Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Juifs = plus grands que les anges

+ Juifs = plus grands que les anges :

"Je vous ai portés sur les ailes des aigles" (Yitro 19,4).

-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) explique que les "aigles" dans ce verset font référence aux anges, comme le Zohar (Chémot 4b) le commente à propos du verset : "Les Bné Israël partirent de Ramsès, dans la direction de Souccot ; environ 600 000 voyageurs à pied" (Bo 12,37).
Pourquoi le verset dit-il : "environ 600 000" ? Pourquoi ne pas être précis sur le nombre?
En réalité, cela ne fait pas référence aux Bné Israël. Cela fait référence aux anges.

Il écrit :
"Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, les anges descendirent avec eux. Et lorsque les Bné Israël sortirent d’Égypte, tout comme 600 000 juifs sortirent, 600 000 anges sortirent avec eux.
Ces anges formaient le Camp de la Chékhina (présence Divine), qui servait à enseigner aux BnéIsraël qu’ils étaient eux aussi devenus le camp de la Chékhina, tout comme les anges.

De plus, lorsque nous réfléchissons à ce sujet, nous voyons que les Bné Israël sont encore plus grands que les anges, puisque les anges ont été contraints de descendre et de souffrir en Égypte pour eux. C’est là le sens du verset : "Je vous ai portés sur les ailes des aigles" : en référence aux anges, qui ont des ailes semblables à celles des aigles. Ils étaient avec vous en Egypte, et de là, vous devriez prendre conscience de votre propre grandeur, et reconnaître que Je vous ai fait devenir un camp de la Chékhina, tout comme les anges.

On peut comprendre ce verset comme assimilant la grandeur des Bné Israël à celle des anges, mais on peut aussi l’interpréter comme signifiant que les Bné Israël sont "sur les ailes des aigles", c’est-à-dire au-dessus d’eux, comme le montre le fait que les anges ont dû descendre en Égypte pour souffrir avec les Bné Israël.

La suite du verset, "Et je vous ai amenés vers Moi", peut être comprise comme une analogie avec une personne qui rend visite à un ami cher avec lequel elle aime passer du temps. C’est ainsi que Hachem est apparu devant les Bné Israël, face à face, révélant Sa gloire et Sa grandeur.
Tout cela avait pour but de leur montrer qu’Il avait éliminé les klipot qui les séparaient de Lui. Ces klipot n’avaient plus aucun pouvoir sur eux."

<--->

-> Telle est la leçon du "fils qui ne sait pas comment demander" (lo yodéa lich'ol), pour lequel il nous est dit : "tu dois lui ouvrir". Cela fait référence à une personne qui trouve tout si sombre et si confus qu’elle ne sait même pas comment demander de l’aide. Elle erre, perdue, en dehors des frontières de la sainteté, et ne sait pas vers où se tourner.
Pour lui, la Haggadah de Pessa'h conseille : "Vous devez lui ouvrir" = rappelez lui que cette nuit-là, Hachem nous a ouvert les portes de l’esclavage et nous a rapprochés de Lui avec la plus grande affection.
"Je vous ai portés sur les ailes des aigles et je vous ai amenés vers Moi" (Yitro 19,4) en référence aux ailes des anges.
Dans Son amour pour nous, Hachem nous a élevés au-dessus du niveau des anges. Et tout cela alors même que nous n’avions pas les mérites pour en être dignes.

Et il en a toujours été ainsi à travers les générations. Où qu’un juif se trouve, quelle que soit la profondeur (spirituelle) dans laquelle il puisse sombrer, Hachem est toujours là pour lui, pour le porter sur les ailes des aigles et le ramener.
Cette reconnaissance est la porte de la sainteté, que nous devons ouvrir pour le "fils qui ne sait pas comment demander", afin qu’il puisse lui aussi mériter toutes les bénédictions saintes qui descendent en cette nuit.
[une force du yétser ara est de nous faire douter, de nous faire croire que nous ne sommes pas si importants, aimés, par Hachem (ex: t'as vu tes actes!). A Pessa'h nous devons fermer la bouche à de telles paroles, et nous renforcer dans la réalité de notre relation avec papa Hachem. ]
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Le Imrot Téhorot citant le rabbi Barou'h de Mézhibouzh (Likouté Maamarim) :
"Lorsque Hachem vit les Bné Israël enfoncés dans les profondeurs de la klipa en Egypte, dans Sa grande miséricorde et Sa bonté, Il n’attendit pas qu’ils provoquent un réveil d'en bas. Au contraire, Il bondit en avant (passa'h) pour leur ouvrir une brèche (pessa'h). Tout comme Il a délivrés nos ancêtres, ainsi Il nous délivrera d’un rachat éternel, bientôt et de nos jours, Amen."

L’avantage de servir Hachem le matin de bonne heure

+ L'avantage de servir Hachem le matin de bonne heure :

"Avraham se leva tôt le matin, sangla son âne, emmena ses deux serviteurs et Its'hak, son fils et ayant fendu le bois du sacrifice, il se mit en chemin pour le lieu que lui avait indiqué Hachem" (Vayéra 22,3)

-> Le Divré Israël (paracha Tsav) cite son grand-père, le rabbi de Zhvolin, qui se demande pourquoi Avraham a dû se lever tôt pour couper du bois avant de partir en déplacement.
N'aurait-il pas été plus facile d'abattre les arbres et de les emporter avec lui, puis de les couper en morceaux sur le lieu de la Akéda (qu'apporte le fait de déjà les couper en morceaux avant)?

Il répond qu'Avraham craignait que le yétser ara ne s'en mêle et n'essaie de l'empêcher d'accomplir le commandement de Hachem, comme cela s'est finalement produit (voir midrach Tanchouma - Vayéra 22).
C'est pourquoi il a coupé le bois tôt le matin, afin que le yétser ara ait moins de chances de l'en empêcher lorsqu'il arriverait sur le lieu de la Akéda.

[en un sens, il en découle que le yétser ara est comme un peu "endormi" au début du matin, comme moins puissant (sauf si nous aussi sommes un peu ramollo), et qu'on peut donc en profiter.
De plus, nos premières actions, pensées, vont impacter toute notre journée. ]

<--->

+ Se lever tôt :

-> De nombreux séfarim Hakédochim parlent du grand avantage de se lever tôt pour servir Hachem et disent que cela améliore toute la journée.
Les élèves du Baal Shem Tov utilisent ce concept pour expliquer les paroles de nos Sages (Sanhédrin 74a) : "Si quelqu'un vient pour te tuer, arrive tôt et tue-le".
Ils comprennent que cela fait référence au yétser ara, nos Sages disant qu'il faut se lever tôt pour le vaincre, car la meilleure façon de vaincre le yétser ara est de se lever tôt le matin.
En effet, lorsqu'on se lève comme un lion pour servir Hachem, le yétser ara n'a aucun pouvoir sur nous pendant toute la journée.

C'est ce que laisse entendre le verset qui dit qu'Avraham s'est levé tôt le matin et a sellé son âne ('hamoro). On peut comprendre cela comme signifiant que, parce qu'il s'est levé tôt, il a pu vaincre sa " 'homriout" (ses désirs terrestres, matériels).

-> Les tsadikim des générations passées utilisaient chaque minute des premières heures du matin pour servir Hachem.
Le séfer Abir Haroim rapporte que le 'hassid rabbi Moché Dod'l de Sochatchov lui a dit qu'il avait eu un jour le privilège de servir comme assistant de l'Avné Nezer. Tôt un matin, l'Avné Nezer lui a dit : "Moshe Dod'l, dépêche-toi de m'apporter de l'eau. Fais-le aussi vite que possible, car à cette heure-ci, l'air est pur de toute faute et c'est un bon moment pour étudier. Ne m'interromps pas et si quelqu'un vient me voir, même s'il a "une tête en or", ne le laisse pas entrer pour l'instant!"

<--->

+ Une heure le matin vaut mieux que plusieurs heures l'après-midi :

-> Le Yaabetz (Hanhagot Haboker 1) écrit :
"Dès que vous vous réveillez, fortifiez votre cœur contre vos désirs comme un lion pour vous lever au moins une demi-heure avant l'aube afin de relier le jour et la nuit par la Torah et la prière.
Inculquez dans votre cœur la connaissance qu'une heure avant l'aube vaut mieux que plusieurs heures pendant le reste de la journée. Quand on s'habitue à faire cela, après quatre ou cinq fois, ce ne sera plus difficile."

-> Le Yaabetz ajoute que lorsqu'on étudie la nuit, une fil de bonté divin ('hout chel 'hessed) l'entoure toute la journée et il est appelé "serviteur de Hashem".
La Chékhina est avec lui et il sera récompensé par le monde à Venir au plus haut niveau. Toutes les forces néfastes le craindront et les jugements sévères ne l'affecteront pas.

<--->

+ Apprendre du yétser ara à se lever tôt :

-> Le séfer Yalkout Naftali rapporte que le rav Naftali Tsvi de Ropshitz disait : "Quand j'étais jeune et que je voulais me lever tôt pour servir Hachem, le yétser ara me parlait d'une voix compatissante et me disait : "Naftali, pourquoi te presser? Il fait encore nuit dehors. Il fait froid. Rendors-toi encore quelques minutes!"
Je lui criais : "Tu es déjà réveillé et tu as déjà commencé ta journée de travail. Alors pourquoi me dis-tu de me rendormir?"

<--->

+ Le petit matin est le moment idéal pour la prière :

-> Le séfer Otsar Israël (Ziditchov - ot 1) rapporte que le Atéret Tsvi de Ziditchov a dit : "Au petit matin d'une froide journée d'hiver, un juif peut demander n'importe quoi à Hachem, tout comme à Yom Kippour lors de Neila!"

<--->

+ Se lever tôt expie les fautes :

-> Le Atéret Tsvi de Ziditchov (séfer Sour Méra) dit : "A notre époque, il n'y a pas de plus grande ségoula pour rectifier nos fautes que de se lever tôt le matin."

-> Le séfer 'Haredim écrit : "Vos enfants sont saints parmi les nations. Ils sont mosser néfech ... par Ton désir en ôtant le sommeil de leurs yeux papillonnants".

-> Le Yitav Panim (Or Hamakif - ot 12) explique que lorsqu'on repousse le sommeil afin d'étudier la Torah, c'est une forme de messirat néfesh (don/sacrifice de soi), comme le dit Rachi ('Houlin 120a) que le mot "néfech" désigne quelque chose que le corps désire. Lorsque l'on repousse ces désirs pour l'amour de Hachem, c'est de la messirat néfech.

<--->

+ La joie matinale :

-> "Je dors, mais mon cœur veille" (Shir Hashirim 8,2)

-> Le Yisma'h Moché (parachat Chémot) explique qu'il faut se lever au milieu de la nuit avec beaucoup de joie et d'ardeur pour servir Hachem.
Il faut imaginer ce que l'on ressentirait si l'on était engagé par un roi humain pour lui fabriquer une couronne, sachant que l'on a la capacité d'en faire une magnifique, qui rendra le roi très heureux et nous permettra de nous rapprocher de lui.
Bien sûr, une telle personne se lèverait joyeusement tôt pour travailler sur la couronne (royale). Elle ne laisserait pas son envie de dormir entraver son travail. S'il pleuvait ou s'il neigeait, elle ne laisserait pas le mauvais temps l'empêcher d'agir.

En servant Hashem, nous fabriquons une couronne divine pour qu'Il la porte. C'est pourquoi nous devons certainement nous lever tôt avec beaucoup de joie pour Le servir.
[par mes mitsvot je sublime la couronne du Roi des rois, Lui procurant de la joie, et faisant ainsi un sublime kidouch Hachem.]

<--->

-> Impact de la première pensée, parole, sur la sainteté de toute la journée : https://todahm.com/2017/12/07/impact-de-la-premiere-pensee-parole-sur-la-saintete-de-toute-la-journee

<--->

+ La Kriyat Shéma kéVatikin :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm 58) écrit à ce propos :
'C'est une mitsva min hamouv'har de dire le Shéma Israël kévatikin, c'est-à-dire de le réciter légèrement avant le lever du soleil, afin de le terminer et de réciter ses bénédictions au lever du soleil et de commencer la prière (de la Amida) au lever du soleil.
Si l'on est capable de le faire, on sera grandement récompensé et assuré d'une part dans le monde à Venir (olam haba), et on ne subira aucun malheur de toute la journée."

<--->

+ La prière au lever du soleil :

-> Le séfer Tsavaat HaRivach (Hanhagot Yécharot 16) déclare :
"On doit s'habituer à se lever à minuit (juif) ou, à tout le moins, on doit s'assurer de prier aussi bien en hiver qu'en été avant le lever du soleil, ce qui signifie que la majeure partie de la prière, jusqu'à Kriyat Shéma, doit être récitée avant le lever du soleil.
La différence entre prier avant le lever du soleil et après est aussi grande que la distance entre l'est et l'ouest, car à ce moment-là, on peut encore annuler tous les jugements (les rigueurs divines).

Lorsque le soleil se lève, toutes les décisions sont prises, tant pour le bien que pour le mal. Avant que le verdict ne soit rendu, les décrets peuvent être annulés.
Cela est suggéré dans le verset : "Et c'est comme un marié sortant de sa 'houppah... et nul n'est caché de sa chaleur (m'hamato)" (Téhilim 19,6). » Ne le lisez pas comme "m'hamato" ; lisez-le plutôt comme "m'hémato" (de sa colère).
En d'autres termes, une fois que le soleil est sorti, on ne peut plus se cacher des anges de la colère. Par conséquent, cette chose ne doit pas être insignifiante à vos yeux, car elle est très importante."

<--->

+ L'avantage de la prière Vatikin :

-> Le rabbi de Komarna (sféer Heikhal Bra'ha - parachat Lé'h Lé'ha) écrit que le Baal Shem Tov avait l'habitude de prier à Neitz Ha'hama (au lever du soleil).
Il ajoute : "Celui qui est capable de prier au lever du soleil avec un minyan connaîtra une illumination de l'esprit et ses prières traverseront tous les mondes comme un feu brûlant."
Il ajoute (paracha Vayéra) : "C'est pourquoi il faut essayer autant que possible de prier ké'vatikin".

"Le premier jour [après leur arrivée au mont Sinaï, Hachem] ne leur dit rien en raison de leur faiblesse due au voyage" (Shabbath 86b).
Bien que la fatigue n'ait affecté que ceux que les Nuées de gloire avaient rejetés [c'est-à-dire les fauteurs], car à l'intérieur des nuages, c'était comme voler sur les ailes d'un aigle, Hachem voulait montrer que même pour une minorité [les fauteurs], nous attendrions ici.
[Sifté Tsadik - Yitro ]

La vie après la mort

+ La vie après la mort :

"Elles rempliront vos maisons ... comme vos pères et vos grands-pères n'en ont pas vu depuis le jour où ils sont venus sur la terre" (Bo 10,6)

-> Pourquoi insister sur le fait que les ancêtres des égyptiens n'ont jamais connu un fléau d'une telle ampleur ?

Le Sfat Emet interprète cela comme signifiant que ces ancêtres ont été témoins de cette plaie de sauterelles, ainsi que les autres plaies, ayant été amenés sur la scène pour voir de première main leurs descendants recevoir leurs justes punitions.
[l'idée est incroyable, Hachem a fait revivre les ancêtres des égyptiens pour qu'ils puissent assister au déroulement des plaies! ]

On trouve un précédent à cette idée dans le Zohar (Béchala'h 58b), qui enseigne qu'à la fin des jours, les réchaïm de tous les temps seront amenés à rencontrer leur ultime chute lors du siège de Jérusalem annoncé par les prophètes.

Une idée parallèle se trouve également dans le Zohar (Béchala'h 53a), selon laquelle Avraham et Yaakov ont été autorisés à voir la sortie d'Egypte de près.

De même, lorsqu'un juif célèbre un événement (juif), ses parents décédés sont invités à y participer.
En revanche, Hachem ne partage pas avec eux la nouvelle de la souffrance de leurs enfants. [Zohar - Pin'has 218b]

Le Sfat Emet suggère que la raison d'être de cette formule pourrait être l'enseignement de la guémara (Kidouchin 40a) selon lequel le projet non réalisé d'une personne juste d'accomplir une bonne action lui est reconnu comme s'il avait été exécuté, alors que son intention de fauterne l'est pas.
Dans le cas d'une personne racha, c'est l'inverse qui est vrai.
Toute action accomplie, bonne ou mauvaise, trouve ses racines dans l'ascendance de son auteur, car telle est la pérennité de nos intentions. Il s'ensuit que lorsqu'un juif s'engage dans une action méritoire, ses ancêtres, qui ont le mérite d'en avoir planté les graines, sont récompensés par leur participation, même s'ils ne l'ont pas personnellement concrétisée.
Les fautes d'intention qui ne se manifestent que dans leur descendance ne sont pas retenus contre eux.
En revanche, les réchaïm reçoivent le traitement inverse. Ils sont pris à partie pour leurs mauvais desseins perpétrés par leurs descendants, alors que leurs bonnes intentions ne leur sont pas du tout attribuées.

<------------>

-> Dans le chant "Bar Yo'haï", on y trouve : "Heureux le peuple qui t'enseigne" (Bar Yo'haï achré yoladté'ha achré ha'am hém lomdé'ha).
Le Min’hat Eléazar (fils du Darké Téchouva) fait remarquer le caractère à priori étonnant de cette expression puisqu'elle suggère que l’on vient apprendre quelque chose à Rabbi Chimon bar Yo'haï (et non le contraire).

Le Min'hat Eléazar explique :
"La raison pour laquelle nous demandons aux tsadikim qu’ils intercèdent en notre faveur dans le Ciel est que, parfois, il arrive que l’on dissimule à ces derniers les mauvais décrets qui devraient s’abattre sur nous, de manière qu'ils ne les annulent pas par leurs mérites.
En se rendant sur leur tombe, les Bné Israël viennent enseigner au tsadik ce qui se passe dans le monde et quelles sont les épreuves que nous traversons ici-bas.
C’est pourquoi on chante : "Heureux le peuple qui t'enseigne" (ha'am hém lomdé'ha)."

Provoquer la guéoula = un désir de davantage de spiritualité

+ Provoquer la guéoula = un désir de davantage de spiritualité :

"Je vous sortirai des fardeaux de l'Égypte... et je vous délivrerai" (Vaéra 6,6)

-> Le Sfat Emet cite le 'Hidouché haRim qui explique que la délivrance du peuple juif a été déclenchée par son incapacité à supporter plus longtemps l'impureté de l'Egypte.
C'est leur reconnaissance du fait que le fait d'être juif ne pouvait s'accommoder de l'immoralité omniprésente qui les a rendus dignes de la rédemption.

C'est pour cette raison que, pour parvenir à la rédemption, le peuple juif devait atteindre un état de détresse où son "manque de spiritualité" lui était plus insupportable que sa souffrance physique.

[c'est incroyable de se dire qu'entre la douleur liée à leur terrible esclavage en Egypte, et leur manque de spiritualité, c'est ce dernier qui lesfaisait le plus souffrir, le plus crier à Hachem. ]

<--->

=> L'exil en Egypte comprend tous les autres exils. Ainsi, si nous voulons mériter la guéoula finale, notre plus grande souffrance doit être sur notre "manque de spiritualité".
Hachem dévoile toi pleinement, permets nous de plus de connaître, d'être plus proche de Toi, ...

Le bénéfice de la lecture de la Shira

+ Le bénéfice de la lecture de la Shira :

-> Le Magid de Trisk (séfer Magen Avraham) écrit que chaque année, [le Shabbath] lorsque la Shira est lue, le "Kéter Mal'hout" (Royauté Divine) est révélé.
Lorsqu'un roi revêt sa couronne royale, il agit avec indulgence envers ses citoyens. De même, lorsque Hachem revêt Sa couronne, Il pardonne certainement à tout le peuple juif nos fautes et nous accorde de nombreuses bénédictions en spiritualité et en matérialité.

<--->

-> "Et le peuple vit Hachem" (Béchala'h 14,31).
Nos Sages enseignent (Mékhilta, Béchala'h 15,2) : "Même une servante a vu à la Mer Rouge ce que le prophète Ye’hezkel ben Bouzi n’a pas réussi à voir".
Le peuple eut une vision prophétique tellement nette d'Hachem qu’ils pointèrent tous du doigt et s’écrièrent: "c'est mon D. (zé Eli), je veux Le glorifier".

[chaque année, lorsque nous lisons cette paracha, on vit de nouveau l'influence de ce moment. En ce sens, il y a une révélation très importante de la divinité, et c'est un moment propice pour recevoir de belles bénédictions divine, comme vu précédemment. ]

"Voici, je vais faire pleuvoir pour vous un aliment des cieux, que le peuple sorte et ramasse la ration du jour" (Béchala'h 16,4)

-> Le rav Moché de Kobrin (cité dans Imrot Moché) explique qu'Hachem dit qu'Il fera pleuvoir du Ciel la sagesse de reconnaître que le "pain", c'est-à-dire la parnassa, vient du Ciel.

-> Le rav Hirsch de Rimanov (Bé'érot Hamayim) note que le verset dit en fait : "je fais pleuvoir" (ani mamtir), au présent.
Nous en déduisons qu'Hachem dit au peuple juif qu'Il fera pleuvoir la subsistance pour eux à chaque génération. Cependant, si la nation "sort" des murs du bita'hon, elle devra alors "ramasser", elle devra travailler dur pour assurer sa subsistance.

<--->

-> La Mékhilta déclare : "La Torah n'est donnée qu'à ceux qui mangent de la manne".

-> Le rabbi Mendel de Kotzk demanda un jour à son assistant comment cette déclaration était communément comprise. Le préposé répondit que l'on dit que cela fait référence à ceux qui sont soutenus par d'autres et qui n'ont pas à s'inquiéter de leur parnassa. Par conséquent, ils peuvent apprendre en toute tranquillité et sérénité.

Le rabbi de Kotzk a répondu : "Je dis que c'est le contraire qui est vrai. La Mékhilta parle de personnes qui travaillent dur pour gagner leur vie, mais qui ne s'inquiètent pas du tout et font confiance à Hachem pour subvenir à leurs besoins. Ils sont semblables à ceux qui ramassaient de la manne dans le désert chaque jour et ne s'inquiétaient pas du lendemain.
Au contraire, ils faisaient confiance à Hachem pour envoyer la manne le lendemain. La Torah est donnée à des juifs comme ceux-là!"

"Israël vit la grande main dont Hachem s'était servi pour frapper les égyptiens, et le peuple craignit Hachem, et il crut en Hachem et en Moché, Son serviteur. Moché et les Bné Israël chantèrent alors ce chant" (Béchala'h 14,31)

-> Le séfer Zichron Shmouel écrit au nom du Maor vaChémech, que le concept de la émouna ne s'applique pas aux choses que l'on peut voir avec ses yeux. La émouna s'applique plutôt à la croyance en des choses que l'on ne peut pas voir.

Notre émouna dans les choses que nous ne pouvons pas voir est un héritage que nous avons reçu des Avot (Patriarches). C'est ainsi qu'il explique les mots de nos Sages (guémara Shabbath 31a) : "La émouna est séder Zéraïm". La émouna est quelque chose qui est planté (nizra) en nous par nos Patriarches.

Le Maor vaChémech continue : Lors de l'ouverture de la mer Rouge, Hachem s'est révélé à toute la nation. Même une servante à la mer a vu plus que le prophète Yé'hezkel n'a jamais vu.
Si c'est le cas, comment cela peut-il être considéré comme de la émouna? S'ils l'ont vu de leurs yeux, comment cela peut-il être une véritable émouna?

La réponse est la suivante : "Ils crurent en Hachem et en Moché, Son serviteur. Et Moché chanta (az yachir Moché)". Nos Sages (Sanhédrin 91b) expliquent que le verset dit en fait que "Moché chantera" dans le futur (az yachir). Il s'agit d'une allusion à la résurrection des morts (té'hiyat hamétim).

En conséquence, à ce moment, la émouna de la nation juive se trouvait dans la résurrection des morts, qu'elle n'avait pas encore vue de ses yeux.

<--->

+ La Shira crée la émouna :

-> Le Zichron Shmouel ajoute une autre réponse à la question du Maor vaChémech en citant le midrach qui dit qu'Hachem a dit à Moché qu'il instillerait la émouna dans les cœurs du peuple juif.

Il explique que le verset peut être interprété comme signifiant qu'ils ont cru en Hachem et en Moché, Son serviteur, grâce au pouvoir de la Shira.
Hachem a mis du pouvoir dans la Shira pour accorder la émouna au peuple juif. C'est pourquoi, chaque fois que nous disons la Shira (ex: à cha'harit), nous faisons entrer la émouna dans nos cœurs.
Cette génération a tout vu de ses yeux et n'a pas eu besoin de la émouna pour elle-même, mais elle a créé la Chira qui fournira la émouna à toutes les générations suivantes.

<--->

+ La Shira & la force d'aspirer à une perfection future :

-> Le midrach (rabba 23:4) dit : "Depuis le moment où Hachem a créé le monde jusqu'à ce que les Bné Israël se tiennent au bord de la mer Rouge, personne n'a dit de Chira à Hachem. Il a créé Adam Harichon, mais celui-ci n'a pas dit Chira. Il a sauvé Avraham de la fournaise ardente, mais il n'a pas dit Chira. Il a évité à Its'hak d'être sacrifié, mais il n'a pas dit Chira. Il a sauvé Yaakov de l'ange, mais il n'a pas dit Chira. Lorsque les Bné Israël se sont approchés de la mer Rouge et qu'elle s'est ouverte, ils ont immédiatement dit une Shira".

Les commentateurs demandent pourquoi, les Patriarches (Avot) n'ont pas dit de Shira?

Le rav Yissa'har Dov de Belz répond que la guémara et le Choulkhan Aroukh disent qu'il faut être rigoureux et ne dire Shira qu'avec un corps et une âme purs et propres.
Les Patriarches étaient très humbles et pensaient qu'ils étaient assez grands (spirituellement) pour dire une Shira. C'est pourquoi ils ne l'ont pas prononcée.
Mais le peuple juif a dit une Shira au bord de la mer parce qu'ils avaient mérité une révélation d'Hachem et qu'ils l'avaient vu détruire leurs ennemis. Puisqu'ils se tenaient tous là et qu'ils vivaient des miracles ensemble, par le mérite de leur unité, ils étaient jugés suffisamment grands (spirituellement) pour dire une Shira.

Grâce à ce concept, il explique les paroles du Arizal selon lesquelles si l'on dit la Shirat haYam avec concentration, on "mérite" de la dire dans le monde à Venir. On peut se demander pourquoi il dit que la personne "mérite", plutôt que de dire qu'elle "méritera".

Il répond que l'on peut se demander comment nous sommes autorisés à dire une Shira. Comme nous l'avons dit, on ne peut dire une Shira qu'avec un corps et une âme purs. Dans ce cas, comment pouvons-nous prétendre dire une Shira (même nos Avot n'ont pas osé)?

La réponse est que nous espérons qu'un jour nous serons rectifiés et que nous deviendrons des personnes pures et parfaites. Par conséquent, nous pouvons dire une Shira maintenant en gardant cet espoir à l'esprit.
Ainsi, nous "méritons" de la dire dans le monde à Venir, ce qui signifie que nous méritons de dire la Shira maintenant, dans ce monde, parce que nous espérons qu'à l'avenir, dans le Olam Haba, nous deviendrons parfaits.

Un juif reste toujours précieux aux yeux d’Hachem

+ Un juif reste toujours précieux aux yeux d'Hachem :

"Pharaon s'approcha et les Bné Israël levèrent leurs yeux" (Béchala'h 14,10)

-> Le Zohar explique ce verset comme signifiant que Pharaon a rapproché les juifs de leur père au Ciel.

Le rabbi de Lisk (séfer Akh Pri Tévoua) explique en citant l'explication du Chlah hakadoch des mots que nous récitons dans les prières : "Tu nous as choisis parmi toutes les nations" (acher ba'harnou mikol aamim).
Le Chlah explique que même à une époque où le peuple juif n'étudie pas autant de Torah et n'accomplit pas autant de mitsvot qu'il le devrait, il reste énormément supérieur à toute autre nation, et c'est la raison pour laquelle Hachem nous choisit parmi toutes les autres nations.

Dans cette optique, le rabbi de Lisk explique que Pharaon nous a rapprochés d'Hachem parce que la différence entre le peuple juif et lui était si clairement évidente.
[avec une vision extérieure, on pourrait se dire que Pharaon, chef de la plus grande puissance du monde de l'époque, avec des terres et des richesses énormes, était quelqu'un d'important, et pourtant avec le regard de Vérité du Ciel, aux yeux d'Hachem il valait zéro par rapport à l'importance et l'amour d'Hachem envers le juif le plus simple, le juif le plus fautif. ]

<--->

[ les juifs en Egypte ont atteint le 49e niveau d'impureté sur 50, et malgré cela ils étaient toujours aussi précieux et aimés d'Hachem.
De même, même si un juif a pu faire les pires choses dans sa vie (que D. préserve), l'amour d'Hachem a son égard ne change pas, c'est toujours un enfant adoré et précieux de papa Hachem, surtout en comparaison des non juifs. ]

L’influence d’un lieu

+ L'influence d'un lieu :

"Pharaon se détourne (vayifèn) et rentre dans son palais. Il n'a pas non plus pris cela à cœur" (Vaéra 7,23)

-> En quoi le fait que Pharaon soit entré dans sa maison est-il pertinent à ce stade?

Le Sifté Tsadik cite le Zohar (Vayé'hi 234a) dans un contexte différent, rendant le mot "pana" par "considérer".
Il considère donc que notre verset indique que Pharaon fut effectivement surpris par cette spectaculaire plaie du sang et qu'il fut poussé à l'introspection, examinant s'il devait ou non revenir sur sa mauvaise position.
[ceci est en soi une leçon. Bien que l'introspection de Pharaon n'ait pas porté ses fruits, la Torah la rapporte pour souligner la valeur inhérente à un simple moment de réflexion. ]

Pourquoi cela n'a-t-il pas duré?
La raison, nous dit la Torah, est que Pharaon est rentré chez lui. On peut supposer que son palais était un nid d'impureté, abritant une variété d'idoles et de pratiques occultes. Si, comme nous le disent nos Sages, le simple fait de se trouver dans un environnement saint peut nous permettre de dominer notre désir de fauter ("si vous rencontrez le mauvais penchant, traînez-le dans la maison d'étude" - Kidouchin 30b), l'inverse doit également être vrai. En se rendant dans un lieu négatif (son palais), Pharaon a effectivement éteint l'inspiration qu'il avait ressentie.