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"Eh bien donc, fuis dans ton pays" (Balak 24,11)

Le Ben Ich 'Haï (Adéret Eliyahou) souligne que le terme béra’h (fuis! - ברח) est composé des mêmes lettres que le terme ‘hérev (épée - חרב).

Balak signifiait ainsi allusivement à Bilam qu’il finirait par tomber par le glaive, celui de Pin’has, comme il est écrit : "Et aussi Bil'am, fils de Beor, le magicien, que les enfants d’Israël avaient fait périr, avec leurs autres victimes, par le glaive" (Yéhochoua 13, 22).

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"Pin’has fils d’Elazar fils d’Aharon haCohen vit, se leva au milieu de la communauté et prit en main une lance" (Balak 25,7)

-> Le rav David Pinto (la voie à suivre n°684) enseigne :
Il est dit dans le Zohar (III 237a) sur les mots : "il prit une lance" que le mot roma’h (lance - רֹמַח) fait allusion aux 248 (rama’h - רמח) membres de l’homme, et quand Pin’has s’est enflammé de zèle pour Hachem, il est passé à l’action de tous ses 248 membres.

Cela présente une difficulté, car les livres de moussar et de ‘hassidout nous disent que toute mitsva que l’homme accomplit doit être de tous ses 248 membres et 365 nerfs. En effet, les 248 membres correspondent aux 248 mitsvot positives, et les 365 nerfs correspondent aux 365 mitsvot négatives (guémara Makot 24a), qui ensemble constituent les 613 mitsvot ...
=> Dans ce cas, pourquoi Pin’has, quand il a été enflammé de zèle pour Hachem, n’a-t-il engagé que ses 248 (rama’h-roma’h) membres, à l’exception de ses 365 nerfs?

La vérité est qu’il est effectivement parti accomplir la mitsva également avec ses 365 nerfs, ce qui se trouve en allusion dans les mots "il prit en main (beyado - בְּיָדוֹ) une lance", où le mot "beyado" semble superflu, puisque Pin’has aurait difficilement pu prendre la lance avec ses pieds, alors qu’a-t-on besoin de dire "en main"? C’est que le mot "beyado" (en comptant le mot lui-même) fait allusion aux 365 nerfs, car "beyado" a la valeur numérique de "guido" (son nerf).
"Il a pris en main une lance", "roma’h" comme les 248 membres, et "beyado" pour les 365 nerfs.

Cela représente un très grand principe, à savoir qu’on doit littéralement prendre toutes les mitsvot en main et les accomplir de tout son être, c’est un aspect capital du service divin, et c’est difficile, car tout homme a par nature un peu d’orgueil, et s’il n’annule pas cet orgueil et ne se soumet pas à Hachem avant d’accomplir une mitsva, il l’exécutera de façon incomplète, car il ne l’aura pas accomplie de tout son être.

Pour annuler l’orgueil qui est en son cœur, il doit se préparer convenablement à la mitsva. Ainsi, il sait devant Qui il se tient [le Roi du monde Hachem] et il se soumettra profondément, alors que dans le cas contraire, il ne pourra pas accomplir la mitsva comme il convient, à cause de l’orgueil qui est en lui ...
Quand quelqu’un s’apprête à accomplir une mitsva, dès qu’il commence à s’y préparer il ne détournera plus son attention de la mitsva pour quoi que ce soit au monde. Toute sa pensée se portera uniquement vers elle, jusqu’à ce qu’il l’ait accomplie convenablement, car c’est seulement de cette façon, en réfléchissant à ce qu’il va faire, qu’il saura pourquoi il le fait, alors automatiquement son cœur sera rempli de soumission et il accomplira la mitsva de tout son être.
[...]

C’est pourquoi il était très nécessaire que Pin’has se prépare de tous ses 248 membres et 365 nerfs pour accomplir la mitsva de zèle pour Hachem, sans que rentre en son cœur aucune jalousie ni aucun orgueil individuels. Il s’est donc levé de l’intérieur de la communauté, a pris en main une lance, a vu l’acte et s’est rappelé la halakha. On pouvait croire qu’il avait l’intention d’enseigner une halakha devant son maître, auquel cas il aurait perdu la récompense de la mitsva. C’est pourquoi il est dit de lui qu’il l’a fait de tous ses 248 membres et 265 nerfs, tout cela uniquement pour Hachem.

"Tout ce qui passera sous le bâton, le 10e sera Saint pour Hachem" (Bé’houkotaï 27,32)

-> Quand un homme a du bétail, il doit prélever le 10e de ses animaux pour Hachem. On laisse passer les 9 premiers animaux sous le bâton et le 10ème est réservé en dîme pour Hachem.

Ce verset fait allusion aux 10 grands Justes d'Israël tués en martyres par les romains.
Nos Maîtres nous enseignent que ce décret fut prononcé par le Tribunal d'En-Haut, pour réparer la faute de la vente de Yossef. Or, seulement 9 tribus participèrent à la vente. Yossef n'était pas compté, Réouven n'était pas présent et Binyamin était aux côtés de son père. Pourquoi fallait-il donc 10 martyres pour réparer cette faute?
Nos Maîtres disent que les 9 frères ont associé la Chékhina avec eux, pour constituer un Tribunal de 10, et décider ainsi de vendre Yossef. Ainsi, il fallait un martyre qui vienne en contrepartie de la Chékhina.
Le Juste qui joua ce rôle était Rabbi Akiva (mort en disant "Hachem est Un").

Notre verset : "Tout ce qui passera sous le bâton (chavét - שָּׁבֶט- traduit aussi par tribu (chévet))", fait allusion aux 9 Justes passés sous (c'est-à-dire à la place de) chaque tribu.
Mais "le 10e sera Saint pour Hachem", allusion à Rabbi Akiva qui sera le représentant de la Chékhina.
[rabbi Chimchon d'Ostropoli]

Ne pas parler défavorablement d’un juif

+ Ne pas parler défavorablement d'un juif :

"N'associe pas ta main avec le racha pour être un témoin à l'iniquité (éd 'hamas)" (Michpatim 23,1)

-> Vous ne devez jamais dire du mal d'un juif, à D. ne plaise, car vous devrez alors servir de "témoin à l'iniquité ".
Lorsque le mauvais penchant accuse quelqu'un, il nous appelle à témoigner de ses paroles.
Si nous devons parler de manière désobligeante d'un mauvais trait de caractère ou d'une mauvaise personne, nous devons indiquer clairement que nous ne faisons pas référence à une personne en particulier, mais uniquement au mauvais trait de caractère lui-même.
[Richpé Aich - Michpatim 44 - (au nom du Baal Chem Tov)]

-> Rabbi Moché de Peshavorsk explique que lorsque le mauvais penchant s'élève pour accuser un juif, ses paroles ne sont pas écoutées, car il n'est qu'une seule voix, et la Torah dit : "par deux témoins ... l'affaire sera établie" (Deutéronome 19:15).
Il attend donc qu'un autre individu parle lui aussi en mal de cette personne. Ensuite, il se joint à lui pour témoigner et accuser.
[Hakdamot Likouté Torah v'Shas]

Le renvoie des juifs par Pharaon = un signe annonçant d’autres exils

+ Le renvoie des juifs par Pharaon = un signe annonçant d'autres exils :

"Lorsque le Pharaon renvoya le peuple (juif), Hachem ne le fit pas passer par la terre des Philistins, car celle-ci était proche, ... ; peut-être auraient-ils changé d’avis en voyant une guerre et seraient-ils retournés en Égypte" (Béchala'h 13,17)

-> Le Zéra Shimshon demande : pourquoi la Torah décrit-elle les choses comme si c'était Pharaon qui avait laissé le peuple juif quitter son pays? C'est Hachem qui les a fait sortir d'Égypte, et c'est ainsi que le verset aurait dû le formuler.
Pourquoi alors la Torah choisit-elle de donner l'impression que Pharaon, de son propre chef, a décidé de renvoyer les juifs?

Le Zéra Shimshon répond que bien que l’exil et l’esclavage devaient durer 400 ans, le peuple juif estimait néanmoins que les difficultés de l’esclavage compensaient le temps restant et il implorait Hachem de le délivrer sans plus attendre.

Si le moment réel de leur délivrance était arrivé, soit après 400 ans, soit parce que Hachem avait considéré la dureté de l’esclavage comme équivalente à 400 ans, il n’y aurait pas eu besoin de la "permission" de Pharaon pour faire partir les juifs, puisqu’il aurait été impuissant à les retenir.
Pour montrer que le moment n’était pas encore venu et que, malgré tout, Hachem avait décidé de les délivrer, Il a formulé la Torah de manière à donner l’impression que les juifs avaient été libérés selon le souhait de Pharaon.

En formulant cela ainsi, les juifs sauraient désormais que Hachem avait bel et bien écouté leurs prières, mais pas en fonction de leur raisonnement, selon lequel l’exil était terminé puisque les souffrances avaient compensé les 400 ans.
Au contraire, Il avait eu pitié d’eux, mais le décret de l’exil devrait être rattrapé à une date ultérieure.

Sachant cela lorsqu’ils partirent, il était dangereux de faire traverser le pays des Philistins au peuple juif, car s’ils avaient rencontré les corps des Bné Éfraïm (voir le Targoum Yonatan Ben Ouziel qui dit que ces gens avaient quitté l’Égypte plus tôt à cause d’un calcul erroné, avaient traversé le pays des Philistins et avaient été exterminés), ils auraient pris peur et, sachant qu’ils devraient de toute façon retourner en exil un jour, ils auraient pu décider de retourner en Égypte.
Si toutefois ils n’avaient pas eu conscience du fait qu’ils devaient, en tant que nation, accomplir le reste du décret, ils n’auraient jamais envisagé de retourner en Égypte.

C’est pourquoi, après que la Torah a dit que Pharaon avait chassé les juifs d’Égypte pour montrer que ce n’était pas la fin de tous les exils, Hachem leur fit contourner le pays des Philistins, "ki karov ou" (car il était proche).
Le Zéra Shimshon en donne une nouvelle interprétation, fondée sur son explication. Comme le moment de leur rédemption (délivrance) avait été avancé par rapport à ce qu’il était censé être (et qu’il y aurait donc d’autres exils), Hachem ne pouvait pas les faire passer par le pays des Philistins.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le fait singulier que lorsque Moché vint informer le peuple juif qu'il allait le faire sortir d'Égypte, celui-ci ne l'écouta pas (Vaéra 6,9).
La question qui se pose naturellement est : pourquoi pas?

Le Zéra Shimshon explique que les quatre termes de la rédemption que Moché a répétés au nom d'Hachem (véhotséti, véhitsalti, ... Je ferai sortir, Je sauverai, ...) étaient également une allusion aux exils ultérieurs, indiquant que de ceux-ci aussi, les juifs seraient finalement sauvés.
Une fois que les juifs eurent compris que l’exil égyptien n’était pas la fin de tous les exils, que ces 400 années de souffrance ne suffisaient pas à les délivrer et qu’ils devraient finalement subir d’autres exils, ils n’écoutèrent pas Moché, estimant qu’ils feraient mieux de terminer leur exil là, en Égypte.

Cela explique ce que le peuple juif a dit à Moché alors que l’Égypte était derrière eux et qu’ils étaient pris au piège face à la mer (Béchala'h 14,12) : "Ne t’avons-nous pas dit en Égypte qu’il aurait mieux valu rester là-bas?". La question est de savoir où trouve-t-on que les juifs ont exprimé une telle opinion en Égypte?

Le Zéra Shimshon explique que cela fait référence au moment où ils n’ont pas écouté Moché : ce n’était pas simplement parce qu’ils étaient à bout de souffle à cause de leur esclavage. C’était plutôt l’idée de devoir endurer un nouvel exil qui les a poussés à ne pas écouter et, en substance, à montrer à Moché que si tel était le cas, ils n’étaient pas intéressés par le départ d’Égypte.

Introduction aux 10 plaies

+ Introduction préalable aux 10 plaies :

-> Chaque plaie a duré un mois, mais certains commentateurs pensent que la durée de la mise en garde était de 7 jours et ensuite la plaie durant 3 semaines, ou bien pour d'autres c'était l'inverse : 3 semaines de mise en garde et une semaine de plaie. [midrach Chémot rabba 9,12]
Toute les opinions s'accordent à dire que la période totale couverte par les plaies a été de 12 mois, prenant fin le 14 Nissan.
[l'esclavage a pris fin 1 an avant la sortie d'Egypte]
[Selon les Avot de Rabbi Nathan, les plaies d'Egypte se poursuivirent durant 12 mois, car les plaies ressemblaient au jugement des réchaïm dans le guéhinam, qui dure 12 mois.]

-> Le Séfer Péninim Yékarim (Ekev 7,15) cite l'enseignement de nos Sages selon lequel à chaque fois qu'une plaie s'abattait sur les égyptiens, il y en avait un petit peu chez les juifs pendant un moment, pour qu'ils sachent ce que souffraient les égyptiens.

-> Le 'Hida (Pné David) enseigne également en ce sens :
Toutes les plaies ont également affecté les juifs pendant un court laps de temps, afin qu'ils puissent connaître la puissance des plaies qui étaient infligées aux égyptiens.
Cela se voit dans le verset : "mais tous les Bné Israël jouissaient de la lumière dans leurs demeures" (Bo 10,23) = cela implique que les juifs ont ressenti la joie d'avoir de la lumière après avoir été exposés à l'obscurité pendant un petit moment.
Ce phénomène de d'abord ressentir la plaie a également eu lieu pour les autres plaies.

-> Selon le Saba de Kelm, en Egypte chaque plaie durait une semaine, et entre 2 plaies, il y avait une pause de 3 semaines.
Que faisaient les juifs pendant ces 3 semaines?

Ils étudiaient la plaie qui venait de passer, afin de se rendre compte à quel point Hachem était précis avec chaque égyptien en fonction de ce qu'il avait pu faire durant l'esclavage des juifs.
Il était alors clair dans la tête de chaque juif, que pour Hachem chaque acte (même le plus petit/anodin) positif ou négatif donne droit à une conséquence.
Rien n'est caché, ni oublié de D.

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-> Chacune des plaies avait toute seule la puissance de complétement détruire l'Egypte, si on lui avait laissé durer plus longtemps que le nombre fixé de jours.
La raison pour laquelle Hachem a amené 10 plaies était afin de démontrer Sa maîtrise totale sur toute la nature.
[Steïpler - 'Hayé Olam 15]

-> Le Maharal (Guévourot Hachem 57) explique qu'avec chaque plaie, Hachem a démontré un aspect différent de Son pouvoir, montrant comment chaque tissu de l'existence du monde repose uniquement entre Ses mains. [rien ne peut exister ou se produire sans un décret de Sa part. ]
Chaque plaie témoigne qu'Hachem manipule les fondements de la création du monde, révélant à tous que c'est Lui, et Lui seul, qui apporte les plaies parce que Lui seul, en tant que Créateur du monde, a le pouvoir de le faire.

Le Maharal écrit que les plaies ne démontrent pas seulement la souveraineté d'Hachem sur l'Égypte, mais aussi sa domination sur le monde entier, car chacune des 10 plaies correspond aux 10 Paroles qui ont été utilisées pour créer le monde, établissant ainsi son contrôle total sur la création.

C'est pourquoi nous lions la sortie d'Egypte avec le Shabbath en déclarant zé'her l'Yetsiat Mitsrayim et zikaron lémaassé Béréchit dans le Kidouch, par exemple.
En effet, bien qu'aucun être humain n'ait été présent au moment de la Création pour témoigner qu'Hachem a créé le monde (ex: comme la notion du temps!), la nation juive était présente en Égypte.
On a été témoin des miracles, on ont vu les "signes et les prodiges" (Vaéra 7,3) qu'Hachem a fait subir à l'Égypte. Par conséquent, on peuvent témoigner de la Création du monde, car seul Celui qui a créé la nature peut totalement la manipuler. [voir Ramban - Dévarim 5,15]

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-> Pourquoi les appelons-nous : "les 10 Plaies (makot)" et non "les 10 Prodiges"?
Le rav Mattitiahou Salomon donne la réponse suivante.
C'est parce que le prodige n'est pas le principal, ni le but recherché par Hachem, mais seulement le moyen pour Le craindre, d'où l'utilisation du mot : "maka" (un coup/plaie).

Le Ramban écrit : "Si un homme fait une mitsva, il gagnera son salaire et s'il faute il recevra la punition d'Hachem. Tout le but des actions d'Hachem en Egypte était d'apprendre au monde entier qu'Il se conduit dans Son monde avec la conduite de la Justice".

Malheureusement, beaucoup de gens pensent que Hachem met tout le monde au Gan Eden, et qu'Il est tellement bon qu'Il pardonnera tout, peu importe les bêtises que la personne en question a fait.
Ceci est une grande erreur, Hachem est certes d'une bonté infinie, mais ce qu'Il attend de nous est qu'on Le craigne dans Son monde.
Il est prêt à tout pardonner si l'homme en question fait téchouva (n'importe quelle faute sans exception!), mais il faut qu'il sache qu'Hachem a aussi l'Attribut de Justice, et que pour toute chose qu'un homme fait, il devra rendre des comptes à 120 ans.

[à Pessa'h, en développant largement les  détails concernant les plaies, nous en venons à prendre conscience que rien n'a été fait par hasard, mais selon le principe de : mesure pour mesure (mida kénégéd mida). Les égyptiens ont été punis pour chacune des fautes qu'ils ont pu faire subir aux juifs (même en cachette!).
[par exemple, à la mer Rouge, on voit que chaque égyptien a reçu une punition personnelle, en fonction de ce qu'il avait pu imposer aux juifs. ]
En développant concrètement cette notion en nous, nous en venons à craindre Hachem, et se dire que : certes Il est d'une miséricorde infinie, mais nous devrons également rendre des comptes sur toutes nos actions (sa Justice est parfaite).

=> Cela doit éveiller en nous un sentiment de crainte, qui vient s'ajouter au sentiment d'amour (vu tous les miracles que D. a réalisé pour nous!). Or, la crainte et l'amour sont les 2 jambes indispensables au bon déplacement spirituel de tout juif!]

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+ Les 10 plaies = Hachem laisse plusieurs occasions de faire téchouva, même aux égyptiens :

-> Il existe une autre facette à la fonction des 10 plaies. Une seule grande plaie n'aurait pas été aussi efficace pour convaincre les Egyptiens de l'existence de D. que plusieurs petites. Si l'Égypte avait été effacée dès l'instant de son premier refus, cela lui aurait supprimé toute possibilité de téchouva.
Bien que les égyptiens fussent punis de leur conduite cruelle, ils bénéficièrent de l'opportunité de s'arrêter un instant pour réfléchir à leurs erreurs et se repentir. À la suite de chacune des plaies, ayant assisté à l'intervention miraculeuse de D. au sein de leur existence, ils auraient pu revenir sur leur opposition vis-à-vis du peuple juif et accepter sur eux le joug de la royauté d'Hachem. Ainsi, ils auraient été pardonnés.
Malheureusement, ils n'en firent rien, tout comme les autres nations du monde n'en feront rien jusqu'aux Temps Futurs. Toutefois, durant les plaies, D. laissa aux Égyptiens la porte ouverte vers la téchouva.
[Chem miChmouël - Vaéra 5678]

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-> Lorsque Moché et Aharon sont venus pour la 1ere fois rendre visite à Pharaon afin de lui demander de libérer le peuple juif, il a répondu en augmentant la difficulté de leur esclavage.
Pharaon dit : "Qu'il y ait donc surcharge de travail pour eux et qu'ils y soient astreints; et qu'on n'ait pas égard à des propos mensongers" (Chémot 5,9).
Ce verset contient 10 mots (dans la Torah), indiquant que Pharaon a augmenter la charge de travail des Bné Israël d'une proportion 10 fois plus importante qu'auparavant.
En conséquence de cela, Hachem a puni Pharaon avec 10 plaies.
Ainsi : un travail * 10 a entraîné que Pharaon et sa nation se sont amenés sur eux les 10 plaies.
[Na'hal Kédoumim (Chémot 5,9) ; Shévet Sofer]

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-> La façon de parvenir [à la crainte du Ciel (yirat Chamayim) ] consiste à créer des images vivantes des événements de la sortie d'Egypte. Il ne suffit pas de simplement penser au concept de Délivrance ; il faut plutôt visualiser la situation du peuple juif pendant tout son séjour en Égypte." (d'où l'importance de la vivre dans ses détails)
[rav Yé'hezkel Levenstein - Ohr Yé'hezkel]

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-> En quoi le récit des détails des 10 plaies est-il pertinent dans nos vies, dans notre quotidien?
L’objectif principal des 10 Plaies était d’enseigner la émouna aux égyptiens et au reste du monde. Elles furent également là pour punir les égyptiens, de la façon la plus précise qui soit, du traitement abominable qu’ils firent subir au peuple juif.
Nous savons qu’Hachem récompense le bien de manière bien plus marquée qu’Il ne punit le mal. Donc s’Il fit en sorte que chaque détail de la plaie vienne sanctionner les mauvaises actions des tortionnaires, on imagine combien de bontés sont réservées à Son peuple qui accomplit Sa volonté.
[rav Yehonathan Gefen]

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-> "Nous nous souvenons du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte" (Béaaloté'ha 11,5)

-> Rachi rapporte le Sifri : "Se peut-il que les égyptiens leur aient donné du poisson gratuitement? Il est pourtant écrit : "Et la paille ne vous sera pas donnée" (Chémot 5,18). S’ils ne leur donnaient pas gratuitement la paille, leur auraient-ils donné du poisson pour rien?"

-> Rabbi Zlig Bengis (cité dans Peninim miChoul'han Gavoa sur ce verset) explique cela ainsi :
Après avoir souffert de la plaie des poux, Pharaon a libéré totalement les juifs de leur esclavage, 6 mois avant la sortie d'Egypte. Pharaon a alors conçu un plan pour encourager les juifs à rester en Egypte, en distribuant les meilleurs produits à ses anciens esclaves.
Hachem a orchestré ces événements pour permettre aux juifs de prouver leur loyauté à Hachem en résistant aux tentations de rester en Egypte et de vivre une vie de luxe, plutôt que de suivre Moché dans un désert aride (où il n'y a rien (à boire, manger), si ce n'est des scorpions).
C'est au sujet de cette période de 6 mois que les juifs font allusion lorsqu'ils se plaignent de la manne et se lamentèrent : "nous nous souvenons du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte".

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+ Les 10 plaies d'Egypte inscrites sur les égyptiens :

-> En Egypte, lors que les plaies se produisaient, les égyptiens avaient un rappel remarquable des plaies sur leur corps, les noms des plaies étaient écrits entièrement sur leur corps.

Il y a différents avis sur lesquelles plaies y étaient inscrites :
Selon Rabbénou Efraïm (Bo) et Tossefot Hachalem (Bo) : les plaies des poux, des bêtes sauvages, la grêle, l'obscurité et la mort des premiers-nés ;
Selon le Rokéa'h (Chémot) : celles des grenouilles, des poux, des bêtes sauvages, de la grêle et la mort des premiers-nés ;
Selon le midrach (Dévarim rabba 7,9) : celles du sang, des grenouilles et des poux ;
Selon un autre avis du Tossefot Hachalem (Bo) : celles du sang et des grenouilles ;
Selon le Shocher Tov (78,105) : l'ensemble des dix plaies étaient écrites sur leur corps.

Il existe même une opinion (le Vayaged Yaakov), selon laquelle seules les premières lettres des plaies (Détsa'h Adach Béa'hav) ont été écrites sur le front des égyptiens au début des dix plaies, et à la fin de chaque plaie, cette lettre a été effacée de leur front.

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+ Y a-t-il eut 10 plaies ou bien 16 plaies?
Que s’est-il réellement passé lors des plaies des poux, des ulcères et des ténèbres (obscurité) ?

-> Le Zéra Shimshon (parachat Bo) souligne qu’en parcourant les versets relatifs aux 10 plaies, on constate que Moché n’a pas donné d’avertissement avant l’arrivée de trois d’entre elles : les poux (כנם - la 3e plaie), les ulcères (שחן - la 6e plaie), et l'obscurité (חשך - la 9e plaie).
Le Zéra Shimshon explique la raison de cela de la manière suivante.

Le Yalkout Réouvéni (Vaéra) cite le Séfer HaPliah selon lequel ces trois plaies se sont produites simultanément. Lorsque l'Égypte a été frappée par les poux, cela s'est accompagné également d'ulcères et de l'obscurité.
[il semblerait que les poux aient été le plaie principal et que les autres plaies qui les accompagnaient ne se soient pas manifestés avec la même force que lorsqu’elles servaient de plaies principales. ]
De même, lorsque l’Égypte fut frappée par les ulcères, cela s’accompagna d’un degré moindre de poux et d'obscurité, ...

Cela est illustré dans le diagramme suivant :

Toutes ces plaies peuvent être lus normalement (de droite à gauche) et peuvent également être lus de bas en haut. Cela indique qu’elles sont interconnectées.

C’est pour cette raison que Moché Rabbénou n’a pas averti Pharaon avant l’arrivée de ces plaies, car s’il l’avait averti au sujet des poux, Pharaon aurait dit que Moché avait tort, puisque ce n’étaient pas seulement des poux qui étaient venus, mais plutôt des poux, des ulcères et l'obscurité.
De même, il ne pouvait pas avertir Pharaon des deux autres plaies qui accompagneraient les poux, car ce n’était pas encore le moment pour ces deux autres plaies de servir de plaie principale. C’est pourquoi aucun avertissement n’a précédé ces plaies.

"Telle sera la loi (torat) du métsora le jour de sa purification ; il sera amené au Cohen" (Métsora 14,2)

-> Rachi (Vayikra 13,2) : "C'est un décret de la Torah : les marques de tsaraat ne peuvent être déclarées impures ou pures que par un Cohen.

-> Le midrach (Torat Cohanim Métsora 5) enseigne que lorsqu'un Cohen voit une personne frappée de tsaraat, il doit lui expliquer que ses fautes sont la cause de son mal et qu'elle peut guérir en se repentant et en changeant de voie.
Le Cohen lui apprend aussi comment éviter la tsaraat à l'avenir.

Un juif dont la tsaraat demande l'intervention d'un Cohen montre qu'il n'est pas capable de changer lui-même ou ne veut pas changer seul.

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-> La michna (Négaïm 3,1) enseigne que si le Cohen ne connaît pas les halakhot relatives à la tsaraat, il doit demander à un érudit de la Torah d'examiner la marque.
Si l'érudit tranche que c'est effectivement une marque de tsaraat, il le dit au Cohen, et c'est le Cohen qui déclare la personne impure.
Entre le moment où l'érudit a statué et le moment où le Cohen déclare la personne impure, elle reste pure.

Ce phénomène est toute à fait exceptionnel : pour toutes les autres mitsvot, la halakha est fixée par les érudits, quelle que soit leur ascendance (Cohen, Lévi, Israël).

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-> Le Kli Yakar (Vayikra 14,2) enseigne :
"La tsaraat n'a ni causes naturelles ni remède naturel.
Quiconque est frappé de tsaraat doit nécessairement comprendre que c'est un acte de D. et que la seule solution est d'abandonner ses mauvaises voies.
Il doit consulter un Cohen pour savoir que faire, qu'il le veuille ou non.

C'est pourquoi la Torah dit : "Il sera amené chez Aharon, le Cohen", et non pas : "Il se rendra chez Aharon, le Cohen".
Cet homme ne veut pas vraiment y aller et ne désire pas vraiment changer.
C'est cette affreuse marque sur sa peau qui l'amène contre son gré chez le Cohen, parce qu'il se rend compte qu'il n'a pas de choix.

Si cet homme avait été prêt à prendre leçon, il serait devenu un "disciple de Aharon", aimant et recherchant la paix, plutôt que de médire et de causer des querelles.
Il aurait pris exemple sur l'humilité d'Aharon plutôt que d'être orgueilleux et de se croire le droit de parler des fautes d'autrui.
Il aurait été généreux et bienveillant au lieu d'être envieux des possessions d'autrui."

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-> Selon le Méïri (commentaire sur la guémara Sotah 3a), la finalité de toute punition dans ce monde est d'inciter les fauteurs à se repentir, et dans le cas contraire, s'ils s'obstinent à ne pas tenir compte des avertissements de D., ils seront soumis à des sanctions de plus en plus sévères.

-> A ce sujet, le Messilat Yécharim (chap.5) dit : "Il est logique que si un homme est inspiré [à se rapprocher de D.] par sa propre introspection et son étude de Torah, il n'aura pas besoin d'être soumis à des souffrances physiques.
Il se repentira certainement sans elles, simplement parce que son étude l'amènera à ressentir le besoin de se repentir pour ce qu'il a fait de mal".

-> "La tsaraat affectant les maisons et les vêtements n'est pas un phénomène naturel.
Elle n’apparaît qu'aux époques où l'ensemble du peuple juif vivait en parfaite harmonie avec D. et était digne de voir résider Sa présence en son sein.
Lorsqu'un individu, ne méritait plus cette proximité, D. le lui indiquait en frappant ses biens de décolorations laides."
[Ramban ; Sforno]

[la punition est une expression de notre proximité avec Hachem. En effet, plutôt que de nous laisser librement nous enfoncer (payant l'addition à la fin), à la moindre de nos fautes Il souhaite que nous fassions téchouva, et qu'ainsi nous puissions revenir proche de Lui. ]

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-> "D. punit de façon douce.
[La tsaraat] atteint d'abord la maison [du fauteur]. S'il se repent, il lui faudra seulement enlever des pierres atteintes et si non, il devra démolir toute la maison.
Si cela l'amène au repentir, fort bien, sinon la tsaraat atteint ses vêtements.

S'il se repent, il doit seulement déchirer la partie atteinte des habits, sinon il devra brûler le vêtement tout entier. Si cela l'encourage à se repentir, fort bien, sinon la tsaraat atteint son corps.

S'il se repent, [la marque] disparaît et il retourne à une vie normale, sinon il sera forcé à vivre seul, hors des murs de la ville."
[la Tossefta Négaïm 6,7]

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-> "Il est difficile pour D. de faire du mal à l'homme, aussi que fait-Il? ...

Il commence par frapper sa maison.
Si l'homme se repent, fort bien, sinon Il atteint ses vêtements ...
Si l'homme se repent, fort bien, sinon [les marques] apparaissent sur son corps."
[midrach Tan'houma Tazria 10]

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-> "Quand une personne dit du lachon ara, les murs de sa maison sont atteints.
Si elle se repent, la maison est purifiée.

Si elle persiste dans sa méchanceté jusqu'à ce que la maison soit démolie, les meubles de cuir dans sa maison, sur lesquels elle s'assoit et se couche, sont atteints.
Si elle se repent, ils sont purifiés, mais si elle persiste dans sa méchanceté jusqu'à ce qu'ils soient brûlés, les vêtements qu'elle porte seront atteints.

Si elle se repent, ils sont purifiés, mais si elle persiste dans sa méchanceté jusqu'à ce qu'ils soient brûlés, sa peau sera atteinte et elle sera frappée de tsaraat".
[Rambam - Hilkhot Toumat Tsaraat 16,10]

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+ Le but principal de la tsaraat est de servir d'avertissement, plutôt que de punition :

1°/ La maison (1er avertissement) :

-> "Le Cohen sortira de la maison à l'entrée de la maison et il isolera la maison durant 7 jours" (métsora 14,38)

-> "Et si la plaie revient et se développe dans la maison après qu'il a enlevé les pierres" (métsora 14,43)

On constate que Hachem nous laisse un maximum de temps pour faire téchouva (on se basera sur le Rachi v.14;44) :
- avant que le Cohen ne vienne examiner la marque, la maison est totalement pure et on a alors la possibilité de sortir toutes ses affaires pour éviter qu'elles ne deviennent impures par contamination ;

- après la 1ere visite du Cohen, qui constate visuellement une tâche de tsaraat, on ferme totalement la maison (mise en quarantaine) pensant une période de 7 jours (cf. v.14,38) ;

- le Cohen revient une 2e fois et s'il constate que la tâche n'a pas évolué, il laisse de nouveau la maison isolée pendant 7 jours ;

- Après ces 2 semaines, le Cohen revient une 3e fois, et s'il constate que la tâche a progressé, on enlèvera les pierres sur lesquelles se trouvent la plaie. On y mettra de nouvelles et on enduira la maison de ciment (cf. v.14,40-42).
On laissera alors la maison fermée pendant une nouvelle période de 7 jours.

Selon les mots de Rachi : "Si l’affection revient, on démolira. Si elle ne revient pas, on présentera les oiseaux (en sacrifice), car les périodes d’observation des affections ne durent jamais plus de trois semaines."

=> Pour la tsaraat sur la maison, Hachem nous laisse jusqu'à 3 semaines, où nous devons subir le regard des autres (Oh le fauteur!) et vivre en dehors de notre maison (qui est menacée d'être détruite).
Tout cela doit nous faire prendre du recul, nous briser notre égo, afin de nous amener à faire téchouva, et repartir sur de nouvelles bases.

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+ "Le Cohen ordonnera qu'on vide la maison avant que le Cohen vienne examiner la marque, afin que tout ce qui est dans la maison ne devienne pas impur. Après quoi le Cohen viendra voir la maison" (métsora 14,26)

-> Le Sforno de commenter : "On videra la maison, et le Cohen ne doit pas venir plus tôt.
Pendant ce temps, le propriétaire aura le temps de prier et de se repentir, et le Cohen aussi aura le temps de prier."

=> En ordonnant de vider la maison, on accorde du temps pour faire téchouva et prier.

Les conséquences de la tsaraat commence à devenir vraiment concrètes et se matérialisent. Notre maison qui est une partie de nous (vu le temps qu'on y passe, les efforts investis pour la construire, ...) est mise en quarantaine aux yeux de tous : quelle honte!
Lorsque notre orgueil se casse, nous pouvons alors faire rentrer Hachem dans notre vie, puisqu'on lui laisse enfin de la place pour venir (notre égo étant parti)!

Par ailleurs, la conscience que le Cohen prie également pour lui, va injecter de l'espoir : "Tu es vraiment quelqu'un de bien, tu es aimé par la classe la plus haute du peuple juif (les Cohanim). Certes tu as fauté, mais on est impatient de te retrouver parmi les juifs après ta téchouva!"

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-> "Rabbi Méïr dit : Qu'est-ce qui deviendrait impur? S'il s'agit d'objet de bois, de vêtement et d'objet de métal, il peut les tremper (dans un mikvé) et ils seront purifiés.
[Les aliments peuvent être consommés même s'ils sont impurs]

Ainsi, de quoi se soucie la Torah? De ses objets d'argile [qu'on ne peut pas purifier]."
[michna Négaïm 12,5 - citée par Rachi]

=> Même envers un pécheur, Hachem souhaite lui épargner la moindre perte.
Si D. se montre si compatissant à l'égard des pécheurs qu'Il frappe de tsaraat, à plus forte raison Il prendra les justes en pitié.

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-> La guémara (Yoma 11b) dit que la tsaraat frappe une maison pour punir son propriétaire de son avarice.

Le Cohen ordonne de vider la maison, exposant aux yeux de tous les biens.
La médisance peut avoir pour origine l'avarice (refuser de prêter/donner quelque chose), et dans ce cas l'avertissement de D. est clair, obligeant à faire téchouva pour éviter une honte publique (puisque ses biens seront exposés aux yeux de tous, il ne peut alors plus prétendre n'avoir rien à donner/prêter!).

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-> "S'il est pauvre et n'a pas les moyens" (Métsora 14,21)

=> A propos de certains sacrifices, la Torah propose au pauvre d'apporter une offrande moins chère. Mais si un riche apporte un sacrifice de pauvre, certaines opinions considèrent qu'il est quitte. En revanche, concernant un Métsora riche, tous les avis pensent que s'il apporte un sacrifice de Métsora pauvre, il n'est pas quitte. Pourquoi cette différence?

En fait, l'une des raisons que la guémara (Yoma 11b) rapporte pour lesquelles la tsara'at frappait une personne, c'était à cause de l'avarice. Or, il est clair que si un riche souhaite apporter un sacrifice de pauvre, c'est qu'il est atteint d'avarice et qu'il redoute de dépenser de l'argent.
Ainsi, cela prouve qu'il n'a pas encore corrigé ce défaut qui est une des causes de la Tsara'at. Si un homme n'a pas réparé la cause de sa faute, son sacrifice ne peut être valable. L'offrande ne répare la faute que de celui qui s'est repenti.
[rav Yaakov Landau]

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+ Autres raisons de la présence de tsaraat sur les maisons :

-> "Rabbi Chimon bar Yo'haï enseigne : lorsque les Cananéens ont entendu que les enfants d'Israël arrivaient, ils ont caché leur biens dans leurs maisons et dans leurs champs ... Qu'a fait D.?

Il envoyait des marques sur une maison, [son propriétaire] la démolissait et y trouvait un trésor"
[midrach Vayikra rabba 17,6]

=> Objectif : révéler un trésor caché.

-> Selon le Zohar Tazria 50a), les Cananéens ont construit leurs maisons dans l'intention de les utiliser pour l'idolâtrie, D. frappait leurs demeures de tsaraat pour les détruire.

=> Objectif : purifier de l'idolâtrie.

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2°/ Les habits (un pas plus loin avant d'atteindre le corps) :

-> La guémara (Shabbath 142a) enseigne : "Les habits portés par un homme sont considérés comme une partie de son corps et lorsqu'il marche dehors le Shabbath, on ne considère pas qu'il transporte ses vêtements."

On met les vêtements de côté pendant 7 jours, et c'est seulement s'il n'y a pas eu de téchouva que la personne devra les brûler.

-> Une maison n'est démolie qu'après 3 isolements de 7 jours, par contre les vêtements mis en quarantaine pendant 2 semaines sans changement sont détruits (Tazria 13,55).
Si la tsaraat s'étend sur des vêtements pendant la quarantaine, ils doivent être brûlés

-> tsaraat : il y a une étape de mise en quarantaine de 7 jours.
Le Séfer ha'Hinoukh (169) explique que la Torah donne au pécheur une période de 7 jours pour réfléchir à sa situation et aux causes qui ont pu lui faire mériter cette punition.

=> Ainsi, le but de la tsaraat n'est pas de punir le fauteur mais de lui faire prendre conscience qu'il doit se corriger pour renouveler sa relation avec D.

[c'est comme si Hachem lui parlait par signes : J'ai vraiment envie de te sentir proche de Moi, tu me manques ... alors modifie juste ton comportement!]

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3°/ Sur la peau de la personne :

-> Le métsora doit se conduire de façon à être reconnu et évité.
Il doit s'habiller et se comporter comme un endeuillé, afin de s'affliger et de se repentir des actes qui lui ont valu cette affliction.
[Ibn Ezra]

-> "Il criera : "Impur! Impur!" Tous les jours où la plaie sera sur lui, il restera impur ; il est impur. Il demeurera isolé, sa résidence sera en dehors du camp." (Tazria 13,46)

-> Cette proclamation doit faire connaître son affection afin que les autres prient pour lui. (guémara Moèd Katan 5b).

Savoir que l'on a besoin, que l'on peut compter sur des proches dans des situations difficiles, aide à se dire : "Quel crétin j'ai été de mal me comporter avec des personnes qui m'aiment tant!!"

-> De même qu'il a créé un faussé entre des personnes, de même il est isolé de tous (Rachi - Arakhin 16b).
Cela doit l'amener à prendre conscience de ses actes de leurs conséquences.

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-> "Le jour où le métsora revient avec des remords et la décision de se repentir de ses fautes est : "le jour de sa purification, le métsora sera amené au prêtre" (Métsora 14,2)."
[Zohar - métsora 53a]

-> Détaillant le processus de purification du métsora, la Torah dit : "L'un des oiseaux sera égorgé ... et il enverra l'oiseau vivant sur un champ ouvert" (Métsora 14,5-7)

Pourquoi un oiseau doit-il être égorgé et l'autre mis en liberté?

Selon le midrach (Tan'houma métsora 3), cela sous-entend que si le métsora se repent de ses fautes, son affliction ne reviendra pas à lui [de même que l'oiseau libéré ne reviendra pas à son point de départ]."

[l'oiseau égorgeait renvoie au lachon ara que nous avons commis, que nous regrettons au point qu'il soit comme mort de nous-même (je regrette, plus jamais ça!).
L'oiseau qui s'élève représente nos aspirations à changer et à agir plus d'une façon plus élevée (je vise le Ciel!) ]

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-> "Il renverra l'oiseau vivant" (Métsora 14,7)

=> Le Métsora devait utiliser 2 oiseaux pour sa purification. Il en abattait un, et le 2e était épargné. Ainsi, puisque le 2e restait vivant, il est logique qu'il allait être libéré et renvoyé dans la nature. Pourquoi le verset a-t-il besoin de l'expliciter?

-> En fait, on peut l'expliquer de façon morale. Dans le processus de purification, on immergeait l'oiseau qui allait rester vivant dans le sang de l'oiseau que l'on a abattu. Or, quand quelqu'un "se trempe" dans le sang de son prochain, et que la vie d'autrui lui est nullement importante, il ne devrait pas pouvoir se trouver parmi les autres personnes, car il leur sera dangereux. Et on a donc besoin d'un verset particulier pour lui permettre de retrouver sa liberté et être "renvoyé" dans la société.
[rav Moché Aharon Stern]

"Vous (les Cohanim) éloignerez les enfants d’Israël de leur impureté" (Métsora 15,31)

Le terme "Véhizartem" (והזרתם), que l'on a traduit par : "vous éloignerez" (de par la racine Zar), peut aussi se traduire : "Vous couronnerez" (de par la racine Zer).

En effet, la Torah demande aux Cohanim de rapprocher les juifs de la Thora et de les conduire à se repentir par amour pour Hachem.
Or, nos Sages (guémara Yoma 86b) enseignent que celui qui se repent par amour, ses fautes deviennent des mérites. Ainsi, même l’impureté et les fautes du peuple deviendront source de grandeur et de fierté, telle une couronne.

"Vous couronnerez les enfants d’Israël de leur impureté" = c’est-à-dire que leur impureté même, deviendra une couronne et une gloire, car vous les conduirez à se repentir par amour d'Hachem de sorte que leurs fautes deviendront des mérites.

[rabbi 'Hanokh Tzvi haCohen de Bendin]

"Le Cohen regardera la plaie ... et le Cohen le regardera et le déclarera impur" (Tazria 13,3)

Pourquoi la Torah répète-t-elle à 2 reprises que le "Cohen regardera"?

Selon le Messekh 'Hokhma, cela fait allusion au fait que le Cohen doit voir 2 choses avant d'émettre une décision sur une plaie.
Tout d’abord, il doit regarder la tâche pour déterminer si elle est pure ou non.
Mais en plus de cela, il doit voir aussi si le moment est apte à rendre impur cette personne.
En effet, nos Sages disent que pendant les 7 jours qui suivent le mariage d’une personne ou encore pendant une fête juive, le Cohen ne rendait pas impur un lépreux, pour ne pas l’affliger dans un jour de joie.

=> Ainsi, même si le Cohen "regarder" que la plaie est impure, il devra en plus voir si c’est un moment où il peut le rendre impur avant de décréter que ce lépreux le soit.

-> Selon Rabbi 'Haïm Kofman, on apprend de là une règle fondamentale dans la vie.
Lorsque l'on observee un défaut (une plaie) chez notre prochain, avant de lui en parler, nous devons d'abord regarder sa personne. En effet, nous devons prendre en considération l'état de sa vie actuelle, son humeur, ... pour définir si c'est le moment opportun pour lui faire des remontrances, lui donner notre avis sur son comportement.

Parfois nous voulons bien faire par amour pour autrui, nous laissons alors notre cœur parler, mais nous oublions de vérifier si c'est le bon moment, si c'est les bons mots pour le faire.
=> A l'image du Cohen, nous devons être attentifs à 2 reprises, avant d'émettre notre opinion, afin d'éviter de détruire autrui plutôt que de contribuer à l'améliorer.

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-> Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°360) enseigne :
"J’ai vu dans le livre du Rav ‘Haïm Eizik sur le verset "le cohen regardera" : "Le cohen regardera la plaie" : il est écrit plus de 10 fois "regardera" (véra'a) à propos du cohen, et il est écrit une seule fois que le cohen "le verra" (véraahou) (Tazria 13,3), ce qui veut dire qu’il ne suffit pas que le cohen voie si la plaie a changé, mais il doit aussi voir si le visage du lépreux a changé, il faut qu’il voie que toute la personnalité s’est améliorée, pendant le temps qu’il a passé isolé de tous, même des autres lépreux, qu’il constate que tout cela l’a mené à des pensées de repentir. Car les plaies sont un châtiment et une réparation de la faute. Si la plaie a changé, c’est un signe qu’il s’est un peu amélioré, mais il faut que cela aille plus loin, il faut que la modification soit sensible, que l’homme lui-même ait changé dans toute sa personnalité."

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-> Le Choul'han Aroukh (Ora'h Haïm 143,4) statue que si une erreur est trouvée dans un Séfer Torah au cours d'une lecture, alors nous devons prendre un autre Séfer Torah pour terminer sa lecture.
Cependant, le rav Bétsalel Stern rapporte la coutume que si l'on trouve une erreur dans un Séfer Torah durant la 1ere fois où celui-ci est utilisé, alors la communauté doit continuer et terminer la lecture dans ce même Séfer Torah (sans changer).

Il explique que c'est comparable à l'enseignement de la michna (Négaïm 3,2), où si un fiancé développe des plaies qui peuvent être assimilées à de la tsaraat, alors pendant la période des 7 jours de réjouissance qui suit le mariage, le Cohen n'a pas le droit de statuer sur sa situation.
=> Ainsi, de même que temporairement nous fermons les yeux sur les défauts du 'hatan afin de lui permettre de commencer son mariage dans un esprit rempli de joie, de même nous ignorons brièvement l'erreur dans le Séfer Torah pour permettre à son inauguration de se faire dans une joie totale.

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-> Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°360) enseigne :
"J’ai vu dans le livre du Rav ‘Haïm Eizik sur le verset "le cohen regardera" : "Le cohen regardera la plaie" : il est écrit plus de 10 fois "regardera" (véra'a) à propos du cohen, et il est écrit une seule fois que le cohen "le verra" (véraahou) (Tazria 13,3), ce qui veut dire qu’il ne suffit pas que le cohen voie si la plaie a changé, mais il doit aussi voir si le visage du lépreux a changé, il faut qu’il voit que toute la personnalité s’est améliorée, pendant le temps qu’il a passé isolé de tous, même des autres lépreux, qu’il constate que tout cela l’a mené à des pensées de repentir. Car les plaies sont un châtiment et une réparation de la faute. Si la plaie a changé, c’est un signe qu’il s’est un peu amélioré, mais il faut que cela aille plus loin, il faut que la modification soit sensible, que l’homme lui-même ait changé dans toute sa personnalité."

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"Le Cohen isolera la plaie de nétek (la tsaraat des cheveux) durant 7 jours" (Tazria 13,31)

Pourquoi la Torah demande-t-elle d'isoler la plaie, et non pas la personne?

-> Le rabbi Zalman Gutman explique que lorsque quelqu'un n'agit pas comme il le faudrait, c'est notre rôle de retirer les plaies conséquentes de notre esprit.
Nous devons conserver proche de notre cœur la personne, et mettre en isolation ce qui a pu nous blesser (la plaie). En effet, naturellement nous faisons l'inverse : garder en nous des arguments pour la détester (elle a fait ça, et ça ...), et la repousser au loin.

Il est écrit : "Juge tout individu favorablement" (dan ét kol adam lékaf zé'hout - Pirké Avot 1,6)
La notion de "tout" (kol) renvoie à la globalité. Cela nous enseigne qu'il ne faut pas juger autrui sur un fait isolé, à un moment précis, mais plutôt en prenant en compte toute sa personnalité, dans une temporalité totale (passé, présent et futur).

On ne parle pas ici de personnes manipulatrices, nocives pour nous, mais b'h, de l'immense majorité des gens qui nous entourent et dont nous devons chercher au maximum à les juger positivement.
Nous devons se focaliser sur ce qu'il y a de beau/positif en eux, et non pas sur leurs plaies (nous avons tous des défauts, des hauts et des bas, des moments de moins bien, un passif de vécu différent, ...), les isolant en dehors du campement de notre conscience, gardant autrui proche de nous.

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"Celui à qui la maison appartient viendra et déclarera au Cohen, en disant : 'Il m'est apparu comme une plaie dans la maison'." (Métsora 14,35)

-> De ce verset, il découle que lorsque la lèpre (tsaraat) va apparaître sur les murs d'une maison qui est trop sombre pour qu'on puisse convenablement enquêter sur son état, les fenêtres ne pourront pas être ouvertes pour permettre à la lumière d'entrer, puisqu'elle doit être examinée par le Cohen avec sa lumière ordinaire.
De même, la michna (Négaïm 2,3) enseigne : "Les fenêtres d'une maison obscure ne peuvent pas être ouvertes pour examiner sa lèpre"

Métaphoriquement, c'est une instruction aux responsables du peuple juif de ne pas rechercher et exposer les défauts de la nation pendant une période d'obscurité, c'est-à-dire durant l'exil, lorsque les gens sont tombés à un bas niveau dans l'observance des mitsvot.
Il faudra toujours rechercher le bénéfice du doute : ce n'est pas de leur faute, mais à cause de leurs souffrances, du semblant éloignement avec D. causé par l'exil, l'influence des non-juifs, ...
[un juif est profondément bon, mais cette situation où Hachem est très caché, entraîne des actes en désaccord avec leur nature interne. ]

[Rabbi Aharon Yaakov Greenberg - Itouré Torah]

[Selon rabbi 'Haïm Chmoulévitch, cela peut se comprendre ainsi : lorsqu'une personne par humilité va s'entourer d'obscurité afin de ne pas montrer aux yeux de tous ses trésors intérieurs, alors au Ciel on n'aura pas le droit d'amener de la lumière pour examiner avec précision ce qui ne va pas en elle. Ainsi, l'humilité nous protège d'avoir un jugement Divin trop rigoureux!]

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"Tout endroit que les yeux du Cohen peuvent voir" (Métsora 13,12)

-> Nos Sages apprennent de ce verset que l’on n’examine pas les plaies un jour nuageux.
On peut l’expliquer de façon allusive. Les jours nuageux font allusion à des moments où des “nuages” planent sur le peuple juif, c’est-à-dire que les juifs vivent des souffrances et des moments difficiles. Dans de tels moments, on n’a pas le droit de voir les plaies et les défauts chez les juifs.
Si on voit du mal en eux, on doit les juger favorablement et dire que ce sont certainement ces épreuves qui ont causées ces “plaies” et ces failles.
=> Dans de telles situations, il faut voir les circonstances et non pas les fautes.
[le Guélilé Zahav]

[il écrit : "Lors d’un jour nuageux" : lorsque des nuages épaississent les cieux d’Israël et que des mauvais décrets s’abattent sur le peuple, alors "on ne regarde pas les plaies" : il n’y a pas lieu d’examiner les failles des bnei Israël mais plutôt de s’attarder sur ce qui les a provoquées.
C’est la raison pour laquelle un Cohen qui serait borgne, c’est-à-dire qui ne s’intéresserait qu’à la plaie sans se pencher sur les circonstances qui l’ont précédée, et qui ne serait pas capable de juger l’autre favorablement, est inapte pour l’examen des affections lépreuses.]

"Lorsqu'un homme aura sur la peau de sa chair ... une plaie de tsaraat" (Tazria 13,2)

-> Dans la Torah, la plupart des cas où le mot "néga" (une plaie - נגע) apparaît, cela fait clairement référence à un décret Divin spécial.
Le mot : נגע (néga), peut également se lire : "naga", qui signifie : "touché", car une personne infectée par une plaie (néga) est en réalité touchée (naga) par le doigt d'Hachem.

[Rabbi Shimshon Raphael Hirsch]

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-> Le 'Hatam Sofer (Méla'him II 5,10) écrit :
"Lorsque le peuple juif avait la lèpre (tsaraat), c'était une maladie spirituelle, un message envoyé par Hachem pour faire téchouva.
En effet, seule la téchouva pouvait guérir un juif de la tsaraat.

Pour les autres nations du monde, la lèpre (tsaraat) est une maladie [uniquement] physique qui se guérit par des remèdes naturels."

[Pour les juifs = revenez vers Moi par votre téchouva ; pour les autres nations = vivez votre vie de votre côté]

-> Il existe 4 termes faisant référence à un homme, correspond à 4 niveaux : adam, guévèr, énoch, ich.
Le plus élevé de tous est : adam (il est propre aux juifs).
[Yalkout Réouvéni]

Dans ce verset, celui qui a une plaie suite à sa faute, est quand même dénommé : adam (un homme sous sa forme la plus élevée!).

=> Hachem aime chaque juif indépendamment de son comportement, au point qu'Il lui envoie des messages (épreuves) pour le bouger/inciter à revenir vers Lui par sa téchouva.
Cela à l'image d'un père disant à son fils : Reviens vers Moi! Mon fils adoré, que ta présence me manque!!

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"Le jour de sa purification il sera amené au cohen" (Métsora 14,2)

-> Le mot : "véouva" (et il sera amené - וְהוּבָא) contient les mêmes lettres que : "et il est aimé" (véaouv - ואהוב).

Cela fait allusion aux mots du Rambam (Hilkhot Téchouva 7,4) : celui qui fait téchouva était auparavant haï de D., méprisé, éloigné et en horreur, mais une fois qu’il s’est repenti, il est aimé, apprécié, proche et ami.
["Une personne qui a fait téchouva est aimée et chérie par D."]

On trouve cette idée en allusion dans le verset : "Le jour de sa purification il sera mené au Cohen", c’est-à-dire que dès qu’il s’est repenti, alors en plus de la purification, "il est aimé", aimé par D., comme le Cohen, car immédiatement, dès qu’il se repent, il est aimé par D.

[d'après le ‘Hida – ‘Homat Anakh]

Le Korban Toda (sacrifice de remerciement) était apporté comme moyen pour remercier Hachem après avoir vécu personnellement une délivrance miraculeuse.

Mais si quelqu'un a une vie normale : lui et sa famille sont en bonne santé, bénis en subsistance et en joie, n'en devrait-il pas moins être redevable en remerciements à Hachem pour toute la souffrance dont Il le dispense?

[Rabbi El'azar Mena'hem Mann Shach]

[ex: au lieu d'attendre des années pour avoir un enfant, tu l'as eu tout de suite! Soit on se dit c'est la nature, c'est normal ; soit on remercie encore davantage D. de ne pas nous avoir fait attendre longtemps en souffrances!

=> On doit certes remercier Hachem lorsqu'Il nous sort de galère, mais nous devons encore plus le remercier lorsque tout va bien!]

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-> "Celui qui offre son sacrifice de Chelamim à Hachem amènera son sacrifice à Hachem en Chelamim" (Tsav 7,29)

=> Ce verset semble se répéter?

En fait, on peut expliquer qu'il vient apporter une bénédiction et une sorte de promesse à l'homme. Celui qui apporte un sacrifice de Chelamim, qui vient essentiellement pour louer et remercier Hachem, recevra la bénédiction de pouvoir mériter d'apporter en d'autres occasions d'autres sacrifices de Chelamim.
Que "celui qui offre son sacrifice de Chelamim" puisse recevoir la bénédiction et "amènera" à d'autres reprises "son sacrifice à Hachem en Chelamim".
[Dvach vé'Halav]