Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Ne profane pas ta fille ... afin que le pays ne se débauche pas" (Kédochim 19,29)

-> Rachi dit que la terre se prostituerait en faisant produire ses fruits ailleurs.

-> Le Mélits Yochèr nous explique que :
"Nous voyons de là que la productivité de la terre d'Israël ne disparaît jamais.
Même quand il est décrété sur ce pays qu'il ne donnera pas de fruits, son rendement est transféré ailleurs.

Toute la bénédiction et l'opulence qui s'épanchent sur le monde émanent en réalité du pays d'Israël."

 

Source (b"h) : dvar Torah du rav Yissakhar Rubin (Talelé Oroth)

"Lorsque mes pieds foulèrent pour la 1ere fois le sol de la Terre sainte, je ressentis immédiatement en moi un souffle nouveau, j'eus le sentiment d'avoir enfin réalisé tous mes vœux, toutes mes aspirations.

En outre, chaque jour passé dans le pays m'emplissait d'une joie et d'un enthousiasme qui ne cessaient d'aller en augmentant.

A cette époque, je compris ce que signifiait le verset de la paracha Béhar : "Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne" (Béhar 25,2).
Vous pouvez constater que la Torah ne dit pas : "...que je vous ai donné", mais "que je vous donne", au présent.
En effet, quiconque a le mérite de vivre en Terre d'Israël, atteint chaque jour une nouvelle compréhension et s'enivre de l'air subtil du pays, se renouvelant tous les jours, comme si à ce moment même D. avait donné le pays au peuple d'Israël."

[Rabbi Na'hman de Breslev - après un séjour d'un an en Israël en 1798
paracha Béhar 25,2 ]

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-> "La terre d'Israël est une entité originale dont l'essence véritable est liée au peuple d'Israël par un lien organique vivant ... et il est ainsi impossible d'appréhender la qualité particulière de la sainteté de la terre d'Israël et de l'aimer de manière authentique par une réflexion rationnelle humaine, mais uniquement par l'esprit Divin qui réside sur toute la nation et qui est gravé naturellement et profondément dans l'âme d'Israël.
[...]
C'est une mitsva de goûter à pleine bouche du doux plaisir des rayons de la sainteté puissante de la terre d'Israël, afin que vous soyez repus et que vous vous abreuviez à son sein consolateur pour profiter et jouir des rayons de sa grandeur.
[...]
Le cœur a des languissements pour la terre d'Israël, la foi en terre d'Israël, la sainteté de la terre d'Israël.
Il est rempli de joie pour la terre d'Israël, de l'harmonie intérieur de la terre d'Israël, de l'adhésion à la terre d'Israël, de la confiance en la terre d'Israël."

[rav Avraham Its'hak Kook - Orot]

"Voici la règle imposée au lépreux" (Métsora 14,2)

-> Dans le 'Hovot Halévavot (Chaar Hakenia - chap.7), il est rapporté que quiconque a coutume de médire sur autrui, on lui enlève ses mérites pour les accorder aux personnes dont il a parlé.
Mais ce n'est pas tout!
On lui attribue également les péchés commis par ces dernières.

-> Cet enseignement a été confirmé par le Maguid céleste qui s'est révélé à Rabbi Yossef Karo en ces termes :
"Celui qui dit du lachone hara sur autrui, on lui enlève ses mérites et on les accordait à celui dont il a parlé.
C'est la pure vérité!
Et si les gens savaient cela, ils se réjouiraient en entendant qu'on dit du lachone hara sur eux, comme si on leur donnait un cadeau d'or ou d'argent."
[le Maguid Mécharim sur la paracha Vayakél - dibour hamat'hil od amar]

-> On raconte qu'un homme médit une fois au sujet d'un certain 'hassid.
Lorsque ce dernier eut vent de ce qui avait été dit sur lui, il s'empressa d'offrir à cet homme un somptueux cadeau auquel il joignit la lettre suivante :
"Mon cher frère, je t'offre ce présent en échange du grand cadeau dont tu m'as gratifié.
En effet, à peine as-tu médit à mon sujet que dans le Ciel, on a crédité mon compte de tous les mérites que tu avais acquis tout au long de ton existence!
Si j'ai reçu un cadeau aussi précieux de ta part, à savoir tous tes mérites, n'est-ce pas la moindre des choses que je te fasse un cadeau réciproque."

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-> Nos Sages (guémara Arakhin 15) eneignent que le mot métsora (lépreux) et dérivé des mots motsi chem ra (la diffamation).

-> Le 'Hafets 'Haïm nous dit que le corps humain est composé de 248 organes, mais que le plus important de tous est la langue car c'est elle qui décide du maintien de tous les autres organes, comme il est écrit : "La vie et la mort et la mort dépendent de la langue" (Michlé 18).

Une ouverture des eaux

+ Une ouverture des eaux :

Nous connaissons le miracle étonnant où les eaux de la mer Rouge se sont fendues et ont permis aux Bné Israël de marcher sur la terre ferme. On peut rapporter différentes fois où un tel évenement a eu lieu :
- Moché et les Bné Israël à travers la mer Rouge. [Béchala'h 14]
- Dathan et Aviram à travers la mer Rouge (ils sont venus après le peuple, et la mer s'est de nouveau réouverte pour eux). [Béer Mayim 'Haïm - Béchala'h]
- Yaakov et le Yarden. [Tan'houma Yachan - Vayétsé 3]
- Yéhochoua et les Bné Israël et le Yarden. [Yéhochoua 3,16]
- les puissants guerriers qui ont aidé le roi David et le Yarden. [Divré Hayamim I 12,16]
- Un hérétique près de Rabbi Yehochoua par l'eau. [Yérouchalmi Sanhédrin 7,13]
- Rabbi Pin'has ben Yaïr et la rivière Genaï à trois reprises. ['Houlin 7a]
- Eliyahou et l'eau. [Méla'him II 2,8]
- Elicha et l'eau. [Méla'him II 2,14]
- Rabbbi 'Hanina et les eaux de Tiveria. [Yérouchalmi Avoda Zara 3,1]
- Un 'hassid et de l'eau. [Psikta déRabbi Kahana 18,5]

Date propice venue du machia’h = danger le Satan accuse

+ Date propice venue du machia'h = danger le Satan accuse :

"Dans cette année de Yovel, chaque homme reviendra à sa possession" (Béhar 25,13)

-> Le Zohar nous explique que les mots : "bichnat aYovél azot" (בשנת היובל הזאת - dans cette année de Yovel), traduits aussi par : "dans l'année de Yovel (béchana aYovél) הזאת (azot)" = le terme : הזאת (cette) fait allusion à l'année 5408.
En effet, la lettre ה , de valeur numérique 5, évoque le 5e millénaire. Ajouté au terme זאת de valeur numérique 408, on obtient l'année 5408, correspondant à l'année 1648 de l'ère vulgaire.

Le Zohar (qui a été écrit il y a 2 000 ans), nous dit que cette année 5408 sera l'année de la Délivrance. C'est alors que "chaque homme reviendra à sa possession".
Historiquement, l'année 1648 fut l'année où débuta les pogroms atroces des cosaques sous le commandement de Bogdan Chelminski. Durant 6 mois, plus de 100.000 juifs ont été assassinés.

Comme l'a annoncé le Zohar, cette année était prévue pour être l'année de la Délivrance. Mais étant donné que le peuple juif n'a pas été méritant, le Satan a pu accuser et obtenir que cette année soit transformée en année de terreur.
A chaque période particulièrement propice à la Délivrance, le Satan, qui voit sa fin approcher et se sent menacé, déchaîne alors des accusations.
C'est ainsi que le Imré Emet explique la parole des Sages : "Le Satan accuse dans un temps de danger" = c'est-à-dire quand il se sent lui-même en danger.

Mais le Ohr 'Hadach explique qu'à travers l'évocation de cette date, la Torah veut faire allusion ici à une leçon importante et éternelle. En effet, le terme זאת de valeur numérique 408, correspond à 3 fois 136, allusion à 3 termes de valeur numérique 136 : צום קול ממון (le jeûne (tsom), la voix (kol) et l'argent (mamon)). Cela évoque les 3 grands principes de téchouva : le Repentir en soi (le jeûne et l'éloignement d'une vie de plaisirs), la Téfila (la prière - la voix) et la Tsédaka (par le don d'argent).
Lorsque Israël se renforcera dans ces 3 domaines, lorsqu'il reviendra au Service de Hachem, qu'il se tournera vers Lui pour Lui adresser ses demandes, et multipliera les actes de bonté et de Tsédaka, alors la Délivrance arrivera.

"Hachem parla à Moché après la mort des 2 fils d'Aharon" (A'haré Mot 16,1)

=> Pourquoi la Torah mentionne-t-elle la mort de Nadav et Avihou à propos de Yom Kippour?

On peut rapporter les explications suivantes :

1°/ Rachi (A'haré Mot 16,1) commente : "Rabbi Eléazar Ben Azaria a comparé cela à un malade au chevet duquel se rend un médecin. Celui-ci lui dit : ‘Ne mange pas d’aliment froid, et ne te couche pas dans un endroit humide!’ Vient un autre médecin qui lui dit : ‘Ne mange pas d’aliment froid, et ne te couche pas dans un endroit humide, afin que tu ne meures pas comme est mort Untel!’ Le second l’a mis plus efficacement en garde que le premier. C’est pourquoi il est écrit: ‘après la mort des deux fils de Aharon’."
Ainsi, fallait-il signifier à Aharon "qu’Il ne peut entrer à toute heure dans le sanctuaire" = dans le "Saint des Saints", un autre jour que Yom Kippour – ... "afin de ne pas mourir", comme sont morts ses deux fils.

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2°/ C’est parce que "la mort des Justes possède un pouvoir expiatoire tout comme le service de Yom Kippour" (Yérouchalmi Yoma 2a - Vayikra Rabba 20).
Ce pouvoir repose sur le fait que la disparition des Justes suscite le recueillement et la Téchouva. [Anaf Yossef]

C’est en ce sens que le Zohar précise : "Quiconque verse des larmes lorsqu’on lit dans la Torah (le matin de Yom Kippour) la mort des enfants d’Aharon, est assuré de ne pas voir mourir ses enfants de son vivant".

=> Comment comprendre cette idée qu’un Juste meurt pour expier les pêchers des autres? N’est-ce-pas une forme de sacrifice humain, rejeté totalement par le judaïsme?
Selon un midrach (Bamidbar Rabba 8,4), à la mort du roi Chaoul, Hachem fut rempli de pitié pour les Bné Israël et mit fin à la sècheresse qui régnait dans le Pays, après avoir vu les grands honneurs rendus au défunt par le Peuple au passage du cercueil dans les différentes villes.
On peut donc en conclure que ce n’est pas la mort du Juste en elle-même qui expie les pêchés, mais les marques de deuil à son égard.

Cependant, la question subsiste : comment cet acte de générosité suffit-il à obtenir le pardon, qui requiert normalement la téchouva?
En fait, explique le Chlah haKadoch, la mort bouleversante d’un Tsadik crée chez le Peuple un choc salutaire. Ainsi, face à la fragilité de l’existence humaine, ils en viennent à réfléchir sur le but de leur présence ici-bas, à améliorer leur conduite et à faire Téchouva.

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3°/ Yom Kippour est un jour où chaque juif "se rapproche de D." au point d’être, ce jour-là, à l’image des anges.
Néanmoins, cette expérience ne doit pas se suffire à elle-même. Il faut, en outre, se concentrer sur ce qui arrive après. La manière dont nous nous sommes rapprochés de D. doit influer sur les jours et les semaines qui suivent.
Les plus profondes aspirations de notre âme et les moments spirituels les plus élevés de notre expérience religieuse doivent être rattachés aux réalités de notre existence matérielle.

En faisant la fusion entre notre réalité matérielle et notre réalité spirituelle, nous raffinons le monde, l’imprégnons de sainteté et le transformons en résidence pour la Présence Divine (dira béta’htonim).
C’est la raison pour laquelle la Torah juxtapose le Service de Yom Kippour au rappel de la mort des enfants d’Aharon, dont la faute, comme l’explique le Ohr Ha’haïm (sur A'haré Mot 16,1), était de s’être "rapproché trop près" d’Hachem, cherchant par amour pour l’Eternel le "Baiser de D.", leur procurant certes, leur mort physique, mais surtout une adhésion parfaite au divin.
Cette expérience des enfants d’Aharon rappelle (sans commune mesure) celle que nous vivons le jour de Kippour dont la finalité est "le Jour d’après" = faire de ce monde physique une Demeure pour Hachem.
[Likouté Si’hot]

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-> Une question se pose : dans les cieux, le Yétser Hara n'a pas de place, comment les anges peuvent-ils donc fauter?

-> Le rav Yonathan Eibshitz explique un principe fondamental : il existe deux sortes de fautes.
Il y a un mauvais penchant de convoitise et d'envie, qui concerne les hommes et non les anges, mais il y a aussi "la faute des anges".

Il nous explique que leur profonde aspiration est de percevoir Hachem et l'endroit de Sa gloire. Ils acquièrent de temps à autre un degré et ils s'empressent de l'atteindre. Ils doivent se retenir de ne pas monter trop vite de degré et d'aller à leur rythme, qui convient à leur état actuel.

S'ils n'y parviennent pas, cela est considéré comme une faute. Ils sont punis de cette attitude !
Les cieux contiennent plusieurs genres d'anges : les anges, les Sérafim, les Ofanim, les 'Hayot Hakodech. Chacun d'eux a une mission particulière, chacun aspire à avancer et à s'élever spirituellement.
L'ange désire être comme le Saraf, à côté du trône céleste. Le Saraf veut accéder au degré des Hayot Hakodech et ainsi de suite... Ils ne recherchent pas les honneurs, mais uniquement la proximité avec Hachem.
L'aspiration des anges diffère totalement de celle des êtres humains.
Leur yétser ara est d'escalader plus vite des échelons spirituels, qu'il leur est interdit de gravir.

Selon ce principe, le rav Yonathan Eibshitz explique la faute de Nadav et Avihou. Ils voulurent se rapprocher d'Hachem, plus qu'ils ne le pouvaient ...
Il en est de même pour les saouls, ils boivent plus que de raison et éprouvent alors une forte sensation de chaleur jusqu'à s'endormir et se nuire. S'ils avaient bu lentement, gorgée après gorgée, le vin aurait été d'une grande utilité pour leur santé et leur intelligence.

-> Le Or Ha'haim Hakadoch écrit dans la Paracha de A'haré Mot : "En s'approchant devant D." : ils se rapprochèrent de la lumière Supérieure, au cœur de la sainteté et ils moururent. C'est le baiser par lequel les justes meurent. La différence est qu'eux vinrent vers Hachem pour recevoir cette mort alors que Hachem embrasse les justes pour les faire venir à Lui.

"Ils moururent" est écrit "Vayamoutou" avec l'ajout de "Vav", pour nous enseigner l'affection exacerbée des justes, qui sont prêts à sacrifier leur vie pour accéder à un rapprochement avec Hachem plus grand, doux, plaisant et important.

Le Or Ha'Haim continue : il est impossible d'atteindre ce niveau, par transmission d'un enseignement oral ou écrit de son maître. Il est impossible de décrire ce degré si élevé, à travers la compréhension si terre à terre de l'homme.

Nadav et Avihou savaient qu'ils périraient et malgré tout, ils préférèrent se rapprocher de la lumière céleste, au cœur de la sainteté.

-> D'autres se sacrifièrent aussi volontairement, dans l'unique but d'obtenir la proximité avec Dieu et ils apportèrent de l'encens (guémara Yoma 9a).
Qu'est-ce que signifie (Pro. 10; 27) : « La crainte de l'Éternel prolonge les jours, mais les années des méchants sont courtes » ? La première partie du verset s'apparente au Premier Temple, qui dura quatre cent dix ans et dix-huit Cohanim y servirent. La deuxième partie du verset concerne le Deuxième Temple, qui dura quatre cent vingt ans et plus de trois cents Cohanim y servirent... Chacun occupa sa place, moins d'un an.

En deux cent soixante-dix-neuf ans, trois cents Cohanim furent en service ! Chacun moins d'un an ! Ils consacrèrent quelques mois à rendre un nouveau Cohen apte au service, puis ils payèrent pour devenir des Cohanim Guédolim ... Ils entrèrent en service et moururent.

Quand périrent-ils? À Yom Kippour. Ils rentrèrent dans le Saint des Saints, en sachant qu'à la fin de Yom Kippour aurait lieu leur enterrement.
Pourquoi entraient-ils? Ils savaient pertinemment qu'ils allaient mourir. En outre, ils versaient de l'argent pour leur propre décès. Quel était leur motif ?
Nous ne savons pas ce que c'est de pénétrer dans le Saint des Saints avec l'encens. C'est un secret spirituel que nos sens ne peuvent pas saisir. Certaines personnes sont prêtes à mourir pour cela.

[ issu des anges & fauter : https://todahm.com/2024/10/07/placer-hachem-devant-nous-notre-protection-devant-la-faute-pour-vaincre-notre-yetser-ara ]

En essence, la lutte entre Moché Rabbénou et Pharaon représente la lutte entre la da'at de la kédoucha (sainteté), la conscience de la Providence divine, et la da’at de la sitra achra, la croyance dans les lois de la nature.
Pharaon continuait à endurcir son cœur après chaque plaie, car il pouvait expliquer que les plaies n’étaient que des phénomènes naturels.
De plus, rabbi Na'hman de Breslev (Likoutei Mohoran I,1) révèle que la da'at et la 'hokhma sont des aspects du premier-né, appelé "reichit", comme le dit le verset : "Reichit 'hokhma".
Ainsi, lorsque Hachem frappa les premiers-nés des égyptiens, cela brisa complètement le daat hérétique de Pharaon, tout en révélant la Présence d'Hachem au monde entier.

De même, de nos jours, nous devons lutter pour surmonter la croyance dans les lois de la nature. Mais tout comme les juifs en Égypte avaient Moché, nous avons nous aussi d’incroyables tsadikim qui font briller la lumière éclatante de la véritable da'at et de la émouna dans nos cœurs et nous montrent que Hachem veille sur nous, même si nous sommes tombés dans les niveaux les plus bas des ténèbres, de l'obscurité.
Il nous suffit d’étudier leurs séfarim et d’écouter très attentivement ce qu’ils disent.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat Yadaïm 2 ]

Rabbi Na'hman de Breslev explique que l’essence de Pharaon est "le pouvoir de l’illusion".
En vérité, le peuple juif était si nombreux que s’il s’était simplement levé et avait quitté l’Égypte, les égyptiens n’auraient pas pu l’en empêcher. Mais Pharaon nous a jeté un sort qui nous a donné l’illusion qu’il était impossible d’échapper à notre travail d’esclaves.
De même, de nos jours, beaucoup d’entre nous se sentent piégés dans une situation où nous devons travailler très dur pour gagner notre vie (au-delà du nécessaire - hichtadlout). Cependant, la vérité est que ce fardeau n’est en réalité qu’une illusion. Hachem pourvoira à nos revenus d’une manière ou d’une autre, même si nous ne nous poussons pas à faire des heures supplémentaires.
Nous pouvons donc nous débarrasser de notre sentiment d’esclavage vis-à-vis de notre travail et sortir d’Égypte, dès aujourd’hui.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,54 ]

"Il expiera sur la maison" (Métsora 14,53)

-> En ce qui concerne la purification des plaies, sur le corps et sur les maisons, la Torah recommande le processus d'expiation par l'apport de deux oiseaux. Ce qui n'est pas le cas pour les plaies apparues sur les vêtements. Alors que l'origine de ces 3 types de plaies était due à des fautes. Pourquoi cette différence de traitement?

En fait, nos Sages enseignent que lorsqu'un homme subit une perte d'argent, celle-ci joue déjà le rôle d'expiation pour ses fautes. Aussi, lorsque les plaies attaquent ses vêtements, la destruction de ses vêtements consiste en soi déjà une expiation. Il est donc inutile d'apporter deux oiseaux en expiation.
=> En revanche, lorsque les plaies attaquent sa maison, bien qu'il faille aussi la détruire par la suite, la Torah ne se contente pas de cette perte financière pour jouer le rôle d'expiation. Elle demande d'apporter en supplément, deux oiseaux purs. Pourquoi?

Parce que la maison comporte une Mézouza à la porte, laquelle y introduit une Sainteté Divine. Les plaies ayant attaqué une telle maison, la faute de ce fait devient plus grave. Car l'impureté a attaqué un lieu où la Sainteté de Hachem y est installée.
C'est pourquoi, on ne se contente pas de la perte d'argent pour jouer le rôle d'expiation. L'aggravation de la faute due à la sainteté de la Mézouza impose en supplément, l'expiation par l'apport des oiseaux.
['Hatam Sofer]

"Elle sera impure 7 jours... et le 8e jour, il circoncira la chair de son prépuce" (Tazria 12,2)

-> L'impureté chez la femme venant d'accoucher provient de la faute originelle et dure 7 jours. Quant au prépuce du
nouveau-né, il provient aussi de l'impureté de la faute originelle. La circoncision est pratiquée pour marquer la
libération du bébé de cette impureté le 8e jour.
Ce qui explique le lien entre l'impureté de la femme en couche et la Mitsva de la circoncision, que la Torah juxtapose dans notre paracha.

Cela permet de résoudre une question. Le sacrifice de Pessa'h ne fut pas offert dans le désert car les nouveau-nés n'ont pas été circoncis dans le désert. Ce qui rendait impossible d'apporter le sacrifice de Pessa'h, qui imposait la circoncision.
Mais alors, pourquoi ce sacrifice a t-il pu être apporté la 1ère année, qui a suivi la sortie d'Egypte? Pourtant les nouveau-nés dans l'année qui a suivi la sortie d'Egypte n'ont pas été non plus circoncis!

En fait, nos Sages nous enseignent qu' au moment du don de la Torah, l'impureté originelle avait disparu des corps des juifs. C'est la raison pour laquelle, les bébés, à cette période, naissaient sans prépuce. Cette impureté est réapparue par la faute du veau d'or, le 17 Tamouz. Seuls les bébés conçus après le 17 Tamouz, sont donc nés avec un prépuce. Mais ceux-là venaient au monde 9 mois plus tard, soit à partir du 16 Nissan.
Le 14 Nissan, la veille de Pessa'h, jour où le sacrifice de Pessa'h devait être offert à Hachem, aucun juif n'avait donc de prépuce. Le sacrifice de Pessa'h pouvait donc être offert par les Hébreux.
[Panim Yafot]