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"Pharaon parla à Moché et à Aharon afin qu'ils ordonnent aux Bné Israël et à Pharaon, roi d'Egypte" (Vaéra 6,13)

-> Rachi explique : "Il leur ordonna de s'adresser à lui (Pharaon) avec respect".

-> Le 'Hatam Sofer commente :
"Il semble que Hachem voulait les mettre en garde (Moché et Aharon), afin qu'ils ne fassent pas un affront à Pharaon qui aurait permis à ses fautes d'être expiées, ce qui aurait compromis l'accomplissement des plaies qu'il méritait."

La rav Elimélé'h Biderman enseigne :
On peut déduire des paroles du 'Hatam Sofer que si Pharaon, qui était responsable de l'asservissement de 600 000 juifs, leur faisant subir des souffrances incommensurables, et qui méritait de fait d'être châtié comme il se doit, aurait pu être exempté de toutes les plaies grâce à un léger manque de respect à son égard, combien bien plus peut-il en être nous concernant.

En effet, il est certain que même le plus misérable des juifs est loin d'être aussi racha que Pharaon.
Il est dès lors, certain que même un tel homme peut être sûr que les affronts, les humiliations, qu'il subit le dispensent des très nombreuses épreuves qu'il aurait dû traverser.

C'est d'ailleurs pour cela que la guémara (Baba Batra 9a) enseigne au sujet de la tsédaka que celui incite les autres à donner a plus de mérite que celui qui donne
Le Yaavets en explique la raison du fait qu'il s'astreint davantage parce qu'il subit les affronts de ceux qui lui donnent.

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-> "Ce sont Aharon et Moché ... ce sont eux qui parlèrent à Pharaon, le roi d'Egypte, pour faire sortir les Bné Israël d'Egypte. Ce sont Moché et Aharon." (Vaéra 6,26-28)

Rachi explique : "dans certains endroits, on fait passer Aharon avant Moché et dans d'autres, on fait passer Moché avant Aharon pour te dire qu'ils se valent."

=> Cela est étonnant car la Torah affirme explicitement : "Il ne se leva pas d'autre Prophète comme Moché", et qu'Hachem dit à Aharon lui-même : "Il n'en est pas de même comme Moché mon serviteur"? Comment dès lors peut-on dire qu'ils se valaient?

Le Ktav Sofer répond ainsi :
Certes, Moché était plus grand que son frère Aharon. Néanmoins, au moment où ils se tinrent tous deux devant Pharaon, Aharon s'éleva au même niveau que Moché.
Il le mérita grâce à ce que la Torah témoigne à son sujet : "Il (Aharon) te verra (toi, Moché) et il sera joyeux dans son cœur."
Ce qui signifie qu'Aharon n'éprouva aucune jalousie envers son frère bien que celui-ci fût plus jeune que lui.
De plus, il l'accompagna pour être son porte-parole devant Pharaon avec tout ce que cela avait d'humiliant pour lui, puisque Pharaon les connaissait et savait qui était l'aîné des deux.
Et du fait qu'Aharon sacrifia alors de sa propre personne, il mérita ainsi d'être élevé à ce moment au même niveau que Moché. Car la valeur de celui qui brise ses tendances naturelles en faveur d'autrui ne cesse ensuite d'augmenter sans limite."

[de plus Aharon se focalisait sur une joie totale de voir la réussite de son frère, plutôt que de se morfondre négativement (c'est moi l'aîné! c'est moi qui m'occupait des juifs en Egypte avant le retour de Moché, il me prend ma place! ...).]

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-> Le rabbi Ména'hem de Prémichlan organisa un jour un repas en guise de reconnaissance.
Lorsqu'on lui en demanda la raison sachant qu'il n'avait bénéficié d'aucun miracle particulier, ni d'aucune guérison.
Il expliqua selon un enseignement familial qu'une humiliation et un affront ont le pouvoir de se substituer à une maladie grave d'une personne possédant des mérites (personnels ou de ses ancêtres).

Il raconta : "Aujourd'hui quelqu'un m'a humilié d'une manière terrible ce qui m'a touché jusqu'au plus profond de mon âme.
Il s'avère dès lors, que grâce à cela, j'ai été épargné des affres de la maladie.
Je suis donc tenu de rendre grâce par ce festin au même titre que l'aurait fait un malade qui aurait guéri, et bien plus encore que lui. Car je n'ai pas seulement été guéri, mais j'ai été épargné de tomber malade."
[imaginez de combien d'inquiétudes et de souffrances cela m'a dispensé pendant peut-être des mois. J'aurai dû voir des médecins, ... Ne dois-je pas faire un repas de remerciement à D.]

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-> Le 'Hafets 'Haïm dit que si quelqu'un savait d'avance qu'il allait être humilié plus tard dans la journée, il devrait aller au mikvé le matin, comme préparation pour ce moment si spécial où il se ferai humilié, et où cette honte aura pour conséquence de le purifier énormément.

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-> Rabbi Avraham haLévi dit qu'il a appris l'humilité à partir de la terre.
Il est impossible de faire un ustensile en terre cuite avec de la terre brute.
Il faut d'abord broyer la terre, et le plus elle sera broyée, écrasée, le mieux cela sera.
Il en est de même avec un individu : le plus de déshonneur et d'humiliation il reçoit, le mieux c'est pour lui.
[Réchit 'Hokhma - Chaar haAnava 3,39]

-> A la fin de la Amida, nous disons : "vénafchi kéafar tiyé" (que mon âme soit comme la terre).
Cette grande humilité est atteinte lorsqu'après avoir été humilié, qu'on nous a fait honte, nous ne répondons pas.

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-> "Le meilleur des médecins est digne du guéhinam" (tov chébérofim léGuéhinam - guémara Kidouchin 82a)

Le rav Elimélé'h Biderman explique :
Lorsque quelqu'un humilie et fait honte à son prochain, alors c'est le meilleur des médecins, car il sauve son prochain de maladies, de souffrances futures tellement plus graves, douloureuses.
Néanmoins, il ira au guéhinam, car il a fait honte à autrui, même si cela était nécessaire et dans un but de le guérir.
En ce sens, nous devenons tous le meilleur médecin lorsque nous humilions autrui, et pour cela on va au guéhinam.

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-> Lorsqu'une personne nous dérange, nous insulte, ... il ne faut pas se mettre en colère.
Nous devons reconnaître l'origine d'où tout vient (un décret Divin).
Certes nous devons nous protéger de mauvaises personnes, environnements, ... mais nous devons savoir que personne ne peut nous nuire sans que Hachem lui en donne la permission, et qu'une fois que nous avons subi une humiliation en l'acceptant nous gagnons énormément.

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-> "Quiconque fait honte à son prochain en présence de tiers n’a pas de part au monde à venir."
[guémara Baba Métsia 59a]

=> Pour un sentiment d'égo très bref, nous risquons d'en venir à perdre notre éternité.
Bien que la téchouva existe, cela témoigne d'à quel point "l'autre c'est du feu", dans le sens où à chaque moment on peur risquer beaucoup de dégâts, de se brûler avec le guéhinam si on en vient à l'humilier.
Est-on prêt à payer pour l'éternité le prix d'avoir pris le dessus l'espace d'un court instant sur notre prochain?
Humilier autrui : bien qu'amusant sur le moment, celui qui en souffrira le plus au final, c'est nous!

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-> Si quelque honte vient à saisir un homme, qu'il s'attende à une délivrance.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Si un homme t'insulte et te fait honte, bien qu'il ne soit pas ton ennemi, tolère et supporte cette honte, car ce sera du Ciel [qu'on a voulu] qu'il t'insulte.
Et, par cette humiliation, tu seras dissimulé et soustrait aux yeux du Satan, qui te hait et s'élève constamment contre toi, te poursuivant de ses accusations.
Ainsi, grâce à cette honte que tu supportes, provenant de quelqu'un qui ne te hait pas, ton ennemi le Satan ne se dressera pas contre toi.

[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

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-> Parfois, grâce au rabaissement qu'un homme s'impose ou que d'autre lui infligent, on annulera un décret de mort qui pesait sur lui.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - anava]

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-> La honte surgira, si tu te réjouis du malheur d'autrui.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Il vaudra mieux négliger une étude de Torah, plutôt que de faire honte à un juif.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Si quelque honte vient saisir un homme, ce sera de toute évidence parce qu'il n'a pas confiance en D.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Grâce à la confiance qu'un individu éprouve envers D., nulle honte ne viendra le saisir.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Lorsqu'on t'humilie, donne la charité (tsédaka).
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Si une honte te saisit, ce ne sera que pour t'amener au repentir sur les fautes que tu négliges de réparer [littéralement : que tu foules du talon].
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

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-> [Depuis la destruction du Temple,] toutes les portes du Ciel ont été verrouillées, exceptées de celles [recevant les plaintes] contre un préjudice par la parole.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Tout châtiment céleste sera exécuté par un émissaire, hormis pour un préjudice par la parole [péché que D. punit Lui-même] ; et le rideau céleste ne se refermera pas devant le coupable [car D. l'observe sans cesse, jusqu'à sa punition].
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Il est préférable pour l'homme de se jeter dans une fournaise ardente, plutôt que d'humilier son prochain en public.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

-> Celui qui humilie son prochain publiquement, sera considéré comme un assassin, il descendra en enfer et n'en remontera pas.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

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b'h, également :
-> faire honte à autrui : https://todahm.com/2014/05/18/faire-honte-a-autrui
-> L'importance de ne pas répondre aux disputes : https://todahm.com/2018/12/25/limportance-de-ne-pas-repondre-aux-disputes

Hachem ne conduisit pas les Bné Israël de manière naturelle.
D’après les lois de la nature, l’eau tombe du ciel et le pain (la farine) pousse dans la terre. Or, dans le désert, ce fut le contraire : Hachem leur fit tomber le pain du ciel et leur fit monter l’eau de la terre.

[Alé Béer - Béchala'h 13,17]

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+ "Ce fut, lorsque Pharaon eut renvoyé le peuple, [que] D. ne les conduisit pas par le chemin des Philistins, parce qu’il est proche (ki karov ou), car D. dit : "De peur que le peuple ne se ravise lorsqu’ils verront une guerre et qu’ils ne retournent en Égypte"." (Béchala'h 13,17)

-> Le Daat Zékénim explique que "ki karov ou" (parce qu’il est proche) signifie : "Le peuple [juif] est proche [karov] d’Hachem, comme il est dit : "Israël, le peuple qui est proche de Lui" et c’est pourquoi, Il ne les a pas dirigés selon les voies naturelles du monde."

-> Hachem n’a pas fait passer le peuple juif par la terre des Philistins, bien que ce fût le chemin le plus court pour sortir d’Égypte. La raison avancée est "ki karov ou" et les commentateurs proposent diverses interprétations quant à cette expression.
Rachi explique que la proximité entre l’Égypte et la terre de Canaan (s’ils étaient passés par celle des Philistins) aurait présenté le risque que le peuple juif veuille retourner en Égypte, dès lors que leur périple présenterait des difficultés. C’est pourquoi Hachem les fit passer par un chemin plus tortueux, afin qu’il leur soit plus laborieux de faire demi-tour.

Le Daat Zékénim explique autrement les mots "ki karov ou". "ou" se réfère ici au peuple juif et le verset indique que du fait de la proximité (karov) des Bné Israël avec Hachem, Il ne les fit pas passer par le chemin le plus court.
Rav Sim’ha Zissel Brody (Sam Déré'h - Béchala'h 13,17) souligne que le peuple juif a un lien particulier avec Hachem, que prouve la Providence divine (hachga'ha pratit). Hachem observe et dirige tous les peuples, mais pas comme Il le fait avec nous. Les autres nations sont soumises aux lois de la nature, tandis que la Hachga'ha avec laquelle Il dirige Son peuple (tout au long de l’Histoire) dépasse les lois de la nature.
Le rav Brody compare la Hachga'ha des autres nations à celui qui tire à l’arc ; une fois la flèche lancée, elle suit une trajectoire rectiligne et ne peut plus changer de direction.
En revanche, la Hachga'ha vis-à-vis du peuple juif ressemble à celui qui manie un objet avec sa main ; il peut à tout moment changer de direction. Hachem est constamment lié au peuple juif et dirige les événements d’une façon qui ne cadre pas aux autres nations.

-> En ce sens à la sortie d'Egypte, Hachem avait une raison de faire passer les juifs par un chemin différent. Ainsi, ils se retrouvèrent devant la mer, dans le besoin urgent d’un grand miracle, tandis que les égyptiens se rapprochaient. Cette route bien plus périlleuse leur fit expérimenter l’un des prodiges les plus extraordinaires de l’Histoire. En effet, les autres miracles étaient nécessaires afin d’assujettir les Égyptiens, tandis que celui de l’ouverture de la mer se produisit simplement parce qu’Hachem voulut montrer Son lien étroit avec le peuple juif et qu’Il préféra ne pas les faire passer par la terre des Philistins (chemin le plus court).

=> Parfois, Hachem nous fait dévier et passer par un chemin plus long, plus rempli d’embuches et nous nous en demandons la raison. Ce n’est que plus tard que nous réalisons que c’est par amour, parce qu’Il est proche de nous, qu’Il nous fit prendre ce détour.

[Hachem a ses raisons. N'oublions pas également que dans ce monde éphémère, le chemin peut être un peu plus long, un peu plus dur, mais cela est afin d'avoir une vie éternelle qui sera infiniment meilleure, plus méritante et proche d'Hachem.
Mais surtout n'oublions pas que quoique nous puissions faire dans notre vie : "ki karov ou" = le peuple [juif] est proche [karov] d’Hachem = Hachem nous aimera toujours, et nous serons toujours important (son fils adoré) à Ses yeux!]

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-> "Et D. ne les conduisit pas par le chemin des Philistins, parce qu'il était proche" (Béchala'h 13,17)

-> Le Chla haKadoch écrit :
"Vois et considère, combien un homme doit réfléchir afin de se faire des limites et des barrières pour ne pas en venir à fauter. Hachem Lui-même éloigna le peuple afin qu'il ne se rétracte pas (d'être sorti d'Egypte)."

Cela signifie que, puisque les Bné Israël étaient proches, par leur pensée, de l'Egypte et de son impureté, Hachem dut les faire dévier de leur itinéraire par le désert, afin de les éloigner de l'Egypte, de peur qu'en voyant les égyptiens, ils retournent à leurs mauvaises voies.
D'après cela, le Chla haKadoch explique allusivement le verset du prophète Yéchayhou (57,19) : "Paix, paix, sur l'éloigné et sur le proche, dit Hachem", de la manière qui suit : "Paix, paix, sur l'éloigné" = la paix attend celui qui, à l'aide des barrières et des limites qu'il se fixe, s'éloigne de tout soupçon de faute et de péché car en les respectant, il devient proche d'Hachem puisque celles-ci l'empêchent de trébucher.

[c'est seulement en établissant des barrières que l'on peut espérer conserver l'essentiel et les exigences de la Torah à proprement dite, autrement, même l'essentiel est en péril. ]

"Nos pères sont descendus en Égypte, et nous avons vécu en Égypte pendant longtemps. Et les égyptiens nous ont maltraités, nous et nos ancêtres" ('Houkat 20,15).

-> Lorsque le verset dit "nos pères" (avoténou), il ne fait pas référence à nos ancêtres qui étaient réduits en esclavage en Égypte. Il fait plutôt référence à Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ils ont enduré d’énormes souffrances, sachant que leurs descendants étaient réduits en esclavage en Égypte.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan 'Houkat ]

"Or, il y aura toujours des nécessiteux dans le pays; c'est pourquoi, je te fais cette recommandation : ouvre, ouvre ta main à ton frère, au pauvre, au nécessiteux qui sera dans ton pays." (Réé 15,11)

-> Le Sifri nous enseigne :
"Lorsque les juifs obéissent à D., il n'y a pas de pauvres parmi eux.
Mais, s'ils ne font pas la volonté de D., il y aura des pauvres parmi eux."

-> Rabbi Na'ham de Breslev de nous dire (Likouté Halakhot VIII) :
"La richesse parvient à chaque personne au travers de son conduit personnel.
Lorsque les juifs obéissent à la volonté de D., les ressources descendent d'une bonne façon en étant distribuées de façon équivalente à tous.
Dans le cas contraire, elles sont mal réparties, ce qui explique que certaines personnes soient très riches, et d'autres très pauvres.

Le fait de donner à la charité va rectifier cette situation.
Lorsqu'une personne qui a été bénie par un surplus d'argent, va reconnaître qu'une partie ne lui revient pas, et donne à la tsédaka, elle répare la mauvaise distribution faite.

Ainsi, en ouvrant notre main au pauvre, on ouvre le conduit de distribution des ressources qui peut alors atteindre tout le monde."

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-> Rabbi Na'hman nous enseigne aussi (Likouté Halakhot VII) :

"La charité supprime les mauvais décrets dans le monde.
En effet, lorsqu'un pauvre crie à D. l'injustice de sa pauvreté, ses cris et ses prières reviennent à poser la question suivante :
"Pourquoi n'y a-t-il personne qui aide ce pauvre?", et c'est alors que se réveille la colère et les jugements de D.
(Zohar I - 10b).

Une personne qui donne à un pauvre va non seulement repousser le jugement divin, mais va aussi le transformer en compassion."

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-> "En ouvrant ta main et en donnant aux autres, tu attires un souffle de vie, qui va amener de la vitalité dans ta propre vie"

[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot IV - p137a]

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-> "La mitsva de la charité est équivalent à accomplir toute la Torah, car elle créé une atmosphère d'amour et de paix.
La charité amène à l'unité, comme elle annule les différences entre les personnes, et elle indique le chemin de la vérité, qui est un.
De plus, le fait de donner à la charité invoque le pardon de toutes les fautes."

[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot IV - p194a]

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-> La pauvreté disparaîtra parmi les juifs seulement s'ils écoutent les paroles de D. et observent Ses commandements.
[Méam Loez (Réé 15,5-6)]

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-> "Refuser de donner la charité est considéré comme une faute aussi grave que l'idolâtrie."
[guémara Baba Batra 10a]

Le Tsror haMor commente :
La comparaison entre l'idolâtrie et le refus de donner la charité est claire : celui qui n'aide pas les pauvres nie que D. lui a fait obtenir sa richesse.
Il croit que ses biens n'appartiennent qu'à lui.
L'homme riche et égoïste remplace la foi en Hachem par la croyance en sa propre force et en ses facultés.
De la même façon, le païen remplace D. par une idole à laquelle il attribue une puissance supérieure à celle de D.

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-> "Ouvrir la main pour faire la charité" (Réé 15,11)

Rambam commente :
"Celui qui détourne les yeux du pauvre est comme l'idolâtre, le racha, ...
Celui qui donne l'aumône de mauvaise grâce, le visage baissé vers le sol, même s'il fait au pauvre un don de 1 000 pièces d'or, perd tout le mérite de son action. Il doit lui donner avec bonhomie et ave joie et partager sa détresse".

-> "Ne sois pas partial pour le pauvre, dans son procès" (Michpatim 23,3)
Le rabbi de Lublin explique que cela veut dire qu'il ne faut pas prendre le parti de D. dans le procès que lui fait un mendiant.
[cela montre à quel point nous devons juger positivement un mendiant, et lui apporter ce qu'il a besoin matériellement, en écoute, en mots d'encouragement, ...]

-> Un homme peut pratiquer toutes les mitsvot de la Torah qui concernent les relations de l'homme avec D., il peut même parvenir jusqu'aux plus hauts sommets de l'adhésion à la divinité ; tout cela ne représente rien s'il n'est pas réellement attentif aux douleurs des hommes.
[rabbi Its’hak de Vork]

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-> "Celui qui donne une pièce d’argent à un pauvre recevra 6 bénédictions, et celui qui le réconforte par des paroles recevra 11 bénédictions"
[guémara Baba Batra 9b]

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+ Est-ce vraiment un pauvre?

-> Le Méam Loez enseigne (Réé 15,11) :
Nos Sages nous recommandent d'être reconnaissants envers les imposteurs qui prétendent avoir besoin d'argent alors qu'ils ne sont pas pauvres.
Grâce à eux, de nombreuses personnes trouvent l'excuse de ne pas donner la charité. Elles refusent de donner la charité et prétendent craindre de donner la tsédaka à quelqu'un qui ne le mérite pas.

Si ces imposteurs n'existaient pas, et ne fournissaient pas une excuse commode pour s'abstenir de donner la charité, nous serions tous considérés comme des fauteurs car nous nous sommes tous abstenus, à un moment ou un autre, de donner la charité à une personne qui la sollicitait.

L'attitude approprié est celle que la Torah indique : "il y aura toujours des pauvres dans le pays" = il y aura toujours parmi nous des nécessiteux qui auront réellement besoin de notre aide. Nous devons donc ouvrir la main à quiconque nous le demande, même si nous ne pouvons pas être certain qu'il est vraiment pauvre.
Il existe toujours une possibilité que la demande vienne d'un pauvre réellement nécessiteux.

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"Le pauvre ne disparaîtra pas de l'intérieur du pays" (Réé 15,11)

-> Ce verset est une prophétie : dans le futur, il y aura une génération (ou plusieurs) dont la majorité des gens ne sera pas méritante, donc en situation de pauvreté.
[Ibn Ezra - Dévarim 15,6]

[En effet, Rachi (Dévarim 15,4) affirme que si l'on respect la volonté de Hachem, alors il y aura des pauvres chez les autres et non chez nous ; et à l'inverse si l'on ne respecte pas la volonté de D., alors il y aura des pauvreté parmi nous. (tout dépend de notre comportement!)]

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Dans ce verset, pourquoi l'expression principale : "Le pauvre ne disparaîtra pas" (lo yé'hdal év'yone - לֹא יֶחְדַּל אֶבְיוֹן) est-elle suivie de l'expression : "de l'intérieur du pays" (mikérév aaréts - מִקֶּרֶב הָאָרֶץ)?
Il y a ici une allusion : les 3 lettres du mot : érets (pays - ארץ) s'écrivent respectivement : אלף (aléph), ריד (réch) et צדי (tsadi).
Les lettres qui sont "à l'intérieur" : lamed (ל), youd (י) et dalét (ד) forment le mot : dli (un seau - דלי) qui est parfois rempli d'eau et parfois vide.
De même un pauvre, qui aujourd'hui a des manques, car sa caisse est vide, peut demain s'enrichir (sa caisse peut se remplir) comme ce seau.

"Mais le 7e jour, il y aura repos" (Emor 23,3)

-> Citant l’enseignement de nos Sages selon lequel le Shabbat n’a été donné au peuple juif qu’afin de lui donner le loisir d’étudier la Torah, l’auteur du Bné Chouchan y trouve une allusion à travers le verset : "Mais le 7e jour, il y aura repos" (וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן).
Il fait remarquer que les initiales hébraïques de cette expression équivalent numériquement au mot Torah (תורה).
En d’autres termes, durant Shabbat, il nous incombe de nous plonger dans l’étude de la Torah.

-> b'h, à ce sujet : https://todahm.com/2018/03/05/shabbath-un-jour-special-pour-letude-de-la-torah

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-> "Le 7e jour, ce sera Shabbat Shabbatone" (Emor 23,3)

=> Le jour de Shabbat est qualifié de Shabbat Shabbatone c'est à dire double Shabbat. Quel en est le sens?

-> Le Maguid de Doubno rapporte l'illustration d'un père qui offre en cadeau à son fils une belle montre pour lui faire plaisir. L'enfant est tout heureux de ce beau cadeau et admire cette montre avec grande joie, l'inspectant de tous les côtés. Mais, suite à une légère maladresse, la montre tombe et le verre qu'elle contenait se casse.
Voyant ces débris, l'enfant se mit à pleurer, empli de tristesse pour la perte d'un si beau cadeau. Constatant que son fils ne parvint pas à s'apaiser, le père lui dit : "Je t'ai offert cette montre pour te faire plaisir et te rendre heureux. Si je savais que tu allais en concevoir une telle peine, je ne te l'aurai jamais offerte!"

Hachem aussi a offert un merveilleux cadeau à Son Peuple bien-aimé : le Shabbat, jour de repos et de délice.
Mais parfois, du fait que l'on y cesse tout travail, on en vient à des légèretés, médisance, moqueries, temps perdu, ... fautes qui auront un coût dans le monde futur.
Hachem nous dit alors : Je vous ai donné ce jour pour votre bien, pour que vous profitiez de ce repos pour étudier la Torah et s'approcher d'Hachem, ce qui est le plus grand bien. Mais Je ne vous ai pas donné ce jour pour multiplier les fautes du fait de l'oisiveté et devoir ensuite rendre des comptes amers dans l'autre monde. Le
Shabbat doit être Shabbat Shabbatone, double repos : repos dans ce monde, mais aussi source de repos et récompense dans l'autre monde.

"Tout étranger (non Cohen) n'en consommera pas (de la Térouma - nourriture sacrée revenant au Cohen)" (Emor 22,13)

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot) expliquer de la façon suivante la raison pour laquelle la Térouma est interdite aux non Cohen.
La capacité du Cohen à contenir la sainteté est plus grande qu'un non Cohen. D'autre part, en mangeant de la Térouma, on reçoit dans son âme une lumière spirituelle très haute.
Ainsi, le Cohen constitue un réceptacle adapté pour contenir la grande lumière qui provient de cette consommation. Mais le non Cohen n'a pas le droit d'en manger, car du fait que la capacité à recevoir la sainteté dont il dispose est plus étroite, son âme ne peut pas supporter cette lumière si haute.
De ce fait, l'intensité de la sainteté qui lui parviendra par cette consommation lui causera des dommages spirituels, du fait qu'il n'ait pas la force suffisante pour la supporter.

Dans l’épreuve, Hachem nous retire tout sauf Sa crainte

+ Dans l'épreuve, Hachem nous retire tout sauf Sa crainte :

-> Hachem teste la descendance des saints Patriarches (les juifs) de la même manière, comme le dit le verset : "Car Hachem, ton D., te met à l'épreuve pour savoir si tu aimes Hachem, ton D., de tout ton cœur et de toute ton âme" (Réé13,4).

Le cœur de l'épreuve est lorsque la personne ne voit pas la lumière de la sainteté et se sent éloignée, que ce soit sur le plan physique ou spirituel, assaillie par des pensées mauvaises.
Le Baal Shem Tov explique que lorsqu'une personne est mise à l'épreuve, tous ses niveaux spirituels et ses réalisations lui sont retirés, et ce n'est que par une simple crainte fondamentale du Ciel qu'elle peut surmonter l'épreuve.
Si une personne devait résister à son épreuve tout en conservant toutes ses réalisations spirituelles, ce ne serait pas une véritable épreuve, car lorsqu'elle perçoit la lumière de la sainteté, tout ce qu'elle veut, c'est faire la volonté d'Hachem. C'est pourquoi tous ses niveaux lui sont d'abord retirés, ne lui laissant que son émouna, qui est sa crainte d'Hachem, car la émouna est la porte d'entrée vers la crainte de D., car comment peut-on craindre Hachem si l'on ne croit pas en Son existence?
De cette manière, la personne est véritablement mise à l'épreuve pour savoir si elle suivra les directives d'Hachem même dans cette situation (d'obscurité).

-> Le Méor Enayim (Vaéra) enseigne : "Une épreuve (nissayon), c'est lorsque le lien que l'on a développé avec Hachem par son intellect est supprimé pendant la durée des épreuves, ne nous laissant que le libre choix. Sans cela, ce ne serait pas vraiment une épreuve, un test, car grâce à notre lien avec Hachem, un tsadik restera sûrement sur sa voie".
Ainsi, l'illumination spirituelle d'une personne doit d'abord être obscurcie, ne lui laissant que sa crainte du Ciel ; ensuite, elle est mise à l'épreuve pour voir si sa crainte du Créateur seul lui permettra de résister à l'épreuve.

-> Le Lev Sim'ha (Vayéra, Amarim) écrit :
C'est ce à quoi fait allusion l'enseignement de nos Sages (Béra'hot 33b) selon lequel "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel" = lorsqu'une personne est mise à l'épreuve, toutes ses réalisations spirituelles peuvent lui être retirées par "les mains du Ciel", sauf sa crainte du Ciel, qui reste en elle même pendant l'épreuve.

-> Lorsque Avraham a vécu l'épreuve de la Akéda, le verset : "Il vit le lieu de loin" (vayar ét amakom méra'hok - Vayéra 22,4).
Le Maguid de Kozhnitz (Avodat Israël - Vayéra) explique que Hachem, qui est appelé HaMakom (l'Endroit), semblait distant d'Avraham, le rendant incapable de se connecter avec Hachem au niveau qui lui convenait. C'était là le véritable test : la suppression de son niveau spirituel.
Pourtant, même ainsi, il s'est renforcé grâce à sa émouna, pour accomplir le commandement d'Hachem.
Après la Akéda, les acquis spirituels d'Avraham lui revinrent, et il fut capable de percevoir clairement comment Hachem l'avait accompagné tout au long du chemin, veillant à ce qu'il surmonte l'épreuve.
Avraham légua ce pouvoir à tous ses descendants, leur permettant ainsi de se fortifier pour surmonter les défis même lorsqu'ils traversaient des moments sombres, que ce soit sur le plan physique ou spirituel.

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-> Maintenant, une personne peut se demander : à quoi cela sert-il de savoir que Hachem, qui est bon et fait le bien, est présent en toutes circonstances, si cette connaissance, ainsi que toutes mes autres réalisations spirituelles, me sont retirées lorsque je suis soumis à une épreuve?

Le Sfat Emet de Brezan (Vayéchev) répond que plus une personne s'efforce continuellement de se renforcer dans le service d'Hachem, plus elle grave dans son âme la détermination de ne pas s'écarter de Sa volonté.
L'habitude devient une seconde nature pour une personne, et cette marque reste gravée dans son âme même lorsque toutes ses réalisations spirituelles lui sont retirées. Cette marque sacrée lui insufflera la force nécessaire pour surmonter toutes ses épreuves.

La sainteté du Chabbat nous aide à mieux observer les mitsvot

+ La sainteté du Chabbat nous aide à mieux observer les mitsvot :

"Moché réunit toute l'assemblée des bné Israël et leur dit : "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire : 6 jours durant, le travail sera effectué, mais le 7e jour (le Shabbath) sera saint pour vous." (Vayakel 35,1-2)

-> Le séfer Tiferet Israël explique que les mots "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire" (élé adévarim acher tsiva Hachem) font référence aux 613 mitsvot.
Le verset dit que la sainteté du Shabbat aide à accomplir tout ce qu'Hachem nous ordonne de faire.
C'est ainsi que la guémara (Yérouchalmi Béra'hot 1:5) affirme que la mitsva de "se souvenir du jour du Shabbat" est incluse dans les mots : "Vous observerez tous mes commandements et vous serez saints pour votre D."
Autrement dit, la mitsva du Shabbat est égale à toutes les autres mitsvot de la Torah.

C'est l'intention du midrach (Chémot rabba 25,12) qui dit : "Hachem dit à Israël : Si tu mérites d'observer le Shabbat, Je considérerai cela comme si tu observais toutes les mitsvot de la Torah."
En effet, observer le Shabbat permet d'observer toutes les mitsvot d'Hachem.

"Et tu placeras sur la table du pain de proposition (lé'hem hapanim) devant Moi à tout moment" (Térouma 25,30)

-> Le rav Moché Leib de Sassov disait que le lé'hem hapanim nous enseigne que chaque table juive doit toujours avoir du pain dessus afin que l’on soit toujours prêt à nourrir un homme pauvre et affamé qui pourrait demander de la nourriture.

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[éventuellement, on pourrait prolonger cette idée dans le fait de toujours avoir sur soi : un sourire à donner à autrui (même quand cela ne va pas dans notre vie), de même pour un mot positif, d'appréciation (qui est une nourriture vitale de l'égo de chaque personne), de même en ayant une petite somme d'argent à pouvoir donner, ... ]

Ce qui se passe en-Haut, nous impact

+ Ce qui se passe en-Haut, nous impact :

-> "Le cheval et cavalier qu'Il a lancé dans la mer" (souss véro'hévo rama bayam - Béchala'h 15,1)

=> Pourquoi le verset utilise-t-il un mot pour "lancé" (rama - רָמָה) qui dénote une élévation?

Il me semble que l'explication de tout ceci est la suivante :
Le midrach (Chémot rabba 21,7 ; Zohar 2:170b) raconte que l'ange d'Egypte a prétendu devant D. que les égyptiens et les juifs étaient des idolâtres, alors pourquoi les égyptiens seraient-ils noyés alors que le peuple juif est sauvé?
Ceci est problématique. Pourquoi Hachem a-t-il permis cette accusation contre le peuple juif?
Il l'a fait pour faciliter la chute des égyptiens, afin qu'ils osent poursuivre le peuple juif jusqu'à la mer, où "les eaux profondes les couvriraient "(Béchala'h 15,5).
Sans cette allégation céleste, les égyptiens n'auraient pas suivi effrontément le peuple juif jusqu'à la mer.
En effet, après avoir été témoins des miracles et des prodiges accomplis par Hachem, après avoir été punis par les 10 plaies, tout cela à cause du peuple juif, les égyptiens ont certainement compris que la mer s'était séparée uniquement pour le bien du peuple juif et que s'ils le suivaient, l'eau reviendrait et les submergerait, comme cela s'est effectivement produit.

Mais Hachem voulait que les égyptiens aient la liberté de vouloir et de choisir d'entrer dans la mer à la poursuite du peuple juif. À cette fin, D. a orchestré l'accusation céleste momentanée afin d'éveiller chez les égyptiens l'envie de poursuivre le peuple juif.
Même si les Égyptiens n'étaient pas conscients de l'accusation céleste contre les juifs, ils en étaient conscients sur le plan spirituel (guémara Sanhédrin 94a).
Telle est la nature humaine : sentir ce qui est dit à propos de quelqu'un d'en Haut. Ce qui se passe en Haut se fait sentir en bas, que ce soit au détriment ou au bénéfice de la personne.

D. avait prévu qu'à la suite de l'accusation céleste portée contre le peuple juif, les égyptiens croiraient que le moment était propice pour l'emporter, et qu'ils se jetteraient dans la mer à la suite du peuple juif. En agissant ainsi, l'armée égyptienne exercerait son libre arbitre et accomplirait sa propre volonté.
C'est ainsi qu'"Il fait grandir les nations et les détruit" (Iyov 12,23), et que "pas un seul d'entre eux n'est resté" (Béchala'h 14,28).
[ la guémara (Méguila 50a) explique que même les gens simples, qui ne peuvent recevoir de prophétie, sont capables d'avoir une idée de ce qui se passe au Ciel. Ici aussi, lorsque l'ange a accusé le peuple juif d'être idolâtre, les égyptiens l'ont senti et ont éprouvé le besoin de poursuivre le peuple juif dans la mer, pensant qu'ils avaient une chance de l'emporter.]

C'est ce à quoi fait allusion l'expression "rama bayam" (lancé dans la mer), en utilisant un verbe qui implique une élévation, indiquant qu'ils ont été élevés un peu pour pouvoir suivre effrontément le peuple juif dans la mer.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

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=> En orchestrant une accusation contre les juifs dans le tribunal céleste (en Haut), Hachem a enhardi les égyptiens à poursuivre le peuple juif jusqu'à la mer.