Aux délices de la Torah

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Quand fauter devient à postériori positif

-> "Parfois, faire une transgression de la Torah équivaut à son observance.
C’est ce que nous apprend la parole de D. adressée à Moché après qu’il eut brisé les Tables : "C’est toi qui les as brisées" (Ki Tissa 34,1), ce qui implique une approbation de son geste."
[guémara Ména'hot 99b]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov 34) enseigne :
Comment une transgression de la Torah pourrait-elle renforcer son observance?
Cela s’explique par le fait que toutes choses aspirent à retourner à leur source. Par conséquent, lorsqu’on mange, boit ou s’occupe d’autres affaires mondaines (de ce monde matériel), on "enfreint" la Torah en ne l’étudiant pas ou en ne servant pas explicitement Hachem à ce moment-là.
Son âme a alors l’occasion de se reposer de son enthousiasme, et elle rassemble de nouvelles forces pour revenir à un niveau encore plus élevé de proximité avec Hachem.
Ce phénomène spirituel est évoqué dans le verset : "Les 'hayot (anges) courent çà et là" (Yé'hezkiel 1,14), et c’est pourquoi "enfreindre" la Torah revient parfois à l’observer.

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-> Le Toldot Yaakov Yossef (Tazria 2 ; Dévarim 2) rapporte cela, et explique :
il y a deux raisons pour lesquelles il doit en être ainsi. Premièrement, si l’on ne "se refroidissait" pas périodiquement après des expériences spirituelles intenses, on pourrait atteindre un stade où l’âme deviendrait si unie avec Hachem qu’elle perdrait complètement son individualité, et à ce moment-là, elle ne serait plus capable de retourner dans le corps physique.
Une autre raison est que le plaisir perpétuel perd de son attrait et se transforme en ennui. Ainsi, si l’on vivait constamment des plaisirs spirituels à leur apogée, ils ne seraient plus des expériences agréables.
Quant à savoir pourquoi on s’élève alors vers des expériences encore plus intenses, c’est parce que l’angoisse de la séparation intensifie le plaisir du retour.

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-> Nos Sages (comme rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 22:11) parlent de "yérida létsoré'h aliya" (une chute/descente [spirituelle] dans une fait de monter [finalement davantage] ).
A postériori, nous devons appréhender positivement une faute qui a déjà été faite (un moment où l'on s'est "endormi" spirituellement, préférant la matérialité, nos désirs), afin de s'encourager le plus possible pour aller de l'avant, encore plus fort, avec plein d'ambitions spirituelles.

Voir Hachem derrière nos situations de peur

-> Toute crainte de quelque chose dans le monde extérieur qui surgit dans le cœur d’une personne est en réalité le bras droit d'Hachem tendu pour l’éveiller à une crainte existentielle [d'Hachem].
Ainsi, lorsqu’une personne prend conscience que cette expérience de crainte est en réalité la bonté d'Hachem destinée à l’éveiller, comme il a été dit, cette crainte se transforme en amour, car on l’accepte alors avec amour, et on est ainsi libéré de cette crainte.

Car la crainte [d'Hachem] imprègne toutes les créatures et tous les mondes, et la source sous-jacente de toutes les craintes est la crainte profonde, intérieure et existentielle d'Hachem.
Ainsi, même la crainte de quelque chose d’extérieur dans le monde matériel qui surgit dans le cœur d’une personne a pour but de l’éveiller à la crainte d'Hachem. C’est là la bonté d'Hachem, Son bras droit tendu qui supplie l’homme de s’éveiller à la crainte de Lui, comme le mentionne le verset : "Que demande D. de vous, sinon de craindre D.?" (Ekev 10,12).

Et si une personne prenait conscience de la bonté et de l’amour d'Hachem à son égard, dans le fait qu’Il lui envoie cette crainte de quelque chose d’extérieur afin qu’elle s’éveille à une crainte intérieure d'Hachem, alors sa crainte se transformerait en amour, puisqu’elle accepterait la crainte avec un amour total, et elle serait libérée de la crainte.

Cependant, si la seule intention d’une personne est d’être libérée de la crainte, alors cela ne se produira pas. Et c’est là le sens de l’enseignement : "Vis-à-vis de Moché, la crainte est une chose mineure" (Béra'hot 32b), c’est-à-dire qu’à partir de la crainte d’un sage, il est facile d’atteindre la crainte d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 38]

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-> dans le texte, et de manière générale, ces craintes sont respectivement appelées "Yir'a 'hitsonit" (litt. "crainte extérieure" ou "crainte superficielle") et "Yir'a Pnimit" (litt. "crainte intérieure"), faisant allusion à l'enseignement transmis ici selon lequel les deux ne sont en réalité que deux niveaux d'une même chose.
En fait, l'expérience de la crainte elle-même est une et unique, et la différence réside uniquement dans la manière dont nous la percevons. Avons-nous peur de l'apparence superficielle qui ne fait que revêtir la présence divine, ou contemplons-nous la présence divine elle-même, et nous tenons-nous en admiration devant Elle?
(voir Toldot Yaakov Yossef n° 5 ; Déguel Ma'hané Efraim - Vayichla'h)

-> La crainte/peur pour sa vie, et toute peur est une réaction à une situation perçue comme un danger pour sa vie d’une manière ou d’une autre, est en réalité quelque chose de très existentiel pour toutes les créatures vivantes, comme on le constate aisément chez les formes de vie inférieures, et cette peur est liée à l’instinct de survie.
Cependant, à un niveau plus profond, cette peur existentielle peut être ramenée au fait qu’en fin de compte, toutes les créatures tirent leur vie d'Hachem à chaque instant. Par conséquent, puisqu'Hachem peut retirer cette force vitale à tout moment, il est tout à fait naturel qu’à un niveau très profond et inconscient, toutes les créatures éprouvent une peur existentielle de la survie, sachant qu'Hachem peut effectivement retirer l’esprit de vie qui est en elles ; cette peur est donc en réalité une crainte d'Hachem.
(voir Déguel Ma'hané Efraim - Kora'h)

-> Il faut s'abandonner complètement à la peur/crainte et l'accepter comme de l'amour d'Hachem, et ce n'est qu'alors qu'elle se transforme ; mais si l'on cherche à se libérer de la peur, c'est qu'on ne s'y est pas abandonné.

-> s’il n’est pas toujours facile de s’abandonner à la crainte d’une situation effrayante dans la vie réelle, il est beaucoup plus facile de s’abandonner à la crainte et à la révérence que l’on éprouve envers un grand sage et un homme saint, et il est d’autant plus facile de voir D. à travers lui.

Se trouver là où sont nos pensées

+ Se trouver là où sont nos pensées :

-> "On raconte que chaque fois que Rabbi Yonathan, fils d'Ouziel, s’asseyait pour se plonger dans la Torah, tout oiseau qui passait au-dessus de sa tête était brûlé par ses paroles". [Soucca 28a]
"Aucune mouche ne passait au-dessus de la table du prophète Elicha". [Béra'hot 10b]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov 43) enseigne :
Partout où se trouvent les pensées d’une personne, elle est entourée de mondes spirituels qui reflètent ses pensées. Si ses pensées sont saintes, elle est entourée de mondes saints, mais si ses pensées sont impures, elle est entourée de mondes impurs.

De même, où que soient les pensées d’une personne, et quels que soient les mondes qui l’entourent, c’est ainsi qu’elle est entourée dans ce monde terrestre, que ce soit d’oiseaux et d’animaux casher, ou d’oiseaux et d’animaux non casher.
Et il existe trois catégories de mondes : le pur, l'impur, et celui qui se situe entre les deux. Au-dessus de ces catégories se trouve le monde de la pensée pure, qui est insondable.

C’est donc pour cela que tout oiseau s’égarant au-dessus de Rabbi Yonathan, fils d'Ouziel, était brûlé, et qu’aucune mouche ne passait au-dessus de la table d’Elicha, ce qui permit à son hôte de savoir qu’il était un homme saint, car ses pensées étaient saintes.

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-> "Les oiseaux égarés" font allusion aux pensées égarées, qui ont été "brûlées" par l’étude de la Torah de rabbi Yonathan. De même, aucune mouche, créature non casher, ne volait au-dessus de la table d’Élicha, car ses pensées étaient toujours saintes.

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-> Là où se trouvent les pensées d’une personne, c’est là qu’elle se trouve pleinement.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 56]

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-> les pensées sont si puissantes et ont un tel effet sur le corps que la pensée seule créera une réalité virtuelle comme si le corps était bel et bien "là". On retrouve un écho de cette idée dans l’enseignement des Sages selon lequel fantasmer sur une faute est pire que l’acte lui-même, alors que l’esprit est probablement ailleurs.

Les mots nous unissent à Hachem

-> Les lettres de l’étude de la Torah et de la prière sont les vecteurs de l'union (dvekout) avec Hachem. Il faut concentrer ses pensées et son être le plus profond sur la spiritualité la plus profonde qui réside dans les lettres.
Tel est le sens profond du verset : "Qu’Il m’embrasse des baisers de Sa bouche" (Chir haChirim 1,2), qui fait référence à l'union des âmes (Zohar II,124b), comme le laisse entendre le verset : "Si tu te couches entre les lèvres" (Téhilim 68,14).
[ce verset est interprété ainsi dans le Tikounei Zohar, cité par rabbi Moché Cordovéro - Pardes Rimonim 8,13 ]

Ainsi, lorsqu’on prolonge la prononciation d’un mot, c’est le signe qu’on ne fait plus qu’un avec lui, puisqu’on ne veut pas quitter ce mot.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 44]

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-> Les lettres hébraïques sont en réalité des symboles des secrets spirituels les plus profonds de la Création, et servent de canaux pour transmettre ces énergies spirituelles au monde.
Toutes ces différentes énergies symbolisées par les différentes lettres proviennent en fin de compte toutes d'Hachem, et sont donc différentes expressions de l’Unique.
Si l’on est capable de pénétrer profondément dans un état méditatif où les lettres et les mots que l’on prononce sont vécus comme les différentes expressions de la sagesse et de l’amour divins qu’ils sont en réalité, on s' "unit" alors avec Hachem, comme par un baiser, puisque notre bouche humaine prononçant ces mots ne fait alors plus qu’un avec celle d'Hachem, pour ainsi dire.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 65,2) dit que, bien qu’il faille passer d’un mot de prière au suivant, chaque mot invite celui qui l’exprime à rester avec lui en dvekout (union, attachement).
La solution, dit Rabbi Na'hman, consiste à faire de toute la prière un "tout", ce qui signifie que l’état de dvekout atteint avec chaque mot doit être maintenu tout au long de la prière, de sorte que même lorsqu’on a atteint le dernier mot, on est toujours avec le premier.

Cet état de conscience ne peut être atteint que lorsque l’on a effectivement atteint un certain niveau d’ "Unité", où l’esprit et l’être tout entier ne font qu’un avec Hachem, et où les lettres et les mots individuels sont vécus comme différentes manifestations de l’Unique.

Faire bon usage de l’orgueil

-> "Quelle est la différence entre les disciples de notre ancêtre Abraham et les disciples de Bil'am?" (Pirké Avot 5,19)

-> La question ici est évidente. La réponse est que même les disciples d’Avraham possèdent le trait d’un esprit orgueilleux (rempli de fierté), et l’inverse est également vrai, à savoir que les disciples de Balaam possèdent le trait d’un esprit humble.
La seule différence est que les disciples de Bil'am utilisent leurs traits dans les affaires matérielles, tandis que les disciples d’Avraham les utilisent dans les questions spirituelles.
Autrement dit, les disciples d’Avraham élèvent leur cœur au service d'Hachem grâce à leur esprit orgueilleux et aspirent à accomplir de grandes œuvres, tandis que les disciples de Bil'am se considèrent comme indignes en raison de leur esprit humble et se dispensent d’accomplir la volonté d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 68]

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-> L’idée que nous ne méritons pas de servir Hachem est un obstacle spirituel pour quiconque vit en ayant conscience de la grandeur d'Hachem et de l’insignifiance relative de l’homme.
La seule façon de surmonter cette idée est de réaliser que même les êtres spirituels les plus impressionnants sont insignifiants devant Hachem, tout comme l’est la grandeur du cosmos.
Néanmoins, au-delà de toute compréhension humaine et au-dessus de toute raison humaine, le D. infini a choisi l’homme mortel infinitésimal sur ce grain de poussière qu’est la planète Terre pour Le servir et parfaire Sa création.
Faire l’expérience de cette prise de conscience est en effet à la fois la quintessence de l’humilité et, paradoxalement, le summum de la fierté (orgueil), et c’est le point où le "je" humain, se dissout dans le "Je" divin.

La chose la plus importante lorsqu’on prie en exil, c’est la foi : croire que la gloire d'Hachem remplit la terre. Ce faisant, on élève et on exalte la Chékhina, la présence divine.

On doit également croire que dès que l’on prononce des paroles de prière, notre demande est exaucée. Et même lorsque notre demande ne semble pas avoir été exaucée, c’est parce que la réponse nous est restée cachée.
Par exemple, la demande a peut-être été exaucée pour le bien du monde en général, bien qu'on ait demandé que notre souffrance personnelle soit ôtée.
Cependant, cela est en soi pour notre bien, par exemple pour expier nos fautes.

Mais si l’intention de notre demande est qu’on reçoive personnellement une réponse, alors on a introduit un élément de [matérialité] dans notre demande.
La demande doit être uniquement pour un bénéfice spirituel, pour le bien de la Chékhina, et non pour un quelconque bénéfice terrestre (matériel), ce qui crée un voile de séparation.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 80]

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-> L’enseignement commence par une affirmation selon laquelle la gloire d'Hachem existe de manière égale sur toute la terre, un axiome qui est en soi un aspect de l’Unité.
Reconnaître cela dans la prière révèle la présence divine à celui qui prie, cela "élève et exalte la Chékhina".
Mais pour que cela soit révélé à celui qui prie, pour qu’il fasse l’expérience de l’Unité, il ne doit pas avoir ses besoins personnels à l’esprit, car cela crée une "séparation" entre soi-même et l’Unité.
Il faut plutôt se percevoir comme une partie inséparable de la totalité de l’Unité de la création, et prier pour le bien de cette Unité, car on bénéficie automatiquement du bien de l’Unité.
C’est là le sens de "prier pour le bien de la Chékhina", car la présence d'Hachem ne se révèle sur terre que dans la mesure où l’homme perçoit l’Unité de la création.

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-> Lorsque l’on prie en ayant conscience que l’on s’adresse bel et bien à Hachem, on fait l’expérience d’être en présence d'Hachem. À ce moment-là, on a bel et bien "révélé" Hachem dans le monde, dans son monde (chaque juif est un monde en soi).
Hachem a toujours été là, mais nous ne Le voyions pas. C’est pourquoi Hachem nous fait traverser des expériences douloureuses afin que nous l’invoquions dans notre souffrance, afin que nous puissions peut-être en venir à réaliser que la souffrance n’était qu’un moyen de nous amener à Lui.
Néanmoins, lorsqu’on a effectivement atteint ce niveau de prière où l’on est "en Unité" avec Hachem, la prière elle-même s’est transformée de moyen en but.

-> Selon rabbi Na'hman de Breslev, il faut s’entraîner à parler avec Hachem de tout ce qui se passe dans notre vie, comme si l’on s’adressait à son meilleur ami.

-> Comme on l'a vu, le but de la prière est d’atteindre l’Unification avec Hachem, pour laquelle la souffrance n’est qu’un moyen. Mais lorsque l’humanité aura atteint ce niveau, la souffrance ne sera plus nécessaire en tant que moyen, et la prière servira alors à atteindre des niveaux d’Unité toujours plus élevés.

Ouvrir son intériorité au divin

-> Avant de se mettre à l'étude, nos sages avaient coutume d'échanger quelques mots légers (de plaisanterie), afin de libérer leur esprit d'un état restreint de katnout (conscience immature) et de s'élever vers un état élargi de gadlout (conscience mature).
[la guémara Shabbath 30b, rapporte qu'avant de commencer à enseigner aux Sages, Rabba lançait une plaisanterie, et ils riaient. Finalement, avec crainte (בְּאֵימְתָא וּפָתַח), il s'asseyait et commençait son enseignement. ]

Car il existe des états restreints et élargis dans les dimensions du monde, du temps et de l’âme. Lorsque le monde est dans un état de conscience élargie, on peut se rapprocher d'Hachem très facilement, tandis que lorsque le monde est dans un état de conscience restreinte, il faut alors lutter énormément pour se rapprocher d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 77]

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[on voit qu'il est nécessaire d'avoir des actions, des mots, qui vont contribuer à libérer notre monde spirituel interne.
A l'image de Rabba qui générait de la joie par de l'humour, puis s'asseyant dans la crainte d'Hachem mettait à profit son bon état d'ouverture à la spiritualité, lui permettant de davantage se rapprocher d'Hachem. ]

Lorsque le machia'h viendra, Roch Hachana n’aura plus lieu le premier jour de Tichri ; il aura lieu le premier jour de Nissan, et Yom Kippour sera le dixième jour de Nissan.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - parachat ha'Hodech]

Chaque individu doit vivre et se comporter selon les normes correspondant à son propre niveau spirituel. Cependant, lorsqu’on tente de mener sa vie selon les normes du niveau spirituel d’autrui, on échoue.
C'est là le sens profond de l'enseignement des sages : "Beaucoup ont tenté d'imiter Rabbi Shimon bar Yo'haï, mais ils ont échoué" (Béra'hot 35b). Cela signifie que bien qu'ils ne fussent pas eux-mêmes au niveau spirituel de Rabbi Shimon, ils ont essayé de vivre selon les normes élevées selon lesquelles ils le voyaient vivre, et c'est pourquoi ils ont échoué.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - 4]

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-> L’idée sous-jacente de cet enseignement est que chaque personne doit être fidèle à elle-même et vivre sa propre vérité dans le cadre de la Torah. Chaque personne a été amenée dans ce monde dans un but très précis, et si l’on tente d’être quelqu’un d’autre, on trahit sa propre âme.
[Toldot Yaakov Yossef - Vayichla'h n° 8 ; Métsora n° 1 ]

"On ne doit se lever pour prier qu’avec koved roch (lourdeur de la tête ; humilité)" (guémara Béra'hot 30b).
Le sens est que lorsqu’on prie avec kavana, Hachem est glorifié dans le "Monde de la Parole". Cela apporte la glorification dans tous les mondes, ainsi que sur [celui qui prie].
On doit donc veiller à ne pas cesser le dvékout (l’attachement [à Hachem]), c’est-à-dire qu’on ne doit pas penser à s’autoglorifier (enorgueillir) sous prétexte de prier avec une grande kavana.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 123]

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[cela implique que nous devons avoir conscience de la grandeur de la prière de chaque juif, de son impact énorme dans tous les mondes.
On doit donc être fier de nous (une sorte d'orgueil de nous qui nous pousse à apprécier et profiter de chaque prière!), tout en reconnaissant que ce pouvoir extraordinaire provient d'Hachem. ]