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Hachem est notre guérisseur

"Toutes les maladies que J'ai infligées à l'Égypte, Je ne vous les infligerai pas, car Je suis Hachem, celui qui vous guérit (ani Hachem rof'ékha)" (Béchala'h 15,26)

+ D'un point de vue halakhique, Hachem ne peut infliger de souffrances sans avoir préalablement prévu un remède :

-> Le Zéra Shimshon explique ce verset en se basant sur une halakha du Shoulchan Aroukh ('Hochen Michpat 420:21). La halakha stipule que si quelqu’un blesse une autre personne, l’auteur du préjudice est tenu de payer pour soigner les blessures.
Le Shoulchan Aroukh stipule que même si l’auteur du préjudice affirme pouvoir soigner la personne qu’il a blessée, nous n’acceptons pas son offre ; au contraire, on fait appel à un bon médecin pour soigner les blessures de l’autre personne et l’auteur du préjudice est tenu de payer.

Étant donné qu'Hachem est notre seul médecin, s’Il nous affligeait, Il ne pourrait plus être Celui qui nous guérit. Cela nous laisserait sans guérisseur.
Tel est le sens du verset susmentionné. Puisque Hachem est notre seul guérisseur, Il ne nous affligera pas des maux d’Égypte, car nous n’aurions alors aucun moyen d’être guéris.

Cependant, cette explication soulève une question évidente : les juifs tombent malades et ils guérissent aussi, et tout cela n’est l’œuvre de nul autre que Hachem. Selon la halakha mentionnée ci-dessus, cela ne devrait-il pas être impossible?

Le Zéra Shimshon répond à cette question par un midrach (Shir HaShirim raba 4,12) qui dit qu’avant d’affliger le peuple juif, Hachem crée toujours d’abord le remède. Alors qu’avec les non-juifs, Hachem les afflige d’abord, puis, lorsque vient le moment de les guérir, Il crée le remède nécessaire.

Le Zéra Shimshon explique que la raison en est qu’une fois qu'Hachem nous afflige, Il ne peut plus jouer le rôle de notre médecin ; c’est pourquoi Il crée d’abord le remède et le met en place avant même de nous affliger. Ainsi, lorsque l’affliction survient, le remède est déjà en place pour commencer automatiquement à guérir.

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+ La différence entre l’affliction des juifs et celle des autres nations :

-> Le Zéra Shimshon aborde un autre point dans ce verset. Si Hachem ne nous afflige pas de maux, pourquoi Se nomme-t-Il notre Guérisseur? Nous n’aurions alors pas besoin d’un Guérisseur.

Le Zéra Shimshon explique que le verset ne dit pas que le peuple juif ne tombera pas malade. Au contraire, le verset explique la différence entre le moment où Hachem envoie des maux aux non-juifs et celui où Il les envoie au peuple juif.

Lorsque les égyptiens ont été frappés (par les plaies), c'était en représailles de ce qu'ils avaient fait.
Cependant, lorsque Hachem frappe le peuple juif (en leur infligeant des souffrances), c'est dans un but tout à fait différent : c'est pour le guérir de ses maux spirituels et l'amener à se repentir.
Par conséquent, le verset ne signifie pas que les juifs ne tomberont pas malades. Il signifie plutôt que, bien qu’ils tombent malades, c’est parce que Hachem est notre guérisseur et qu’Il veut que nous nous repentions.
Le verset vise uniquement à établir une distinction entre les maux dont les égyptiens ont été frappés en guise de châtiment et les maux qui peuvent affliger les juifs et qui ont pour but de guérir le peuple juif de ses péchés, puisque Hachem est notre guérisseur.

Hachem avait promis à Avraham qu’après 400 ans d’exil, ses enfants retourneraient en terre d'Israël, comme le dit le verset : "Ils reviendront ici à la 4e génération" (dor révi'i yachouvou éna - Lé'h Lé'ha 15,16). [le terme "ici" implique en Israël]
Cela ne s’est pas produit, car après la sortie d’Égypte, les juifs ont erré dans le désert pendant encore 400 ans.

Par ailleurs, comment les juifs ont-ils pu immoler le Korban Pessah en Égypte alors que l’agneau devait être immolé (sacrifié) sur le site du Temple?

La réponse donnée est qu'Hachem a miraculeusement transporté les juifs sur les ailes des aigles, le 14e jour de Nissan, jusqu’au site du Temple pour y apporter le korban.
Par conséquent, Hachem a bien tenu Sa promesse de ramener les juifs en Israël après les 400 ans lorsqu’Il les a ramenés pour qu’ils apportent leur sacrifice.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiferet Yéhonatan Béchala'h ]

Lorsque les trois anges vinrent rendre visite à Avraham, Sarah les entendit dire qu’elle et son mari seraient bénis d’un fils.
Sa réaction fut de rire et de remettre en question leur assurance.

Afin que nous ne nous trompions pas en supposant que la réaction de Sarah était inappropriée, ils ont nommé leur fils Its'hak, ce qui signifie "rire", car Avraham et Sarah n’auraient pas nommé leur fils "rire" pour qu’il leur rappelle constamment la réaction inappropriée de Sarah lorsqu’elle a appris pour la première fois qu’elle allait être bénie d’un enfant.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan Vayéra ]

Les mitsvot = être véritablement vivant

"Mais vous qui vous attachez à Hachem, votre D., vous êtes tous vivants aujourd’hui" (Vaét'hanan 4,4), ce qui signifie que sans la Torah et les mitsvot, nous ne sommes pas considérés comme vivants du tout.
Même si une personne est techniquement vivante et respire dans ce monde, sans la Torah, sa vie n’est pas meilleure que celle d’un animal.
Une personne ne vit véritablement que lorsqu’elle est connectée à Hachem, car alors non seulement son corps physique est vivant, mais son âme s’épanouit et se nourrit de sa source de vitalité.
[rav Moché Sternbuch]

"Le Cohen portera sa tunique de lin et son pantalon de lin sur son corps. Il soulèvera (וְהֵרִים) les cendres dans lesquelles le feu a consumé l'holocauste sur l'autel et les déposera à côté de l'autel." (Tsav 6,3)

-> Rachi commente : "Le [Cohen] prélèvera une pleine poêle sur les cendres intérieures et les déposera à l'est de la rampe [de l'Autel]".
La Torah utilise le terme "véhérim", soulever, en référence à l'enlèvement des cendres, et non "véhétir", qui signifie enlever. En effet, "vihérim" implique que le Cohen soulève les cendres en les retirant.
Le fait d'enlever les cendres de l'autel symbolise le fait qu'Hachem élève le fauteur après qu'il se soit humilié en apportant son sacrifice.
La plupart des fautes sont la conséquence de l'orgueil du fauteur, et il faut s'humilier pour obtenir l'expiation. Apporter un sacrifice est une expression d'humilité, car en l'apportant, on considère qu'on devrait soi-même être amené en sacrifice sur l'Autel pour expier sa faute, mais qu'on se rachète au contraire avec l'animal.

Bien que l'humilité excessive doive être évitée (la voie du milieu est la voie correcte pour les traits de caractère d'une personne), une personne dont l'arrogance/orgueil l'a poussée à fauter doit agir à l'extrême opposé pour briser sa tendance à l'orgueil.
Cependant, une fois qu'il a réussi à briser cette tendance, elle doit abandonner la voie extrême en faveur de la voie moyenne de l'humilité modérée.
Ainsi, une fois qu'un fauteur s'est humilié en apportant son sacrifice, il doit trouver le moyen de faire preuve d'une humilité plus modérée. Les cendres d'un sacrifice symbolisent l'extrême humilité d'un fauteur repentant. Lorsque le Cohen soulève les cendres de l'autel, il symbolise le fait qu'Hachem a relevé le fauteur de son état d'humilité excessive, lui permettant de suivre la voie plus idéale de l'humilité modérée.

Il est impossible d'atteindre le juste milieu sans l'aide divine, comme nous le dit le roi David : "Hachem donne de la force aux humbles" (Téhilim 147,6).
Le mot "véhérim" (וְהֵרִים) est donc particulièrement approprié, car il contient les 3 lettres du nom d'Hachem (vav, hé et youd), ce qui implique qu'Hachem soulève une personne humble et la rapproche de Lui.
Lorsque le Cohen place les cendres à côté de l'Autel, cela symbolise le fait que la personne est désormais proche d'Hachem.
[Maharal - Gour Aryé]

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-> En résumé :
Une faute est un sous-produit du manque d'humilité du fauteur, et l'expiation exige de s'humilier en apportant un sacrifice de Chatas.
Les cendres du sacrifice symbolisent l'humilité du fauteur.
Lorsque le Cohen soulève les cendres de l'Autel, il symbolise le fait que Hachem soulève le fauteur après qu'il ait atteint l'expiation, l'aidant à trouver son chemin vers la voie moyenne de l'humilité modérée.

Kavana & le « léchem yi’houd » avant une mitsva

-> Selon le Tiféret Shlomo :
Chaque mitsva que l'on accomplit s'accompagne de nombreuses kavanot. Les grands tsadikim connaissent un grand nombre de ces kavanot et sont toujours en train de trouver de nouvelles façons de comprendre les mitsvot.
Alors que beaucoup ne peuvent pas le faire, nous disons une prières (le léchem yi'houd koud'cha béri'h ou) selon laquelle nous devrions être méritants pour accomplir la mitsva de tout notre cœur, et alors toutes les kavanot qui sont censés accompagner la mitsva sont considérées comme étant présentes.

La mitsva doit être accomplie "lechem kol Israël", comme le Arizal dit qu'avant la prière, on doit avoir la kavana pour accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même, car si une personne est complètement liée au reste du peuple juif et qu'elle prie également pour tout le peuple juif, ses prières seront certainement exaucés.
Si quelqu'un accomplit une mitsva en tant que membre du peuple juif tout entier, alors dans sa mitsva il a aussi les kavanot du peuple juif, qui élèvent sa mitsva.

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-> b'h, voir aussi : Dire le "léchem yi'houd" avant une mitsva : https://todahm.com/2018/03/05/dire-le-lechem-yihoud-avant-une-mitsva

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"Voici les récits du Tabernacle, le Tabernacle du Témoignage" (Pékoudé 38,21)

-> Nous devons comprendre pourquoi, lorsque la paracha énumère tous les détails de la construction du Tabernacle (Michkan) et des ustensiles, elle conclut chaque fois en déclarant que cela a été fait "comme Hachem l'a ordonné à Moché".
Pourquoi le mentionner à chaque fois, au lieu de tirer une conclusion générale à la fin, à savoir que tout a été fait "comme Hachem l'a ordonné à Moché"?

La Torah enseigne une leçon fondamentale sur le service de Dieu et l'accomplissement des commandements, qu'il s'agisse du shofar, de la soucca, de Pessa'h, des tefillins, ...
Chacun se compose d'actions, de mots et d'intentions, c'est-à-dire de pensées. Les intentions sous-jacentes aux commandements et aux prières sont grandes et impressionnantes, et peu de gens, même ceux qui ont un niveau spirituel élevé, saisissent plus qu'une infime partie des intentions que les hommes de la Grande Assemblée mettent dans les prières. Il en va de même pour l'accomplissement des commandements (mitsvot).

Et pourtant, chaque juif doit prendre part à ces trois aspects. Parce que l'acte physique du commandement crée un vêtement pour l'âme dans le Gan Eden inférieur, et que l'intention mise dans le commandement crée un vêtement pour l'âme dans le Gan Eden supérieur.

La réponse est donc de s'inclure et d'inclure ses intentions, que ce soit dans la prière ou dans l'accomplissement des mitsvot, dans ses repas de semaine et, à plus forte raison, dans les trois repas de Shabbat, avec les "parfaits fidèles d'Israël" (les tsadikim) qui connaissent le sens profond des prières et des commandements, selon les hommes de la Grande Assemblée.
C'est le sens de l'affirmation du Arizal selon laquelle il faut faire précéder chaque prière des mots suivants : "J'accepte par la présente le commandement positif d'aimer son prochain comme soi-même", car on inclut alors ses propres prières avec celles de ceux qui savent comment unir les attributs suprêmes. Que ces mots suffisent.

Or, en construisant le Tabernacle [dans le désert], leurs pensées étaient concentrées sur la construction du Tabernacle supérieur, comme le dit le verset : "Et le Tabernacle fut dressé" (Pékoudé 40,17), c'est-à-dire que lorsque le Tabernacle d'en bas fut dressé, le Tabernacle d'en haut le fut aussi. (midrach Tn'houma Ki Tissa 18 ; Zohar 2,240a)
Et tandis que leurs pensées et leurs intentions étaient mises en œuvre dans le monde physique d'en bas, ils avaient à l'esprit le monde spirituel, pour construire le Tabernacle d'en haut, qui est le secret de la création du ciel et de la terre et de tous les mondes.
Cependant, tous les esprits ne peuvent pas comprendre cela. C'est pourquoi, après la construction de chaque objet du Tabernacle, le peuple déclarait clairement qu'il le faisait selon l'intention intérieure que Hachem avait ordonnée à Moché.

C'est également ainsi que nous disons [avant l'accomplissement de chaque mitsva] : "Que l'agrément du Seigneur notre D. soit sur nous, et qu'il affermisse l'œuvre de nos mains, et qu'il affermisse l'œuvre de nos mains" (Téhilim 90,17).
[Baal Chem Tov - rapporté par le Ben Poras Yossef - Introduction, p.8, 9 ]

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-> Gan Eden signifie littéralement "le jardin d'Eden", mais se réfère ici à la dimension spirituelle dans laquelle l'âme s'élève après la mort. Selon la Kabbale, lorsque l'âme quitte le corps physique, elle entre dans un corps spirituel, appelé le "vêtement des rabbins", qui est formé de toutes les bonnes actions et mitsvot que l'individu a accomplies au cours de sa vie.
Et tout comme une personne vivante a un côté physique et un côté spirituel, une dimension extérieure et une dimension intérieure, l'âme après la mort a une dimension extérieure, le "vêtement des rabbins", et une dimension intérieure, qui a été formée par l'intention que l'on a mise dans l'accomplissement des mitsvot dans ce monde.
De plus, lorsque l'âme continue à s'élever après la mort, les dimensions intérieures s'extériorisent pour devenir des vêtements extérieurs, et de nouvelles dimensions intérieures se révèlent.  (voir rabbi Tsadok haCohen de Lublin Tsidkat haTsadik 155)

Fauter = des conséquences de grande portée

+ Fauter = des conséquences de grande portée :

-> A l’origine, Pharaon avait décrété que seuls les nouveau-nés juifs de sexe masculin seraient jetés dans le fleuve. Cependant, le jour où Moché est né, il a décrété que tout fils qui naîtrait serait jeté dans le fleuve, même les bébés égyptiens.
Rachi, dans son commentaire sur ce verset, explique que les astrologues de Pharaon avaient vu dans les étoiles que le rédempteur des juifs était né ce jour-là, mais ils ne savaient pas s’il était juif ou égyptien.
Ils virent en outre que le rédempteur serait frappé par l’eau, et conseillèrent donc que tous les garçons nés ce jour-là soient jetés dans le fleuve.
En réalité, les étoiles faisaient référence à l’épisode des "eaux de la discorde" (mé mériva), au cours duquel Moché est considéré comme ayant fauté en fournissant de l’eau aux juifs dans le désert (frappant le rocher). [son péché était très mineur, et les Richonim présentent diverses opinions quant à ce qu’il a exactement fait de mal. ]

Le rav Aharon Leib Steinman a souligné que les étoiles ne peuvent révéler que des événements physiques à venir, et non ceux de nature spirituelle. À première vue, il semblerait que l’incident de mé mériva ait été d’ordre spirituel ; Moché n’est pas tombé physiquement dans l’eau (du Nil), mais a été puni parce qu’il avait fauté au sujet de l’eau. Comment alors l’astrologue a-t-il vu cet événement?

Cela nous enseigne, dit le rav Steinman, que la faute ne crée pas seulement des énergies négatives dans le monde spirituel, mais qu’il a également un effet perceptible sur le monde physique. Hachem nous cache ces effets afin que nous puissions avoir le libre arbitre, mais ce que les astrologues de Pharaon voyaient, c’était la conséquence physique de la faute de Moché.

Le rav Steinman ajoute un autre point : On pourrait penser que les effets négatifs d’une faute apparaissent après que la faute a été commise. Ici, cependant, Moché n’avait pas encore commis cette faute ; celui-ci ne se produirait que 120 ans plus tard, à la fin de la vie de Moché. Néanmoins, les astrologues étaient déjà en mesure de percevoir les effets de la faute.
Nous en tirons la leçon qu’une faute commise dans le futur a un effet rétroactif et cause des dommages avant même que la faute ne soit effectivement commise.

"La terre sur laquelle tu es couché, c'est à toi que Je la donnerai ainsi qu'à tes descendants" (Vayétsé 28,13)

-> Rachi affirme que Hachem a plié toute la terre d'Israël sous la tête de Yaakov.

Cela signifie que Yaakov n'aurait pas à voyager d'un endroit à l'autre pour récupérer ses étincelles [de sainteté], mais qu'il pourrait les trouver à sa place.
[Ben Porat Yossef - p.18b (rapportant un enseignement du Baal Chem Tov) ]

"Hachem fera de toi la tête (léroch - לְרֹאשׁ) et non la queue ... lorsque tu seras attentif aux commandements d'Hachem, ton D." (Ki Tavo 28,13)

-> De nos jours, le peuple juif porte deux noms : Israël, qui est le nom préféré (renvoie aux juifs dans leur superbe), et le moindre : Yaakov (qui renvoie à un état spirituel du peuple diminué). C'est de ce dernier qu'il est écrit : "Yaakov, son petit fils" (Toldot 27,15).
Mais dans l'avenir, ils ne s'appelleront plus que : Israël.

Le nom יעקב (Yaakov), est composé de la lettre י et du mot עקב (ékev - talon).
Le nom ישראל (Israël) est composé de la lettre י et du mot לראש (léroch - à la tête).
À l'avenir, "Hachem fera de toi la tête (לראש) et la queue" ou le talon = tu t'appelleras seulement Israël et non Yaakov.
[Ben Ich 'Haï - Od Yossef 'Haï - drouchim Ki Tavo]

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-> Tout comme l'olive atteint sa perfection à la fin, Israël atteindra sa perfection à la fin.
[guémara Ména'hot 53b]

-> Bien qu'une olive puisse être consommée en tant que fruit, ce n'est pas son état ultime. Elle n'atteint sa perfection que lorsqu'elle est pressée en huile, comme l'indique la "fin" du mot זית (zayit - olive).
En écrivant pleinement les lettres du mot "zayit, on a זין יוד תו, et les dernières lettres forment נוד (un flacon), dans lequel l'huile est stockée,

Israël aussi atteindra finalement la perfection, la tranquillité et la grandeur à travers la souffrance, qui fait sortir l'homme de son corps.
C'est ce qu'indique la "fin" du mot ישראל : dans l'alphabet hébraïque les lettres qui suivent ces lettres s'écrivent כתש בם (les presser).
Ainsi, Israël "atteint sa perfection à la fin".
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada]

"Et D. prononça toutes ces paroles : "Je suis Hachem, ton D., qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, d'une maison d'esclavage. Tu n'auras point d'autre dieu que moi" (Yitro 20,1-2)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente :
Au don de la Torah, Hachem a parlé avec puissance tous les commandements en une seule parole.
[...]
Nos Sages (guémara Makot 24) ont dit que les deux premiers Commandements : "Je suis Hachem, Tu n'auras pas d'autre D."... les Bné Israël les ont entendu de la bouche d'Hachem, avec une voix puissante.
Donc lorsque D. a dit les 10 Commandements, il n'est sorti de Sa bouche qu'une seule Parole (qui comprenait tous les 10 Commandements), l'oreille humaine ne peut pas entendre toutes ces puissantes paroles et lorsque les Bné Israël les ont entendues, ils n'ont pu percevoir que les deux premiers Commandements.

Leur âmes (néchama) a quitté leur corps, et comme il est dit : "Mon âme est sortie en parlant" (Chir haChirim 5,6), et ils n'ont pas pu l'entendre et comprendre plus que cela.
Tous les 8 autres Commandements qui sont sortis de la Parole de D. comme des flambeaux, se sont posés sur le mont Sinaï, jusqu'à ce que l'âme des Bné Israël leur soit revenue (résurrection) grâce à une rosée de vie.
Alors toutes ces paroles divines se sont présentées à chacun des Bné Israël et leur ont dit tous les autres Commandements qu'ils n'avaient pas entendus de la bouche de D.

On peut comprendre maintenant la raison pour laquelle les deux premiers Commandements sont écrits tel que D. les a dits : "Je suis Hachem, ton D. qui t'a fait sortir d'Égypte", car c'est D. Lui-même qui parle aux enfants d'Israël!
Mais ensuite, c'est l'ange envoyé de D. qui a rapporté ses Paroles comme le verset l'écrit : "c'est Shabbat pour Hachem, ton D.", en souvenir de D. qui a créé le monde en six jours. C'est pour cela que Hachem l'a béni, et de même pour tous les autres Commandements.

La voix (l'envoyé de D.) ne peut mentir et dire c'est Mon Shabbat car J'ai créé le ciel et la terre ... puisque c'est l'ange envoyé de D. qui parle.
D'après cela, on peut comprendre ce que le verset dit : "Et Il a parlé (Elohim) toutes les Paroles" avec Sa puissante voix qui proviennent de ce Nom, Il les a prononcées toutes en une seule Parole, et aussi Il a donné de la puissance à Ses Paroles, de telle sorte qu'elles puissent parler elles-mêmes ensuite aux Bné Israël au moment voulu, comme il y a eu lieu.
Puisque les Bné Israël ne pouvaient plus les entendre toutes, de la bouche de Dieu, elles ont parlé elles-mêmes.

On peut aussi expliquer d'après ce que nous enseignent nos Sages dans le midrach (Tan'houma Toldot 7) que D. n'associe pas Son Nom à aucune créature de son vivant. D'après la raison du prophète : "même dans Ses saints, Il ne met pas Sa croyance" (Iyov 15,15).
Pour cette raison, Il n'a associé Son Nom à celui d'Avraham en disant : "Hachem Ton D.!" qu'après sa mort. C'est ce que veut dire le verset : "Et D. (Elohim) a parlé toutes ces choses-là" = c'est-à-dire d'une parole puissante.
C'est pour unir Son Nom sur chacun d'entre eux et dire : "Je suis Hachem, ton D."

Hachem s'est adressé à eux de cette manière (avec rigueur) afin de les éprouver, les raffiner et par cela enlever l'impureté qui était ancrée au fond d'eux et ils auraient alors le niveau requis pour qu'Il puisse leur dire : "Je suis Hachem, ton D."
D'après ce que nos Sages ont enseigné, que leur âme les a quittés.
=> Il se trouve qu'Hachem a uni Son Nom avec eux au moment-même où leur âme est sortie d'eux et tout de suite, Il dit à chacun d'entre eux : "Je suis Hachem ton D."

[Le Ohr ha'Haï ajoute : ] Je me dois d'expliquer la raison pour laquelle ce sont les deux premiers Commandements uniquement que les Bné Israël ont entendus de la bouche d'Hachem : "Je suis Hachem, ton D., qui t'ai fait sortir d'Egypte" et "Tu n'auras pas de dieux étrangers".
Il faut savoir que ces deux Commandements sont réellement les racines et les bases de toutes les autres mitsvot.
"Je suis Hachem" est la base et la racine des mitsvot positives, et "Tu n'auras pas de dieux étrangers" est la racine des mitsvot négatives.
=> C'est pour cela que D. a enraciné au fond d'eux ces deux Commandements. Ainsi la Torah restera profondément ancrée en nous, et ne nous quittera plus jamais pour toutes nos générations à venir.

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-> "Je suis Hachem, ton D. (ani Hachem Elokékha - אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ), qui t'a fait sortir d'Égypte, de la maison d'esclavage" :
Ce commandement s'adresse à l'âme et au corps, "Je suis Hachem ton D." parle à la néchama (l'âme) puisqu'étant spirituelle, elle reconnaîtra la Divinité. C'est pour cette raison d'ailleurs que dès qu'elle a entendu Je suis Hachem, elle a quitté le corps, elle a reconnu son Créateur et venant du monde supérieur, du monde de l'Unicité, elle a voulu s'unir à Lui.

C'est aussi pour cela que, même dans le monde du bas le monde de la séparation (pluralité), le peuple d'Israël, étant sanctifié par son âme (néchama), est appelé "un peuple unique" et est comparé aux anges.
Le corps dont la vitalité ressemble à celle de l'animal (les besoins vitaux et matériels du corps) ne reconnaît pas la lumière spirituelle et merveilleuse de son Créateur. Au simple fait d'entendre la première Parole "Je suis Hachem", c'est pourquoi D. finit et dit "Qui t'a fait sortir d'Egypte", il se sensibilisera à ce bienfait matériel dont le créateur l'a comblé.

On peut expliquer également de cette manière, "Je suis Hachem, ton D." avant ta venue dans ce bas monde car tu es une partie de la lumière Divine comme une partie de Dieu Lui-même (Haazinou 32,9) et le verset continue "Qui t'a sorti d'Égypte", c'est-à-dire c'est la raison pour laquelle Je t'ai fait sortir d'Égypte, et celle aussi pour laquelle J'ai secoué la terre et tous ses habitants, le ciel et toutes les constellations (les astres) pour Israël, afin de le sortir d'Egypte.
Je ne pouvais pas ne pas sauver ces particules de sainteté, afin qu'ils deviennent mes serviteurs.

Ou encore on peut séparer le verset de telle manière "Je suis D." (יהוה - D. de miséricorde) aussi bien lorsque Je te comble de bienfaits Je suis ton Maitre, et même lorsque Je te mets à l'épreuve, et t'envoie des signes de remontrance, Je suis aussi "ton D. Eloké'ha" (אֱלֹהֶיךָ - D. de justice).

Egalement, d'après ce que nos Sages nous ont enseignés (guémara Béra'hot 60), un homme doit louer Dieu avec joie, aussi bien dans les bonnes circonstances que dans les mauvaises, car réellement les remontrances et les épreuves que Dieu nous envoie sont une bonté et un bienfait pour nous.
C'est ce que le verset dit : "Je suis D." (de miséricorde), même lorsque Je Me montre "ton Hachem" (justice) c'est-à-dire même lorsque Je t'éprouve.

-> "Qui t'a fait sortir d'Égypte de la maison d'esclaves" :
Ces 2 termes font allusion à 2 époques, la première est l'exil (galout) d'Égypte dont Il nous a sortis, et la deuxième de la maison d'esclavage, qui fait allusion à notre exil actuel. Exil où nous sommes asservis et humiliés par toutes les nations et par tous les peuples parmi lesquels nous nous trouvons. Hachem fait allusion, que même de celui-là, Il nous délivrera.

Ou encore cette répétition vient nous expliquer, car on peut se demander, pourquoi Hachem nous a-t-Il fait sortir d'Egypte, pourquoi ne nous a t'il pas comblé d'un plus grand bienfait? Il aurait pu nous laisser en Égypte où nous serions devenus les chefs, les gouverneurs de la terre.
Nous aurions pu ainsi dominer nos ennemis, et ceux qui nous avaient asservis seraient devenus nos serviteurs, de ce fait, les Bné Israël auraient été plus satisfaits et auraient prouvé au monde la puissance de D. et de Son pouvoir. Et tout le monde aurait reconnu qu'il y a un Dieu Qui juge.

A cela, D. dit que la raison est que la terre d'Egypte elle-même est une "maison d'esclavage", car lorsqu'il a partagé le monde en 70 parties, il a nommé des princes célestes qui seront les intermédiaires entre la nation de cette partie du monde et lui-même, ainsi en est-il dans le monde entier, à l'exception de la terre de Canaan, que D. a choisie pour la gloire de Son Nom.
"Les yeux de Dieu y sont portés du début de l'année jusqu'à la fin" = c'est à cela que fait allusion le verset de la maison d'esclavage, un endroit d'esclaves de D. (dominé par les princes célestes).
Hachem ne désire pas que l'on soit dominé par un prince, aussi céleste soit-il, si ce n'est par Lui-même, bénit soit-Il. C'est pour cela qu'Il nous a fait sortir d'Égypte un pays d'esclaves (les princes célestes dominent) afin de leur faire hériter de la terre qui est celle de la maison de D. uniquement.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]