Aux délices de la Torah

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Toujours s’appuyer sur Hachem

+ Toujours s'appuyer sur Hachem :

"A présent, écoute ma voix, je vais te donner un conseil et que Hachem soit avec toi" (Yitro 18,19)

-> Le séfer Kitvé RaMam cite le rav de Lechovitch qui explique que le conseil de Yitro était que "Hachem soit avec toi" (vihi Hachem ima'h).
Il disait que quoi qu'il fasse, il devait s'assurer que cette chose le rapprochait d'Hachem et qu'il devait demander Son aide et s'en remettre à Lui.
Le meilleur conseil dans la vie est d'être constamment avec Hachem et de s'en remettre à Lui.

"Il y a un temps pour étudier la Torah et un temps pour faire la prière"
[guémara Shabbath 10a ]

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[ notre yétser ara a tendance à mélanger les choses (on fait plusieurs choses à la fois), pour nous éviter de pouvoir se concentrer à 100% sur ce que l'on fait, et le faire avec une intention pleine. ]

Le 'Hidouché HaRim explique qu'à Pourim, nos prières ont un pouvoir extraordinaire, tout ce que nous demandons est accordé. Mais un cadeau aussi ouvert pourrait attirer des forces négatives. C'est pourquoi, pour dissimuler cet immense cadeau, nos Sages a institué la mitsva de boire, afin que les gens soient distraits et négligent le potentiel caché de la journée.
Ne manquez pas cette occasion : ceux qui reconnaissent ce secret peuvent débloquer l'immense pouvoir de Pourim grâce à la prière!

Noa’h & le vin

"Noa'h, l'homme de la terre, se déshonora et planta une vigne. Il but du vin et s'enivra, puis se découvrit dans sa tente" (Noa'h 9,20-21)

-> Le Maayan Beit haChoéva explique :
Nous savons que la Torah décrit Noa'h comme un tsadik (Béréchit 6,9), et que malgré l'incident peu flatteur avec le vin, il a toujours eu une prophétie par la suite et a prophétisé ce qui arriverait à Shem, Cham et Yéfet (Noa'h 9,25-26). Comment pouvons-nous donc comprendre que Noa'h se soit comporté d'une manière aussi inconvenante, en abusant du vin et en restant dévêtu dans sa tente?

Noa'h pensait que le Déluge (Maboul) avait éradiqué tout le mal du monde, et que le monde était revenu au même état qu'avant la faute d'Adam et de 'Hava.
Noa'h pensait qu'il était comme Adam, un homme directement issu de la terre, un "ich aadama".
Il choisit donc de planter une vigne afin de ne pas commettre la faute d'Adam HaRichon, qui avait fauté avec des raisins (guémara Sanhédrin 70a).
Noa'h ne fut pas vêtu, comme Adam HaRichon avant la faute, parce qu'il pensait avoir atteint ce niveau.

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-> b'h, également sur ce verset : https://todahm.com/2021/01/14/33290

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-> Selon certaines opinions, Noa'h avait pris avec lui dans l'Arche des plants de vigne et de figuiers (Rachi Noa'h 9,20 ; Béréchit rabba 36,3), ainsi qu'une grande variété de graines (rav 'Haïm Paltiel - Noa'h 8,5).

Selon d'autres, après avoir quitté l'Arche, en sortant dans la nature pour commencer à cultiver la terre, Noa'h aperçoit un plant de vigne flottant dans un cours d'eau. Se penchant pour l'attraper, il la rapporte sur le rivage et réalise immédiatement que cette vigne vient du Gan Eden. [Targoum Yonathan Noa'h 9,20 ; Pirké déRabbi Eliézer 23]
Selon certaines opinions, elle provenait du fameux Arbre de la Connaissance (ets hadaat), le fruit défendu qu'avaient mangé Adam et 'Hava avant d'être chassés du Gan Eden. Cette opinion ne contredit pas forcément celle disant que Noa'h avait emporté ces plants dans l'arche car il se peut qu'il les ait trouvés avant le déluge.

Mettant les autres plants de côté, Noa'h lui accorde toute son attention.
Noa'h n'a pas pris la leçon de l'expérience d'Adam, dont la chute a été provoquée par une vigne.

A son grand étonnement, à peine la plante-t-il qu'elle produit miraculeusement des grappes de raisins mûrs. [Zohar - Noa'h 73a ]
Noa'h s'empresse d'en cueillir une grappe, de la presser, et d'en goûter son jus ... Noa'h se met à l'œuvre et il obtient bientôt un tonneau plein de jus.
Peut-être la fermentation améliorera-t-elle encore ce breuvage ? Il faut essayer! En quelques minutes, le tonneau est plein d'un vin riche, savoureux, Noa'h vient de découvrir le vin que personne ne connaissait jusqu'à présent. [Zohar - Noa'h 73a]
Avant le déluge, on avait toujours consommé les raisins tels quels. Le vin, maintenant, a fait son apparition. [Radak - Noa'h 9,20]

En revanche, le Malbim et le Abarvanel sont d'avis que Noa'h a planté la vigne avec l'intention explicite de fabriquer du vin.
Selon le Sforno, lorsqu'un acte n'est pas parfait, le résultat peut s'avérer très mauvais.

-> Noa'h aurait dû apporter une libation de vin sur l'autel avant d'en boire. S'il l'avait fait, cela l'aurait protégé de ses effets néfastes. [Torat Moché - Beréchith 3b ]

Noa'h, qui était un "homme de la terre", aurait également dû apporter sur l'autel des fruits de la terre. Il aurait dû considérer le produit de la vigne comme "orla", les trois premières années puis le consacrer, la quatrième année, à des réjouissances en l'honneur d'Hachem, et n'en boire le vin qu'ensuite. ['Hatam Sofer]

Décret d’Haman = punition non-acceptation avec joie de la vente de Yossef

+ Le décret d'Haman est venu comme une punition pour Yaakov qui n'avait pas accepté avec joie la vente de Yossef :

-> Lorsque Yaakov a pensé que Yossef était mort, il a revêtu un sac sur ses reins et a pleuré son fils pendant de nombreux jours (Vayéchev 37,34).
Le midrach (Béréchit rabba 84,20) enseigne : "Parce qu'il a pris un sac (un cilice), celui-ci ne quittera pas sa descendance jusqu'à la fin des générations.
Ainsi, il est dit à propos de Mordé'haï le Juif (Esther 4,1) : "Morde'haï déchira ses vêtements, revêtit un sac (cilice) et se couvrit de cendres ; il sortit au milieu de la ville et poussa un grand cri amer".

Le 'Hatam Sofer (drachot - parachat Za'hor 5554) explique qu'une personne doit s'efforcer d'accepter avec amour et joie tout ce qui lui arrive, certaine que la souffrance la purifie et la rapproche de son Créateur. Grâce à cette acceptation, on passe des difficultés au soulagement et des ténèbres à la lumière.

Yaakov a connu de nombreuses difficultés (Essav, Lavan et Dinah), mais il a tout accepté avec amour.
Cependant, lorsqu'il a dû faire face à l'épreuve de la disparition de Yossef, il savait que sa part dans le monde à venir dépendait du fait que ses fils, les 12 tribus, restent une unité intacte, comme il l'a déclaré : "Car je descendrai au She'ol en pleurant mon fils", et Rashi explique, selon le midrach : "J'ai reçu ce signe de Hachem, que si aucun de mes fils ne mourait pendant ma vie, je serais sûr de ne pas voir le Guéhinam".
Il ne pouvait donc pas supporter la douleur de la disparition de Yossef, et il pleura et revêtit un sac en signe de deuil. Cela entraîna le décret d'Haman, qui incita ses descendants à revêtir eux aussi des sacs et à se couvrir de cendres dans leur chagrin.

La reine Esther comprit que le décret d'Haman avait été pris parce que Yaakov n'avait pas accepté avec amour la disparition de Yossef, et elle reconnut que le salut ne viendrait pas du deuil.
Elle comprit plutôt que l'approche inverse était nécessaire : les juifs devaient se réjouir, accepter tout ce qu'ils traversaient avec une foi sincère que c'était ce qu'il y avait de mieux pour eux, et alors ils seraient sauvés de leur situation difficile.
Elle invita donc le roi A'hachvéroch et le Haman à un festin, démontrant ainsi sa confiance absolue en Hachem et en Son salut.

Voici le message d'Esther : seul la joie et le bita'hon permettraient d'obtenir la délivrance du décret mortel.
Cela a rectifié le deuil de Yaakov, qui savait qu'une acceptation patiente accomplit plus que de nombreuses prières, mais qui a trébuché en pleurant Yossef. Là aussi, Hachem voulait qu'il accepte le décret avec amour et joie, en croyant calmement et de tout cœur que c'était sûrement pour le mieux, comme cela est d'ailleurs devenu clair par la suite.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> b'h, également : La grandeur d’accepter ses souffrances avec amour : https://todahm.com/2023/01/13/38348

Moché comprit qu’il ne fallait pas poser de questions

+ Moché comprit qu'il ne fallait pas poser de questions :

-> Moché, qui atteignit le plus haut niveau auquel un mortel puisse aspirer, et à qui Hachem parla "face à face", cachait néanmoins son visage, car il craignait de regarder Hachem (Chémot 3,6).

-> Le Tiféret Shlomo ('Hayé Sarah) explique :
"Un principe fondamental concernant les niveaux atteints par les justes (tsadikim), qui marchent de tout leur cœur devant Hachem, est que même lorsque l'Attribut du Jugement (Rigueur) s'abat sur eux, à D. ne plaise, que ce soit personnellement ou en tant que membres de la communauté, ils ne se concentrent pas sur la nature du problème, afin de ne pas laisser leur cœur vaciller et se demander pourquoi Hachem a fait cela à Son peuple.
Leurs cœurs sont sereins, confiants que Hachem est juste et équitable, le D. fidèle, qui ne fait aucun mal (Haazinou 32,4). Ils savent qu'en réalité, c'est le contraire qui est vrai : le mal ne provient pas de la bouche de Celui qui est au-dessus, et tout est orchestré pour notre bien.

Ainsi, lorsque Moché notre maître a été témoin de la vision du buisson ardent, qui représentait l'exil, il n'a pas voulu réfléchir à ce que cela signifiait ; au contraire, il a caché son visage, car il craignait de regarder et de contempler l'aspect d'Elokim, la Rigueur, de peur d'avoir alors des questions."

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-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 51,3) enseignent que rien de mal ne descend d'en-Haut.
[ par conséquent, même lorsque le Ciel orchestre des événements qui nous paraissent négatifs, on doit savoir qu'ils sont bons. ]

"Celui qui a [véritablement] confiance en Hachem aura de nombreuses bénédictions."
[Zohar - I, 197b]

L'histoire de Yaakov volant la bénédiction mérite une explication. Pourquoi Yaakov avait-il besoin de recevoir les bénédictions d'une manière étrange? Its'hak était un prophète et Hachem aurait simplement dû lui dire de bénir Yaakov et non Essav.
Nous pouvons répondre que si Its'hak avait béni Yaakov de manière directe, il y aurait eu une critique possible pour le reste du temps selon laquelle les juifs ne méritent une bénédiction que lorsqu'ils sont au niveau de Yaakov.
C'est pourquoi Hachem a fait en sorte qu'Its'hak veuille bénir Essav, afin que les bénédictions reviennent à Israël même s'il ne les méritait pas [dans le futur].
Ainsi, même lorsque les juifs sont très bas [spirituellement parlant], ses actions ne sont pas pires que celles d'Essav.
[rav Its'hak Kalish de Vorka ]

La force de la prière dissimulée dans nos louanges, remerciements à Hachem

+ La force de la prière dissimulée dans nos louanges, remerciements à Hachem :

-> Le Bné Yissa'har (Kislev 4,134) enseigne que l'on peut prier en louant Hachem.
Par exemple, dans la 2e bénédiction de la Amida, lorsque nous disons "le guérisseur des malades", nous pouvons penser : "Tu (Hachem) guéris les malades, alors s'il te plaît, guéris tel et tel ..."

Cette prière cachée dans la louange monte au ciel sans obstruction.
Alors que les demandes habituelles peuvent être bloquées par des anges qui arguent de notre indignité, personne ne peut empêcher un juif de louer Hachem.
Les louanges s'élèvent, Hachem lit entre les lignes et exauce la demande dissimulée dans la louange.

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[un autre exemple, consiste à remercier Hachem, Lui attribuant notre gratitude et conscience que c'est 100% grâce à Lui, et à ensuite faire une demande. ]

Avoir du bita'hon en Hachem est plus grand que toutes les louanges que l'on peut adresser à Hachem.
[ séfer ha'Ikarim ]

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[ex: d'une certaine façon, en ayant actuellement confiance en Hachem, c'est comme si je témoigne concrètement de mes remerciements pour tout le bien que D. a pu faire pour moi dans le passé, et de mon assurance qu'Il continuera à le faire (tout venant 100% d'Hachem pour mon bien). ]