Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsque tu envisages d’accomplir une mitsva, ne t’en abstiens pas par [crainte d’un sentiment d’] orgueil ou pour toute autre arrière-pensée qui y serait liée.
Car, comme on le sait, "C’est en agissant chélo lichma qu’on parvient à agir lichma" (Pessa'him 50b).
Le simple fait de réaliser une bonne action crée déjà en-Haut un récipient de bonté, et la nature intérieure de ce récipient est déterminée par l’intention.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 126-127]

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-> La réalisation d'une mitsva a une validité objective en soi, même si l'intention appropriée fait encore défaut : l'action en elle-même est comme le "corps" de la mitsva (ou ses effets), tandis que la kavana (l'intention) en est l'âme.
Ainsi, soumettez-vous d'abord à vos obligations et accomplissez la mitsva. L'accent mis sur la kavana et la dvékout ne vise en aucun cas à passer outre les obligations halakhiques.
[d'après le Baal Chem Tov - Kéter Shem Tov]

Lorsque vous étudiez la Torah, gardez à l’esprit la parole de la guémara (Béra'hot 8a) selon laquelle "Hachem n’a rien au monde d’autre que les 4 coudées (amot) de la Halakha".
Dites-vous que Lui (Hachem), s’est restreint et demeure ici ; il convient donc d’étudier avec joie, crainte et amour.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 119]

Prier avec ferveur

-> Lorsque vous méditez en prière sur toutes les kavanot (intentions mystiques) que vous connaissez, vous ne faites que méditer sur celles que vous connaissez. En revanche, lorsque vous prononcez le mot avec une grande hitkachrout (concentration), toutes les kavanot sont incluses dans le mot lui-même, en tant que tel. Car chaque lettre est un monde à part entière.
Ainsi, lorsque vous prononcez le mot avec une grande hitkachrout, vous éveillez assurément ces mondes Supérieurs et obtenez ainsi de grands effets.
Vous devez donc veiller à prier avec une grande hitkachrout et une grande hitlahavout (ferveur ; enthousiasme ardent) ; car vous produisez alors assurément de grands effets dans les mondes Supérieurs, car chaque lettre provoque une agitation là-Haut.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 118]

Elever l’étincelle divine en toute chose

+ Elever l'étincelle divine en toute chose :

-> "La Torah se préoccupe de l’argent d’Israël" (guémara Yoma 39a).
Pourquoi donc?

C’est un principe important que lorsque vous portez, mangez ou utilisez quoi que ce soit, vous tirez profit de la force vitale inhérente à cet objet.
Aucun objet ne pourrait exister sans cette composante spirituelle, et il contient des "étincelles" sacrées (nitsotsot) qui sont liées à la racine même de notre âme.
J’ai entendu dire que c’est la raison pour laquelle une chose particulière est aimée par certaines personnes et détestée par d’autres qui aiment autre chose.
[en un sens j'aime telle chose parce que l'étincelle qui est en elle me parle, ce qui n'est pas forcément le cas pour une autre personne! ]

Ainsi, lorsque vous utilisez quelque chose ou que vous mangez de la nourriture, même si vous le faites pour vos besoins corporels, vous rectifiez ces "étincelles". [à condition de le faire de manière légitime (ex: avec de la nourriture casher) et que l’énergie ou le bénéfice qu’ils génèrent soit utilisé à de bonnes fins.]
Elles sont rectifiées du fait que vous utilisez la force ajoutée à votre corps par le vêtement, la nourriture ou d’autres choses, pour servir Hachem. Ainsi, il peut arriver que lorsque vous achevez la rectification de toutes ces "étincelles" dans cet objet qui se rapportent à la racine de votre âme, Hachem vous l’enlève et le donne à quelqu’un d’autre parce que ses "étincelles" restantes se rapportent à cette autre personne.

[Lorsque] les gens mangent et s’assoient avec d’autres, qu'ils utilisent des objets, cela signifie qu’ils traitent des "étincelles" contenues dans ces choses. Une personne doit donc se soucier de ses objets et de tout ce qu’elle possède, en raison des "étincelles" qu’ils contiennent, c’est-à-dire pour manifester son souci envers les "étincelles" sacrées.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 109]

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-> Quand quelque chose se présente à vous, c’est par la Providence divine et la grâce. On vous donne l’occasion d’accomplir votre mission sur terre pour délivrer les étincelles qui sont destinées à être élevées par vous.
D'un autre côté, il arrive parfois qu'une personne soit privée de cette opportunité, à titre de punition.
[par exemple, le Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach 31) écrit : "Si tu te comportes de manière désordonnée (aléatoire, accidentelle) envers Hachem, alors Hachem, Lui aussi, te traitera de manière aléatoire. De plus, Il ne te fournira pas les vêtements et la nourriture qui renferment les étincelles liées à la source de ton âme et que tu es censé corriger." ]

Notre force dans la prière nous unit avec Hachem

-> Lorsque tu pries, garde à l’esprit qu'Hachem réside dans ces lettres.
Cela signifie :
Nous ne savons pas ce qu’une personne pense tant qu’elle ne s’exprime pas. Il s’ensuit donc que la parole est un vêtement pour la pensée. Dis-toi donc : "Je prépare un vêtement pour un si grand Roi ; il est donc tout à fait normal que je le fasse avec joie."
Prononcez donc les mots de toutes vos forces, car cela créera l’unité avec [Hachem], béni soit-Il.
Comme votre force réside dans la lettre[s], et qu'Hachem, réside dans la lettre [s] [de nos prières], vous êtes donc unis à [Hachem], béni soit-Il.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 108]

L’étude de la Torah

+ L'étude de la Torah :

-> Sans la Torah, le ciel et la terre ne subsisteraient pas. Comme il est dit : "Sans mon alliance, jour et nuit, je n'aurais pas établi les lois du ciel et de la terre" (Yirmiyahou 33,25).
[guémara Pessa'him 68b ]

-> Le Maharchal pose la question suivante : n’avons-nous pas conclu à la fin du premier chapitre de la guémara (Méguila 16b) que "l’étude de la Torah est plus importante que le sauvetage de vies"?
[Il explique : ] Il n’y a là aucune difficulté, car rien ne s’oppose certainement au fait de sauver des vies.
Cependant, la guémara dit qu’il y a plus de mérite pour celui qui étudie la Torah et qui n’a pas l’occasion de sauver des vies, que pour celui qui a l’occasion de sauver des vies et qui doit donc renoncer à son étude de la Torah pour sauver des vies.
[Taz - Yoré Déa 251:6 ]
[s'il n'y a personne d'autre pour le faire, on doit tout arrêter pour sauver une vie. Mais sinon, chaque seconde d'étude de la Torah, est plus importante que le sauvetage de vie. Cela doit nous renforcer dans la valorisation de l'étude (son impact énorme!), et on peut s'en réjouir davantage que si on avait réellement sauver la vie de quelqu'un qui par exemple se noyait. ]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Torat haBayit chap 5) dit : "chaque moment où l'on a la possibilité d'étudier la Torah et qu'on ne le fait pas, c'est comme si on avait la possibilité de sauver des vies et qu'on ne l'a pas fait."

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-> L'étude de la Torah est la plus grande mitsva de toutes, et sa récompense est plus grande que celle de toute autre mitsva ...
Nos Sages (guémara Sotah 4b) interprètent le verset : "Elle est plus précieuse que les perles [péninim]" (ykara hi mipéninim - Michlé 3,15) comme signifiant que [l'étude de la Torah est] plus précieuse qu’un Cohen Gadol qui entre dans le Saint des Saints [lifnaï vélifnim] ...
Même si la grandeur de chaque mitsva atteint le ciel, la grandeur de la Torah est plus haute que toutes les hauteurs.
[Aroukh haChoulkhan - Yoré Déa 246 ]

-> A l’inverse, le bitoul Torah (perdre du temps alors qu'on pourrait étudier) serait considéré comme une très grande faute.
La guémara (Berakhot 5a) dit que celui qui est affligé par la souffrance doit examiner ses actions pour déterminer comment il peut s’améliorer. Si l’on examine ses actions et que l’on ne trouve rien, il faut l’attribuer au bitoul Torah.
Le Kol Aryéh demande : le bitoul Torah est une faute si grave, alors comment une telle personne aurait-elle pu examiner ses voies sans trouver aucune transgression (comme du bitoul Torah)?
Il explique plutôt que la guémara signifie qu’une personne doit examiner ses actes et rechercher des actions positives afin de solliciter la miséricorde d'Hachem. Si elle examine sa conduite et ne trouve aucune action positive, elle doit attribuer sa demande de miséricorde au bitoul Torah.
En d’autres termes, elle doit dire à Hachem que si sa souffrance persiste, elle sera incapable d’étudier la Torah à pleine capacité et sera contrainte au bitoul Torah. ]

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-> Hachem a créé l’homme dans ce monde et l’a établi de telle sorte qu’il puisse s’accomplir dans son avodat Hachem et redresser ses voies afin de mériter la lumière sublime qu'Hachem a cachée pour les justes. Comme il est écrit : "Aucun œil ne l'a vu, Hachem, à part Toi, qui agira en faveur de ceux qui L’attendent" (Yéchayahou 64,3).
Comment mérite-t-on cette lumière sublime? Par la Torah. Car quiconque s’adonne à la Torah chaque jour méritera d’avoir une part dans le monde à Venir (olam aba).
[Zohar I,47a ]

-> Nous ne pouvons comparer ni assimiler la sainteté et la lumière des mitsvot à la grande sainteté et à la lumière de la Torah sanctifiée.
Sa lumière brille sur celui qui s’y consacre comme il se doit.
[rav Haïm de Volozhine - Néfech ha'Haïm 4,30]

-> Chaque mot de la Torah est une grande mitsva en soi et équivaut à l’ensemble de la Torah.
Si quelqu’un étudie une seule page de la Torah, il accomplit plusieurs centaines de mitsvot, car chaque mot équivaut à l’ensemble de la Torah.
[Gaon de Vilna - Shénot Eliyahou - Péa 1,11 ]

-> L'étude de la Torah est plus grande que de sacrifier le Korban Tamid.
[Méguila 3b ]

-> Si tu étudies beaucoup la Torah, ne t'en attribue pas le mérite, car tu as été créé dans ce but. Car les hommes ont été créés à condition qu'ils s'adonnent à l'étude de la Torah.
[Avot déRabbi Natan 14,2 ]

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-> La guémara (Yérouchalmi - 'Haguiga 1,7) déclare : "Hachem renonce à punir le peuple juif pour l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre ; mais pour le rejet de la Torah, Il ne renonce pas à la punition."

Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou - part.1,p.224) explique :
"Peut-être la raison en est-elle que la Torah est l’arme de l’homme dans la bataille contre le yétser ara. Par conséquent, tant qu’une personne ne rejette pas la Torah et la porte comme une arme entre ses mains, Hachem peut renoncer à punir même les fautes les plus graves, car il y a encore de l’espoir que cette personne se débarrasse de la poussière de ses désirs et triomphe de son yétser ara.
Cependant, si elle rejette la Torah et abandonne son arme, comment pourra-t-elle se battre?"

-> Le Yaavetz (cité dans l’introduction au Néfech 'Haya) explique cette guémara (Yérouchalmi 'Haguiga 1,7) à l’aide d’une parabole :
Il y avait un roi qui possédait le musicien le plus talentueux du monde, et ce musicien avait été condamné à mort en punition d’un crime. Le roi reporta l’exécution afin que le musicien puisse continuer à jouer de la musique pour rehausser l’honneur et l’atmosphère du royaume.
Un jour, les doigts du musicien se brisèrent, le rendant incapable de jouer de ses instruments.
Le roi rétablit alors la peine de mort.
De même, tant que le peuple juif chante le chant de la Torah (en l'étudiant), Hachem renonce à punir nos fautes. Cependant, si nous abandonnons la Torah, notre châtiment sera immédiatement rétabli.

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-> Chaque jour, des anges destructeurs se présentent devant Hachem pour détruire complètement le monde entier. Sans les synagogues et les baté midrachot (lieux d'étude) où les érudits de la Torah s'assoient et font des efforts durs sur les paroles de la Torah, ils auraient détruit le monde dans son intégralité.
[Tana déBé Eliyahou - Séder Eliyahou Zouta 5,1 ]

-> Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina dit : Pourquoi la Torah juxtapose-t-elle les tentes aux fleuves (Balak 24,6)?
Pour vous dire que tout comme les fleuves élèvent une personne de l’impureté à la pureté, de même les tentes [de la Torah] élèvent une personne de la balance de la culpabilité à la balance du mérite.
[guémara Béra'hot 16a ]

-> Une personne ne peut passer d'un état d'impureté à un état de pureté que par la Torah, qui est un mikvé pur dans lequel les impurs se purifient.
[Rama - Torat haOlah - partie 3, chap.60 ]

-> Toute maison dans laquelle on entend des paroles de la Torah la nuit ne sera pas détruite.
[guémara Erouvin 18b]

-> Celui qui meurt sans emporter la Torah avec lui [dans le monde à Venir], même s’il emporte de bonnes actions et des mitsvot, est écarté du Palais Supérieur.
[le Arizal - cité par le rav Yéhochoua Méir haCohen - dans Shaaré Hakodech 1,4 ]yo
[cela semble faire référence à une personne qui arrive en dans le monde à Venir sans aucune Torah.]

-> Rech Lakich dit au nom de Rabbi Yéhouda haNassi : Le monde n’existe que grâce au souffle [de la Torah] des enfants.
[guémara Shabbath 119b]

Prier dans la joie

+ Prier dans la joie :

-> Une prière faite avec une grande joie est certainement bien plus agréable à [Hachem], béni soit-Il, qu’une prière faite dans la tristesse et les larmes.
On pourrait illustrer cela par la parabole d’un pauvre qui implore et supplie un roi en pleurant abondamment : il n’obtiendra que peu.
En revanche, à un ministre qui, devant le roi, vante joyeusement ses louanges et, dans ce contexte, lui présente également sa requête, le roi accordera un très grand don, à la mesure de la stature du ministre.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 107]

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-> "On ne doit pas prier dans un état de tristesse, mais avec joie" (guémara Béra'hot 31a).

-> "La racine de la prière est la joie du cœur en Hachem" (séfer 'Hassidim - section 18).

-> "Réjouissez-vous devant Lui" (Téhilim 68,4), car "devant Lui" il n’y a aucune tristesse, car ["devant Lui"] tout est joie ('Haguiga 5a) ....
Ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie" (Téhilim 100,2), car il ne faut pas montrer de tristesse [dans Son service] ...
Qu’en est-il de celui qui est troublé et dans la détresse, donc incapable de se réjouir dans son cœur, et qui, à cause de sa détresse, cherche la compassion du Roi suprême? Doit-il s’abstenir complètement de prier pour éviter d’entrer avec de la tristesse?
Or, il est enseigné (Baba Métsia 59a) que toutes les portes ont été fermées, mais que les portes des larmes n’ont pas été fermées. Les larmes sont causées par le chagrin et la tristesse. Ainsi, ceux qui sont chargés de garder les portes brisent tous les détours et les verrous et laissent entrer ces larmes. Cette prière parviendra alors devant le Saint Roi". [Zohar II,165a]
De même, les pleurs sont de mise dans les prières liées à la téchouva, par exemple, la confession des fautes et la demande de pardon, ou les prières de la veillée de minuit (ex: tikoun Ra'hel & Léa).
Toutes les autres prières, cependant, et le service de D. en général, doivent être accomplis avec joie.

-> Le Arizal statue ainsi :
"Il est interdit de prier devant Hachem dans un état de tristesse. [On doit prier] mais comme un serviteur s’occupant de son maître avec une grande joie, car sinon l’âme n’a pas la capacité de recevoir l’illumination céleste qui est attirée en elle par le biais de sa prière.
La tristesse n’est appropriée que lors de la récitation de la confession et lorsqu’on se souvient de ses fautes. Dans toutes les autres prières, cependant, on ne doit pas laisser place à la tristesse, pas même à l’inquiétude concernant les fautes que l’on a commises.
Certes, il est bon d’être humble lorsqu’on prie, mais avec une grande joie. C’est un sujet très important, et il convient d’y prêter attention. Cette question est inestimable [quant à sa valeur]".
[Arizal - Pri Eitz 'Haïm - chaar Olam ha'assiya - fin du chap.1 - dans l’édition. Koretz - chaar Hakorbanot - chap.2 ]

-> L’acte de prière implique la foi et la confiance en Hachem, qui, à leur tour, impliquent (et doivent en eux-mêmes conduire à) la joie et l’allégresse du cœur (voir le Réchit 'Hokhma - chaar ha'ahava - chap.12).

[d'une certaine façon la prière commence par une brève phase où l'on se casse (notre égo) en humilité devant le fait que tout dépend et vient d'Hachem. Ainsi, on est rempli de joie de confiance d'avoir un papa Hachem qui est rempli de bonté, nous aimant à la folie indépendamment de nos actes, mérites.
La joie est alors totale puisque nous nous reposant à 100% sur Hachem, sans plan B (ex: notre richesse, intelligence, situation professionnelle, ...). ]

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-> "Le monde d’en bas est toujours dans un état de réception ... et le monde d’en-Haut lui donne en fonction de son état : s’il est rayonnant, on lui rendra la parité en rayonnant sur lui d’en-Haut.
S'il est dans un état de tristesse, il reçoit un jugement en conséquence ... ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie, car la joie de l'homme fait naître une autre joie, celle du Ciel".
[Zohar II,184a, et voir aussi la fin de 218a ]

La parole

La parole est la vitalité de l’être humain, et cette vitalité provient d'Hachem.
Ainsi, lorsqu’une personne prononce une "bonne parole", cette parole s’élève vers les cieux et éveille la "Parole" suprême. Cela a pour effet qu’une vitalité supplémentaire lui émane d’en-Haut.
Si, toutefois, une personne prononce quelque chose de mauvais, la force vitale l’a quittée et ne s’élèvera pas. Il est donc probable que toute sa vitalité lui soit retirée.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 103]

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-> "Lorsqu’une personne parle, le souffle sort de sa bouche. Ce souffle fait partie de sa vitalité ; il provient de son âme ... c’est pourquoi il nous est enjoint de ne pas nous livrer à des propos futiles, car cela fait perdre une partie de son âme".
[rav 'Haïm Vital - Likouté Torah - Ekev 8,1-3 ]

-> La parole qui sort de la bouche de l’homme s’élève et suscite une réaction d'en-Haut, pour le bien ou pour le mal (Zohar II:47b).
Lorsque l’homme prononce un mot sacré, un mot de la Torah, cela produit un son qui s’élève vers les hauteurs et éveille les saintetés (c’est-à-dire les Séfirot) du Roi suprême, et celles-ci couronnent sa tête, et il y a de la joie en-Haut et en bas (Zohar III,105a).

-> "Lorsque [les gens] prononcent de bonnes [paroles] et y joignent la pensée, ils relient le Monde de la Parole au Monde de la Pensée et accomplissent le bien. De même, lorsqu’ils prononcent de mauvaises [paroles], ils accomplissent le mal, à D. ne plaise". (Keter Shem Tov, sect. 273)

Explorateurs & Notre amour d’Israël amène la guéoula

+ Explorateurs & Notre amour d'Israël amène la guéoula :

1°/ Selon le rav Avraham Its'hak haCohen Kook :

-> La faute des explorateurs (méraglim) qui ont calomnié la terre d’Israël est une tache sur l’âme juive dont le rav Kook (qui a vécu de 1865 à 1935) estime que toutes les générations doivent s’efforcer de réparer.
Même celui qui n’a pas encore émigré en Israël peut réparer la faute des explorateurs en aspirant et en priant pour pouvoir s’installer en Israël, et en élevant ses enfants dans le désir de faire leur alya. ​

-> Il écrit (dans Eretz 'Heifetz - 48) :
"Nous vivons l’exil et la médiocrité parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël. Nous n’avons pas réparé la faute des explorateurs bibliques qui ont calomnié le pays.
Nous devons donc faire le contraire de ce qu’ils ont fait : nous devons raconter et proclamer au monde entier la gloire et la beauté de cette terre, sa sainteté et son honneur.
Alors, après toutes ces louanges, espérons avoir exprimé au moins un dix millième (1/10 000e) de la beauté de cette terre si sublime (physiquement, mais surtout spirituellement) : la beauté de la lumière de sa Torah, la nature exaltée de la lumière de sa sagesse, et l’esprit saint qui bouillonne en son sein."

-> De même (dans Eretz 'Heifetz - 38) :
"L’exil et la dégradation s’abattent sur le monde parce que nous ne proclamons pas (suffisamment) la valeur et la sagesse de la terre d’Israël.
Nous ne réparons pas la fauteexplorateurs qui ont calomnié la Terre.
Mesure pour mesure, nous devons raconter et proclamer, à travers le monde entier, sa splendeur et sa magnificence, sa sainteté et sa gloire."

-> Le rav Kook enseigne (dans Moadé Harayah - 419-420) :
"Nous avons le devoir impérieux de réveiller l’amour ancestral de Sion : un amour qui est éternel et qui brûle d’une flamme de feu sacré dans le cœur du peuple juif, où qu’il se trouve.

Nous devons lutter de toutes nos forces contre toute haine envers notre Terre Sainte, qui a commencé à affecter certains d’entre nous.
Avec un bras puissant de l’esprit et avec la sainteté éternelle de la Terre bien-aimée, nous devons détruire la contamination (souillure spirituelle) des explorateurs, une souillure qui a commencé à se propager au moment même où la rédemption (guéoula) était possible.

"La parole de notre D. subsistera à jamais". La sainteté de la terre et sa beauté n’ont jamais changé et ne changeront jamais. Toutes les circonstances amères, physiques et spirituelles, qui ont affecté la Terre Sainte ne la vaincront pas.
Tout comme aucune destruction physique ne peut détruire notre amour pour la terre bien-aimée, aucune désolation spirituelle ne peut réduire notre amour saint et profond pour cette Terre de vie.

Le lien profond entre l’âme du juif et Sion, avec tout ce qui s’y passe, reste ferme pour toujours. Et la lumière de cet amour s’intensifiera sept fois plus. Elle enflammera chaque cœur et exaltera chaque esprit, sanctifiant et encourageant chacun."

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2026/06/09/faire-son-aliya-reparer-la-faute-des-explorateurs

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=> Les réflexions du rav Kook sur la faute des explorateurs et l’importance de parler positivement d’Israël restent un message puissant pour les Juifs d’aujourd’hui, qu’ils vivent en Israël ou dans la diaspora.
[à la différence de la faute du Veau d'or, celle des explorateurs était si grave que les juifs sont restés 40 ans dans le désert avant de rentrer en Israël, et tous les hommes juifs ayant plus de 20 ans y sont morts dans le désert.
Selon nos Sages de même que nous avons pleuré suite aux rapports négatifs des explorateurs sur Israël, alors de même nous pleurons chaque année pour la non reconstruction du Temple.
Plus nous aimons et partageons notre amour pour la terre d'Israël, plus nous réparons cette faute, et plus nous pouvons prétendre à ne plus avoir besoin de pleurer sur une absence du Temple, et donc par cela on provoque la guéoula! ]

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En renforçant le yichouv et en augmentant le nombre de juifs en terre Sainte d'Israël, la guéoula arrivera plus tôt.
Car il est clair que la Délivrance (guéoula) dépend de l'augmentation du nombre de juifs en Terre sainte ... Plus les exilés (en dehors d'Israël) reviendront, plus nous recevrons de bénédictions suprêmes pour hâter la Délivrance.
[rav Avraham Kook - Michpat Cohen - sec.63,p.129]

=> Chaque juif qui vient résider en Israël rapproche la guéoula, apportant de nombreuses bénédictions en ce sens.

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2°/ Selon le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal :

-> Il est né en Hongrie en 1885 dans une famille de rabbanim et de dirigeants juifs renommés.
Il a suivi leurs traces, devenant rabbin et Av Beit Din de Pishtian, en Tchécoslovaquie, en 1921. Il a occupé ce poste pendant 20 ans.
Le point de vue de rabbi Teichtal sur l’aliyah était à l’origine similaire à celui de la plupart des juifs hongrois de l’époque : il décourageait tout mouvement massif d’immigration juive vers Israël et attendait qu'Hachem ramène le peuple juif dans sa patrie.
Cependant, l’expérience de l’Holocauste a radicalement changé la perspective de rabbi Teichtal. Il a consigné dans son livre Eim Habanim Sémékha les arguments en faveur de sa nouvelle conviction quant à la reconstruction de la terre d’Israël, à savoir que nous devons œuvrer activement pour hâter la guéoula en faisant notre aliyah.

Il a écrit ce livre, publié pour la première fois en 1943, alors qu’il fuyait et se cachait des nazis. Il y a également inclus une critique des rabbanim religieux pour ne pas avoir encouragé l’aliyah ; la nécessité de rectifier la faute des explorateurs par l’aliyah ; la nature particulière de la terre d’Israël et son lien unique avec le peuple juif ; et comment l’exil a conduit le peuple juif à perdre de vue l’importance de vivre en Terre d’Israël.
[b'h, ci-dessous nous allons uniquement des passages (issus du Eim Habanim Sémékha) d'abord montrant que notre amour d'Israël amène la guéoula (en liant avec les enseignements du rav Kook), et ensuite l'impact de la faute des explorateurs. ]

-> "Nous ne devons pas tarder. Nous devons rejoindre ceux qui ont entrepris la tâche sacrée de construire le pays. Ce n’est que là, en terre d’Israël, que nous pourrons devenir une seule nation.
Les juifs qui aspirent sincèrement à servir le Créateur doivent monter en grand nombre pour s’installer sur cette terre et la bâtir.
Ainsi, le peuple, la terre et la Torah ne feront plus qu’un, et la guéoula aura lieu."

-> "La Tossefta (Avoda Zara 5:4) commente le verset : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre de tout Mon cœur et de toute Mon âme" (Yirmiyahou 32,41) : "S’ils ne sont pas sur la Terre (d'Israël), ils ne sont pas véritablement implantés devant Moi, ni de tout mon cœur ni de toute mon âme".
Il est frappant qu'Hachem dise que lorsque le peuple d’Israël n’est pas en terre d’Israël, il ne s’attache pas à Son cœur et à Son âme ... lorsque nous nous efforcerons de retourner en terre d’Israël, nous nous accrocherons immédiatement à tout Son cœur et à toute Son âme.
Le point essentiel est qu'Hachem attend que nous prenions l’initiative, que nous désirions et aspirions au retour en terre d'Israël.
Il ne veut pas que nous attendions qu’Il nous y amène. Il nous a donc dit : "Et Je les implanterai véritablement dans cette Terre". C’est-à-dire que lorsque nous, de notre propre gré, sincèrement et de toutes nos forces, désirons et nous efforçons [de retourner dans la terre d'Israël], alors Hachem mènera notre œuvre à bonne fin."

-> "La guéoula dépend uniquement de notre amour pour la Terre Sainte. Plus nous la chérissons, plus la rédemption se rapproche. Le Gaon de Vilna (dans Even Shéléma 11,9) écrit que la guéoula future dépend du mérite des Patriarches, et non de la repentance (téchouva).
C’est pourquoi nous disons trois fois par jour : "Qui se souvient des bienfaits des Patriarches et qui envoie un rédempteur aux enfants de leurs enfants". Ainsi, la guéoula dépend du mérite des Patriarches, qui dépend à son tour de l’amour que nous portons à la Terre (d'Israël). "

-> "Nous vivons à la fin de l’exil. Il ne suffit pas de simplement désirer retourner sur la terre de nos ancêtres, tout en attendant un réveil de la part d'Hachem. Nous devons prendre la résolution de retourner sur notre Terre (d'Israël) et commencer réellement à y retourner, tout comme l’a fait Yaakov Avinou.
Alors, nous recevrons l’aide divine, et la Terre (d'Israël) viendra à notre rencontre ...
Si toutefois nous n’agissons pas en la matière, mais attendons des miracles et des prodiges, alors nos espoirs seront vains. Hachem attend que nous initions le processus (de retour en Israël, ou à défaut de le désirer ardemment), tout comme Il a attendu Yaakov Avinou, de mémoire bénie."

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+ Le rav Teichtal critique les rabbins religieux de la Diaspora pour ne pas encourager l’aliyah.

-> "Les juifs orthodoxes ont fait du silence leur vertu et se sont accrochés au principe selon lequel "il vaut mieux rester assis (ici en diaspora) et ne rien faire (ne pas aller en terre d'Israël)", comme cela a toujours été leur politique.
Les extrémistes non religieux ont été influencés par la nouvelle ère qui a apporté la liberté au monde. Ils ont dit : "C’est ici que j’habiterai, car je l’ai désiré". Ils s’attendaient à trouver la tranquillité ici, dans les terres de l’exil, voyant qu’ils avaient obtenu les mêmes droits que tous les autres citoyens.

Pendant ce temps, ils ont laissé notre mère sacrée [la terre d’Israël] se vautrer dans la boue et rester en ruines. Ils ont laissé ses yeux devenir une fontaine de larmes, pour pleurer et se lamenter sur nous parce que nous restons en exil et n’envisageons pas de retourner dans son giron et de rétablir son foyer.
[...]
La terre d’Israël, notre mère (patrie), n’est-elle pas déshonorée et outragée par cela? Ses fils l’outragent cruellement en s’opposant à quiconque souhaite élever la voix et inspirer les masses pour la fortifier et la relever de la poussière, comme Hachem, nous l’a ordonné.
Les pseudo-saints d’aujourd’hui la diffament et la dégradent à tel point qu’il est interdit de parler en public pour le bien de l'importance d'habiter en terre d'Israël.
Et si, par hasard, quelqu’un énonce courageusement et sans crainte la vérité telle qu’elle est, ils disent qu’il est interdit d’écouter son sermon.
De mes propres oreilles, j’ai entendu non pas une, mais de nombreuses personnes dire que des milliers et des dizaines de milliers de juifs ont été punis parce qu’ils se sont engagés dans le fait de résider et de reconstrir la terre d'Israël.
N’est-ce pas là un blasphème, une insulte à notre sainte Torah? Cela ne cause-t-il pas chagrin et douleur à la sainte Présence divine, qui est la Royauté, et à la Terre d’Israël, la mère d’Israël, qui est aussi la Royauté?
Malheur aux oreilles qui ont entendu cela. C’est manifestement une faute grave que de prononcer de telles choses.

Toute personne intelligente dotée d’un cerveau se rendra compte que c’est exactement ce qui s’est passé avec Yéhochoua et Calev (avec les explorateurs dans le désert). Ils n’ont pas eu peur de proclamer la vérité en public, s’opposant à toute la communauté (du peuple juif), y compris aux princes (nési'im) qui se "sanctifiaient" en perturbant et en empêchant les Bné Israël d’entrer en terre d’Israël. "

-> "Cela explique les paroles de notre maître, le Ohr Ha'Haïm hakadoch. Il écrit (Béhar 25,25) que les dirigeants d’Israël à travers les générations seront tenus pour responsables du fait que nous sommes toujours en exil, car ils auraient dû inspirer les enfants d’Israël à aimer la terre d’Israël.

Le brillant prince de la Torah de Dvinsk abonde dans ce sens dans son fascicule (intitulé Yéchivat Eretz Israël - 85a) : "Les gaonim qui siègent dans les tentes de la Torah et de la sagesse et sur les sièges du rabbinat (que D. leur accorde une longue vie) ont pour obligation première de faire connaître cette mitsva bien-aimée, noble et profonde, qui touche à l’existence et au caractère mêmes de notre nation. Car la longue durée de l’exil a fait que beaucoup de gens ont pratiquement oublié cette mitsva (d'habiter en terre d'Israël). Il y en a même qui sont assez obstinés pour s’y opposer publiquement. Cette erreur ne peut être facilement éradiquée à moins que nos brillants rabbins, qui siègent en jugement, ne se mobilisent pour réformer ces personnes obstinées."

Ces fanatiques ont répandu la haine et l’animosité dans tout le monde orthodoxe contre le groupe qui s’était consacré à redonner à notre terre d'Israël sa gloire d’antan.
En conséquence, ils ont également fait en sorte que cette Terre tant convoitée soit méprisée. Ils se sont laissés piéger par la faute des explorateurs, à propos desquels il est dit : "Ils murmuraient dans leurs tentes ... Ils méprisaient la Terre tant convoitée" (Téhilim 106,24-25).
Quel fut le résultat de l’action des explorateurs? Ils ont causé un chagrin éternel.
Les "explorateurs" d’aujourd’hui, eux aussi, ont ajouté la douleur à la douleur, nous conduisant à notre situation actuelle où nous voyons horreur après horreur et pleurs après pleurs dans la Maison d’Israël.
Tout cela s’est produit parce que nous avons méprisé la terre désirable. "

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+ Le faute des explorateurs est une faute que nous devons rectifier par l'aliyah :

-> "Le Tana déBé Eliyahou (1:2) nous dit de ne pas […] suivre les voies des explorateurs qui ont méprisé le terre d'Israël.
Ils ont dit que la Torah précédait la terre d’Israël, c’est pourquoi ils ne voulaient pas entrer dans le pays. Ils préféraient rester dans le désert et étudier la Torah avec Moché Rabénou, car la Torah n’était donnée qu’à ceux qui mangeaient la manne.
Ainsi, Eliyahou nous dit que "la voie de la Terre" = c’est-à-dire la voie qui mène à la terre d’Israël, précède la Torah.
Par conséquent, le midrach (Sifré - Réé 28, Dévarim 12,29) déclare : "Habiter en terre d’Israël l’emporte sur toute la Torah".

Le rabbi Akiva Yossef Schlesinger (1838-1922) écrit également que la raison pour laquelle les explorateurs ont échoué et n’ont pas voulu entrer en terre d’Israël est qu’ils craignaient le fait que les fautes commises là-bas, sont plus graves que celles commises en dehors de la Terre. [Tossafot Ben Yé'hiel - Eliyahou raba 1,1]
C’était une faute de leur part, car ils étaient comme les nations païennes qui refusent d’accepter le joug de la Torah pour la même raison. Le peuple juif, en revanche, a dit : "Nous ferons et nous comprendrons" (naassé vénichma - Michpatim 24,7), car il avait une grande confiance en Hachem ; et Hachem aide ceux qui viennent pour se purifier (Shabbath 104a)."
[ Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays" (midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7) - cela témoigne de l'importance aux yeux d'Hachem de notre présence en Israël, même par rapport aux mitsvot. ]

-> "Tout comme à l’époque des explorateurs, tous les Bné Israël s’étaient unis pour le mal, pour s’opposer à la terre d’Israël ; aujourd’hui aussi, nous devons unir tous les juifs pour le bien, pour soutenir la terre d’Israël.
Ainsi, nous rembourserons notre dette, nous déchirerons notre registre de responsabilités, et nous ferons briller sur nous la gloire d'Hachem avec la guéoula complète, rapidement, de nos jours."

-> "Sachez que tous ceux qui s’opposent à (la nécessité de faire son) aliyah, de construire et d'habiter la terre d'Israël appartiennent au camp des explorateurs.
Mais tous ceux qui choisissent l’aliyah appartiennent au camp de Yéhochoua et de Calev."

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+ L'exil conduit le peuple juif à perdre de vue l'importance de vivre en terre d'Israël :

-> Le Chlah hakadoch et le 'Hatam Sofer ont déploré le fait que certains juifs sont complètement absorbés par leur terre en diaspora ... Ils ne se soucient et ne souhaitent qu'y gagner honorablement leur vie et construire une grande maison avec une cour en pierres taillées (de même avec un très bel appartement, au-delà du nécessaire). Ils la construisent pour qu’elle dure de nombreuses années, afin de pouvoir la léguer à leurs enfants et petits-enfants, qui naîtront sur une terre étrangère, car ils espèrent avoir une nombreuse descendance et vivre longtemps en exil.
C’est ainsi que nous avons perdu des centaines et des milliers d’années en exil et donné toute notre force et notre richesse à notre belle-mère (la terre en dehors d'Israël) ...
Au contraire, nous devons nous lever et monter vers notre véritable mère (terre d'Israël) et lui consacrer toutes nos forces, dès maintenant et pour toujours, afin de construire ses murs et de réparer ses ruines."

-> "Par conséquent, ceux qui ont un parti pris sur ce sujet (d'habiter en Israël) ne verront pas la vérité et ne se laisseront pas convaincre par nos paroles. Toutes les preuves du monde ne les toucheront pas, car ils sont frappés d’aveuglement, et leurs préjugés intérieurs les poussent à nier même des choses qui sont claires comme le jour.
Qui parmi nous est plus grand que les explorateurs? La Torah atteste qu’ils étaient des hommes intègres (les meilleurs chefs spirituels du peuple). Néanmoins, influencés par leur soif de pouvoir, ils ont rejeté la terre promise et ont égaré les autres, provoquant ainsi cet exil amer (comme l’expliquent nos Sages).
Yéhochoua et Calev se mirent à discuter avec eux et tentèrent de prouver l’authenticité de Moché et de sa Torah. Ils proclamèrent : "Montons sans tarder" (Lé'h Lé'ha 13,30). Ils avancèrent même de longs arguments et des preuves pour montrer que les Bné Israël réussiraient [à entrer dans la Terre], comme le dit Rachi. Néanmoins, ils ne parvinrent pas à les convaincre [les explorateurs], car ceux-ci étaient aveuglés par des motivations cachées. (les explorateurs pensaient bien faire, être dans le émet!)

Il en va de même à notre époque, même parmi les rabbins. Celui-ci occupe un poste rabbinique prestigieux ; celui-là est un admour renommé ; et celui-ci possède une entreprise ou une usine rentable, ou un emploi prestigieux qui lui procure une grande satisfaction.
Ils craignent que leur statut ne décline s’ils se rendent en terre d’Israël.
Les personnes de ce genre sont influencées par leurs motivations égoïstes profondément enracinées à tel point qu’elles ne se rendent pas compte elles-mêmes que leurs préjugés parlent en leur faveur.

Le Zohar (III,158a) et le Chlah hakadoch expliquent que les explorateurs craignaient de perdre leurs positions de dirgieants (spirituels) en entrant en Israël.
Rachi (commentaire sur Kidouchin 69b), indique que les juifs qui vivaient confortablement en exil ne sont pas montés avec Ezra en terre d’Israël.
Seules les âmes pauvres et abattues (découragées) sont montées avec lui.
De plus, le Séder HaDorot cite notre maître, le S’ma, qui a lu ce qui suit dans Maassé Nissim (du Rokéa'h - rabbi Eliézer de Worms) :
Ezra envoya des lettres à toutes les communautés de la diaspora pour les exhorter à monter avec lui en terre d’Israël. L’une de ces lettres parvint à la ville de Worms, en Allemagne. Les juifs qui y résidaient répondirent : "Tu peux habiter dans la grande Jérusalem, nous habiterons ici dans la petite Jérusalem".
Ils dirent cela parce qu’ils étaient très importants aux yeux des ministres et des non juifs. Ils étaient extrêmement riches et vivaient paisiblement en exil ...
Ils (ces juifs de Worms) s’étaient installés là-bas au moment de la destruction du premier Temple, mais quand Ezra leur demanda de revenir à la fin des 70 ans, ils refusèrent ...

Il en a toujours été ainsi ; quand les juifs vivent confortablement en exil, ils ne veulent pas entendre parler d'aliyah vers la Terre d’Israël. '
[si Hachem décide que c'est le moment de revenir en Israël (pour permettre au processus de guéoula de se finaliser), alors soit on y va de nous-même (faisant un kidouch Hachem qu'on quitte un confortable exil par vrai amour de la mitsva de résider en Israël, où le divin est beaucoup plus présent), soit Hachem doit nous y pousser par des coup de bâton, des malheurs, que D. préserve. ]

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3°/ Selon le Gaon de Vilna :

-> La faute des explorateurs (méraglim) ... plane sur la nation d’Israël à chaque génération ...
beaucoup de ceux qui se sont rendus coupables de cette grande faute consistant à "mépriser la terre [d'Israël] tant chérie", ainsi que de nombreux gardiens de la Torah, ne sauront ni ne comprendront qu’ils sont pris au piège de la faute des explorateurs, qu’ils ont été entraînés dans la faute des explorateurs par de nombreuses idées fausses et des affirmations creuses.
Et ils dissimulent leurs idées derrière l’erreur déjà démontrée selon laquelle la mitsva de résider en Israël ne s’applique plus de nos jours, une opinion qui a déjà été réfutée par les géants du monde, les Richonim et les Achronim, qui ont établi que "qu'habiter en terre d’Israël équivaut à toutes les mitsvot de la Torah".
[le Gaon de Vilna - rapporté par rabbi Hillel de Shklov (qui était un disciple et un petit-neveu du Gaon de Vilna) - dans son Kol Hator - chap.5]

=> Le Gaon de Vilna critique vivement les chefs spirituels (les gardiens de la Torah) qui n’encouragent pas l’aliyah, ainsi que ceux qui n’apprécient pas et ne reconnaissent pas le cadeau de la terre d’Israël qu'Hachem avait fait au peuple juif (dont on bénéficie en y résidant, ou à défaut en aspirer sincèrement y vivre).

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4°/ Autres :

-> "En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les juifs en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu’ils chériront ses pierres et sa poussière."
[Rabbi Yéhouda haLévi (1075-1141) – le Kouzari 5,27]
[d'une certaine façon peu importe notre niveau spirituel, peu importe ce qu'on a pu faire de mal dans notre vie, ce qui compte pour amener le machia'h qui reconstruira le Temple, c'est notre amour pour Israël, dont la ville de Jérusalem.
ainsi d'une certaine façon en proclamant : "l'année prochaine à Jérusalem", nous développons de l'aspiration pour elle, et par ce mérite nous provoquons le fait qu'elle sera reconstruite et que tous les juifs s'y retrouveront! ]

-> Le Sforno (1470-1550) explique que les juifs furent exilés parce qu'ils méprisaient le pays d'Israël, et la délivrance viendra à travers la réparation de cette faute.

-> Le Maharcha (guémara Taanit 15a) écrit que lorsque les habitants d'Israël chérissent les pierres et la poussière de la terre d'Israël, ils hâtent d'autant le moment fixé pour la Délivrance (guéoula).
[le Maharcha a vécu de 1555 à 1631. ]

-> Le rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal, qu'on a pu voir précédemment, écrit (dans Ein haBanim Sémé’ha) :
"La guéoula dépend uniquement de l'amour que les juifs témoignent à la terre d'Israël.
Le plus ils la chérissent, le plus vite la guéoula arrivera."

-> La terre d'Israël (erets Israël - ארץ ישראל) possède la même valeur numérique que : "tét lev" (prendre à cœur - תת לב).
Si tous les juifs prennent à cœur de [vouloir] monter en terre d'Israël, le machia'h viendra.
['Hida (1724-1806) - Na'hal Kédoumim]

-> Lorsque le 'Hafets 'Haïm a entendu que des implantations ont été créés en Israël : à Ré'hovot, à Richon léTsion et à Guédéra, il a dit en yiddish : "Voici! la chose (guéoula) a déjà commencé".

-> "Tant que Sion est en ruines, le Rédempteur n'est pas encore venu" (Rachi - Yéchayahou 54,20)
[ainsi en bâtissant le pays d'Israël, on hâte la rédemption]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béhar 25,25) écrit que les leaders (spirituels) d'Israël, à travers les générations, seront tenus pour responsables de ce que nous nous trouvons toujours en exil, car ils auraient dû inspirer aux Bné Israël l'amour pour la terre d'Israël.
[il a vécu de 1696 à 1743
d'une certaine façon, on peut dire que de même que des leaders spirituels (ex: nessi'im) ont participé à la faute en tant qu'explorateurs, ou n'ont pas réagi suite au récit des explorateurs, de même ils doivent réparé cette erreurs en étant des moteurs pour réveiller un amour puissant pour la terre d'Israël, et l'importance incroyable pour tout juif d'y vivre. ]

-> Le Yaavets (Sidour Beit Yaakov - Soulam beit El) écrit que lorsque les juifs négligent la terre d'Israël, de cruelles persécutions viennent les frapper.
[il a vécu de 1697 à 1776 ]

-> " Toutes les souffrances qui arrivent aux juifs le sont car ils ne désirent pas ardemment la terre d'Israël"
[midrach Téhilim 17,1]
[on a pu voir que la faute des explorateurs où l'on a pleuré en écoutant le lachon ara sur la terre d'Israël, conduit au fait que nous pleurons chaque année sur la perte du Temple, on peut ajouter qu'en réalité tous nos malheurs viennent du fait qu'on a pas réparer cela en développant de l'amour fou pour notre Terre. ]

(b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2018/05/30/6452-2 )

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-> Nos Sages (cf. Pessikta rabbati 27-32) affirment que notre mère Sion pleure et se lamente sur nous lorsque nous sommes en exil et qu'elle attend que nous retournions en son sein.
[on peut ajouter à cela la notion que nous avions un lien de vie avec Israël, d'où les émotions fortes en cas d'éloignement : https://todahm.com/2026/06/11/terre-disrael-un-lien-vivant-un-lien-divin ]

-> Hachem déclare : "Si seulement Mes enfants étaient auprès de Moi en terre d'Israël, quand bien même, ils souilleraient le pays"
[midrach Yalkout Chimoni 2,1038 ; Eikha rabba 3,7]

-> Hachem dit : "Un petit groupe dans la terre d'Israël m'est plus cher [à Mes yeux] qu'un Sanhédrin entier en dehors de la terre [d'Israël]."
[guémara Yérouchalmi Sanhédrin 86]

[papa Hachem nous supplie de Le retrouver en terre d'Israël, le palais du Roi, lieu où Il se trouve d'une façon beaucoup beaucoup plus présente qu'ailleurs. Est-ce que notre but dans la vie c'est d'être proche de Lui, de Lui faire plaisir en étant à Ses côtés, ou bien préférons-nous aspirer à faire ce que JE préfère, ce qui m'arrange, ...  (laissons Hachem loin de nous, Son enfant adoré!)
(si sincèrement on ne peut pas vivre actuellement en Israël, néanmoins on doit le désirer plus que tout, on doit considérer la terre d'Israël plus belle et importante à nos yeux que tout autre endroit dans le monde, ... )]

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-> Rabbi Chimon bar Yo'haï enseigne : "les Bné Israël ont méprisé 3 choses : le royaume des Cieux, le royaume de la Maison de David et le Temple."
Rabbi Chimon ben Ménassia dit : "Il ne sera pas montré à Israël de signe favorable avant qu'il ne se repente et ne se mette en quête de ces 3 choses"."
[Yalkout Chimoni 2,106]

-> Le rav Alcalaï (Min'hat Yéhouda - section 18) commente :
"Puisqu'il est dit qu'Israël ne verra pas de signe favorable avant de se mettre en quête de ces 3 choses, nous avons certainement un grand devoir de nous y consacrer.
- le royaume des Cieux = le Zohar (III, 276a) affirme : "Hachem n'est appelé "Roi" qu'en terre d'Israël".
Ainsi, le premier acte de repentir d'Israël à la fin des temps sera de se mettre en quête du royaume des Cieux. Autrement dit, ils retourneront en terre d'Israël de sorte que Hachem puisse être appelé "Roi" ...
en effet : "Celui qui demeure en dehors du pays [d'Israël] est comme celui qui n'a pas de D." (guémara Kétoubot 110b).

Le rav Yéhouda Bibas explique le verset : "Revenez à Moi, et Je reviendrai à vous" (Mala'hi 3,7) = Israël reviendra s'abriter auprès de D. en terre d'Israël, ensuite de quoi, Hachem fera résider Sa Présence Divine au milieu de nous.

Le Zohar (II,17a) écrit : Rabbi Yossé a dit : "Si les juifs sont asservis davantage [en exil], ce ne sera pas à cause du décret du Roi, mais parce qu'ils refusent d'aller à Sa rencontre".
Il me semble que les mots "aller à Sa rencontre" sous-entendent que les juifs retourneront en terre d'Israël, comme l'affirme le rav Yéhouda Bibas. En effet, il n'est pas dit "revenir dans le repentir", selon l'expression [usuelle] de nos Sages."

-> Le rav Yissa'har Teichtal en conclut que le fait même que les juifs aspirent à retourner en terre d'Israël, qui est une mitsva de premier plan, constitue leur repentir (puisque cela permet que s'accomplisse le verset : "Revenez vers Moi"), et cela les rend alors dignes d'être témoins de la délivrance finale.
Il écrit aussi : "Fort de cela, on réalisera également que la rédemption ne dépend que de notre amour pour la terre sainte [d'Israël]. Plus nous la chérirons, plus nous hâterons la rédemption."

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+ Faute des explorateurs & ne pas critiquer la terre d'Israël :

-> "Et puissiez-vous voir le bonheur de Jérusalem" (Téhilim 128,5)
Le rav Yossef 'Haïm Sonnenfeld commente : on ne doit voir que le bonheur de la terre d'Israël, autrement dit, tous les aspects heureux de Jérusalem.
On doit prendre garde à ne pas être un "explorateur", à D. ne plaise.
Les explorateurs furent punis pour avoir proféré des calomnies sur la terre d'Israël à un moment où il ne s'y trouvait aucun juif.

-> La guémara (Kétoubot 112) rapporte : "Rabbi Ami et Rabbi Assi avait l'habitude [avec leurs élèves] de les faire se lever [et se déplacer] d'un endroit en plein soleil à un endroit à l'ombre, et d'un endroit à l'ombre à un endroit au soleil."

Rachi explique : "Quand le soleil arrivait à l’endroit où ils étaient assis et tapait sur eux, ils se levaient pour aller s’asseoir à l’ombre, et en hiver ils évitaient l’ombre et s’asseyaient au soleil, pour qu’on ne puisse pas protester contre Erets Israël".

Le Saba de Slabodka dit : Cela nous enseigne combien il faut faire attention à ne pas dire du mal de la terre d'Israël, même quelque chose de vrai que tout le monde sait. En effet, la chaleur en été et le froid en hiver sont véritablement pénibles. Et malgré tout, comme cette souffrance risque de provoquer une protestation contre le pays, ce qui est interdit, les Amoraïm faisaient attention à ne pas en arriver là. C’est pourquoi ils changeaient de place selon la position du soleil et de l’ombre.

Le Ben Ich 'Haï commente également :
"cela était afin qu'aucun élève ne puisse en venir à dire à propos du lieu où ils étaient : "cela n'est pas bien", et par là en venir à parler mal d'une partie de la terre d'Israël.
De là, nous devons tous apprendre une leçon : il faut garder notre bouche et notre langue de prononcer quelque chose de négatif, de condamner, même une simple coudée de la terre d'Israël, ou sur ses constructions ; et même à un moment où la terre est abandonnée et entre les mains des non-juifs, et que les maisons appartiennent à des non-juifs."

-> Toute la Torah est remplie de louanges de la terre d'Israël. Comment un juif craignant D. peut-il dire l'opposé de ce qui est écrit dans la Torah?
[rav Shmouël Mohliver]

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b'h, voir également :
-> La guéoula viendra par notre appréciation de la terre d'Israël : https://todahm.com/2025/06/17/la-gueoula-viendra-par-notre-appreciation-de-la-terre-disrael

-> Venir vivre en Israël = sonner le plus beau shofar du machia'h : https://todahm.com/2026/02/04/venir-vivre-en-israel-sonner-le-plus-beau-shofar-du-machiah

-> également : https://todahm.com/2023/04/13/38905

Tam avec Hachem, méfiant avec autrui

-> Le verset "Tu ne te tourneras pas vers d’autres dieux" (Choftim 18,13) exprime une distinction importante : d’une part, nous devons faire preuve d’une témimout totale envers Hachem et accepter de tout cœur tous les décrets du Ciel, mais d’autre part, cette témimout ne doit être manifestée qu’envers Hachem, ton D.
Dans nos relations avec les gens, la sincérité simple et confiante connue sous le nom de témimout n’est pas une qualité. Au contraire, nos Sages nous conseillent : "Kabdéhou vé'hachdéhou" (respecte l’autre, mais méfie-toi de lui - Déré'h Eretz raba 5).

La Torah décrit Yaakov comme un "ich tam" (Toldot 25,27), ce qui implique que bien qu’il fût tam (sincère, entier), il était aussi un ich, un homme, et n’était pas détaché de ce monde. Il a lui-même dit à Ra'hel, en parlant de son père Lavan : "Je suis son frère dans la ruse" (Méguila 13b).