Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

La sainteté et la pudeur permettent aux bontés du Ciel de descendre

+ La sainteté et la pudeur permettent aux bontés du Ciel de descendre :

-> Hachem a programmé les mondes de telle façon que grâce aux mitsvot et aux bonnes actions que la nation juive accomplit dans ce monde, de nombreux mondes supérieurs reçoivent leur rectification. En conséquence, des bienfaits spirituels et physiques descendent sur la nation juive dans ce monde.
Le problème est qu'une protection est nécessaire pour garantir que cette abondance ne profite qu'au bien et que les puissances supérieures impures ne s'en emparent pas ou ne s'en nourrissent pas.
Il ressort clairement du Ram'hal (dans son Adir Bamarom - yi'houd hagan) qu'il s'agit d'un problème très important et que, de ce fait, seule une partie de l'abondance descend dans ce monde. Une très grande partie reste dans les mondes supérieurs afin d'être préservée.
Elle est préservée pour le peuple juif dans le monde à Venir, car il n'y a pas d'autre moyen de la préserver.
Le Ram'hal ajoute que si quelqu'un a un moyen de préserver cette abondance, c'est un immense mérite qui permet à la grande abondance d'atteindre le peuple juif dans ce monde. [Cela ne minimise en rien la bonté du monde à Venir, mais cette bonté supplémentaire qui descend contribue grandement à augmenter les mérites. ]

Il convient maintenant de nous demander si nous avons une idée de la manière de renforcer cette protection, afin que la bonté abondante descende sur la nation juive.
Celui qui examine attentivement la Torat HaKabbala verra qu'il existe une réponse claire à cette question. Cette protection se forme grâce à la diligence à respecter les lois de la sainteté et de la pudeur, que ce soit par la prudence des hommes dans les domaines qui les concernent, ou par la prudence des femmes dans les domaines qui les concernent.
En effet, toute forme de prudence dans ces domaines a un pouvoir spécial et incroyablement immense pour renforcer cette protection.

Nous pouvons ainsi comprendre à quel point ces avertissements (dans le domaine de la sainteté et de la pudeur) sont appropriés pour le bien-être général du peuple juif.
La Torah est largement étudiée et de nombreuses mitzvot sont accomplies dans toute la nation juive, que ce soit entre l'homme et Hachem ou entre l'homme et son prochain. Il y a également de nombreuses prières et toutes sortes de services merveilleux rendus à Hachem, qui produisent tous une grande bonté qui a le pouvoir d'activer le salut de toute la nation juive dans tous les domaines, littéralement.
Mais une partie de cette bonté est empêchée de descendre pour répandre ses bienfaits sur le peuple juif dans ce monde en raison des pouvoirs maléfiques mentionnés ci-dessus.
Cette bonté est donc conservée pour l'avenir. Grâce à la vigilance dans les domaines de la sainteté et de la pudeur, une protection est mise en place, permettant ainsi à la bonté déjà produite et préservée, issue du service de Hachem par la nation juive, de descendre ensuite sur ce monde.
C'est en réalité quelque chose de très facile, car cette bonté n'a pas besoin d'être produite pour la nation juive ; elle est déjà là, attendant d'avoir l'opportunité de rejoindre le peuple juif.
[rav Yaakov Ades - se basant sur le Ram'hal (dans son Adir Bamarom - yi'houd hagan) ]

<--->

-> Lorsqu'une personne pense au pouvoir unique et puissant qui réside dans les questions de sainteté et de pudeur pour apporter le salut (des délivrances) au peuple juif. Cela doit grandement émouvoir une personne, que ce soit parce qu'elle souhaite faire plaisir à son Créateur, car cela procure certainement un immense plaisir à Hachem lorsqu'une personne aide spirituellement et physiquement l'ensemble de la nation juive, ou parce que cela peut éveiller ses sentiments de miséricorde envers le peuple juif, pour un salut global ou individuel, que tant de personnes attendent.
Il va sans dire que lorsqu'une personne mérite de bénéficier à la communauté en général, la récompense que lui envoie le ciel est immense et éternelle.
[rabbi Yaakov Ades]

[à chaque moment un juif peut décider d'impacter positivement le peuple juif, plutôt que de céder à la facilité de son caractère humain. ]

Si quelqu'un accomplit son hichtadlout seulement par des actions, mais qu'il ne prie pas, il n'a pas rempli son obligation de hichtadlout, car l'essentiel de la hichtadlout se trouve dans la prière.
['Hazon Ich ]

Le yétser ara est un lion fait de papier.
Commencez par le déchirer, et vous verrez [plus clair].
[rabbi Mendel de Kotzk ]

Depuis la destruction de notre Saint Temple et l'exil des enfants loin de la table de leur père, la présence sacrée d'Hachem et Sa gloire errent, pour ainsi dire, sans répit.
Il ne reste plus rien, seulement cette Torah. Lorsque Israël, la nation sainte, s'occupe de la Torah comme il se doit, elle est elle-même comme un sanctuaire miniature, qui se prépare à accueillir et à satisfaire la Sainte Présence, qui se reposera avec elle et déploiera ses ailes sur elle, pour ainsi dire.
Grâce à cela, Hachem bénéficie d'un petit répit, comme le disent nos Sages (Béra'hot 8a) : "Depuis le jour où le Saint Temple a été détruit, Hachem n'a rien dans ce monde à part les 4 amot de la halakha."
[...]
La présence sacrée d'Hachem se repose même sur une seule personne qui s'assoit et étudie la Torah.
[Tana déBé Eliyahou - chap.34 ]

<--->

-> "Venez et voyez à quel point le pouvoir de la Torah est puissant, et combien il est plus élevé que tout"
[Zohar - dans son introduction]

-> Le midrach (Michlé - fin du chap.8 ) explique le verset : "Quiconque me trouve a trouvé la vie".
Hachem dit : "Quiconque se trouve dans les paroles de la Torah, Je me trouve également en lui en tous lieux". Le verset dit donc : "Quiconque Me trouve a trouvé la vie".

-> Les paroles de la Torah sont comparées au pain et à l'eau, nous enseignant que tout comme il est impossible pour une personne d'exister sans pain et sans eau, elle ne peut pas non plus exister sans la Torah.
[Tana déBé Eliayhou - Eliyahou Zouta chap.13 ]

La grandeur de s’attacher à Hachem par nos pensées

+ La grandeur de s'attacher à Hachem par nos pensées (d'après le rabbi Yaakov Ades) :

-> Attacher ses pensées à Hachem est une très grande mitsva.
A un niveau élevé, une personne peut avoir ses pensées attachées à Hachem à chaque instant. De nombreux Richonim et A'haronim expliquent cela (voir le Néfech Ha'Haïm - chaar 3, chap.13 et 14) où il écrit à propos des saints Avot et de Moché Rabbénou, qui sans un instant de répit, ont uni leurs pensées à leur Créateur tout au long de leur vie.

-> Quand il s'agit d'être proche d'Hachem, certains se trompent et pensent qu'il s'agit simplement d'une sensation du cœur et rien de plus. Ce n'est pas vrai. Même si cela s'exprime comme un sentiment de proximité avec Hachem dans son cœur, en réalité, cela va bien au-delà.
Cela est expliqué dans les Rishonim et les A'haronim (comme le rav 'Haïm Vital dans son Chaaré Kédoucha 3,5) : en unissant ses pensées à celles de son Créateur, l'homme renforce de manière très réelle son lien avec le Créateur du monde, renforçant ainsi le lien de son âme avec Lui.
Des effusions supplémentaires provenant de la lumière du visage (face) d'Hachem descendent sur celui qui s'attache à son Créateur.

Il est difficile de donner ici une explication détaillée sur le fonctionnement exact de ce processus, car il est lié à de nombreuses idées kabbalistiques.
Cependant, l'idée générale reste celle qui est expliquée dans les Rishonim et les A'haronim. Tout comme il est possible de joindre deux objets physiques dans ce monde par certaines actions, par exemple deux planches en les martelant et en les clouant ensemble, il est également possible de joindre l'âme d'une certaine manière au Créateur Lui-même.
L'action particulière qui permet cette jonction est celle qui relie les pensées d'une personne à son Créateur.

Bien que nous n'ayons aucune compréhension de l'essence d'Hachem, nous pouvons néanmoins expliquer que grâce à cette connexion, Hachem apportera une effusion spirituelle sacrée à l'âme de celui qui unit ses pensées à son Créateur.
Il s'ensuit que l'union des pensées à Hachem et l'élan des pensées vers les causes d'Hachem ne sont pas seulement intellectuels ou émotionnels ; elles sont une réalité.
Quand une personne pense à Hachem, elle change vraiment pour être davantage connectée au Créateur du monde avec une connexion spirituelle très réelle.

Même si ce lien est spirituel et très réel, il peut être comparé aux anges qui sont spirituels mais ne peuvent être touchés, et pourtant ils existent bel et bien.

-> Il est évident que même sans cette proximité, l'âme de chaque juif est très liée à son Créateur et bénéficie de l'éclat de Son visage. Tout ce qui est écrit ici, à savoir que cette proximité est produite par une personne qui pense à son Créateur, signifie qu'elle renforce le lien et l'enrichit.

En vérité, chaque mitsva et chaque étude de la Torah améliore le lien de l'âme avec son Créateur.
Lorsqu'une personne ne ressent pas cela, alors l'union des pensées dont il est question ici est un certain type de lien avec Hachem qui apporte définitivement ce sentiment et présente un avantage spirituel unique par rapport aux liens que l'on ne ressent pas. Ce n'est pas nécessairement plus important ; chaque domaine et chaque mitsva au service de Hachem ont leurs propres avantages particuliers.

<--->

-> Le Ram'hal (dans son Adir Bamarom) écrit que cette unité de pensées avec Hachem expie les fautes, ce qui signifie que l'union de l'âme avec le Créateur purifie l'âme de la souillure de la faute.
Il ne veut pas dire par là qu'il faut se dispenser de la mitsva de la téchouva, ni minimiser l'importance des fautes pour celui qui fait régulièrement l'expérience de la proximité avec Hachem.
Cependant, même lorsque nous prenons soin de ne pas fauter et que nous nous repentons, il y a toujours, à notre grand regret, beaucoup à corriger. Il n'y a pas lieu ici d'approfondir cette question. Ainsi, on s'aide toujours soi-même en se rapprochant d'Hachem.

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm - chap.4) explique que l'unification de nos pensées avec Hachem au moment de l'étude de la Torah n'est pas nécessaire. En effet, celui qui étudie la Torah est automatiquement considéré comme étant uni avec Hachem, puisque la Torah est la parole d'Hachem.
Même s'il reconnaît qu'il n'y a pas d'obligation dans ce domaine, il existe néanmoins un niveau supérieur si une personne peut ajouter des pensées sur son Créateur à son étude de la Torah (voir le Néfech ha'Haïm pour plus de détails).
Ainsi, certains trouvent que le meilleur moyen pour eux de se rapprocher d'Hachem est d'étudier la sainte Torah. Cela élève leur âme et la relie au Créateur.

La grandeur acquise grâce à l’étude de la Torah

+ La grandeur acquise grâce à l'étude de la Torah :

1°/ L'importance de chaque mot étudié de Torah :

-> Selon le Gaon de Vilna (Chénot Eliyahou - sur Péa 81,41) : Nos Sages écrivent : "Une personne doit aimer la Torah de tout son cœur, car chaque mot qu'elle étudie est une mitsva en soi. Si tel est le cas, après avoir étudié une page, par exemple, il accomplit plusieurs centaines de mitsvot."
[le 'Hafets 'Haïm rapporte ces mots dans son Chem Olam (chaar Hachzakat haTorah chap.9). ]

Le 'Hafets 'Haïm écrit plus loin, dans le même ordre d'idées, qu'à chaque mot qu'une personne étudie, un ange est créé qui intercède en sa faveur.

<--->

2°/ L'étude de la Torah comme but de la création du monde :

-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chaar Hachzakat haTorah chap.9 - légèrement adapté) écrit :
"Il est connu que l'étude de la Torah est une mitsva positive de la Torah ... La création de l'homme a pour but principal qu'il fasse des efforts dans la Torah"

-> Le véritable désir de chaque juif est de faire plaisir à son Créateur. Plus une personne reconnaît que la raison principale de la création du monde est l'étude de la Torah, plus il est implicite que, par désir de faire plaisir à son Créateur, elle intensifiera son étude de la Torah.

Puisque la raison principale pour laquelle le monde a été créé est l'étude de la Torah, il est clair que c'est elle qui rapproche le plus de Hachem.
Or, une personne a un grand désir d'être proche d'Hachem et de recevoir une récompense dans le Gan Eden, et cela s'acquiert lorsque l'on réalise la volonté d'Hachem.

<--->

3°/ L'étude de la Torah change l'essence d'une personne :

-> "Il est une mitsva de s'engager dans l'étude de la Torah et de faire de son mieux chaque jour dans l'étude de la Torah, car une personne qui étudie la Torah, son âme acquiert une autre âme sainte et devient comme un ange saint."
[rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chaar 4, chap.15) ; intro Zohar p.12 ]

-> C'est un formidable encouragement pour une personne à rassembler toutes ses forces dans le domaine de l'étude de la Torah, car chaque juif veut s'élever et se rapprocher de Hachem, être plus spirituel et plus pur, changer son être même pour devenir plus saint ...
Nous avons la garantie que l'étude de la Torah purifie notre âme, nous élève et nous fait grimper les niveaux avec toujours davantage de proximité avec Hachem.

Le 'Hazon Ich (dans son Emounah ouBita'hon) écrit qu'une personne peut atteindre un niveau proche de celui d'un ange et pourtant continuer à se mêler aux autres, qui ne remarquent aucune différence entre elle et eux-mêmes.
La vérité ne réside que dans ce qui se trouve à l'intérieur de la personne.

Ainsi, notre yétser ara nous pousse à s'interroger : où sont les changements provoqués par ton étude de la Torah.
Cependant, il est important de connaître la vérité spirituelle, et non ce qu'elle semble être physiquement, par nos sens humain. Quiconque se consacre à l'étude de la Torah, son for intérieur change automatiquement pour devenir plus saint et plus pur. Si on ne le ressent pas, c'est uniquement parce qu'il y a un écran sur le corps qui l'empêche de le ressentir (libre arbitre oblige).
[rabbi Yaakov Ades]

<--->

4°/ Autres changements à notre intériorité dus à l'étude de la Torah :

-> Le 'Hafets 'Haïm écrit que si une personne prenait la peau d'un animal, qui est un objet ordinaire, ne contenant aucune sainteté, et la tannait dans l'intention de l'utiliser pour un rouleau de la Torah, et écrivait un rouleau de la Torah dessus, cette peau deviendrait sainte d'une sainteté impressionnante, une grandeur de rouleau de la Torah bien connue.
À combien plus forte raison lorsqu'une personne prend son cerveau et lui enseigne les paroles de la Torah. Il est certain que le contenu de son cerveau sera sanctifié d'une sainteté extraordinaire.
Dans un rouleau de la Torah, les mots sont simplement écrits sur le parchemin, tandis que dans le cerveau, la Torah pénètre à l'intérieur du cerveau.
La différence entre une personne avant qu'elle n'ait étudié la Torah et après qu'elle l'ait étudiée est comme la différence entre un morceau de peau ordinaire et un rouleau de la Torah qui est sacré et revêt une sainteté extraordinaire.

En vérité, chaque juif, même sans avoir étudié la Torah, possède en lui une grande sainteté simplement parce qu'il est Juif.
Le 'Hafets 'Haïm ajoute ici la différence entre la sainteté d'un juif avant qu'il n'étudie la Torah et la sainteté d'un juif après qu'il ait étudié la Torah, la différence est énorme, comme celle entre un morceau de peau (d'un parchemin) ordinaire et un rouleau de la Torah très saint.
En conséquence, même une personne qui a déjà beaucoup étudié la Torah, lorsqu'elle étudie pendant un temps supplémentaire, son essence est remplacée par une essence encore plus sainte, tout comme la peau ordinaire devient le rouleau sacré de la Torah.
[rabbi Yaakov Ades]

<--->

5°/ Celui qui s'occupe de la Torah mérite une aide céleste surnaturelle spéciale :

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm - chaar 4 , chap.18) écrit que celui qui accepte le joug de la sainte Torah sur lui-même, honnêtement et pour son propre bien, est élevé au-dessus de tout dans ce monde et Hachem lui accorde une attention particulière, bien au-dessus de toutes les forces naturelles.
En effet, il est uni à la Torah et donc à Hachem, pour ainsi dire. Il est sanctifié par la Haute sainteté de la Torah, qui est plus précieuse que tout ce qui a de la valeur dans tous les mondes.
C'est la Torah qui donne vitalité et permanence à tous les mondes et à toutes les forces de la nature. Il s'ensuit donc qu'une personne qui s'occupe de la Torah apporte vie et stabilité à tout et est supérieure à tout.

Celui qui s'occupe de la Torah pour elle-même (lichma) mérite une aide céleste dans ses affaires matérielles, bien au-delà de ce qui est naturel. Il est même possible que ceux qui l'entourent ne le perçoivent pas. Les choses surnaturelles peuvent encore se produire de manière cachée ; l'observateur peut encore se tromper et penser que tout est naturel.
Cependant, la réalité qu'il reçoit est incroyable : l'attention (l'aide) individuelle du ciel. Heureux celui qui mérite cela.

Bien que cela soit écrit à propos de celui qui étudie la Torah pour elle-même et non à propos de quiconque étudie la Torah, cela ne doit pas affaiblir l'inspiration d'une personne à étudier la Torah.
Le Néfech Ha'Haïm (chaar 4,chap.3) écrit que "la Torah pour elle-même" (Torah lichma) ne signifie pas une incroyable proximité avec Hachem et de grands niveaux de spiritualité que beaucoup trouvent difficiles à atteindre, mais plutôt étudier dans le but de comprendre la sainte Torah et non pour d'autres objectifs physiques et matériels, par exemple pour recevoir des honneurs ou prendre plaisir à se disputer, ...
Beaucoup méritent d'étudier avec la simple intention de connaître la Torah et de la comprendre. C'est cela, la Torah pour elle-même (lichma). On n'y parvient pas toujours, mais au moins une grande partie de nos études peut certainement être motivée par la simple intention de connaître la Torah et de la comprendre.

-> Même si le Néfech Ha'Haïm a expliqué ce qui est considéré comme la Torah pour elle-même (lichma - désintéressé d'intérêts personnels), il est néanmoins vrai qu'il s'agit d'un niveau supérieur lorsqu'une personne se concentre dans son étude pour apporter de plus en plus de plaisir à son Créateur, ce qui lui permet d'étudier avec un sentiment de proximité accru envers Hachem.
De plus, l'étude qu'elle a réellement effectuée est également considérée comme étant d'un niveau supérieur.
... Il ressort clairement du Néfech Ha'Haïm qu'il n'est pas nécessaire d'atteindre des niveaux élevés de spiritualité pour mériter tout ce que l'on peut mériter en étudiant la Torah pour elle-même, c'est-à-dire recevoir une aide divine surnaturelle.
Le niveau de base de la "Torah pour elle-même" est que l'objectif de l'individu ne soit pas les choses matérielles, mais plutôt de connaître et de comprendre la Torah.

Il n'est certainement pas préjudiciable d'ajouter quelques pensées de sainteté au niveau de base de "pour elle-même" (lichma). En fait, c'est tout le contraire : c'est un bonus.
Un exemple de ces pensées pourrait être l'intention de faire plaisir à Hachem, ou d'augmenter les mérites du peuple juif et d'apporter la délivrance au peuple juif, ou afin de l'enseigner à d'autres (son intention d'enseigner aux autres doit être pour leur bien et non par arrogance), ou encore le désir de savoir comment mieux accomplir les mitsvot.
Les bonnes intentions ajoutent certainement et ne nuisent pas, comme nous le voyons dans la mishna (Pirké Avot) : "Celui qui étudie afin d'enseigner ou d'agir est préférable à celui qui étudie simplement".
[rabbi Yaakov Ades]

Non perception de l’impact d’une mitsva, de l’étude de la Torah

+ Non perception de l'impact d'une mitsva, de l'étude de la Torah :

-> Chaque instant d'étude de la Torah et chaque mitsva qu'on accomplit, créent une abondance spirituelle qui se déverse d'Hachem vers l'âme de cette personne, la sanctifiant et la reliant au Créateur Lui-même. [le contraire se produit, Hachem nous en préserve, avec une aveirah.]

Certains prétendent ne pas ressentir cela du tout, ou du moins pas assez intensément, surtout lorsqu'il s'agit d'une courte période d'étude, ...
La vérité est cependant qu'à chaque petite période d'étude ou d'accomplissement d'une mitsva, il y a un puissant déversement de bénédiction.
Hachem a toutefois créé le monde de telle manière que, dans ce monde, le corps est comme un écran qui empêche l'âme de ressentir les changements qui s'y produisent.
[tout le monde n'est pas égal face à cet écran, car pour certains, la barrière est plus grande et pour d'autres, elle est moins importante. (cela peut dépendre des moments de notre vie, de nos actions, de la volonté d'Hachem que cela soit ainsi, ...)]
La raison en est que le monde doit être un monde de défis (libre arbitre oblige). Si nous ressentions de manière claire, significative, l'influence des mitsvot et des avérot (fautes) sur l'âme, l'existence d'une épreuve ou d'un défi serait presque impossible.

Ce n'est qu'après 120 ans, lorsqu'il n'y a plus d'obstacle entre l'âme et le corps, qu'une personne verra la réalité de la façon dont chaque moment d'étude de la Torah et chaque partie de l'accomplissement des mitsvot ont apporté une lumière intense à son âme.
Cette lumière n'apparaît pas seulement au moment où il la voit au ciel ; c'est plutôt à ce moment-là qu'il voit comment la lumière était déjà présente au moment même de l'étude et de l'accomplissement des mitsvot.
En effet, la force de ces lumières mêmes lui a permis et l'a aidé à accomplir beaucoup de choses dans ce monde. C'était simplement l'écran qui l'empêchait de voir la réalité.
Souvent, on peut réellement ressentir le bien qui résulte de cette force, mais on ne se rend pas compte qu'il est lié à la Torah que l'on a étudiée ou à la mitsva que l'on a accomplie.
[rabbi Yaakov Ades]

Le monde fonctionne de telle manière que tout ce qui se passe dans les mondes supérieurs est fonction de notre comportement dans ce monde, et que ce qui se passe dans les mondes supérieurs a des conséquences dans ce monde.
Ainsi, chaque fois qu'un juif tente d'accomplir un acte de bonté dans ce monde, qu'il y parvienne ou non, il éveille les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs, apportant ainsi une grande bonté à toute la nation juive.
Il s'ensuit donc qu'il n'est pas possible qu'une personne essaie de faire preuve de bonté sans obtenir aucun résultat ; au contraire, chaque fois qu'une personne essaie d'accomplir des actes de bonté, elle apporte toujours de la bonté dans d'autres domaines en éveillant les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs.
['Hafets 'Haïm ]

Réponses à notre désespoir de n’être pas fait pour étudier la Torah

+ Réponses à notre désespoir de n'être pas fait pour étudier la Torah :

1°/ Rachi (Sanhédrin 99) explique que lorsqu'une personne fait des efforts dans la Torah, la Torah demande à Hachem de l'aider à comprendre la Torah.
[nos efforts nous permettre une bénédiction, un succès surnaturel à la Torah.
On peut y ajouter l'importance de prier pour notre réussite dans la Torah, nos Sages affirment qu'une prière pour de la spiritualité est toujours acceptée, et les conséquences sont miraculeuses. ]

2°/ Il est fondamental de savoir qu'il existe différents types d'âmes. Certaines âmes sont plus exceptionnelles que d'autres.
Beaucoup de types d'âmes exceptionnelles provoquent un désir incroyablement fort d'étudier la Torah, ce qui permet d'obtenir de grands succès dans l'étude de la Torah.
Il est clair dans le Zohar, dans les écrits du Arizal et dans le Néfech ha'Haïm (chaar 4) que grâce à l'étude de la sainte Torah, une personne peut mériter d'étendre l'âme qu'elle possède déjà, en y ajoutant une autre âme très sainte, provenant d'un lieu extrêmement élevé.
Grâce à cette extension, on est capable de changer toute notre condition spirituelle pour le mieux, littéralement d'un extrême à l'autre.
Si tel est le cas, toute mauvaise évaluation de nos capacités personnelles futures est erronée, car elle est basée sur l'âme qu'on possède déjà, sans tenir compte du fait qu'on pourrait en acquérir davantage, ce qui changerait toute notre situation.

3°/ Fréquemment on oublie ce qu'on a pu étudier, et alors on a l'impression de n'avoir rien gagné de cette étude, remettant en question l'intérêt de s'y consacrer.
Le Maharchav écrit au nom du Arizal :
"Ce n'est pas correct, car à l'avenir, une personne se souviendra de toute [la Torah] qu'elle a pu étudier.
Ces mots comprennent deux types d'arguments contre l'excuse de réduire son étude en raison du risque de l'oublier.
1) Même si on oublie, ce n'est que temporairement, et on tirera profit de cet étude pour toujours, puisqu'on s'en souviendra dans le monde à Venir.
[à l'inverse, ce qu'on n'aura pas étudié (alors qu'on aurait pu le faire), ne nous sera pas accessible dans l'éternité du monde futur. ]
2) Le fait de s'en souvenir dans le monde à Venir n'est pas simplement une récompense ou un cadeau pour notre travail acharné, mais plutôt parce qu'au moment où une personne étudie la Torah, la lumière de cette partie de la Torah se joint à la lumière de notre âme et devient éternellement unie.
Cela amène déjà une personne à se souvenir de ses études pour toujours, mais il y a des couches qui recouvrent cette lumière et lui cachent ce souvenir. Dans le monde à Venir, ces couches disparaissent.

Il en ressort que même si une personne ne se souvient pas de ce qu'elle a étudié dans ce monde, cela a tout de même une grande importance. A partir du moment où elle a étudié la Torah, des lumières spirituelles plus élevées sont attachées à son âme, ce qui élève considérablement son niveau spirituel."
[rabbi Yaakov Ades]

<--->

4°/ Selon les Pirké Avot : "Quiconque étudie la Torah dans la pauvreté finira par l'étudier dans la richesse".
Il est dit au nom du Maharal Diskin que cela s'applique non seulement à la pauvreté monétaire, mais aussi au manque de talent, où malgré tout, une personne se renforce pour étudier la Torah.
Finalement, elle méritera une richesse de capacités.

[loin de nous l'idée de déprécier les talents. Bien sûr, une personne dotée de talents prodigieux doit veiller à les utiliser pour la Torah, comme nous le voyons avec le Maharil Diskin lui-même qui, dès son plus jeune âge, bien que doté d'un grand génie, a travaillé et peiné avec une diligence incroyable dans la Torah, de manière tout à fait incompréhensible, et comme on le sait, a mérité des niveaux de génie qui dépassaient toutes les lois de la nature.
Mais on constate que de nombreux géants en Torah n'étaient pas faits pour l'étude de la Torah dès le départ.
(ainsi, le fait de persévérer malgré la pauvreté de nos capacités, peut nous permettre d'obtenir des richesses spirituelles d'Hachem par la suite, d'où la nécessité de ne pas abandonner au départ. ) ]

<--->

[5°/ on peut éventuellement ajouter que lorsque l'on étudie pour générer du plaisir à Hachem, pour apporter du bien aux autres juifs, alors par leur mérite on peut obtenir des aides Divines supplémentaires. ]

Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam

+ Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam :

-> "Une heure de vie dans le monde à Venir est plus belle qu'une vie entière dans ce monde" (Pirké Avot 4,17)

Cela peut s'expliquer comme suit : si l'on réunissait tous les plaisirs terrestres que l'homme a connus et connaîtra jamais, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, cela ne pourrait pas égaler un seul instant du plaisir que l'âme éprouve dans l'autre monde.

D'autre part, il ressort clairement de nos livres saints que même 70 ans de souffrances comme celles de Iyov dans ce monde ne l'emportent pas sur la souffrance que l'âme ressent en un instant dans le Guéhinam.

Cela s'explique par le fait que les plaisirs et les souffrances du monde à Venir sont beaucoup plus intenses que ceux de ce monde.
Le plaisir et la souffrance concernent principalement l'âme, mais comme l'âme est revêtue d'un corps, ses plaisirs et ses douleurs sont automatiquement revêtus d'actions physiques.

Dans le monde à Venir, les types de plaisirs sont très différents. Ce sont des plaisirs plus directs pour l'âme, sans l'enveloppe du corps. Il en va de même pour la souffrance, qui est donc un type de souffrance qui blesse l'âme de manière beaucoup plus directe. Il s'ensuit donc que tout ce qui est plus direct est beaucoup plus grand.

Cela peut être comparé à une personne qui désobéit à un roi humain, et le roi décrète une punition consistant à recevoir des coups de fouet de la part du roi lui-même. Le roi a donné au fauteur deux choix : soit cinq coups de fouet avec un bâton sur le dos nu, soit cinquante coups de fouet avec le bâton tout en portant un vêtement si épais qu'il ne peut pratiquement pas sentir les coups.
Il est évident qu'il préfère les cinquante coups de fouet avec le vêtement plutôt que les cinq sans.
Il en va de même dans notre discussion ici.

Le Ramban (Torat haAdam - chaar haGuémoul) rapporte cette explication, et ajoute tout comme dans ce monde le feu brûle le corps, il existe également dans l'autre monde une réalité spirituelle appelée feu, qui est la racine du feu dans ce monde, et qui a la capacité de brûler l'âme. [il est évident que le feu de la Géhenne n'est pas du même type que celui de ce monde].

-> Outre ce que nous avons dit sur la quantité de la récompense dans le monde à venir par rapport aux plaisirs de ce monde, il y a un autre point à souligner ici : la récompense dans le Gan Eden est éternelle.
Le Ram'hal écrit que la récompense dans le monde à venir n'est pas comme un paiement qu'une personne verse à son ami dans ce monde, en échange d'un article qu'elle a acheté, et une fois le prix payé, elle est exemptée de tout autre remboursement.
Cependant, dans le monde à venir, même si une personne reçoit une récompense en fonction de son accomplissement des mitsvot, elle continue de recevoir cette récompense, car elle est éternelle, pour toujours et à jamais, sans interruption.
De plus, la récompense croît et augmente, car elle est spirituelle et sainte et purifie donc de plus en plus la personne jusqu'à ce qu'elle devienne digne d'une récompense encore plus grande.
[rabbi Yaakov Ades]

<--->

-> L'essence d'un niveau élevé dans le service d'Hachem réside dans le fait qu'une personne accomplit les mitsvot et se préserve des fautes par amour pour Hachem et par crainte de Sa grandeur, et non par crainte du châtiment.
Bien sûr, chaque personne doit craindre le châtiment et connaître la grande récompense des mitsvot ; ce sont là de grands outils pour se préserver des tentations de la mauvaise inclination.
Ce que nous avons mentionné ci-dessus est remarquable à cet égard. Mais une personne doit savoir qu'elle ne gagne rien en s'abstenant d'accomplir une mitsva ou en commettant une faute (avéra), car tout profit dans ce monde ne vaut absolument rien, zéro, comparé à la plus petite récompense dans le monde à venir.
[rabbi Yaakov Ades]