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"Les jours d'Israël [Yaakov] approchant de leur terme" (Vayé'hi 47,29)

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch enseigne :
Chaque juif a une âme pure et divine qui est divisée en une multitude d'étincelles correspondant exactement au nombre de jours de la vie de l'homme dans ce monde ici-bas.
Ainsi, chaque jour de la vie d'un juif incarne précisément une de ces étincelles.
L'homme a le devoir d'accomplir la réparation de chacune des étincelles de son âme par l'intermédiaire de l'étude de la Torah et de l'accomplissement des mitsvot jour après jour.
En agissant ainsi, il répare chaque jour l'étincelle relative à la journée en cours. Par contre, s'il ne s'affaire pas dans l'étude de la Torah et l'accomplissement des commandements une journée entière, l'étincelle de l'âme relative à ce jour est endommagée.

De plus, le Ohr ha'Haïm haKadoch explique la raison pour laquelle Hachem créa le sommeil.
Durant la nuit, l'étincelle d'âme de la journée passée s'élève et réintègre les mondes supérieurs.
C'est le secret des paroles de nos Sages (guémara Béra'hot 47b) : "Le sommeil représente 1/60e de la mort".
Hachem, dans Son infinie bonté, donne à l'homme l'opportunité de ne plus jamais risquer de détériorer cette étincelle spécifique qui a réintégré les mondes supérieurs, s'il faute les jours suivants.
Ainsi, il pourra en réaliser intégralement la réparation (tikoun) si toutefois elle s'était détachée sans avoir été réparée entièrement, par une téchouva sincère et complète à n'importe quel moment de sa vie.

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-> Ainsi lorsque la Torah nous dit que "les jours d'Israël (Yaakov) sont arrivés à leur fin", l'explication en est que toutes les particules de néchama qui sont montées jour après jour, nuit après nuit, se sont rapprochées.
Et Yaakov a ressenti que ce supplément s'est rajouté à lui, que sont venus les jours de repos éternel, et à ce moment-là, il a appelé son fils Yossef.

[on peut rapporter également que selon le Zohar (vol.1 217), 30 jours avant qu'un homme ne quitte ce monde, on lui retire l'image divine qui est sur son visage, et bien que cette connaissance ne soit pas à la protée de tout homme, les tsadikim ressentent et savent toutes choses spirituelles en eux.
(c'est une explication pourquoi Yaakov a su qu'il allait mourir)]

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-> Dans le Shéma Israël que nous récitons avant de dormir, nous disons : "Dans Ta main je confie mon âme" (Téhilim 31,6).
Nos Sages expliquent : c'est-à-dire que nous déposons entre les mains d'Hachem l'étincelle de notre âme de la journée que l'on vient de passer afin qu'elle puisse rester dans les mondes supérieurs auprès du Créateur jusqu'à la résurrection des morts. Alors, se rassembleront toutes ces étincelles incarnant tous les jours de la vie de l'homme, qui furent réparées par la Torah et les mitsvot, et retourneront dans le corps pour le faire revivre.

-> La première parole qu'un juif dit le matin est : "Je suis reconnaissant devant toi, ô Roi vivant, d'avoir rendu en moi mon âme" (modé ani léfanéa'ha ...).
Rabbi Its'hak Ayzik (élève du Gaon de Vilna) écrit : Hachem nous restitue chaque matin une étincelle nouvelle pour la journée à venir.
C'est aussi le sens du midrach (Béréchit rabba 78,1) sur le verset : "Elle se renouvelle chaque matin, infinie est Ta bienveillance" (Eikha 3,23) = "Rabbi Chimon bar Aba explique : Tu nous renouvelles tous les matins, nous savons que Tu es de grande confiance pour nous faire revivre, ainsi que tous les morts".
Ainsi, en nous donnant une nouvelle étincelle d'âme, nous jouissons chaque matin d'une véritable résurrection des morts par la bonté divine.
De plus, l'étincelle de l'âme du jour étant neuve, elle n'a jamais accompli de mitsvot. Ainsi chaque jour, l'étincelle de l'âme qui nous anime, va prier pour la première fois les 3 prières quotidiennes, mettre les téfilines, lire le Shéma Israël et accomplir tous les commandements quotidiens.

+ A la fin des temps, lors de la guerre de Gog et Magog, la totalité des oppresseurs du peuple juif durant l'histoire sera réincarnée pour effectuer la réparation des dommages commis à son encontre.
Depuis Pharaon, en passant par Nabuchodonosor Haman, les empereurs romains jusqu'à Hitler, tous les tyrans de ces dernières décennies qui oppressèrent Israël, se réincarneront durant la dernière génération et accéderont au pouvoir de leurs nations afin de préparer leur propre chute et glorifier ainsi majestueusement le Nom de D.
[Tsor ha'Haïm - Béchala'h]

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-> "Les eaux se retournèrent, elles couvrirent les chars et les cavaliers, toute l'armée de Pharaon qui était entrée derrière eux dans la mer, il n'en resta pas un seul" (Béchala'h 14,28)

-> Le midrach (Mékhilta Béchala'h 6) enseigne :
Il ne resta pas un survivant à l'exception de Pharaon au sujet duquel il est écrit : "Mais voici pourquoi Je t'ai laissé vivre, pour te faire voir Ma puissance dans le monde".

-> Au sujet de Hillel l'Ancien : "Même lui vit un crâne flotter sur l'eau. Il lui dit : c'est parce que tu as noyé que l'on t'a noyé, et ceux qui t'ont noyé seront noyés à leur tour" (Pirké Avot 2,7).

-> Selon le Arizal (Chaar haGuilgoulim), l'âme Moché et celle d'Hillel provenaient d'une même racine.

-> Par ailleurs, selon Zohar haKadoch (A'haré Mot 76a) :
"Viens et constate, concernant celui qui transgresse les commandements de la Torah, que ses transgressions montent et descendent, et laissent des traces sur son visage afin que les êtres des mondes supérieurs et du monde d'en-bas le regardent et déversent des malédictions à son encontre".

-> Le rav Pin'has Friedman (Shvilei Pinhas) commente :
Lorsqu'Hillel vit le crâne, il put lire ce qui était inscrit sur le crâne et il sut qu'il s'agissait de celui de Pharaon le racha. C'est pourquoi il déclara avec certitude que ce dernier était mort noyé car il avait lui-même noyé.
Les mots de la michna des Pirké Avot : "même lui vit un crâne" font allusion au fait qu'Hillel n'était autre que la réincarnation de Moché, qui "vit" lui aussi le crâne en question et "comprit" qu'il appartenait à la réincarnation de Pharaon puni, dans cette génération, mesure pour mesure pour avoir noyé les Bné Israël, comme il est écrit : "Tout mâle nouveau-né, jetez le dans le fleuve" (Chémot 1,22).

Hillel s'adressa ensuite au peuple d'Israël et non plus au crâne en disant : "Non seulement Pharaon a été noyé parce qu'il t'a noyé, mais il en sera de même pour toutes les autres nations du monde qui te nuiront. Elles seront aussi punies, comme Pharaon. C'est le sens des paroles d'Hillel : "Et ceux qui t'ont noyé, seront à leur tour noyés".

[Dans les Pirké Avot, lorsqu'il est dit que Hillel vit un crâne (golgolet - גלגלת), l'étymologie est la même que le mot : réincarnation (guilgoul - גלגול).]

Moché savait que Pharaon fut épargné afin de témoigner auprès des nations du monde de la grandeur d'Hachem et sanctifier ainsi Son Nom en racontant la sortie d'Egypte. Cependant, la justice Divine ne dépend ni de l'espace et ni du temps et Pharaon devra revenir en réincarnation pour subir son châtiment.

Hillel souhaitait renforcer les juifs de sa génération dans la foi en la justice Divine, dans la notion de récompense/punition. [et qui est au-delà de l'espace et du temps]
En effet, à l'époque d'Hillel, ses contemporains souffraient des persécutions romaines. Ainsi Hillel rassura le peuple juif en lui expliquant qu'à l'avenir, Hachem vengera Son peuple.
De la même façon que Pharaon fut puni des générations plus tard à travers une réincarnation qui endura mesure pour mesure son lot de réparation, de même tous les oppresseurs du peuple juif devront rendre des comptes, mesure pour mesure, que ce soit dans cette vie ou dans une autre, car chacun sera réincarné pour effectuer sa réparation, mesure pour mesure, en fonction du mal qu'il aura commis.
[à notre niveau nous ne pouvons pas appréhender les actions d'Hachem, surtout en se détachant de la notion de temps.]

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-> Si nous souhaitons juger les actes d'Hachem, nous devons prendre en considération que Sa justice [s'étend] sur plusieurs générations et peut ne devenir compréhensible que dans une seule génération ...
Ainsi, mieux vaut ne pas se poser trop de questions.
[Moussar Israël]

L’énorme pouvoir du fait de prendre ses responsabilités

+ L'énorme pouvoir du fait de prendre ses responsabilités :

-> La Tossefta ( Berakhot - Ch.4, halakha 16) nous raconte que devant la mer Rouge, toutes les tribus délibéraient pour déterminer qui devait entrer dans l’eau en premier, chacune tentant de déléguer cette responsabilité à une autre tribu. Finalement, celle de Yéhouda s’engagea et sanctifia le Nom d’Hachem.
La Tossefta explique que c’est l’une des actions qui donna à Yéhouda le mérite d’accéder à la royauté. Il fit preuve d’initiative tandis que tous les autres cherchaient à se dérober. On lui confia donc la noble mission de diriger le peuple juif.

-> La Thora considère le fait d’assumer une mission, de prendre ses responsabilités, comme un enrichissement personnel immense.
Le rav ‘Haïm Chmoulewitz (Si’hot Moussar - maamar 20) l’affirme quand il parle de la portée des premiers pas de la tribu de Yéhouda dans la mer.
Il écrit : "A ce moment, la tribu de Yéhouda se sentit garante de tout Israël et réalisa qu’elle devait faire ce qui lui incombait ; grâce à ce sentiment, Yéhouda devint meilleur que tout Israël et s’emplit de force et d’assurance pour traverser la mer, comme si elle était complètement sèche ; c’est grâce à cela qu’il mérita de devenir roi."

En se sentant responsable des autres, Yéhouda reçut le rôle le plus important du peuple juif. Nous apprenons de cet épisode un enseignement fondamental : la responsabilité peut souvent être considérée comme un fardeau, comme quelque chose qui nous restreint et qui nous oblige à faire des choses que nous ne voulons pas accomplir. Mais la bravoure de Yéhouda nous prouve le contraire. C’est cette capacité d’assumer des responsabilités pour lui-même, sa famille et son peuple qui lui permit d’atteindre de si hauts niveaux.
Comme l’affirme rav Chmoulewitz, au moment-même où il accepta "ce qui lui incombait", il s’éleva à un niveau tout autre.
Le principe reste le même pour chacun ; une personne déterminée, qui endosse ses responsabilités et celle de son peuple peut également atteindre des sommets insoupçonnés.

-> Le rav Chmoulewitz développe davantage cette idée ailleurs (Si’hot Moussar - maamar 23). Il rapporte un Yérouchalmi (Bikourim Ch.3, halakha 3) : "Un sage, un nouveau marié et celui qui a atteint la grandeur sont pardonnés de leurs fautes."
Le Yérouchalmi donne l’exemple d’Essav pour expliquer que le ‘hatan est expié : il se maria à une femme que la Torah nomme Ma'hla, alors que ce n’était pas son véritable prénom. Ma’hla vient de la racine "mo’hel", pardonner. Le Yérouchalmi en déduit que toutes leurs fautes furent pardonnées quand elle se maria avec Essav.

Le rav Chmoulewitz déduit de l’exemple du racha Essav et de sa femme idolâtre qu’une personne qui se marie est absoute même sans faire téchouva, puisqu’ils ne s’étaient certainement pas repentis de leurs péchés. Même le jour de Kippour, on n’est pardonné qu’après un repentir sincère, alors pourquoi l’expiation est-elle, dans ce cas, si facile ?

Il répond que la particularité du ‘hatan est qu’il accepte de prendre la responsabilité de sa femme, et personne n’est plus digne que celui qui prend sur lui le joug de la responsabilité.
C’est pourquoi, on lui pardonne toutes ses erreurs, et on lui accorde une aide divine pour réussir dans sa nouvelle mission, on efface tout son passé, pour qu’il puisse s’acquitter de sa nouvelle tâche."

Prendre un nouvel engagement est une si grande prouesse qu’on efface son ardoise propre pour qu’il reparte sur de bonnes bases : sa vie prend une dimension tout à fait différente!

Nous avons vu à quel point le sens des responsabilités est important dans la vie d’un individu.
[ex: les paroles du rav Chmoulévitz : "grâce à ce sentiment, Yéhouda devint meilleur que tout Israël et s’emplit de force et d’assurance pour traverser la mer, comme si elle était complètement sèche ; c’est grâce à cela qu’il mérita de devenir roi."]
C’est en réalité ce qui permet de déterminer les niveaux qu’une personne atteint dans sa vie. Ce que l’on demande à la personne, c’est de décider d’endosser la responsabilité pour lui-même et pour son entourage.
Le libre arbitre est, par essence, la capacité de prendre des décisions, de se déterminer à changer, à grandir, à exploiter au maximum son vrai potentiel. Si quelqu’un fait ce choix, il peut alors devenir un meilleur être, un nouvel être, dont le passé est oublié.

Devant la mer déchaînée, les membres de la tribu de Yéhouda prirent la décision capitale d’accepter une responsabilité et de ne pas la déléguer aux autres.
Puissions-nous b'h tous mériter d’assumer nos responsabilités et d’atteindre ainsi notre plein potentiel.
[d'après le rav Yéhonatan Gefen]

"Il est ma force et ma louange, Hachem était pour moi ma délivrance" (ozi vézimrat ya, vayéhi li lichoua - Béchala'h 15,2)

-> Le Zikhron Ra'hamin commente cela d'une façon très "surprenante" :
Lorsque la mer rendit les corps des égyptiens sur le rivage, le peuple d'Israël se réjouit et se mit à chanter.
Moché, quant à lui, s'inquiétait pour chacun des Bné Israël. Il cherchait à voir s'il restait encore quelques personnes à la traîne ou si tout le monde avait bénéficié de ce sauvetage miraculeux.
Il trouva alors une veuve assise à côté d'un cadavre égyptien, pleurant abondamment à côté de la dépouille, comme si elle avait perdu un être cher.
Moché lui demanda pourquoi elle était si triste de la mort de cet égyptien.
Elle répondit à Moché qu'elle avait eu, des années plus tôt, 2 fils, que cet égyptien avait assassinés. La vue de son cadavre éveilla en elle un intense sentiment de tristesse, car ses enfants n'avaient pas eu le mérite de voir la joie du peuple d'Israël.

Moché s'adressa alors à Hachem : "Maître du monde, je t'en prie, si j'ai trouvé grâce à Tes yeux, accorde à cette ferme un remède à sa tristesse afin qu'elle puisse se réjouir avec tout le peuple d'Israël".
Immédiatement, Hachem ordonna à Moché de poser son bâton sur les yeux de l'égyptien.
Moché demanda à la femme le nom de ses 2 garçons.
Elle répondit : "le nom du premier est Ozi, et le nom du 2e est Zimrat".
Moché posa son bâton sur l'œil droit de l'égyptien et ordonna : Ozi, sors! Immédiatement, il sortit.
Il fit la même sur l'œil gauche et dit : Zimrat sors! Et il sortit.
La femme enlaça très fort ses fils et chanta : "Ozi vézimrat ya vayéhi li lichoua".

"Les eaux se fendirent" (Béchala'h 14,21)

-> Le midrach (Mékhilta Béchala'h) enseigne que la mer se fendit en 12 voies correspondant aux 12 tribus d'Israël. Chaque tribu empruntait son propre passage et c'est là le sens de : "A celui qui fendit la mer Rouge en tronçons" (Téhilim 136,13).

-> "C'est mon D. et je L'embellirai" (zé Eli vé'anvéou - Béchala'h 15,2)
Rabbénou Bé'hayé commente : le mot "zé" (זה) a une guématria de 12, correspondant aux 12 passages tracés pour Israël.

-> Le Arizal explique que dans le Ciel également, il existe 12 portes accueillant les prières des différentes tribus d'Israël. En effet, chacune d'elles a une façon unique et personnelle de servir Hachem.
A titre d'exemple, la tribu de Yissa'har était le pilier de la Torah tandis que celle de Zévouloun était celui de la bonté en ce qu'elle soutenait la tribu la tribu de Yissa'har.
Ainsi en était-il pour chacune des tribus qui orientait et dirigeait son service divin selon sa voie et sa particularité.

=> Nous apprenons d'ici que chaque tribu se doit d'être solidaire des autres afin de fonder un peuple d'Israël fort.
Notre façon personnelle de servir le Créateur n'est pas forcément le meilleur chemin à suivre pour tout le monde, car celui de notre prochain est tout aussi bon.
Chaque juif sert ainsi son Créateur en fonction de la nature de son âme, et c'est uniquement par le mérite de tous unis, que le Nom d'Hachem sera sanctifié.

Nous apprenons tout ceci de la séparation de la mer Rouge : en se fendant en 12 chemins spécifiques, nous comprenons que chaque tribu devait suivre sa propre voie pour accomplir la volonté d'Hachem. Les murailles qui séparaient les tribus étaient néanmoins transparentes afin que tous puissent se voir et ressentir une union indéfectible.
[d'après le Tsor ha'Haïm]

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-> Le Pirké déRabbi Eliézer explique : puisque chaque tribu disposait de son tronçon personnel, il y avait des fenêtres formées par l'eau sur les murs, afin que les tribus puissent se voir les unes les autres.

-> Le Rambam écrit que ces 12 passages prenaient la forme d'un arc-en-ciel. En effet, les chemins qu'empruntèrent les Bné Israël n'étaient pas rectilignes comme s'ils traversaient la mer Rouge d'un bout à l'autre.
C'est également l'avis de Tossefot (Erouvin 15).

[à l'image d'une armée conventionnelle qui a besoin de différents types de corps (tanks, combattants, aérien, informatiques, logistique, ...), de même chaque juif a un rôle indispensable et personnel dans l'armée d'Hachem.
De même qu'à la mer Rouge chaque juif pouvait regarder ses frères juifs, de même nous ne devons pas vivre totalement isolés, mais aimer notre prochain et s'assurer qu'il aille bien (prier pour autrui, tsédaka, 'hessed, paroles positives, sourires, ...).
De même que les passages dans la mer Rouge étaient en forme d'arc-en-ciel, de même nous devons mettre de la couleur dans notre vie (de la joie), et avoir en tête que notre vie a un début et une fin, où l'on revient à notre Source, vers notre papa Hachem et qu'il faudra rendre des comptes.]

Il fut plus profitable pour Israël d'être poursuivi par Pharaon que de réaliser 1 00 jeûnes et prières. Car lorsqu'ils virent les égyptiens les poursuivre, leur crainte fut si grande qu'ils se repentirent tous et dirigèrent leurs yeux vers Hachem dans leurs prières.
[Rabbi Brekhia - midrach rabba Béchala'h 21]

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-> b'h, sur la même notion : l'impact du sceau de A'hachvéroch : https://todahm.com/2021/01/13/limpact-du-sceau-royal

+ En infligeant un terrible esclavage aux Bné Israël, les égyptiens avaient l'intention de causer de la peine à Hachem.
Puisque nous savons que dans toutes les détresses que les Bné Israël peuvent traverser, Hachem en ressent la souffrance comme si c'était la Sienne, ainsi les égyptiens avaient l'intention d'infliger de la douleur à Hachem.
[imaginons la scène : lorsque les égyptiens frappaient les juifs, en réalité à leurs yeux c'est comme s'ils frappaient directement Hachem! Chaque souffrance que ressent un juif, Hachem également la ressent! Plus un juif croulait sous la douleur, plus les égyptiens étaient content car ainsi ils espéraient faire mal à Hachem! ]

C'est le sens de "afin de L'accabler de leur dure labeur" (léma'an anoto bésivlotam - Chémot 1,11).
En vérité, cette conscience de la souffrance d'Hachem (si l'on peut dire), était le plus douloureux pour les juifs, et c'est cela qui les a poussés à crier à Hachem de mettre un terme à leur esclavage.
[Imré Noam]

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[l'esclavage était tellement atroce qu'ils étaient obligés d'en arriver à souffrir, mais malgré cela ils souffraient encore davantage du fait que cela causait des souffrances à Hachem.
On doit essayer de s'inspirer de nos ancêtres, en évitant de souffrir inutilement pour la moindre petite chose (évitant ainsi des souffrances inutiles à Hachem), et en demandant d'être sauvés de nos difficultés non pas pour nous mais pour Hachem, car nous ne voulons pas causer de douleur à D. à cause de la nôtre!
("Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton pouvoir" - Vaét'hanan 6,5).

On doit apprendre des égyptiens qu'à chaque fois que nous causons une souffrance à un juif, c'est comme si nous causions cette souffrance à Hachem!]

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-> b'h, également sur cette notion de souffrance d'Hachem : https://todahm.com/2016/08/22/quand-je-souffre-mon-papa-hachem-souffre-encore-plus-que-moi

+ Les juifs en Egypte sont descendus jusqu'au 49e niveau d'impureté, et devaient être sauvés en urgence.
En effet, s'ils étaient restés un instant supplémentaire ils auraient atteint le 50e et plus bas niveau d'impureté, qui aurait été pour eux un point de non retour.
C'est pourquoi ils ont été délivrés avant qu'ils ne tombent à un tel niveau.

Cependant, cela était valable avant de recevoir la Torah [au mont Sinaï].
Avant que la Torah ne soit donnée, il existait cette notion de point de non retour. [si on descendait trop bas dans l'impureté, alors on ne pouvait absolument plus remonter, c'était terminé pour nous!]
Cependant, depuis que la Torah a été donné, cela n'existe plus. Même quelqu'un qui est tombé au plus bas niveau d'impureté possible (le 50e), il lui sera toujours possible de revenir à ses racines [pures et saintes] par la force de la Torah.
Etudier la Torah et s'attacher à la Torah peut transformer même le plus grand racha en un tsadik.
[à ce sujet, b'h, voir aussi le Ohr ha'Haïm haKadoch & Eglé Tal : https://todahm.com/2020/03/23/etre-kadoch-grace-a-la-torah ]

C'est pourquoi dans la Haggada de Pessa'h, juste avant de parler des 4 enfants, dont le racha, nous disons : "béni soit Hachem qui a donné la Torah à Son peuple Israël" (barou'h chénatan Torah léamo Israël) = en effet, par le biais de la Torah même l'enfant racha peut revenir.
[Divré Yoël]

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[ceci est un message d'espoir fondamental. Depuis le don de la Torah, un juif ne doit jamais désespérer, car même dans nos moments les plus bas, on doit savoir qu'avec la Torah (et téchouva) on peut tout réparer et montrer très très haut. ]

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+ La sortie d'Egypte & le 50e niveau d'impureté :

-> Le Bné Yissa'har enseigne que les 4/5e des Bné Israël ne quittèrent pas l'Egypte et périrent durant la plaie de l'obscurité, car ils avaient malheureusement atteint le 50e degré d'impureté.

-> Rabbi Chimchon d'Ostropoli dit que la raison essentielle du refus de l'ange d'Egypte de laisser sortir le peuple d'Israël était que les Bné Israël n'avaient pas achevé leurs années d'esclavages en Egypte. En effet, la faute de la vente de Yossef par les 10 tribus, altéra le Nom d'Hachem (יהוה) dont la guématria est de 26.
S'il en était ainsi, les Bné Israël devaient donc rester en Egypte : 26*10 = 260 ans.
Lorsqu'Hachem envoya Moché libérer le peuple juif d'Egypte, après "seulement" 210 ans, il leur restait encore 50 années d'esclavage à réaliser en Egypte. Ainsi, l'ange de l'Egypte pensa pouvoir empêcher Israël de sortir en leur faisant atteindre la 50e porte d'impureté, causant une dégradation telle qu'ils ne puissent plus jamais sortir d'exil.
[Rachi (Béchala'h 14,10) rapporte qu'à la mer Rouge les Bné Israël aperçurent l'ange de l'Egypte venir du ciel pour aider les égyptiens.
Le rabbi Chimchon d'Ostropoli donne l'explication suivante : lors de la vente de Yossef, les tribus endommagèrent le Nom divin אהיה et non pas le Nom יהוה. Il y a eu 9 frères (tous sauf Réouven et Binyamin), ainsi que la Présence Divine qui s'associa à la vente.
Ainsi, les accusations de l'ange directeur de la nation égyptienne n'eurent pas d'emprise puisqu'il s'était trompé sur le dommage causé aux lettres du Nom divin. [évitant leur descente au 50e niveau d'impureté!]
Or : 10 * 21 (אהיה) = 210, le nombre d'années que passèrent précisément les juifs en Egypte pour réparer et expier la faute de la vente de Yossef.]

-> Pharaon se fit accompagner par les plus grands sorciers de son pays lorsqu'il partit à la poursuite des Bné Israël. Il prit également avec lui toutes les forces d'impureté, les démons des mondes supérieurs, ainsi que l'ange directeur de la nation d'Egypte.
Ainsi, les 600 chars étaient composés de forces terrestres mais également de forces célestes.
[rav Yissa'har Chmouëli Beniahou]

-> Lorsque les Bné Israël se retrouvèrent face à la mer Rouge, un grand danger spirituel planait au-dessus d'eux.
Nous trouvons une allusion à cela dans les mots : "yam souf" (mer Rouge - ים סוף), le mot "yam" (mer - ים) a une valeur numérique de 50 tandis que le terme סוף (sof) signifie littéralement "la fin".
Ainsi, cette mer est appelée "yam souf" (ים סוף), car la 50e porte est la dernière.
Il ne se trouve pas de niveau inférieur à celui-ci. Les égyptiens voulurent noyer Israël dans la mer afin qu'il n'y ait plus aucune réparation possible.

-> On peut ajouter que le mot "Egypte" (mitsraïm - מצרים) est composé des mêmes lettres que les termes מצר (métser - limite) et ים (valeur de 50). Si les égyptiens avaient réussi à enfouir les Bné Israël au 50e niveau d'impureté, il n'aurait plus été possible de dire : "Yaakov n'est pas mort" (guémara Taanit 5b) : car aucun enfant n'aurait suivi son chemin dans la sainteté.

Ainsi, les égyptiens souhaitèrent noyer le peuple d'Israël dans la mer (ים), qui sont les initiales de "Yaakov est mort" (Yaakov mét - יעקב מת).
Cependant Hachem fendit la mer (ים) afin d'introduire entre ces 2 lettres, le Nom divin : "El" (אל).
["Il [Yaakov] l'appela El, le D. d'Israël" (Vayichla'h 33,20)]
On a alors les lettres : יאלם, qui sont les initiales de : "Yaakov avinou lo mét" (Yaakov avinou n'est pas mort).
C'est une allusion au fait que Yaakov n'est pas mort, et c'est précisément par le Nom Divin El (אל) que les Bné Israël furent délivrés d'Egypte.
[d'après le rav Pin'has Friedman - Shvilei Pinhas]

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-> "Il prit 600 chars de choix ainsi que tous les chars de l'Egypte" (Béchala'h 14,7)

=> Si Pharaon avait pris avec lui tous les chars de l'Egypte, pourquoi préciser qu'il avait pris 600 chars de choix?

-> En fait, nos Sages disent que Pharaon avait décrété de jeter les nouveaux nés hébreux dans le Nil, car il savait qu'Hachem juge "mesure pour mesure". Pharaon pensait qu'Il ne pourrait être puni par l'eau étant donné que depuis le déluge, Hachem avait déjà promis qu'Il n'enverrait plus jamais de déluge. Mais Hachem trouva le moyen de punir les égyptiens en les noyant dans la mer des joncs. Alors, comment comprendre que Pharaon se soit lancé à la poursuite des enfants d'Israel en direction de la mer? Pourquoi n'a-t-il pas réalisé qu'Hachem cherchait peut-être à le punir en noyant son armée dans la mer?

En fait, le miracle de l'ouverture de la mer s'est opéré par le Nom d'Hachem composé de 72 Noms, chaque Nom composé lui-même de 3 lettres. Ce qui fait un total de 216 lettres. Ce Nom ressort des lettres des 3 versets figurant avant l'ouverture de la mer (chacun de ces 3 versets contenant 72 lettres). Pharaon avait compris cela et il prit avec lui une force d'impureté composée aussi de 216 forces, pour lutter et vaincre son pendant dans la sainteté. Il pensait qu'il serait ainsi protégé et se permit de poursuivre les Hébreux vers la mer, sans crainte.

Tel est le sens profond du verset : "Il prit 600 (שש מאות) chars (רכב) de choix (בחור)", que l'on peut aussi traduire par : "Il prit 6 des lettres (שש מ-אות) du mot רכב (char - de valeur numérique 222)".
Quand on prend (on retire) 6 de 222, il reste 216, valeur numérique du mot בחור (de choix). Cela vient dire qu'il prit avec lui ces 216 forces d'impureté pour se mesurer contre la force de la sainteté du Nom de 216 lettres, laquelle allait opérer l'ouverture de la mer.
Parallèlement à cela, il a aussi pris tous les chars d'Égypte, au sens matériel. Mais Hachem, dans Sa Grandeur, a saboté son plan et a fait que sur ces 216 forces qu'il comptait prendre, qu'il en oublie une et n'en prit que 215. De ce fait, il n'avait plus de protection et c'est ainsi que toute son armée fut submergée par la mer.
C'est le sens du verset : "Les chars de Pharaon et son armée, Il jeta (ירה) dans la mer". La valeur numérique de ירה étant de 215.
[Arizal]

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-> "Le cheval et son cavalier, Il projeta dans la mer" (Béchala'h 15,2)

Dans l'un des versets qui précède l'ouverture de la mer, il est écrit : "Les Bné Israël levèrent les yeux et virent l'Égypte qui voyageait derrière eux et ils eurent très peur" (Béchala'h 14,10).
Nos Sages expliquent que ce verset ne dit pas : "Ils virent les égyptiens" mais "l'Égypte". Cela évoque l'ange protecteur de l'Égypte. Les Hébreux levèrent les yeux au ciel et virent que cet ange voyageait et accourait au secours de son peuple égyptien. C'est pour cela que les Hébreux eurent très peur.

Nos Sages disent aussi que lorsque Hachem décide d'anéantir une nation, il annihile d'abord son ange protecteur dans le ciel, et le peuple en vient ainsi à disparaître. Il en fut de même pour cet ange responsable de l'Égypte, qui fut anéanti au moment de l'ouverture de la mer.
C'est ainsi qu'il est dit : "Hachem fait la guerre à l'Egypte", allusion à cet ange qu'Hachem combattit en-haut.

Ainsi, après l'ouverture de la mer : "Israel vit l'Egypte, mort sur le bord de la mer", il s'agit encore de cette ange protecteur de l'Egypte.
Le livre Karnaïm dit que cet ange se nommait Sorev (סורב), ce qui veut dire "refuser". Ainsi, l'Egypte a toujours refusé de libérer Israel, malgré les plaies et les avertissements d'Hachem. De plus, le mot סורב peut aussi se lire בו סר (Bo Sar), c'est-à-dire "en lui סר (terme ayant la valeur numérique 260)" [בו = en lui]. Car l'Egypte, dans son impureté, a entaché les 10 manifestations du Nom Divin de valeur numérique 26, soit en tout, 260.
C'est pour cela que lorsque Hachem s'était révélé à Moché dans le buisson ardent, il est écrit : "Hachem vit qu'il
(Moché) s'était écarté (סר) pour voir". Hachem perçut que Moché avait vu ce dégât provoqué par l'Egypte, entachant
ces 10 manifestations du Saint Nom.
Lorsque les égyptiens furent noyés, il est dit : "Le cheval et son cavalier, Il projeta dans la mer (סוס ורוכבו רמה בים)". Les initiales qui composent cette phrase forme le mot סורב (Sorev). Car l'armée égyptienne périt dans la mer une fois que cet ange fut anéanti.
[rabbi Chimchon d'Ostropoli]

Quelles tribus ont été exemptées de l’esclavage en Egypte?

+ Quelles tribus ont été exemptées de l'esclavage en Egypte?

1°/ la tribu de Lévi. [midrach rabba 5,16]
2°/ les tribus d'Efraïm et de Ménaché. [midrach Shocher Tov 81]
3°/ la tribu de Yissa'har (puisqu'ils étaient également immergés dans la Torah, comme la tribu de Lévi pouvait l'être). [Divré Shaül]

4°/ les tribus de Réouven, de Chimon et de Lévi.
Ces tribus n'ont pas reçu de bénédiction de leur père Yaakov, et il y avait une vraie préoccupation sur le fait que ces 3 tribus ne se considèrent pas elles-mêmes comme faisant partie des Bné Israël.
Si elles auraient été réduites à l'esclavage, il est fort probable qu'elles se seraient totalement assimilées avec les égyptiens, en croyant à tord que de toute façon elles ne faisaient pas partie des Bné Israël, puisque n'ayant pas reçu de bénédiction de la part de Yaakov.
Afin d'empêcher cela d'arriver, Hachem a orchestré de telle façon que ces 3 tribus ne soient pas soumises à l'esclavage.
[Messe'h 'Hokhma - Vaéra 6,13 ;
il ajoute ensuite que les tribus de Réouven, de Chimon et de Lévi ont en fait acheté de nombreux esclaves juifs (des autres tribus), au gouvernement égyptien, et ce afin de les avoir comme esclaves travaillant pour eux (les sauvant ainsi du terrible esclavage égyptien). ]

Par quels moyens les Bné Israël se sont-ils différenciés des égyptiens?

+ En Egypte, par quels moyens les Bné Israël se sont-ils différenciés des égyptiens?

Ils n'ont pas changé :
1°/ leurs noms ;
2°/ leur langue ;
3°/ leurs habits ;
4°/ leur nourriture ;
5°/ ils se sont mariés qu'entre eux ;
6°/ ils ne disaient pas de lachon ara ;
7°/ ils ont gardé la brit mila ;
8°/ ils avaient de la émouna en Hachem.
[midach Vayikra rabba 32,5 ; midrach Léka'h Tov 6,6 ; midrach Léka'h Tov Dévarim 26,5 ; Pirké déRabbi Eliézer 48]

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-> Bien que nous trouvions des sources indiquant que les juifs ne gardaient pas leur brit mila (cf. midrach Chémot 1,8), le Beit haLévi (paracha Chémot) explique qu'en réalité ils l'ont gardée, mais ils ont essayé de recouvrir leur brit mila afin qu'extérieurement en apparence, il semblerait qu'ils n'aient pas fait la circoncision.
En effet, ils pensaient à tord que cela permettrait de réduire le sentiment d'animosité des égyptiens à leur égard.

-> De son côté, le rav Yossef Deutsch écrit : quelques juifs ont abandonné la brit mila après la mort de Yossef afin de mieux s'assimiler aux égyptiens, mais la majorité d'entre eux ont fermement continué à observer cette mitsva.

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-> Nous disons dans la Haggada : "les égyptiens nous ont fait mauvais" (vayir'ou otanou amitsrim)
Le Yaavets explique qu'ils ont pu y parvenir en rendant les juifs pauvres, comme la guémara (Erouvin 41b) l'affirme : "Un pauvreté extrême peut faire qu'une personne aille à l'encontre des paroles d'Hachem".

-> Le Maharil Diskin écrit que les égyptiens imposaient des impôts très élevés aux juifs, à tel point que les juifs tombaient dans une dette profonde, qu'ils ne pouvaient pas payer.
Les égyptiens ont décidé de les rendre esclaves afin qu'ils paient leurs dettes.

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-> Bien que les juifs étaient alors esclaves en Egypte [dans des conditions terribles], ils ont fait une alliance de bonté entre eux, afin de toujours être là l'un pour l'autre.
[Tana déBé Eliyahou rabba 23]

Cela n'était pas une tâche facile, puisqu'ils n'avaient pas grand chose à se partager ensemble.
Cependant, ils partageaient avec plaisir leur maigre ration de matsa que leur donnée à manger leur contremaître, s'il voyait qu'un autre juif en avait davantage besoin qu'eux.
De plus, ils s'encourageaient les uns les autres dans leurs moments de besoin.
[ainsi, malgré qu'ils n'avaient rien, ils partageaient tout ce qu'ils pouvaient à la fois matériellement que moralement!]

C'est pourquoi nous commençons le Séder de Pessa'h en proclamant : "tout ceux qui ont faim, viennent et mangent" (kol dikhfin yété véyékhol), puisque c'est par le mérite de la bonté qu'ils avaient les uns envers les autres que nous avons pu être libérés d'Egypte.
Nous devons également suivre leur exemple, et marcher dans leurs pas en pratiquant la bonté (en faisant une alliance de bonté entre nous!).
En effet, nous espérons que par le mérite de notre propre bonté, nous mériterons également la délivrance, comme nous l'affirmons à la fin de ce passage de la Haggada : "l'année prochaine en terre d'Israël" (léchana abaa béar'a déIsraël).