Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Seul celui qui met toute sa confiance en Hachem peut être sauvé

+ Seul celui qui met toute sa confiance en Hachem peut être sauvé :

"Il advint, lorsque Pharaon laissa partir le peuple ... en effet, Hachem dit : "De peur que le peuple ne se ravise en voyant la guerre et ils retourneront en Egypte"." (Béchala'h 13,17)

-> Le séfer Kédouchat Yomtov demande : puisque Hachem peut tout faire, pourquoi n'a-t-il pas fait en sorte qu'il soit impossible au peuple juif de retourner en Egypte (ne leur laissant pas cette option)?

Il répond en citant le verset : "Si vous dites dans votre cœur : ces nations sont plus grandes que nous. Comment pourrons-nous leur prendre le pays? Ne les craignez pas" (Vaét'hanan 7,17-18).
Le séfer Bina lé'Itim explique que le verset dit que peuple juif ne doit pas penser qu'il peut prendre la terre [d'Israël] par lui-même. Ils ne doivent pas croire que leur armée peut vaincre les armées des non juifs.
Si quelqu'un pense cela, il a en fait de bonnes raisons d'avoir peur, car on ne peut pas être victorieux par sa propre force, comme il est écrit : "car ce n'est pas la force qui fait le vainqueur" (I Shmouel 2,9).
Cependant, si quelqu'un voit que les armées des non juifs sont plus importantes que les siennes, et qu'il reconnaît qu'il n'a aucun moyen naturel de les battre et de leur prendre le pays, et que, par conséquent, il place sa confiance en Hachem, alors il n'a aucune raison d'avoir peur car Hachem accomplira des miracles pour le sauver et lui donner le pays.

En gardant cela à l'esprit, le Kédoucha Yomtov explique le verset comme signifiant que si la nation juive voyait une guerre et pensait qu'elle peut se sauver en retournant en Egypte, elle serait en grand danger. S'ils croient qu'ils ont un moyen de se protéger, Hachem ne pourra pas les sauver.
[d'un côté, on peut bouger les lèvres en demandant à l'aide à Hachem, mais en nous on déclare fièrement que sinon c'est pas si grave, on a un plan B, retourner en Egypte. Certes, on doit faire hichtadlout, mais on doit tout miser à 100% sur Hachem pour mériter qu'en retour Il puisse nous aider à 100%.
On veut tout que D. nous aide, mais pour cela il faut "donnons de la force à D." (Téhilim 68,35), en étant convaincu que notre aide ne peut venir que d'Hachem. Grâce à cette force qu'on Lui donne, Il pourra alors pleinement nous combler du meilleur. ]

C'est pourquoi Il les a conduits à travers le désert, afin qu'ils voient qu'ils n'ont aucun moyen naturel de se sauver et qu'ils reconnaissent que leur seule option est de faire confiance à Hachem.
Par ce mérite, Hachem sera capable de les protéger et de les sauver miraculeusement de tous les dangers.

<--->

-> Le Alter de Novardok disait que si un homme plaçait sa confiance totale en Hachem et acceptait qu'il soit le seul à pouvoir le protéger et le sauver, il serait certainement sauvé. Malheureusement, de nombreuses personnes ne reconnaissent pas ce fait et ont tendance à croire que le bita'hon est une forme de "hichtadlout supplémentaire" (l'essentiel réside dans mes efforts, et accessoirement je mets ma confiance en Hachem, ça ne fait pas de mal! ).
En d'autres termes, ils pensent qu'ils doivent faire tout ce qu'ils peuvent par eux-mêmes (sans l'aide d'Hachem), et qu'en plus, en sorte d'extra, ils doivent avoir du bita'hon.
A cause de cet état d'esprit erroné, ils ne reçoivent pas leur salut, leur délivrance à leurs soucis.

"Ce sera pour toi un signe sur ton bras et un rappel entre tes yeux" (Bo 13,9)

-> Le Rachbam écrit que, bien que la loi orale nous dise que ces mots se réfèrent à la mitsva des tefillin, le sens littéral est celui que nous trouvons dans des expressions similaires dans le Tana'h (Chir haChirim 8,6), le souvenir de de la sortie d'Egypte doit être constamment présent à notre esprit, comme s'il s'agissait d'un bracelet souvenir ou d'un bijou (précieux).

Chaque juif est important aux yeux d’Hachem

+ Béchala'h - Chaque juif est important aux yeux d'Hachem :

-> Le Sfat Emet rapporte les paroles du midrach sur le verset : "Afin de couper la mer Rouge en morceaux" (Téhilim 136,13), à savoir : "La mer Rouge fut coupée en 12 morceaux, un pour chaque tribu", et il pose la question : "Que cela peut-il nous faire (à savoir : quelle utilité y avait-il à faire un aussi grand miracle)?"

Le Sfat Emet d'expliquer :
"C’est seulement pour nous faire savoir que chaque tribu était digne, à elle seule, que la mer s'ouvre pour elle, et plus encore, que chaque juif est, à lui seul, une raison suffisante de fendre, d'ouvrir, la mer Rouge.
C’est pourquoi il est écrit : "Tu as, par Ta force, mis la mer en miettes" (Téhilim 74,13), les miettes faisant allusion au fait que chaque membre du peuple d’Israël (chaque juif!) avait une part dans la mer Rouge."

<--->

=> On voit de là, à quel point chaque juif(ve) individuellement est important aux 'yeux' d'Hachem, à quel point Hachem aime chacun, désire notre proximité et notre service divin unique.
[chaque matin (dans cha'harit), nous disons la chirat hayam, on doit s'imaginer comme traversant la mer Rouge, on peut alors avoir en tête que Hachem a ouverte la mer par mon seul mérite!
Plus nous développons notre conscience d'à quel point nous sommes précieux pour papa Hachem, le Maître du monde (on est Son enfant unique adoré, quoiqu'on fasse), plus on en viendra à vouloir Lui faire plaisir en faisant Sa volonté, avec joie, fierté et zèle. ]

Les anges portent chacune de nos bonnes paroles

+ Les anges portent chacune de nos bonnes paroles :

"Les portant sur ses ailes" (Haazinou 32,11).

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch explique en rapportant le Zohar citant : "La créature ailée rapportera les propos" (Kohélet 10,20). Le Zohar explique qu'il existe des anges connus sous le nom de "créatures ailées" (baal kénafayim) dont le travail consiste à amener au Ciel chaque bonne parole qui sort de la bouche d'une personne juive.

Le Ohr ha'Haïm explique que c'est la signification du verset ci-dessous (de Haazinou), selon lequel les anges porteront les bonnes paroles sur leurs ailes.
[cela témoigne d'à quel point Hachem apprécie chaque mot employé positivement. Contrairement à ce que l'on pense notre parole a un impact considérable dans le monde, ce qui doit nous rendre fier et responsable de l'utilise au mieux (pour construire et faire plaisir à Hachem, plutôt que pour détruire). ]

<----->

-> voir aussi : Seuls les juifs sont dotés du pouvoir de la parole : https://todahm.com/2025/02/23/seuls-les-juifs-sont-dotes-du-pouvoir-de-la-parole

"Je suis Hachem, ton D., qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison d'esclavage" (Yitro 20,2)

-> Le midrach rabba déclare : "Je suis Hachem, ton D. Je vous ai fait sortir d'Egypte à condition que vous acceptiez Ma Dignité sur vous".

-> Le Sfat Emet dit que nous voyons ici que la sortie d'Egypte dépendait de notre acceptation de la domination d'Hachem sur nous. Lorsque nous avons accepté Sa royauté, nous avons reçu le pouvoir de quitter l'Egypte.

Nos Sages (Pirké Avot 7,2) disent : "On n'est un homme libre que si l'on est immergé dans la Torah".
La liberté que nous avons reçue lorsque nous avons quitté l'Egypte s'éveille chez une personne lorsqu'elle fait des efforts dans la Torah et accepte le joug du Ciel.

C'est pourquoi, lorsque nous disons la lecture du Shéma, après avoir accepté le joug de la Torah et des mitsvot, nous parlons de la sortie d'Egypte.
De même, nos Sages (Pirké Avot 3,5) disent : "Lorsque quelqu'un accepte le joug de la Torah, le joug du gouvernement et celui de gagner sa vie lui sont enlevés", car il devient un homme véritablement libre.

"Yitro dit : "Béni soit Hachem, qui vous a sauvés de la main de l'Egypte et de la main de Pharaon, qui a sauvé le peuple de dessous la main des égyptiens" (Yitro 18,10)

-> Le Tiféret Shlomo note que le peuple juif a certainement beaucoup loué Hachem après avoir été sauvé et avoir quitté l'Egypte, mais leurs louanges et leurs expressions de remerciement ne sont pas consignées dans la Torah.
Qu'y a-t-il de si spécial dans les louanges de Yitro pour qu'elles méritent d'être écrites dans la Torah?

Il explique que ce n'est pas grand-chose pour quelqu'un de prier pour lui-même ou d'être heureux lorsqu'il réussit. Il est beaucoup plus impressionnant que quelqu'un fasse une prière pour son prochain et se réjouisse de la réussite de ce dernier.
Si quelqu'un loue, remercie Hachem pour le succès de son prochain, c'est vraiment remarquable.

Lorsque le peuple juif a loué Hachem après avoir quitté l'Egypte, il l'a loué pour quelque chose qui lui était arrivé. Ce n'est pas si extraordinaire.
Mais lorsque Yitro a loué Hachem, il l'a glorifié pour avoir sauvé le peuple d'Israël, et non pour sa délivrance personnelle. Même s'il n'a pas participé au miracle, il était heureux pour le peuple juif.
Si quelqu'un remercie Hachem d'avoir sauvé quelqu'un d'autre, comme l'a fait Yitro, c'est vraiment impressionnant et digne d'être écrit dans la Torah.

-> b'h, voir également : Yitro - Se réjouir d'autrui, c'est amener sur soi les bénédictions : https://todahm.com/2023/04/13/se-rejouir-dautrui-cest-amener-sur-soi-les-benedictions

<--->

-> "Yitro dit : "Béni soit Hachem (barou'h Hachem) qui vous a sauvés de la main de l’Egypte et de la main de Pharaon." " (Yitro 18,10)

-> "On a enseigné au nom de Rav Papias : "C’est une honte pour Moché et les soixante myriades (les 600 000 juifs qui étaient avec lui) de ne pas avoir béni (Hachem) avant que Yitro ne vienne et qu’il dise : 'Béni soit Hachem' (barou'h Hachem)"" (guémara Sanhédrin 94a).

-> Le Ktav Sofer s’étonne de ce commentaire : il est, en effet, explicitement écrit dans la Torah que Moché et les Bné Israël chantèrent un cantique sur la mer Rouge. Dès lors, en quoi le fait de ne pas mentionner l’expression "Béni soit Hachem" était-il important, et en quoi cela constitue-t-il une honte?

Pour y répondre, il rapporte le commentaire de Rachi (Yitro 18,9) : "vayi'had Yitro" = cela signifie que la nouvelle a causé que : "Yitro se réjouit" ou bien "Yitro frisonna" (vayi'had fait allusion à 'hidoudim = frisson) = "sa chair se couvrit de rides/frisson, par la peine de la perte de l’Egypte (suite à la mer Rouge qui a noyé les égyptiens)." [Yitro avait été un des 3 principaux conseillers de Pharaon, il avait donc un attachement avec l'Egypte]
Néanmoins, explique le Ktav Sofer, il se réjouit de la délivrance d’Hachem et il dit : "Béni soit Hachem qui vous a sauvés" (barou'h Hachem acher itsil ét'hem - Yitro 18,10).

Pour reprendre les mots du Ktav Sofer :
"Bien que Yitro eût de la peine pour les égyptiens, il comprit qu’Hachem ne commettait pas d’injustice et que tout ce qu’Il faisait, était pour le bien. C’est pourquoi il se réjouit de ce malheur de l’Egypte et il loua Hachem pour cela.
Or, c’est ce que nos Sages nous ont ordonné : "De même que l’on prononce une bénédiction sur le bien, on en prononce une sur le mal, afin de l’accepter dans la joie."

C’est ce que fit Yitro après que Moché lui eut raconté et que sa chair se rida tout entière. Il se ressaisit et dit : "Béni soit Hachem qui vous a sauvés".
Jusqu’alors, on ne retrouva pas chez les Bné Israël une telle attitude qui constitue à louer Hachem sur le malheur et pas seulement sur le bien.
Certes, ils Le remercièrent et Le louèrent pour le bien qu’Il leur avait fait en les faisant sortir d’Egypte et en fendant pour eux la mer Rouge. Néanmoins, sur l’esclavage en Egypte et les autres souffrances, ils ne
bénirent pas Hachem.
C’est le sens des paroles de nos Sages : "C’est une honte pour Moché et les 60 myriades (les 600 000 juifs) de ne pas avoir béni (Hachem) avant que Yitro ne vienne et qu’il dise : "Béni soit Hachem.""

Servir Hachem avec le feu du zèle, nous fait mériter Sa révélation

+ Servir Hachem avec le feu du zèle, nous fait mériter Sa révélation :

"Le mont Sinaï entier fumait parce qu'Hachem était descendu sur lui dans le feu, et sa fumée montait comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne tremblait énormément" (Yitro 19,18)

Il est écrit : "car Hachem, ton D., est un feu dévorant" (Vaét'hanan 4,24).
Le séfer Beit Aharon explique, au nom de son père, le rav Osher de Stolin que ce verset fait référence au "feu du peuple juif", dont nous faisons preuve lorsque nous servons Hachem avec passion.

De même, lorsque le verset dit qu'Hachem "est descendu avec le feu", cela signifie qu'Hachem s'est révélé à travers le feu créé par les personnes qui Le servent avec un cœur ardent et une passion brûlante pour la Torah, la prière et les mitsvot.

<--->

-> Il est écrit : "donnons de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35).
D'une certaine façon, lorsque notre relation avec Hachem est avec un feu ardent (ex: zèle, joie, fierté de faire Sa volonté), alors cela illumine Hachem d'un feu ardent, et Sa Présence nous est alors davantage révélée.
[de nombreuses personnes attendent une révélation du divin, avant d'être convaincus de suivre Sa volonté, mais la réalité est inverse : naassé = commence par agir pour Hachem avec pleins de bons sentiments, et alors nichma = ton "toi" intérieur entendra le divin. ]
Plus nous investissons notre cœur pour Hachem, plus notre cœur est ressent et est lié avec Hachem.

Aimer Hachem = ne pas agir avec Lui comme si c’était un étranger

+ Aimer Hachem = ne pas agir avec Lui comme si c'était un étranger :

"Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi" (Yitro 20,3)

-> Le roi David dit : "Tu n'auras pas de dieu étranger et tu ne te prosterneras pas devant un dieu du dehors" (lo yiyé bé'ha el zal, vélo tista'havé lé'el né'har - Téhilim 81,10).
Le rabbi Mendel de Kotzk demande pourquoi est-il nécessaire que David dise cela. La Torah ne dit-elle pas clairement que nous ne devons pas avoir de dieux étrangers?

Il répond que le verset dans Téhilim doit être lu différemment. Il doit être lu comme suit : "Hachem ne doit pas être un étranger pour vous".

<--->

[l'essentiel pour un juif(ve) est de mettre des sentiments permettant d'entretenir une relation d'amour et de proximité avec Hachem (toute action même stupide (dans le cadre de la loi juive), est bonne pour cela!).
En effet, on peut très bien réaliser machinalement toutes les mitsvot, étudier de nombreuses heures la Torah, mais être froid et distant avec Hachem.
Est-ce que Hachem est tout proche de moi (dans mon cœur battant d'amour, de reconnaissance pour Lui), est-ce que je parle souvent avec Lui depuis mon intériorité (même pour des choses toute petite), ou bien mes lèvres bougent et mon cœur est pris par d'autres choses (plus importante?!) ?
Plus largement, qui est Hachem pour nous et quel relation de proximité souhaite-t-on nous développer avec Lui dans ce monde?
Oui c'est difficile (le yétser ara est là pour nous compliquer la tâche), mais après notre mort, il ne nous sera plus possible de muscler cet amour car la Vérité Divine sera totalement flagrante (l'amour se développant par l'effort [émotionnel, physique] pour autrui).

N'oublions pas que la première et la dernière lettre de la Torah forme le mot : "lev" (coeur), car le principal pour Hachem c'est qu'on agisse dans ce monde pour qu'Il puisse être le plus possible présent dans notre cœur, et non étranger (extérieur). ]

+ "Vous observerez donc mes lois et mes statuts, parce que l'homme qui les pratique obtient, par eux, la vie : je suis Hachem" (A'haré Mot 18,5)

-> Le midrach (Téhilim 56) explique : "pour marcher devant Hachem dans le pays de la vie, il s'agit de la terre d'Israël".

<--->

-> "C'est la nostalgie pour le terre d'Israël, le pays de la kédoucha, le pays d'Hachem, où toutes les mitsvot sont accomplies et s'expriment dans leur forme achevée.
Et cette aspiration à révéler la qualité particulière de l'esprit de D., à lever la tête dans l'esprit de D., dans sa grandeur absolue, est ce qui stimule le cœur de chacun, et tous souhaitent s'unir à lui pour goûter le charme de sa vie."
[rav Avraham Kook - Orot]

-> "La terre d'Israël est particulièrement distingué par le D. d'Israël, et la conduite humaine ne peut être parfaite que dans ce pays ... le cœur et l'âme ne peuvent être parfaitement purs et sans tâche que dans ce lieu spécialement choisi par Hachem."
[Kouzari 5,23]
[ s'attacher pleinement avec Hachem, ne peut être réalisé qu'en terre d'Israël. ]

<--->

-> Le rav Tsvi Fishman (rapportant le rav Avraham Kook) dit qu'en terre d'Israël, l'âme d'un juif en terre d'Israël va s'unir avec l'esprit Divin de la terre, provoquant une vie illuminée par la Torah et les mitsvot à son niveau de révélation le plus élevé.
[il en résulte une telle différence comparativement à un juif résidant en dehors d'Israël, que la terre d'Israël est appelé : la terre/pays de la vie = "artsot ha'Haïm" (Téhilim 116,9) ; "érets ha'haïm" (Téhilim 142,6). ]

La différence entre l’âme d’un juif et celle d’un non juif

+ La différence entre l'âme d'un juif et celle d'un non juif :

"Je ferai une distinction entre Mon peuple et ton peuple, c'est demain qu'aura lieu ce signe" (Vaéra 8,19)

-> Le Imré Emet (cité dans le séfer Likouté Yéhouda) explique ce verset en citant le Magen Avraham (46:10) qui dit au nom des Mékoubalim que nous faisons les bénédictions de "chélo assani goy" (qui ne m'a pas fait non juif) et "chélo assani aved" (qui ne m'a pas fait esclave) chaque matin pour remercier Hachem de ne pas avoir permis à un âme d'un non juif ou d'un esclave d'entrer dans notre corps pendant que nous dormions.

Il pose la question suivante : Comment une personne peut-elle savoir que l'âme d'un non juif n'est pas entrée dans son corps?
S'il est capable de bénir Hachem et de prononcer Son nom, c'est un signe clair que cela ne s'est pas produit.

C'est pourquoi le verset dit : "Je ferai une distinction entre Mon peuple et ton peuple, c'est demain (matin) qu'aura lieu ce signe" = chaque matin, lorsque l'on récite les Birkat Hacha'har, la séparation entre un juif et un non juif devient évidente.

<--->

+ Une transformation quotidienne :

-> Le Imré Emet ajoute que la raison pour laquelle le "Yid Hakadoch" (rabbi Bounim de Peschi'ha) était connu sous ce nom était qu'il se sanctifiait chaque jour pour s'élever à un nouveau niveau de sainteté qui était aussi loin au-dessus de son niveau précédent que la différence entre un juif et un non juif.

Ce concept est illustré par ce verset qui dit que la séparation entre un juif et un non juif est visible chaque matin, ce qui signifie qu'un juif est capable de subir une transformation chaque jour pour atteindre un nouveau niveau qui est aussi éloigné de son ancien niveau que la différence entre un juif et un non juif.

<--->

-> Toute la création peut être classée en 4 catégories : les objets inanimés/minéraux, les végétaux, les créatures vivantes (animaux) et les êtres parlants (humains) (domem, tsoméa'h, 'haï, médaber).
Dans le Séfer haKouzari (4e hakdama du maamar 5), le rav Yéhouda haLévi ajoute une 5e catégorie : le peuple juif (am Israël).

=> Dans les mots du Kouzari : "Les plus bas (spirituellement) parmi les enfants de la Torah d'Hachem sont plus élevés que même les plus élevés parmi les nations qui n'ont pas la Torah. Car la Torah, qui vient d'Hachem, insuffle à l'âme les qualités et la nature des anges".

<--->

-> En plus des quatre formes de création dans le monde : les inanimées (ex: les pierres), les végétaux (ex: les plantes), les êtres animés (les animaux) et les êtres parlants (les humains), il existe un autre type qui est plus élevé que tous les autres : le peuple juif, qui est plus pur à tous égards que toutes les autres créations.
[rav 'Haïm Vital - chaar Hakédoucha ]

[cette idée est reprise par le Ram'hal (dans son Déré'h Hachem 2:1, ainsi que dans son maamar ha'Hokma), ainsi que par le Chem miChmouël (Yitro)]

-> Les enfants de Yaakov se distinguent des autres peuples par des qualités divines, ce qui faisait d'eux, pour ainsi dire, une caste angélique.
[Kouzari 1:103]