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Le maaser crée la richesse

"Tu prélèveras un dixième de toutes tes récoltes ... des champs, chaque année" (Réé 14,22)

-> La guémara (Taanit 9b) déclare : "Asser téasser" (donne le maaser afin de devenir riche".
-> Tossafot cite le Sifri qui dit : "Tu prélèveras un dixième de toutes les récoltes de ton champ".
Nous voyons seulement qu'il faut donner le maasser sur les récoltes. Comment savons-nous qu'il faut également donner sur les affaires et tous les autres profits?
Cela s'apprend du mot "toutes" (kol). Il aurait pu être dit de donner "sur tes récoltes". Pourquoi est-il dit "toutes tes récoltes"?
Cela signifie que toutes les sources de profits sont incluses.
Tossafot dit que nous voyons à partir de cela que l'on obtient également la garantie de devenir riche si l'on donne le maaser kessafim.

-> Cela apparaît également dans le midrach Tan'houma (18) qui dit : "Asser téasser".(donne le maasser afin de devenir riche) = donnez le maasser afin de ne pas perdre. C'est une allusion au fait que ceux qui voyagent par mer (les hommes d'affaires) devraient donner un dixième de leurs profits à ceux qui travaillent dur dans la Torah.

+ “Le ra’a, la aya et le daya selon son espèce” (Réé ch.14; v.13) :
Rashi explique que ces 3 noms sont relatifs à un seul oiseau et non pas à 3 oiseaux différents.
Que peut-on en apprendre?

+ le nom "ra'a" = relatif à la vue.
On apprend dans la guémara 'Houlim 63b : "qu'il peut se tenir à Babylone (qui est une vallée) et voir une carcasse en terre d'Israël."
Cet oiseau est impur car il utilise son excellente vision afin de voir les choses négativement et trouver les défauts hors de chez lui.

+ le nom "aya" = où.
Cet oiseau est très intelligent dans sa capacité à éviter de se faire capturer, passant d'une cachette à l'autre.
Le chasseur s'en retrouve à se dire : "aya - où est-il, et comment peut-il être attraper?".

+ le nom "daya" = assez.
Le bruit du croassement ressemble au mot daya : assez!

On apprend de ces 3 noms, qu'à l'inverse de cet oiseau impur, la pureté d'un juif réside dans :
- voir les autres avec un bon œil (bonne utilisation du ra'a - de la vue) ;
- être impliqué dans les efforts et les activités de la communauté : les prières, les cours, ... (aya - où sont ces gens qui passent de temps en temps mais dont la communauté ne peut pas compter sur eux?) ;
- toujours donner avec un cœur reconnaissant et généreux (à l'inverse du daya - assez! J'ai assez donné. Assez! Il y a trop d'appels afin de me faire donner de l'argent ...).

Source : traduction personnelle de l'anglais du commentaire "védibarta bam" de Rabbi Moshe Bogomilsky

+ "Donner, tu lui donneras ..." (Réé ch.15;v.10) :

La Tsédaka doit se faire de façon discrète/cachée.
Au sein même du mot, on apprend de façon cachée les bornes cadrant la tsédaka (צדקה).

En effet :
- la valeur numérique de la lettre : ק - kouf = 100 et celle de : צ - "tsadik" = 90.
Sur 100 euros, il faut donner afin de garder au plus 90 euros pour soi-même (le minimum à donner à la tsédaka = soit 10%).
- la lettre : ה - "hei" = 5 et la lettre : ד - "dalet" = 4.
Sur 5 euros, il faut donner afin de garder au moins 4 euros pour soi-même (le maximum à donner à la tsédaka = 1/5 = 20%).

Source : traduction personnelle de l'anglais du commentaire "védibarta bam" de Rabbi Moshe Bogomilsky