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3 Questions/Réponses – Paracha Ki Tétsé

+ 3 Questions/Réponses – Paracha Ki Tétsé :

1°/ "Un Ammonite ni un Moabite ne seront admis dans l'assemblée de Hachem ... parce qu'ils ne vous ont pas offert le pain et l'eau à votre passage, au sortir de l'Egypte" (Ki Tétsé 24,4)

Pourquoi les blâmer aussi sévèrement pour cela?
En effet, le peuple juif n'avait aucun besoin ni en eau, ni en nourriture, puisqu'il recevait suffisamment de manne et d'eau.

-> Rabbénou Bé'hayé explique que certes les juifs ne manquaient de rien, mais cependant l'attitude correcte est de saluer les voyageurs et de leur offrir quelque chose à manger ou à boire.
Ammon et Moav ont été puni pour avoir négligés de faire cela.

De même, le Zohar dit que ces nations auraient dû venir saluer le peuple juif, ce qui aurait été considéré comme si elles avaient donné du pain et de l'eau.

-> Le Panéa'h Raza (Dévarim 2,28) est d'avis que la manne tombait uniquement lorsque le peuple juif était isolé dans le désert.
Lorsqu'il passait dans une région habitée, la manne cessait temporairement de tomber, obligeant alors à acheter de la nourriture aux résidents locaux.

=> Ammon et Moav ont été puni pour leur manque total d'hospitalité, alors que les juifs en avaient besoin.

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-> Amon et Moav sont les enfants de Loth, et ils ont donc bénéficiaient de la bonté de Avraham, qui a sauvé leur père et leur mère de la captivité (où ils seraient sûrement morts). C'est également Avraham qui a sauvé leurs parents au moment de la destruction de Sodom.

En conséquence, Amon et Moav ont une obligation d'exprimer de la reconnaissance au peuple juif (descendants de Avraham), en les traitant avec gentillesse.
Au lieu d'agir ainsi, ils ont témoigné plein de méchanceté.

La nation de Moav a embauché Bil'am afin de maudire le peuple juif ; et la nation de Amon n'a pas accueilli les juifs avec du pain et de l'eau au moment de leur périple dans le désert.
[le Ramban]

=> Ils ont été puni pour leur manque total de reconnaissance.

-> Le Ohel Yaakov fait remarquer qu'ils auraient pu prétendre manquer d'argent pour venir en aide à tout le peuple d'Israël.
Cependant, en embauchant Bil'am à prix d'or pour maudire le peuple, cela a prouvé qu'ils sont de façon inhérente cruels et mauvais.

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+ "Un Amoni et un Moavi n’intégrera pas l’assemblée d’Hachem ... Ils ne t’ont pas devancé par du pain et de l’eau" (Ki Tétsé 23,4-5)

Pourquoi leur reprocher de ne pas t’avoir devancé par de la nourriture? Cela suffit déjà de signaler qu’ils ne t’ont pas donné du pain?

Le Kédouchat Lévi donne la réponse suivante :
En réalité, le monde a été créé pour que le peuple juif y accomplisse la Torah. Ainsi, tous les bienfaits qui viennent au monde, descendent avant tout pour le peuple d’Israël, et ensuite, ils sont distribués au reste du monde.

L’erreur de Amon et Moav, c’est qu’ils n’ont pas compris cette préséance d’Israël.
Ainsi, en ne leur donnant pas du pain et de l’eau, ils n’ont pas exprimé leur gratitude vis à vis d’Israël, alors que tout ce que reçoit l’humanité vient à l’origine grâce à eux.

"Ils ne t’ont pas devancé" = c’est-à-dire qu’ils ne t’ont pas placé avant le reste, en premier. Ils n’ont pas compris que toute la bénédiction du monde vient tout d’abord et avant tout pour le peuple juif. Et cela a entraîné qu’ils ne t’ont pas donné du pain et de l’eau, pour te montrer leur reconnaissance.

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+ "Parce qu'ils ne t'ont pas devancé avec du pain et de l'eau ... et qu'ils ont payé Bil'am ... pour te maudire" (Ki Tétsé 23,5)

=> Quel est le lien entre ces 2 raisons pour lesquelles un Moavi ne peut pas épouser une juive, même s'il se convertie ?

En réalité, le fait de ne pas avoir servi du pain et de l'eau aux juifs n'est pas uniquement un manque de générosité.
Tout le monde était au courant des miracles qu'Hachem réalisa pour le peuple d'Israël depuis la période de la sortie d'Egypte. Par rapport à ce privilège d'Israël, Moav aurait dû les honorer en leur servant du pain et de l'eau, en signe de reconnaissance par rapport aux miracles d'Hachem.

Cependant, on pourrait rétorquer que peut-être que les Moavim ne croyaient pas aux miracles. Pour eux, tout ce qui arriva aux juifs pouvaient s'expliquer naturellement, comme le prétendent certains renégats, D. préserve. Mais alors, pourquoi ont-ils payé les services de Bil'am pour maudire Israël et ainsi exterminer ce peuple? Mais pourtant, il n'est pas du tout rationnel qu'un homme extermine tout un peuple juste par une simple parole!
Ainsi, s'ils ne croient pas aux miracles d'Hachem et à la dimension surnaturelle, pourquoi demandent-ils à Bil'am de maudire Israël pour l'exterminer?
C'est que leur haine pour le peuple juif les poussa à se comporter de façon incohérente, et c'est cela qui leur a valu leur punition.
[rabbi Yaakov Yossef de Vilna]

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-> "L'Ammonite et le Moabite ne viendront pas dans l'assemblée d'Hachem, même la dixième génération ne viendra pas dans l'assemblée d'Hachem, à perpétuité. Car ils ne vous ont pas accueillis avec du pain et de l'eau sur le chemin à votre sortie d'Egypte et parce qu'ils ont soudoyé contre vous Bilaam, fils de Béor."

=> A priori il faut comprendre : pourquoi les égyptiens qui pourtant nous ont asservis si durement ne sont concernés par cette défense que jusqu'à deux générations (les descendants d'un Egyptien qui s'est converti peuvent après deux générations se marier avec une juive) alors que les Ammonites et les Moabites sont exclus de la communauté juive à tout jamais?

-> Le Séfer Ha'hinoukh (mitsva 561) écrit :
"Un des raisons de cette mitsva, est explicitement mentionnée dans le verset : "Car ils ne vous ont pas accueillis avec du pain et de l'eau". De cette manière, la Torah tient à nous faire connaître la grandeur de la bienfaisance et le mépris de la bassesse et le l'avarice. C'est pourquoi elle nous ordonne d'entretenir notre haine pour ces deux nations qui se sont rendues misérables au point de ne pas avoir eu l'humanité la plus évidente d'offrir du pain et de l'eau à un peuple aussi nombreux qui traversait les frontières de leur pays, fatigué et diminué par ce long périple. De plus, ils soudoyèrent Bil'am, fils de Béor afin qu'il maudisse ce peuple. Certes, les égyptiens nous asservirent cruellement pendant longtemps. Malgré tout, la mitsva de nous éloigner d’eux n’a cours que jusqu'à la troisième génération.
La Torah veut nous enseigner de la sorte qu'il est moins grave de commettre plusieurs transgressions que de faire preuve d’une bassesse aussi misérable en faisant fi de se comporter de cette manière au grand jour, au vu et au su de tous les peuples. Car en agissant de la sorte, ils (les Ammonites et les Moabites) montrèrent leur méchanceté et la perversion extrême de leur caractère sans qu'il n'existe aucun espoir de l'améliorer.
Un tel homme est par conséquent indigne de se mêler au peuple Saint et Béni".

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-> Petit complément :

Nos Sages (Sanhédrin 103b) s'interroge : Pourquoi Mi'ha, qui a érigé une idole que de nombres personnes vénérées (cf. Séfer Shoftim chap.17-18), ne fait pas partie des individus qui ont perdu leur part dans le monde à venir à cause de leur idolâtrie et autres mauvaises actions.

Nos Sages répondent : c'est parce qu'il a toujours fourni de la nourriture aux voyageurs à chaque fois qu'ils en avaient besoin.
Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) dit que par le mérite d'avoir sauvé des personnes en leur donnant à manger, il a également été sauvé.

Nos Sages continue en rapportant que la fumée des offrandes de Mi'ha se mélangaient avec la fumée des sacrifices du Michkan de Chilo.
Lorsque cela se produisait, les anges furieux de ce 'hilloul Hachem, voulaient tuer Mi'ha (selon Rachi), ou bien, ils voulaient repousser la fumée des korbanot du Michkan pour éviter tout mélange (selon le Maharcha).

Hachem leur a dit : "Laissez-le tranquille, c'est un homme qui a toujours de la nourriture disponible pour les voyageurs!"

=> On voit de là l'énorme mérite de pouvoir donner à manger à ceux qui en ont besoin.

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2°/ La michna dans le traité Guittin (90a) discute d'à partir de quand un homme peut divorcer de sa femme.

["Si elle ne trouve pas grâce à ses yeux car il aura trouvé chez elle quelque chose d'immoral, qu'il lui écrira un acte de divorce" (Ki Tétsé 24,1)]

Beit Chammaï est d'avis qu'il ne peut le faire que si elle a commis un acte indécent, tandis que Beit Hillel dit qu'il peut divorcer même si elle a seulement brûlé sa nourriture.
Rabbi Akiva énonce qu'il peut le faire à partir du moment où il trouve une autre femme plus attractive

=> Comment Beit Hillel et Rabbi Akiva peuvent, en apparence, autant mépriser la dignité des femmes juives et la sainteté du mariage, en permettant de s'en "débarrasser" pour des raisons aussi futiles et superficielles ?

-> Rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld (Hokhmat 'Haïm) explique que si le mari est aussi mesquin pour s'énerver sur un repas brûlé, au point de vouloir divorcer avec elle, alors nos Sages lui permettent de le faire afin de sauver la femme d'un tel mari.

-> Rav 'Haïm Sitruk rapporte les propos de nos Sages :
"Si un homme est capable de trouver une femme plus belle que la sienne, c'est qu’il n’a jamais vraiment aimé la première.
N’est-ce pas magnifique?

Autrement dit, lorsque je me marie, la problématique n'est pas de prendre la plus belle du monde, mais que, dès lors que je l'ai choisie, la plus belle, c'est elle! "

[pour nos Sages, un couple doit toujours s'alimenter en se focalisant sur le positif de l'autre, au point où l'on est certain d'être avec la meilleure personne au monde (Hachem a même donné son accord sur cela en permettant notre mariage!).

Chaque regard sur les qualités et le positif permet de construire une muraille de protection toujours plus solide contre d'éventuelles comparaisons à l'extérieur du couple.

Comment alors autrui peut-il être plus attractif (c'est la/le meilleur(e))? Comment un plat trop cuit peut-il faire oublier la chance que j'ai d'être avec elle/lui (surtout qu'elle/il a fait l'effort de me préparer à manger!)? ]

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-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 572) enseigne que lorsqu'un homme aime sa femme, aucune autre femme au monde ne semble attirante à ses yeux, et il n'en a aucune envie de fauter.

[pour cela par exemple, on essaiera autant que possible d'apprécier les qualités de notre épouse, tout ce qu'elle apporte à notre vie, ... En effet, en ne prenant pas cela pour acquis, nous pouvons développer son importance, notre estime d'elle à nos yeux, et ainsi réduire à néant toute autre femme (puisque ne lui arrivant pas à la cheville!), et tout moment de friction (comment puis-je m'emporter contre elle, alors qu'elle fait tellement pour moi, qu'elle m'apporte tellement dans ma vie, qu'elle a de si belles qualités, ...)]

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3°/ Concernant Amalek, il est écrit : "Tu effaceras le souvenir d'Amalek de dessous le Ciel" (Ki Tétsé 25,19).

Concernant la génération du Déluge, il est écrit : "Je vais effacer l'homme que J'ai créé de la surface de la terre" (Béréchit 6,7).

=> Quelle est la différence entre ces 2 expressions : "de dessous le Ciel" et "de la surface de la terre"?

-> Rav 'Haïm Kanievsky (Taima dékra - Béchala'h) cite Rachi (Chmouël I 15,3), qui écrit que les Amalecites étaient très compétents dans les domaines de la magie et de la sorcellerie.

Concernant les pouvoirs des magiciens/sorciers, Rachi (Matot 31,6) commente par exemple : "Bil'am était avec eux et il faisait planer, par des sortilèges, les rois de Midiyan au-dessus d'eux et lui même planait avec eux."

La Torah nous ordonne de tuer tout être vivant appartenant à Amalek : "de dessous le Ciel", c'est-à-dire même ceux qui voleraient alors dans les airs.

Il n'y avait pas besoin d'une telle précision en ce qui concerne la génération du Déluge.
En effet, la guémara (Sanhédrin 67b) enseigne que les sorciers ne peuvent pas réaliser leur magie lorsqu'ils sont en contact avec l'eau (l'eau empêchant tout effet de la sorcellerie).
Ainsi, en raison du Déluge, ils leur étaient impossible de voler dans les airs, d'où l'utilisation du : "de la surface de la terre".

-> La Mékhilta dit que : "de dessous le Ciel" fait allusion à Haman, un descendant de Amalek, qui a été pendu sur une potence dans les airs.

"Quand tu bâtiras une maison neuve, tu dois disposer un parapet autour de son toit. Ne laisse pas dans ta maison de situation dangereuse, car quelqu'un pourrait tomber du [toit ouvert]" (Ki Tétsé 22,8)

-> Les lettres du mot : parapet (maaké - מַעֲקֶה) forment les initiales de l'expression : "les pensées de commettre la faute sont pires que la faute elle-même" (hirhouré avéra kachim méavéra - הרהורי עבירה קשים מעבירה - guémara Yoma 29b).

Le cerveau de l'homme est appelé "toit", car il est l'endroit le plus haut de son corps.
Chacun doit préserver son cerveau de commettre une faute.

[Le Toldot Adam]

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-> Le Ben Ich 'Haï dit que ce verset fait allusion à la période de préparation que nous traversons jusqu'à notre jugement à Roch Hachana et Kippour.

- "Quand tu bâtiras une maison neuve" = cela fait allusion à l'être nouveau que notre processus de téchouva construit.

- " tu dois disposer un parapet autour de son toit" = il faut mettre en place des barrières protectrices pour éviter que notre esprit et notre corps ne retombent dans les péchés du passé.

- "Ne laisse pas dans ta maison de "damim" [signifie aussi : l'argent] = un excellent conseil est : le fait d'utiliser son argent pour la tsédaka et les bonnes actions pour autrui, plutôt que de tout garder pour soi-même et ses plaisirs personnels.

- "car quelqu'un pourrait tomber" = car sinon cela n’amènera que notre chute éventuelle.

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-> Le Noam Mégadim rapporte que ce verset fait allusion au mérite de la résurrection des morts :

- "Quand tu bâtiras une maison neuve" = si une personne veut construire sa nouvelle maison pour le monde à venir (éternel), et souhaite mériter la résurrection des morts ;

- "tu dois disposer un parapet autour de son toit" = elle doit se faire des lignes directrices afin de se protéger de l'orgueil, de l'arrogance (il faut avoir un toit, savoir qu'au-dessus de soi il y aura toujours "quelque chose" : Hachem) ;

- "Ne laisse pas dans ta maison de "damim" [signifie aussi : l'argent] = on ne doit pas laisser son argent dormir (sur son compte, dans la décoration de notre maison : lieu de passage éphémère vers notre lieu de résidence éternel), on doit l'utiliser pour la tsédaka.

En agissant ainsi, on se construit une magnifique demeure, pour quand l'on bénéficiera de la résurrection des morts.

[en se comportant selon la volonté de D., on alimente notre compte du monde futur, où les biens matériels de ce monde n'ont plus aucune valeur.
Ce monde détermine et construit notre éternité future.]

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+ "ki yipol hanofel miménou" = littéralement : "car celui qui tombe en tombera".

-> La guémara (Shabbath 32a) commente sur ce verset :
"Cette personne était destinée à tomber depuis le début de la Création.
C'est pourquoi la Torah l'appelle : "celui qui tombe".
[S'il en est ainsi, pourquoi la Torah blâme-t-elle le propriétaire du toit?]
Car les actes méritoires arrivent par l'intermédiaire de personne méritantes et les actes blâmables arrivent par l'intermédiaire de personnes blâmables".

Rachi explique (Shabbath 32a) : "Comme le propriétaire de la maison n'a pas construit de parapet, D. a fait que cet accident prédestiné se produise chez lui."

Le Méam Loez commente : Les événements sont certes prédestinés mais D. donne à chacun le choix d'être l'instrument de la bénédiction ou d'une calamité.
Lorsque nous accomplissons la volonté de D., nos actes sont porteurs de la bénédiction, sinon, ils causent le désastre.

Certes : "Personne ne se cognent le doigt si cela n'a pas été décrété en Haut" (guémara 'Houlin 7b), mais cependant, nous ne devons pas compter sur les miracles. Il nous faut prendre les mesures pratiques nécessaires pour assurer notre sécurité.

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-> Pourquoi la Torah exige-t-elle la construction d'un parapet (maaké) protecteur sur un toit, afin d'empêcher une chute, et de façon plus générale pourquoi est-il interdit de se mettre en danger, alors que tout est géré dans le Ciel?

La volonté d'Hachem est que le monde et l'homme se conduisent suivant les lois de la nature et le danger est inclus dans la nature (téva).
C'est pourquoi la Torah nous a ordonné de nous écarter du danger.
Cependant, certaines personnes, d'un très haut niveau spirituel et très attachées à Hachem, échappent aux lois de la nature : par exemple Avraham qui est entré dans la fournaise sans subir de brûlures.
[Séfer ha'Hinoukh]

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-> "Tu feras une barrière à ton toit (ou terrasse) ... pour ne pas qu'un homme n'y tombe" (22,8)

On peut expliquer cela de façon allusive. Le toit symbolise ce qui est élevé. Quand un homme s'élève et grandit dans la vie, il doit veiller à installer une barrière à ce "toit" et à cette élévation. En effet, un homme qui grandit risque d'en venir à s’enorgueillir.
C'est pourquoi, il devra faire une barrière, c'est à dire qu'il s'efforcera de se protéger pour ne pas ressentir d'orgueil du fait de son élévation. Car quand un homme qui est à un haut niveau en devient orgueilleux, il encourt le risque qu'Hachem le fasse tomber de sa hauteur, comme il est dit : "Avant la brisure, il y a l'orgueil".
Ainsi, "Tu feras une barrière à ton toit, pour ne pas qu'il ne tombe".
[Chla haKadoch]

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-> "Quand tu bâtiras une maison neuve, tu dois disposer un parapet autour de ton toit. Ne laisse pas dans ta maison de situation dangereuse, car quelqu'un pourrait tomber du [toit ouvert]" (22,8)

Le Ben Ich 'Haï fait le commentaire suivant :
Le mot : "bayit" (maison - בַּיִת) a une valeur numérique de 412.
Le mot : "maaké ganékha" (le parapet de ton toit - מַעֲקֶה גַגֶּךָ) a une guématria de 241.
La différence entre ces 2 mots (412-241) est de 171, qui a la même guématria que : "anofél" (quelqu'un qui tombe - הַנֹּפֵל).

=> La Torah nous met en garde que celui qui construit une nouvelle maison doit mettre un parapet (une barrière) autour de son toit, car s'il soustrait sa maison à cela (ne mettant pas de parapet sur le toit), alors "quelqu'un pourrait en tomber [du toit ouvert]" (ki yipol anofél miménou).
Cela est évident : "de cela" (miménou - מִמֶּנּוּ) de la différence de guématria entre le mot "bayit" et "maaké ganékha".

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-> "Quand tu bâtiras une maison neuve, tu établiras une barrière autour du toit, pour éviter que ta maison soit cause d'une mort, si quelqu'un venait à tomber" (Ki Tétsé 22,8)

Le Ben Ich 'Haï commente :
Lorsque l'homme inaugure une nouvelle construction, fête un nouveau concept qu'il a inventé grâce auquel il peut s'enrichir, la Torah lui demande de faire un acte, une barrière aux pensées qu'il a dans la tête, qui représente le toit de l'homme, et qu'il ne vive pas dans l'illusion de devenir milliardaire.
La raison en est : "Pour éviter que ta maison soit cause d'une mort si quelqu'un venait à tomber" = les illusions le feront tomber, lui feront perdre le bien qui est prévu.

Même s'il a été décrété pour cet homme, le jour de Roch Hachana, qu'il mérite richesse et bonheur, il risque de tout perdre par les illusions qu'il entretient.

Le Ben Ich 'Haï conclut en expliquant : "Car nous avons déjà reçu la récompense dans notre imagination, puisque nous nous sommes déjà réjouis comme si elle était déjà réelle et présente".

-> b'h, sur ce sujet : https://todahm.com/2018/12/09/la-force-de-nos-pensees

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-> b'h, également le commentaire du 'Hida sur ce verset : https://todahm.com/2014/10/23/2112

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-> Le Collel de Sarcelles (feuillet communauté 5779) enseigne :
Au-delà du sens simple et évident de cette Mitsva, il y a ici une puissante leçon de vie : Chacun d’entre nous est amené, de temps à autre, à "bâtir une nouvelle maison", c’est-à-dire à franchir des étapes importantes de la vie, comme se marier, entamer une carrière, avoir des enfants, ...
La Torah nous enseigne : "Fais une balustrade". Ne te contente pas des principes qui ont structuré ta vie jusqu’à aujourd’hui. Ne compte pas sur tes anciennes habitudes pour t’assurer que tout se passe bien.

"Ne te fais pas confiance à toi-même jusqu’au jour de ta mort!" (Pirké Avot 2,4). Aussi, "Ton toit" symbolise-t-il ton orgueil que tu dois cerner (la "balustrade") afin de le réduire pour t’éviter la chute spirituelle. Face à cette situation nouvelle, dote-toi de principes et de garde-fous, nouveaux également, qui te protègeront d’un danger ou d’un problème inconnu. Le principe d’une balustrade est d’être plus rigide que la personne qu’elle doit protéger. L’être humain est plein de ressources, mais il a ses limites et ses faiblesses. S’il était fiable à 100 %, il n’y aurait pas de balustrades à nos balcons. Leur présence est justement due au fait que la propre vigilance de l’homme n’est pas suffisante.
La "balustrade" spirituelle dont il convient de doter chacune de nos "nouvelles maisons" est faite de résolutions solides et de principes inébranlables. Seuls ceux-ci pourront garantir que nos nouvelles maisons pourront remplir avec bonheur le rôle pour lequel elles auront été bâties.

En cette période de bilan à l’approche du Nouvel An juif, il est opportun de réfléchir aux améliorations que nous souhaitons apporter à notre vie, aux "nouvelles maisons" que nous souhaitons bâtir, et aux "balustrades" qu’il convient de leur construire et à celles qu’il est nécessaire de réparer dans nos "anciennes maisons".

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-> L'essentiel dans le domaine de la sainteté consiste à se protéger en établissant des barrières et des limites, et de s'y tenir sans compromis.
Le Maharitz Douchinsky trouve à cela une allusion dans le verset : "Tu feras un parapet à ton toit et tu ne feras pas couler le sang, dans ta maison en provoquant la chute de celui qui en tomberait" (Ki Tétsé 22,8).
L'expression 'ton toit' (גנך) a pour valeur numérique 26, la même que celle du Nom d'Hachem (יהוה), qui fait référence aux préceptes de la Torah elle-même. C'est pourquoi la Torah recommande d'y faire un parapet, d'établir des barrières aux commandements de la Torah.
Grâce à ces limites que l'homme accepte de prendre sur lui, il sera préservé de trébucher. Et même si cela lui arrivait, il ne franchirait que la barrière qu'il s’était fixée mais ne transgresserait pas l'interdit de la Torah lui-même.

"Un poids parfait et juste tu auras" (אֶבֶן שְׁלֵמָה וָצֶדֶק יִהְיֶה-לָּךְ - Ki Tétsé 25,15)

-> "Lorsque D. créa le monde, Il consulta la Torah et créa [basé sur ce qui y est écrit].
C’est à travers la Torah que le monde a été créé."
[le Zohar – Térouma 161a]

-> Le Gaon de Vilna explique que l'on trouve en allusion dans la Torah tout chose qui a pu se produire ou bien qui se produira dans le futur.

C'est ainsi que :
- le récit de la Création du monde = on y retrouve tous les événements qui se sont passés durant les 1000 premières années de l'histoire ;
- dans le restant du livre de Béréchit = il en est de même pour le 2e millémaire ;
- dans le livre de Chémot = le 3e millénaire ;
- dans le livre de Vayikra = le 4e millénaire ;
- dans le livre de Bamidbar = le 5e millénaire ;
- et dans le livre de Dévarim = le 6e et dernier millénaire (l'année 6000 est la date butoir pour la venue du machia'h).

Dans le livre de Dévarim, il y a 10 parachiot (Nitsavim et Vayélé'h étant souvent lu ensemble, elles comptent comme une seule).

En date hébraïque le Gaon de Vilna a vécu de l'année 5480 à 5557 (1720-1797), la majorité de sa vie s'est déroulée durant le 6e siècle du 6e millénaire depuis la Création, ce qui correspond à la paracha Ki Tétsé (6e paracha du livre de Dévarim).

Le nom complet du Gaon de Vilna est : Eliyahou ben Shlomo Zalman.

On lui a demandé où est-ce que l'on peut trouver dans la Torah un personnage aussi important que lui dans ce 18e siècle?

Le Gaon de Vilna a immédiatement répondu que c'était dans notre verset : אבן שלמה וצדק יהיה לך (v.25,15).

-> le mot אבן (éven) contient le א de son nom : Eliyahou (אליהו), et les lettres restantes forment : "fils de" (ben - בן) ;

-> le mot suivant : שלמה (chléma) : on peut également lire le nom de son père : Shlomo.

Pourquoi trouve-t-on le nom de son père en entier, alors que le sien n'est qu'en allusion avec sa 1ere lettre (le א)?

Les lettres composant le nom de cette lettre : aléph (אלף), peuvent se réarranger en : pélé (פלא), ce qui signifie : un prodige, [une source de] merveilles.
Ce qui définit bien le Gaon de Vilna.

-> Un des descendants du Gaon de Vilna, Rav Aizik Ausband, fait remarque que les mots suivants : וצדק יהיה לך (vatsédék yiyé la'h), ont la même guématria que le nom de sa mère : Treina (טרינה).

De plus, à l'exception des 1eres lettres, les lettres de : אבן שלמה (soit : בן למה) ont la même valeur que le nom : Zalman, qui est le 2e prénom de son père (זלמן avec le kollel).

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-> En se basant sur l'explication du Gaon de Vilna, on peut constater que l'énorme tragédie de la Shoah a démarré en 5693 (1933).soit le 7e siècle du 6e millénaire.
Cela correspond à la paracha Ki Tavo (la 7e de Dévarim), qui contient des mots de réprimande et de terribles menaces de souffrances qui vont s'abattre sur le peuple juif.

[en effet, dans cette paracha, il y a un total de 98 malédictions!!]

-> Nous pouvons nous consoler par le fait que nous vivons dans le 8e siècle de ce 6e millénaire (années de 5700 à 5800), ce qui correspond au duo de parachiot : Nitsavim - Vayélé'h, qui sont appelées communément : "la portion de la téchouva".

Ce 8e siècle démarre vers la fin de la 2e guerre mondiale.
Comme par "hasard" la Torah a encore raison, car à partir de ce moment nous pouvons constater qu'il y a une vague de téchouva, comme il n'y en a jamais eu dans l'histoire.
Des juifs, parfois très éloignés de la Torah, retournent à leurs racines et deviennent totalement pratiquants.

"La guématria du mot : riche (achir - עָשִׁיר) est de 580, tandis que celle du mot : pauvre est de : 130 (ani - עני).
La différence entre eux est de : 450, équivalent au mot : "[il] donnera" (yiten - יִתֵּן).

Nous devons combler le fossé entre les riches et les pauvres en donnant davantage de tsédaka et en venant en aide à ceux dans le besoin."

[Rav Moché Yé'hiel haLévi Epstein]

"Lorsque tu sortiras (כִּי-תֵצֵא) en guerre contre tes ennemis, Hachem ton D. le livrera dan ta main, et tu captureras ses captifs" (Ki Tétsé 21,10)

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Abir Yaakov) nous enseigne :
La Torah fait référence à la guerre contre le yétser ara, qui souhaite à chaque instant faire tomber un juif.
C'est pourquoi, nous devons : sortir (tétsé - תצא) avec l'équipement approprié : les téfilim (ת), les tsitsit (צ) et le signe (ot - א) du Shabbath et de la circoncision.

Cependant, cela ne suffit pas pour gagner la bataille, il nous faut également (être armés de) : la téfila (ת), la tsédaka (צ) et la "lumière" (ohr - א) de l'étude de la Torah.

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-> Le Baal Chem Tov disait qu'il ne suffit pas de simplement aller en guerre contre son yétser ara ("tu sortiras en guerre contre"), nous devons également : "tu captureras ses captifs", c'est-à-dire capturer et saisir cette inclinaison (yétser) pour l'injecter dans notre service d'Hachem.
En effet, la vision de l'empressement et du dévouement du yétser ara à faire tomber l'homme dans ses pièges, doit nous inciter à améliorer notre manière de servir D.

[le yétser ara nous motive tellement bien à la faute qu'il est impressionnant de constater toute l'énergie, toutes les capacités et la volonté que nous avons subitement.
Nous devons "capturer" ce constat, afin de tendre à agir de même selon la volonté de D. ]

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-> Le Méam Loez rapporte le Kli Yakar, affirmant que : "Lorsque tu sortiras (כִּי-תֵצֵא) en guerre contre tes ennemis" = cela doit être compris littéralement : pour un juif la guerre doit être menée hors de son peuple (tétsé).
En effet, comme sont graves les conséquences de la dispute et la division à l'intérieur du peuple juif.
C'est à cause de cela par exemple que le 2e Temple a été détruit, et que nous sommes jusqu'à aujourd'hui dans un terrible exil.

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-> "Quand tu iras en guerre contre tes ennemis" (Ki Tétsé 21,10)

Rabbi Its'hak Yaakov Wachtfogel interroge : "La formule 'contre tes ennemis' n'est-elle pas de trop? Part-on en guerre contre ses amis?
Ce dont il est question dans ce verset, c'est de vérifier vraiment, avant de partir en guerre contre quelqu'un, s'il est ton ennemi, si tu ne prolonges pas aujourd'hui une guerre qui s'est achevée hier, si la guerre est obligatoire et si elle ne constitue pas, au fond une simple tentation!"

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-> "Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi, Hachem ton D. te le donnera entre tes mains"

Ce verset fait allusion à la guerre contre le mauvais penchant.
On peut constater que la Torah n'a pas dit : "Quand tu feras la guerre contre ton ennemi", mais plutôt : "Quand tu sortiras contre ton ennemi". Car ce qu'Hachem attend de l'homme c'est uniquement qu'il veuille vaincre son mauvais penchant. Et dès lors que l'homme sort en guerre contre lui, c'est-à-dire qu'il exprime sa motivation de le combattre, alors "Hachem ton D. te le donnera entre tes mains", et la victoire sera obtenue.
C'est ce que nos Sages disent : "Celui qui veut se purifier, on l'aidera (du Ciel)".
[d'après nos Sages - rapporté par le rav Mikaël Mouyal]

+ "Il y a 74 mitsvot dans la paracha Ki Tétsé, ce qui est la guématria de : דע (savoir - da).
La meilleure manière de connaître un auteur est d'en étudier son livre.
La meilleure façon de connaître Hachem est d'en étudier Sa volonté : la Torah.
[...]
Le nombre 74 a aussi la même valeur que : עד (témoigner - éd).
La façon dont nous gardons les mitsvot de la Torah témoigne de notre véritable niveau à combattre notre yétser ara, et à revenir vers Hachem."

[Rav Gamliel Rabinowitz]

"Devant les Cohanim et les juges qui seront en ces jours" (Choftim 19,17)

-> Selon Rachi : Yifta'h dans sa génération vaut Chmouël dans la sienne : Tu dois leur témoigner le même respect.

-> Le Yitèv Lev (Rav Yékoutiel Yéhouda Teitelbaum) commente :
"Le nom de Yifta'h (יִפְתָּח) vient de la racine : s'ouvrir (פתח - pata'h).
Nous apprenons de là une importante leçon : Si une personne fait son possible pour ouvrir et développer son service de D., et ce à tout moment de sa vie (même quand c'est très dur), alors Hachem la regardera avec beaucoup d'honneur et de respect, comme si elle avait autant de valeur que le grand tsadik : le prophète Chmouël."

"L'arbre du champ c'est l'homme même" (Choftim 20,19)

-> Le rav Sim'ha haKohen Kook explique qu'à l'image de l'arbre qui doit se battre contre les forces naturelles de la gravité afin de grandir, de même le but de chaque juif dans ce monde est de grandir dans la Torah et la crainte du Ciel, malgré les forces naturelles du yétser ara pour l'amener à terre.

-> Selon le Maharal, de la même façon que les arbres, pour remplir leur fonction, doivent produire des branches, des rameaux, des fleurs et des fruits, l'homme est envoyé sur terre pour agir de façon productive et s'attacher à des idéaux de vérité morale, intellectuelle et spirituelle.
[on doit se nourrir des racines fortes et profondes de notre tradition pour grandir droit vers le Ciel (Hachem).
Nos Sages appellent "fruit" la récompense des bonnes actions, car ces actes constituent le véritable épanouissement de l'homme.]

"Des juges et des officiers tu nommeras (titen lé'ha - תִּתֶּן-לְךָ)" (Choftim 16,18)

Rabbénou Efraïm fait remarquer que le mot : "titèn" (תִּתֶּן) a une guématria de 850, qui correspond au nombre d'années durant lesquelles le peuple juif a vécu en Israël jusqu'à la destruction du 1er Temple.

=> C'est par le mérite de la justice, que les juifs ont pu y vivre en paix, et dès qu'ils ont arrêté de la poursuivre ils ont été immédiatement exilés.

Il est écrit : "Tsion sera sauvée par la justice" (Yéchayahou 1,27)
Nous serons libérés et nous retournerons sur notre terre avec le Temple, par le mérite de la justice.

Cependant, la justice n'est pas suffisante, il faut y ajouter la tsédaka, comme nous trouvons dans la suite de ce verset : "et ceux qui retournent vers elle par la tsédaka" (Yéchayahou 1,27).

Rabbénou Efraïm dit qu'en plus de la justice, nous devons faire téchouva (retourner vers D.) et donner à la tsédaka.

Il est écrit : "Justice, justice (צֶדֶק צֶדֶק), tu poursuivras" (Choftim 16,20).
La guématria de "צֶדֶק צֶדֶק" est la même que : למשיח (léMachia'h).

=> Grâce à la tsédaka, nous mériterons l'arrivée du machia'h.

"Quand tu t'avanceras contre tes ennemis pour leur livrer bataille, et que tu verras une cavalerie et des chariots de guerre, une armée supérieure à la tienne, ne les crains pas, car tu as avec toi Hachem ton D. qui t'a fait sortir du pays d'Egypte" (Choftim 20,1)

-> Le rav Yé'hezkel Levistein (Ohr Yé'hezkel) dit que l'homme profondément croyant doit savoir que tous les pouvoirs sont entre les mains de D.

Nous devons avoir la conviction qu'aucune force autonome n'existe dans le monde : seul Sa volonté règne ici-bas!
En effet, toute "cause" que l'on pourrait invoquer est absolument fictive, comme on l'annonça à Sarah : " Est-il rien d'impossible à Hachem?" (Béréchit 18,14).

A chaque seconde, D. renouvelle la Création à partir du néant, et Il peut la modifier à Son gré.

Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à une armée supérieure en nombre, il nous faut rester sereins et être certains de la victoire.

Rachi commente :
-> "Cavalerie et chariot" : Tous les chevaux [de l'armée égyptienne] ne comptaient, pour Hachem, que pour un seul (Béchala'h 14,23 & Choftim 20,1) ;

-> "Un peuple plus nombreux que toi" (Choftim 20,1) : [Hachem nous dit : ] C’est à tes yeux qu’il est plus nombreux, mais il ne l'est pas aux Miens.

=> En arrivant au front, même s'il y a l'armée la plus puissante et nombreuse, nous devons être animés du sentiment que nous allons combattre un seul et unique cavalier, car l'ennemi n'est pas plus puissant que cela aux yeux de D.

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-> "Notre souci essentiel doit être de savoir ce que l'on pense de nous dans le Ciel!
Car si là-bas, on nous juge favorablement, nous n'avons rien à craindre des hommes"

[Rav de Brisk]

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+ "Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi et que tu verras des chevaux et des chars, un peuple plus nombreux que toi" (Choftim 20,1)

=> Que vient nous apprendre l'ajout à priori superflu de : "de toi" (mim'ha)?

-> Cela vient nous enseigner que quand on part en guerre et qu'on voit des chevaux, des cavaliers, un peuple nombreux et qu'on a peur d'eux, on doit savoir qu'on a provoqué tout cela par ses fautes, parce que dans tout ce qui arrive dans le monde, pour le meilleur et pour le pire, le facteur principal est l'accomplissement des mitsvot ou l'inverse.

C'est le sens du verset : "Tu verras des chevaux et des chars, un peuple plus nombreux" = sache que cela provient de toi (mim'ha), que c'est toi qui as provoqué cela par tes actes."

[Torat haParacha]

[en prolongeant cela, lorsque nous sommes tout fiers d'avoir vaincus en guerre (surtout face à une armée redoutable : plein de chevaux, chars, ...), en réalité, nous n'avons pas de quoi être si fiers, car sans nos fautes, nous n'aurions même pas eu besoin de mener la bataille!!
La puissance de l'adversité est en partie proportionnelle à la puissance nécessaire pour nous sortir de notre torpeur, de l'état d'impureté que nos fautes ont généré, afin de nous faire revenir vers notre Père Hachem.

-> "Cette voix, c’est la voix de Yaakov, mais ces mais sont les mains d’Essav" (Toldot 27,22)

-> Le midrach commente : "Quand la voix de Yaakov s’entend dans les synagogues et les maisons d’étude, les mains d’Essav ne peuvent pas vous dominer"(én hayadayim yédei Essav choltot ba’hem).

Le Gaon de Vilna explique : "la voix est la voix de Yaakov" (הַקֹּל קוֹל יַעֲקֹב – akol kol Yaakov).
Le 1er kol est écrit sans vav et peut se lire : kal (קל) , qui veut dire léger.
En d’autres termes, lorsqu’une légèreté, une faiblesse, se fait sentir dans la voix de Yaakov, les mains d’Essav le dominent.
Mais lorsque la voix de Yaakov est "pleine" (écrite pleinement, avec un vav), sans légèreté, ni faiblesse, les mains de Yaakov ne peuvent pas le dominer.

Le Gaon de Vilna commente : "les mains sont les mains d’Essav" :
Quand la voix est celle de Yaacov (par l’étude et la prière), alors les mains, sous entendu ses mains, c’est-à-dire les mains du peuple juif, seront les mains de Essav. Le peuple d’Israël aura le droit de "subtiliser" les mains de Essav pour les utiliser pour se défendre et se protéger.
Ainsi, cela revient à dire que "les mains ne seront plus les mains de Essav".
Tous les ennemis d’Israël n’auront plus leurs mains pour faire du mal au peuple juif, puisque leurs mains c’est-à-dire leurs forces seront neutralisées pour être transférées au profit d’Israël en vue de se défendre et de se protéger.

=> Il en résulte de cet enseignement du Gaon de Vilna, que lorsque nous voyons que nos ennemis ont les mains libres pour nous attaquer, c'est que nous nous sommes relâchés dans notre Service Divin, au point de ne plus contrôler leurs mains.
D'où la présence de : "de toi" (mim'ha) dans notre verset ... (en regardant leurs mains, tu peux voir l'état de tes mains!) ]

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+ "Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi"

-> Pourquoi la Torah s'adresse-t-elle au peuple juif en utilisant le singulier (et non : quand vous sortirez)?
C'est pour nous enseigner que si les juifs sont unis, alors ils n'ont absolument rien à craindre.
[un peuple juif totalement uni n'a à craindre aucune guerre!]
[Alshich haKadoch]

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-> "Quand tu t'avanceras contre tes ennemis pour leur livrer bataille, et que tu verras une cavalerie et des chariots de guerre, une armée supérieure à la tienne, ne les crains pas, car tu as avec toi Hachem ton D. qui t'a fait sortir du pays d'Egypte"

-> Selon le Ohr ha'Haïm haKadoch, ce verset fait référence à la guerre contre notre mauvais penchant.
Nous ne devons pas avoir peur de notre yétser ara et le combattre.
Sans l'aide de D., il est impossible de le dominer. [mais si on fait de notre mieux, alors nous sommes assurés d'être aidés par Hachem, et tout devient alors possible!]
C'est pourquoi le verset nous recommande de ne pas avoir peur car Hachem est avec nous!
Si on Lui montre que nous voulons nous purifier, [que nous combattons à notre niveau le yétser ara], alors Hachem va nous aider à vaincre notre yétser ara et à se rapprocher de Lui.

-> Le rabbi Aharon de Belz enseigne :
Ce verset est une allusion à la guerre que nous devons mener contre notre mauvais penchant.
Les Sages de la Grande Assemblée (anché knesset hagdola) ont fixé que la paracha parlant des lois de la guerre soit lue à proximité du mois d'Eloul (yamim nora'im) afin que nous puissions être familier avec les lois de mener le combat contre notre yétser ara, car le jugement est imminent.

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-> "Car tu as avec toi Hachem ton D. qui t'a fait sortir du pays d'Egypte" (20,1)
Pourquoi le verset mentionne-t-il que Hachem nous a sorti d'Egypte?
Lorsque les juifs ont quitté l'Egypte, les égyptiens les ont poursuivis avec 600 chars d'élite, accompagnées de tous les chars du pays.
Lorsque le peuple juif a atteint la mer Rouge, ils étaient coincés, entourés de tous les côtés : par la mer devant et par les égyptiens ultra armés derrière eux. Il n'y avait pas d'échappatoire. Malgré cela, Hachem a sauvé les juifs.
Nous devons ainsi toujours avoir en tête que Hachem est avec nous, et nous n'avons donc aucune raison d'avoir peur.  [car sinon c'est avoir une faible valeur de la puissance illimitée de D.!]
[Toldot Its'hak]

-> "Il leur dira : Ecoute Israël (Shéma Israël), vous vous rapprochez aujourd'hui de la bataille contre vos ennemis : n'ayez pas peut, ne vous affolez pas et ne soyez pas brisés devant eux" (20,3)
Le Cohen oint pour la guerre dit : "Shéma Israël" pour les encourager, en leur faisant comprendre que : rappelez-vous toujours que vous êtes appelés "Israël".
Le Zohar rapporte que Yaakov avait 2 noms : Yaakov et Israël.
Yaakov est le nom représentant le talon, un nom qui est utilisé lorsque le peuple juif est à un niveau bas.
Israël est utilisé lorsque le peuple juif est à la tête, au sommet du monde.
Le Cohen rappelle aux juifs qu'ils n'ont aucune raison de craindre l'ennemie car ils sont Israël (au-dessus de tout, comme les lois de la nature!).
[Ecoute Israël, Hachem est ton D., Hachem est Un = un juif ne doit jamais perdre sa fierté suprême d'être le serviteur/fils de Hachem ("Hachem est ton D."), qui est l'Unique, incomparativement au-dessus de toute chose. Cette conscience doit nous rendre plein de joie et de confiance dans les batailles que nous devons mener, car non seulement nous ne sommes pas seuls, mais nous avons Hachem, le Créateur de toute chose, qui nous aime à la folie et peut tout accomplir!]
[Béer Moché]

-> "Car c'est Hachem votre D., Qui vous accompagne pour combattre pour vous contre vos ennemis pour vous sauver" (20,4)
Si quelqu'un suit les voies de la Torah, alors Hachem va l'accompagner en guerre et il sera victorieux.
Si quelqu'un ne craint pas ses ennemis car il est certain que Hachem est avec lui, alors Hachem va également le rendre victorieux sur ses ennemis.
[Ralbag]

[indépendamment de notre niveau spirituel, le fait de craindre totalement D. est un mérite suffisant pour nous assurer la victoire!
En ce sens, Rachi (20,3) commente : "Ecoute Israël" = Même si vous n’avez pas d’autre mérite que d’avoir récité le Shéma Israël (où l'on affirme notre foi en Hachem), vous vous êtes rendus dignes de Son secours.