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Le syndrome de la sauterelle

+ Le syndrome de la sauterelle :

-> La Torah (Chéla'h Lé'ha 13-14) rapporte l'histoire très déroutante des Méraglim, les espions envoyés par le peuple juif pour examiner la terre d'Israël.
Le peuple juif venait de quitter l'esclavage d'Egypte et de traverser la mer Rouge, et Hachem voulait l'emmener en Terre promise le plus rapidement possible. Mais le peuple s'inquiéta de la manière dont il allait conquérir la terre, et il envoya 12 espions pour l'explorer.
Nos Sages nous disent que ces espions étaient parmi les plus grands tsadikim de la nation. Ils revinrent de leur mission en emportant des fruits incroyablement gros qui poussaient en terre d'Israël.
La Torah nous raconte comment ils ont calomnié le pays en disant qu'il mangeait ses habitants et qu'il était peuplé de géants et de guerriers que même Hachem serait incapable de vaincre.

Le 'Hafet 'Haïm (Shemirat haLachon - pt.2, ch.19) explique qu'il s'agissait certainement de grands tsaddikim qui connaissaient très bien les qualités remarquables et les avantages de la Terre promise. Cependant, ces mêmes hommes étaient également terrifiés à l'idée d'entrer dans la Terre. Ils croyaient fermement qu'Hachem pourrait facilement vaincre les 31 rois et les puissants géants qui occupaient le pays, tout comme Il avait détruit le puissant empire égyptien.

Cependant, ils pensaient également que pour qu'Hachem y intervienne pour eux, ils devaient être des tsadikim méritant des miracles. Et ils pensaient que dans leur état actuel, ils n'étaient plus en mesure de mériter de tels miracles.
En effet, les juifs avaient récemment commis l'une des plus grandes fautes de toute l'histoire, le Veau d'or, et ils s'étaient amèrement plaints à Hachem du manque de nourriture et d'eau dans le désert, et ne cessaient de demander de retourner en Egypte et de ne pas suivre Moché en terre d'Israël.

Les espions (méraglim) racontent qu'en traversant le pays, "nous étions comme des sauterelles à nos yeux". À leurs propres yeux, ils se sentaient comme de petites sauterelles insignifiantes.
Ils pensaient que des gens qui avaient tant fauté contre Hachem étaient petits et indignes de vaincre des géants. Ils se sentaient incapables de maintenir la grandeur nécessaire dans la avodat Hachem qui leur permettrait de mériter l'aide d'Hachem pour vaincre leurs ennemis.

Le peuple entendit cette affirmation, et avec le souvenir du Veau d'or et des autres péchés encore frais à l'esprit, fut convaincu de sa véracité.
Ils s'effondrèrent dans un grand désespoir, terrifiés par ce qui leur arriverait s'ils essayaient de combattre ces puissants géants sans l'aide d'Hachem.

[ le 'Hafets 'Haïm ajoute que no Sages disent que les membres du Sanhédrin ont pleuré. En particulier parce qu'ils faisaient partie des plus grands membres de la nation, ils comprenaient mieux que quiconque à quel point ils étaient impuissants sans l'aide d'Hachem et à quel point ils ne méritaient pas de la recevoir. ]

Les gens se sont tragiquement trompés.
Yéhochoua et Calev ont protesté contre le reste des espions et ont averti le peuple : "Ne vous rebellez pas contre Hachem".
Le 'Hafet 'Haïm explique que Calev et Yéhochoua leur disaient : "Vous prétendez que la promesse d'Hachem de nous donner la terre dépend de notre capacité à être des tsadikim. C'est totalement faux! Hachem ne dit jamais à une personne : "Je ne te sauverai que si tu es un tsadik".
Il dit plutôt : "Je ne te sauverai pas si tu te rebelles contre Moi". Tant qu'une personne ne se rebelle pas volontairement contre Hachem en déracinant délibérément Ses mitsvot, elle peut aspirer à recevoir toute la bonté d'Hachem.

Le 'Hafet 'Haïm poursuit en disant qu'aujourd'hui encore, nous sommes en proie à la même crainte que les espions (méraglim). Tout le monde croit de tout cœur à la récompense du monde à Venir (olam aba) et sait qu'une personne qui consacre sa vie à la Torah, aux mitsvot et à l'avodat Hachem recevra un plaisir et un bonheur infinis et éternel.
Pourtant, les gens ne sont toujours pas disposés à mener leur vie de cette manière. Qui est capable de mener un tel style de vie, avec Hachem à l'esprit en permanence pensent-ils? Seuls les grands tsadikim. Ils peuvent vivre dans leur bulle et gagner leur récompense, mais moi je dois vivre dans le monde réel. J'aimerais être comme eux, mais en pratique, ce n'est pas possible.

Le 'Hafet 'Haïm dit :
C'est une erreur! Il s'agit simplement d'un stratagème du yéter ara, qui tente de nous détruire et de nous empêcher de vivre une vie proche d'Hachem. Tant qu'une personne fait tout ce qu'elle peut pour observer la Torah et les mitvot et ne se rebelle pas volontairement contre Lui, Hachem est heureux avec elle et est prêt à la couvrir du bonheur et de la bonté infinis qu'Il a en réserve pour Ses tsadikim loyaux.

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[ainsi les méraglim avaient confiance en Hachem, mais pas en eux-mêmes et en particulier dans l'amour immuable qu'a Hachem pour chaque juif, Ses enfants adorés. Les conséquences dramatiques doivent nous inciter à constamment se renforcer dans ce sujet.
voir : la grandeur d'être juif(ve) : https://todahm.com/category/moussar-pensee-juive/divers-divers/la-grandeur-detre-juifve ]

Tsitsit = tout juif est un enfant d’Hachem

+++ Tsitsit = tout juif est un enfant d'Hachem :

"Parle aux Bné Israël et dis-leur qu'ils se fassent des tsitsit aux 4 coins de leurs vêtements pour leurs générations, et qu'ils placent sur chacun des coins un fil azur" (Chéla'h Lé'ha 15,38)

-> Le Rambam (Hilkhot Tsitsit 1,6) explique que parmi les 8 fils des tsitsit, il doit y en avoir un de couleur azur et 7 autres blancs.

-> A notre époque, comme nous ne connaissons plus la teinte précise de la couleur azur "tekhelet" originelle, nous pouvons tout de même accomplir la mitsva des tsitsit avec huit fils blancs. (la loi stricte permettant d'accomplir cette mitsva avec 8 fils blancs).

Rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot) explique, au nom de son maître le Arizal, que bien que nous n'ayons plus à notre époque l'azur authentique, nous devons faire quelque chose de particulier en récitant le verset : "Vous le verrez et vous souviendrez de toutes les mitsvot de Hachem" (our'item oto ouz'hartem ét kol mitsvot Hachem - Chéla'h Lé'ha 15,38).
En effet, il explique que nous devons prendre soin d'imaginer un fil azur sur nos tsitsit lorsque nous disons "vous le verrez".

-> Rabbi Méir a enseigné : quelle différence existe-t-il entre l'azur et toutes les autres couleurs?
Le tékhélet (azur) rappelle la mer, la mer rappelle le ciel et le ciel rappelle le Kissé Hakavod (Trône Divin), comme il est écrit : "Et sous Ses pieds, il y avait comme une œuvre de saphir et semblable à la pureté des Cieux" (Michpatim 24,10).
Il est également écrit : "Au-dessus du firmament, il y avait une sorte de saphir avant la forme d'un trône" (Yé'hezkiel 1,26). [guémara Ména'hot 43b]

Rachi explique que la couleur azur rappelle à l'homme que le Maître de l'univers siège sur Son trône, le
Kissé Hakavod.

=> Le Arizal (chaar hakavanot) [en nous recommandant de s'imaginer le bleu azur] souhaite que l'homme se rappelle que Hachem siège sur son Kissé Hakavod. [ce qui correspond parfaitement au but du Shéma, où l'on ancre en nous notre foi en Hachem, comme base vitale avant de démarrer une nouvelle journée. ]

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=> Pour quelle raison devons-nous nous rappeler précisément du Kissé Hakavod? N'est-il pas suffisant de nous rappeler directement de Hachem et de Ses commandements?

-> Afin de répondre à cette question, on va d'aborder aborder le récit du meurtre du prophète Yéchayahou par son petit-fils Ménaché, roi de Yéhouda, et fils du roi 'Hizkiyahou.
Nos Sages (Yébamot 49b) rapportent :
Ménaché tua Yéchayahou.
Rava enseigne que Ménaché jugea Yéchayahou comme étant un faux prophète et le condamna à mort, d'après les lois de la Torah.
Ménaché avança 3 arguments prouvant que Yéchayahou était un faux prophète.

S'adressant à Yéchayahou, voici son premier argument : "Moché ton maître parlait au Nom d'Hachem en disant : "Tu ne pourras pas voir Ma face car l'homme ne peut Me voir et vivre'." (Ki Tissa 33,20), tandis que toi tu dis : 'J'ai vu Hachem siégeant sur un trône élevé et majestueux'." (Yéchayahou 6,1)

Son second argument : "Moché ton maître disait : Qui est comme Hachem notre D. accessible à chaque fois que nous L'invoquons?" (Bamidbar 4,7), alors que toi tu déclares : "Cherchez Hachem tant qu'Il est accessible!" (Yéchayahou 58,6)

Son troisième argument : "Moché ton maître disait : "Je comblerai la mesure de tes jours" (Michpatim 23,26), alors que toi tu déclares au nom d'Hachem à mon père le roi 'Hizkiyahou : "Je prolongerai ta vie de 15 ans" (Méla'him II 20,6)

Les Sages du Talmud répondent à chacun des arguments de Ménaché comme si c'était le prophète Yéchayahou lui-même qui s'exprimait. Yéchayahou pourtant ne se justifia pas devant Ménaché, comme cela est rapporté dans la guémara : "Yéchayahou déclara (dans son cœur) : je sais pertinemment que Ménaché n'acceptera pas mes explications et si je lui permets de me tuer, je ferai de lui un assassin volontaire!
Le prophète prononça un Nom divin pour s'échapper et sauver sa vie et il fut englouti par un cèdre.
Les serviteurs de Ménaché scièrent l'arbre et lorsque la scie arriva au niveau de la bouche du prophète Yéchayahou, il mourut, mesure pour mesure, pour avoir proféré des paroles accusatrices à l'encontre du peuple d'Israël : "Je demeure au milieu d'un peuple aux lèvres impures"(Yéchayahou 6,5).

=> Comment Ménaché découvra-t-il la cachette du prophète Yéchayahou?

Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Yébamot 49b) répond en rapportant les paroles du Talmud de Jérusalem (Sanhédrin 51b) :
"Lorsque le roi Ménaché poursuivit Yéchayahou pour le tuer, ce dernier s'enfuit et fut englouti par un cèdre. Seuls ses tsitsit restèrent accrochés à l'extérieur de l'arbre. Les serviteurs du roi virent les tsitsit dépasser de l'arbre et avertirent Ménaché. Le roi ordonna d'aller scier le cèdre. Ils coupèrent le cèdre et le sang coula de l'arbre".
[dans la suite cette guémara affirme que Ménaché tua le prophète Yéchayahou dont la stature spirituelle égalait celle de Moché. ]

=> Pourquoi précisément des tsitsit qui sont censés protéger celui qui les porte, trahirent-ils la présence du prophète à l'intérieur de l'arbre?

Le Ben Ich 'Haï explique les paroles du midrach (Cho'her Tov) suivant :
"Montre Ton œuvre à Ton serviteur, et le chemin à Ses enfants" (Téhilim 90,16) = le terme "chemin" employé dans le verset désigne le tékhélet des tsitsit portés par Israël qui sont appelés "les enfants de D."

Le Ben Ich 'Haï rappelle que nous devons porter des tsitsit à chaque coin d'un vêtement. Un tsitsit est constitué de 8 fils et de 5 nœuds, ce qui est équivalent au mot "é'had" (un - אחד) qui a une valeur numérique de 13.
Si l'on multiplie la valeur du mot אחד
(un) par quatre, nous obtenons 52 soit la guématria du mot "bèn" (enfant - בן). Ceci afin de nous enseigner que par le mérite de la mitsva des tsitsit, nous accédons au statut "d'enfants de D."

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=> Tentons d'expliquer plus en profondeur la mitsva des tsitsit qui doivent être portés précisément aux 4 coins du vêtement, 2 à l'avant du vêtement et 2 à l'arrière.

-> Rapportons tout d'abord la discussion entre Rabbi Yéhouda et Rabbi Méir au sujet du verset : "Vous êtes des fils pour Hachem votre D." (Réé 14,1).
Rabbi Yéhouda a enseigné : "Lorsque vous vous comportez comme des fils, vous êtes appelés "fils", et lorsque vous ne vous comportez pas comme des fils, vous n'êtes pas appelés "fils".
Rabbi Méir a enseigné : "Dans un cas comme dans l'autre vous êtes appelés "fils", comme il est écrit : "Des fils en qui il n'y a pas de fidélité". [guémara Kidouchin 36a]

-> Le Rachba explique cette discussion d'après un autre passage de la guémara (Erouvin 46b) : "Lorsqu'il y a une discussion entre Rabbi Meir et Rabbi Yéhouda, la loi va selon l'avis de Rabbi Yéhouda".
Le Rachba tranche que dans notre discussion, de manière très exceptionnelle, la loi va comme Rabbi Méir, c'est-à-dire que dans tous les cas, nous sommes appelés "fils" de Hachem car le langage employé dans la Torah corrobore cet avis.

Ainsi, les 2 tsitsit qui se trouvent à l'avant du vêtement font allusion à Israël lorsqu'ils accomplissent la volonté du Créateur, de sorte que tous les commandements d'Hachem se tiennent devant leurs yeux pour les accomplir.
Et les 2 tsitsit qui se trouvent à l'arrière font allusion à Israël lorsqu'ils n'accomplissent pas la volonté du Créateur puisque les mitsvot se situent dans leur dos.
C'est pourquoi le Créateur a ordonné de placer 4 tsitsit à chaque coin de nos vêtements afin que nous soyons appelés "fils de D." en toute circonstance comme le soutient Rabbi Méir.

[selon le 'Hida (Roch David - Emor), l'allusion de la mitsva des tsitsit est que même lorsque l'homme n'accomplit pas la volonté de D., il est comparé aux 2 tsitsit suspendus à l'arrière, et il est malgré tout appelé "enfant" car il peut à tout instant se repentir. ]

À présent, nous comprenons la raison pour laquelle Hache dirigea le cours des événements de la sorte, en punissant le prophète Yéchayahou pour avoir prononcé de mauvaises paroles à l'encontre d'Israël, par l'intermédiaire de ses tsitsit qui dépassèrent de l'arbre : en effet, le prophète Yéchayahou pensait que la loi suivait l'avis de Rabbi Yéhouda et que lorsqu'Israël ne faisait pas la volonté du Créateur, il n'était pas appelé "fils de D."

Ne laissant pas de porte ouverte au repentir en prononçant des paroles accusatrices à l'encontre du peuple d'Israël : "Je demeure au milieu d'un peuple aux lèvres impures" (Yéchayahou 6,5) (guémara Yébamot 49b) [plutôt que voir tout juif sous la réalité : "enfant (adoré) d'Hachem" (peut importe ce qu'il peut faire, même les pires choses) ], il fut privé, mesure pour mesure, de ses tsitsit arrières qui symbolisent ceux qui n'accomplissent pas les commandements.
Ses tsitsit restèrent en dehors de l'arbre et trahirent sa présence aux yeux des gardes de Ménaché.

Ainsi, comme l'explique Rabbi Méir, nous sommes en toutes circonstances appelés "enfants de Dieu" puisque nous avons la possibilité de réparer nos fautes par le repentir qui atteint le Kissé Hakavod, comme les Sages nous l'ont enseigné : "Le repentir est si grand qu'il arrive jusqu'au Kissé Hakavod" (guémara Yoma 86a).
Hachem ordonna précisément de mettre du tékhélet (fil azur) afin que nous nous souvenions du Kissé Hakavod jusqu'où arrivent les repentirs sincères de tous Ses enfants, même lorsqu'Israël est comparé aux tsitsit qui se trouvent à l'arrière.

==> Le Arizal nous dévoile la signification de l'étreinte de nos tsitsit lors de la récitation du Shéma Israël : "Avant de réciter le Chéma Israël dans la prière du matin, nous devons rassembler nos 4 tsitsit et les saisir contre notre cœur" (chaar hakavanot téfilot achakhar 1).
En accomplissant ce geste durant la récitation dusChéma, nous exprimons notre désir de nous attacher à Hachem en prenant sur nous le joug divin, mais aussi notre conviction profonde qu'un jour viendra où tout le peuple, du juif le plus initié au plus éloigné, se repentira sincèrement et accomplira la volonté du Créateur en acceptant d'un cœur entier, à l'image de ces tsitsit avant et arrières réunis, la royauté du Créateur avec amour.

[Shvilé Pin'has]

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-> Nos Sages (guémara Sanhédrin 103a) enseignent que le roi Ménaché fit téchouva ... Hachem réalisa une "fente" dans le ciel afin d'accepter le repentir de Ménaché, bloqué en quelque sorte à cause de la pleine mesure de rigueur.

-> Le Zohar (Béréchit 39a) rapporte : "A la 5e porte d'entrée du Gan Eden, se trouvent tous ceux qui se sont repentis entièrement de leur vivant, qui ont regretté profondément leurs fautes. Au seuil de cette porte, se tient Ménaché le roi de Yéhouda qui se repentit intégralement durant son vivant et dont Hachem accepta la téchouva.

[on voit concrètement à quel point rien ne tient devant une téchouva sincère, à la différence de ce que notre yétser ara nous laisse croire, en désespérant de nous.]

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-> Rachi (Ména'hot 43b) explique que regarder les tsitsit nous amène à nous souvenir des mitsvot.

Le guémara (Ména'hot 44a) nous enseigne : "Tout celui qui n'a pas de tsitsit transgresse 5 commandements positifs".
Rachi les énumère : 1- "vous ferez des tsitsit" ; 2- "ils mettront sur les tsitsit de chaque coin, un fil d'azur" ; 3- "ce sera pour vous un tsitsit" ; 4- "vous le verrez" ; 5- "tu te feras des fils tressés" (Ki Tétsé 22,12).

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-> "Celui qui est attentif à accomplir la mitsva des tsitsit aura le mérite de voir la face de la Présence divine"
[guémara Ména'hot 43b]

-> Rabbi Meïr pense que les jeunes enfants risquent de mourir du fait que leurs parents oublient de poser des mézouzot, et Rabbi Yéhouda soutient qu'ils sont susceptibles de mourir du fait que leur père ne porte pas de tsitsit.
[guémara Ména'hot 43b]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Chmirat haLachon) écrit :
"D'après le sens simple de la Torah, nous pouvons déduire que le fait de regarder ses tsitsit développe le zèle dans les commandements d'Hachem. Ils nous préservent d'aller d'après nos yeux. Puisqu'il en est ainsi, il est bon de les regarder plusieurs fois par jour et particulièrement lorsqu'il nous vient à l'esprit une mauvaise pensée ou toute sorte de colère, il sera très bon de les regarder. Alors le mauvais penchant diminuera."

-> Le Bné Yissa'har (Réguel Yéchara) enseigne : "Celui qui est dominé par le mauvais œil, que D. nous en préserve, doit regarder ses tsitsit."

-> Le 'Hida (Dvach Léfi) écrit au nom du Arizal : "Les tsitsit protègent du mauvais œil et des forces de touma (impureté)."

-> La source de ces enseignements se trouve dans le Zohar (Chéla'h Lé'ha 163b) : "L'homme qui se vêtit d'un tsitsit. le mauvais penchant n'a pas la capacité de lui nuire avec le mauvais œil."

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-> Rech Lakich enseigne que tout celui qui est attentif à la réalisation de la mitsva des tsitsit bénéficiera de 2 800 serviteurs, comme il est écrit : "Ainsi parle Hachem, le Maître des légions : en ces jours-là, arrivera que dix hommes de chaque nation les saisiront, ils saisiront les coins du vêtement d'un homme en disant : nous irons avec vous" (Zé'haria 8,23). [guémara Shabbath 32b]

Rachi explique qu'à l'époque messianique, les non juifs apprendront que D. est présent au sein du peuple juif et ils se rendront en grand nombre au Temple de Jérusalem afin de Le servir.
Ainsi, celui qui observe fidèlement la mitsva des tsitsit aura le mérite de voir dix hommes de chacune des soixante-dix nations du monde, soit 700 hommes, lui saisir chacun des quatre coins de son vêtement, soit un total de 2 800 hommes.

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-> Le Arizal (chaar haKavanot - drouch téfilat achakhar) explique que lorsque l'homme se lève le matin, va aux toilettes et procède à l'ablution des mains avec la bénédiction, il écarte de lui la force des klipot qui sont au niveau de son néfech ... Après avoir purifié son néfech, c'est par le mérite de la mitsva des tsitsit qu'il va repousser les klipot de son roua'h.
Puis, c'est par le mérite du commandement des téfiline du bras et de la tête qu'il renouvèlera sa néchama.

[il s'agit de 3 niveaux d'âme : néfech, roua'h et néchama]

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-> Rachi (Chéla'h Lé'ha 15,32) explique au nom de Rabbi Moché Hadarchan que la Torah juxtapose la paracha de celui qui a profané le Shabbat avec la paracha des tsitsit, car de la même façon que le Shabbat est équivalent à toutes les autres mitsvot, le port des tsitsit l'est aussi.

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+ Lien entre les tsitsit et Shabbath ( = le cœur de l'identité juif) :

-> Le Gaon de Vilna (Zikaron baSéfer - maamar 197) donne une explication sur la relation qui existe entre la mitsva de Shabbat et la mitsva de porter des tsitsit.
Il réase un parallèle entre la Michna (Shabbath 73a) qui explique qu'il existe 39 travaux interdits le Shabbat et les 39 tours de fil que nous enroulons à chacun de nos 4 tsitsit, séparant ainsi les 5 nœuds.
Et ces 39 tours de fil représentent les 39 travaux interdits le Shabbat.

-> Le Magen Avraham rapporte au nom du Arizal que dans le premier intervalle des tsitsit, nous faisons 7 tours de fil, dans le second nous faisons 8 tours, dans le troisième 11 tours et dans le quatrième intervalle, nous faisons 13 tours, ce qui représente un total de 39 tours correspondant à la valeur numérique de : "Hachem est un" (יהוה אחד).

-> Les 39 travaux interdits le Shabbat furent divisés en 4 parties dont la première contient onze travaux :
1°/ la guémara (Shabbath 73a) mentionne les 11 travaux qui constituent les étapes de la fabrication du pain et les voici : "semer, labourer, moissonner, rassembler, battre les céréales, vanner, trier, moudre, tamiser, pétrir et cuire."
2°/ la guémara énonce les 13 travaux représentant les étapes de confection des vêtements : "tondre la laine, la blanchir, la démêler, la teindre, filer, préparer la chaîne, monter deux lisses, tisser deux fils, ôter deux fils, nouer, dénouer, coudre deux points, déchirer en vue de coudre deux points."
3°/ la guémara rapporte ensuite les 7 travaux nécessaires à la fabrication des peaux : "capturer un cerf, l'abattre, le dépouiller, le saler, tanner sa peau, la lisser et la couper."
4°/ enfin, elle mentionne les 8 autres travaux : "écrire deux lettres, effacer en vue d'écrire deux lettres, construire, démolir, éteindre, allumer, donner le dernier coup, et sortir un objet d'un domaine à l'autre."

=> Il se trouve donc que les 39 travaux de Shabbat se divisent en 4 parties de : onze, treize, sept et huit travaux. Or, nous pouvons constater que l'ordre des 39 tours des fils de tsitsit se décompose de la même manière : sept, huit, onze et treize tours ce qui nous donne un total de 39 tours, afin de nous enseigner que les commandements du respect du Shabbat et du port des tsitsit sont équivalents à tous les autres commandements.

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-> La mitsva des tsitsit qui est composée de 39 tours de fil, correspondant à la valeur numérique de : "Hachem est un" (יהוה אחד), a pour but de nous unir avec notre Créateur. En effet, lorsque nous regardons le fil bleu azur, nous pensons au Kissé Hakavod sur lequel siège le Maître de l'univers.
Il en est de même pour les 39 travaux interdits du Shabbat qui ont aussi la guématria de : "Hachem est un" (יהוה אחד) afin de nous renforcer dans notre foi que Hachem notre D. est un et unique, comme cela est rapporté dans le Zohar (Térouma 135b) : "Il existe un secret caché concernant le Shabbat, la Présence divine qui est appelée "Chabbat" s'unit avec Hakadoch Baroukh Hou et c'est le secret de l'unité (אחד) absolue."
[Tsor ha'Haïm - Chéla'h Lé'ha]

La force de la prière

+ La force de la prière :

"Pour la tribu de Ephraïm, Hochéa Bin Noune ... pour la tribu de Yossef formant celle de Ménaché, Gadi Ben Soussi" (Chéla'h Lé'ha 13,8-11)

-> Le Arizal (Chaar haPsoukim) fait remarquer qu'au sujet de Ménaché, est mentionnée également la tribu de Yossef (comme pour toutes les autres tribus qui sont toutes affiliées aux fils de Yaakov), alors que ce n'est pas le cas d'Efraïm.
Il explique que Hachem désirait protéger les explorateurs de la faute et les préserver de la mort ; à cette fin, il associa à chacun d'entre eux le chef de la tribu (grâce à ce qui est nommé dans la kabbale "ibour néchama" (עיבור נשמה) : "la transplantation d'une âme").
Par exemple, au prince de la tribu de Réouven, Chamoua Ben Zakhour, il associa l'âme de Réouven, fils de Yaakov ; à Chafat Ben 'Hori, prince de la tribu de Chimon, l'âme de Chimon, fils de Yaakov, et de même pour chaque tribu.
Or, lorsqu'Il arriva à la tribu de Yossef, qui, étant scindée en deux, envoya deux explorateurs, Il associa l'âme de Yossef à celle de Ménaché, fils de Yaakov, à celle de l'explorateur de cette tribu.
Mais, il n’associa aucune âme à l'explorateur de la tribu d'Efraïm.
Constatant la dangereuse situation dans laquelle se trouvait son disciple Yéochoua, Moché pria afin qu'il n'échoue pas dans sa mission. Et par le mérite de cette prière, il lui fut associé l'âme de Lévi (puisque la tribu de Lévi n'envoya aucun explorateur).

Finalement, ajoute le Arizal, tous les princes de tribu fautèrent, à l'exception de Kalev et de Yéochoua qui furent, seuls, sauvés par le mérite de la prière :
- au sujet de Kalev, la guémara (Sota 34b) rapporte au nom de Rava : "Kalev fuit les mauvaises intentions des explorateurs et alla se répandre en prières sur le tombeau des Patriarches ; il leur dit : "Mes pères intercédez pour moi afin que je sois préservé des funestes desseins des explorateurs!"" (cf également dans le
Zohar 158b).
- Yéochoua, grâce au fait que Moché pria pour lui fut préservé de leurs mauvais conseils (ce qui lui fit mériter d'être associé à l'âme de Lévi).

-> Le rav Elimélé'h Biderman conclut :
Ce qui précède nous montre la valeur de la prière. Le péril qui guettait les explorateurs était, en effet, tellement grand que même leur associer l'âme sainte du chef de la tribu ne suffit pas à les protéger de leurs funestes desseins.
Et néanmoins, Yéochoua et Kalev furent sauvés grâce à la prière.
=> Cela nous enseigne que la prière est encore plus efficace que le mérites des Pères.

"Tu verseras un quart de hin (révi'it ahin) de vin sur l'holocauste" (Chéla'h Lé'ha 15,5)

A la suite du passage des explorateurs, la Torah traite des libations de vin qu'on versait sur l'autel quand on apportait des sacrifices.
=> Quel est le lien entre les libations de vin et la faute des explorateurs?

En fait, après cette faute, le peuple se mit à regretter amèrement leur situation. Ils rentrèrent dans une grande affliction.
C'est pourquoi, Hachem leur transmit alors la mitsva de verser du vin sur l'autel. Dans Sa Grande Bonté, Il cherchait par là à les apaiser et à leur redonner de la vigueur. En effet, comme on le sait, le vin permet de réjouir le cœur des gens tristes.
[Mé haChiloa'h]

"Ne montez pas ... car le Amaleki et le Canaani est là-bas devant eux et vous tomberez par l'épée" (Chéla'h Lé'ha 14,42-43)

=> Pourquoi le verset précise-t-il que Amalek et Canaan sont "là-bas devant eux"? Qu'ajoutent les mots ''devant eux''?

En fait, les actions qui sont réalisées dans un endroit y laissent une trace qui aura une influence dans l'avenir.
Ainsi, quand des réchaïm commettent des fautes quelque part, celui qui viendrait même plus tard en ce lieu, pourra ressentir une certaine chute spirituelle du fait de l'influence négative qui s'y trouve, provoquée par les fautes passées.
Ainsi, après la faute des explorateurs, quand une partie du peuple décida de monter quand même, Moché leur dit que Amalek et Canaan se trouvent là-bas "avant eux" (en hébreu, ''avant eux''
et ''devant eux'' se disent ''Lifnéhem'').
Et de la sorte, ils ont commis de grandes fautes dans le passée. Et c'est du fait de cette influence néfaste que "vous tomberez par l'épée".
Vos forces s'affaibliront du fait de l'impureté laissée dans ce lieu.
[Tiféret Avot]

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Qu'est-ce qui les a motivés à vouloir aller en terre d'Israël?

-> https://todahm.com/2016/06/30/4634-2

-> Leur aveu était davantage motivé par le regret d'avoir manqué l'occasion d'entrer en terre d'Israël que par les remords sur leur faute. [Ohr ha'Haïm haKadoch]

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-> "Ils s'obstinèrent à monter au sommet de la montagne" (Chéla'h Lé'ha 14,44)

-> Suite à la faute des explorateurs et la sanction qui s'en suivit d'errer 40 ans dans le désert, une partie du peuple décida malgré tout de forcer les choses et monter malgré tout en Israël. Conscients de la gravité de la faute commise d'avoir écouter les explorateurs, ils voulurent réparer et monter en terre sainte. Seulement, Hachem s'opposa et leur défendit de monter. Mais ils s'obstinèrent et montèrent quand même. Le résultat fut qu'ils ont été décimés.
=> Mais si ces gens regrettèrent leur faute et souhaitèrent monter en terre sainte pour se repentir, comment comprendre que lorsque Hachem leur interdit formellement telle chose, qu'ils s'obstinèrent malgré tout à monter? Mais si leur démarche provint d'une bonne intention de repentir, comment en même temps ont-ils pu désobéir et transgresser purement et simplement l'Ordre Divin?

-> Rabbi Tsadok HaCohen de Lublin l'enseignement de nos Sages selon lequel quand un homme est invité, tout ce que son hôte lui dit de faire, il devra le faire, sauf s'il lui dit de sortir de chez lui, là il ne l'écoutera pas.
Il en est de même vis-à-vis d'Hachem. L'homme se doit d'écouter tout ce que Hachem lui demande de faire et de réaliser toutes les mitsvot de la Torah. Tout, à l'exception de : "Sors!"
Même si un homme a tellement fauté et s'est tellement enfoncé dans le mal qu'Hachem en vienne à lui dire : "Sors! Je ne veux plus de toi. Même si tu te repens, Je ne t'accepterai pas", il ne prêtera pas attention à cela. Il devra s'entêter et se repentir malgré tout. Jamais un homme doit renoncer à sa part dans le Service d'Hachem. Même s'il voit tous les obstacles et qu'il sent qu'Hachem le repousse. Malgré tout, il ne faudra jamais se résigner. On n'écoutera pas le Maître de la maison s'Il lui dit : "Sors!". Il forcera les choses et se repentira quand même, jusqu'à ce qu'Hachem finisse par l'accepter.

=> Suite à la faute des explorateurs, Hachem leur interdit l'accès en Israël. Certaines personnes du peuple vécurent cela comme un rejet d'Hachem. Ils entendirent comme si Hachem leur disait : "Sortez! Je ne veux plus de vous!". Ainsi, dans cette logique, ils n'ont pas prêté attention à cela et s'obstinèrent malgré tout à monter en terre sainte.

"Quant à vos cadavres (pigré'hem atem), ils tomberont dans ce désert" (Chéla'h Lé'ha 14,32)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente :
J’ai entendu au nom des sages de Castille exilés que le mot "atem" renvoie à Moché et Aharon, sur qui Hachem avait également décrété qu’ils mourraient dans le désert.
Hachem a justifié leur propos en disant : "Si Je ne fais pas cela pour toute la communauté, ils finiront dans ce désert et ils y mourront", comme l’ont dit nos Sages (midrach Bamidbar rabba 19,13) sur le verset "Il s’avance aux premiers rang du peuple" (Vézot haBéra'ha 33,21) : la raison pour laquelle Moché a été enterré de l’autre côté du Jourdain est qu’il puisse mener la génération du désert vers le monde à venir, or si Moché et Aharon n’étaient pas morts dans le désert, ils n’auraient pas pu faire vivre la génération du désert.

Et c’est dit sur le mode allusif, car on ne parlerait certainement pas de "cadavre" à propos de Moché et Aharon, dont le corps était pur comme des anges, non plus que de "tomber" à propos des deux lumières du monde.

"Il visite (poked) la faute des pères sur les fils" (poked avon avot al banim - Chéla'h Lé'ha 14,18)

-> Il faut expliquer le mot poked dans le sens d’une diminution, comme dans "il n’en manquait (nifkad) pas un seul homme".
Hachem diminue la faute des pères à cause des enfants. Si les enfants sont droits et bons, ils rachètent les fautes de leurs pères, "le fils donne du mérite au père".
[haKtav véhaKabbala]

"Si l'envoi des explorateurs n'était motivé que par un manque de émouna envers Hachem, ils n'auraient pas été sanctionnés aussi sévèrement par un décret collectif de mourir dans le désert.
C'est cette volonté initiale de dénigrer le pays, afin de décourager le peuple d'y entrer, qui est à l'origine de leur non entrée dans le pays.
[Maharal - guémara Sota 34b]

[on voit de là l'importance de ne rien dire de négatif sur la terre d'Israël!]

Le récit des explorateurs – Le saviez-vous?

+ Le récit des explorateurs - Le saviez-vous? (compilation issue du Méam Loez)

-> Moché n'envoya pas les chefs de tribus car ils étaient responsables des bannières et c'était sur leur ordre que les camps partaient. Ne voulant pas perturber la discipline des bannières, Moché chercha des hommes égaux aux princes de ses dirigeants.

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-> Pour encourager les explorateurs et calmer leurs craintes éventuelles, Moché leur donna son bâton portant le Nom explicite de D.
Moché leur dit : "Prenez en main et n'ayez peur de personne. En le voyant, les Cananéens seront pris de tremblement et de terreur ; ils ne pourront vous résister."
Effectivement, lorsque les géants virent ce bâton, ils furent pris de frayeur et les explorateurs furent sauvés.
Les mots : "Montez vers (alou zé)" (v.13,17) font allusion au bâton, qui était désigné par le même mot (zé) dans le verset : "Prends ce (zé) bâton dans ta main" (Chémot 4,17).

Selon une autre opinion, Moché fit connaître aux explorateurs le Nom de D. à 12 lettres afin qu'en cas de danger, ils se protègent en le prononçant. C'est également le mot "zé" (valeur numérique de 12 - זה) qui y fait allusion.

-> Moché avait prié pour que Hachem sauve Yéhochoua du conseil des exploroateurs, et seul Kalev entra pour prier à 'Hevron sur les tombes de nos Patriarches (à 'Hévron) pour également être protégé des mauvais conseils des explorateurs.

A 'Hévron habitaient 3 géants dont les noms reflétaient la robustesse.
1°/ A'himane = qui veut dire : "a'h yamin" (un frère droitier) : comme la main droite est plus puissante que la gauche, A'himane était le plus fort des 3.
2°/ Chéchaï = veut dire "marbre", comme dans le verset : "Ses jambes sont des piliers de marbre (chayich)" (Chir haChirim 5,15). comme le poids d'un pilier de marbre creuse une fosse dans le sol, ce géant s'enfonçait dans la terre lorsqu'il marchait.
3°/ Talmi = signifie un sillon : lorsque ce géant marchait, la terre se creusait à cause de la poussière soulevée par ses pieds.

En raison de leur force physique, on donnait également à ces géants les noms suivants :
- Néfilim (tombés) = car quiconque les voyait tombait de crainte. Ce sont les Néfilim mentionnés dans la section Béréchit, les premiers de cette tribu.
- Après un certain temps, leur force diminua et on les appelait : Anakim (géants) = en raison de leur haute taille qui cachait le soleil.
- Ensuite, leur force s'amoindrit encore et ils devinrent relativement faibles, d'où leur nom : Réfaïm (faibles).
Og, roi de Bachane, faisait partie de ces Réfaïm, comme il est écrit : "Seul Og survécut" (Dévarim 2,11) ; il était le plus faible d'entre eux.

-> "Le peuple qui habite ce pays est puissant et les villes sont grandes et bien fortifiés! Nous y avons vu les descendants du géant" (Chéla'h Lé'ha 13,28)

Les explorateurs racontèrent que non seulement les villes étaient étendues et bien fortifiés, mais également que par leur taille, les géants dépassaient les villes, leurs murailles ne leur arrivant qu'aux chevilles.
Ils disaient en d'autres termes : "Nous avons vu les géants ; ils sont plus hauts que les murs de fortification. Si vous voulez suggérer qu'il existe un autre moyen de les vaincre, en les prenant par surprise par exemple, cela est impossible."
[...]
C'est là que réside l'essentiel de la faute des explorateurs. Moché leur avait envoyés explorer le pays et observer ses habitants. Cependant, au lieu de rester simples observateurs (rapportant factuellement ce qu'ils avaient pu voir), ils se posèrent en conseillers, affirmant par exemple : "Le peuple qui vit dans ce pays est puissant et nous ne pouvons le vaincre."
Ils révélèrent leur mauvaise intention : affaiblir la détermination des juifs de poursuivre leur route vers la terre d'Israël.

[que ce soit un pays de géants ou de fourmis, cela ne change rien, car nous avons le maître du monde avec nous : Hachem!]

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-> 8 explorateurs portèrent une grappe de raisins ... chacun portait un poids de 1 200 (130 séa).
A 8, ils portaient donc une grappe de raisins d'un poids d'environ 9 600 kg.
Nos Sages enseignent que la Torah appelle cet endroit : Na'hal Echkol ("le Torrent de la grappe" - v.13,24), car de cette grappe, du vin coulait comme un ruisseau.

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-> Hachem réduisit les distances : au lieu de parcourir le pays en 160 jours, ils le firent en 40 jours.

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-> On peut rapporter l'enseignement du rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Chéla'h Lé'ha) :
"Hachem a demandé à Moché d'envoyer des personnes pieuses [pour parcourir la terre d'Israël] afin qu'elles amènent de la vitalité et de la subsistance spirituelle des mondes Supérieur à la terre en-bas, par l'impact résiduel de leur étude de la Torah et de leurs prières. Ainsi, la terre elle-même aspirera a être habité par les descendants d'Avraham, Its'hak et Yaakov."

"Vous ne vous égarerez pas derrière votre cœur et derrière vos yeux" (Chéla'h Lé'ha 15,39)

-> Le 'Hafets 'Haïm explique :
On entend souvent de la bouche de ceux qui se font passer pour des intellectuels et qui s'estiment fort intelligents, que la pratique des mitsvot n'est pas nécessaire.
Le plus important, disent ces gens, est que l'homme ait un cœur pur ...
Or, pour bien rejeter cette opinion erronée, la Torah nous met en garde : "vous ne vous égarerez pas derrière votre cœur!", derrière cette idée selon laquelle l'essentiel serait le cœur, en regard duquel l'accomplissement des mitsvot serait inutile.
Car cette thèse relève de l'hérésie, elle fait partie des arguments invoqués par le racha qui déclare : "il n'y a pas de D.!"

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+ "Vous ne vous égarerez pas (lo tatourou) derrière votre cœur (lévav'hém) et derrière vos yeux"

-> "Tu aimeras Hachem de tout ton cœur (lévav'ha)" (Vaét'hanan 6,5)
Rachi : avec tes 2 penchants : le bon et le mauvais.

-> Selon le Chem miChmouël, il y a lieu d'interpréter le mot "lévav'hém" de notre verset comme désignant également nos 2 penchants.
L'expression : "lo tatourou" (ne vous égarerez pas) dérive du même verbe que : "latour" (pour visiter [le pays]), et a donc une connotation d'espionnage et d'exploration.

=> Cela pour signifier allusivement à l'homme qu'il ne se mette pas à "explorer" et à "analyser" les ordres de Hachem (Ses mitsvot).
Que nous les comprenions ou non, que nous en retirions ou pas une utilité, il nous incombe d'observer les mitsvot parce qu'elles sont les ordres du Roi, et pour cette unique raison.