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"Moché quitta la présence de Pharaon et implora Hachem" (Vaéra 8,27)

-> Rabbi Sim'ha Bounim de Peshischa (Kol Sim'ha) se demande pourquoi Moché a assumé la responsabilité de mettre fin aux plaies par ses prières. Hachem ne l'avait envoyé que pour avertir Pharaon et administrer les Plaies (makot). N'aurait-il pas fallu laisser à Hachem le soin de les arrêter de Sa propre volonté?

Il répond que pendant les Plaies, les lois de la nature étaient en mouvement.
Si Hachem avait retiré Lui-même les Plaies, la nature serait revenue à son état par défaut, sous son contrôle unique. En la soumettant au contraire aux prières de Moché, Hachem reprogrammait la nature pour qu'elle réponde aux prières des justes. Comme l'enseigne la guémara (Moed Katan16a), même si Hachem émet un décret, un tsadik (par sa prière) a le pouvoir d'y opposer son veto.

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+ "Moché a crié à Hachem" (Vaéra 8,8)

-> Le 'Hidouché Harim note le rôle prépondérant que joue la prière dans le processus des 10 Plaies (makot), apparaissant dans une variété d'expressions.

La sortie d'Egypte était un processus de recréation de notre monde brisé, endommagé. Le domaine particulier dans lequel ce processus s'est déroulé est celui de la parole, car ce sont les lettres et les mots qui sont les éléments constitutifs de la création. ]
Tout comme l'homme parle pour exprimer sa pensée abstraite dans le monde matériel, la "parole" d'Hachem représente l'actualisation de Sa volonté. Ainsi, le monde est décrit comme ayant été créé avec 10 Paroles d'Hachem (assara maamarot).
Corrompu par la faute, ce monde à 10 dimensions avait besoin des dix plaies correspondants pour se débarrasser de ses parasites et, finalement, des Asséret HaDibrot, dix nouvelles paroles divines (10 Commandements), pour le redémarrer.

La prière est une autre manifestation fondamentale de la parole. Hachem a subordonné Sa parole à la réceptivité du peuple juif. Ainsi, cette domination juive, pour ainsi dire, sur l'univers s'exprime à travers leur propre discours, celui de la prière.
Nos Sages (midrach Dévarim rabba 2,1) enseignent qu'il existe dix expressions de la prière.
Avec chacun des dix plaies, explique le 'Hidouché Harim, l'un de ces dix formats de prière a été rectifié.
Nous trouvons donc Moché s'engageant dans une multitude de formes de prières.

Le Sfat Emet ajoute que c'est la logique qui sous-tend la règle selon laquelle la prière doit être immédiatement précédée par le souvenir de de la sortie d'Egypte (dans cha'harit, on lit la bénédiction avec le début de la Amida, sans s'arrêter entre). C'est en effet par ce processus que les juifs ont acquis leur pleine capacité à prier.

Yitro entendit tout ce que Hachem fit pour Moché et pour Israël

"Yitro, prêtre de Midyan, beau-père de Moché, entendit tout ce que Hachem fit pour Moché et pour Israël, Sa nation" (Yitro 18,1)

-> Rachi déclare : "Qu'est-ce que Yitro a entendu qui l'a poussé à venir? Il a entendu parler de l'ouverture de la mer Rouge et de la guerre contre Amalek."

-> Le rav Bounim de Peshischa (cité dans Kol Mévasser - 'helek 1) demande que Yitro était un homme grand et sage qui avait essayé toutes les idoles du monde et était arrivé à la conclusion qu'Hachem était le vrai D.
Pourquoi a-t-il été particulièrement impressionné par ces deux miracles, par opposition aux autres miracles merveilleux accomplis par Hachem, tels que l'orchestration de la sortie d'Egypte, des 10 Plaies, ...
Selon l'opinion selon laquelle Yitro est venu après le don de la Torah (Avodah zara 24a et Zéva'him 116a), pourquoi a-t-il été plus impressionné par ces deux miracles que par le don de la Torah sur le mont Sinaï?

Le rav de Peshischa répond que Yitro a vu que la nation juive avait atteint un niveau élevé à la mer Rouge, comme il est dit qu'une servante à la mer a connu un niveau de prophétie plus élevé que Yé'hezkel ben Bouzi.
Cependant, presque immédiatement après, Amalek attaqua la nation. Il vit que les forces du mal étaient toujours capables d'influencer Amalek, même après avoir été témoin de si grands miracles, dont le monde entier était au courant.

Cela l'a conduit à la révélation que même après avoir été témoin de grands miracles, une personne a besoin d'un chef spirituel pour la guider sur le bon chemin. Il en conclut donc qu'il ne pouvait plus rester seul et qu'il devait aller voir Moché Rabénou et l'accepter comme son rabbi.

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-> Le Divré Shmouel de Slonim explique les mots de Rachi en disant que Yitro a vu que même après la grande révélation à la mer Rouge, l'attaque d'Amalek avait toujours un effet sur la nation et avait fait baisser leur niveau de émouna. Il comprit qu'il s'agissait là d'une manifestation des paroles de nos Sages (Soucca 52a) selon lesquelles lorsqu'une personne est plus grande que son prochain, son yétser ara est également plus grand.

Il en conclut donc que sa seule ligne de conduite possible pour combattre le yétser ara était d'accepter la Torah, car la Torah est la seule force suffisamment puissante pour servir d'antidote au yétser ara.
[selon nos Sages (Kidouchin 30b), Hachem nous informe : "J'ai créé le mauvais penchant, et j'ai créé la Torah pour qu'elle lui serve d'épice". ]

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-> Le Divré Shmouel explique ce que "Yitro a entendu" comme suit : Yisro "entendit", ce qui signifie qu'il comprenait maintenant qu'il n'avait pas rempli sa mission dans ce monde. Il s'est interrogé : Mon âme a-t-elle été envoyée dans ce monde uniquement pour jouir des plaisirs physiques et matériels? Bien sûr que non! Je dois avoir été envoyé ici pour accomplir quelque chose! Il réalisa qu'il avait été envoyé dans ce monde pour rectifier son âme, mais il ne savait pas comment le faire. C'est pourquoi il se dépêcha d'aller voir Moshé pour discuter de la manière de rectifier son âme.

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+ Tout le monde peut changer :

-> Le rav Tsvi Hirsch de Liska (séfer Ach Pri Tévoua) écrit que la Torah nous enseigne qu'une personne peut se transformer complètement d'un extrême à l'autre. Yitro était à l'origine un prêtre à Midyan. Il servait des idoles. Mais il est ensuite devenu le beau-père de Moché Rabénou.
C'est ce qui ressort également des mots "qu'Hachem a fait sortir Israël d'Egypte". Il s'agit d'une allusion au fait que chacun a la capacité de sortir des limites (le mot "Mitrayim" [Egypte] connote également "métsarimé, les limites) qui l'entourent. Lorsque Yitro s'en est rendu compte, il a quitté son passé et s'est rendu dans le désert pour apprendre la Torah.

-> Dans le même ordre d'idées, le rav Léchovitch explique le verset : "Qui peut sortir la pureté de l'impureté? Lo é'had. (Personne)" (Iyov 14,4).
Il explique que cela signifie qu'une personne peut se transformer d'impureté en pureté. Même une personne racha qui se trouve au niveau le plus bas peut changer et devenir un tsadik en un instant.
Il comprend les mots "lo é'had" comme signifiant que si une personne prend un moment pour décider qu'elle surmontera son passé et s'améliorera, et qu'elle déclare "lo!" (non !), elle ne poursuivra plus ses désirs, elle peut devenir une personne complètement changée.

-> De même, le rav Avraham de Slonim explique le verset : "Et vous serez pour Moi un royaume de Cohanim et un goy kadoch (une nation sainte)" (Yitro 19,6), pour signifier que même quelqu'un qui est tombé au niveau inférieur d'un "goy" a encore la capacité de changer et de s'améliorer et de devenir "kadoch".

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+ Une ségoula pour l'acceptation des prières :

-> Le midrach (Chémot rabba 27,4) déclare : "Et Yitro entendit". C'est ce qui est dit : "Hachem, ma puissance, ma force et mon refuge au jour de la détresse. C'est vers Toi que viendront les nations des extrémités de la terre" (Yirmiyahou 16,19).

Le séfer Agra déKalla explique le lien que fait le midrach entre les 2 versets (de Yitro et d Yirmiyahou) en affirmant que le verset qui dit que Yitro a entendu nous enseigne la manière de prier dans les moments difficiles.
Nous sommes censés apprendre que même lorsque nous sommes indignes d'être sauvés, Hachem entend toujours nos prières. Malgré notre condition inférieure, nous pouvons nous tourner vers Hachem et dire : "Tu es ma puissance, ma force et mon refuge au jour de la détresse. C'est vers Toi que viendront les nations des extrémités de la terre".
Lorsqu'une personne se tourne vers Hachem avec une telle prière, ses paroles seront acceptées. Peu importe qui est la personne. Ses prières sont dignes d'être acceptés.

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-> Le Mé haChiloa'h demande pourquoi toute l'histoire de la réception de la Torah commence par l'histoire personnelle d'un converti (Yitro).
Il répond : Cela nous enseigne que si une personne veut recevoir et accepter les paroles de la Torah, elle doit faire des sacrifices pour Hachem avec beaucoup de courage. Elle doit changer et se transformer, tout comme le fait un converti lorsqu'il rejoint une nouvelle nation avec laquelle il n'avait aucun lien auparavant.
Lorsqu'un converti fait cela, il laisse derrière lui ses parents et toute sa famille, son seul désir étant de sacrifier tout ce qu'il a pour avoir l'opportunité de vivre sous les ailes de la Chékhina.
Lorsqu'une personne se sacrifie de cette manière, elle est en mesure de recevoir la Torah d'Hachem.

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+ Vivre avec la émouna péchouta :

-> Rachi déclare : "Qu'est-ce que Yitro a entendu qui l'a fait venir? Il a entendu parler de la division de la mer Rouge et la guerre contre Amalek.

-> Le Sefer Divré Israël explique que, comme le dit Rachi (Béchala'h 14,15), l'ouverture de la mer Rouge s'est produite au mérite de la émouna du peuple juif. D'autre part, la guerre avec Amalek a commencé à cause d'un manque d'émouna. (comme nous le voyons dans les versets, immédiatement après que le peuple se soit demandé si Hachem était avec eux (v.17,7), Amalek est venu se battre avec eux).

Lorsque Yitro entendit parler du pouvoir de la émouna et des conséquences néfastes d'un manque de émouna, il abandonna toutes ses recherches sur d'autres sagesses et analyses scientifiques du monde et choisit de croire fidèlement en Hachem et de lui faire confiance.
C'est ce qui l'a amené à se rendre dans le désert pour rejoindre le peuple juif.

-> Nous pouvons en tirer la leçon qu'il faut suivre Hachem avec une émouna péchouta, une émouna sans faille (en se reposant en toute simplicité en Hachem), plutôt que de Le tester ou d'essayer de prouver les choses par soi-même.
[on a tendance à se croire plus malin qu'Hachem, en Lui donner presque des conseils sur ce qu'Il devrait faire. Mais nous devons accepter que dans ce monde nous ne pouvons pas Le comprendre Ses pensées, mais qu'Il peut tout, qu'Il aime tout juif infiniment, et qu'Il fait tout pour notre bien ultime. ]

A ce sujet, la Mékhilta (Yitro 1) rapporte que rabbi Eliezer Hamodaï dit : "Lorsque Moché demanda à Yitro de lui donner sa fille, Tsipora, comme épouse, Yitro lui dit : "Accepte sur toi une chose que je te demande, et je te la donnerai."
Moché demanda quelle était cette demande, et Yitro répondit : "Ton fils premier-né doit être livré au service des idoles. Tout ce qui suivra pourra être sanctifié pour servir Hachem. "
Moché accepta cette demande et jura de la respecter.

Le 'Hidouché Harim demande comment nous pouvons comprendre ce midrach. Comment Moché Rabénou a-t-il pu accepter de livrer son fils premier-né à l'adoration d'une idole? De plus, le midrach (Chémot rabba 1,32) indique que Yitro avait déjà abandonné le culte des idoles et qu'il avait été excommunié par sa communauté pour cela, ce qui explique pourquoi les bergers repoussaient ses filles du puits. S'il avait déjà reconnu la fausseté de l'adoration des idoles, pourquoi demanderait-il à Moché de faire faire une telle chose à l'un de ses fils?

Il répond que ce midrach ne peut être pris au pied de la lettre. Il explique que Rachi dit que Yitro avait adoré toutes les idoles du monde. Il les a toutes essayées et a personnellement testé chacune d'entre elles avant de conclure qu'elles étaient toutes sans valeur. En arrivant à cette conclusion basée sur la recherche, il savait qu'il ne devait servir qu'Hachem.
C'est ce qu'il demanda à Moché, d'élever son fils premier-né de cette manière afin de lui permettre de se prouver qu'Hachem est le seul vrai pouvoir en faisant des recherches sur les autres dieux et en voyant à quel point ils sont inutiles, plutôt que d'avoir simplement la émouna péchouta sans faire ses propres recherches.
Il pensait que c'était la meilleure façon de parvenir à une croyance solide en Hachem.

Ainsi, lorsque Yitro dit que le premier fils doit être mis de côté pour le culte des idoles et "après cela, il doit être pour Hachem", il veut dire qu'après que ce fils ait testé tous les autres dieux et qu'il ait reconnu par lui-même que servir Hachem est la seule vérité, il en viendra à Le servir l'un après l'autre, tout comme Yitro lui-même l'avait fait.

Cependant, le 'Hidouché Harim conclut en disant que cela prouve en fait qu'il est interdit de tester Hachem et d'essayer de prouver Sa grandeur par soi-même.
Nous voyons en fait qu'il faut Le servir avec une émouna sans faille. Nous voyons que Moché Rabénou n'aurait pas dû accepter la demande de Yitro, car cela a entraîné de graves problèmes par la suite.
Il est dit (Shoftim 18,30) que Yonathan, le fils de Gerchom, le fils de Ménaché, était le prêtre de l'idole de Mikha. Nos Sages (guémara Baba Batra 109a) affirment qu'il était en fait le petit-fils de Moché.
[ le verset fait référence à Moché en tant que "Ménaché" afin de ne pas lui manquer de respect en le reliant à un prêtre d'idole. ]
Cela prouve qu'Hachem ne veut pas que nous Le mettions à l'épreuve de la manière dont Yitro l'a demandé.

Le 'Hidouché Harim conclut en disant : "C'est une mitsva de rendre cela public!"

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-> Le Déguel Ma'hané Efraim explique que le verset nous enseigne une leçon de moussar. Il explique que le mot "entendu" (vayichma) signifie en fait "comprendre".
Le mot "Yitro" a une connotation de "yitron", reste. Cela signifie que le verset dit qu'il faut comprendre que la chose la plus importante est ce qui reste à la fin.
En fin de compte, toutes les possessions matérielles d'une personne ne valent rien et doivent être abandonnées. Ce qui reste, ce sont les efforts que l'on consacre à ses enfants, pour les élever correctement et les mettre sur la voie du service d'Hachem.
Il faut toujours comprendre cela et le garder à l'esprit. Le but principal d'une personne dans ce monde est de s'efforcer de laisser des enfants intègres qui suivent les voies de la Torah.

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-> Pourquoi le verset mentionne-t-il que Yitro était le "prêtre de Midyan"?
Le verset (Chémot 2,17) nous a déjà dit qu'il occupait cette fonction, alors pourquoi est-il nécessaire de le répéter? De plus, si la Torah veut identifier qui il était, pourquoi ne suffit-il pas de dire qu'il était le beau-père de Moché?

Le rav Ména'hem Mendel d'Amshinov (cité dans Kol Mévasser 'helek 1) répond que Yitro avait deux aspects dans sa vie, qui sont suggérés dans ce verset. Ces deux aspects l'ont aidé à éviter à la fois l'orgueil et la tristesse.
D'une part, il avait été "le prêtre de Midyan" et avait servi toutes les avoda zara (idolâtries) du monde. En se souvenant de cela, il ne deviendrait pas orgueilleux.
D'autre part, s'il se sentait triste, déprimé, à propos de son passé, il pouvait se rappeler qu'il était le beau-père de Moché, ce qui lui procurait de la joie.

C'est ainsi que le rav Bounim de Peshischa dit que chaque juif doit avoir "deux sacs". Dans l'un d'eux, il doit avoir sur lui la certitude que "le monde a été créé juste pour moi", et s'il se sent déprimé, il doit regarder dans ce sac.
Dans l'autre, il doit se rendre compte qu'il n'est que poussière et cendres. S'il commence à se sentir orgueilleux, il doit regarder dans ce sac.

Se guérir par l’étincelle de notre lettre dans la Torah

+ Se guérir par l''étincelle de notre lettre dans la Torah :

"La fille de Pharaon [Batya] ... aperçut le panier (aTéva) au milieu des roseaux ... et elle le prit" (Chémot 2,5)

-> Le midrach (Chémot rabba 1,27) rapporte que Batya fut frappée par la maladie de tsaraat, et lorsqu'elle toucha le panier/corbeille (téva) dans lequelle se trouvait Moché, elle fut guérie.

-> Le séfer Sifté Tsadik (ot 11) explique que la "téva" de Moché était comme le Aron Hakodech dans le sens où la Chékhina reposait sur elle. Par conséquent, elle avait la capacité de guérir.

De plus, il cite les sifré Kodech qui disent qu'il y a 600 000 lettres (tévot [téva veut aussi dire : un mot]) dans la Torah, ce qui correspond aux 600 000 âmes du Klal Yisroel.
Chaque individu a sa propre lettre dans la Torah. Lorsqu'un individu est capable de ressentir l'étincelle sainte de sa lettre, il est guéri de tous ses maux.

Le Sifté Tsadik conclut : "Si Batya a été guéri en touchant la téva de Moché, il est certain que si un juif touche sa téva dans la Torah en s'y connectant correctement et en ressentant sa lumière sacrée, il sera guéri et sauvé de tout mal."

Le kidouch nettoie spirituellement notre corps

+ Le kidouch nettoie spirituellement notre corps :

"Il attachera à la vigne son âne et au sarment, son ânon ; il lavera dans le vin son vêtement et dans le sang des raisins, sa tunique" (Vayé'hi 49,11).

-> Le rabbi de Kretchnifer (Guilyon Kol Emouna) affirme que ce verset fait allusion au vin du kidouch de Shabbath.
Cela signifie que par le kidouch, on peut atteindre un niveau de purification de "ses vêtements", ce qui fait référence à notre corps, notre vêtement terrestre qui recouvre notre âme (néchama).

Un juif = quelqu’un de humble

+ Un juif = quelqu'un de humble :

"Yéhouda, c'est toi que tes frères reconnaîtront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi" (Vayé'hi 49,8)

-> Le Déguel Ma'hané Efraim explique ce verset en rapportant une explication d'une guémara qu'il a entendue directement du Baal Shem Tov.
La guémara (Méguila 13a) déclare : "Toute personne qui nie l'avoda zara est appelée un 'Yéhoudi'."
Le Baal Chem explique que l'avoda zara à laquelle la guémara fait référence est la mida d'orgueil.
Ainsi, celui qui rejette l'orgueil et adopte l'humilité est appelé un véritable "Yéhoudi".

Le Déguel Ma'hané Efraim ajoute :
"Et je crois que la tristesse est aussi une avoda zara parce qu'elle est la pire de toutes les midot.
On sait que même si une personne possède de la Torah et de bonnes actions, si elle n'a pas de yirat chamayim (crainte du Ciel), tout cela n'a aucune valeur.
Le "youd" est la plus petite lettre. Malgré tout, elle fait partie de chaque lettre de la Torah. Vous pouvez commencer à écrire n'importe quelle lettre en faisant un yud, puis en la reprenant et en complétant la lettre. Cela indique que, tout comme la plus petite lettre est le début de toutes les autres lettres de la Torah, celui qui rejette la avoda zara de l'orgueil et de la tristesse est appelé un 'youd' (un Yid, c'est-à-dire un juif), et à partir de ce début, il peut mériter d'obtenir toute la Torah".

Pharaon pensait craindre le Ciel

+ Pharaon pensait craindre le Ciel :

"Et toi et tes serviteurs, je sais que vous ne craignez pas encore Hachem" (Vaéra 9,30)

-> Le rav Bounim de Peshischa (cité dans le séfer Kol Sim'ha) explique que Pharaon venait de dire : "Implorez Hachem, il y a eu assez de tonnerres venus de D. et de grêle" (Vaéra 9,28)

Quand il vit le tonnerre et la grêle de D., il eut peur.
Selon la guémara (Béra'hot 59a), l'objectif du tonnerre et des cauchemars est de "rendre droit ce qui ait tordu dans le cœur" d'une personne.
Le tonnerre a fait naître la crainte/peur dans le cœur de Pharaon et il a pensé qu’il possédait désormais la yirat Elokim, la crainte de D.

C’est le comportement d’un imbécile. Les imbéciles pensent qu’une fois qu’ils ont atteint un petit niveau de compréhension et de crainte d'Hachem, ils ont atteint un grand niveau.
Ils ne réalisent pas qu’il leur reste encore un long chemin à parcourir. [à l'image de l'infinité d'Hachem]
Pharaon pensait avoir atteint un niveau suffisamment élevé, alors il dit à Moché que le tonnerre et la grêle étaient suffisants.
Moché lui répondit : "Je sais que tu ne crains pas encore Hachem" = tu te fais des illusions en croyant que tu as de la yirat chamayim, mais tu es très loin de vraiment craindre Hachem.

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[à l'inverse, plus on apprend à connaître Hachem, plus on prend conscience de Son immensité et de notre petitesse en comparaison. ]

Le chant des grenouilles

+ Le chant des grenouilles :

"Moché cria à Hachem en raison des grenouilles qu'il avait envoyées à Pharaon" (Vaéra 8,8)

-> Le séfer Tséma'h David se demande pourquoi le mot "vayits'ak" (il cria - וַיִּצְעַק) n'est utilisé qu'à propos de cette plaie. Il note également que le mot "al dévar" (en raison de - עַל דְּבַר) semble inutile.

Il répond en citant le midrach (Yalkout Chimoni Téhilim - remez 889) qui dit que les grenouilles chantent beaucoup de chira (chant) à Hachem, même plus que le David.
La Guemara (Pessa'him 53b) dit que les grenouilles ont sacrifié leur vie pour accomplir leur mission en sautant dans les fours ardents. 'Hananya, Michaël et Azaria ont appris d'elles qu'ils devaient eux aussi sacrifier leur vie pour Hachem.
Il est certain que les grenouilles ont chanté une chira lorsqu'elles ont accompli cette grande mitsva (en réalisant la plaie, avec le kidouch Hachem qui en découle). C'est pourquoi Moché était réticent à l'idée de mettre fin à cette plaie et d'arrêter la chira à Hachem des grenouilles.
Lorsqu'il dut y mettre fin, il pria avec "tsé'aka", ce qui signifie une prière dite dans le cœur, et non à haute voix (voir Zohar Chémot 20a). Il ne voulait pas prier ouvertement pour arrêter leur chira, il a donc prié silencieusement, dans son cœur.

La raison pour laquelle il a en fait prié pour mettre fin à la plaie était "en raison des grenouilles qu'il avait envoyées à Pharaon". Les grenouilles qui se trouvaient dans l'estomac des égyptiens disaient également une chira. Mais comme elles se trouvaient dans un endroit impur, il n'était pas respectueux de leur part de louer Hachem. Moché avait donc une raison d'arrêter la plaie.

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-> Le Tséma'h David explique également ce verset comme signifiant que Moché a prié pour que Pharaon dise une chira à la place des grenouilles, car ce serait un Kiddouch Hachem encore plus grand.
Par conséquent, le verset dit qu'il a prié "en raison des grenouilles qu'il avait envoyées à Pharaon".

Le bétail s’en alla de lui-même

+ Le bétail s'en alla de lui-même :

"Notre bétail également partira avec nous, pas un sabot ne restera, car nous en prendrons pour servir Hachem notre D. ; et nous ne saurons pas avec quoi servir Hachem jusqu'à notre arrivée là-bas" (Bo 10,26)

-> Pharaon dit que le bétail devrait être laissé en arrière [en Egypte] (v.10,24), mais Moché répond que "notre bétail aussi ira avec nous".

Le 'Hatam Sofer explique que Moché disait que le bétail "partira" de lui-même. Ceci est similaire à ce que nous trouvons dans le midrach, où il est dit que la vache d'Eliyahou est allée d'elle-même pour être sacrifiée sur l'Autel (mizbéa'h) et sanctifier le nom d'Hachem.
Lorsque Moché a déclaré qu'il ne resterait pas un seul sabot, il a dit : "Les vaches et les moutons prendront leurs propres pieds et sortiront d'Egypte. Ils ne voudront pas rester là une minute de plus!"

Le verset dit ensuite "car nous en prendrons pour servir Hachem". Cela signifie que nous (le peuple juif) apprendrons du [comportement du] bétail comment adorer Hachem avec une forte volonté et une messirat néfech.

La qualité d’être joyeux à notre génération

+++ La qualité d'être joyeux à notre génération :

"Yossef vit que son père posait sa main droite sur la tête d'Efraïm, et cela lui déplut. Il saisit donc la main de son père pour la retirer de la tête d'Efraïm [pour la poser] sur la tête de Ménaché. Yossef dit à son père : "Non, père, car celui-ci est l’aîné ; pose ta main droite sur sa tête"." (Vayé'hi 48,17-18)

-> Lorsque le yétser ara incite et tente une personne, son objectif principal n'est pas la faute elle-même, mais, comme l'indique le 'Hozé de Lublin, l'objectif principal du yétser ara est la tristesse qui va venir envelopper une personne après avoir fauté, avec laquelle le yétser ara capture totalement sa proie, en disant (par exemple) à la personne : "De toute façon, tu es perdu, tu n'auras pas de part dans le monde à Venir, alors profite au moins de ce monde!"
Et lorsqu'une personne est envahie par la tristesse et la déprime (de sa stature spirituelle), elle se rallie à l'analyse du yétser et se retrouve ainsi prise au piège de son filet.
[l'idée est : comment as-tu pu être si stupide pour en arriver à fauter -> donc tu n'es pas quelqu'un de bien, donc Hachem ne doit pas t'aimer comme tu es un fauteur, Il doit être si loin/repoussé de toi -> donc c'est pas la peine de s'investir outre mesure, ni d'avoir des ambitions spirituelles élevées (meilleur de moi-même), je vais me contenter de faire le minimun, sans vraiment de joie, de kavana, de fierté d'être juif, ... (de sentiments avec Hachem) ]

-> De même, le rav Moché de Kobrin déclare : "La joie n'est pas une mitsva, mais elle permet d'accomplir toutes les mitsvot ; la tristesse n'est pas une transgression/faute, mais elle entraîne à toutes les transgressions".

Cette phrase est également citée au nom du rav Henoch Alexander ('Hachava léTova) : "La tristesse n'est pas une faute, mais la pollution du cœur que la tristesse peut apporter, même la faute la plus grave ne peut l'apporter."

-> Le rav David Abou'hatséra enseigne :
C'est pourquoi, lorsqu'une personne vient servir Hachem, toutes ces pensées inutiles augmentent et soudain, elle se souvient de toutes ses fautes. Pourquoi cela?
Parce que c'est le travail du yétser ara de rappeler à la personne ses fautes, afin qu'elle désespère de servir Hachem.

Comment gérer les affirmations du yétser ara qui provoquent le désespoir?
Lorsqu'une personne réalise que le but du yétser ara est de la pousser dans les profondeurs de la tristesse et du désespoir, elle ne coopérera pas. Au contraire, elle doit se renforcée pour se réjouir de la mitsva qui lui permet de se rapprocher d'Hachem par la prière, l'étude de la Torah et l'observance des mitsvot.
On ne sera pas du tout influencé par les paroles du yétser ara, même si le yétser vient avec un sac de revendications témoignant d'à quelle point personne n'est pas digne de s'approcher de la sainteté.
Mais la personne doit établir dans son cœur qu'il n'est pas possible pour le yétser ara de lui dire comment servir Hachem, car son but n'est pas de rapprocher l'homme d'Hachem, mais plutôt de le piéger dans son filet, et si c'est le cas, il est certain que toute pensée concernant la bassesse ne vient pas du pouvoir de la sainteté, et n'est pas le moyen de servir Hachem.
Par conséquent, il rejettera ces pensées et se réjouira plutôt d'avoir mérité de servir Hachem, et que sa avoda est très appréciée par Hachem, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve.

[sous couvert de bonne attention (penser à la spiritualité), notre yétser ara met notre nez dans ce qui ne va pas chez nous, alors que ce n'est pas le moment, là nous devons être joyeux et fiers de pouvoir faire la volonté d'Hachem. ]

C'est ce qu'écrit le Baal haTanya (Likouté Amarim 26) : "Pour ce qui est de la tristesse liée aux sujets célestes (spirituels), il faut chercher les moyens de s'en libérer. Il est évident que cela s'applique lorsque l'on sert Hachem, puisque l'on doit servir Hachem dans la joie et l'allégresse. Mais même lorsqu'on est occupé par notre travail et les problématiques de ce monde (matérielles), c'est certainement une ruse du yétser ara qui l'attriste, superficiellement pour des raisons spirituelles, afin d'attirer la personne après lui dans les désirs, comme c'est bien connu."

Que la tristesse nous envahisse pendant notre avodat Hachem, dans l'étude de la Torah ou la prière, ou lorsqu'on est simplement occupé à nos affaires matérielles, voici ce qu'on doit prendre en considération :
"Ce n'est pas le moment d'éprouver une véritable tristesse, ni même de s'inquiéter pour des fautes graves. Pour cela, il faut réserver des moments opportuns, lorsque l'esprit est calme, pour réfléchir à la grandeur d'Hachem contre lequel on a pu fauter, afin que notre cœur soit réellement déchiré par une véritable amertume. Par opposition à la tristesse ; la première est vivante et active, tandis que la seconde est résignée et "morte".
Il y est également expliqué qu'immédiatement après que notre cœur a été brisé pendant les temps fixés (à se focaliser sur nos fautes), nous devons complètement enlever le chagrin de notre cœur et croire avec une foi parfaite qu'Hachem a effacé notre faute et qu'Il pardonne abondamment.
Cette connaissance, qu'Hachem nous a certainement purifié de nos fautes, est la véritable joie d'Hachem qui suit la tristesse."
[à l'image de la période du Temple, où il y avait un lieu dédié (l'autel) pour apporter un sacrifice et effectuer une téchouva de tout notre coeur (s'apitoyant sur la gravité de notre faute, s'imaginant sacrifié en place du korban), et que tout de suite ensuite les Lévi'im jouaient de la musique pour nous sortir de la tristesse et revenir à la vie dans la joie et fierté d'être un enfant d'Hachem (qui pardonne toutes nos bêtises spirituelles), faisant Sa volonté.
De même, on doit réserver des moments cadrés dans notre vie, dans lesquels on se vide de honte, de téchouva, de demande d'aide à Hachem, et ensuite on revient à la vie juive, c'est-à-dire pleine de joie. ]

La règle qui ressort de nos paroles : nous ne devons pas prêter attention aux pensées qui assaillent notre esprit, qui nous disent que nous ne sommes pas dignes de nous approcher d'une avodat Hachem, car c'est la façon dont le yétser ara nous dissuade de servir Hachem.
Au contraire, nous devons être forts et savoir que la avoda de chaque juif, quelle que soit sa situation, est précieuse et chérie par Hachem, et quand on réalise la volonté d'Hachem en continuant à être joyeux, Hachem nous aidera.
Et c'est en accomplissant Ses commandements que l'on comprendra ce qu'il faut corriger. Mais nous devons être forts et ne pas tomber dans la tristesse et le désespoir.

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+ La joie étant un élément fondamental de la avodat Hachem, l'ordre à notre génération est de "faire le bien", même si l'on ne s'est pas encore "détourné du mal" :

-> Selon rav David Abou'hatséra :
Puisqu'il est écrit : "Ecarte-toi du mal et fais le bien" (sour méra vaassé tov - Téhilim 34,15), une personne pourrait en venir à soutenir que les affirmations du yétser ara sont correctes, puisque je n'ai pas encore fui le mal, alors comment puis-je "faire le bien"? [ je dois d'abord me focaliser sur mes fautes, avant de faire le bien, les mitsvot, comme nous pousse à le faire notre yétser ara. ]

Le Tséma'h Tsadik de Vizhnitz (Vayé'hi), cite le verset : "Sème pour toi un sillon, et ne sème pas sur des épines" (Yirmiyahou 4,3), et il l'explique : cela signifie qu'on doit d'abord éviter le mal et seulement après faire le bien, car si on n'évite pas d'abord le mal, les 'hitsonim (forces extérieures à la sainteté) pourront se nourrir de nos mitsvot et de nos bonnes actions, puisque notre âme n'est pas encore purifiée.

Cependant, de nos jours, et en particulier pour les gens comme nous, si nous attendons d'accomplir le "sois bon" seulement après avoir évité le mal, nous passerons toute notre vie sans faire une seule mitsva, car qui peut prétendre avoir atteint la véritable pureté de toute faute.
Par conséquent, le bon conseil est de commencer par "faire le bien", et en faisant le bien, la mitsva l'incitera à faire téchouva pour ses fautes antérieures, et par conséquent, en faisant une mitsva, on est considéré comme ayant également évité le mal.

-> Dans notre verset ci-dessus, Yaakov et Yossef discuter sur : quelle est la bonne façon de commencer à servir Hachem?
Yaakov plaça sa main droite sur la tête d'Efraïm, et Yossef lui dit : "Non, mon père, car c'est le premier-né, pose ta main droite sur sa tête".
Yossef était à un niveau très élevé, il a brisé tout le matérialisme, et dans sa perception, il était facile de commencer par "fuir le mal".
C'est pourquoi il voulait que Ménaché, dont le nom fait allusion à l'évitement du mal, "Hachem m'a fait oublier toute ma peine" (ki nassani Elokim ét kol amali - Mikets 41,51), soit le premier.

Mais Yaakov a vu avec son roua'h hakodech (esprit saint) que dans les générations ultérieures (surtout à celle d'avant la venue machia'h), il y aura ceux qui devront accomplir le "faire le bien" en premier, et donc Yaakov a précédé Efraïm qui fait allusion à "faire le bien", comme le suggère son nom, "Hachem m'a augmenté (fait fructifié)" (ki ifrani Elokim - Mikets 41,52).

Comme nous l'avons dit, une personne ne peut pas faire de comptes pour savoir si elle est suffisamment digne de servir Hachem, car c'est la ruse du yétser ara pour mettre le désespoir dans le cœur d'une personne après avoir fauté.
Au contraire, on doit d'abord entrer dans la avodat Hachem avec de la joie d'accomplir les mitsvot, avec la joie de qu'Hachem ne nous a pas créés comme des non juifs (chélo assani goy), et qu'en faisant le bien, on sera capable de se purifier et de faire une téchouva complète.

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[il en ressort qu'à notre génération, notre principale préoccupation en tant que juif(ve) consiste à faire des efforts pour constamment trouver des astuces qui nous permettent d'être joyeux de pouvoir faire la volonté d'Hachem (ex: mitsvot, prière), d'avoir de la fierté d'être juif, de prendre du plaisir à remercier Hachem sur ce qu'Il fait pour nous, à kiffer Lui parler de tout et de rien, ...
D'une façon secondaire, on réservera des moments, où l'on sortira les poubelles (nos fautes), en faisant une téchouva sincère (comment je peux avoir des choses qui sont si puantes, dégoûtantes!), et ensuite on rentrera fêter la vie, célébrer d'avoir un papa Hachem qui pardonne si facilement, qui nous aime à l'infini. ]

Parler des miracles crée d’autres miracles

+ Parler des miracles crée d'autres miracles :

"Afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils comment Je me suis joué de l'Egypte, et Mes signes que J'ai mis parmi eux, et vous saurez que Je suis Hachem" (Bo 10,2)

-> Le séfer Noam Elimélé'h explique que lorsque Hachem accomplit un miracle pour peuple juif et fait preuve de miséricorde à notre égard en vainquant nos ennemis, Son attribut divin de miséricorde est éveillé et mis à notre disposition à l'avenir.
Lorsque des situations similaires se présenteront plus tard et que nous serons à nouveau confrontés à des ennemis qui souhaitent nous faire du mal, Hachem les détruira en utilisant le même attribut de miséricorde qui a déjà été éveillé.

Il explique que lorsque le verset dit : "afin que tu racontes aux oreilles de ton fils et du fils de ton fils comment Je me suis joué de l'Egypte", l'intention est que lorsque nous racontons ce récit à nos enfants (comme lors du Séder de Pessa'h), la compassion d'Hachem sera éveillée et Il détruira tous leurs ennemis qui veulent leur faire du mal.