Aux délices de la Torah

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Se souvenir de ses mérites en cas de danger

+ Se souvenir de ses mérites en cas de danger :

"Je suis trop petit (katon'ti) par tous les bienfaits et par toute la vérité que Tu as faites à Ton serviteur" (Vayichla'h 32,11)

-> Selon le Tana déBé Eliyahou : "Katon'ti, je suis trop petit, se réfère à une petite chose, et une petite chose signifie la tsédaka".

-> Le 'Hida (séfer 'Homat Anakh) cite le mékoubal rav Yéhouda 'Havilaï qui explique cela en citant les mots du Arizal selon lesquels, dans les moments difficiles, il faut se souvenir de ses mérites.
C'est pourquoi, lorsque Yaakov fut confronté à une période difficile, il se souvint qu'il avait donné son argent à la tsédaka. Il a dit qu'il était devenu plus petit, c'est-à-dire que ses biens avaient diminué, "grâce à toute cette bonté", c'est-à-dire grâce à toute la tsédaka qu'il avait donnée.
Il a prié pour que le mérite de la bonté qu'il avait manifestée en donnant son argent à la tsédaka lui permette d'être sauvé du danger.

Le 'Hida ajoute que nous pouvons en tirer la leçon suivante :
bien qu'on doive mentionner ses mérites dans les moments difficiles, on ne doit le faire que de manière cachée. On doit seulement faire allusion aux bonnes choses qu'on a pu faire, mais on ne doit pas en parler ouvertement. En effet, si on parlait explicitement de nos bonnes actions, les anges Accusateurs s'opposeraient à nous et souligneraient les défauts de nos mitsvot, et peut-être les choses inappropriées qu'on a faites.
Par conséquent, on ne doit que faire allusion à nos mitsvot et savoir qu'Hachem est conscient de toutes nos bonnes actions (et de la moindre de nos pensées).

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+ La tsédaka mène à l'humilité :

-> Le rav Mordé'hele de Nadvorna (séfer Maamar Mordé'haï) explique que la tsédaka et la bonté ('hessed) conduisent à l'humilité. Si quelqu'un fait beaucoup de charité et accomplit de nombreux actes de bonté, il en viendra à être modeste et humble.
On peut donc en déduire que Yaakov disait qu'il était devenu petit (dans le sens de humble) grâce à tout le 'hessed qu'il avait fait.

"Hachem planta un jardin dans l'Eden, à l'est, et y plaça l'homme qu'Il avait formé" (Béréchit 2,8)

-> Après la création d'Adam et du Gan Eden (jardin d'Eden), Hachem a "placé" Adam dans le jardin.
Le midrach (Béréchit rabba 15,4) discerne dans ce langage qu'il fallait convaincre Adam d'entrer dans le jardin.
Pourquoi en est-il ainsi? Ne pouvait-on pas faire confiance à Hachem qu'il était dans l'intérêt d'Adam d'être dans le jardin?
Le Sifté Tsaddik répond qu'Adam a senti que son séjour dans le jardin serait de courte durée et se terminerait par une expulsion désastreuse et déshonorante. C'est pourquoi il avait besoin d'être encouragé à y entrer.

Si le séjour d'Adam au gan Eden devait lui être préjudiciable, pourquoi un D. bienveillant l'y a-t-il envoyé en premier lieu?

Bien que ce premier séjour au gan Eden ait été temporaire, il a fourni le potentiel pour un futur retour permanent de l'homme. Maintenant que l'homme a fait l'expérience de la spiritualité supérieure qui lui est destinée, il possède la capacité de la gagner à nouveau par ses propres efforts. En effet, son existence dans ce monde n'est qu'une longue tentative pour gagner sa réintégration (au gan Eden, par nos efforts de notre vivant dans ce monde).
Ce concept est similaire à celui d'un fœtus à qui un ange enseigne l'intégralité de la Torah dans le ventre de sa mère, mais qui l'oublie à la naissance. Cela est stocké dans l'âme, ce qui lui permet d'y accéder par sa propre étude intensive au cours de sa vie.

=> Bien que l'homme ait été chassé du gan Eden, il y reste attaché, tirant de son expérience sa capacité à y retourner. C'est pourquoi, dans les moments de grand accomplissement spirituel, une personne peut faire l'expérience d'une conscience supérieure. Son âme puise dans le "parfum" restant du gan Eden, vestige du temps qu'il y a passé il y a des millénaires.
[Sifté Tsaddik - ot 37]

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-> D'autres manifestations du lien latent de l'homme avec le gan Eden peuvent être le fait que quelques êtres humains privilégiés ont réussi à y entrer vivants (par exemple, Kétoubot 77b) et les cas occasionnels d'un arôme céleste (réa'h gan Eden) mentionnés par nos Sages (ex: midrach Béréchit rabba 65,22).

Recevoir la Torah grâce à l’unité

+ Recevoir la Torah grâce à l'unité :

 "Il dit : "Je cherche mes frères" (et a'haï ano'hi mévakech) " (Vayéchev 37,16)

-> Le rabbin de Radomsk (séfer 'Hessed lé'Avraham) explique que ce verset nous enseigne l'importance de l'unité.
La Torah nous a été donnée pour que le peuple juif soit une nation unie, comme un seul homme avec un seul cœur.
C'est ce que suggèrent les mots "et a'haï ano'hi mévakech" (je cherche mes frères).
Le mot "ét" est utilisé pour signifier "im" (avec). Ainsi, le verset dit que l'on doit être "avec ses frères".
Lorsque des frères (tous les juifs étant 'frères' d'un Père, Hachem) sont ainsi réunis, ils peuvent "chercher Ano'hi". Ils peuvent recevoir la Torah, qui commence par le mot "Ano'hi".
[ainsi, plus il y a d'unité entre nous, plus nous méritons du Ciel de davantage connaître et être liés avec la Torah. ]

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-> Le séfer Kitvé RaMam cite le Divré Shmouel de Slonim, comme disant au nom du Yessod ha'Avoda de Slonim.
"Lorsque des frères sont ensemble, il est facile de trouver le 'Ano'hi Hachem Eloké'ha'.
Si des juifs s'assoient ensemble, ils peuvent facilement mériter de recevoir la Torah et de reconnaître la présence d'Hachem."

Yossef – la force de mettre Hachem au centre de notre vie

+ Yossef - la force de mettre Hachem au centre de notre vie :

 "Hachem était avec lui et tout ce qu'il faisait, Hachem le faisait réussir avec sa main" (Vayéchev 39,3)

-> Le midrach Tan'houma déclare : "Potiphar était un racha. Comment a-t-il pu voir qu'Hachem était avec Yossef? Cela signifie plutôt que le nom d'Hachem était constamment sur les lèvres de Yossef.
Il entrait pour le servir et murmurait : "Ribono Shel Olam. Je place ma confiance en Toi. Tu es mon soutien. Accorde-moi la grâce, la bonté et la compassion à Tes yeux, aux yeux de tous ceux qui me voient et aux yeux de mon maître Potiphar".
Potiphar lui dit : 'Qu'est-ce que tu chuchotes? Est-ce que tu me jettes des sorts?"
Yossef lui répondit : "Non. Je prie pour trouver grâce à tes yeux". C'est ainsi qu'il vit que le nom d'Hachem était avec lui."

-> Le Shomer Emounim (maamar Hachga'ha Pratit - chap.23) écrit que puisque Yossef a fait cela, Hachem lui a accordé le succès dans tout ce qu'il faisait.
Puisqu'il a demandé l'aide d'Hachem dans tout ce qu'il a fait et qu'il l'a remercié pour tout, Hachem lui a accordé le succès dans tout ce qu'il a faisait.

Le Shomer Emounim poursuit en disant que cette idée s'applique à chaque individu. Lorsque l'on parle constamment d'Hachem et qu'on Le remercie, on réussit dans tout ce qu'on entreprend.
Lorsqu'une personne se connecte à Hachem de cette manière, elle fait l'expérience d'un niveau plus élevé de hachga'ha pratit (voir l'intervention d'Hachem dans le monde).
Hachem lui rendra mesure pour mesure : puisqu'il fait d'Hachem une présence constante dans sa vie, Hachem sera constamment là pour lui.

Le Shomer Emounim ajoute qu'une telle personne peut même faire l'expérience d'une plus grande Providence Divine qu'un tsadik.
Le verset compare Hachem à une ombre (Téhilim 121,5). Tout comme une ombre fait toujours ce que fait la personne qui la projette, Hachem agit toujours envers une personne de la manière dont cette personne agit envers Lui. Si une personne se souvient toujours d'Hachem, Hachem se souviendra toujours d'elle.

C'est ce qui ressort également du verset (Téhilim 33,18), qui dit : "L'œil d'Hachem se porte sur ceux qui Le craignent et qui espèrent Sa bonté". Il n'est pas dit qu'Il regarde toujours les tsadikim, mais plutôt qu'Il observe toujours ceux qui placent leur espoir en Lui.
Le verset (Tehillim 14,2) dit également qu'Hachem regarde vers le bas pour voir qui Le cherche. Cela fait référence à ceux qui recherchent Sa présence dans tout ce qu'ils font.

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+ Considérer notre avodat Hachem comme l'essentiel :

-> Le séfer Divré Israël s'interroge sur la raison pour laquelle il est écrit : "Hachem le faisait réussir avec sa main (béyado)". Pourquoi ne dit-on pas simplement qu'Hachem lui a donné la réussite?

Il répond en citant la michna (Pirké Avot 2,2) qui dit : "Il est bon d'avoir de la Torah en même temps qu'un travail pour gagner sa vie".
Il faut utiliser ses mains pour travailler et sa bouche pour étudier la Torah. Si l'on agit ainsi, on verra le succès dans le travail de ses mains, comme il est dit : "Si tu manges le travail de tes mains, tu es digne d'éloges, et c'est bon pour toi" (Téhilim 128,2).
On doit travailler avec ses mains, mais sa bouche doit être utilisée pour la Torah et la prière, et cela doit être notre occupation principale.

Lorsqu'il est dit que Potiphar a vu que Yossef a réussi "avec sa main", cela signifie que tout le travail qu'il a effectué pour gagner sa vie a été fait uniquement avec ses mains, et non avec sa bouche.
Sa bouche était consacrée uniquement à la Torah et à la prière. Sa bouche était utilisée pour prononcer constamment le nom d'Hachem. Lorsqu'il vit cela, il sut qu'Hachem était avec lui.

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+ Plus on court après la matérialité, plus elle nous fuit :

-> "Hachem le faisait réussir avec sa main" = certes il faut faire la hichtadlout qui est nécessaire, mais on doit agir simplement avec ses mains (notre parnassa est définie par Hachem, par nos actions nous ne faisons que payer notre taxe [tu travailleras à la sueur de ton front], dissimulant le miracle que tout vient de D.).
En précisant que les mains y sont impliquées, la Torah insiste qu'on doit laisser notre tête hors de l'eau, pour ne pas développer des idées que c'est grâce à nous qu'on a réussi, pour ne pas 'couler' dans la matérialité (en s'y investissant plus que nécessaire), ...

-> Outre le fait qu’une course effrénée après la subsistance ne sert à rien, elle est également mensongère, car cette hichtadlout superflue diminue l’abondance qui devait se déverser sur un homme.
Le Gaon de Vilna rapporte à ce sujet l’enseignement de la guemara (Erouvin 13b) : "Quiconque recherche la grandeur, la grandeur le fuit", et explique que la grandeur dont il s’agit ne se réfère pas seulement aux honneurs et à la gloire.
Mais, elle inclut également toute chose matérielle après laquelle l’homme court pour l’obtenir ; cette chose le fuira.
L’argent et les biens matériels, par exemple, lorsqu’il les poursuivra sans relâche, se déroberont à lui.

Une allusion à ce phénomène se trouve dans le mot כסף (kessef - l’argent) : si l’on considère les lettres qui, suivant l’ordre alphabétique, précèdent celles de ce mot (à savoir avant le כ le י ,avant le ף le ע ,et avant le ס le נ ,on obtient le mot : עני - ani - un pauvre).
Cela suggère que celui qui court après l’argent, l’argent le fuira et il restera "en arrière", c'est-à-dire pauvre.

La mesure du bien étant toujours supérieure à celle du mal, celui qui s’abstient de poursuivre la richesse (et on y parvient en étant convaincu que tout est décrété d’En-Haut et que rien ne sert de courir), alors, au contraire, l’argent le poursuivra et le rejoindra.

=> "Hachem le faisait réussir avec sa main" = Yossef n'a fait que le strict nécessaire (ex: sans utiliser sa tête pour élaborer des plans pour avoir un maximum de richesses de son maître très riche Potiphar), et c'est pour cela qu'Hachem la fait réussir.

Relier notre réussite à Hachem

+ Relier notre réussite à Hachem :

"Son maître vit que Hachem était avec lui et que tout ce qu'il faisait, Hachem le faisait réussir dans sa main" (Vayéchev 39,3)

-> Rachi dit qu'il a vu qu'Hachem était avec lui parce que "le nom d'Hachem était constamment dans sa bouche".

-> Le séfer Divré Israël se demande ce que Rachi ajoute avec ces mots. Le verset dit clairement que Potiphar a vu qu'Hachem était avec Yossef parce qu'Il lui a accordé le succès dans tout ce qu'il a fait. Pourquoi Rachi doit-il ajouter une autre explication?

Il répond en notant que la raison donnée dans le verset est difficile à comprendre. En quoi le fait que Yossef ait réussi prouve-t-il qu'Hachem était avec lui?
On peut constater que les réchaïm ont souvent du succès, comme l'indique : "Quand les réchaïm fleurissent comme l'herbe" (Téhilim 92,8).

Il répond à cette question en disant que Potiphar savait qu'Hachem était avec Yossef en observant sa réaction face à ses succès. Lorsque les choses allaient bien pour lui, il ne s'en attribuait pas le mérite. Il ne prétendait pas avoir réussi grâce à ses propres capacités et talents. Au contraire, il attribuait tout le mérite à Hachem.
Nous voyons qu'il a toujours agi de la sorte dans les paroles qu'il a dites à Pharaon : "La sagesse ne m'appartient pas, mais c'est Hachem qui répondra. Il mettra dans ma bouche une réponse qui apportera la paix à Pharaon" (cf. Mikets 41,16)

Ainsi, on peut comprendre les propos de Rachi ainsi : Potiphar a vu qu'Hachem était avec Yossef parce que chaque fois qu'il réussissait, le nom d'Hachem était constamment dans sa bouche. Il disait constamment que tous ses succès lui étaient envoyés par Hachem.

Quoiqu’il nous arrive dans la vie = tout est pour le bien

+ Quoiqu'il nous arrive dans la vie = tout est pour le bien :

"Le maître de Yossef le prit et le mit en prison... et il était là dans la prison" (Vayéchev 39,20)

-> Le séfer Beit Its'hak cite le rav Ména'hem Mendel de Vork qui demande pourquoi le verset se termine par "il était là dans la prison" (vayéhi cham bévét acho'ar). Qu'est-ce qui est ajouté par ces mots?

Il répond que lorsqu'il est dit "il était là" (vayéhi cham), l'intention est qu'il a accepté le fait qu'il était là avec amour et joie. Yossef a dit : "Si Hachem m'a mis ici, c'est que c'est bien!".
"Il était là" dans le sens où il a accepté que c'était l'endroit où il devait être.

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[combien de fois nous avons tendance à penser que si nous étions dans une autre situation, avec d'autres ressources, notre vie serait tellement meilleure. Mais il faut accepter la position actuelle, la mission et les outils, que nous donne Hachem, et agir joyeusement de notre mieux (conscient que tout vient de D.). ]

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+ Tout est pour le bien :

-> "Le maître de Yossef le prit et le mit dans la prison ... et il était là-bas dans la prison" (Vayéchev 39,20)

-> Le verset dit que Yossef a été jeté en prison. Il dit ensuite qu' "il était là-bas dans la prison".
Cette deuxième affirmation semble superflu, car nous savons déjà qu'il a été mis en prison.

Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) explique que lorsque Hachem place une personne dans une situation qu'elle juge mauvaise, elle ne doit pas faire d'effort physique pour changer sa situation. Elle doit plutôt faire confiance à Hachem pour l'aider.
Si l'on a pleinement confiance en Lui, on est certain qu'Il nous aidera. Nous retrouvons ce concept chez Na'houm Ich Gamzou (Sanhedrin 109a). Peu importe ce qui lui arrivait, il disait : "Cela aussi est pour le mieux".

Lorsque le verset dit que Yossef "était là dans la prison", cela signifie qu'il est resté assis et n'a rien fait pour essayer de se libérer. Au contraire, il avait entièrement confiance en Hachem et acceptait que si Hachem l'avait placé là, c'était forcément pour son bien.

Tout vient d’Hachem

Lorsqu'une personne met de l'argent dans sa poche et se rend au marché, si elle croit pleinement que tout ce qu'elle achète est le résultat du décret d'Hachem et qu'Il lui donnera l'idée de ce qu'elle doit acheter et pour combien, alors tout ce qu'elle fera sera guidé par Hachem.
De même, si quelqu'un vend quelque chose, il doit croire que l'article qu'il choisit de vendre et le montant qu'il en obtient sont le résultat de l'inspiration divine. Si l'on pense ainsi, Hachem nous aidera.
[ rav Moché de Kobrin - rapporté par le rav Moché Midner (Kitvé Raman - ot 262) ]

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-> Nos Sages (guémara Nédarim 9) disent que "les réchaïm sont remplis de regrets".

-> Le Baal Shem Tov (cité dans le séfer HaBesht - paracha Eikev) demande pourquoi les personnes qui regrettent constamment les fautes qu'elles ont commises sont qualifiées de racha.
Nos Sages (Kidouchin 49b) disent que si quelqu'un épouse une femme à condition qu'il soit un tsadik et qu'il s'avère être un racha, le mariage reste valide parce qu'on suppose qu'il a pensé à faire téchouva dans son cœur.
Cela semble indiquer que celui qui regrette ses fautes est considéré comme un tsadik.

Le Baal Shem Tov répond que nos Sages ne veulent pas dire que les réchaïm regrettent leurs fautes. Ils regrettent plutôt leurs actes dans la matérialité.
Chaque personne devrait reconnaître que tout ce qui lui arrive est envoyé par Hachem et que c'est Lui qui contrôle ce qui se produit ou ne se produit pas. Par conséquent, il n'y a aucun sens pour une personne de regretter ses actions dans ce monde (hors avéra), car elle ne peut faire que ce qu'Hachem veut et lui permet de faire.
Si une personne a de tels regrets, c'est le signe qu'elle ne croit pas totalement en Hachem. Une telle personne est un racha.

Si une personne pense qu'en achetant ou en vendant un certain article, elle peut faire un bon profit pour elle-même, elle commet une grave erreur. On ne peut rien accomplir par soi-même.
Si Hachem veut qu'une personne fasse un profit, Il arrangera les choses en ce sens (ex: même la pensée qui passe dans notre tête provient de D.).
Si Hachem ne le veut pas, la personne ne pourra pas acheter ou vendre quoi que ce soit.

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-> Le Tséma'h Tsédek disait : "Dire (à postériori) : "Si seulement j'avais fait ça", c'est littéralement de l’hérésie (Kéfira)."

[à priori, on fait hichtadlout pour agir au mieux (ex: effort personnel, conseil d'autrui), et ensuite ce qui arrive c'est le décret du Ciel, pour notre bien ultime. ]

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-> Lorsqu'une personne a la foi en Hachem, elle se sent calme et confiante dans le fait que tout ce qui lui arrive est conforme au décret d'Hachem. Lorsqu'elle prend des décisions concernant ses activités dans le monde, elle se rend compte qu'Hachem place dans son cœur la sagesse nécessaire pour prendre la bonne décision.
Hachem place dans son cœur la sagesse nécessaire pour prendre la bonne décision. Elle jouit donc de la tranquillité d'esprit de ne jamais avoir à regretter une mauvaise décision.

Ceux qui manquent d'émouna peuvent s'inquiéter du fait qu'ils ont peut-être commis une erreur et que les choses se seraient mieux passées s'ils avaient agi différemment.
Le Baal Shem Tov explique ainsi l'enseignement de Chazal selon lequel "les réchaïm sont pleins de regrets". Cela ne signifie pas qu'ils regrettent leurs fautes.
S'ils avaient regretté leurs fautes, ils ne seraient plus considérés comme des réchaïm. Cela signifie plutôt que, puisqu'ils n'ont pas d'émouna, ils doivent toujours souffrir de regrets et d'indécision dans tout ce qu'ils font. Cela suffit pour qu'ils soient considérés comme "racha".
Ils ne croient pas que tous leurs actes et tous les événements de leur vie sont guidés par la Providence d'Hachem. C'est Hachem qui met dans nos cœurs les pensées qui nous poussent à prendre telle ou telle décision, afin de nous guider dans la voie qu'Il sait être la meilleure.
[Avant un choix, on fait de notre mieux, mais ensuite ] même s'il semble que nous ayons pris la mauvaise décision, il n'y a pas lieu de s'affliger. Tout vient d'Hachem et tout est pour le mieux. Ceux qui ne reconnaissent pas la main guidante d'Hachem éprouvent de terribles regrets chaque fois que leurs plans tournent mal.
A l'inverse, ceux qui ont l'émouna jouissent de la tranquillité d'esprit quoi qu'il arrive.

-> "Souvenez-vous que c'est Lui qui vous donne la force de réussir" (Ekev 8,18).
Onkelos traduit ce verset par : "C'est Lui (Hachem) qui te donne l'idée d'acheter des biens".
[c'est Hachem qui fait qu'on aura telle idée/réflexion à telle moment. Il en est de même dans tous les détails de notre vie, rien ne peut se passer sans qu'Hachem ne le permette. ]

-> Le libre arbitre de l'homme se limite au choix entre le bien et le mal (on a une obligation de faire la hichtadlout nécessaire). Dans tous les domaines, il est guidé par Hachem, comme nous l'enseignent nos Sages : "Tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel" (guémara Béra'hot 33b).

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-> Peu de temps après son mariage, le Yisma'h Moché était très pauvre. Un jour, il se mit à penser que s'il avait 2 000 pièces d'or, cela suffirait pour ouvrir un commerce et payer quelqu'un pour le gérer, et il pourrait continuer à étudier toute la journée en toute tranquillité.

Après ces pensées, il s'assoupit. Alors qu'il était à moitié endormi, il vit une image du Arizal, qui lui dit : "Jeune homme, penses-tu que si tu avais 2 000 pièces d'or, tu n'aurais pas besoin de demander de l'aide à Hachem?"

[un être humain n'aime pas l'idée d'être dépendant, redevable, d'où la tendance (plus ou moins consciente) de dire à Hachem qu'on peut se débrouiller tout seul.
Cependant, la réalité est que nous serons toujours constamment dépendant à 100 % d'Hachem (ex: sans Lui, on s'écroule à la seconde sans vie, que D. préserve). ]

Mitsvot – L’incroyable impact de tout juif au Ciel

+++ Mitsvot - L'incroyable impact de tout juif au Ciel :

"Il rêva, et voici qu'une échelle était dressée sur le sol, et son sommet atteignait le ciel ; et voici que des anges de D. montaient et descendaient sur cette échelle" (Vayétsé 28,12)

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,12) dit que les anges dansaient sur l'échelle.

-> Le 'Hidouché haRim écrit que nous pouvons en tirer la leçon que les actions d'un juif dans ce monde peuvent avoir un effet considérable, même dans les mondes supérieurs, au point que même les anges célestes dansent de joie lorsque le peuple juif s'engage en faisant de bonnes actions et une avodat Hachem.

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[ d'une certaine façon, après avoir fait une mitsva (utilisant notre libre arbitre à bon escient, à la différence des anges qui n'ont pas vraiment de libre arbitre), nous pouvons imaginer les anges célestes ('spectateurs') qui montent au Ciel dire à Hachem à quel point Son enfant adoré agit avec grandeur, ce qui procure une joie et fierté énorme à Hachem, et ensuite, les anges redescendent et ils dansent de joie.
Hachem nous demande de faire Ses mitsvot avec joie. Ainsi, chaque mitsva peut procurer une joie d'Hachem, des anges, de nous-même, ... (éventuellement aussi l'âmes de nos ancêtres qui s'élèvent au Ciel grâce à cela, l'âme de chaque juif qui profite des bonnes actions des autres juifs).

Alors que toutes les nations sont enfoncées dans du vide, les juifs ont un impact aussi phénoménal dans tous les mondes. Nous n'aurons pleinement conscience de cela qu'après notre mort dans le monde de Vérité. Quel honneur et quelle fierté de pouvoir agir dans ce monde en tant que juif(ve)!!! ]

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-> "Hachem est passé par dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu'Il a frappé les égyptiens, mais nos maisons Il [les] a sauvées" (Bo 12,27)

-> Le mot Pessa'h vient du fait que Hachem est passé (passa'h - פָּסַח) sur les maisons des juifs, entraînant qu'aucun juif ne soit mort pendant cette nuit (même de mort naturelle!).

=> Est-ce que nous devons comprendre cela de façon littérale : Hachem est passé directement au-dessus des maisons, tout en punissant les 1ers nés égyptiens?

-> Rabbi Moché de Sassov enseigne qu'en réalité c'est exactement ce qui s'est déroulé.

Lorsque Hachem arrivait à une maison égyptienne, immédiatement il ressentait l'impureté et le manque total de spiritualité qu'il y avait.

Lorsque Hachem arrivait à une maisons d'une famille juive, Il percevait la sainteté qui y rayonnait.
La beauté d'une maison juive, lieu remplie de mitsvot, et possédant un niveau de sainteté élevé, a tellement rendu heureux Hachem, que pour ainsi dire, à chaque fois qu'Il passait sur une maison juive Il s'est mis à danser, et à chanter joyeusement : "Ici vit un juif! Ici vit un juif!"

=> Ainsi, Hachem est littéralement passé sur le toit des maisons juives [y restant, y dansant et exprimant sa joie d'avoir un tel peuple!]
==> Le mot Pessa'h va donc bien au-delà d'un simple passage, puisqu'étant une déclaration d'amour Divine à notre égard!
Combien devons-nous nous en réjouir, en être fier et agir en responsabilité!!

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[on pourrait penser que cela ne nous concerne pas. Mais les juifs en Egypte sont tombés au 49e niveau d'impureté sur 50, et malgré tout Hachem a dansé de joie sur chaque juif. Il y a en chaque juif une partie d'âme Divine qui reste toujours présente et 100% pure (quoiqu'on puisse faire). L'amour d'Hachem pour chaque juif est inconditionnel. ]

Chacun doit prier pour autrui

+ Chacun doit prier pour autrui :

-> "Lorsque quelqu'un pourrait se révolter contre son prochain qui lui a causé un préjudice et se tait [alors], Hachem le jugera" [guémara Guittin 7a]

-> Le Noam Elimélé'h (Likouté Chochana) explique que l'on doit toujours prier pour son prochain. En effet, on ne peut pas faire grand-chose pour soi-même, puisque "une personne incarcérée ne peut pas se libérer elle-même de la prison" (guémara Béra'hot 5b).
Cependant, on peut toujours prier pour son prochain. Par conséquent, chacun doit prier pour les autres, ce qui permettra à chacun de recevoir sa délivrance (de ses difficultés).
C'est la signification de la déclaration : "Kol Israël arévim zé bazé" (tous les juifs sont garants les uns des autres - guémara Shevouot 39a). Le mot "arévim" indique quelque chose de doux, car chaque juif peut adoucir les jugements prononcés à l'encontre de ses concitoyens juifs en assumant la responsabilité de ces derniers et en priant en leur nom.

Le Noam Elimélé'h poursuit en disant que la principale prière se fait par la pensée, et que les prières faites dans l'esprit ne peuvent pas être entravées par des forces nuisibles.
En conséquence, la guémara dit que si quelqu'un voit que son ami se plaint et a besoin d'aide et qu'il reste silencieux, c'est-à-dire qu'il fait la prière pour lui avec ses pensées, Hachem "rendra un jugement en sa faveur", c'est-à-dire qu'Il exaucera la prière.

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[nos Sages disent que lorsque nous prions pour nos besoins personnels, certains anges Accusateurs peuvent demander un jugement pour savoir si l'on est méritant pour obtenir cela.
Le fait de prier pour autrui, où l'on efface son égo pour autrui, va élever énormément notre prière la faisant passer par un nouveau conduit, la chambre Céleste, allant directement à Hachem, qui prend beaucoup de plaisir (de voir l'union, l'amour, entre Ses enfants). Il n'y a plus d'accusation/jugement (puisque m'étant effacé, il n'y a plus personne à juger), et Hachem, dans "Sa joie", utilise Sa pleine miséricorde, comblant toutes les parties avec largesse (Mes enfants adorés!). ]

La prière d’Arvit

+ La prière d'Arvit :

-> La source qui affirme que Yaakov Avinou a établi la prière d'Arvit est la guémara (Béra'hot 26b) qui dit :
Les Patriarches (Avot) ont fixé les prières (quotidiennes) :
1°/ Avraham, celle de Cha'harit, comme il est dit : "Et Avraham se leva le matin à l'endroit où il se tiendrait" (Vayéra 19,27).
L'expression "se tenir debout" (amad - עָמַד) signifie se tenir debout pour prier, comme il est dit : "Et Pin'has se tint debout et pria".
2°/ Its'hak a accompli la prière de Min'ha, comme il est dit : Its'hak sortit pour parler (lassoua’h - לָשׂוחַּ) dans les champs à l'approche du soir" ('Hayé Sarah 24,63).
Le terme "Parler" (si'ha") signifie toujours prier, comme il est dit : Une prière pour le pauvre lorsqu'il s'enveloppe et que, devant Hachem, il s'épanche (si'ho).
b'h, au sujet de la prière de Min'ha : https://todahm.com/2022/02/08/la-priere-de-minha
3°/ Yaakov a promulgué la prière d'Arvit (Maariv), comme il est dit : "Et il arriva (vayifga) à l'endroit" (Vayétsé 28,11).
L'expression "arriver" (péguia) signifie toujours la prière, comme il est dit : "Et vous, ne priez pas au nom de ce peuple, n'élevez ni cri ni prière, et ne vous approchez pas (al tifga) de Moi".

-> Le rav Yissa'har Dov de Belz demande pourquoi les prières des Patriarches (Avot) sont décrites par 3 termes différents : Amida, si'ha et péguia.
Il répond qu'Avraham a décrété que si un juif se tient en prière devant Hachem, celui-ci entendra immédiatement la prière et l'acceptera. C'est pourquoi sa forme de prière est appelée "amida", debout.

Its'hak, cependant, a reconnu que la grandeur de la prière à Hachem, le Roi de tous les Rois, est quelque chose que tout le monde ne peut pas comprendre. C'est pourquoi il a dit que les gens devraient simplement parler à Hachem et Lui déverser leur cœur. Une fois qu'ils l'auront fait, Il acceptera leurs prières. C'est pourquoi sa forme de prière est appelée "si'ha", parler.

Yaakov a vu que les générations suivantes ne pourraient même pas attendre d'avoir fini de parler à Hachem pour voir une réponse à leurs prières. Elles auraient besoin que leurs demandes soient exaucées dès qu'elles commenceraient à prier.
C'est pourquoi sa prière (arvit) se présente sous la forme de "péguia", s'approcher d'Hachem, ce qui signifie que dès que l'on s'approche d'Hachem et que l'on commence à prier, on est immédiatement exaucé.

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+ Arvit est principalement pour le temps de l'exil :

-> Le Sifté Tsadik cite le 'Hidouché haRim qui explique que la prière d'Arvit, qui est dite la nuit, a été promulguée principalement pour le moment le plus obscure (spirituellement parlant) de l'exil.
Yaakov a créé cette prière afin que même lorsque le peuple juif est entouré de ténèbres, il puisse prier Hachem et que ses prières soient acceptées.

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+ Arvit - amener de la lumière sainte dans l'obscurité de l'exil :

-> "Il arriva à l'endroit et s'y installa, car le soleil s'était couché" (Vayétsé 28,11)

-> Rachi dit que le mot "vayifgach" (il arriva), fait référence à la prière. Cela nous enseigne que Yaakov a accompli prière d'Arvit.

Le rabbi de Tosh (séfer Avodat Avoda) demande pourquoi Yaakov a institué la prière d'Arvit spécifiquement à ce moment-là. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait auparavant?

Il répond qu'à ce moment-là, Yaakov était sur le point d'entreprendre une tâche très difficile. Il se dirigeait vers la maison de Lavan, avec pour mission de prendre les étincelles de sainteté cachées dans sa maison impure et de les élever. Il allait épouser les filles de Lavan et porter les 12 tribus d'Israël avec elles, et de cette façon, établir les fondations du peuple juif.

Afin d'avoir la force de relever un défi aussi difficile et de résister aux épreuves spirituelles qui abondent dans un tel endroit, il a dû créer une lumière nouvelle et éclatante avant de commencer.
Il devait créer une source de sainteté qui n'existait pas encore dans le monde.

Lorsqu'Avraham a édicté les prière de Cha'harit, il a apporté au monde la lumière d'Hachem dans les heures du matin, le moment où la présence d'Hachem est la plus évidente et brille le plus intensément.
Lorsque Its'hak a mis en œuvre la prière de Min'ha, il a apporté à ce monde la lumière d'Hachem dans les heures de l'après-midi, le moment où les défis sont plus évidents et où les forces obscures commencent à avoir du pouvoir.
Yaakov a réussi à apporter une nouvelle lumière au monde. Il a éclairé les heures de la nuit, illuminant le moment où les défis sont les plus importants. Il avait besoin de cette lumière pour combattre l'impureté de la maison de Lavan et établir le peuple juif dans cet endroit sombre (spirituellement parlant).

Nous pouvons en tirer la leçon que Arvit est grand et puissant. C'est une lumière vraiment grande qui peut vaincre les forces des ténèbres d'une manière que les autres prières ne peuvent pas.

[en faisant la prière d'Arvit, on utilise dans l'incroyable chemin spirituel qu'a créé Yaakov, qui génère à chaque fois une lumière impactante dans l'obscurité. ]

-> En ce sens, le rav Elimélé'h de Lizhensk dit à son élève le rav Naftali de Ropshitz : "La lumière de la prière d'Arvit est plus grande que la lumière des autres prières".

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-> Le rabbi de Tosh enseigne également :
Bien que les mots de la Amida d'Arvit soient les mêmes que ceux de Cha'harit et Min'ha, les "tsiroufim" et les "kavanot" qui sont accomplis à travers eux sont différents.
Même si la plupart des gens ne connaissent pas du tout ces kavanot, le fait même qu'ils récitent ces prières avec enthousiasme et dévotion permet d'obtenir le résultat escompté, comme si la personne était consciente de tout ce qu'elle fait.
La prière évoque la "dvékout", l'attachement à Hachem. Grâce à la prière, on peut s'attacher automatiquement à la grande sainteté contenue dans les mots.
La grande lumière et la sainteté de la prière d'Arvit sert de protection à la personne qui les récite correctement et la protègent des forces néfastes. Cette protection permet à la personne de passer le reste de la nuit immergée dans la sainteté et la pureté.

-> Le rabbi de Tosh conclut :
Tout le monde veut élever des générations justes (dorot yécharim). Chacun déploie de nombreux efforts pour éduquer correctement ses enfants. Tout le monde cherche des ségoulot pour dorot yécharim. En particulier à notre époque sombre, il n'est pas facile d'élever de bons enfants.
Le meilleur conseil que l'on puisse donner aux parents est de faire attention à la prière d'Arvit.
Si l'on fait Arvit avec dévotion, on a une ségoula extraordinaire pour avoir des enfants bons et saints.
Tout comme Yaakov, qui a promulgué Arvit, a mérité 12 fils saints, toute personne qui fait Arvit correctement méritera d'avoir de bons enfants.

[en instituant Arvit, Yaakov a créé un chemin spirituel qui permet par les mots de cette prière d'amener des lumières de sainteté particulièrement efficace pour contrecarrer l'obscurité de notre exil, les périodes sombres de la vie. En un sens, en faisant Arvit avec kavana, on apporte une lumière pour éclairer pour le meilleur nos proches, et le peuple juif. ]

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+ Arvit - Obtenir des délivrances miraculeuses :

-> Le rav Avraham Shalom de Stropkov (séfer Divré Shalom) cite le Divré Yé'hezkel de Shineva qui dit : "Pendant la prière d'Arvit, nous pouvons demander tout ce que nous voulons, même du lait de pigeon."

Son intention était que l'on peut même demander des choses qu'il est presque impossible d'acquérir par des moyens naturels et qui nous seront accordées grâce au pouvoir incroyable d'Arvit.

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-> Le Sifté Tsadik explique que Yaakov a édicté que même en période d'exil et d'obscurité, chaque juif, à quelque niveau que ce soit, peut s'adresser directement à Hachem et voir ses demandes exaucées.

C'est ce qui ressort du pasouk où Yaakov dit : "Si Hachem est avec moi et qu'Il me protège" (Vayétsé 28,20). Le midrach (Béréchit rabba 70,4) dit que Yaakov demandait à être protégé des quatre péchés cardinaux : le lachon ara, l’immoralité, l’idolâtrie et le meurtre.
Il est évident qu'il ne priait pas pour lui-même, car il était loin de ces fautes graves. Il priait plutôt pour ses descendants (chaque juif) qui vivraient dans des générations avec un niveau spirituel très bas, et il demandait qu'ils bénéficient de cette protection et qu'ils puissent trouver leur propre endroit pour parler à Hachem dans la prière.

C'est ce que suggère le fait qu'il est dit que Yaakov est arrivé à "l'endroit", comme si l'endroit était célèbre. Il est connu qu'Hachem a pris la place de Har Hamoria et l'a apportée à Yaakov, et c'est "l'endroit" dont il est question dans le verset.
Cela symbolise donc le fait que lorsque l'on fait appel à Hachem, on trouve un lieu de sainteté.

[derrière le fait que Yaakov a établi avec Hachem la prière du soir (arvit), en réalité il y a l'idée que lorsqu'un juif est dans une période obscure de sa vie, qu'il lui arrive des choses dures (ex: c'est injuste, Hachem m'aime pas) ou bien qu'il a fait les pires choses (ex: c'est fichu, trop tard, je suis descendu trop bas), en réalité il y a toujours de l'espoir de pouvoir tant renverser pour le bien. Grâce à Yaakov lorsque l'on se tourne sincèrement en prière à Hachem, alors automatiquement on bénéficie d'une grande proximité et sainteté avec Hachem. ]