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"Et ce sera, lorsque tu entreras dans le pays que Hachem te donne en héritage" (Ki Tavo 26,1)

-> Au moment de la brit ben habétarim, Hachem a dit à Avraham que ses enfants iront en exil pendant 400 ans.
Cette période a démarré lors de la naissance de Its’hak (cf. Rachi Lé’h Lé’ha 15,13), et s'est terminée avec la sortie d'Egypte.

Par la suite, avant d'entrer en Israël, ils ont été 40 années dans le désert, faisant un total de : 440.

La valeur numérique de : "Lorsque tu entreras (Ki Tavo - כִּי תָבוֹא) est de : 439.
=> Après 439 années pleines, et dans la 440e année, le peuple juif est entré dans la terre d'Israël.

[Rabbi David Feinstein]

"Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme" (Ekev 11,13)

-> Selon Rachi : "Le service du cœur n'est autre que la prière, car la prière est considérée comme un service divin."

-> Le Mabit écrit :
"La finalité des prières n'est pas d'être entendue et exaucée, mais seulement d'afficher à travers elles notre conviction qu'il ne convient d'adresser nos requêtes à nul autre qu'à D.
En énonçant nos besoins devant Lui, nous admettons que le seul être susceptible de les satisfaire est le Créateur, sans qui absolument tout nous ferait défaut dans notre vie.
Et c'est en acceptant cette réalité que notre récompense finira par arriver."

-> Rav Steinman dit :
"La prière est un exercice de notre émouna.

Lorsque nous prions, nous intériorisons la émouna simplement par la puissance des mots que nous récitons.
Nous devons travailler à intérioriser le fait que Hachem contrôle le monde, et que tout est entre Ses mains, et que néanmoins, Il prend soin de moi, qu'Il m'écoute et répond à mes requêtes."

Il fait remarquer : "Les gens se plaignent que leurs prières ne sont pas écoutées. Cela provient du fait qu'ils demandent de l'aide à Hachem, sans être totalement confiant dans le fait que leur aide ne peut venir que de D.
[par exemple : on prie pour la santé, tout en se reposant sur le médecin, idem dans la parnassa, ...]
...
Lorsqu'une personne prie Hachem avec sincérité, en ne croyant qu'en Lui, alors sa prière est écoutée."

-> La guémara (Roch Hachana 18a) rapporte que 2 personnes peuvent se tenir devant le même bourreau : une va être sauvée et l'autre pas.
La différence tient dans le fait qu'une va prier avec les bonnes intentions, et l'autre pas.

[En effet : la prière = "Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme" (Ekev 11,13)]

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-> Le 'Hazon Ich, était reconnu pour son étude intensive de la Torah.
Il a dit une fois qu'il a mis davantage d'efforts dans ses prières que dans son étude de la Torah.
Il a également affirmé qu'il a gagné davantage de compréhension de la Torah par le biais de sa prière, que par le biais de son étude de la Torah intense et constante.

=> A l'image de ce géant de la génération, nous devons aussi mis gros sur notre prière.

-> Le rav 'Haïm Kanievsky rapporte qu'une fois rabbi Shlomo Lorincz est venu voir le 'Hazon Ich au sujet d'une question urgente de vie et de mort. Ce dernier était en pleine amida, et on ne pouvait pas attendre qu'il la termine.

Rabbi Lorincz a essayé de lui parler dans l'oreille, mais il n'a pas entendu.
Il a touché son bras, mais il ne l'a pas senti.
Ce n'est que lorsqu'il a secoué le 'Hazon Ich, que sa concentration s'est rompue.

On voit de là, à quel point il était totalement focalisé dans sa prière.

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-> Rav 'Haïm Kanievsky a dit après la mort d'un jeune garçon :
"Aucune prière n'est perdue.
Par moments, il peut sembler qu'une prière n'est pas directement écoutée, mais elle peut servir à éviter d'autres tragédies de se produire (à soi même, à d'autres, à la communauté juive).
De plus, les prières dites pour un malade qui est décédé, vont fournir un mérite à son âme dans le monde à venir."

Après la mort du Steïpler, il a déclaré : "Qui peut dire combien de tragédies à travers le monde ont été évitées par les prières massives (récitées pour lui)?"

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+ Prières & synagogues :

-> "Si une personne ne rentre pas dans une synagogue dans ce monde, elle n'y entrera (également) pas dans le monde à venir"
[guémara Yérouchalmi Béra'hot 5,1]

Rav 'Haïm Kanievsky ajoute : Si dans ce monde une personne vient constamment en retard à la prière, dans le monde à venir lorsqu'elle viendra à la synagogue, elle n'aura le droit d'y venir qu'en retard.
Par exemple, si elle vient toujours au moment où la communauté prie "Baré'hou", elle n'aura le droit d'enter qu'au moment de "Baré'hou'.

-> Le Maharam Chalava (guémara Pessa'him 46a) dit que si une personne habite dans un ville ayant une synagogue, et cependant prie chez elle, elle est considérée comme "quelqu'un qui dénigre [Hachem]".

Pourquoi cela? et pas un paresseux?

La réponse est qu'en n'allant pas à la synagogue, cette personne montre que la prière n'est pas importante pour elle, car sinon, elle irait rejoindre la communauté pour avoir la possibilité de prier de la meilleure des façons.

"C'est Hachem ton D. que tu dois craindre, c'est Lui que tu dois servir ; attache-toi à Lui seul et ne jure que par Son nom" (Ekev 10,20)

-> "Lorsqu'on mentionne le Nom divin ou l'un de Ses Attributs, il faut le faire avec crainte et soumission.
Car si on les prononce sans crainte et soumission, c'est comme si l'on ignorait le Nom divin."
[Rabbénou Yona - Iguéret haTéchouva]

-> "On devra s'emplir de crainte et nos membres devront trembler au moment où on mentionnera le Nom divin.
Ceci est vrai non seulement pour le Tétragramme, mais aussi pour tous les Noms qui Lui sont attribués en propre et qu'il est interdit d'effacer. Cette défense s'applique également à toutes les langues autres que l'hébreu.
[...]
Comment peut-on ne pas être saisi d'effroi et ne pas redoubler de ferveur en prononçant le Nom divin?
[le 'Hayé Adam - chap.5]

-> "Prend garde, lorsque tu prononceras une bénédiction, à traiter avec beaucoup de respect Hachem ton D. en mentionnant son Nom. Que touts tes membres tremblent par la crainte du Nom majestueux et redoutable."
[Rokéa'h]

Le rav Chmouël Huminer (Olat Tamid) ajoute :
"Car si l'on ne se conforme pas à cette attitude, cela revient à se rebeller contre son Maître, à renoncer à Le craindre, et on mériterait pour cela d'être enterré vivant ....

A l'instant même où l'on s'apprête à prononcer le Nom divin, on marquera un moment de silence, pendant lequel on se remémorera ces recommandations, après quoi on pourra prier avec la plus grande ferveur."

"Tu [les] mettras dans une corbeille" (Ki Tavo 26,2)

-> Selon la guémara (Baba Kama 92b), les riches présentaient leurs prémices dans des paniers d'or et d'argent qui leur étaient restitués, tandis que les pauvres les offraient dans des corbeilles d'osier que les Cohanim conservaient.

-> Rav Aharon Bakst, explique que cette différence de traitement a pour but de préserver la dignité des pauvres.

Les paniers des riches étaient remplis à ras bords de fruits succulents, tandis que ceux des pauvres en contenaient moins et de qualité médiocre.
Si les Cohanim avaient vidé les paniers des pauvres pour les leur restituer, ceux-ci auraient redouté qu'ils se rendent compte de l'insignifiance de leur contribution.

=> Pour leur épargner cette gêne, les Cohanim conservaient donc les corbeilles, faisant comme s'ils n'avaient pas vu leur contenu.

-> Rav Yaakov Neuman apporte une autre explication.
Quand un homme riche venait offrir ses bikourim dans des récipients d'argent et d'or, il était naturel qu'il fût aussi bien vêtu et fier de son apparence.
Les Cohanim lui restituaient donc aussitôt son panier, comme pour lui signifier que son "moi" avait rendu son offrande presque inacceptable.
En revanche, les paniers des pauvres étaient accueillis par les Cohanim presque à bras ouverts, en témoignage de ce que Hachem aime les offrandes présentées dans la soumission et l'humilité.

-> Le Rav Yaakov Neuman explique :
Les riches, qui apportaient des paniers somptueux, bien qu’en soi leur objectif était d’honorer et d’embellir la mitsva, malgré tout il se pouvait que se mêle une certaine part d’orgueil et de hauteur dans leur mitsva. Finalement, les voilà en train d’étaler leur richesse et leur fortune, même si c’est dans le cadre de louer Hachem et accomplir Sa Volonté. Or, Hachem a l’orgueil en dégoût. Il rejette et repousse ce sentiment à l’extrême. C’est pourquoi, ces paniers des hommes riches qui ont ce risque de générer l’orgueil de leurs propriétaires, ne pouvaient aucunement être acceptés par Hachem. C’est pourquoi, on les leur restituait. Hachem n’en avait pas besoin.
Mais les hommes pauvres quant à eux, se présentaient avec de simples et modestes paniers, sans aucune prétention, et les remettaient au Cohen non sans ressentir une certaine pointe de honte de se présenter si modestement, comparativement aux riches qui venaient avec de bien plus beaux paniers. Il est clair qu’aucune once d’orgueil ne pouvait s’infiltrer. Bien au contraire, Ces paniers venaient même renforcer l’humilité et la modestie de leurs propriétaires qui les présentèrent avec un coeur brisé et honteux. Tous ces sentiments sont si appréciés par Hachem qu’Il tenait à garder ces paniers si précieux à Ses Yeux.

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=> Les pauvres amenaient des paniers de modeste valeur au Temple, car ils n'avaient pas les moyens d'acheter des objets plus coûteux. Laisser ces paniers aux Cohanim constituait donc pour eux une grade perte, alors que les riches, en reprenant leurs corbeilles, ne perdaient rien de leur fortune. Comment comprendre cela?

Le rav Yossef Tsvi Diner, cite les paroles du Malbim : "Les pauvres n'avaient même pas les ressources nécessaires pour acheter des paniers ; c'est pourquoi ils les confectionnaient eux-mêmes à partir des branches de saules (éléments constitutifs des paniers en osier) utilisées pour la mitsva des 4 espèces de la fête de Souccot, et dans lesquels ils déposaient les prémices destinées aux Cohanim".
Comme ils s'étaient beaucoup investis dans l'accomplissement de la mitsva, les pauvres méritaient de laisser leurs paniers aux Cohanim.
En revanche, les ustensiles des riches, dont la valeur spirituelle était faible, n'étaient pas offerts aux Cohanim.

Le rav Diner conclut que dans toute mitsva que nous accomplissons, Hachem ne considère pas seulement l'action elle-même : Il prend également en compte les efforts et l'abnégation dont chacun a fait preuve. Et selon l'effort que l'on aura consenti dans la réalisation des mitsvot, celles-ci seront agréées devant Hachem.

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch fait le commentaire suivant :
"Tu les mettras dans une corbeille (baténé)" = c'est une allusion au fait que toutes les bonnes activités auxquelles on se livre doivent suivre les enseignements de nos Sages.
Or, la Torah et les lois ont été expliquées par nos Sages dans les 60 traités de la guémara, ce qui est la valeur numérique du terme : "téné" (corbeille/parnier - טֶּנֶא).
En effet, sans cela même si l'on fait toutes les mitsvot du monde, cela ne servira à rien.

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-> "Tu les placeras dans un panier ... et le Cohen prendra le panier de ta main" (Ki Tavo 26,2-4).

De façon générale, ces paniers étaient en osier et étaient remis aux Cohanim. Le don des paniers aux Cohanim faisait partie intégrante de la mitsva des prémices (bikourim).
On peut voir en cela 2 éléments opposés. D’une part, les prémices étaient sélectionnées parmi les meilleurs fruits, uniquement parmi les sept espèces par lesquelles on prononce l’éloge de la terre d'Israël.
Mais, d’autre part, ces fruits devaient nécessairement être apportés dans un panier d’osier, c’est-à-dire fait d’une matière très simple et bon marché, sans valeur spécifique.
=> Comment expliquer ce paradoxe apparent?

-> Les fruits qui glorifient la terre d’Israël symbolisent les âmes juives tandis que le panier qui les porte symbolise le corps dans lequel s’habillent les âmes (néchamot). Les âmes divines descendent ici-bas, dans ce monde matériel et inférieur. Elles s’introduisent dans un corps physique, qui devient leur réceptacle, leur "panier". Or, ce dernier enferme l’âme et rend plus difficile l’expression du lien qui l’attache à Hachem. Il peut même dissimuler totalement la volonté véritable de cette âme.
Ceci conduit à reformuler la question précédemment posée : pourquoi les prémices, avec toutes leurs qualités, sont-elles placées dans un panier aussi simple? Pourquoi une âme pure et noble, qui possède les sentiments d’amour et de crainte de D. les plus hauts, et jouissant de la Lumière divine du Gan Eden, doit-elle descendre ici-bas, s’introduire dans un corps physique, y rester pendant un certain temps, enfermée et limitée?

La réponse à cette question est la suivante : la descente doit se solder par une élévation (yérida tsoré'h alyia). La chute vertigineuse de l’âme au sein d’un corps physique doit la hisser vers des hauteurs bien supérieures à celles connues avant sa descente ici-bas. En effet, en descendant dans ce monde physique et en étant confrontée à l’obscurité spirituelle de la matière, l’âme révèle sa force véritable et essentielle, celle de purifier et de sanctifier son enveloppe physique, grâce aux mitsvot qui sont mises en pratique, d’une manière concrète.
De cette façon, elle peut, par la suite, dépasser le niveau qui était le sien avant sa descente.

Il est en de même pour notre Service divin. Nous ne devons pas nous satisfaire de notre propre ascension spirituelle, de l’élévation de notre âme du fait de sa proximité avec Hachem (à l’instar de la place de la Néchama dans le Gan Eden avant sa descente sur terre). Nous devons aussi nous efforcer d’attirer ici-bas la spiritualité, dans le monde, afin de le purifier et de le sanctifier.
C’est ainsi que dans chaque aspect de notre vie profane et professionnelle nous tenterons d’accomplir les deux instructions suivantes : "Tous tes actes soient accomplis au nom des Cieux" (Pirké Avot 2,12) et "Connais-le dans toutes tes voies" (Michlé 3,6).
C’est aussi le sens de la mitsva des Bikourim : Consacrer à la sainteté le meilleur du travail de l’homme, afin d’élever nous-même et ce monde inférieur vers une "Demeure pour l’Essence de D." (à l’instar de la place de la Néchama après l’ascension qui suit l’accomplissement de sa mission sur terre).
[d'après dvar Torah du Collel de Sarcelles]

"Maudit est celui qui n'accomplira pas les paroles de cette loi pour les faire" (Ki Tavo 27,26)

-> La dernière partie de cette phrase semble superflue.
En effet, si on accomplit, c'est qu'on le fait, non?

Le Ktav Sofer explique qu'en réalité, ces mots condamnent allusivement l'opinion proclamée par certains, selon laquelle Hachem veut que nous restions fidèles à l'esprit de la Torah, la pratique de ses mitsvot étant d'importance secondaire.
["pour moi, je porte D. dans mon cœur!"]

Pour marquer son opposition à cette façon de voir, le verset commence par : nous devons "accomplir", puis il ajoute que le but est de "faire" = le seul moyen d'adhérer à la Torah consiste à observer ses mitsvot à la lettre.

-> Le haKtav véhaKabbala observe que pour certains, l'adhésion aux mitsvot ne constitue qu'un moyen de se définir par rapport à la communauté.
Ils s'affirment comme des défenseurs résolus de la foi, mais ce n'est que pour rechercher honneurs public et avantages.

C'est pourquoi la Torah insiste afin que notre engagement pour les mitsvot soit pour les "faire", et ce sans arrière-pensées.

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-> Tout juif doit accepter la Torah dans son intégralité.
On ne doit pas dire qu'une seule mitsva est sans importance.
La malédiction n'est pas pour une personne faisant une faute, mais pour celle qui va renier une partie de la Torah, quelqu'elle soit.
[le Ramban]

"Béni es-tu à ta venue et béni es-tu à ta sortie" (Ki Tavo 28,6)

-> Les écoles de Chammaï et de Hillel ont débattu pendant 2 ans et demi du point de savoir s'il aurait mieux valu ou non que l'homme ne naisse pas.
[guémara Erouvin 13b]

La conclusion de leur controverse a été qu'il aurait été préférable qu'il ne naisse pas.

-> Selon les Tossafot, la discussion concernait exclusivement les gens ordinaires, mais s'agissant du tsadik, tous s'accordaient à dire que sa venue au monde au monde était bénéfique.

-> Le Torat Moché fait alors remarquer :
Si tu es béni "à ta sortie", c'est-à-dire si tu es libre de tout péché (en faisant téchouva et en s'améliorant), on peut dire que tu étais béni "à ta venue".

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-> "Bénis sois-tu à ta venue et bénis sois-tu à ta sortie" (Ki Tavo 28,6)

Rachi explique ce verset en disant : "Que ta sortie de ce monde soit sans faute, comme à ta venue".

=> Mais d'après cela, l'essentiel de cette bénédiction se trouve dans la sortie, qui soit comme ton entrée. Dès lors, on aurait pu se contenter de dire que tu sois béni à ta sortie du monde, qui sera sans faute. Pourquoi avoir besoin de rappeler ta venue?

En fait, nos Sages disent que l'homme est tellement proche de la faute qu'il eut mieux valu qu'il ne soit pas créé, car il risque trop de fauter. Mais un homme qui quitte ce monde sans aucune faute, une telle personne révèle rétroactivement que sa venue au monde était une réussite et un vrai bien.
C'est ce que nous enseigne le verset : "Bénis sois-tu à ta venue et bénis sois-tu à ta sortie" = Même ta venue au monde sera une bénédiction si ta sortie sera sans faute.
Ainsi, Rachi explique : "Que ta sortie de ce monde soit sans faute, comme à ta venue", c'est-à-dire que si ta sortie est sans faute, alors ta venue aussi deviendra une bénédiction.
[Ktav Sofer]

"Hachem te placera à la tête, et non à la queue" (Ki Tavo 28,13)

Cette métaphore semble plus s'appliquer à des animaux qu'à des êtres humains.
En effet, n'aurait-on pas dû avoir plutôt : "à la tête, et non au talon"?

Rav Mordé'haï Guimpel répond à l'aide de la guémara (Kétoubot 66b) :
"Heureux est Israël! Quand il fait la volonté de Hachem, aucune nation ni aucune idéologie n'a prise sur lui.
Mais lorsqu'il ne fait pas Sa volonté, il est livré à une nation méprisable, et pas seulement à une nation méprisable, mais aux animaux de cette nation méprisable."

"Si tu écoutes la voix de Hachem ton D. observant avec soin tous Ses préceptes que je t'impose en ce jour" (Ki Tavo 28,1)

-> " "Si écouter tu écoutes" = si tu écoutes en ce monde-ci, tu pourras écouter [les paroles de la Torah] dans le monde futur de la bouche de Hachem.

Rabbi Lévi dit au nom de Rabbi Aba : La Torah n'aurait pas dû être donnée dans ce monde-ci.
Pourquoi?

Parce que dans les temps futurs, tout le monde l'apprendra de la bouche de Hachem.
Alors pourquoi fut-elle tout de même donnée aux hommes ici-bas?

Afin que lorsque D. l'enseignera dans le monde futur, tous sachent de quel sujet Il traitera."
[midrach Tan'houma]

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (Torah Ohr - chap.9), nous apprenons de ce midrach que lorsque, dans les temps futurs, Hachem révélera aux hommes tous les secrets et la sagesse suprême contenus dans chaque lettre de la Torah, seules les personnes s'étant adonnées à son étude dans ce monde-ci comprendront Ses enseignements.

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+ "Si tu écoutes la voix de Hachem ton D." (véaya im chamoa tichma békol Hachem)

-> Le Méam Loez (Ki Tavo 28,1) commente :
Dans l'expression "im chamoa tichma", le verbe écouter (lichmoa) est répété [et peut se lire : "si tu écoutes, tu écouteras"].

1°/ Cela nous apprend que si l'homme n'a pas l'intelligence nécessaire pour comprendre la Torah mais qu'il aime écouter les paroles de Torah, il méritera en récompense d'écouter et de comprendre la Torah dans le monde futur.
Nos Sages ont déclaré : "Quiconque fréquente la synagogue et écoute des paroles de Torah méritera de siéger parmi les Sages au monde futur."

2°/ Nos Sages commentent : "Si tu écoutes (im chamoa) la voix de D. en observant avec soin tous Ses commandements" alors "tichma" = ta prière sera écoutée par D.
En d'autres termes : si tu désires que Hachem écoute ta prière, commence par écouter la voix de D. en observant Ses commandements.

3°/ "Si tu écoutes la voix de Hachem ton D. en observant avec soin tous Ses préceptes que je t'impose en ce jour"
L'expression "chamoa tichma" est redoublée pour nous apprendre également qu'il faut commencer par nous éloigner du mal et ensuite faire le bien.
C'est pourquoi le verset dit : "en observant" (lichmor), on se gardera de faire le mal ; "avec soin" (laassot) = pour ensuite faire le bien.
Si l'homme accomplit convenablement les commandements, il peut s'attacher à D. au point de devenir prophète.
Lorsque tu observeras les commandements, "toutes ces bénédictions viendront et se réaliseront pour toi" et "si tu écoutes la voix de Hachem" (chamoa) = tu atteindras la prophétie et tu entendras (tichma) la voix de D.

"Ce sera, si tu n’écoutes pas" (Ki Tavo 28,15)

-> Dans cette paracha de Ki Tavo, il y a 98 malédictions si on n'écoute pas la Voix d’Hachem et qu'on ne respecte pas Ses commandements.

A l’occasion d’un mariage, on récite les Chéva Bra'hot (7 bénédictions) pendant les 7 jours suivants le mariage, idéalement 2 fois par jour : au repas de midi et à celui du soir.
Ainsi, les 7 bénédictions sont récitées 2 fois par jour, pendant 7 jours, soit un total de : 98 bénédictions (7 x 2 x 7 = 98).

=> Par le mérite de ces 98 bénédictions à l’occasion du mariage, on peut contrebalancer et même neutraliser les 98 malédictions de notre Paracha.

[le 'Hidouché haRim]

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-> Le Zohar dit que dans chaque malédiction est évoquée aussi une bénédiction.

Dans cette paracha, la section de la Punition (to'hékha) contient 676 mots, la valeur du mot : "raot" (malheurs - רָעוֹת).
De même, le nom divin (Tétragramme) est employé 26 fois dans cette section. Or 26 fois le nombre 26 est égal à : 676.
Cela nous fait comprendre que, par la force du Nom divin, les malédictions se transforment en bénédictions.

Le midrach sur ce verset commente en rapportant le Téhilim (34,20) :
- "Le juste rencontre de nombreux malheurs (רָעוֹת)" : cela fait allusion aux nombreuses malédictions annoncées dans cette section (raot = 676) ;
- mais "D. le sauve de tous" = le Nom divin qui y est mentionné le sauvera de ces malédictions (676 = 26 fois le Tétragramme).

[Rabbi Méïr de Prémichlan]

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-> Si un juif accepte les réprimandes de D., alors Il le bénit en retour.
En réalité, les mots de reproche sont les mêmes que ceux des bénédictions.
[Sfat Emet]

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+ Pourquoi 98 malédictions?

-> Le Tossefot Rid fait remarquer que le mot Guéhinam (גהנם) a une guématria de : 98. C'est pourquoi Moché a menacé le peuple par 98 malédictions, dans l'espoir que cela les exempterait de subir le Guéhinam.

-> Le rav Daniel Yéhouda Bloch suggère que les 98 malédictions renvoient aux 98 niveaux spirituels qu'une personne peut atteindre.
Lorsque les juifs ont été libérés d'Egypte, ils étaient au 49e niveau d'impureté.
Pendant les 7 semaines de préparation avant le don de la Torah, ils sont montés jusqu'à atteindre le 49e niveau de pureté.
Moché a ainsi mentionné 98 malédictions pour faire référence à notre obligation de monter l'échelle spirituelle de notre vie, car à défaut de cela, nous descendrions vers des bassesses dangereuses.

[dans la vie soit nous grandissons spirituellement, soit nous chutons. Il n'y a pas de situation neutre.]

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-> Selon guémara (Méguilla 31), nous lisons les malédictions de la Torah avant Roch Hachana afin que se terminent l'année et ses malédictions.

-> Le Tiféret Chlomo (rabbi de Radomsk) explique que de même que la prière remplace les sacrifices, si des malheurs ont été décrétés sur le peuple juif, on en sera quitte par la lecture des malédictions.
Dans la pratique, seules des bénédictions seront accordées au peuple juif.
[rapporté dans le "Mayana Chel Torah" de rabbi Alexander Zoucha Friedman]

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-> Le Kli Yakar enseigne :
Dans le passage des malédictions de Vayikra, il n'y a que 49 malédictions, alors qu'ici il y en a 98.
La raison en est que les malédictions de Vayikra ont été écrites avant la responsabilité qu'ont pris sur eux les juifs par serment au mont Guérizim et au mont Eval, alors que celles de Dévarim ont été dites après cette prise de responsabilité.
=> C'est pourquoi leur nombre [de malédictions] a été doublé, ce qui correspond à ses propres fautes plus celles de l'autre (mon prochain juif).

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-> La Paracha de "Ki Tavo", lue à proximité de la fête de Roch Hachana, comporte "98 malédictions" [dans le cas où les Commandements divins ne sont pas respectés].
La guémara (Méguila 31b) rapporte qu’Ezra a instauré à Israël de lire les malédictions [de "Bé’houkotaï" (dans Vayikra) avant Chavouot, et celles] de "Ki Tavo" avant Roch Hachana, afin que l’année se termine avec ses malédictions (תכלה שנה וקללותיה).
Les malédictions de "Ki Tavo" sont sous le signe de la Miséricorde Divine (comme un père qui châtie son fils unique avec amour). Ainsi, sont-elles introduites par le mot "Véaya" (וְהָיָה) ["Et ce sera (וְהָיָה) si tu n’écoutes pas la voix de Hachem" (Ki Tavo 28,15)], formé des même lettres que le Nom divin de la Miséricorde (le Tétragramme – שם הויה). Le Tétragramme est mentionné 26 (valeur numérique du Nom de D.), dans les malédictions de "Ki Tavo" : 26x26 totalise : 676, le nombre de mots que comporte le texte des malédictions et valeur numérique du mot רָעותֹ (malheurs) issu du verset : "Nombreux sont les malheurs (ra’ot - רָעותֹ) du Juste, mais de tous Hachem (הויה) les débarrasse" (Téhilim 34,20).

Les malédictions de "Ki Tavo" sont au nombre de 98 en référence à différents enseignements, parmi lesquels :
1°/ "98" s’écrit en hébreu צ״ח qui signifie "clair" [comme il est dit : "דוֹּדִי צַח ואְָדוֹם" - Mon amant est clair et vermeil" (Chir haChirim 5,10)], car la lecture des "98 malédictions" de "Ki Tavo" [appelées aussi תכחות réprimandes], à l’approche de Roch Hachana, réveille les juifs à la Téchouva, transformant ainsi leur âme purifiée en réceptacle propre et «clair», prêt à recevoir la "nouvelle Lumière" (אור חדש) de la nouvelle année.
[Si’hot Kodech]

2°/ Les klalot (malédictions) de "Ki Tavo" correspondent aux malheurs liés à la destruction du second Temple [tandis que celles de "Bé’houkotaï" sont celles de la destruction du premier Temple]. [Zohar ‘Hadach]
Le second Temple fut détruit à cause de la haine gratuite (שנאת חנם - sin'at 'hinam - guémara Yoma 10a), or le mot חנם ('hinam - gratuite) a pour valeur numérique 98 (la gravité de la haine résidait principalement dans son caractère gratuit). [‘Hida]

3°/ La Torah avertit : S’ils transgressent les "613" mitsvot, ils provoqueront la destruction du Temple et s’exposeront à 98 malédictions, soit un total de "99" malheurs (צ״ט) : le Milouï (remplissage) des lettres צ״ט est : צדיק טת – a pour valeur numérique 613 (204+409). [Maassé Rokéa’h].
Ainsi, à travers les "98 malédictions", Hachem agit "mesure pour mesure" (מדה כנגד מדה - mida kénéguéd mida) [guémara Sanhédrin 90a] (le mot Mida [מדה - mesure] a pour valeur numérique 49 : מדה כנגד מדה [mesure pour mesure] – correspond donc à 2x49 = 98).

4°/ Le Mot צַח (Tsa’h = 98) se lit à l’envers חץ ‘Hets (flèche), en allusion aux "armes" de D. employées contre Son Peuple fauteur, comme il est dit : "J’entasserai sur eux tous les malheurs ; contre eux j’épuiserai mes flèches" (חִצַּי אֲכַלֶּה-בָּם - Haazinou 32,23) [ce verset fait aussi allusion à la clémence des malédictions, comme l’enseigne Rachi : "Mes flèches seront consumées, mais eux ne le seront pas"].
[Likouté Moharan]

5°/ Yaakov qui vécut 147 ans, nous protège des 147 malédictions (49 de Bé’houkotaï et 98 de Ki Tavo: 98 + 49 = 147)
[‘Hakel Its’hak]

6°/ Il existe au total 100 malédictions : 98 mentionnées dans "Ki Tavo" et deux qui ne sont pas écrites, comme il est dit : "Bien d’autres maladies encore (kol 'holi - כָּל-חֳלִי), bien d’autres plaies (vé'hol maka - וְכָל-מַכָּה) non consignées dans le Livre de cette doctrine (séfer haTorah)" (Ki Tavo 28, 61).
כָּל-חֳלִי (Kol ‘Holi) est aussi grave que l’ensemble des 98 malédictions (aussi כָּל-חֳלִי a pour valeur numérique 98 – Baal Hatourim).
Ces "malédictions" absentes du Livre, font allusion à la disparition des Tsadikim, considérée comme plus grave que la destruction du Temple (midrach Eikha Rabba 1). [‘Hatam Sofer]
Les 100 bénédictions que nous récitons chaque jour (Choul’han Aroukh OH 46,3), nous protège des 100 malédictions.
[Baal Hatourim]

"Tu effaceras le souvenir d'Amalek de dessous le Ciel" (Ki Tétsé 25,19)

Le Ciel se dit en hébreu : "שמים" (chamayim).

En descendant dans l'alphabet hébraïque, quelles sont les lettres qui viennent "en dessous" (après) celles de שמים?

Dans ce mot, il y a 3 lettres différentes : après le ש vient le ת ; après le מ vient le נ ; et après le י vient le כ.

Cela permet de former : תנך (Tana'h), qui est l'acronyme de : Torah, Névi'im et Kétouvim (תורה נביאים וכתובים), qui comprend toute la Torah Écrite.

=> "Tu effaceras le souvenir d'Amalek" : avec quoi?
"de dessous le Ciel" : avec ce qui se trouve sous les lettres du mot Ciel (שמים) soit : le Tana'h (תנך).

En effet, par le mérite de la Torah, le nom de Amalek sera effacé.

[le Ben Ich 'Haï - Adéret Eliyahou]