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Destruction de Sodome = symbole de la sainteté de la terre d’Israël

+ Destruction de Sodome = symbole de la sainteté de la terre d'Israël :

Hachem dit à Avraham : "Le cri de Sodome et d'Amorah (Gomorrhe) est devenu grand, comme leur perversité est excessive, je veux y descendre ; je veux voir si, comme la plainte en est venue jusqu'à moi, ils se sont livrés aux derniers excès; si cela n'est pas, j'aviserai" (Vayéra 18, 20-21)

-> Avraham Avinou intercéda pour Sodome et supplia Hachem d'annuler le décret. Après avoir réalisé qu'il était impossible de trouver 10 justes (tsadikim) dans toute la ville, Avraham cessa d'intercéder et retourna à sa place.
Les versets (19,24-25) disent : "Hachem fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et Amora, et Hachem renversa ces villes et toute la plaine, avec tous les habitants des villes et la végétation du sol".

=> Le Ramban demande pourquoi Sodome a reçu une punition aussi terrible. Il y avait certainement beaucoup d'autres villes dans le monde qui avaient fauté de la même manière, et pourtant nous n'avons jamais entendu parler d'un autre endroit qui aurait reçu une punition aussi sévère de la part d'Hachem.

Le Ramban répond comme suit :
"Vous devez savoir que le jugement de Sodome n'était dû qu'au niveau spirituel élevé de la terre d'Israël, car Sodome est incluse dans l'héritage d'Hachem (la terre d'Israël), qui ne tolère pas les fauteurs.
Et tout comme dans le futur, la terre d'Israël vomira des nations entières à cause de leurs fautes, elle nous l'a d'abord montré en vomissant [le peuple de Sodome], car ils étaient plus racha envers Hachem et leurs semblables que n'importe quelle autre nation. Le ciel et la terre sont devenus désolés pour eux, et leur terre a été détruite à jamais, sans possibilité de réparation.
Hachem a jugé bon d'en faire un avertissement pour le peuple juif, destiné à hériter de la terre d'Israël. Comme il est écrit : "terre de soufre et de sel, partout calcinée, inculte et improductive, impuissante à faire pousser une herbe; ruinée comme Sodome et Amora, Adma et Séboïm, que Hachem bouleversa dans sa colère et dans son courroux " (Nitsavim 29,22).

Voici, il y a eu beaucoup d'autres nations qui étaient tout aussi réchaïm (que Sodome et Amora), mais aucune d'entre elles n'a été punie de la même manière. La raison en est uniquement le niveau élevé [de sainteté] de la terre d'Israël, car c'est là que se trouve le palais d'Hachem".

"Voici les comptes (élé pékoudé) du Michkan, le Michkan du Témoignage, qui furent établis sur l'ordre de Moché" (Pékoudé 38,21)

1°/ Celui qui change de voie est comme un Michkan :

-> Il existe une règle générale selon laquelle chaque fois que le mot "élé" (voici - אֵלֶּה) est utilisé, il est "possel ét harichonim", ce qui signifie qu'il annule ce qui a été dit précédemment.
Le rav Yaakov Its'hak de Blondov (séfer Emet léYaakov) explique que le mot "élé est utilisé dans ce verset pour dire que lorsqu'une personne annule ses actions pécheresses antérieures, fait une véritable téchouva et accepte dorénavant de se sanctifier et de se purifier, elle mérite de devenir une demeure pour la Chékhina, tout comme le Mishkan.

Le verset dit que lorsqu'une personne accepte d'être un "élé" = ce qui signifie qu'elle travaille à annuler ses actions antérieures par une téchouva complète, alors elle devient "pékoudé haMichkan" = ce qui signifie qu'elle devient une demeure pour la Chékhina d'Hachem.

Le verset continue en disant "Michkan Ha'édout" = ce qui signifie que le Michkan lui-même est un témoignage du fait que même lorsque peuple juif a fauté avec le Veau d'or, après qu'ils aient fait téchouva, Hachem est revenu résider parmi eux.
C'est ainsi que nous pouvons apprendre le pouvoir de la téchouva.

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2°/ Celui qui s'humilie est comme un Michkan :

-> Le rav Yéra'hmiel d'Ostrovtz (séfer Imré Shefer) explique que ce verset nous enseigne le pouvoir de l'humilité.
Le Ramban (dans Iguéret haRamban) dit que l'humilité est la plus grande de toutes les midot et le premier outil que l'on doit utiliser pour servir Hachem correctement.
De plus, la Chékhina ne réside que dans un lieu d'humilité.

Le mot "pékoudé" connete "un manque", comme dans "vélo nifkad méménou ich" (aucun homme parmi vous ne manquera). Cela symbolise ainsi la mida de l'humilité, où une personne se considère comme manquante et insignifiante [en rapport à l'infinie grandeur d'Hachem].

Le verset dit : "élé pékoudé ich" : "élé pékoudé" = ces gens qui sont humbles. "haMichkan" = ils sont comme le Michkan dans le sens où Hachem réside parmi eux tout comme Il réside dans le Michkan.

Le verset poursuit : "Michkan Ha'édout" = le Michkan lui-même en témoigne. Hachem a ordonné que des récipients brisés soient utilisés pour le Michkan afin de montrer qu'Il se trouve parmi "ceux qui sont brisés et humbles".
"Acher pakad Hachem ét Moché" (qui furent établis sur l'ordre de Moché) = un autre témoignage du pouvoir de l'humilité est qu'Hachem a choisi Moché pour être Son messager en raison de son humilité.

Pékoudé = l’achèvement de la paracha Vayakel

+ Pékoudé = l'achèvement de la paracha Vayakel :

-> Le rabbi d'Izhbitz (séfer Mé haChiloa'h) écrit que la paracha Pékoudé est la suite de la paracha Vayakel, car elle détaille l'utilisation des ustensiles du Temple qui ne sont pas mentionnés dans Vayakel, mais dans Pékoudé.

Il les passe en revue et montre comment la Torah procède :
Vayakel explique comment fabriquer un Aron, mais sans préciser son utilisation. Pékoudé indique de placer les Lou'hot dans l'Aron.
Vayakel explique comment fabriquer la Choul'han. Pékoudé indique de placer le lé'hem hapanim sur la Choul'han.
Vayakel explique comment fabriquer la Ménorah. Pékoudé indique comment allumer les nérot (bougies [de la Ménora]).
Vayakel indique de fabriquer le Mizbéa'h Hazahav. Pékoudé indique d'y offrir les Kétoret.
Vayakel indique de fabriquer le Mizbéa'h dans la Azarah. Pékoudé indique d'y placer la Olah.
Vayakel indique de fabriquer le Kiyor. Dans Pékoudé, il est dit d'y verser de l'eau pour se laver.

Le Mé haChiloa'h explique que c'est la raison pour laquelle cette paracha est appelée "Pékoudé", car le mot "nifkad" peut signifier "compléter", et la paracha Pékoudé complète les détails manquants dans la paracha Vayakel.

"Et Betzalel fit l'arche" (Vayakel 37,1)

-> Car l'ombre d'Hachem était là, entre les Chérubins.
[midrach Tan'houma - Vayakel 7 ]

-> L' "ombre" d'Hachem fait référence à la présence divine qui se manifestait au-dessus de l'Arche d'alliance.
Le nom de Bétsalel signifie "à l'ombre de D." (bétsel El). Ainsi, Bétsalel savait comment construire l'Arche, afin qu'elle soit un lieu propice à la révélation de D.

Au moment de la sortie d'Egypte, nous sommes devenus les serviteurs d'Hachem.
Lors de l'ouverture de la mer Rouge, en chantant le cantique (chirat hayam), nous avons atteint le niveau d'enfants d'Hachem.
[Sfat Emet - Pessa'h 5658]

Kippour – le cadeau d’Azazel

+ Kippour - le cadeau d'Azazel :

"Il l'enverra par la main d'un homme propice dans le désert" (A'haré Mot 16,21)

-> Le jour de Roch Hachana, qui est le jour du jugement, nous sonnons du chofar pour perturber le mauvais penchant (Roch Hachana 16b), tandis que le jour de Yom Kippour nous lui envoyons le bouc pour Azazel afin qu'il puisse être occupé ce jour-là (Yoma 67b).

=> Qui est cet "homme propice" qui avait pour mission d'envoyer le bouc pour Azazel?

-> Nos Sages (Yoma 66a) nous enseignent qu'il pouvait s'agir d'un juif qui n'était pas Cohen et qu'il devait être prêt depuis la veille.

-> De plus, il est rapporté dans le Zohar (A'haré Mot 63b) qu'il s'agissait d'un homme choisi pour cette mission depuis le Ciel depuis le jour de sa naissance. On pouvait le distinguer par des signes physiques. Il avait un œil plus grand que l'autre, des sourcils épais et velus et ses yeux étaient de couleur bleue. Cette

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=> Pour quelles raisons le bouc devait-il être envoyé par l'intermédiaire d'un homme qui avait des défauts physiques ?

-> Le Zohar (Emor 90a) explique que c'est en raison des forces du sitra a'hra (forces du mal) qui sont toutes endommagées par des défauts. Par conséquent, cela apaise les forces du mauvais penchant de recevoir ce bouc de la main d'un homme qui a également des défauts.

=> Pourquoi devons-nous envoyer un bouc au Satan le jour de Yom Kippour, qui est un jour de miséricorde?
En effet, il est rapporté qu'il n'y a pas d'accusation du Satan le jour de Yom Kippour. D'où l'apprend-t-on? Du terme השטן (le Satan), qui possède une valeur numérique de 364. (Yoma 20b)

-> Le Zohar ('hadach 122a) explique que le Satan à 364 camps d'ange de destruction qui sont ses émissaires et qui correspondent aux 364 jours de l'année. Ils ont une emprise sur tous les jours de l'année sauf un, le jour de Yom Kippour.

-> Cependant, bien que le jour de Yom Kippour soit un jour de miséricorde, l'essence même de ce jour sacré reste un jour de jugement. Afin que celui-ci puisse se réaliser dans la bonté et non dans la rigueur, nous envoyons un bouc comme présent au mauvais penchant, comme cadeau corrupteur, afin de l'occuper et de bénéficier ainsi pleinement de la miséricorde divine, lors de ce jugement. [Zohar - Tétsavé 185a]

"Tu prendras de la fleur de farine que tu cuiras en douze 'halot... Tu les placeras en deux rangées, six par rangée, sur la Table pure, devant Hachem" (Emor 24,5)

-> Selon le Zohar (Térouma 154b) :
"Le secret de la Table est le suivant : d'elle émane la nourriture du monde. En effet, c'est à partir du lé'hem hapanim consommés par les Cohanim que la bénédiction et la sainteté sont attirées sur toute la nourriture du monde, sans que le mauvais penchant puisse la contester dans la mesure où le mauvais penchant se trouve essentiellement à l'intérieur même de la nourriture et de la boisson.
Tel est le sens de l'Ecriture : « De crainte que, vivant dans l'abondance, je te renie en disant : qui est D.?" (Michlé 30,9)."

-> En ce sens, lorsque le pain du Temple était consommé par les Cohanim, ceci propageait la bénédiction sur la totalité de la nourriture, repoussant ainsi les accusations du mauvais penchant. Ceci confère donc au peuple d'Israël la possibilité de s'alimenter dans la sainteté, sans être détourné vers la faute et continuer ainsi à servir l'Éternel, de tout son cœur.

Le Targoum Yonatan affirme que la Table du Temple était orientée côté nord afin d'attirer la richesse car c'est à partir du nord que les pluies abondent pour nourrir les pousses des champs qui seront à la base de la subsistance des habitants du monde ...
D'autre part, il y avait dans le Michkan deux piles de 6 pains, correspondant aux 12 Tribus de Yaakov.

En effet, il faut expliquer que les 12 pains qui étaient sur la Table du Temple attiraient la subsistance pour les 12 Tribus d'Israël, qui sont la raison d'être de la création du monde.
Ainsi, il convient de souligner que c'est par le mérite d'Israël que la totalité des habitants du monde peuvent recevoir leur subsistance. [Hachem étant un "D. miséricordieux", Il accorde la subsistance à tous, sans distinction, y compris aux réchaïm et à ceux qui renient Sa grandeur ou Son existence. ]
[Tsor ha'Haïm - Emor]

Le sel de Sodome

+ Le sel de Sodome :

"Et alors qu'ils les emmenaient, il dit : "Sauve ta vie! Ne te retourne pas" ... Mais sa femme jeta un regard derrière lui et fut transformée en statue de sel" (Vayéra 19,17-26)

-> La femme de Lot, qui n'a pas tenu compte de l'ordre de l'ange et s'est retournée pour regarder la destruction de Sodome, a été transformée en statue de sel.
Selon Rachi (v. 26), comme elle avait fauté avec du sel, elle fut punie avec du sel.
Comme le décrit Rachi (d'après le midrach Béréchit rabba 50,4), lorsque Lot invita les anges chez lui, il demanda à sa femme de leur donner du sel pour assaisonner leur nourriture. Non seulement elle refusa, mais elle l'accusa : "Maintenant, tu veux aussi introduire cette mauvaise coutume dans notre ville?"

Selon une autre opinion dans le midrach (Béréchit rabba 51,5), elle alla de voisin en voisin pour leur demander de lui prêter du sel, annonçant que son mari recevait des invités, afin que les habitants de la ville viennent chez elle et attaquent les invités.

Le Midrash Talpiyot (1: Anaf Icha) donne une autre version de la façon dont la femme de Lot a fauté avec du sel. Son surnom était en fait Méla'h, qui signifie sel. En effet, lorsque de pauvres vagabonds venaient frapper à sa porte pour mendier du pain, elle ne leur donnait que du sel, qui n'est pas exactement un aliment nourrissant. Dans leur souffrance, les victimes implorèrent Hachem de la punir en la transformant en un amas de sel. Elle interpréta à tort leur malédiction comme une bénédiction et répondit "Amen".
Lorsque vint le moment de la destruction de Sodome, ces prières amères furent exaucées et elle fut elle aussi punie.

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-> La guémara (Erouvin 17b ; 'Houlin 105b) note que le sel de Sodome (le méla'h Sédomit), peut rendre aveugle. En conséquence, nos Sages ont imposé le "mayim a'haronim", qui consiste à se laver les mains à la fin d'un repas afin d'éliminer cette substance toxique. (voir Ora'h 'Haïm 181:1, 10.)

=> Qu'est-ce que le sel de Sodome et comment rend-il aveugle?
Y a-t-il un lien avec la femme de Lot, son insensibilité au sel et son indifférence envers les nécessiteux?

-> La guémara (Béra'hot 6b) nous dit que Mar Zoutra a dit : "La principale récompense d'un jour de jeûne réside dans la charité dispensée" (agra détaanita, tsidkéta).
Selon de nombreux commentateurs (voir Michlé Yaakov sur Vayikra, 144), la véritable valeur d'un jeûne ne réside pas dans l'abstinence de nourriture, mais dans la corde sensible qui résonne chez la personne qui se prive de nourriture. Tout au long de l'année, lorsque l'estomac est plein, on ne peut pas vraiment comprendre le sort des pauvres et des affamés. Ce n'est que pendant le jeûne, lorsque l'on éprouve sa propre faim, qu'il est possible de s'identifier véritablement aux personnes qui souffrent de la faim ; cela amène la personne à réfléchir : "Imaginez un peu. Cet homme ressent cela toute l'année!"
Ce processus de réflexion donne à la personne une nouvelle capacité à donner la tsédaka avec générosité. Ainsi, la principale récompense ou le principal avantage du jeûne réside dans l'identification aux pauvres et le changement empathique qu'il peut apporter.

Cette notion est expliquée plus en détail par le rav 'Haïm Shmoulévitz (Si'hot Moussar 5731).
Le verset dit : "Hachem parla à Moché et à Aharon et leur donna des ordres concernant les Bné Israël" (Vaéra 6,13). Cependant, la Torah omet les détails des instructions qu'ils devaient transmettre aux Bné Israël.
La guémara (Yérouchalmi - Roch Hachana 3:5) nous dit que le commandement concernait la mitsva de shila'h avadim, qui consiste à libérer ses esclaves juifs après qu'ils aient travaillé pendant six ans (Michpatim 21,2).
Le rav 'Haïm Shmoulévitz souligne qu'il semble plutôt étrange de donner cette mitsva aux Bné Israël à ce moment-là, car elle ne serait applicable que plus de cinquante ans plus tard, après la conquête et l'établissement en terre d'Israël. Pourquoi ne pas avoir attendu au moins jusqu'au mont Sinaï, où d'autres mitsvot leur ont été données?

Le rav 'Haim Shmoulévitz explique que la mitsva consistant à renvoyer ses serviteurs est assez difficile. Après le prix d'achat initial, on dispose d'une aide gratuite pendant six ans, à laquelle on peut s'habituer. Soudain, après six années qui semblent courtes (le temps passant si vite!), la Torah exige non seulement que le maître libère l'esclave, mais qu'il le fasse en lui offrant divers cadeaux.
C'est précisément à ce moment-là, lorsque les Bné Israël ont appris que leur délivrance personnelle était imminente, qu'ils ont pu se mettre à la place de l'esclave et comprendre à quel point il aspirait à la liberté. C'était donc le moment idéal pour présenter cette mitsva aux Bné Israël.
Bien que le don de la Torah fût imminent, la période intermédiaire les aurait amenés à oublier la grande joie qu'ils avaient éprouvée lors de leur propre libération, et aurait rendu l'acceptation de cette mitsva d'autant plus difficile.

On peut mieux s'identifier aux besoins d'autrui lorsque l'on est soi-même confronté au même problème. Mais une fois sorti de cette situation difficile, on peut perdre ce sentiment d'identification, nécessaire pour susciter de la compassion pour autrui. [on trouve toute sorte d'excuse, pour remettre à plus tard ou diminuer notre potentielle aide. ]

De même, avant un repas ou pendant un jeûne, alors que j'ai encore faim, je peux comprendre la détresse de ceux qui n'ont pas de quoi se nourrir au quotidien.
Mais à la fin du repas ou après avoir rompu mon jeûne, ma soif étanchée et ma faim apaisée, je risque de perdre mon empathie. Et je risque de commencer à acquérir certains traits de caractère de Sodome, à devenir insensible à la faim des autres.

La guémara (Sanhédrin 109a) attribue l'arrogance et le mépris de Sodome envers les nécessiteux à leur grande richesse. Ils sont le paradigme du verset : "Yéchouroun est devenu gras et a protesté" (Haazinou 32,15).

La Torah (Lé'h Lé'ha 13,10) décrit la région de Sodome comme le jardin de Hachem (ké'gan Hachem).
Comme il est dit dans Iyov (28,5-6 ; et expliqué dans Pirké DéRabbi Eliezer 25), cette terre était très fertile ; elle produisait du pain à l'état fini, et les habitants extrayaient l'or, l'argent et les pierres précieuses directement du sol.
Les habitants de Sodome, qui vivaient selon l'adage : "Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est à toi" (Pirké Avot 5,13), déclarèrent : "Puisque notre terre est si productive, pourquoi avons-nous besoin de voyageurs, qui viendront nous dépouiller de nos biens?" Ayant perdu de vue les besoins des autres, ils élaborèrent un plan pour s'assurer qu'aucun invité n'entrerait dans leur ville.

C'est peut-être pour cette raison, sur le plan symbolique, que nos Sages ont institué le mayim a'haronim à la fin du repas. Lorsqu'on a faim et qu'on s'assoit pour manger, on est plus disposé à aider un pauvre qui frappe à la porte pour demander de la nourriture, car on comprend ce que ressent le mendiant affamé. Mais après le repas, on peut ne plus se sentir aussi compatissant et même être agacé par le pauvre qui nous dérange.

C'est précisément à ce moment-là que le sel de Sodome risque d'avoir un effet néfaste. Le comportement de Sodome envers les mendiants et les étrangers était cruel et dur. Le refus de la femme de Lot de donner du sel aux invités (ou, selon d'autres versions, son habitude d'aller demander du sel ou de ne donner que du sel) était emblématique de son avarice impitoyable et répugnante. Elle fut donc punie en étant transformée en statue de sel, symbole de son crime.

Cela aide peut-être à expliquer autre chose. Avant leur disparition définitive, les habitants de Sodome furent frappés de cécité (Vayéra 19,11). Ils avaient abusé de leur don de la vue, fermant les yeux sur les nécessiteux. Ils perdirent donc leur capacité de voir.

Enfin, lorsque les Sages ont dit qu'il fallait accomplir mayim a'haronim parce que le sel de Sodome est nocif pour les yeux, ils voulaient peut-être dire par allusion, que terminer un bon repas présente un danger. Ce danger serait celui de devenir indifférent au sort des nécessiteux, ce qui, comme dans la ville de Sodome, pourrait nous "aveugler" à la faim endurée par les défavorisés.

Ainsi, après avoir terminé un repas satisfaisant, nous sommes tenus de nous laver du sel de Sodome et de nous purifier de l'insensibilité qui peut envahir notre cœur lorsque notre estomac est plein.
[rav Avraham Bukspan]

Juifs = plus grands que les anges

+ Juifs = plus grands que les anges :

"Je vous ai portés sur les ailes des aigles" (Yitro 19,4).

-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) explique que les "aigles" dans ce verset font référence aux anges, comme le Zohar (Chémot 4b) le commente à propos du verset : "Les Bné Israël partirent de Ramsès, dans la direction de Souccot ; environ 600 000 voyageurs à pied" (Bo 12,37).
Pourquoi le verset dit-il : "environ 600 000" ? Pourquoi ne pas être précis sur le nombre?
En réalité, cela ne fait pas référence aux Bné Israël. Cela fait référence aux anges.

Il écrit :
"Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, les anges descendirent avec eux. Et lorsque les Bné Israël sortirent d’Égypte, tout comme 600 000 juifs sortirent, 600 000 anges sortirent avec eux.
Ces anges formaient le Camp de la Chékhina (présence Divine), qui servait à enseigner aux BnéIsraël qu’ils étaient eux aussi devenus le camp de la Chékhina, tout comme les anges.

De plus, lorsque nous réfléchissons à ce sujet, nous voyons que les Bné Israël sont encore plus grands que les anges, puisque les anges ont été contraints de descendre et de souffrir en Égypte pour eux. C’est là le sens du verset : "Je vous ai portés sur les ailes des aigles" : en référence aux anges, qui ont des ailes semblables à celles des aigles. Ils étaient avec vous en Egypte, et de là, vous devriez prendre conscience de votre propre grandeur, et reconnaître que Je vous ai fait devenir un camp de la Chékhina, tout comme les anges.

On peut comprendre ce verset comme assimilant la grandeur des Bné Israël à celle des anges, mais on peut aussi l’interpréter comme signifiant que les Bné Israël sont "sur les ailes des aigles", c’est-à-dire au-dessus d’eux, comme le montre le fait que les anges ont dû descendre en Égypte pour souffrir avec les Bné Israël.

La suite du verset, "Et je vous ai amenés vers Moi", peut être comprise comme une analogie avec une personne qui rend visite à un ami cher avec lequel elle aime passer du temps. C’est ainsi que Hachem est apparu devant les Bné Israël, face à face, révélant Sa gloire et Sa grandeur.
Tout cela avait pour but de leur montrer qu’Il avait éliminé les klipot qui les séparaient de Lui. Ces klipot n’avaient plus aucun pouvoir sur eux."

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-> Telle est la leçon du "fils qui ne sait pas comment demander" (lo yodéa lich'ol), pour lequel il nous est dit : "tu dois lui ouvrir". Cela fait référence à une personne qui trouve tout si sombre et si confus qu’elle ne sait même pas comment demander de l’aide. Elle erre, perdue, en dehors des frontières de la sainteté, et ne sait pas vers où se tourner.
Pour lui, la Haggadah de Pessa'h conseille : "Vous devez lui ouvrir" = rappelez lui que cette nuit-là, Hachem nous a ouvert les portes de l’esclavage et nous a rapprochés de Lui avec la plus grande affection.
"Je vous ai portés sur les ailes des aigles et je vous ai amenés vers Moi" (Yitro 19,4) en référence aux ailes des anges.
Dans Son amour pour nous, Hachem nous a élevés au-dessus du niveau des anges. Et tout cela alors même que nous n’avions pas les mérites pour en être dignes.

Et il en a toujours été ainsi à travers les générations. Où qu’un juif se trouve, quelle que soit la profondeur (spirituelle) dans laquelle il puisse sombrer, Hachem est toujours là pour lui, pour le porter sur les ailes des aigles et le ramener.
Cette reconnaissance est la porte de la sainteté, que nous devons ouvrir pour le "fils qui ne sait pas comment demander", afin qu’il puisse lui aussi mériter toutes les bénédictions saintes qui descendent en cette nuit.
[une force du yétser ara est de nous faire douter, de nous faire croire que nous ne sommes pas si importants, aimés, par Hachem (ex: t'as vu tes actes!). A Pessa'h nous devons fermer la bouche à de telles paroles, et nous renforcer dans la réalité de notre relation avec papa Hachem. ]
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Le Imrot Téhorot citant le rabbi Barou'h de Mézhibouzh (Likouté Maamarim) :
"Lorsque Hachem vit les Bné Israël enfoncés dans les profondeurs de la klipa en Egypte, dans Sa grande miséricorde et Sa bonté, Il n’attendit pas qu’ils provoquent un réveil d'en bas. Au contraire, Il bondit en avant (passa'h) pour leur ouvrir une brèche (pessa'h). Tout comme Il a délivrés nos ancêtres, ainsi Il nous délivrera d’un rachat éternel, bientôt et de nos jours, Amen."

L’avantage de servir Hachem le matin de bonne heure

+ L'avantage de servir Hachem le matin de bonne heure :

"Avraham se leva tôt le matin, sangla son âne, emmena ses deux serviteurs et Its'hak, son fils et ayant fendu le bois du sacrifice, il se mit en chemin pour le lieu que lui avait indiqué Hachem" (Vayéra 22,3)

-> Le Divré Israël (paracha Tsav) cite son grand-père, le rabbi de Zhvolin, qui se demande pourquoi Avraham a dû se lever tôt pour couper du bois avant de partir en déplacement.
N'aurait-il pas été plus facile d'abattre les arbres et de les emporter avec lui, puis de les couper en morceaux sur le lieu de la Akéda (qu'apporte le fait de déjà les couper en morceaux avant)?

Il répond qu'Avraham craignait que le yétser ara ne s'en mêle et n'essaie de l'empêcher d'accomplir le commandement de Hachem, comme cela s'est finalement produit (voir midrach Tanchouma - Vayéra 22).
C'est pourquoi il a coupé le bois tôt le matin, afin que le yétser ara ait moins de chances de l'en empêcher lorsqu'il arriverait sur le lieu de la Akéda.

[en un sens, il en découle que le yétser ara est comme un peu "endormi" au début du matin, comme moins puissant (sauf si nous aussi sommes un peu ramollo), et qu'on peut donc en profiter.
De plus, nos premières actions, pensées, vont impacter toute notre journée. ]

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+ Se lever tôt :

-> De nombreux séfarim Hakédochim parlent du grand avantage de se lever tôt pour servir Hachem et disent que cela améliore toute la journée.
Les élèves du Baal Shem Tov utilisent ce concept pour expliquer les paroles de nos Sages (Sanhédrin 74a) : "Si quelqu'un vient pour te tuer, arrive tôt et tue-le".
Ils comprennent que cela fait référence au yétser ara, nos Sages disant qu'il faut se lever tôt pour le vaincre, car la meilleure façon de vaincre le yétser ara est de se lever tôt le matin.
En effet, lorsqu'on se lève comme un lion pour servir Hachem, le yétser ara n'a aucun pouvoir sur nous pendant toute la journée.

C'est ce que laisse entendre le verset qui dit qu'Avraham s'est levé tôt le matin et a sellé son âne ('hamoro). On peut comprendre cela comme signifiant que, parce qu'il s'est levé tôt, il a pu vaincre sa " 'homriout" (ses désirs terrestres, matériels).

-> Les tsadikim des générations passées utilisaient chaque minute des premières heures du matin pour servir Hachem.
Le séfer Abir Haroim rapporte que le 'hassid rabbi Moché Dod'l de Sochatchov lui a dit qu'il avait eu un jour le privilège de servir comme assistant de l'Avné Nezer. Tôt un matin, l'Avné Nezer lui a dit : "Moshe Dod'l, dépêche-toi de m'apporter de l'eau. Fais-le aussi vite que possible, car à cette heure-ci, l'air est pur de toute faute et c'est un bon moment pour étudier. Ne m'interromps pas et si quelqu'un vient me voir, même s'il a "une tête en or", ne le laisse pas entrer pour l'instant!"

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+ Une heure le matin vaut mieux que plusieurs heures l'après-midi :

-> Le Yaabetz (Hanhagot Haboker 1) écrit :
"Dès que vous vous réveillez, fortifiez votre cœur contre vos désirs comme un lion pour vous lever au moins une demi-heure avant l'aube afin de relier le jour et la nuit par la Torah et la prière.
Inculquez dans votre cœur la connaissance qu'une heure avant l'aube vaut mieux que plusieurs heures pendant le reste de la journée. Quand on s'habitue à faire cela, après quatre ou cinq fois, ce ne sera plus difficile."

-> Le Yaabetz ajoute que lorsqu'on étudie la nuit, une fil de bonté divin ('hout chel 'hessed) l'entoure toute la journée et il est appelé "serviteur de Hashem".
La Chékhina est avec lui et il sera récompensé par le monde à Venir au plus haut niveau. Toutes les forces néfastes le craindront et les jugements sévères ne l'affecteront pas.

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+ Apprendre du yétser ara à se lever tôt :

-> Le séfer Yalkout Naftali rapporte que le rav Naftali Tsvi de Ropshitz disait : "Quand j'étais jeune et que je voulais me lever tôt pour servir Hachem, le yétser ara me parlait d'une voix compatissante et me disait : "Naftali, pourquoi te presser? Il fait encore nuit dehors. Il fait froid. Rendors-toi encore quelques minutes!"
Je lui criais : "Tu es déjà réveillé et tu as déjà commencé ta journée de travail. Alors pourquoi me dis-tu de me rendormir?"

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+ Le petit matin est le moment idéal pour la prière :

-> Le séfer Otsar Israël (Ziditchov - ot 1) rapporte que le Atéret Tsvi de Ziditchov a dit : "Au petit matin d'une froide journée d'hiver, un juif peut demander n'importe quoi à Hachem, tout comme à Yom Kippour lors de Neila!"

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+ Se lever tôt expie les fautes :

-> Le Atéret Tsvi de Ziditchov (séfer Sour Méra) dit : "A notre époque, il n'y a pas de plus grande ségoula pour rectifier nos fautes que de se lever tôt le matin."

-> Le séfer 'Haredim écrit : "Vos enfants sont saints parmi les nations. Ils sont mosser néfech ... par Ton désir en ôtant le sommeil de leurs yeux papillonnants".

-> Le Yitav Panim (Or Hamakif - ot 12) explique que lorsqu'on repousse le sommeil afin d'étudier la Torah, c'est une forme de messirat néfesh (don/sacrifice de soi), comme le dit Rachi ('Houlin 120a) que le mot "néfech" désigne quelque chose que le corps désire. Lorsque l'on repousse ces désirs pour l'amour de Hachem, c'est de la messirat néfech.

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+ La joie matinale :

-> "Je dors, mais mon cœur veille" (Shir Hashirim 8,2)

-> Le Yisma'h Moché (parachat Chémot) explique qu'il faut se lever au milieu de la nuit avec beaucoup de joie et d'ardeur pour servir Hachem.
Il faut imaginer ce que l'on ressentirait si l'on était engagé par un roi humain pour lui fabriquer une couronne, sachant que l'on a la capacité d'en faire une magnifique, qui rendra le roi très heureux et nous permettra de nous rapprocher de lui.
Bien sûr, une telle personne se lèverait joyeusement tôt pour travailler sur la couronne (royale). Elle ne laisserait pas son envie de dormir entraver son travail. S'il pleuvait ou s'il neigeait, elle ne laisserait pas le mauvais temps l'empêcher d'agir.

En servant Hashem, nous fabriquons une couronne divine pour qu'Il la porte. C'est pourquoi nous devons certainement nous lever tôt avec beaucoup de joie pour Le servir.
[par mes mitsvot je sublime la couronne du Roi des rois, Lui procurant de la joie, et faisant ainsi un sublime kidouch Hachem.]

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-> Impact de la première pensée, parole, sur la sainteté de toute la journée : https://todahm.com/2017/12/07/impact-de-la-premiere-pensee-parole-sur-la-saintete-de-toute-la-journee

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+ La Kriyat Shéma kéVatikin :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm 58) écrit à ce propos :
'C'est une mitsva min hamouv'har de dire le Shéma Israël kévatikin, c'est-à-dire de le réciter légèrement avant le lever du soleil, afin de le terminer et de réciter ses bénédictions au lever du soleil et de commencer la prière (de la Amida) au lever du soleil.
Si l'on est capable de le faire, on sera grandement récompensé et assuré d'une part dans le monde à Venir (olam haba), et on ne subira aucun malheur de toute la journée."

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+ La prière au lever du soleil :

-> Le séfer Tsavaat HaRivach (Hanhagot Yécharot 16) déclare :
"On doit s'habituer à se lever à minuit (juif) ou, à tout le moins, on doit s'assurer de prier aussi bien en hiver qu'en été avant le lever du soleil, ce qui signifie que la majeure partie de la prière, jusqu'à Kriyat Shéma, doit être récitée avant le lever du soleil.
La différence entre prier avant le lever du soleil et après est aussi grande que la distance entre l'est et l'ouest, car à ce moment-là, on peut encore annuler tous les jugements (les rigueurs divines).

Lorsque le soleil se lève, toutes les décisions sont prises, tant pour le bien que pour le mal. Avant que le verdict ne soit rendu, les décrets peuvent être annulés.
Cela est suggéré dans le verset : "Et c'est comme un marié sortant de sa 'houppah... et nul n'est caché de sa chaleur (m'hamato)" (Téhilim 19,6). » Ne le lisez pas comme "m'hamato" ; lisez-le plutôt comme "m'hémato" (de sa colère).
En d'autres termes, une fois que le soleil est sorti, on ne peut plus se cacher des anges de la colère. Par conséquent, cette chose ne doit pas être insignifiante à vos yeux, car elle est très importante."

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+ L'avantage de la prière Vatikin :

-> Le rabbi de Komarna (sféer Heikhal Bra'ha - parachat Lé'h Lé'ha) écrit que le Baal Shem Tov avait l'habitude de prier à Neitz Ha'hama (au lever du soleil).
Il ajoute : "Celui qui est capable de prier au lever du soleil avec un minyan connaîtra une illumination de l'esprit et ses prières traverseront tous les mondes comme un feu brûlant."
Il ajoute (paracha Vayéra) : "C'est pourquoi il faut essayer autant que possible de prier ké'vatikin".