choses (joie, bénédictions, ...), dont l'une est : 'homa (une muraille - חומה).
Les commentateurs disent qu'une femme permet de protéger et d'encourager son mari.
La lettre ס est un rond, qui renvoie à cette idée de protection.

-> "Hachem dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je vais lui faire une aide qui lui corresponde (עזר כנגדו - ézer kénegdo)" (Béréchit 2,18).

Il est intéressant de noter que "עזר כנגדו" a une valeur numérique de : 360, en allusion aux 360 degrés qui forment un cercle.
La femme est cette aide productive qui l'entoure tout autour : le protégeant de l'extérieur, et lui permettant de sublimer son intériorité (kénegdo - litt.contre lui [afin de s'améliorer]).

D'ailleurs, le Targoum Onkelos (Béréchit 2,18) traduit le terme : "une aide" (עזר) par "samé'h (סמך), un mur de soutien.
[la lettre samé'h (ס) s'écrit pleinement : סמך, qui a une guematria de 120 : jusqu’à 120 ans b’h!! ]

-> On peut citer un exemple des nombreuses paroles de nos Sages à ce sujet : "Une femme illumine les yeux de son mari, et le fait tenir sur ses jambes." [guémara Yébamot 63a]

=> On comprend maintenant pourquoi la lettre samé'h se présente pour la 1er fois dans la Torah qu'avec l’apparition de 'Hava, la 1ere femme de l'humanité.

[b'h, quelques idées concernant :
- la femme : https://todahm.com/category/moussarpensee-juive/la-femme
- le couple : https://todahm.com/category/moussarpensee-juive/le-mariagele-couple ]

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-> "Il n'est pas bon que l'homme soit seul" (Béréchit 2,18)
Le Toldot Yaakov Yossef (Ben Porat Yossef) fait une autre interprétation de ce verset :
"Seul" : signifie sans le yétser ara, car alors il resterait inchangé pour toujours.
"Je lui ferai une aide contre lui" = en vertu de son mauvais penchant, l'homme chutera parfois à un niveau inférieur, uniquement pour rebondir, ce qui lui offre une satisfaction authentique.

[une fois marié, il faut toujours entretenir la certitude que c'est notre conjoint le plus adapté pour être : "une aide contre lui".
Personne au monde ne peut mieux nous aider, l'un l'autre, à mettre à jour nos sublimes capacités latentes.
Cette réalisation de construire le plus bel édifice de nous-mêmes, doit nous aider à traverser les moments les plus éprouvants.]

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6°/ Il est écrit qu'une des punitions de la femme pour avoir mangée du fruit défendu est : "Ton désir te portera vers ton époux et lui te dominera" (Béréchit 3,16).
Quelle pratique répandue font de nos jours les femmes, et qui prend sa racine dans cette malédiction?

Le Pirké déRabbi Eliezer (14) enseigne que le fait de se percer les oreilles est une réalisation de la malédiction de 'Hava, et est destiné à démontrer leur soumission à leur mari, de la même façon que le faisait un esclave ne souhaitant pas être libéré.
A ce sujet, il est écrit : "Si le serviteur dit : ... "je ne veux pas sortir libre" ... lui percera l'oreille avec le poinçon et il le servira pour toujours." (Chémot 21,5-6).

-> Selon le Ramban : elle avait ordonné à son mari de manger [du fruit défendu] ; désormais, elle serait soumise à sa volonté.

-> Le roi Salomon (Echèt 'haïl) dit que la femme est "la couronne de son mari" (Michlé 12,4) et qu'elle "est infiniment plus précieuse que les perles" (Michlé 31,10).

[sachant à quel point la Torah et nos Sages témoignent de l'importance à la femme juive, il est évident que le but n'est pas de la réduire en esclavage, mais de mettre en avant une réalité innée présente depuis l'attitude de 'Hava]

"Au commencement de la Création par D. des cieux et de la terre" (Béréchit 1,1)

-> Le roi David écrit : "L’ensemble de Tes paroles est vérité" (Téhilim 119,16 - roch dévaré'ha émét).

-> Le Baal haTourim fait remarquer que la dernière lettre des 3 premiers mots de la Torah (בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱלֹהִים) forme : émét (אמת), montrant l'importance de la vérité aux yeux de Hachem.
D'ailleurs, la guémara (Yoma 69b) nous enseigne que le sceau de Hachem est : la vérité (émét).

La dernière lettre des 3 derniers mots décrivant la Création du monde (בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת - Béréchit 2,3) forment également le mot : émet (אמת), renvoyant au fait que l'univers a été créé du début à la fin par l'attribut de vérité.

-> Le Divré Yé'hezkel (le rabbi de Shiniava) fait remarquer que
- les dernières lettres des 3 premiers mots de la Torah (béréchit bara Elokim - בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱלֹהִים), forment le mot : "émét", lorsqu'elles sont arrangées dans le bon ordre.
- Si nous combinons les dernières lettres des 2e, 3e et 4e mots de la Torah (bar Elokim ét - בָּרָא אֱלֹהִים אֵת), nous obtenons également : "émét", mais cette fois, au lieu d'être mélangées, les lettres suivent déjà dans le texte la bonne séquence/ordre (aléf, mémé, tav).

Il explique qu'il y a un enseignement à en tirer : vous devez désirer la vérité, même si à première vue elle semble obscurcie et embrouillée.
Si vous vous appliquez à trouver la vérité, alors D. vous aidera finalement à la voir avec une clarté parfaite.
[il explique que cela ressemble à un chantier d'un bâtiment. Il y a les matériaux de construction partout, et l'on ne comprend pas vers quoi on se dirige. Cependant, si le plan est celui de la Vérité, alors finalement tout prendra forme pour constituer le plus bel édifice que notre vie pouvait générer.]

-> Rabbénou Bé'hayé fait remarquer que le 1er verset de la Torah contient toutes les voyelles à l'exception d'une seule : le shourouk (3 points en diagonale).
Il explique que c'est parce que les lettres de ce mot (שרק) peuvent être réarrangées pour constituer le mot : mensonge (שקר - chékèr).
En effet, Hachem a créé le monde pour être un lieu de vérité, et il n'y a pas de place pour un shourouk dans toute la description de sa Création.

-> C'est à la fois la Torah Écrite et la Torah Orale qui portent le sceau de la vérité.
En effet, les lettres du mot אמת (émet) renvoient à :
-> le א = Au mont Sinaï, Hachem nous a parlé et Il nous y a donné les 10 Commandements (Torah Écrite), qui commencent par : ano'hi (אנכי -> Je suis Hachem ton D.) ;
-> le מ = la michna qui est un concentré de la Torah Orale, débute par : méémataï (מאימתי -> A partir de quand peut-on lire le Shéma le soir?) ;
-> le ת = la guémara, discussions talmudiques de la michna commence par : tana (תנא - Béra'hot 2a).

-> Le Gaon de Vilna fait remarquer que c'est non seulement la Torah qui est marqué du sceau de la vérité, mais également son commentaire principal : Rachi.
En effet :
- le א = le 1er Rachi commence par : amar rav Yits'hak (אָמַר רַבִּי יִצְחָק) ;
- le מ = la guémara (Kidouchin 30a) enseigne que le vav du mot ga'hon (Vayikra 11,42) est la lettre située au milieu de la Torah.
Le mot ga'hon signifie : ventre, mot que Rachi traduit dans son commentaire par : méav (מֵעָיו).
- le ת = le dernier commentaire de Rachi se termine par : yéyachèr kor'ha chéchibarta (ישר כחך ששברת).

=> La Torah et son commentaire par Rachi (fait par inspiration divine) ne sont que : Vérité, du début au milieu et à la fin.

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+ Bonus (b'h) :

-> La guématria kétana consiste à prendre la valeur numérique de chaque lettre en faisant abstraction de ses zéros.
Par exemple, le mot émet (אמת) a une guématria kétana de : 1 + 4 (du 40) + 4 (du 400) soit un total de : 9.

Il existe une preuve incroyable de la véracité de la Torah.
En effet, pour chaque mot de la Torah :
-> 1°/ Prenez sa guématria guédola (la classique) ;
-> 2°/ Retirez sa guématria kétana (comme expliqué ci-avant) ;
-> 3°/ A partir de ce total, additionnez chacun des chiffres, jusqu'à arriver à un seul chiffre => Vous obtiendrez toujours : 9 (renvoyant à la guématria kétana du mot émet).

Par exemple, prenons le 1er mot de la Torah : béréchit (בראשית) :
-> 1°/ guématria guédola = 913 [2+200+1+300+10+400]
-> 2°/ guématria kétana = 13 [2+2+1+3+1+4]
On a alors : 913-13 = 900
-> 3°/ 9+0+0 = 9 !!

Autre exemple, en prenant le 2e mot de la Torah : bara (ברא) :
-> 1°/ guématria guédola = 203 [2+200+1]
-> 2°/ guématria kétana = 5 [2+2+1]
On a alors : 203-5 = 198
-> 3°/ 1+9+8=18 -> 1+8 = 9 !!

=> La langue de la Torah est la seule langue au monde dans laquelle chacun de ses mots atteste de sa véracité, puisque transmise par Hachem.

3 Questions/Réponses – Paracha Béréchit (Partie n°1)

+ 3 Questions/Réponses – Paracha Béréchit (Partie n°1) :

1°/ Rachi (Béréchit 1,11) écrit que Hachem a ordonné à la terre que le goût d'un arbre soit le même que celui de son fruit, mais elle a désobéi en produisant à la place des arbres n'ayant pas le même goût que leurs fruits.
Rachi conclut : "C’est pourquoi, lorsque Adam a été puni pour sa faute, la terre aussi a été punie pour la sienne et a été maudite."

Pourquoi est-ce que Hachem a-t-il attendu avant de punir la terre, plutôt que de le faire immédiatement?

-> Le Taz (Divré David) explique que c'est la faute de la terre en désobéissant à l'ordre divin qui va être indirectement responsable de la faute d'Adam.

Selon le midrach (Béréchit rabba 15,8), le fruit défendu que Adam et 'Hava ont mangé était un Etrog.
La guémara (Soucca 35a) enseigne que l'Etrog est le seul fruit qui a suivi l'ordre de Hachem, en ayant le même goût que l'arbre sur lequel il grandit.

De part son statut unique, Adam en avait un énorme désire, ce qui n'aurait pas été le cas si la terre avait obéi à l'ordre divin.
=> C'est pour cela que la terre a été punie au moment de la faute d'Adam.

-> Le Kli Yakar apporte une autre réponse.
Selon Rachi (Béréchit 3,17-18), la punition de la terre est que : "Elle produira à cause de toi des êtres maudits, tels que les mouches, les puces et les fourmis" et "la terre, lorsque tu l’ensemenceras de graines diverses, produira des ronces et des épines.".
Il en ressort que la première victime de ces punitions était l'homme.

Au moment où la terre a initialement désobéi à Hachem, Adam n'avait rien fait de mal et ne méritait pas de souffrir. => Ainsi, après qu'il ait fauté, la terre pouvait alors recevoir sa faute.

[cela renvoie à l'idée que seulement D. est un juge de vérité, dans le sens où avant d'infliger une punition à quelqu'un il va prendre en compte tous les paramètres, comme la peine que cela va générer à son entourage!]

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2°/ Dans la Torah, quel est l'écart d'âge le plus important entre un mari et sa femme?

Selon Rachi (Béréchit 4,22) : Na'ama : "elle sera la femme de Noa'h."

Na'ama descend de Caïn, et son père s'appelle : Lémé'h.
La Torah nous relate que Lémé'h avait 2 femmes, qui ont enfanté chacune 2 enfants.
Na'ama avait ainsi un frère s'appelant : Touval Caïn.

Rachi (4,23-25) relate comment Lémé'h qui était aveugle, a tué par erreur Caïn, le confondant avec un animal. Lorsqu'il réalisa cela, il frappa ses mains l'une contre l'autre, écrasant et tuant son propre fils Touval Caïn.

Ses 2 femmes furieuses se sont alors séparées de lui, il s'est efforcé de les apaiser mais elles ne voulaient rien entendre.
Il est alors allé voir Adam pour se plaindre de ses femmes.
Lorsque ce dernier est allé les voir, elles lui ont dit de se corriger lui d'abord : "Ne t’es-tu pas séparé de ta femme il y a 130 ans, lorsque, par ta faute, la mort a été décrétée en punition pour l’homme?"

Aussitôt, il est écrit : "Adam connut de nouveau sa femme ... Adam vécut 130 ans, il engendra ... et il le nomma Séth." (Béréchit 4,25 ; 5,3).

Sept générations après Seth, va naître Lémé'h, qui va être le père de Noa'h.
=> Il est intéressant de noter qu'à la fois Noa'h et sa femme Na'ama avaient un père portant le même nom.

Noa'h est naît en l'an 1056 après la Création, c'est le 1er à naître après la mort de Adam (à l'âge de 930 ans).
Sa femme Na'ama est née au plus tard en l'an 130 de la Création, comme on a pu le voir précédemment.

==> Cela signifie que Na'ama était âgée au minimum du minimum de 926 années de plus que son mari Noa'h.

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-> La Torah rapporte que Mathusalem a vécu : "969 ans" (Béréchit 5,27).
[Adam n'ayant vécu "que" 930 ans]

-> Selon le Yi'houd bé'Hidouch, d'autres êtres humains ont pu vivre plus longtemps, et il apporte l'exemple de Na'ama, la femme de Noa'h.
On a pu voir précédemment qu'elle est née au plus tard en 130 de la Création.
Or, il est écrit : "Noa'h sortit [de l'Arche], ainsi que ses fils, son épouse" (Béréchit 8,18).
L'année de la sortie de l'Arche est en 1657 de la Création.
=> A ce moment, Na'ama avait au minimum un âge de 1527 ans

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3°/ Quel jour a été créé l'éléphant?

On aurait tendance à répondre que les éléphants, comme tous les autres animaux, ont été créés le 6e jour.
En effet, il est écrit : "D. dit : "Que la terre produise des êtres animés selon leurs espèces". Et cela s'accomplit ... D. forma les bêtes sauvages selon leurs espèces, de même les animaux qui paissent, de même ceux qui rampent sur le sol ... et ce fut le matin, le 6e jour." (Béréchit 1,24-31).

Le Yi'houd bé'Hidouch rapporte les paroles de Rachi (Béréchit 1,14) : "Les luminaires avaient été créés dès le 1er jour, mais c'est le 4e jour qu’ils ont reçu l’ordre de se placer dans le firmament. Il en a été de même pour tous les éléments du ciel et de la terre : ils ont été créés le 1er jour, et mis chacun à sa place le jour qui lui a été assigné."

=> Ainsi, les éléphants ont été créés dès le 1er jour!

"Hachem forma l'homme de la poussière de la terre" (Béréchit 2,7)

-> Le midrach nous enseigne que cette poussière utilisée pour créer Adam a été prise de la terre d'Israël.
Pour le cerveau et le cœur, elle provenait plus précisément de celle du lieu de l'Autel.

Le midrach (Chémot rabba 30,3) dit qu'à chaque juif correspond une partie de Adam lui-même.
Certains proviennent de son front, d'autres de ses yeux, d'autres de ses mains, ...

Ainsi, lorsque Adam a été formé depuis la terre sainte d'Israël, c'était nous même qui en avons été constitués.
Israël n'est pas seulement notre terre bien-aimée, mais c'est la source de notre être.
On parle de : "ima tsion", car dans un sens, Israël nous a donné naissance, c'est notre mère (ima).

Selon le rav Moché Wolfson, les non-juifs descendent également de Adam, mais ils proviennent de la partie d'Adam qui a été formée par des lieux d'Israël qui ne sont pas véritablement Israël, mais des conduits, des bases à partir desquels le restant du monde à émerger.

=> On comprend que le lien que nous avons avec Israël est semblable à celui de retourner dans les bras de sa mère.
Rien qu'entendre parler d'Israël réveille en nous des sentiments.

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-> Rabbi Barou'h de Mezhbizh, petit-fils du Baal Chem Tov, disait qu'il y a 2 signes de dépression spirituelle chez un juif : un manque de désir pour Israël, et un manque d'envie de se connecter aux secrets de la Torah (comme le Zohar).

Dans les 2 cas, si nous ne pouvons pas y accéder (n'ayant pas la possibilité d'aller en Israël, ou bien le niveau pour étudier la kabbala), nous nous devons de toujours y aspirer.

=> Pour un juif, être indifférent à propos d'Israël est un signe de dépression spirituelle, car normalement cela doit immédiatement exciter notre âme.
On ne peut être sans sentiment lorsque l'on pense à Israël.

Une dissimulation pour davantage de révélation

+ Le but de la dissimulation d'Hachem est une plus grande révélation de Sa royauté :

-> "Il y eut le soir et il y eut le matin" (vayéhi érev, vayéhi boker - Béréchit 1,5).
Il y a d'abord "le soir", les ténèbres et la dissimulation, et seulement après vient "le matin", la bonté et l'illumination.
Hachem a intégré ce modèle dans le monde dès le début de la Création : les ténèbres précèdent toujours la lumière, qui suit immédiatement, et il en va de même pour chaque personne : ses moments de ténèbres et de difficultés ne sont qu'une préparation à la bonté et à la miséricorde qui s'ensuivront.

Lorsque le verset dit : "Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour", il exprime que l'obscurité et la lumière ne sont pas deux entités distinctes, mais les parties d'un tout ; ensemble, elles constituent un jour.
Chaque période difficile qu'une personne traverse n'est pas une réalité en soi, mais simplement une préparation au bien qui suivra, car la lumière ne peut être expérimentée sans être précédée par les ténèbres.
Le but même des ténèbres (obscurité) est de permettre à la lumière d'illuminer plus puissamment, comme nous l'enseignent nos Sages : "Il n'y a pas de lumière si ce n'est celle qui émane des ténèbres" (Zohar - Tétsavé 184a).
La lumière la plus puissante est celle qui rayonne de l'obscurité, car la lumière d'une bougie n'éclaire pas aussi bien pendant la journée que pendant la nuit, et ce n'est que lorsque l'obscurité règne que la splendeur et la douce lumière de la bougie sont perceptibles.
Cela enseigne à l'homme que même lorsqu'il voit une épaisse obscurité devant lui, que ce soit dans le domaine physique ou spirituel, ce qui signifie qu'il est incapable de servir Hachem avec une ouverture d'esprit, il doit savoir que son salut se trouve dans l'obscurité elle-même.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

"D. dit : 'Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance' ... c'est à l'image de D. qu'Il le créa" (Béréchit 1,26-27)

Rabbi Moché Cordovéro explique que le mot : image (tsélem - צלם) est dérivé du mot : ombre (tsél - צל).
Ainsi, dire que l'homme a été créé à "l'image de D." signifie que l'homme représente "l'ombre" d'Hachem projetée sur cette terre ; on comprend mieux alors le lien entre D. et l'homme.

"Tu désireras ton mari, mais c'est lui qui dominera" (Béréchit 3,16)

=> En quoi consiste exactement cette malédiction pour 'Hava?

-> Le Nétsiv (haEmek Davar) explique la malédiction d'une manière qui nous éclaire sur la dynamique d'une femme. Les hommes ont le sens de l'indépendance. Ils peuvent continuer à vivre même s'il y a des gens avec qui ils ne peuvent pas s'entendre. Ils peuvent toujours garder leur propre estime de soi.
Ils peuvent être indépendants. Même en ce qui concerne la relation d'un homme avec sa femme, lorsqu'il est insulté, il peut encore rebondir, parce qu'il connaît sa valeur personnelle.

Cependant, Hachem a créé les femmes différemment. Hachem a maudit 'Hava pour qu'elle cherche toujours à trouver grâce aux yeux de son mari. Si elle ne se sent pas valorisée aux yeux de son mari, son estime de soi s'effritera. Elle ne peut pas créer sa propre valeur. Le respect de son mari à son égard est essentiel.
Elle doit se sentir désirée et respectée.
Existe-t-il une plus grande malédiction que celle-là, ne pas avoir de valeur personnelle indépendante, voir sa valeur personnelle dépendre de la façon dont les autres la perçoivent?

-> Le Steipler écrit dans une lettre aux avré'him que les femmes deviennent physiquement malades si elles ne se sentent pas dignes. Certains hommes ne comprennent pas pourquoi leur femme ne semble pas être dans son assiette ou se sent toujours malade. Il est possible qu'il ne s'agisse pas d'une maladie physique, mais d'une maladie émotionnelle.

-> Le rav Don Segal a été interrogé au sujet d'une femme qui ne pouvait pas se lever du lit. Il a dit au mari de commencer à complimenter sa femme sur de petites choses tout au long de la journée. En peu de temps, sa femme est redevenue normale. Quel est le secret? Il n'y a pas de secret. Depuis le début, sa maladie était due à un sentiment d'abattement, et non à une affection physique.

-> Ra'hel a appelé son premier fils Yosef. Rachi explique (Vayétsé 30,23) qu'avant qu'elle n'ait un enfant, son mari la blâmait pour tout incident survenu dans la maison, et que maintenant, avec Yosef à ses côtés, elle pouvait lui reprocher certains incidents.
Est-ce la raison pour laquelle Ra'hel attendait si longtemps un enfant, afin de lui faire porter le chapeau?
En gardant à l'esprit l'explication selon laquelle une femme dépend tellement du respect de son mari que, sans lui, elle a l'impression de ne rien valoir, nous pouvons comprendre Rachi. Elle a besoin de ce respect plus que tout, et si quelque chose venait à le menacer, elle se sentirait inutile.

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[par ailleurs, selon nos Sages, si tu décharges ta femme de sa malédiction : "mais c'est lui qui dominera", elle la respectant et l'honorant comme une reine, alors Hachem te déchargera de ta malédiction : "tu mangeras à la sueur de ton front", en te donnant plus facilement ta subsistance, ainsi que pleins d'autres bénédictions. ]

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+ La compassion :

-> Le fait qu'un homme sache que sa femme dépend de lui devrait lui inspirer de la compassion. Puisqu'elle dépend de son mari, il ne peut pas la laisser tomber. De la même manière, nous disons souvent dans la prière que nous dépendons d'Hachem, et seulement d'Hachem, pour notre salut.
Lorsque nous montrons à Hachem que nous dépendons de Lui, et de Lui seul, Hachem se sent obligé de prendre soin de nous. Un homme devrait ressentir la même chose pour sa femme.

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+ Mauvaises épouses :

-> Le rav Its'hak Sher dit : Nous constatons souvent que certains hommes ont ce que l'on pourrait appeler de "mauvaises" épouses.
Il a demandé : "Qui a fait en sorte que ces femmes soient comme ça? Leurs maris."

Ils ne connaissent pas le Rambam (Hilkhot Ichout 15,19) qui dit qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même et l'aimer comme il s'aime lui-même.
Parfois, un mari peut se sentir victime. Il peut s'apitoyer sur son sort et sa situation, alors qu'en réalité, c'est lui le coupable. Il ne traite pas sa femme comme elle a besoin d'être traitée.

-> En réalité, ce Rambam nécessite des explications supplémentaires.
Qu'un homme aime sa femme comme il s'aime lui-même est compréhensible, surtout si l'on se réfère au fait qu'elle est une partie de son mari ; par conséquent, il doit l'aimer de la même manière qu'il s'aime lui-même. Mais qu'est-ce que cela signifie qu'un mari doit respecter sa femme plus qu'il ne se respecte lui-même?
Le Maharcha (guémara Yébamot 62b) explique que cela signifie qu'il devrait lui acheter des vêtements plus beaux que ceux qu'il s'achèterait à lui-même.
La plupart d'entre nous ont la mentalité suivante : "Ce qui est bon pour moi est bon pour toi". Nous jugeons ce dont les autres ont besoin en fonction de nos propres besoins.
Ce n'est pas le cas dans le mariage. Un mari doit juger ce dont sa femme a besoin en fonction de ses besoins à elle et non en fonction des siens.

"D. insuffla dans ses narines une âme de vie et l'homme devint un être vivant" (Béréchit 2,7)

Rav Yoël Teitelbaum (Rabbi de Satmar) donna un jour une explication au fait que la nuit, lorsque l'on étudie la Torah, on est souvent pris de somnolence et on doit faire de grands efforts afin de rester éveillé, tandis qu'une personne qui va faire des choses vaines/futiles n'aura aucun mal à rester éveillé (pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit!).

L'âme d'une personne est une partie divine, qui cherche naturellement à revenir à sa source : à D.

Chaque nuit, lorsqu'une personne dort, l'âme va quitter le corps afin de rendre des comptes au Ciel des progrès spirituels réalisés durant la journée écoulée.

Ainsi :
-> Lorsqu'une personne fait quelque chose de bien, comme étudier la Torah, l'âme désire aller au plus vite rapporter fièrement ce qui a été réalisé, ce qui entraîne une envie de dormir.

-> Cependant, lorsqu'une personne gaspille futilement son temps et ses capacités, l'âme n'est absolument pas pressée d'aller reporter cela, et la personne peut rester éveiller sans effort.

 "D. créa l'homme à Son image" (Béréchit 1,27)

-> Rachi : "D. a donné vie à toutes les créatures par Sa parole.
Seul l'homme a été créé de Ses propres mains, si l'on peut s'exprimer ainsi"

-> Rambam : "Seul l'homme peut rester maître de ses actes grâce à sa raison"

On peut remarquer que le nom de D. (יהוה), lorsqu'il est écrit verticalement, forme une image du corps humain (cf. l'image jointe ci-dessous) :
-> le youd (י) = pour la tête ;
-> le hé (ה) = pour les bras et les épaules ;
-> le vav (ו) = pour le torse ;
-> le hé (ה) = pour les jambes.

Créés à son image, tâchons également de lui ressembler par nos actions en agissant selon notre Torah.

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-> Le rav 'Haïm Vital (Chaaré Kédoucha) explique qu'il existe 2 parties chez l'homme : le corps qui est fait de 4 éléments positifs : le feu, l'air, l'eau et la terre, et il y a également l'âme qui est faite également de 4 éléments/forces spirituels issus des 4 lettres : youd-ké-vav-ké.

[en l'homme, il y a 248 membres et 365 nerfs et artères matériels, et en parallèle il y a 248 membres spirituels reliés par 365 nerfs et artères spirituels. L'application de chacune des mitsvot permet d'insuffler à chaque membre spirituel sa vitalité et sa force spirituelle, et inversement pour les fautes.
Les 248 mitsvot positives correspondent aux 248 membres de l’homme, et les 365 mitsvot négatives à ses 365 tendons.
Chaque mitsva donne vie et santé à un membre.]

La connexion entre notre âme et Hachem de qui nous vient notre âme, c'est justement ces 248 mitsvot positives et ces 365 mitsvot négatives qui composent notre âme, car toutes ces mitsvot prennent leur source également dans le Nom d'Hachem.
[Le mot : mitsva (מצוה) renvoie au Nom d'Hachem. En effet, selon la technique de l'at-bach [échanger la 1ere lettre de l'alphabet par la dernière, puis la 2e par l'avant-dernière, ...] les 2 premières lettres (מצ) deviennent : יו et en y ajoutant les 2 dernières du mot mitsva : וה, on obtient : יהוה ]

En effet, le Rama miPano enseigne que : Hachem a dit au sujet de son Nom : "zé chémi léolom vé zé zikhri lédorvador" (c'est Mon Nom pour toujours et c'est Mon souvenir de génération en génération) :
- "chémi" (Mon Nom) + youd hé = 365 ;
- "zikhri" + vav hé = 248.
= Ce qui nous montre que notre connexion avec les lettre du Nom d'Hachem c'est justement les mitsvtot.
[les avérot sont le pendant inverse, qui viennent nous éloigner de D.]

"Au commencement, D. créa le ciel et la terre" (Béréchit 1,1)

Rabbi Aharon de Karline a dit :
"De même que D. renouvelle de façon permanente l'oeuvre de sa création, l'homme doit renouveler, lui aussi, chaque jour, un détail de sa façon de vivre.
Car qui n'avance pas recule, et celui qui ne trouve pas chaque jour quelque chose de nouveau dans sa vie, même son passé commencera à s'effriter."

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Nous disons dans la prière du matin : "[D.] renouvelle tous les jours, en permanence, les faits de la Création".