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"Les Bné Israël s’en allèrent et firent ce que Hachem leur avait ordonné" (Bo 12,28)

-> Rachi, citant la Mékhilta, commente : "Avaient-ils déjà accompli ces commandements à ce moment-là? Cette instruction ne leur avait-elle pas été donnée à Roch 'Hodech, deux semaines avant l’offrande du korban Pessah? Mais comme ils ont pris l’initiative d’accomplir ces commandements, le verset le considère comme un mérite pour eux, comme s’ils avaient déjà réellement accompli les commandements".

C’est une idée incroyable. Dès l’instant où une personne décide de servir Hachem de tout son cœur, elle est considérée comme l’ayant fait, et est immédiatement sanctifiée.
[rav Moché Sternbuch]

"Une béka par tête ; un demi-shékel du shékel saint pour chaque personne qui sera comptée, depuis l'âge de 20 ans et au-dessus, pour 603 550 [personnes]." (Pékoudé 38,26)

-> Le peuple juif a été compté exactement au même nombre, lors du premier décompte en Tichri et du second décompte en Nissan, malgré les six mois qui se sont écoulés. Comment est-il possible que leur nombre n'ait pas changé au cours de ces 6 mois? Après tout, il y avait certainement des personnes qui avaient atteint l'âge de 20 ans pendant cette période.

La réponse est que seuls ceux qui ont eu 20 ans avant au début de Tichri, le début de l'année, ont été inclus dans le décompte. Puisque Tichri ne s'est pas écoulé entre les deux décomptes, toute personne qui n'était pas incluse dans le premier décompte était également exclue du second (Rachi - Ki Tissa 30,16).

Pourtant, la question demeure : Personne n'est-il mort pendant ces 6 mois?

Le décompte incluait ceux qui avaient entre 20 et 60 ans.
Dans le désert, personne ne mourait à moins de 60 ans. Nos Sages nous disent que celui qui meurt avant l'âge de 60 ans est considéré comme mort prématurément. Bien que de nombreux justes soient morts prématurément, y compris Chmouel haNavi qui est mort à l'âge de 52 ans, c'est parce que la durée de vie d'une personne est déterminée par le mazal (constellation) sous lequel elle est née, comme le rapporte la guémara (Moed Katan 28b) : "La durée de vie d'une personne ne dépend pas de la droiture, mais [plutôt] du mazal".
Cependant, le peuple juif, lorsqu'il était dans le désert, n'était pas du tout sous l'influence du mazal, et sa durée de vie était déterminée directement par la Providence divine.
En effet, la nation a connu des miracles constants dans le désert : la manne, les vêtements qui ont poussé en même temps qu'eux, le puits de Myriam, et bien d'autres choses encore. Aucune partie de leur vie n'était régie par la loi naturelle, et leur durée de vie ne faisait pas exception. En tant que tels, ils ont tous vécu une durée de vie complète, déterminée directement par la Providence divine.
[Maharal - Gour Aryé - Pékoudé 38,26]

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-> En résumé :
Dans le désert, le peuple juif a vécu dans un environnement remarquable et surnaturel. Ils n'étaient pas du tout sous l'influence du mazal. Ainsi, chacun vécut au moins jusqu'à 60 ans, et personne ne mourut prématurément. Ainsi, leur nombre est resté remarquablement constant d'un décompte à l'autre, même après une période de 6 mois.

Plus grand de faire parce qu’on en est obligé

"Naassé véNichma" (nous faisons et [ensuite] nous comprendrons - Michpatim 24,7)

-> Nos Sages ont écrit dans le Zohar que le mot mitsva (מצוה) se compose des lettres du nom de D. (יהוה), en appliquant le système At-Bach.
[ le système de guématria At-Bach (א"ת ב"ש) permet d'échanger les lettres d'un mot : la 1ere lettre de l'alphabet (alef) est échangée avec la dernière (tav), la 2e lettre (bét) avec l’avant dernière (shin), … ]
Ainsi en l'appliquant au 2 premières lettres de mitsva (מצוה) : le mém se transforme en youd (י), et le tsadik en hé (ה). En l'ajoutant à l'autre moitié des lettres (וה), on obtient : יהוה.
Car lorsque nous réalisons une mitsva ... alors nous prenons sur nous quelque chose de très grand et de très puissant : Hachem notre D., notre Roi.
[à chaque mitsva nous nous attachons, nous recevons davantage de liens avec Hachem. ]
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

-> Le Divré Moché explique :
C'est par les mitsvot de la Torah que l'on peut véritablement se connecter à Hachem.
Nous pouvons maintenant comprendre comment le peuple juif a dit qu'il ferait (naassé) avant de l'entendre (nichma).
Au moment du don de la Torah, La zouhama (impureté spirituelle issue de nos fautes) avait disparu, et les âmes du peuple juif savaient d'elles-même exactement ce qu'on devait faire, même sans qu'on le lui dise.
Ensuite, le peuple juif a voulu le niveau supérieur de métsouvé vé'ossé, être ordonné de le faire et ensuite de le faire.
Lorsque l'on agit de cette manière, on se rapproche d'Hachem, c'est pourquoi ils ont dit "nichma", nous écouterons les mitsvot afin d'être au niveau de métsouvé vé'ossé (l'idée est que celui qui fait par obligation, et non pas choix et désir personnel, a davantage de mérite, car il y a un yétser ara supplémentaire. )

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-> Celui à qui il est commandé d’accomplir une mitsva et qui l’exécute est plus grand que celui qui accomplit le commandement sans y être obligé.
[guémara Kidouchin 31a]

"Tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés du vivant d'Avraham, les Philistins les avaient bouchés et remplis de terre" (Toldot 26,15)

-> Le Méor Enayim (Vayétsé) enseigne :
Il s'agit du mystère de tous les puits que les Patriarches ont creusés pour trouver de l'eau, c'est-à-dire la Torah, dans la "terre", c'est-à-dire au niveau le plus bas.
[ l'eau est une métaphore courante de la Torah, comme dans le verset : "tout assoiffé (de spiritualité), qu'il vienne chercher de l'eau (la Torah)" (Yéchayahou 55,1).
La terre est considérée comme le plus bas des quatre éléments que sont : le feu, l'air, l'eau et la terre. ]

Car chacun des Patriarches (Avot), en perfectionnant ses traits de caractère, a fait jaillir de la terre et des niveaux inférieurs une révélation de la Torah, " une source d'eau vive " (Toldot 26,19), afin qu'elle ne soit pas recouverte à nouveau.

Cependant, après la mort d'Avraham, ces révélations ont été scellées par la "terre" qui a recouvert "l'eau". Cela est dû aux Philistins, les écorces d'impuretés qui se sont réaffirmées (les puits ont été rebouchés par de la terre).
Mais Its'hak vint et recreusa les puits, comme il est écrit : "Il recreusa les puits qui avaient été creusés du temps de son père Avraham" (Toldot 26,18).
Ceci fait également référence à la révélation de la Torah par Avraham et Its'hak.
Aujourd'hui encore, la Torah est cachée dans les actes mêmes d'Abraham et d'Its'hak.

Et tout cela afin de réparer les générations futures. En effet, sans les Patriarches, il serait impossible de comprendre la Torah et de s'approcher d'Hachem.

"Its'hak aimait Essav, parce qu'il lui donnait du gibier à manger" (Toldot 25,28)

-> Rachi explique qu'Essav a piégé et trompé Its'hak par ses paroles.
Le Baal Shem Tov fait le commentaire suivant : depuis le jour où Essav a trompé Its'hak, aucun tsadik n'a jamais été capable de voir le mal chez ses enfants.
[Zohar 'Haï - Vayechev p.346a ]

"Tu n'auras pas en toi de dieux étrangers!" (Yitro 20,3)

-> Tu n'auras pas en toi d'autres dieux :
Dans le premier Commandement, D. nous a ordonnés la croyance en Lui, et elle prend racine dans leur cœur, il continue et dit : un homme doit retirer de son cœur toute autre croyance, même s'il ne le sort pas de sa bouche. C'est ce que le verset précise en disant en toi, cela veut dire même dans ta pensée, c'est en cela un avertissement.

Un autre enseignement est tiré de ce mot "en toi", il faut savoir que lorsqu'un homme d'Israël sert une idole, il lui donne "un pouvoir" plus grand encore que lorsqu'un non-juif la sert. Il donne une grande force à celle du mal, c'est ce que le verset précise en disant : "Il n'y aura pas en toi de dieux étrangers" c'est-à-dire que c'est toi qui la rends un "(faux) dieu".
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

[en apparence il n'y a pas de différence entre un juif et un non-juif, mais la réalité c'est qu'un mot, qu'un comportement, ... d'un juif a un impact énorme (en bien ou en mal). ]

"Ils campèrent à Réfidim où il n'y avait point d'eau à boire pour le peuple" (Béchala'h 17,1).

-> Là-bas, il n'y avait pas d'eau à boire.
Nos Sages (Béra'hot 5) enseignent que le mot "Réfidim" (même étymologie que "rifayon" - relâchement) transmet que les Bné Israël ont eu un relâchement dans leur attachement à la Torah. C'est à cela que fait allusion le verset disant qu'ils ont campé à Réfidim.

La Torah est comparée à l'eau (guémara Taanit 7). Selon le Ohr ha'Haïm, c'est pour cette raison que Hachem les a privés d'eau dans cette étape (Réfidim), selon le mesure pour mesure.

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Alors, pressé par la soif, le peuple murmura contre Moché et dit : "Pourquoi nous as-tu fait sortir de l'Égypte, pour faire mourir de soif moi, mes enfants et mes troupeaux?"
Moché se plaignit à D., en disant : "Que ferai-je pour ce peuple? Peu s'en faut qu'ils ne me lapident". (Béchala'h 17,3-4)

-> Le peuple a été assoiffé là-bas :
Il est étonnant et il serait important de comprendre pourquoi D. les a mis à l'épreuve et les a assoiffés à un tel point. Et en plus, l'étonnement sur Moché est encore plus grand, car au lieu de s'investir dans la prière, supplications, il dit à D. "si je ne leur donne pas de l'eau à boire, ils vont me lapider".
=> C'est comme s'il n'était pas concerné ou inquiet de leur soif. Il semble que Hachem les ait éprouvés ainsi afin de les éduquer à toujours porter leurs yeux vers Hachem et le prier. C'est en effet un grand principe de foi et de perfection de son âme.

C'est pourquoi la Torah relève, qu'au lieu de le supplier, ils se sont disputés avec Lui et lorsque la soif s'est fait ressentir encore plus fortement, ils se sont disputés avec Moché.
La Torah témoigne qu'ils "ont mis D. à l'épreuve" (ils L'ont offensé) en disant : est-ce que D. est parmi nous?

On peut apprendre de là, qu'ils ont réfuté la présence divine et c'est pour cela qu'ils n'ont pas prié. Mais, Lui, le Maître du monde faisait tout pour leur inculquer le sens de la prière (mais, eux, ne l'ont pas compris).
Moché l'avait compris et c'est pour cela qu'il n'a pas prié lui-même et attendait ce que D. espérait d'eux : "leur prière". Lorsqu'il a vu que leur souffrance grandissait et qu'ils ne priaient toujours pas, il s'adressa à D. et lui dit « que dois-je faire à ce peuple ? »

On apprend de là que Moché savait que la délivrance qu'ils attendaient viendra grâce à la prière des enfants d'Israël uniquement. Sinon il aurait prié lui-même comme il l'avait fait au moment de l'ouverture de la mer Rouge. Et quand bien même il n'aurait pas été répondu de suite, il aurait intensifié sa prière jusqu'à ce que D. lui réponde.

Moché argumente et dit à D. encore un peu et ils me lynchent ! Si Tu les fais souffrir plus encore, ils vont me lapider. Si après les avoir fait souffrir, ils comprennent et prient en pleurant à chaudes larmes et que la volonté de D. est réalisée, tant mieux; mais en attendant ils sont sur le point de me lapider. Cela est un argument très valable.

Je voudrais faire la remarque suivante : comment un peuple choisi par D., qui a vu de leurs yeux des choses merveilleuses, des miracles, a-t-il pu se tromper et ne pas penser à se tourner vers D. et à le supplier?
Connaissant la valeur de la prière et ce qu'il en découle, les enfants d'Israël sont sortis d'Égypte car D. a entendu leurs cris (Chemot 2-24), qu'ils ont poussés lorsqu'ils étaient esclaves en Égypte.

Il faut dire qu'ils pensaient : que tout le temps que D. est parmi eux, ils n'ont pas besoin de prier, sinon c'est comme s'ils étaient livrés à eux-mêmes. Sinon cela veut dire que D. les a abandonnés et c'est pour cela qu'ils ont dit est-ce que D. est parmi nous?
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

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-> Amalek est survenu et attaqua Israël à Refidim (Béchala'h 17,8)

Amalek est survenu : du fait qu'ils ont été paresseux dans l'étude de la Torah qui est comparée à l'eau et au feu (voir guémara Taanit 7) et qu'ils ne s'occupaient pas de cette "guerre de Torah" ils ont été punis de soif, et aussi par le feu. C'est la guerre d'Amalek contre eux.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

-> Moché dit à Yéochoua : "Choisis des hommes et va livrer bataille à Amalek; demain, je me tiendrai au sommet de cette colline, la verge divine à la main. (Béchala'h 17,9)

Moché dit à Yéhochoua : Moché ayant compris la source de cette épreuve, dit que ne peuvent sortir combattre Amalek qu'uniquement des hommes comme Yéhochoua sur lequel la Torah témoigne et dit"il n'a jamais quitté la tente" de l'étude de Torah et ainsi ils le vaincront.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

Yitro se réjouit lorsqu'il entendit parler des miracles incroyables dont bénéficia le peuple juif. Comme l'indique le verset : "Yitro se réjouit de tout le bien qu'Hachem avait fait pour le peuple juif, qu'Il avait sauvé du pays d'Egypte" (Yitro 18,9).

-> Rachi explique que Yitro fut impressionné par l'abondance de bénédictions dont bénéficiait le peuple juif : la manne, le puits de Myriam et la Torah. Toutefois, ce qui l'étonna le plus fut la façon dont le peuple juif était parvenu à fuir la captivité. Aucun esclave n'avait jamais réussi à s'échapper d'Égypte, et voilà qu'une nation de six cent mille hommes s'en allait simplement, traversant la frontière vers la liberté sans aucune difficulté. C'était vraiment miraculeux.

-> Le 'Hida (Na'hal Kédoumim - Yitro) explique le pouvoir mystérieux que les égyptiens exerçaient sur leurs captifs, qui rendait pratiquement impossible à quiconque d'envisager de s'échapper : l'Égypte était connue sous le nom de "Bét HaAvadim" (la Maison des esclaves), car c'était l'habitation permanente de toute personne asservie. Une fois qu'un esclave y entrait, il n'y avait aucun espoir qu'il soit un jour libre avant la fin de son existence.
Les égyptiens accomplissaient cet exploit grâce à l'utilisation de la sorcellerie. Tout esclave qui avait le malheur de se trouver à l'intérieur des frontières de l'Egypte s'y trouvait piégé pour toujours par un sort magique jeté sur le pays.

-> Le Hida (Haggada Baté Néfech) pose la question suivante : contrairement au reste des Bné Israël, la tribu de Lévi ne fut pas soumise à l'esclavage en Égypte. Pour eux, quitter l'Égypte ne signifiait pas la délivrance de la servitude. Pour quelle raison, alors, célèbrent-ils le Zman 'Hérouténou (le temps de notre libération)?

Le 'Hida répond que même s'ils n'étaient pas esclaves, ils étaient quand même piégés en Egypte. La sorcellerie qui empêchait les esclaves de s'échapper des frontières de l'Égypte emprisonna également les Léviim.
Comme leurs frères juifs esclaves, ils étaient dans l'incapacité de quitter l'Egypte sans que la Main puissante d'Hachem ne les guide. Ainsi, eux aussi célèbrent leur libération du Beit HaAvadim, la Maison des esclaves.

-> Le séfer vaYossef David précise que le nom même de מצרים fait allusion à l'idée que le peuple juif était physiquement piégé là-bas.
Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, la Torah rapporte : "aba'im mitsrayéma" (qui sont venus en Egypte - הַבָּאִים מִצְרָיְמָה - Chémot 1,1). Les 2 lettres מ qui sont présentes dans מצרים (mitsrayim - Egypte), dans ce cas, sont ouvertes, ce qui indique que le pays était ouvert à ce moment-là (il n'y a pas de mém final, fermé, dans מִצְרָיְמָה). Ses frontières étaient parfaitement et couramment franchissables. Au début de leur arrivée, les Bné Israël pouvaient donc aller et venir à leur guise.

Peu de temps après, toutefois, le nom devient מצרים, où le premier מ est ouvert, et le dernier ם est fermé.
Cela indique qu'à l'entrée, le pays était ouvert, mais une fois à l'intérieur, les frontières étaient fermées.
Par le biais de la sorcellerie, il était littéralement impossible à quiconque de quitter l'Égypte.

-> Le Vayossef David explique plus en détail en quoi consistait ce confinement magique. Il y avait dix entrées en Egypte, dix postes-frontières. Par voie de sorcellerie, les égyptiens érigèrent des effigies ayant la forme d'animaux. Il y avait un chien à une porte, un âne à une autre, un lion à une troisième, ...

Si un esclave parvenait d'une manière ou d'une autre à une frontière, l'image de l'animal de cette porte criait. Si quelqu'un essayait de s'échapper par la porte avec le lion, par exemple, le lion rugissait, et des images de lions rugissaient également dans toute l'Egypte. Les gardes de Pharaon étaient ainsi immédiatement informés que quelqu'un tentait de sortir par la porte du lion. Des soldats étaient alors très vite envoyés à cette porte pour traquer et capturer le fuyard.

Lorsque le peuple juif quitta l'Egypte, il sortit par la porte de l'animal le plus important : le chien. Mais, comme le raconte le verset, les chiens restèrent miraculeusement silencieux.
"Mais contre tous les Bné Israël, aucun chien n'aiguisera sa langue" (Bo 11,7) ; malgré le fait que tout un peuple sortit, aucun chien n'aboya.

-> Le midrach rabba (Chémot rabba 20,19) rapporte une opinion selon laquelle les égyptiens eurent également recours à la sorcellerie pour dissimuler l'emplacement des restes de Yossef. Conformément à la coutume égyptienne, celui-ci, en tant que personne royale, fut enterré dans le palais.
Son lieu de sépulture était gardé par des chiens en or massif. Au moyen de la sorcellerie, ces chiens en or étaient programmés pour aboyer chaque fois que quelqu'un s'approchait. Le son de leurs aboiements pouvait être entendu dans tout le pays, jusqu'à une distance aussi grande que l'on peut couvrir en marchant 40 jours.

Lorsque Moché Rabbénou réussit à faire taire ces chiens, la Torah rapporte: "Mais contre tous les Bné Israël, aucun chien n'aiguisera sa langue" (Bo 11,7).
Moché cria alors : "Yossef, Yossef, le moment est venu pour nous de quitter l'Egypte, et nous pouvons maintenant accomplir le serment de "Hachem se souviendra assurément de vous, et vous ferez monter mes os d'ici avec vous" (Vayé'hi 50,25).

Ainsi, les égyptiens n'eurent pas seulement recours à la sorcellerie pour piéger le peuple juif à l'intérieur de leurs frontières, mais également pour s'assurer que les restes sacrés de Yossef ne soient pas emportés.
=> Comment, en fait, le peuple juif parvint-il à vaincre ces forces obscures? De quelle manière le peuple juif put-il surmonter la magie employée pour les enfermer à l'intérieur des frontières d'Égypte?

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-> Rabbi 'Hanina (guémara 'Houlin 7b) explique le verset : "én od milévado" (rien n'existe en dehors de Lui! - Vaét'hanan 4,35) comme faisant référence à la réalité qu'Hachem est omnipotent et que même la magie la plus puissante est inefficace contre Lui.
Il rapporte qu'une femme de son quartier tenta d'utiliser la sorcellerie contre lui. Elle s'efforça avec ardeur de ramasser la poussière sur laquelle il marchait, dans le but de tuer Rabbi 'Hanina par sorcellerie.

Celui-ci la mit en garde que ses efforts seraient vains, car aucune magie ne pourrait lui causer de mal.
La sorcellerie serait inefficace contre une personne juste (tsadik) ; comme le dit le verset : "én od milévado". Même la sorcellerie la plus puissante ne constitue pas une menace pour les tsadikim de Hachem.

La Guemara se demande si cette déclaration ne s'oppose pas à Rabbi Yo'hanan, qui enseigna que כפירה (la sorcellerie - kéchafim), est un acronyme de : "chémakh'hichin pamal'ya chél mal'a", indiquant qu'ils sont capables de contredire l'autorité céleste d'Hachem.
Cela semble impliquer que la sorcellerie est bien, en réalité, une force apte à agir malgré la présence de Hachem.

La guémara concède que, en effet, Rabbi Yo'hanan a raison dans son évaluation de la puissance de la sorcellerie, mais les mérites de Rabbi 'Hanina étaient si grands qu'ils le protégeaient de toute magie employée contre lui.
Ainsi, la guémara conclut que la magie ne peut être tenue à distance que par une personne parfaitement juste. Pour un tel individu, l'adage "én od milévado sert à l'isoler des forces maléfiques de la sorcellerie.

"Moché fit sortir le peuple du camp à la rencontre de D. et ils se tinrent au pied de la montagne" (Yitro 19,17)

-> Nos Sages (guémara Shabbath 88a) disent que Hachem a déraciné le mont Sinaï et l'a tenu au-dessus de la tête des juifs comme un tonneau : "Si vous acceptez Ma Torah, c'est bien, dit-il, sinon ce sera votre tombeau".
Cela enseigne que même si nous n'avons pas envie d'étudier la Torah et de servir Hachem, "vous n'êtes pas libre d'y renoncer" (Pirké Avot 2,3).
Imaginez que quelqu'un nous force à le faire. C'est une bonne approche pour les périodes d'étroitesse d'esprit. Nous ne devons jamais cesser d'étudier ou de servir le Hachem, même si nous n'en avons pas le désir, car au moins vous accomplissez l'action.
[le Baal Shem Tov enseigne que la principale récompense que nous recevons pour l'observation de la Torah et des mitsvot provient des efforts accomplis pendant nos périodes de petitesse, d'étroitesse (morale). ]
[Ben Porat Yossef - Vayéchev]

"Efface le souvenir d'Amalek de sous le ciel plutôt que sur la surface de la terre" (Béchala'h 17,14)

-> Le rav 'Haïm Kanievsky explique : nos Sages affirment (voir Yérouchalmi - Roch Hachana 3,8 ; Rachi - I Shmouel 15,3) que les Amalécites étaient connus pour être des sorciers. En racontant une autre bataille contre un sorcier, la guerre de Moché contre Midian et le sorcier Bilaam, Rachi (Bamidbar 31,6) relate comment Bilaam a utilisé la sorcellerie pour suspendre les rois madianites dans les airs, hors de portée des épées des juifs.
Afin de tuer les Midianites, Pin'has pointa le Tzitz (plaque frontale portée par le Cohen Gadol, sur laquelle était gravé le nom de Hachem) vers eux, et ils tombèrent.

Il est clair que les sorciers utilisaient la tactique de voler dans les airs pour éviter d'être capturés. En conséquence, la Torah déclare que les Amalécites, qui étaient connus pour être des sorciers, seraient détruits où qu'ils se trouvent sous les cieux, même s'ils volaient dans les airs et n'étaient donc pas sur la surface de la terre.
Le rav Kanievsky ajoute qu'il n'y avait aucune crainte que la génération du Déluge utilise la sorcellerie pour se suspendre au-dessus de la terre, car les Sages enseignent que l'eau annule les effets de la sorcellerie (Sanhédrin 67b). Ainsi, l'eau du Déluge les maintiendrait sur terre. En conséquence, la Torah stipule qu'ils devaient être effacés de la surface de la terre.

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-> Le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) déclare qu'Amalek était un sorcier et un astrologue. Lorsqu'il combattit les juifs, les premières lignes de son armée étaient composées d'hommes dont l'anniversaire tombait ce jour-là, car on supposait que le jour de sa naissance, le mazal (la chance) d'une personne était plus forte et qu'elle avait moins de chances de mourir.

Le rav 'Haïm Kanievsky note que ce concept ne s'applique pas aux tsadikim. Au contraire, les Sages enseignent que les tsadikim sont plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire, vivant ainsi des années complètes (Kidouchin 38a).
La raison de cette différence est que pour les gens ordinaires, la mort peut être une punition ; le jour où leur mazal est plus fort, ils sont moins susceptibles d'être punis.
Ainsi, une personne est moins susceptible de mourir le jour de son anniversaire. Pour les tsadikim, cependant, la mort n'est pas une punition, mais une récompense, puisqu'ils vont directement au Gan Eden. Ainsi, ils sont en fait plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire.