Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Aharon vint ainsi que tous les anciens d'Israël, pour manger du pain avec le beau-père de Moché devant D." (Yitro 18,12)

-> Rachi demande où se trouvait donc Moché pendant ce temps?
Il se tenait debout et les servait.

=> Pour quelle raison Moché ne mangea-t-il pas avec eux et se tenait-il debout en les servant?

-> Le verset suivant est : "Ce fut le lendemain, Moché s'assit pour juger le peuple ; le peuple se tint debout près de Moché depuis le matin jusqu'au soir" (Yitro 18,13).
Selon Rachi : il s'agissait du lendemain du jour de Yom Kippour.
Le rabbi Shalom de Belz explique qu'ainsi le repas qui fut organisé était le jour même de Yom Kippour.
Les Bné Israël n'avaient pas encore reçu la Torah et ne connaissaient pas les lois de Yom Kippour. Cependant, Moché les connaissaient et c'est la raison pour laquelle il ne mangea pas avec eux.

-> D'après le Ramban, ce repas était en l'honneur de la conversion de Yitro qui s'immergea dans un mikvé et fut circoncis.

-> D'après la Mékhilta, ce repas était en l'honneur du remariage de Moché et de Tsipora.
En effet, lorsque Moché partit pour libérer les Bné Israël d'Egypte, il divorça de son épouse, comme il est écrit : "Yitro, le beau-père de Moché, prit Tsipora la femme de Moché, après qu'il l'eût renvoyée" (Yitro 18,2).
Concernant le guét, qui est le contrat de divorce ordonné par la Torah, il est écrit à son sujet : "Il écrira pour elle un contrat de divorce et le lui donnera dans sa main et la renverra dans sa maison" (Ki Tétsé 24,3).
Ainsi, en juxtaposant les 2 versets de la Torah, nous comprenons que Moché divorça de Tsipora en la renvoyant chez elle avant de rentrer en Egypte pour délivrer le peuple juif.
Tsipora avait la possibilité de se remarier mais elle décida d'attendre jusqu'à ce que Moché fasse sortir le peuple juif d'Egypte.
Moché n'ayant pas reçu le statut de Cohen Gadol qui fut attribué à son frère Aharon, il resta un Lévi et put donc épouser une femme divorcée.
Ainsi, tous les anciens honorèrent le remariage de Moché et de Tsipora par une 'houpa et des kidouchin et firent un festin avec les 7 bénédictions durant une seule journée, car en cas de remariage les festivités du mariage ne durent qu'une seule journée au lieu de 7.
[Dorèch Tsion]

"Lorsqu'ils rencontrent un problème, il vient vers moi, et je juge entre un homme et son prochain" (Yitro 18,16)

=> A priori, il aurait été plus juste que la Torah s'exprime ici au pluriel : "ils viennent vers moi" puisque devant chaque litige, il est nécessaire de faire comparaître des témoins.
Pourquoi le singulier est-il employé ici : "il vient vers moi"?

-> Le Maharal explique que seules 2 personnes réussirent à juger correctement, sans l'aide de témoin, durant toute l'histoire de l'humanité. Ce furent Moché Rabbénou et le roi Chlomo.
Moché avait la capacité de connaître la vérité grâce à son niveau de prophétie, tandis que Chlomo y parvenait grâce à son niveau de sagesse.

Cependant à l'avenir, lorsqu'arrivera le machia'h, il jugera le peuple grâce à son odorat comme il est écrit : "Il sentira avec la crainte de D., il ne jugera point selon ce que ses yeux verront, il ne décidera pas selon ce que ses oreilles entendront" (Yéchayahou 11,3).
Il n'aura pas besoin d'entendre les différents partis, comme Moché et n'aura pas besoin de les voir, comme le roi Chlomo mais il n'aura qu'à le sentir pour discerner qui est honnête et qui ne l'est pas.

D'après ceci, nous pouvons comprendre la réponse de Moché dans la Torah lorsque Yitro vint le conseiller pour éviter qu'il ne se fatigue trop par la multitude de jugements à réaliser seul.
Moché lui répondit à ce sujet : "Lorsqu'ils rencontrent un problème, il vient vers moi" = lorsqu'il y a un jugement à réaliser, la prophétie vient vers moi et me fait savoir comment juger. Je n'ai donc pas à me fatiguer tant que cela pour arriver à déceler la vérité.
C'est la raison pour laquelle il est écrit au singulier : "il vient vers moi" qui désigne la prophétie.

"Et tu feras le candélabre en or pur, c'est d'une seule pièce que sera fait le candélabre" (Térouma 25,31)

-> Rachi commente : Moché rencontrait des difficultés à le réaliser, Hachem lui dit : "Jette le Kikar (le morceau d'or) dans le feu et il se formera de lui-même."

-> Le Divré Chmouel voit dans ce commentaire une allusion à la voie à suivre pour acquérir la émouna : lorsqu’une personne est confrontée à un obstacle ou une épreuve dans le domaine de la subsistance évoquée par le Kikar (litt. morceau de pain) et que, écrasée par le poids des vicissitudes de l’existence, elle désespère de voir sa situation s’améliorer, elle se jettera entièrement avec l’épreuve qui la tourmente dans le feu (allusion à D. qualifié dans la Torah de ‘feu dévorant’).
En agissant de la sorte, "il se formera de lui-même" (son épreuve se solutionnera d’elle-même), comme il est dit : "Transmets à Hachem le joug (de ta subsistance) et Il te nourrira" (Téhilim 55, 23).

"Tu feras la table en bois de Chittim ... et tu lui feras 4 anneaux en or" (Térouma 25,23-26)

-> Le Kli Yakar rapporte l'allusion suivante :
"Les anneaux sont ronds, ils viennent par-là évoquer que l'homme doit se rappeler que la réussite dans ce monde est une roue qui tourne comme cet anneau.
Dès lors, il se souviendra de faire participer les nécessiteux à "sa table" en pourvoyant à leurs besoins.
En effet, lorsqu'il pensera en permanence que tout son argent et tous ses biens ne sont qu'un don du Ciel et qu'Hachem peut à Sa guise les lui reprendre, cela l'incitera à utiliser son argent pour faire du bien autour de lui.
Hachem l'aidera alors à conserver cet argent qu'Il a lui-même entreposé dans ses mains."

"Ils Me feront un Sanctuaire, et je résiderai parmi d’eux" (Térouma 25,8)

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne :
"Que l’homme ne se dise pas : qui suis-je ? Et dans quelle mesure mes actions auront-elles une quelconque influence?
Mais qu’il sache et qu’il fixe dans son cœur que chacun des détails de ses actions, de ses paroles, de ses pensées, à chaque instant, possède des effets extrêmement grands.
Comment ne pas trembler lorsque l’on se rend compte des conséquences de nos bonnes actions et des destructions terribles de nos mauvaises actions qui sont bien pires que celles que Névou'hadnétsar ou Titus ont pu commettre ; car si ces deux derniers ont pu détruire le Temple d’en bas, leurs actes n’ont eu aucun effet en haut ; alors que par nos fautes nous empêchons Hachem d’exprimer Sa force et Sa bonté sur terre et nous laissons son Temple, en haut et en bas, être rendu impur.

Ce n’est que par les fautes des Bné Israël en bas, que les Temples ont été détruits, comme nos Sages l’ont dit (Midrach Eikha) : "de la farine moulue, Titus est venu moudre" ...
Celui qui a une mauvaise pensée dans son cœur (débauche), il la fait rentrer directement dans le Kodech haKodachim (saint des Saints) d’en haut car le cœur du Temple qui est le Kodech Hakodachim et le Arone est parallèle au cœur de l’homme en bas.
C’est pourquoi Hachem n’a pas dit : ‘"fais-moi un Michkan et Je résiderai en lui", mais "fais-moi un Mikdach (Temple) et Je résiderai en eux (dans les bné Israël)" ... car tout l'essetiel du Temple, de la résidence de la Chekhina, du Kodech Hakodachim est centralisé autour de l’homme qui, s’il se sanctifie et s’élève par les mitsvot, deviendra lui-même un Temple (beit midrach) et Hachem sera en lui."

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachnaa 18b) disent que : la mort d’un tsadik est aussi grave que la destruction du Temple aux yeux d’Hachem.

"Voici, Moi-même J'envoie un ange devant toi pour te garder en chemin et pour t'amener vers l'endroit que J'ai préparé" (Michpatim 23,20)

-> Rachi explique au nom du midrach (Tan'houma 18) : "l'endroit que J'ai préparé" = la Torah fait référence à la position du Temple céleste qui est aligné parfaitement avec le Temple terrestre.

-> L'Admour rabbi Yéhochoua de Belz explique que le Temple céleste a été conçu dans les mondes supérieurs avant même que ne soit construit le Temple sur terre. Lorsque les Bné Israël entreprirent la construction du Temple terrestre sur le mont Moria, ils l'orientèrent face au Temple céleste des mondes supérieurs.

Cependant, lorsque le peuple d'Israël fauta et que le Temple terrestre fut détruit, les Bné Israël furent exilés d'un endroit à un autre, d'un pays à un autre.
Hachem, dans sa grande miséricorde et au nom du grand amour qu'Il éprouve pour les Bné Israël, "déplace" depuis lors, si l'on peut s'exprimer ainsi, le Temple céleste pour qu'il soit aligné directement au Temple terrestre, que sont les synagogues et les maisons d'études où les juifs sont affairés à l'étude de la Torah et à la prière.
Car comme nous l'apprend la guémara (Méguila 29a), les juifs peuvent ressentir un peu du Temple dans les synagogues et les maisons d'étude.

-> Le rav Pin'has Friedman (Shvilei Pin'has) enseigne :
"Ils Me feront un sanctuaire et Je demeurerai au milieu d'eux" (Térouma 25,8).
A première vue, il aurait été plus juste que le verset soit écrit au singulier : "Ils me feront un sanctuaire et Je demeurerai au milieu de lui".
Pourquoi l'emploi ici du pluriel?
Lorsque les juifs ont construit le Temple terrestre, Hachem aligna le Temple céleste avec le Temple terrestre pour faire résider Sa présence depuis les mondes supérieurs jusqu'au Temple terrestre ici-bas et c'est la raison pour laquelle il est écrit : "Je demeurerai au milieu d'eux" = c'est-à-dire entre les 2 Temples.

Aujourd'hui, le Temple terrestre a été détruit à cause de nos nombreuses fautes, Hachem dans sa grande bonté et dans sa miséricorde, oriente le Temple céleste face à nos synagogues et nos maisons d'études afin que les juifs puissent élever leurs mitsvot et leurs bonnes actions depuis le monde d'en bas jusqu'au Temple céleste et ainsi attirer sur eux la sainteté des mondes supérieurs.

C'est pourquoi, nous devons être particulièrement attentifs à honorer nos synagogues et nos maisons d'études, comme il est écrit dans la guémara (Béra'hot 6a) : "Rabbi Yo'hanan a enseigné : au moment où Hachem se présente dans les synagogues, s'Il ne trouve pas 10 hommes, Il se met immédiatement en colère comme il est dit : "Pourquoi suis-Je venu et n'ai-Je trouvé personne?" (Yéhochoua 50,2)."
Hachem oriente le Temple céleste avec le Temple terrestre que sont les synagogues et les maisons d'études afin que les juifs puissent Le servir par ses prières et attirer ainsi sur le monde l'abondance de bonté du Temple céleste.

Ainsi, nous comprenons l'importance du minyan.
Lorsque Hachem ne trouve pas 10 hommes qui récitent le kaddich ou barékhou ... c'est comme si Hachem s'était "donné la peine" d'orienter en vain le Temple céleste face à ces lieux saints, ce qui attise Sa colère que D. nous en préserve.

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-> b'h, sur la notion de prier en communauté (minyan) : https://todahm.com/2016/12/27/prier-avec-la-communaute

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-> Le Rambam (Hilkhot Méla'him 11,1) écrit que le roi machia'h devra restituer la royauté de la maison de David, ... reconstruire le Temple et réunir le peuple d'Israël.

=> Comment concilier cela avec l'enseignement : "Dans le futur, le Temple sera de feu et descendra du ciel déjà construit" (guémara Soucca 41a)?

-> Le Arou'h laNer explique : ce sera effectivement le machia'h qui reconstruira le Temple, cependant, après avoir fini la construction du Temple, Hachem fera descendre un Temple de feu depuis le ciel qui s'intègrera dans ce 3e Temple terrestre de la même façon que la néchama entre dans le corps de l'homme.

"Quand un homme frappera l'œil de son esclave ... s'il fait tomber la dent de son esclave ou la dent de sa servant, il les renverra libres" (Michpatim 21,26-27)

-> Nous apprenons de ce verset que si le maître de maison a frappé son esclave cananéen et a endommagé une dent ou un œil, l'esclave sera affranchi de son esclavage.

=> Pourquoi la Torah précise-t-elle la dent et l'œil?

Le midrach explique que les esclaves cananéens sont des descendants de 'Ham.
Or, 'Ham fauta précisément avec la vue et la parole comme il est dit : " 'Ham, père de Canaan, vit la nudité de son père et l'annonça à ses 2 frères" (Noa'h 9,22).
Ainsi, l'esclave sortira en liberté contre une dent ou un œil car lorsque ce dernier subit un dommage à la dent ou à l'œil, il expie par cela les fautes commises durant sa précédente réincarnation et peut donc s'affranchir de sa condition d'esclave, sa réparation ayant été réalisée.
[Tsor ha'Haïm - Michpatim]

"Quand un homme vendra sa fille sa fille comme servante, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves. Si elle déplaît aux yeux de son maître à qui elle n'était pas destinée, il la fera racheter mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger après l'avoir trahie" (Michpatim 21,7-8)

-> Le Zohar compare l'âme (néchama) à une pierre précieuse de très grande valeur appartenant à Hachem.
Il va la transmettre gratuitement à l'homme sans aucune contrepartie financière et c'est le sens de notre verset d'après le Zohar :
- "Quand un homme vendra" = c'est-à-dire Hachem ;
- "sa fille" = c'est la néchama ;
- "comme servante" = pour être soumise dans ce monde ici-bas.
- "elle ne sortira pas comme sortent les esclaves" = lorsqu'arrive le moment pour l'âme (néchama) de quitter ce monde, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves, c'est-à-dire salie et souillée par les fautes.
Elle sortira libre, en d'autres termes immaculée et pure afin de réjouir Hachem, qui va la rétribuer et lui donner un très grand salaire dans le monde futur.
- par contre : "Si elle déplaît aux yeux de son maître" = si la néchama s'est souillée par des transgressons dans le monde d'en bas, alors "elle n'était pas destinée" = il s'agit du corps qui ne lui était pas destiné et ne méritera pas de se relever pour la résurrection des morts.
- Cependant, si "il la laisse se racheter" = si l'homme se repentit, il rachète toutes ses fautes.

- Et c'est ainsi qu' "il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger" = lorsque la néchama descend dans le monde d'en bas et demande à remonter dans le gan eden, "un peuple étranger" = c'est-à-dire les anges de destruction qui ont été créées par les fautes commises par cette néchama ne pourront pas la dominer.
- "après l'avoir trahie" = Hachem confectionne un habit pour cette néchama qui la protège et forme un bouclier contre ces anges.

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+ "S'il est rentré seul, il sortira seul. S'il a une épouse, sa femme sortira avec lui" (Michpatim 21,3)

-> Le Ménorat haMaor, explique ce verset d'après le midrach (Tan'houma) :
"S'il est entré seul, il sortira seul" = il s'agit du racha qui vient dénué de Torah dans le monde et en repart comme il est venu.
Par contre, "s'il a épousé une femme" = c'est-à-dire que si l'homme a mérité de rencontrer la Torah qui est comparée à la femme (selon la guémara Pessa'him 63b), alors "sa femme sortira avec lui" = il ne sortira pas de ce monde complètement dénudé comme il est arrivé mais sa Torah l'accompagnera dans le monde futur qui est entièrement bon, comme il est dit : "ta vertu marchera devant toi" (Yéchayahou 58,8).

"Si tu vois l'âne de celui que tu hais ployant sous sa charge, te retiendras-tu de l'aider? Aider, tu aideras avec lui" (Michpatim 23,5)

-> Le Baal Chem Tov explique :
"l'âne" qui se dit 'hamor (חמור) en langue sainte a la même racine que le mot 'homer (חומר) qui signifie la matérialité. Le verset fait ici allusion au corps de l'homme.
Les termes "Si tu vois l'âne" signifient que si tu analyses bien ton corps matériel, tu comprendras qu'il te "hait", il déteste la néchama divine qui est en son sein car le corps est rempli d'envies primaires et s'oppose à toute spiritualité. Et lorsque tu vois ton corps "ployant sous sa charge" sous les 613 commandements qui sont perçus par ce dernier comme une charge très lourde, peut-être "te retiendras-tu de l'aider" dois-tu arrêter de considérer ton corps et de l'aider? Peut-être devrais-tu briser ses envies primaires par des jeûnes et des souffrances corporelles?

Ainsi, la Torah déclare : "Aidez, tu aideras avec lui". On doit aider le corps à vivre sans le briser comme l'ont enseigné les Sages : "une âme sainte dans un corps saint". [Ner Tamid]
D'après le Baal Chem Tov, les jeûnes et toutes les sortes de souffrance corporelles ne constituent pas le meilleur chemin pour se purifier et faire résider la lumière de la présence divine.
Au contraire, nous devons préserver le corps pour qu'il soit en bonne santé afin d'accomplir le service divin le mieux possible.

Rabbi Yossef Caro a tranché dans le Choul'han Aroukh : il est interdit de jeûner et de faire souffrir le corps.
Cependant, sous certaines conditions, il sera permis de faire souffrir son corps lorsque l'homme emprunte le chemin du repentir. [Ner Tamid]
Lorsqu'un juif veut revenir vers son Créateur et réparer ses fautes, la loi lui permet certaines souffrances corporelles car elles entraînent des conséquences positives pour le corps.

Ainsi, le Baal Chem Tov enseigne que même dans un cas comme celui-ci, lorsque l'homme emprunte la voie du repentir, il doit nettoyer son âme en préservant son corps et non pas en le brisant par de trop lourdes souffrances corporelles. Car la volonté d'Hachem est que l'homme Le serve dans la joie et la gaieté de cœur dans un corps sain et fort.
[le roi David dit : "servez Hachem dans la joie" (Téhilim 100,2)]

"Ils feront l'Arche en bois de Chittim et tu la recouvriras d'or à l'intérieur et à l'extérieur" (Térouma 25,10)

-> L'Arche représente la Torah (puisque les Tables de la Loi y étaient disposées).
Sa constitution évoque également le service de l'homme dans l'étude et dans l'accomplissement des mitsvot.
Car lorsqu'il commence à l'accomplir, ce service "doré" (le tout feu tout flamme du début), la chance lui sourit et tout est facile.
Ensuite, les difficultés surgissent "dures comme le bois".
Et en fin de compte, à force de persévérance dans son travail spirituel, il ressent à nouveau un plaisir "en or".
Cela n'empêche pas que l'Arche soit appelée d'après l'expression "en bois en Chittim" car le véritable travail de l'homme se mesure à travers les épreuves qu'il surmonte.
Au contraire, c'est précisément dans ces périodes difficiles que l'homme parvient à des niveaux spirituels beaucoup plus élevés que ceux qu'il atteint en temps normal.

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-> On ne devra pas se décourager des obstacles que le yétser ara place sur sa route car on contraire, là est toute la raison de notre existence.
En effet, le Créateur possède un nombre incalculable d'anges célestes, qui eux n'ont pas de mauvais penchant.
Tout le but de notre présence ici-bas est justement de lutter contre ce dernier qui nous rend la vie difficile à l'intérieur de nous-mêmes comme à l'extérieur.
C'est ce qu'exprime le midrach sur : "Tu la recouvriras (l'Arche) d'or pur à l'intérieur comme à l'extérieur" : puisqu'elle est recouverte à l'intérieur et à l'extérieur, quelle est l'utilité du bois (au milieu)?
C'est pour t'enseigner que si ce n'était pas leur yétser ara, les talmidé 'hakhamim ne seraient pas dignes de louanges, car tout leur mérite réside en ce qu'ils surmontent leur yétser ara.
Comme il est écrit : "Celui qui domine son esprit (est supérieur à) celui qui conquit une ville", et comme il est enseigné dans les Pirké Avot : "Qui est (l'homme) vaillant? Celui qui domine son yétser ara."
[d'après le rav Elimélé'h Biderman]

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-> Nos Sages enseignent que l'arche sainte qui contenait les tables de la loi, étaient enduites en or de l'intérieur et de l'extérieur de la façon suivante. Il y avait 3 boîtes. Une en bois de Chittim que l'on plaçait dans une boîte en or. Puis une autre boîte en or était placée dans la boîte en bois. De sorte que la boîte en bois se trouvait entourée par 2 boîtes en or, une à l'intérieur et une à l'extérieur. Nos Sages expliquent que cela vient nous enseigner qu'un véritable Sage en Torah doit être authentique avec lui-même. Son for intérieur est identique et en conformité avec son comportement à l'extérieur. Tous les deux sont tout aussi pur, comme de l'or pur.
=> Pourquoi avoir eu besoin de placer au milieu une boîte en bois, qui n'indique en rien la pureté du Sage en Torah?

En fait, il est très difficile d'atteindre ce niveau exceptionnel d'être en accord total à l'intérieur comme à l'extérieur. L'essentiel de la difficulté se situe dans le relationnel avec les autres. En effet, si le Sage entend qu'on lui fait des honneurs et qu'on le glorifie, le risque est grand qu'il en ressente une fierté voire un certaine orgueil, qu'il essaiera de cacher pour ne pas qu'on le perçoive à l'extérieur, par honte et gêne qu'on le remarque. Déjà son intériorité sera en décalage avec son extériorité.
De même, si on le méprise et qu'on lui manque de respect, il risquerait d'en ressentir une colère ou une grande peine intérieur, voire même un sentiment de haine, D. Préserve. Mais il essaiera de le masquer et de tenter au maximum de montrer qu'il na pas été tellement touché, pour présenter une certaine grandeur d'âme. Mais la encore, son intériorité ne sera de nouveau plus conforme à son extériorité. Ainsi, pour atteindre ce niveau de conformité total, il faut avoir dépassé le stade d'être touché et atteint par les jugements des gens, qu'ils soient positifs ou négatifs.
Quand il aura cette conscience de savoir que ce que pensent les gens de lui ne représente en rien une véritable appréciation. Quand il se construira intérieurement de façon à ne s'impressionner que de ce qui est vraiment vrai, et pas de ce que les gens pensent. Alors, il pourra atteindre ce niveau d'être à l'intérieur comme à l'extérieur, sans agir ni s'émouvoir en fonction de ce que pensent les gens. S'il est comme du bois, indifférent aux jugements des gens, ne cherchant que ce qui est vrai, alors il pourra être conforme intérieurement comme extérieurement. Le fait d'atteindre un tel niveau est signe d'une profonde recherche de vérité et témoigne qu'il s'éloigne de tout mensonge, notamment de l'avis du public, souvent basé sur les apparences. Alors il méritera d'être un véritable Sage en Torah, reflétant la Vérité de la Torah qui dépasse de loin tous les mensonges des apparences et des jugements de ses semblables.
[rav Mikaël Mouyal]

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-> "Ils feront une Arche en bous de chittim ... Tu feras des barres en bois de chittim" (Térouma 25,10-13)

-> Il est écrit dans le midrach (Léka'h Tov) que l'Arche d'Alliance contenait les Tables de la Loi qui font allusion à tous ceux qui s'affairent à l'étude de la Torah.
Les barres de bois de chittim qui étaient utilisées par les porteurs de l'Arche font allusion à tous ceux qui aident et soutiennent les érudits en Torah, comme Zévouloun qui était affairé dans le commerce et qui soutenait la tribu de Yissa'har qui étudiait la Torah.

"L'Arche d'Alliance portait les porteur" (guémara Sota 35a).
A première vue, ce sont les porteurs qui supportaient les poids de l'Arche lorsqu'ils voyageaient et se déplaçaient, mais en réalité, c'est l'Arche d'Alliance qui portait les porteurs.
A travers cette explication, nous découvrons l'origine de la réussite matérielle de Zévouloun : l'abondance matérielle de Zévouloun ne provient pas de la quantité de travail qu'il fournit mais du mérite de l'étude de Yissa'har qui est le pilier de la Torah.

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-> "Tu feras des barres en bois de chittim et tu les recouvriras d'or" (Térouma 25,10-13)

On a :
- "Tu feras des barres en bois de chittim" (véassita badé chittim) = le terme "badé" (barres - בדי) a une valeur numérique de 16 correspondant aux 16 personnes qui montent à la Torah durant les offices du Shabbath et de la semaine.
Ainsi, les barres furent conçues en bois de "chittim" faisant référence au verset : "Elle est un arbre de vie pour ceux qui s'y accrochent et ceux qui la soutiennent sont heureux" (Kohélet 3,18).

- "tu les recouvriras d'or" = symbolise les jours où l'on procède à la lecture publique de la Torah, contenus en allusion dans le mot "zahav" (or - זהב) du verset.
[Dorech Tsion]