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"Aharon la portera pour faire le service, pour que le son s'entende quand il entrera dans le saint lieu devant D."  (Tétsavé 28,35)

La Torah nous indique ici que le Cohen gadol doit porter une robe ornée de clochettes à ses bordures, afin que leur bruit annonce sa venue "lorsqu'il entrera dans le saint lieu devant D."

A propos de ce verset, Rav enseigne à ses élèves : "N'entre pas dans une maison de façon soudaine."

-> "Rabbi Yo'hanan, lorsqu'il allait s'enquérir du bien de rabbi 'Hanina, se mettait à tousser (pour être entendu), parce qu'il est dit (dans notre verset) : "pour que le son s'entende quand il entrera"."
[midrach vayikra rabba 21]

-> "Jamais un homme n'entrera soudainement dans la maison de son prochain, et chaque homme apprendra les règles de savoir-vivre de D. qui se tint devant l'entrée du gan Eden et appela Adam, comme il est dit : "D. appela Adam et lui dit : Où es-tu?". "
[traité Dérekh Erets - chap.5]

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-> La guémara (Pessa'him 112a) rapporte que rabbi Akiva a donné 7 ordres à son fils rabbi Yéhochoua, dont l'un d'eux était : "N'entre pas dans ta maison soudainement [sans toquer préalablement à la porte]".

Dans son commentaire sur la guémara, le Rachbam cite le midrach relatant qu'à chaque qu'il approchait de sa maison, rabbi Yo'hanan faisait intentionnellement du bruit pour alerter toute personne qui pouvait être à l'intérieur, de son arrivée imminente.
Rabbi Yo'hanan expliquait sa manière d'agir en citant notre verset, demandant au Cohen Gadol d'avoir des clochettes sur la bordure inférieure de sa robe (le Mé'il), afin de pouvoir faire du bruit pour annoncer sa venue à chaque fois qu'il entrait dans le Sanctuaire (le kodéch).

=> Comment des personnes aussi grandes que rabbi Yo'hanan ou rabbi Akiva, peuvent-elles déduire une façon de se comporter pour tous au quotidien, à partir de lois spécifiques applicables uniquement au Cohen Gadol, dans son Service Divin, dans l'extrême sainteté du Temple?

-> Le Michméret Ariel répond en se basant sur la guémara (Sotah 17a) enseignant que si un mari et une femme sont méritants, alors la présence Divine réside avec eux, et leur maison sera remplie d'une atmosphère de sainteté.
=> Il en résulte que tout mariage réussi permet de créer dans sa maison un lieu de résidence de la présence Divine (à l'image du Michkan), et d'une certaine façon la conduite appropriée en ce lieu peut se déduire de celle du Cohen Gadol.

=> La vie d'un couple est pleine de défis, mais n'oublions pas de voir dans nos efforts pour maintenir l'harmonie et la joie dans le foyer, comme le moyen permettant d'amener la présence Divine à résider dans notre foyer (avec toutes les bénédictions et la sainteté que cela engendre).
Est-ce que cela faut-il vraiment la peine de se faire la tête sur une chose si petite/éphémère, par rapport au prix à payer : faire partir de chez nous Hachem!

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-> "Ils feront pour Moi un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux" (Térouma 25,8)

Le Ohr ha'Haïm haKadoch déduit que la présence Divine ne réside pas uniquement dans le Michkan, mais également dans la maison de chaque juif où règne le shalom : une véritable paix et de la sérénité. C'est ainsi que de nos jours toute maison juive peut servir individuellement de : Temple miniature (Beit Mikdach méat).
De plus, lorsqu'un couple ajoute leur "lèv" (cœur - לב - valeur : 32) à leur "bayit" (maison - בית - valeur : 412), alors il élève leur maison pour qu'elle devienne un : mikdach (Sanctuaire - מקדש - valeur : 444), où la présence Divine réside.

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-> Le Cohen risquait, en étant dans le sanctuaire, de ressentir une telle élévation et un tel attachement qu’il aurait pu en mourir. C’est pourquoi, il avait besoin du bruit des clochettes pour le réveiller de sa dévotion et ne pas en mourir.
[rabbi Yissa'har Dov de Belz]

"Et tu ordonneras aux enfants d'Israël de te choisir une huile pure d'olives concassées, pour le luminaire, afin d'alimenter une lumière perpétuelle." (Tétsavé 27,20)

Nos Sages disent :
"Hachem leur dit : Ce n'est pas Moi qui ai besoin de votre lumière, c'est pour vous éclairer.
[...]
Les fenêtres du Temple étaient larges à l'extérieur et étroites à l'intérieur.
Pourquoi cela?
Pour que la lumière rayonne du Temple et illumine le monde."

[midrach Tan'houma - Tétsavé]

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-> Le rabbi Sim'ha Sheps (rapportant son maître le rabbi Yérou'ham Lévovitz) explique qu'en demandant d'allumer la Ménorah dans le Michkan, Hachem donnait l'occasion au peuple juif de lui témoigner de la reconnaissance envers entre autre le fait qu'Il illuminait leur vie dans le désert pendant 40 années (nourriture, boisson, pas trop chaud le jour ni trop froid la nuit, protection contre tous ennemis même les bêtes vénéneuse, ...).

Face à toutes les infinies bontés de D., les juifs voulaient faire quelque chose, et Hachem leur a donné le Michkan pour leur permettre de retirer ce sentiment d'être endettés.
D. n'a besoin de rien, et c'est même lui qui nous permet tout (de respirer, de voir, de bouger, ...).
Il amène la lumière sur le monde entier, et nous demande d'en allumer une toute petite.

Pourtant, il en est de même dans notre relation avec autrui.
Lorsque nous aidons une autre personne, nous sommes alors dans une situation de supériorité (au regard de ce que j'ai fait : tu as une dette envers moi!).
-> La tendance humaine est de vouloir conserver ce sentiment, en affirmant : "Ne t’inquiètes pas, tu n'as pas besoin de me remercier!"
-> La vision juive est de donner une opportunité à celui qu'on a aidé, de pouvoir réduire son endettement envers nous. C'est : je préfère perdre ma situation de supériorité, pour permettre à autrui de ne plus être en infériorité.
A l'image de D., c'est accepter une action dont nous n'avons pas véritablement besoin, pour permettre à autrui d'avoir le sentiment de ne plus me devoir quelque chose en retour. La relation redevient d'égale à égale, et autrui ne souffre plus d'infériorité, de redevabilité à mon égard.

"Lorsque D. a émis [le 1er des Dix commandements - Yitro 20,2] : "Je suis Hachem, ton D., Qui t'a fait sortir du pays d'Egypte",  Moché a prononcé la bénédiction : "béni es-Tu ... qui ne m'a pas fait goï" (barou'h chélo assani goï)."

[midrach Abakhir]

-> Le Béra'h Moché commente : "Moché voulait ainsi exprimer sa gratitude de faire partie du peuple juif, qui a été choisi parmi toutes les nations, pour être l'élu d'Hachem."

"Et ce sera lorsque D. t’amènera au pays … qu'il a juré à tes ancêtres de te donner, un pays ruisselant de lait et de miel" (Bo 13,5)

-> "La terre d'Israël sans Torah est comme un corps sans âme. C'est juste un morceau de terre.
C'est uniquement lorsque les 2 existent ensemble, qu'il y a une unité complète."

[le 'Hafets 'Haïm – dans le 'Hafets 'Haïm al haTorah – p.65]

-> Dans les dernières années de sa vie, le rav Eliyahou Dessler est venu s'installer en Israël, et il parlait alors avec beaucoup d'enthousiasme d'à quel point c'est fabuleux d'être sur la terre sainte.

Un proche lui demanda : "Comment pouvez-vous donner si rapidement une opinion ? Vous n'avez pas encore parcouru le pays, vous n'êtes resté qu'à la yéchiva de Ponivitch depuis votre arrivée."
Rabbi Dessler de lui répondre : "Est-ce que mon impression vient du fait de voir des constructions ou des terrains ?
Absolument pas !
Ici, j’arrive à résoudre des problématiques spirituelles en 2 heures, alors qu'en dehors d'Israël je devais y consacrer plusieurs semaines."

[Marbitsei Torah ouMoussar – vol.3 – p.79]

"Puisque le peuple d'Israël déteste la querelle, aime la paix et campe comme un seul homme, le moment est venu de leur donner Ma Torah"

[fin de Dérekh Eréts Zouta]

-> L'emploi du singulier : "il campa" (vayi'han), parce que les Bné Israël étaient tous unis, comme un seul homme, d'un seul cœur (Mekhilta) - Paracha Yitro 19,16

"Israël ne sera pas sauvé eu égard à ses souffrances, sa servitude, ses tribulations, sa confusion, sa détresse ou le manque de nourriture, mais grâce à 10 hommes assis ensemble, chacun lisant et apprenant l'un avec l'autre à haute voix."

[Tana déBé Eliyahou Zouta - chap.14]

=> Même après tous les malheurs que nous subirons à la fin de notre exil, nous ne pourrons être sauvés que par le mérite de la Torah en groupe.

[ "Afin que la Torah de D. soit dans ta bouche"  - Bo 13,9]

"Si un enfant est qualifié d'orphelin parce qu'il n'a ni père ni mère, un peuple est appelé orphelin lorsqu'il n'a pas d'enfants pour perpétuer la tradition des pères."

[rav Yossef Kahanman - fondateur de la yéchiva de Ponievitch]
-> sur le verset : "Nous irons avec nos jeunes gens et nos vieillards ... car nous avons une fête en l'honneur de D." (Bo 10,9)

"Lorsque la communauté est dans la détresse, on ne doit pas penser : Je vais aller chez moi, manger et boire et tout ira bien pour moi. Au contraire, on doit souffrir avec la communauté, comme Moché notre maître ainsi qu'il est dit : "Les mains de Moché étaient pesantes, et ils prirent une pierre et la posèrent sous lui et il s'assit sur elle" (Béchala'h 17,12).
Moché ne disposait-il pas d'un coussin sur lequel s'asseoir?
Effectivement, mais il disait : Puisque la communauté d'Israël est dans la souffrance, je suis dans la souffrance avec elle.
Quiconque se conduit de la sorte mérite de voir la communauté délivrée."

[guémara Taanit 14a   -> Béchala'h 17,12]

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+ "D. dit à Moché : Que cries-tu vers Moi : Parle aux enfants d'Israël et qu'ils partent"  (Béchala'h 14,15)

Pourquoi Moché a-t-il crié vers D.?
Ne savait-il pas que D. tiendrait sa promesse et serait l'artisan de la perte des Égyptiens?

A cela, le Sfat Emet répond :
L'amour de Moché pour Israël était tellement fort qu'il perdit patience en voyant le peuple souffrir et ne put retenir l'émotion qui serrait son cœur.

+ "Quand les Bnei Israël sont descendus en Égypte, ils se sont comportés avec pudeur : chaque personne vivait dans sa propre tente, comme le dit le verset (Chemot 1:1): "Chaque homme et sa famille sont venus."
Ni Réouven ne regardait la femme de Chimon, ni Chimon ne regardait la femme de Réouven.
Chaque homme vivait pudiquement dans sa propre tente.

Même lorsque la population d'hommes était de 600.000 dans le désert, pas un seul homme ne plaça l'ouverture de sa tente en face de l'ouverture de la tente de son prochain."

(Yalkout Chimoni - Balak)

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Un des plus grands maîtres du moussar était le Rav Eliyahou Lopian, qui a enseigné la Torah pendant plus de 70 ans en Europe et en Israël.
Un de ses élèves a été invité à un mariage où les lois de la pudeur ne seraient pas respectées.
Il demanda au Rav Lopian s'il pouvait aller au mariage.
Lorsqu'il lui demanda ce qu'il allait faire à propos de l'absence de tsniout, l'élève lui répondit que la vue de femmes impudiques ne le touchait pas.
Sans un mot, le Rav Lopian chercha un livre de Téhilim et commença à prier.
"Rav, que faites-vous?" demanda l'élève.
Son maître lui répondit : "Je suis âgé de 86 ans et je suis aveugle d'un œil, et je suis toujours touché car c'est la nature humaine.
Vous êtes jeune et dans la fleur de l'âge, si vous n'êtes pas concerné par des vues impudiques, alors peut-être que vous êtes malade. Je dis des Tehilim pour votre rétablissement!"

"Israël campa là face à la montagne" (Yitro 19,2)

-> "Comme un seul homme, avec un seul cœur" (Rachi)

-> "Le mot vayi'han (campa) vient de la racine 'hen (trouver grâce).
La véritable unité n'est possible que lorsque chaque juif trouve grâce aux yeux de son prochain."
[le Rabbi de Vorka]

-> "L'unité n'est possible que si chacun est humble et que personne ne s'enorgueillit aux dépens de l'autre.

Le mont Sinaï a mérité que la Torah soit donné sur son sommet parce qu'il était la plus basse des montagnes.
Dès que les enfants d'Israël l'ont vu, ils ont compris l'importance de l'humilité et de la modestie.
C'est ainsi que les enfants d'Israël ont pu camper, comme un seul homme avec un seul cœur."
[le Na'hal Kédoumim]

-> Les juifs se sont humblement soumis à la paroles de D., car les paroles de la Torah ne demeurent que chez ceux qui se jugent aussi peu importants qu'un désert.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

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-> "Un homme doit toujours être souple comme le roseau et ne doit pas être rigide comme le cèdre"
[guémara Taanit 20b]

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar - si’ha 36) enseigne :
L'expression : "Ils campèrent dans le désert" (Yitro 19,2) fait allusion, selon le Ohr ha'Haïm haKadoch, à la nécessité de se faire "désert" donc humble, comme le désert que chacun piétine, afin d'acquérir et intégrer la Torah.
Ainsi, l'orgueil, et de façon générale tout mauvais trait de caractère (défaut), freine le pouvoir de réception de la Torah.
Ainsi, la qualité d'humilité qui consiste à être prêt à réexaminer son opinion et prêt à se plier à l'opinion d'autrui, à l'image d'un roseau qui plie sous le vent, est tellement associée à la Torah que seule une plume en roseau est autorisée pour écrire un Séfer Torah et non pas une plume en bois de cèdre qui symbolise l'orgueil.

-> De même que le roseau plie et s'adapte à tout vent, un homme doit s'adapter à l'esprit (daat) de son prochain et se conduire de façon à le satisfaire.
[le Rif]

-> La Torah a été donnée non seulement pour les besoins du peuple d'Israël, mais également pour améliorer toutes les créatures de ce monde.
Le but essentiel des activités de Torah est d'illuminer autrui et de le perfectionner et non pas d'amoindrir autrui ...
Toute la sagesse que nous avons étudiée est inutile si c'est pour souligner les défauts et les manques des créatures, car par la Torah étudiée avec humilité, chaque créature devrait trouver grâce à nos yeux.
[Keren Ora]

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-> La Torah a été donné sous le signe des Gémeaux (mois de Sivan), ce qui symbolise que les juifs doivent être unis comme si chacun était le jumeau de l'autre. Ils doivent agir les uns vis-à-vis des autres comme si tous venaient de la même mère.

Le verset y fait allusion : "Ils quittèrent Réfidim et arrivèrent au désert du Sinaï" (v.19,2).
Le mot "Réfidim" (רְפִידִים) contient les mêmes lettres que le mot : "Péridim" qui signifie séparation, et cela indique que jusqu'à cette époque les juifs avaient le défaut d'attiser les conflits.

Cependant, les juifs "quittèrent Réfidim"" = ils abandonnèrent ce défaut et s'unifièrent en aimant leur prochain comme si tous avaient un seul cœur. Ils arrivèrent alors au "désert du Sinaï".

La principale cause de la jalousie et de la compétition entre les hommes est que chacun désire atteindre une position importante, avoir plus de considération que son prochain.
Il se juge important, et lorsqu'il estime qu'on ne lui témoigne pas suffisamment de respect, il s'emporte, et c'est là le début des controverses et des disputes ...

La Torah dit "Israël campa (au singulier) là-bas, face à la montagne" (v.19,2).
Ce verbe employé au singulier indique que les juifs vivaient dans une unité et une harmonie parfaite, comme une seule personne, et ce parce qu'ils étaient "face à la montagne".
Lorsque les juifs arrivèrent au mont Sinaï, ils furent d'abord étonnés : "Pourquoi Hachem nous donne-t-Il la Torah sur une montagne si basse? Il serait sûrement plus approprié de la donner sur la montagne la plus haute du monde!
[C'est que] Hachem désire, semble-t-il, nous montrer qu'Il a la fierté en horreur. Il veut que les hommes se rendent compte de leur propre signifiance."
Dès que les juifs le comprirent, ils acquirent une grande mesure d'humilité et ne cherchèrent plus l'honneur ou l'estime d'autrui. Par conséquent, toutes les querelles s'évanouirent et ils devinrent unis.
[Méam Loez - Yitro 20,1]

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-> "Ils arrivèrent au désert du Sinaï et campèrent dans le désert" (Yitro 19,20)

Le Midrach Tan’houma demande pourquoi la Torah a été donnée dans le désert, et répond : pour nous dire que de même que le désert appartient à tout le monde, les paroles de Torah sont à la disposition de quiconque veut étudier.

Le Mabit ajoute que l’essentiel est que l’homme soit heureux de son sort et ne recherche pas du superflu qui n’a pas de fin, mais se contente de ce qu’il a.
Qu’il s’imagine qu’il se trouve dans le désert, car un homme qui se trouve dans le désert ne pense qu’aux choses qui sont les plus essentielles, l’essentiel étant de faire vivre le corps pour pouvoir servir Hachem.

-> "Tous les juifs forment une entité unique que seule la matière divise."
[Rabbi Chmouel de Sokhatchov]

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Le Rabbi 'Haïm de Tsanz demande : pourquoi le Temple a-t-il été bâti sur le mont Moria et pas sur le mont Sinaï où la Torah a été donnée?

Parce que, sur le mont Moria, un juif a tendu le cou, prêt à se laisser tuer pour la gloire de D.
Il n'y a rien de supérieur à cela.

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+ "Partis de Réfidim, ils entrèrent dans le désert de Sinaï et y campèrent : Israël y campa en face de la montagne" (Yitro 19,2)

-> Le Ohr ha’Haïm haKadoch écrit que la Torah fait ici allusion aux 3 principes de base nécessaires pour se préparer à recevoir la Torah :
1°/ "Partis de Réfidim" = abandonner le relâchement, ne pas étudier la Torah avec paresse.
2°/ "et y campèrent" = il faut étudier avec modestie, à l’image du désert sur lequel tout le monde piétine.
3°/ "Israël y campa en face de la montagne" = au singulier, comme un seul homme, doté d’un seul cœur ; il faut étudier par groupes et s’entraider.

Le Ohr ha’Haïm haKadoch explique que, lorsqu’il évoque la paresse dans l’étude de la Torah, il ne se réfère pas uniquement à l’aspect quantitatif, mais également à la qualité de l’étude effectuée. Car, semblable à de mauvaises herbes poussant dans un champ, la paresse porte atteinte à nos acquisitions en Torah.

Il se réfère ici à ce qu’il écrit par ailleurs dans son ouvrage 'Hafets Hachem : "Les gens qui cherchent à étudier superficiellement ou uniquement des sujets faciles, lorsqu’ils se trouvent confrontés à une question, ils ne se donnent pas la peine de s’y attarder, n’ayant pas la force de fournir d’effort physique ni mental. Leur Torah se transforme alors en un poison mortel car, de même qu’ils ont refusé de renforcer leur corps dans la Torah, mesure pour mesure, leur corps s’affaiblira par des maladies, que D. nous en préserve."

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-> Le Ohr ha’Haïm haKadoch commente sur ce verset (19,2) :
"Nos Sages (guémara Béra'hot 63) nous disent que [ceux qui étudient la Torah] doivent être unis, d'un cœur entier, et ils ne doivent pas étudier la Torah tous seuls, par eux même ... mais plutôt ils doivent être ensemble, s'aiguisant l'esprit l'un l'autre, et ils doivent se sourire l'un l'autre.
C'est pourquoi il est écrit : "Israël campa" (vayi'han) au singulier, car ils sont devenus comme une personne, et ce n'est qu'alors qu'ils ont mérité de recevoir la Torah."