Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Un juif = un être unique

+ Un juif = un être unique :

-> Le Kouzari écrit qu'il existe cinq niveaux d'existence dans le monde : les objets inanimés, les plantes, les créatures vivantes, les êtres parlants et les juifs.
Tout comme l'existence d'un objet inanimé est complètement différente de celle d'une plante, de même un juif a une existence complètement différente de celle de tout autre être parlant (tout autre être humain).
[dans les bénédictions du matin nous bénissons Hachem de nous avoir fait "non-juif" (chélo assani goy[a]). Ensuite, c'est à nous de prendre conscience de nos différences et capacités spirituelles que les autres êtres humains n'ont pas, et de les utiliser avec joie et fierté au mieux.
En effet, de même qu'on ne demande pas à un humain de se comporter comme un zèbre, une poule (ou tout autre animal), de même on n'attend pas d'un juif qu'il se comporte à l'image des non juifs, cela serait ignorer son réel potentiel interne. ]

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 2:4:1) écrit : "En ce qui concerne les juifs et les nations du monde, bien qu'ils semblent exactement identiques du point de vue de la nature humaine, du point de vue de la Torah (du émet pur!), ils sont totalement différents les uns des autres et aussi distincts que deux catégories complètement séparées."

-> La vérité est que la différence entre les juifs et les non-juifs est également évidente physiquement dans leur apparence et l'éclat de leur visage. La beauté intérieure que l'on trouve sur un visage juif ne se retrouve pas sur le visage d'un non-juif. Car il y a un élément de sainteté et de lumière qui n'est présent que chez un juif.
En ce sens, le rav Yérou'ham de Mir (Daat Torah - parachat Ki Tétsé p.10) écrit :
"En vérité, on est stupéfait par la providence divine. Le peuple juif a connu des exils sans précédent et a erré sans repos d'un endroit à l'autre. Nos Sages disent que les voyages défigurent une personne (voir Rachi - Lé'h Lé'ha 12,11 : "les fatigues d’un voyage ont pour effet, en général, d’enlaidir les gens"), mais malgré toutes ces errances et ces déplacements, le peuple juif reste le plus beau et le plus séduisant du monde.
Cela vaut pour leurs traits, mais encore plus pour leur apparence. Les grands sages et les tsadikim ont un visage rayonnant. Ils dégagent une lumière claire et transparente que l'on ne trouve pas chez les autres nations, même chez les plus beaux d'entre eux.
Un tel rayonnement du visage ne se trouve jamais chez un non-juif. C'est une preuve évidente du principe fondamental selon lequel "Vous êtes les enfants d'Hachem : vous devez être beaux" (Rachi - Réé 14,1), car vous êtes ceux qui doivent recevoir le Roi."

-> Cette grâce et ce raffinement que nous trouvons chez le peuple juif proviennent de leur attachement à Hachem, qui est la source de toute grâce et de toute perfection.
Il est écrit : "Et Hachem était avec Yossef [en prison], et lui accordait Sa bienveillance, et Il [Hachem] plaçait Sa faveur [Sa grâce] dans les yeux du chef de la prison" (Vayéchev 39,21).
Le Ohr Ha'Haïm haKadoch explique : lorsqu'Hachem établit Sa présence divine sur quelqu'un, celui qui la reçoit est profondément influencé par Celui dont il la reçoit. Et il est connu qu'Hachem est la source de toute grâce, donc puisque "Hachem était avec Yossef", automatiquement "il lui accorda Sa bienveillance" : il avait une grâce et un raffinement extraordinaires.
Cependant, seule une personne bonne, connectée à la Présence divine, peut percevoir cette grâce, mais un non juif qui vit dans l'impureté et n'a aucun lien avec la spiritualité ne peut percevoir cette grâce et cette douceur de caractère.
Il était donc impossible que l'officier non juif puisse voir la grâce de Yossef, et Hachem a donc dû lui donner des yeux spéciaux afin qu'il puisse voir et sentir la douceur de la grâce de Yossef. C'est ce que conclut le verset : "Et Il [Hachem] a mis sa faveur dans les yeux de l'officier de la prison", car il ne pouvait pas la voir de son propre chef.

<--->

-> Depuis le moment où Hachem nous a choisis et où nous avons reçu Sa Torah, nous avons été élevés et rapprochés d'Hachem, comme des anges.
Selon le Zohar (Lé'h Lé'ha 90a) : "Rabbi 'Hiya a commencé ... Une fois qu'Israël (les juifs) a dit "nous ferons" (naassé) avant "nous écouterons" (nichma), Hachem a réuni son entourage [au Ciel] et leur a dit : "Jusqu'à présent, vous [les anges] étiez les seuls devant Moi dans le monde. A partir de maintenant, Mes enfants sur terre sont vos collègues en tout. Vous n'êtes pas autorisés à sanctifier Mon nom tant qu'Israël sur terre ne s'est pas joint à vous et qu'ensemble, en tant que collègues, vous sanctifiez Mon nom.
C'est parce qu'Israël a mis "faire" avant "entendre", comme le font les anges au ciel."

-> Le Zohar (Yitro 80b) ajoute :
"Rabbi Yossé dit, au moment où Israël s'est approché du mont Sinaï, cette nuit-là [avant la remise de la Torah] ... Les anges dans les cieux ont accueilli Israël comme des frères. Ils sont les anges dans les cieux et Israël sont les anges sur terre.
Ils sanctifient le Nom suprême en Haut et Israël sanctifie le Nom suprême en bas. Cette nuit-là, ils ont orné Israël de 70 couronnes."

-> Nous retrouvons ce concept dans (Shir Hachirim 8,13) : "Ceux qui habitent dans des jardins étrangers (le peuple juif qui vit parmi les nations), les anges écoutent ta voix [de la Torah et de la prière], laisse-moi l'entendre".
Rachi explique :
"Les anges écoutent ta voix" = les anges sont tes partenaires, des fils de D. comme toi.
"Écoutent ta voix" = et ils viennent écouter ta voix dans les maisons de prière.
"Laisse-Moi [Hachem] l'entendre" = [car d'abord je t'entends (les Bné Israël) sanctifier Mon nom] et seulement après cela, ils [les anges] sanctifient Mon nom. Comme le dit le verset : "Quand les étoiles du matin chantent à l'unisson" (Iyov 38,7) = cela fait référence à la nation juive, seulement après cela "et tous les êtres célestes ont crié" [les louanges d'Hachem]."

-> Le peuple juif a en fait un avantage sur les anges. Il est capable de respecter les mitsvot par choix (libre arbitre), ce qui procure à Hachem le plus grand plaisir.
Nous le constatons avec Avraham Avinou. Après qu'il se soit engagé dans la mitsva de l'hospitalité, en accueillant les anges, ceux-ci ont eu peur de lui. Comme le disent nos Sages (midrach Béréchit raba 48,14) : "Ici, vous dites : "Il se tint au-dessus d'eux" (Vayéra 18,8), mais auparavant, il est dit que [les anges] "se tinrent au-dessus de lui" (Vayéra 18,2)?
En réalité, avant qu'Avraham n'ait rempli son obligation [d'hospitalité] envers eux (les anges), ils se tenaient au-dessus de lui. Une fois qu'il eut rempli son obligation, il se tint au-dessus d'eux. Ils avaient peur de lui. Michael tremblait, Gavriel tremblait."

Le Etz Yossef explique :
"Une fois qu'Avraham eut rempli son obligation et accompli la mitsva de l'hospitalité de toutes ses forces, les anges réalisèrent sa stature et eurent peur de lui, comme s'il les contrôlait. Michaël tremblait, ..., Michaël et Gavriel étaient deux de ces anges".

=> Nous voyons qu'une personne qui se consacre joyeusement à l'accomplissement des mitsvot n'est pas seulement crainte dans ce monde, mais que les anges la craignent également.

La grandeur du Amen Yéhé chémé raba

+ La grandeur du Amen Yéhé chémé raba :

-> Le 'Hafets 'Haïm dit :
"Il est très surprenant que les gens cherchent toutes sortes de solutions à travers des ségoulot et des amulettes, des afflictions et des jeûnes... Ils dépensent des sommes importantes, chacun selon son niveau de vie et ses besoins. Il serait bien mieux qu'ils s'attachent à la mitsva de répondre Amen yéhé Shémé rabba, qui est facile à accomplir.
Cette [mitsvah] a la capacité d'apporter tous les sauvetages dont ils ont besoin, tant individuellement que collectivement. Ils devraient également encourager les autres [à respecter la mitsva de répondre Amen yéhé Shmé rabba] et ils devraient être très persévérants à cet égard. Celui qui gaspille son argent dans des ségoulot apparentes, qui sont inutiles et sans aide, ne fait que dépenser son énergie pour rien. Toute personne intelligente prendra cela à cœur."

-> Le Pélé Yoetz (Eré'h Aniya) écrit :
"Si les gens ... savaient seulement la grande récompense qui attend ceux qui disent amen et Amen yéhé Shmé rabba, Baré'hou et la Kédoucha, ils courraient pour écouter afin de répondre, aussi rapidement qu'un messager qui court à travers les collines pour transmettre des messages.
Ils se réjouiraient d'un seul amen "comme celui qui trouve un grand butin" (Téhilim 119,162)."

-> De même, le Kaf Ha'haïm écrit que les gens devraient s'efforcer de répondre à tous les Kadichim et amen de la même manière qu'ils essaient de gagner de l'argent.

<--->

-> Le Targoum Yérouchalmi (Vayé'hi 49,2) décrit qu'avant de mourir, Yaakov rassembla tous ses fils. Yaakov a mentionné Yichmael, le fils d'Avraham, et Essav, le fils d'Its'hak, qui s'étaient tous deux écartés du droit chemin. Il a ensuite exprimé sa crainte que l'un de ses enfants puisse également s'écarter du service de Hachem. Ses enfants ont répondu à l'unisson : "Shéma Israel (écoute-nous, notre père Israël), Hachem, notre D., Hachem est unique".
En entendant cela, Yaakov répondit : "Yéhé chémé raba mévora'h lé'olmé olmin" (Que Son grand nom soit béni pour toujours et à jamais).
Yaakov fut le premier à prononcer cette prière, et il insuffla sans aucun doute des pensées élevées et ésotériques dans ces mots.

+ Provoquer la guéoula :
-> Yaakov voulait révéler à ses fils le moment où le machia'h viendrait, et la Chékhina le quitta. Cela l'amena à croire qu'il y avait peut-être un défaut subtil caché parmi ses fils. Ils affirmèrent qu'ils étaient tous pleinement soumis à Hachem en récitant ensemble le Shéma et en acceptant à l'unisson le joug du Royaume céleste.
Yaakov répondit joyeusement : "Yéhé chémé raba". En leur répondant ainsi, il leur révéla que la rédemption (guéoula) viendrait rapidement grâce au mérite de "Yéhé Chémé raba".
Lorsque le peuple juif dit "Yéhé chémé raba", nous demandons que le Grand Nom d'Hachem remplisse rapidement le monde ; cela apporte du réconfort à la Chékhina qui est en exil.
Cela ouvre également la voie à la révélation de la Chékhina parmi nous, en purifiant tous les mondes qui ont été corrompus par nos fautes.
De plus, cela prépare le terrain pour que nous puissions recevoir la lumière intense de la venue du machia'h.
[Shomer Emounim - maamar Pit'hou Chéarim]

<--->

-> Certains pensent que le Kadich est une prière dans laquelle un fils demande à Hachem de sauver son père du Guéhinam ; cependant, c'est une croyance erronée.
Au contraire, le fils accomplit une mitsva qui apporte du mérite à son père : il sanctifie le nom grand et redoutable d'Hachem devant toute la communauté et proclame à tout le tsibour (communauté) que Hachem est unique et que son nom est unique, et le tsibour répond : "Amen, yéhé chémé rabba".
C'est une grande expiation pour l'âme du père que son enfant fasse sanctifier le Nom d'Hachem en public. C'est la raison pour laquelle le fils dit le Kadich.
[Chéélot ouTéchouvot Binyamin Zev - 202 ]

-> De même, le 'Hatam Sofer (chéélot ou'téchouvot 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 159) écrit que le fait que le fils récite le kadich profite principalement au père en amenant le tsibour à répondre "Amen, yéhé chéhmé raba".
Lorsque le fils est le canal par lequel le tsibour a l'occasion de sanctifier le Nom d'Hachem, il apporte du mérite à son père.

-> Le frère du Maharal, Rabbénou 'Haïm ben Bétsalel (dans son séfer ha'Haïm II 8) écrit que la plupart des gens décèdent à cause de la faute de profanation du nom d'Hachem.
Lorsqu'un fils fait sanctifier le nom d'Hachem, lorsqu'il récite le Kadish et que la congrégation répond "Amen, yéhé chémé raba", cela expie la profanation du nom d'Hachem qui a causé la mort de son père.

<--->

+ Un moyen de s'épargner des souffrances :

-> Le Pirké Hékhalot (6,3) rapporte le récit suivant.
Rabbi Yichmaël raconta : "L'un des anges de haut rang m'invita à m'asseoir à côté de lui ... et il pleura, ses larmes tombant sur mon visage. Je lui demandai : "Splendeur rayonnante des Cieux (mala'h), pourquoi pleures-tu?"
Il m'a répondu : "Mon ami, viens, je vais t'emmener dans les chambres intérieures et t'informer de ce qui attend Israël, la nation sainte."
Il m'a saisi et m'a emmené dans les chambres les plus secrètes, où étaient conservés les registres des dettes du peuple juif, et il m'a montré toutes les souffrances qui y étaient inscrites, chacune plus difficile à supporter que la précédente. Je lui ai demandé : "A qui sont-elles destinées?"
Il m'a répondu : "Pour Israël." Je lui ai demandé : "Seront-ils capables de survivre à cela?"
Il m'a répondu : "Viens demain ... Le lendemain, il m'a conduit dans les chambres les plus secrètes et m'a montré des tragédies encore pires que les précédentes : l'épée, la famine et la captivité ...
Il m'a dit : "Chaque jour, de nombreux nouveaux décrets annoncent des calamités encore plus tragiques que celles-ci, mais lorsque le peuple juif entre dans les synagogues et répond "Amen, yéhé chémé raba", nous [les anges élevés (de haut rang)] empêchons les décretss de quitter les chambres intérieures [afin qu'ils ne se réalisent pas]."

-> Rava dit : "La malédiction de chaque jour est plus grande que celle du jour précédent ...
Si tel est le cas, comment le monde est-il soutenu? Par le moyen de la Kédoucha dé'sidra (la kédoucha trouvée dans ouva lé'Tsion) et du "yéhé chémé raba dé'Agadéta (le Kadich dé'Rabanan)."
[guémara Sota 49a]

-> Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : "Quiconque répond "Amen yéhé chémé raba" de toutes ses forces, le (mauvais) jugement prononcé contre lui sera annulé.
[guémara Shabbath 119b]

-> Tossafot (Shabbath 119b) précise que lorsque les juifs se rendent à la synagogue et disent "yéhé chémé raba" à haute voix, cela annule tout décret difficile.
Le Zohar (Tikouné Zohar 4b) ajoute à la guémara que dire Amen yéhé chémé raba de toutes ses forces annule un jugement sévère, même un jugement (décrété) pour 70 ans.

-> Le Gaon de Vilna (Tikouné Zohar 4b) dit que les 70 ans font référence aux 'hévlé machia'h (douleur de l'enfantement) qui précèdent l'arrivée du machia'h et qui dureront 70 ans. Ainsi, celui qui dit Amen yehei Shmei rabba de toutes ses forces sera sauvé de 'hevlé machia'h.

-> La guémara ajoute que celui qui dit Amen yéhé chémé raba de toutes ses forces, même s'il y a une trace d'idolâtrie en lui, est pardonné.
[ Tikouné Zohar 4b ]

<--->

+ Hachem désire nos louanges :
-> Le midrach (Michlé 14 ; Yalkout - Chimoni Michlé 951) dit que bien qu'Hachem ait des myriades d'anges qui Le servent et Le glorifient, Il préfère les louanges d peuple juif.
Quand Hachem est-Il, pour ainsi dire, élevé dans Son monde?
Lorsque le peuple juif se rassemble dans les synagogues et les baté midrach (maisons d'étude de la Torah), et qu'il Le loue et Le glorifie.
Rabbi Yichmaël ajoute que lorsqu'ils disent le Kadish et répondent "Yéhé Chémé raba", à ce moment-là, Hachem est rempli de joie, se tourne vers Ses anges et dit : "Venez voir ce peuple que j'ai créé, comment il Me loue".
Lorsqu'Hachem dit cela, les anges se revêtent de vêtements de gloire.

+ Faire changer Hachem d'avis :
-> La guémara (Béra'hot 3a) relate le récit suivante :
Rabbi Yossi dit : "Un jour, je marchais dans les ruines de Jérusalem pour aller prier, quand Eliyahou vint m'attendre à l'entrée jusqu'à ce que j'aie fini de prier. Il m'a dit : "Que la paix soit avec toi, Rabbi", et j'ai répondu : "Que la paix soit avec toi, mon Rabbi et mon maître".
Il m'a alors dit : "Mon fils, pourquoi es-tu entré dans cette ruine?"
Et j'ai répondu : "Pour prier..."
Et il a dit : "Mon fils, quel son as-tu entendu dans la ruine?"
Je lui ai répondu : "J'ai entendu un bat kol (une voix venue du ciel) roucoulant comme une colombe et disant : "Malheur aux enfants à cause des fautes desquels j'ai détruit Ma maison, brûlé Mon sanctuaire et exilé parmi les nations".
Il m'a alors dit : "Je jure et je jure sur ta tête que non seulement la Chékhina dit cela maintenant, mais que chaque jour, trois fois par jour, la Chékhina dit cela. Non seulement cela, mais lorsque Israël entre dans les synagogues et les baté midrach et répond Amen, yéhé chémé hagadol mévora'h (que Son Grand Nom soit béni), Hachem secoue la tête et dit : "Heureux le roi qu'ils glorifient dans sa propre maison ; qu'en est-il d'un père qui a exilé ses enfants, malheur à ces enfants qui ont été exilés de la table de leur père"."

-> Le Rokéa'h (Hilkhot Kadich Kédoucha ouBaré'hou 362) rapporte ces paroles de nos Sages avec une légère modification dans le texte. Il écrit : "J'ai trouvé dans les Pirké Rabbi Yossi ... que lorsque Israël entre dans les synagogues et les baté midrach et répond yéhé chémo hagadol mévora'h, Hachem dit : "Heureux le roi qu'ils accueillent ainsi dans sa maison ; quand reviendrai-je dans ma maison, quand reviendrai-je dans mon sanctuaire, quand rassemblerai-je le reste d'Israël, mes enfants, parmi les nations, afin qu'ils embellissent, glorifient, exaltent et sanctifient mon grand et saint nom?"

-> Il existe un 'Hatam Sofer sur la guémara citée ci-dessus, montrant que nous sommes les perdants du fait d'être en exil.
Il (drachot 'Hatam Sofer - Shabbath Shouva I 16b) commente que Hachem ne prend pas part (ne consomme pas) réellement la viande des sacrifices ; le but du sacrifice est que Hachem soit satisfait que Sa volonté ait été accomplie.
Il se peut donc qu'Il trouve un plus grand plaisir lorsque nous accomplissons Sa volonté parmi les nations, en exil, tout en souffrant aux mains des nations du monde et en endurant des difficultés pour Son Nom.
Nous entrons dans les synagogues, nous prions et pleurons pour Sa Chékhina, nous agissons d'une manière qui reflète notre désir ardent de revenir un jour dans Sa maison pour Le servir dans le Temple, et nous prions pour que Son Grand Nom soit béni (yéhé chémé raba mévora'h).
C'est une glorification extraordinaire de Son Nom. Par conséquent, Il ne manque pas le plaisir qu'Il recevait lorsque le Temple était debout. Qui alors est perdant?

Nous seuls. Car lorsqu'il y avait un Temple, après avoir accompli la avoda de Yom Kippour, les jours précédant Souccot arrivaient, puis Souccot lui-même. Souccot était un moment où nous pouvions "contempler la joie d'Hachem, qui nous rendait visite dans Son sanctuaire" ; c'était un moment pour voir et être vu, pour puiser dans le roua'h hakodech (l'inspiration divine) et pour pouvoir recevoir le flux divin qui apporte avec lui la subsistance pour toute l'année (car à Souccot, nous sommes jugés pour l'eau, symbole de tous nos besoins matériels).
Cependant, aujourd'hui, en raison de nos nombreuses fautes, "quand il n'y a pas de repas pour le père, les enfants ont faim" : notre Temple a été détruit, nous ne pouvons plus apporter de sacrifices et nous ne méritons plus tout le succès spirituel et matériel que nous recevions à l'époque du Temple.

La bat kol qui dit : "Qu'y a-t-il pour un père qui a exilé ses enfants?" signifie : "Quelle perte Hachem subit-il de cela, car la avoda de Ses enfants est toujours intacte, comme auparavant."
Néanmoins, "Malheur à ces enfants qui ont été exilés de la table de leur père" ; cela fait référence à Souccot, lorsque, à l'époque du Temple, ils recevaient la bénédiction de la subsistance pour toute l'année.

<-------------------->

+ La signification de Amen yéhé chémé raba :

-> Certains expliquent que le mot "chémé (שמה) est une abréviation des mots שם י"ה (chém Hachem).
Nos Sages nous disent que le nom d'Hachem n'est pas intégral dans ce monde tant qu'Amalek n'est pas complètement détruit, comme le dit le verset : "Car [sa] main est levée sur le trône de D." (Béchala'h 17,16).
Le Trône d'Hachem ne sera à nouveau complet que lorsque Hcshem se vengera d'Amalek qui a diminué le nom de Hachem dans ce monde. [Béra'hot 58a ; Sanhédrin 20b ]
Lorsque nous prononçons les mots yéhé chémé raba, nous prions pour que le nom d'Hachem, qui est incomplet dans ce monde, soit à nouveau complet avec la guéoula chéléma.
[Tour - Ora'h 'Haïm 56]

-> En raison de nos fautes, nous sommes en exil et nous ne pouvons pas recevoir directement d'Hachem la bénédiction qu'il nous a réservée.
Au contraire, les bénédictions sont détournées vers les non-juifs (goyim), [et les anges célestes qui les gouvernent] et nous ne pouvons recevoir nos bénédictions que par l'intermédiaire des goyim parmi lesquels nous vivons. Il s'agit là d'un véritable 'hilloul Hachem, cela ne reflète pas bien le fait que Hachem, qui est la Puissance suprême, "ne peut" pas élever Son peuple et prendre soin de lui directement.
Grâce à nos prières et à nos louanges à Hachem, et plus particulièrement en répondant Amen yéhé chémé raba, nous pouvons mériter que la bénédiction d'Hachem atteigne directement le peuple juif, et que la gloire d'Hachem remplisse à nouveau le monde entier.
[Sidour Néhora - dans le kadich après Yichtaba'h ]

<--->

-> Certains disent que le Kadich est récité en araméen, langue que les anges ne comprennent pas, afin que ceux-ci ne soient pas jaloux que nous puissions glorifier Hachem avec ces magnifiques louanges, qui rappellent à Hachem la destruction du Temple et l'exil d'Israël parmi les nations du monde, et l'incitent à apporter la rédemption (guéoula).
C'est pourquoi Amen yéhé chémé raba est formulé en araméen, une langue que les anges ne comprennent pas.
[Lévouch - Ora'h 'Haïm 56]

-> Il faut courir pour entendre le Kadich, car c'est une louange si magnifique et si impressionnante qu'elle incite Hachem, pour ainsi dire, à regretter que nous soyons en exil.
Entendre (et répondre au) Kadich est une mitsvah si importante qu'elle conduit au pardon de nos fautes.
[Kitsour Chla - 'Houlin - Inyané Téfila ]

<-------------------->

+ Répondre "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force :

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force, le (mauvais) jugement prononcé contre lui est annulé, et les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui. [guémara Shabbath 119a]

Voici différentes explications de l'expression "de toute sa force", basées sur les écrits des Rishonim et des Acharonim :

-> Rachi explique que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana".
La Michna Béroura (56,1), basée sur les Richonim, explique que cela signifie "avec toute sa kavana et tout son être", plutôt que de simplement dire les mots sans y mettre tout son cœur.

-> Le Shévet Moussar (14,18) explique que nos Sages disent "de toutes ses forces" plutôt que "de toute sa kavana" afin de nous enseigner qu'il faut réellement utiliser toute sa force physique pour dire Amen yéhé chémé raba.
Quand on dit Amen yéhé chémé raba à voix haute, on éveille sa kavana. Par conséquent, l'explication de Rachi "de toute sa kavana" souligne que lorsqu'une personne utilise toute sa force, elle éveille ses émotions et s'éveille à une kavana plus intense.
Le Shévet Moussar précise en outre que lorsqu'on utilise toute sa force physique, tout le corps se balance et les membres deviennent plus sanctifiés. Si quelqu'un a une faute avec l'un de ses membres, cela expie la faute et toute décision prise à son encontre est annulée.
En fait, accomplir une mitsva de toutes ses forces est une source de vie pour tout le corps.

-> Tossafot (Shabbath 119a) cite au nom du Pessikta qui dit que "de toutes ses forces" signifie le dire à haute voix.

-> Le rabbi Aharon Roth (dans son Shomer Emounim - maamar Pit'hou chéarim 12) écrit :
"Quand j'étais plus jeune, je connaissais un juif très simple qui avait l'habitude de dire yéhé chémé raba d'une voix très forte. Il était clair pour tout le monde que la sainteté (kédoucha) de la Chékhina planait au-dessus de lui. Il méritait cela grâce au pouvoir extraordinaire de répondre yéhé chémé raba à haute voix."

-> Rabbénou Yona (Béra'hot 13b) commente également que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana", et il ajoute qu'il y a des gens qui ont besoin de prier à voix haute afin d'éveiller leur kavana. Il n'est toutefois pas nécessaire de prier si fort que cela dérange les autres.

-> Le Maharcha ('Hidouché Aggadot Shabbath 119b) apprend "de toutes ses forces" fait référence à Hachem, intensifier la puissance d'Hachem, pour ainsi dire, telle qu'elle se manifeste dans le monde.
Cela est similaire à ce que Moché dit : "Maintenant, que la puissance d'Hachem soit magnifiée" (yigdal na koa'h Hachem - Chéla'h Lé'ha 14,17), les tsadikim, par leur prière, augmentent les pouvoirs d'en-Haut, en réussissant à annuler un décret dirigé contre le peuple juif, comme le dit le verset suivant : "Hachem répondit : "Je leur pardonne, comme tu l'as dit"" (Chéla'h Lé'ha 14,20).

-> Le Maharal (Nétivot Olam - Nétiv ha'Avoda 11) dit que "de toutes ses forces" ne fait référence ni à la prière à voix haute, ni à la prière avec toute sa kavana, car alors cela serait précisé.
Au contraire, "de toutes ses forces" signifie prononcer clairement les mots, sans les marmonner.

-> Le Beit Yossef (Ora'h 'Haïm 56) explique la guémara selon le Kol Bo comme suit : "de toutes ses forces" signifie qu'il faut être méticuleux dans la prononciation des lettres de Amen yéhé chémé raba, car cette phrase comporte 28 lettres. Le mot כח (koa'h - force), a la valeur numérique de 28. C'est le sens de "de toutes ses forces", prononcer méticuleusement les lettres.

-> Une explication de "de toutes ses forces" (bé'hol kokho - בכל כחו) est donnée dans le séfer Imrot Moché (téfila). Comme le mot "force" en hébreu est כח, qui a une valeur numérique de 28, cela fait référence aux 28 saisons de la vie mentionnées dans Kohélet, qui commencent par le verset : "Il y a un temps pour tout, et un temps spécifique pour toutes choses sous les cieux. Il y a un temps pour enfanter ..." (Kohélet 3,1-8).
Cela indique que lorsqu'on répond Amen yéhé chémé raba dans le Kadich dans toutes les situations que l'on rencontre dans la vie, on exprime la conviction que tout est entre les mains d'Hachem.
Cette conviction profonde nous rend dignes de voir tous les décrets sévères à notre encontre annulés.

Réciter le kadich

+++ Réciter le kadich :

+ Une prière pour que la Gloire du Nom d'Hachem soit restaurée :

-> Les Anché Knesset Haguédola (Sages de la Grande Assemblée) ont institué la prière du Kadich après la destruction du Temple.
A la suite de la destruction du Temple, de la désolation de la terre d'Israël et de l'exil du peuple juif, le nom d'Hachem a été profané. Dans la prière du Kadich, nous prions pour que Son nom soit à nouveau exalté.
Le Kadich a été formulé sur la base du verset : "Je deviendrai alors grand et sanctifié, et je serai connu aux yeux de nombreuses nations, et elles réaliseront que je suis Hachem" (Yé'hezkel 38,23).
Ce verset fait référence à la guerre de Gog et Magog, lorsque le nom d'Hachem deviendra grand, comme le dit le verset : "En ce jour-là, Hachem sera [reconnu comme] le Seul [D.], et Son Nom sera [connu de tous comme] le Seul [D.] " (Zé'haria 14,9).
[Tour 56]

<--->

+ L'accomplissement d'une mitsva :

-> Le 'Hatam Sofer (Chéélot ouTéchouvot 'Hochen Michpat 167) écrit que, en récitant le Kaddish, nous accomplissons la mitsva de sanctifier le nom d'Hachem : "Je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël" (Emor 22,32).

De même, le 'Hafets 'Haïm (séfer Pessa'h haBayit - maamar Eit Laasot) écrit que, selon le Zohar, en récitant le Kadich ou la Kédoucha, nous accomplissons la mitsva de : "Je serai sanctifié parmi les enfants d'Israël".

<--->

+ Il est récité en araméen :

-> Certains disent que le Kadich est récité en araméen, langue que les anges ne comprennent pas, afin que ceux-ci ne soient pas jaloux que nous puissions glorifier Hachem avec ces magnifiques louanges, qui rappellent à Hachem la destruction du Temple et l'exil d'Israël parmi les nations du monde, et l'incitent à apporter la rédemption (guéoula).
C'est pourquoi Amen yéhé chémé raba est formulé en araméen, une langue que les anges ne comprennent pas.
[Lévouch - Ora'h 'Haïm 56]

<--->

+ Comportement pendant le kadich :

-> Lorsque l'on répond au kadich, il faut avoir la kavana, et y répondre à haute voix.
[Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 56,1]

-> Il faut s'assurer d'entendre le Kadich du chalia'h tsibour (officiant), lorsqu'il dit Amen yéhé chémé raba, il doit être conscient de ce à quoi il répond, et lorsqu'il dit amen après de amiran bé'alma, il doit savoir à quoi il répond. Il faut bien sûr veiller à ne pas parler pendant le Kadich ou la Kédoucha.
Le Beit Yossef rapporte que Rabbi 'Hama bar 'Hanina a rencontré Eliyahou Hanavi, qui voyageait avec des chameaux chargés de bagages. Il a demandé à Eliyahou : "Que transportent ces chameaux?" et Eliyahou a répondu : "La colère et la fureur pour celui qui parle entre une Kédoucha et la suivante, entre Kadoch et Barou'h, entre yéhé chémé raba et yitbara'h, et au milieu de toute bénédiction". [Ora'h 'Haïm 125 ]
[Michna Broura 56,1 ]

-> Cette Michna Broura cite également l'histoire suivante tirée du Séfer 'Hassidim.
Un 'hassid vit un autre 'hassid dont le visage était devenu vert. Il lui demanda : "Pourquoi ton visage est-il devenu vert?" Il répondit : "Parce que je parlais pendant que le chalia'h tsibour disait Vayé'houlou, Birkat Magen Avot (les prières dites après la Amida de Maariv le Shabbat) et Yitgadal".

Elle cite une autre histoire à propos d'un talmid 'hakham qui est apparu à son disciple dans un rêve ; le disciple a remarqué qu'il avait une tache sur le front. Le disciple a demandé au talmid 'hakham pourquoi il avait cette tache, et celui-ci a répondu qu'il n'avait pas fait suffisamment attention à ne pas parler pendant que le 'hazan récitait le Kadich.

-> Il est même interdit de réfléchir à la Torah lorsque le 'hazan récite le Kadich, car il faut se concentrer intensément sur le Kaddish.
[Michna Broura 56,1 ]

-> Le Réchit 'Hokhma (chaar Hayira 15,6) dit que lorsque nous nous levons pour dire que le nom d'Hachem est béni, dans Amen yéhé chémé raba et Baré'hou, nous montrons notre honneur et notre révérence envers Hachem.

-> Il faut courir pour entendre le Kadich, car c'est une louange si magnifique et si impressionnante qu'elle incite Hachem, pour ainsi dire, à regretter que nous soyons en exil.
Entendre (et répondre au) Kadich est une mitsvah si importante qu'elle conduit au pardon de nos fautes.
[Kitsour Chla - 'Houlin - Inyané Téfila ]

La grandeur de répondre Amen

+ La grandeur de répondre Amen :

-> "Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que la réponse amen par le peuple juif."
[midrach Dévarim rabba 7,1]

-> Le Pélé Yoetz (Eré'h Aniya) écrit :
"Si les gens ... savaient seulement la grande récompense qui attend ceux qui disent amen et Amen yéhé Shmé rabba, Baré'hou et la Kédoucha, ils courraient pour écouter afin de répondre, aussi rapidement qu'un messager qui court à travers les collines pour transmettre des messages.
Ils se réjouiraient d'un seul amen "comme celui qui trouve un grand butin" (Téhilim 119,162)."

-> De même, le Kaf Ha'haïm écrit que les gens devraient s'efforcer de répondre à tous les Kadichim et amen de la même manière qu'ils essaient de gagner de l'argent.

-> Le rav Yé'hezkel Levenstein (Téfilat 'Hana - intro), le machguia'h de la yéchivat Mir, disait qu'il vaudrait la peine d'être amené dans ce monde et d'endurer les souffrances d'Iyov pendant 70 ans, si l'on ne répondait qu'une seule fois "amen" dans sa vie.

-> Il faut enseigner à ses jeunes enfants comment répondre amen ; dès qu'il aura répondu amen, l'enfant sera assuré d'avoir une place dans Olam Haba (monde à Venir).
[Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm - Rama 124:8 ]

-> Répondre amen a un pouvoir extraordinaire. Le Yérouchalmi (Shévi'it 4,8) dit que les jeunes enfants méritent la résurrection des morts dès qu'ils savent répondre amen à la synagogue.
C'est pourquoi nous devons veiller à enseigner à nos jeunes enfants à répondre amen.
[Min'hat Eliyahou 31 - Pourim]

-> Amen = une base de notre émouna :
"Lorsque l'on répond amen, il faut garder à l'esprit que dire amen est fondamental pour la émouna, comme l'ont commenté les Sages à propos du verset "Ouvrez les portes et entrez dans la nation juste (goï tsadik) qui garde la foi (chomer émounim)" (Yéchayahou 26,2).
Nos Sages (Sanhédrin 110b) disent que les mots "chomer émounim" peuvent également être lus "chéomar amèn" en référence au fait de répondre 'amen', car la émouna dépend [des fois] où nous répondons amen."
[Mégalé Amoukot - Haazinou]

<--->

-> Réch Lakich dit : "Quiconque répond amen de toutes ses forces, les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui."
[Shabbath 119b]

-> Le Maharcha commente que le Gan Eden a de nombreuses portes, l'une à l'intérieur de l'autre. Comme le disent nos Sages (Shababth 152a) : "Chaque tsadik a son propre domaine, qui lui est donné en fonction du respect qu'il mérite."
Pourtant, quand quelqu'un répond amen de toutes ses forces, les portes de toutes les pièces s'ouvrent devant lui.

-> Sur cette guémara, le Maharal de Prague (séfer Gévourot Ari) explique que lorsqu'on exprime sa foi (émouna) inébranlable en récitant "Amen" de toutes ses forces, on peut se connecter à Hachem, car seul celui qui croit véritablement en Lui peut se connecter à Lui. Une telle personne est digne que les portes du Gan Eden lui soient ouvertes.
Le Gan Eden représente les racines profondes du "jardin" (gan) d'Hachem, et celui dont la foi est solidement enracinée est digne d'y entrer.

-> Selon Rabbénou Bé'hayé (Béaaloté'ha 14,31) :
"Le mot : אמן vient de : émouna (אמונה) ...
Lorsque quelqu'un répond amen, il ouvre des flux de bontés, d'une façon similaire à une fontaine qui donne de l'eau à ceux qui en ont besoin ...
De même qu'il a ouvert la bonté [sur lui et surle monde], de même les Portes du Gan Eden seront ouvertes pour lui, mesure pour mesure."

-> Rabbénou Yérou'ham de Mir (Daat Torah - Vayétsé) fait remarquer que cet outil si puissant nous permettant de forcer les portes du gan Eden, repose sur le pouvoir de la émouna.
La sagesse, la compréhension, loin d’être à même de nous procurer ce levier, doit faire l’objet d’un renoncement de notre part. En effet, dire Amen, c’est croire sans savoir!

<--->

-> "Quiconque répond amen de toutes ses forces, les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui."

-> "Les portes du gan Eden s'ouvriront devant lui" indique que les portes de la repentance (téchouva) s'ouvriront devant lui, il aura l'opportunité de se repentir, ramenant ainsi lui-même et le monde à leur connexion appropriée avec Hachem, ce qui est l'objectif principal de la avodat Hachem. Ainsi, il méritera d'entrer dans le gan Eden.
[Zohar - Vayélé'h 285a]

-> Ce Zohar explique en détail les effets de la prononciation du "amen" dans notre monde terrestre.
Lorsqu'on répond "amen", on fait jaillir la bénédiction des mondes supérieurs, et la bénédiction s'étend et se répand dans tous les mondes supérieurs et inférieurs.
Une proclamation est faite : "Buvez de la nourriture nourricière des bénédictions que tel ou tel, serviteur du Saint Roi, a apportées dans ce monde".
Le Zohar poursuit en disant que lorsque les juifs d'en bas prennent soin de répondre "amen" et d'avoir la kavana appropriée, de nombreuses portes de bénédiction s'ouvrent en-Haut et une bonté abondante et une grande joie sont présentes dans tous les mondes.

-> Ce Zohar poursuit : quelle récompense est donnée à Israël (aux juifs), qui a causé tout cela? Leur récompense est à la fois dans ce monde et dans le monde à venir.
Dans ce monde, lorsque leurs ennemis leur causent des souffrances, et qu'Israël prie son Maître (Hachem), une voix proclame à travers les mondes : "Ouvrez les portes et laissez entrer la nation juste, chomer émounim, gardienne de la foi ; ne lisez pas ce mot, émounim, mais plutôt aménim, ils prennent soin de dire amen correctement".
"Ouvrez les portes" ; tout comme Israël a ouvert les portes de la bénédiction [en disant amen], de même, Toi, Hachem, Tu devrais ouvrir les portes pour accepter leurs prières et les protéger de leurs adversaires.

-> Le Zohar conclut : "Telle est leur récompense dans ce monde. Quelle est leur récompense dans Olam Haba (monde à Venir)?
Une personne qui est chomer aménim, qui "attend pour répondre amen", qui observe la bénédiction du mévaré'h (celui qui dit une bénédiction à haute voix) et attend pour dire amen comme il se doit [jusqu'à ce que la bénédiction soit prononcée dans son intégralité], lorsqu'elle quitte ce monde, son âme s'élève, et ils proclament : "Ouvrez les portes devant [cette âme], tout comme elle a ouvert les portes [de la bénédiction] chaque jour, en veillant à répondre amen avec soin.
Si cette personne sanctifie le nom d'Hachem en répondant amen correctement avec kavana (intention), elle s'élève d'un plan spirituel à l'autre, trouvant du plaisir dans le monde céleste, qui est nourri par un flux constant de bonté.
C'est le sens de "émounim, les fidèles, Hachem protège (veuille sur eux)" (émounim notsèr Hachem - Téhilim 31,24)."

<--->

-> Rabbi Yéhouda dit : "Quiconque répond amen dans ce monde méritera de répondre amen dans Olam Haba (monde à Venir) ...
comme le dit le verset : "La source de la bénédiction est Hachem, le D. d'Israël, de ce monde au monde [à venir], amen et amen" (Téhilim 41,14)= amen dans ce monde, amen dans le monde à Venir."

-> "Quiconque répond amen, ses jours et ses années seront prolongés."
[Béra'hot 47a]
Rabbi Chlomo Bloch, élève du ‘Hafets ‘Haïm, d’expliquer qu’on permet à cet homme de mettre ses jours à profit 2 fois plus que les autres gens.

<--->

-> Le verset dit : "J'honorerai ceux qui M'honorent, et ceux qui Me méprisent seront déshonorés" (Shmouël I 2,30).
"Ceux qui Me méprisent" fait référence à ceux qui entendent la bénédiction et disent "amen" sans kavana. Quelle est leur punition?
Tout comme ils n'ont pas ouvert la fenêtre des bénédictions d'en-Haut, celle-ci ne leur sera pas accessible. Quand il quittera ce monde, le monde d'en-Haut déclarera devant lui : "Fermez les portes devant untel. Ne le laissez pas entrer et ne l'acceptez pas. Malheur à lui, malheur à son âme."
[Zohar - Vayélé'h 284b]

-> Rabbi Yossi explique le verset : "Car mon peuple a commis un double mal. Ils M'ont abandonné, [qui suis comme] une source d'eau fraîche, pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne peuvent retenir l'eau" (Yirmiyahou 2,13).
"Ils m'ont abandonné, [qui suis comme] une source d'eau fraîche", fait référence à quelqu'un qui ne désire pas sanctifier le Nom d'Hachem par "amen". Quelle punition l'attend?
Le verset continue : "pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne peuvent retenir l'eau" ; ils descendront dans le Guéhinam, d'un niveau à l'autre, jusqu'à atteindre le niveau le plus bas possible et être complètement anéantis.
[Zohar - Vayélé'h 284b]

<--->

+ Plus grand que celui qui récite la bénédiction :

-> Chaque juif est tenu de dire ses bénédictions à haute voix afin que tous ceux qui l'entourent puissent répondre amen. Le Amen témoigne que la bénédiction est vraie ; si l'on dit la bénédiction à voix basse, c'est comme si l'on ne souhaitait pas que les autres en soient témoins.
[Déré'h Moché 11]

-> La guémara (Béra'hot 53b ; Nazir 66b) nous enseigne que la récompense de celui qui répond amen est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction.
Cela peut être comparé aux soldats qui partent en guerre. Les soldats ordinaires commencent la bataille, et les meilleurs soldats sont réservés à la tâche difficile de sceller la victoire. Le mérite de la victoire revient à ceux qui concluent la bataille. De même, celui qui conclut la bénédiction en répondant amen reçoit plus de mérite que celui qui prononce la bénédiction.

-> Rabbénou Béhayé (Béchala'h 14,31) explique cette guémara en se référant aux lois des contrats. Un contrat a besoin du témoignage de deux témoins pour être légitime. Un seul témoin ne suffit pas, un deuxième témoin est nécessaire pour que le contrat soit juridiquement contraignant.
De même, lorsqu'on récite une bénédiction, on témoigne qu'Hachem est la source de toute bénédiction.
On est comme le premier témoin d'un contrat. Celui qui répond amen peut être comparé au deuxième témoin, celui qui rend le contrat juridiquement contraignant. Bien que les deux témoins soient nécessaires, le témoignage n'est complet qu'une fois que le deuxième "témoin" répond amen.
Ainsi, celui qui a répondu amen a complété le témoignage et a accompli plus que celui qui a commencé le témoignage en prononçant la bénédiction.

-> Le Méiri (Nazir 66b) explique la guémara différemment. Normalement, celui qui écoute est plus capable de se concentrer que celui qui parle. C'est pourquoi les Sages disent que la récompense de celui qui répond amen est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction, car il peut se concentrer davantage sur les mots de la bénédiction.

-> Le midrach (Dévarim rabba 7,1) dit que le terme amen comprend trois significations : chévoua (serment), kabala (acceptation) et émounah(confiance).
Le midrash apporte un verset pour chacune de ces explications.
Le Pricha cite le Ménorat Hamaor qui dit que puisque amen inclut tout cela, celui qui dit amen en réponse à une bénédiction accepte la bénédiction avec émouna et avec un chévoua. [Ora'h 'Haïm 124,7]
C'est une façon dont celui qui dit amen est plus grand que celui qui récite la bénédiction.

-> La Pricha explique que celui qui écoute une bénédiction est considéré comme s'il avait réellement prononcé la bénédiction ; par conséquent, une fois qu'il répond amen, sa récompense devient plus grande que celle de celui qui a prononcé la bénédiction.
Celui qui prononce une bénédiction ne peut pas répondre amen à sa propre bénédiction, tandis que celui qui répond amen à la bénédiction d'un autre a à la fois écouté la bénédiction et dit amen en réponse à la bénédiction.
Sur cette base, le Beit Yossef (Tour - Ora'h 'Haïm 124) dit que celui qui récite la Amida en silence et qui écoute également le chalia'h tsibour (l'officiant) et répond amen après chaque bénédiction est considéré comme s'il avait prié trois fois.

-> Toute bénédiction à laquelle on répond par 'amen' perdurera.
Cela est d'autant plus vrai pour une bénédiction prononcée avec un tsibour et glorifiée par de nombreuses personnes répondant 'amen', car 'amen' est le couronnement de la sanctification du Nom de Hachem.
[Zohar - Ekev 271a]

-> Répondre "amen" est avant tout une affirmation. En tant que telle, comme toute affirmation, elle nécessite de la kavana. Contrairement au "amen", celui qui récite la bénédiction peut, à l'occasion, finir par la dire sans kavana, du fait que la bénédiction est récitée de manière routinière.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nos Sages (Béra'hot 53b) ont dit que la récompense de celui qui répond "amen" est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction.
[Ménorat haMaor - Ner III- 3,21]

-> Le Maharal (Nétiv ha'Avoda 11) écrit qu'il est impératif de comprendre la signification du mot "amen", et la différence entre réciter une bénédiction et répondre amen.
Celui qui répond "amen" doit être conscient de ce qu'il affirme et croire que c'est vrai. On ne peut affirmer une croyance sans kavana, car la croyance est l'expression de ses sentiments.
Ce n'est pas le cas de celui qui prononce une bénédiction. Même s'il doit avoir kavana et sentiment, néanmoins, s'il prononce la bénédiction sans kavana, sans sentiment, la bénédiction reste une bénédiction, tandis qu'un "amen" sans bénédiction n'est pas un "amen".

-> Le rav 'Haïm de Volozhin écrit au nom du Gaon de Vilna qu'il n'a trouvé aucun mérite à dire "amen" sans kavana.
[Tossefet Maassé Rav - Hilkhot Téfila 14 ]

<--->

+ Le Amen des réchaïm :

-> Le Tana déBé Eliyahou (Zouta 20) décrit le scénario suivant qui est destiné à se produire dans le futur. Hachem tiendra la Torah et étudiera les lois de l'impureté, de la pureté, de ce qui est interdit et permis, et diverses autres halakhot.
Le roi David répétera des passages de la Aggadah devant Hachem, et les tsaddikim répondront : "Que Son Grand Nom soit béni pour l'éternité dans le Gan Eden" (Yéhé Shémo Hagadol mévora'h lé'olam oule'olmé olamim bé'Gan Eden).
Depuis le Guéhinam, les réchaïm répondront "amen".
Hachem se tournera vers les anges et dira : "Qui répond amen depuis le Guéhinam?"
Ils répondront : "Maître de l'Univers, ce sont les fauteurs d'Israël ; bien qu'ils souffrent énormément dans le Guéhinam, ils se ressaisissent pour dire "amen" devant Ta Présence".
Hachem dira alors aux anges de Service : "Ouvrez-leur les portes du Gan Eden, laissez-les entrer et chanter mes louanges". Comme le dit le verset : "Ouvrez les portes et laissez entrer la nation juste, chomer émounim, gardienne de la foi" (Yéchayahou 26,2), ne lisez pas ces mots comme chomer émounim, mais plutôt comme ché'omer amen, qui dit amen.

-> Le Yalkout Shimoni (Yéchayahou - rémez 429) dit que grâce à un seul amen que les réchaïm répondent dans le Guéhinam, ils sont sauvés.
Il décrit la scène en détail.
Hachem sera assis dans le Gan Eden et enseignera les 'hidouché Torah. Tous les tsadikim seront assis devant Lui, et toutes les armées célestes seront debout. Le soleil et la formation astrologique seront à la droite de Hachem, tandis que la lune et les étoiles seront à sa gauche. Hachem sera assis et enseignera la nouvelle Torah qui sera transmise par le machia'h dans le futur.

Lorsque Hachem aura fini d'enseigner, Zéroubavel ben She'altiel se lèvera et dira "Yitgadal Véyitkadach", et sa voix sera entendue dans le monde entier. Tout le monde répondra amen. Tous les réchaïm et les moins fauteurs parmi les adorateurs d'idoles qui sont restés au Guéhinam répondront amen depuis le Guéhinam.
Le monde entier sera en tumulte, jusqu'à ce que toutes leurs voix soient entendues par Hachem. Il demandera alors : "Quel est ce bruit que j'entends?"
Les anges ministériels répondront : "Maître de l'Univers, ce sont les fauteurs parmi le peuple juif et les moins fauteurs parmi les adorateurs d'idoles qui sont encore maintenus en vie dans le Guéhinam. Ils répondent amen et acceptent le jugement qui leur a été rendu".

Immédiatement, Hachem est rempli d'une intense compassion et dit : "Que puis-je faire de plus pour eux, au-delà du jugement qui leur a été rendu? Le yétser ara les a conduits au Guéhinam".
A ce moment-là, Hachem prendra les clés du Guéhinam, et sous les yeux de tous les tsadikim, il les donnera à Mikaël et Gavriel en leur disant : "Allez ouvrir les portes de Guéhinam et libérez-les."
En entendant cela, ils prendront les clés et ouvriront les huit mille portes du Guéhinam. Ils attraperont chacun des réchaïm et les sortiront du Guéhinam, tout comme on sort quelqu'un d'un puits à l'aide d'une corde, comme le dit le verset : "Et Il m'a sorti du puits tumultueux" (Téhilim 40,3).
Ils ... les laveront, les nettoieront et les guériront des lacérations du Guéhinam.
Ils les habilleront ensuite et les amèneront devant Hachem et devant tous les tsadikim, et ils se tiendront devant eux vêtus d'habits sacerdotaux et distingués, comme le dit le verset : "Tes prêtres revêtiront la justice, et Tes fidèles chanteront dans la joie" (Téhilim 132,9), "Tes prêtres" fait référence aux justes parmi les nations du monde, qui sont des prêtres servant Hachem dans ce monde, tels qu'Antoninus et ses collègues, "et Tes fidèles" sont les réchaïm d'Israël, qui seront appelés "justes", comme le dit le verset : "Rassemblez pour Moi Mes fidèles" (Téhilim 50,5).

Lorsque ces juifs franchiront le seuil du Gan Eden, Mikhaël et Gavriel marcheront devant eux et s'adresseront à Hachem, qui dira : "Laissez-les entrer et voir Ma Gloire".
Une fois entrés, ils se prosterneront devant Lui, et béniront et loueront le Nom d'Hachem. En voyant cela, les tsadikim parfaitement droits/justes qui sont assis devant Hachem seront remplis de gratitude et d'exaltation envers Hachem, comme le dit le verset : "Seuls les justes rendront grâce à Ton Nom, les hommes droits habiteront en Ta présence" (Téhilim 140,14), et comme le dit le verset : "Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et qu'ils Le louent dans la réunion des anciens" (Téhilim 107,32).

La triste réalité de ceux qui auront choisi de ne pas vivre en Israël

+ La triste réalité de ceux qui auront choisi de ne pas vivre en Israël :

-> Le Yalkout Réouvéni est écrit par le rav Avraham haCohen Sofer (1605-1673). Dans véZot haBéra'ha (p.141), il cite le rav 'Haïm Vital :
"Sachez que selon notre tradition, le jour où le machia'h arrivera avec les exilés rassemblés en terre d'Israël, ils trouveront des juifs [là-bas]. Ce jour-là, les morts ressusciteront en terre d'Israël, le mur de feu sera retiré de Jérusalem, le Temple sera construit à partir de pierres précieuses et de perles, et ceux qui sont morts en terre d'Israël deviendront de nouveaux êtres spirituels.
De plus, les personnes qui s'y trouveront vivantes deviendront toutes de nouveaux êtres, corps et esprit, [avec] des corps semblables à celui d'Adam avant qu'il ne faute, comme le corps de Moché.
Tous voleront dans les airs, planant comme des aigles. Tout cela se passera sous les yeux des exilés rassemblés, et lorsqu'ils verront que leurs frères sont devenus de nouveaux êtres, volant dans les airs pour aller vivre dans le gan Eden inférieur, afin d'étudier la Torah de la bouche d'Hachem, les exilés rassemblés deviendront inquiets et découragés.
Ils se plaindront au Roi machia'h et diront : "Ne sommes-nous pas les enfants d'Israël comme eux? Comment ont-ils mérité de devenir spirituels dans leur corps et leur âme, contrairement à nous?"

Le roi machia'h répondra : "Il est déjà bien connu que D. agit toujours [selon le principe] "mesure pour mesure". [Par conséquent], ceux (les juifs) qui étaient en dehors de la terre d'Israël et qui se sont efforcés de venir en terre d'Israël afin d'obtenir une âme pure, et qui n'ont pas eu pitié de leur argent ou de leur corps, voyageant par mer et par terre sans se soucier de se noyer en mer ou d'être capturés par des maîtres sévères, puisqu'ils ont mis l'accent sur leur esprit et leur âme, et non sur leur corps et leur argent, leur spiritualité leur est revenue lorsqu'ils ont été ressuscités, mesure pour mesure.
Cependant, vous qui auriez pu venir en terre d'Israël comme eux, mais qui avez négligé de le faire à cause de votre amour de l'argent, et vous vous êtes souciés de votre argent et de votre corps (de la matérialité en de hors d'Israël), en les mettant en avant et en minimisant votre esprit (spiritualité) et votre âme, c'est pourquoi vous êtes restés physiques, mesure pour mesure.
A cause de votre amour de l'argent, Hachem vous donnera de l'argent.""

=> Il semble qu'il existe de nombreuses façons pour une personne de démontrer que son objectif dans la vie est la spiritualité et non le matérialisme. Elle peut passer ses journées à étudier la Torah, tout en se privant du confort matériel. Elle peut donner la majeure partie de son argent aux pauvres, ne gardant que le strict nécessaire pour survivre. Elle peut se mettre en danger pour aider à sauver la vie d'autres juifs, ...
Cependant, cette source enseigne que la meilleure façon de prouver que la croissance spirituelle est notre objectif principal dans la vie est de s'installer en terre d'Israël.
[le principe est que nos actes et nos aspirations avant la venue du machia'h détermineront notre réalité du monde à Venir. ]

[puisqu'avant le machia'h vous avez donné prédominance à la matérialité sur la spiritualité (qui est beaucoup plus présente au Israël), alors de même avec la venue du machia'h vous serez dans un état spirituel moins élevé que ceux en Israël.
Quel honte cela sera dans l'éternité du monde à Venir qui dépend des valeurs spirituelles.
On pourrait éventuellement dire : que ceux qui ont préféré le confort de 'houts laAretz seront alors comme des juifs de second rang, qui d'une certaine façon seront mis à l'écart d'Hachem par rapport aux autres, n'auront pas autant accès aux trésors spirituels que les autres, ...

Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) disent : "Hachem a donné 3 cadeaux aux Bné Israël, et Il ne les leur a donnés qu'à travers la souffrance. Ce sont : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir".
Certes c'est un choix pas toujours facile à faire (la récompense étant énorme), mais Hachem ne demande pas l'impossible, et si sincèrement, individuellement cela ne nous est pas possible d'aller vivre en Israël pour le moment, alors nous devons au moins y aspirer très fortement, et prier Hachem d'en avoir le mérite. (il nous sera alors compté comme si nous y étions) ]

<--->

-> Le passage du Yalkout Réouvéni continue :
"Après tout, la mer est tenue par serment d'apporter tout l'argent, l'or, les pierres précieuses et les perles qui coulent en mer à la mer de Yaffo dans les deux jours suivant leur naufrage. La mer de Yaffo a [déjà] rejeté sur la terre ferme tout ce qui avait coulé depuis les six jours de la création jusqu'à l'époque du roi Salomon, et le roi Salomon est devenu riche grâce à cela. Et tout ce qui a coulé depuis l'époque de Salomon jusqu'à l'ère du rassemblement des exilés sera finalement rejeté sur la terre ferme par la mer de Yaffo, et le roi machia'h le répartira entre les justes (tsadikim), donnant à chacun sa part appropriée.
C'est le sens du verset "Car ils suceront l'abondance de la mer" (Devarim 33:19). Il en va de même pour les [trésors] cachés sous terre. Des tunnels se formeront sous terre afin d'apporter tous les trésors des rois en terre d'Israël, comme il est dit : "Et les trésors cachés dans le sable" (ibid.).
Tout sera révélé au roi machia'h en terre d'Israël, et il le distribuera aux personnes qui ont été rassemblées de l'exil, chacune recevant sa part [méritée], et elles seront rassasiées d'une abondance d'argent.

Ceux qui se sont souciés de leur argent et de leur corps resteront physiques (matériel) et seront rassasiés d'argent, tandis que ceux qui ne se sont pas souciés de leur corps ou de leur argent, [se souciant] uniquement de leur esprit (spiritualité), [Hachem] les rendra comme des êtres nouveaux et les escortera vers le gan Eden inférieur, comme décrit ci-dessus.
Ainsi s'achèvent les paroles de notre maître, le rav 'Haïm Vital (Touv HaAretz)."

=> Il ressort clairement de la première phrase soulignée que nous parlons d'individus vertueux, probablement des personnes qui se sont consacrées à la Torah et à la bonté ('hessed).
Néanmoins, comme ils n'ont pas fait leur aliyah, leur récompense sera uniquement monétaire. Et à ce moment-là, personne ne se souciera de l'argent (car il sera si abondant et parce que la vérité sera si évidente). La seule chose que ces tsadikim voudront faire sera de s'envoler vers gan Eden et d'écouter la Torah de Dieu. Mais il sera trop tard ...

Notre relation excessive avec la matérialité

+ Notre relation excessive avec la matérialité :

-> Lorsque Hachem a formé Adam, il est dit : "Hachem a formé Adam à partir de la poussière de la terre, et Il a insufflé dans ses narines le souffle de vie" (Béréchit 2,7).
Rachi explique : "Il l'a créé à partir de matière terrestre et de matière céleste : le corps à partir de la terre et l'âme à partir des cieux".

-> Le Tiféret Israël (13,4) explique : "l'âme ne peut exister dans le monde sans un corps qui est comme un vêtement pour l'âme".
Ainsi, nous devons saisir notre véritable essence (âme divine), comprendre à quel point nous sommes grands et à quel point nous pouvons devenir grands.
Le corps n'est rien de plus qu'un vêtement qui nous aide à accomplir les mitsvot (dans ce monde matériel).

-> Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.1) enseigne que l'âme est irrésistiblement attirée par Hachem, comme le fer est attiré par un aimant.
Une personne est attirée par la sainteté avec une force incroyable ; il n'y a rien qu'une personne désire véritablement, plus que s'attacher à Hachem. Cependant, tout la matérialité créée une barrière qui dissimule cette force, entravant l'envie innée.
Lorsqu'un individu se plonge profondément dans les activités mondaines et s'immerge dans la matérialité, il recouvre en fait le fer de son âme de diverses formes de saleté collante. Cette accumulation agit comme un obstacle, entravant l'attraction naturelle de l'âme et son désir profond de se connecter à Hachem.

-> L'homme qui désire la vie ne surmontera pas ses pulsions par la force ; il les surmontera en se contentant de peu, en mangeant et en buvant moins qu'il n'en a, et aussi en ce qui concerne ses vêtements et sa maison ... il ne recherchera pas le luxe.
[Pélé Yoetz - Mosarot ]

-> Vaincre le yétser ara est sans aucun doute difficile, mais il existe une "astuce" pour y parvenir. Au lieu d'exercer toute sa force dans une lutte constante contre la mauvaise inclination, on peut simplement restreindre son désir pour les plaisirs mondains. En ne se laissant pas accabler par un matérialisme excessif, le yétser tov prendra naturellement le dessus.
On peut comparer cela à un ballon d'hélium attaché à un poids. Le ballon a le potentiel de s'élever à de grandes hauteurs, mais il est retenu par le poids. Enlevez le poids, et le ballon s'élève sans effort vers de nouveaux sommets sans aucune aide extérieure.
Lorsque notre attention se porte sur notre véritable essence, au-delà des couches superficielles de peau, de sang et de chair qui constituent notre être extérieur, nous pouvons nous élever à des hauteurs inégalées et éprouver un plaisir indescriptible.
[rav Lipschitz]

<--->

-> Toute l'épreuve de l'homme dans ce monde consiste à conquérir et à surmonter tous ses désirs animaux en l'honneur d'Hachem. Cela apporte à l'homme un véritable plaisir et une véritable satisfaction.
Et de cette manière, il sacrifie littéralement son âme à Hachem parce qu'il sacrifie son corps et ses désirs.
[Bé'er Mayim 'Haïm - Vayikra ]

-> Chaque personne a une âme animale (néfech béémit) et une âme intellectuelle (néfech chikhlit).
L'âme animale désire manger beaucoup, rechercher l'honneur, ... L'âme intellectuelle aspire à quelque chose de plus élevé, à se connecter à Hachem.
L'épreuve dans ce monde consiste à dompter l'âme animale, à minimiser ses désirs corporels et à rechercher plutôt les aspirations de l'âme à se rapprocher d'Hachem.

"Si l'un d'entre vous apporte (adam ki rak'riv mikèm) une offrande à Hachem provenant d'un animal (min abééma)" (Vayikra 1,2)
Il est dit "mikèm" (parmi/d'entre vous) et "min abééma" en référence à l'âme animale qui réside en nous, que chaque personne doit sacrifier pour Hachem.
[en domptant son âme animal intérieure, on se perfectionne, permettant à notre âme divine de s'élever. ]

<--->

-> "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes biens" (Vaét'hanan 6,5).

-> Le Sfat Emet (Vaét'hanan) explique :
"Les commentateurs, au nom du Rambam, s'interrogent sur le commandement d'aimer Hachem et les mitsvot similaires. Comment peut-il y avoir un commandement qui dépende de la nature d'une personne? (peut-on nous imposer un sentiment d'aimer Hachem)
En réalité, la question elle-même est la réponse, et cela nous enseigne que chaque juif porte en lui l'amour d'Hachem de tout son cœur et de toute son âme ; seulement, cet amour est enfoui au plus profond du cœur et c'est avec de la volonté et du désir que l'on peut le trouver."

-> L'amour pour Hachem est inscrit dans le cœur de chaque juif.
Il suffit que la personne ne soit pas infectée par les désirs (pour le plaisir matériel - taavot) et l'amour du mal, car c'est à travers cela que le véritable amour de Hachem est caché.
[Sfat Emet - Nitsavim ]

-> Un jour, lorsque rabbi Avraham Shlomo Brim, connu sous le nom de rabbi Avraham Ostralenker, vint voir le Sfat Emet, ce dernier se tourna vers lui et lui demanda : "Rabbi Avraham Shlomo, voulez-vous être juif?"
"Oui", répondit-il.
"Voulez-vous vraiment être juif?" demanda à nouveau le Sfat Emet.
"Oui », s'écria passionnément Rabbi Avraham Shlomo.
"Voulez-vous vraiment être juif et 'hassidique?" continua le rabbin.
"Oui!" s'écria rabbi Avraham Shlomo de toutes ses forces.
Le Sfat Emet le regarda et dit : "Si tel est le cas, vous devez toujours savoir et ne jamais oublier que ce monde n'est rien. Il est vide et vide. Il n'existe pas. Le seul monde véritable est le monde à Venir".

<--->

-> "Quiconque aime les richesses matérielles et les plaisirs terrestres est incapable d'étudier la Torah Orale".
[midrach Tan'houma - Noa'h ]

-> "Quiconque se livre aux plaisirs de ce monde s'empêche de connaître les plaisirs du monde à Venir.
Et quiconque se prive des plaisirs de ce monde (éphémère) reçoit tous les plaisirs du monde à Venir (éternel)".
[Avot déRabbi Nathan 28 ]

Prière = se rapprocher d’Hachem pour mériter Ses bénédictions

+ Prière = se rapprocher d'Hachem pour mériter Ses bénédictions :

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 4:5:1) écrit :
"L'idée de la prière est la suivante. La "Sagesse suprême" a mis en place un système selon lequel, pour que les êtres créés reçoivent Sa générosité, ils doivent Le chercher, s'approcher de Lui et Lui demander.
La bonté [du Ciel] qu'ils recevront sera proportionnelle au degré auquel ils Le cherchent. S'ils ne Le recherchent pas, Sa générosité ne leur parviendra pas."

<--->

-> "Its'hak sortit pour parler dans les champs vers le soir. Il leva les yeux et vit que des chameaux s'approchaient" ('Hayé Sarah 24,63). Rachi explique : "Parler : est une expression de prière".
Le 'Hatam Sofer dit que c'est précisément parce qu'Itshak a prié la prière de Min'ha à Hachem dans les champs à ce moment-là, qu'à la fin de sa prière, son salut est arrivé et qu'il a vu des chameaux approcher avec sa future épouse, Rivka.
C'est là le pouvoir incroyable de la prière qui attire et accélère le salut.

-> "Aucun produit des champs ne paraissait encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne poussait encore; car Hachem n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et d'homme, il n'y en avait point pour cultiver la terre" (Béréchit 2,5)
Rachi commente : Et pour quelle raison n’avait-Il pas fait pleuvoir? Parce que "d’homme, il n’y en avait pas pour travailler la terre". Il n’y avait donc personne qui pût apprécier les bienfaits des pluies. Et lorsque l’homme est arrivé, il a reconnu que les pluies étaient nécessaires au monde. Il a prié pour elles, et elles sont tombées. C’est alors que les arbres et les végétaux se sont mis à pousser.
[ ainsi, le développement des plantes a été retardée jusqu'à ce que l'homme soit créé le 6e jour et soit capable d'apprécier la pluie et de la prier (pour lui permettre de descendre du Ciel).
Une bénédiction peut être prête pour nous au Ciel, mais pour qu'elle nous parvienne nous devons prier Hachem! ]

-> Le rav Tsadok haCohen (dans son Tsidkat Hatsadik 66) : "Hachem dit au prophète Eliyahou au cours de la troisième année de sécheresse : "Va te présenter à A'hav, et je ferai tomber la pluie sur la face de la terre" (Méla'him I 18,1). Plus loin, il est dit (v.41-42) : "Eliyahou dit à A'hav : "Entre, mange et bois, car le bruit de la pluie se fait entendre". A'hav entra, et Eliyahou grimpa au sommet du Carmel, se prosterna sur le sol et plaça son visage entre ses genoux.
Cela nécessite quelques explications. Hachem avait dit à Eliyahou d'aller voir A'hav et lui avait promis qu'Il "ferait alors tomber la pluie sur la surface de la terre". Comme Eliyahou l'a dit par la suite à A'hav :
"Va à l'intérieur, mange et bois, car le bruit de la pluie va se faire entendre". Pourquoi Eliyahou a-t-il alors dû se prosterner sur le sol et prier si intensément Hachem pour qu'il envoie la pluie?
La prière est en effet une condition préalable à toute chose, même si celle-ci a déjà été décrétée par Hachem.

=> Ainsi, pour que les bénédictions promises par Hachem se réalisent, et même celles qu'il n'a pas promises, il faut d'abord prier pour cela!

<---->

-> "Une personne doit se rapprocher d'Hachem et Le satisfaire par des louanges et des éloges sur la sortie d'Egypte. Ainsi, Il se rapproche, et pendant qu'Il est proche, une personne fait ses demandes."
[Rachi - Béra'hot 4b]

Dans la prière, nous lions la rédemption (bénédiction de "gaal Israël") directement sans arrêt à la Amida. En louant Hachem pour la rédemption d'Egypte et les miracles et merveilles qu'Il a accomplis pour nous, on se rapproche ainsi d'Hachem avant de commencer la prière de l'Amida.
On peut alors demander à Hachem de nous accorder Ses bénédictions et de faire briller Sa lumière de salut.

La bénédiction du Shabbath

+ La bénédiction du Shabbath :

"Souviens-toi du jour du Shabbat pour le sanctifier ; six jours tu travailleras et tu accompliras tout ton labeur, et le septième jour sera un Shabbat en l’honneur d’Hachem ton D. ; car six jours, Hachem fit les cieux et la Terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent, et Il se reposa le septième jour ; c’est pourquoi Hachem bénit le septième jour et le sanctifia" (Yitro 20,8-11)

-> L’Admour d'Ozerov fait remarquer que le terme employé pour exprimer qu’Hachem se reposa est וינח (vayana'h - litt. "Il a fait se reposer"] et non le terme exact ונח (véna'h - "Il se reposa"), ce qui suggère ici qu’Hachem fit se reposer autrui.

Pour expliquer cet emploi apparemment incorrect grammaticalement, il rapporte ce qu’écrit le kabbaliste rabbénou Yossef Gikatilla (dans son Chaaré Ora - chaar 2) :
"Lorsqu’un homme respecte le Shabbat suivant ses lois, il devient un siège et un char pour Hachem, c’est pourquoi le Shabbat est appelé מנוחה (ménou'ha - "repos") qui se rapporte à נח (na'h - "poser" [lanou'ah]) car le Nom d'Hachem se pose sur cet homme et réside sur lui comme un Roi sur son Trône."

D’après cela, l'Admour d'Ozerov écrit qu'on peut expliquer pourquoi le verset emploie le terme וינח (vayana'h ) et non pas נח :
"L’intention est que [ceux qui respectent le Shabbat] entraînent qu'Hachem fasse reposer son grand Nom béni sur ceux qui respectent le Shabbat suivant ses lois, et c’est le sens des paroles du chantre (dans le chant de Shabbat "Barou'h E-l Elione") : "Heureux sont les gens intègres s’il est respecté (le Shabbat), une couronne de diamants Il fera sur leur tête, le Rocher des mondes (Hachem) sur eux Il fera reposer son esprit" (ואשרי לתמימים אם יהיה נצור כתר הלומים על ראשם יצור צור עולמים בם נחה).
Car si le Shabbat est respecté et gardé comme il se doit, alors ils seront heureux, les gens intègres qui le respectent, car Hachem formera une couronne de diamants sur leur tête en faisant reposer son Esprit sur eux, et ils mériteront ainsi d’être (si on peut s’exprimer de cette manière) un char pour la présence Divine."

<--->

-> Le Zohar pose, à propos du verset : "C’est pourquoi Hachem bénit le septième jour et le sanctifia" (Yitro 20,10), la question suivante : "Quelle bénédiction y a-t-il le Shabbat puisque la manne ne tombait pas le septième jour?"
Le Zohar y répond ainsi : "C’est comme cela qu’il faut comprendre : toutes les bénédictions d’En-Haut et d’ici-bas dépendent du septième jour, et c’est pourquoi la manne ne tombait pas en ce jour, car tous les six jours puisent leur bénédiction de ce jour-là."

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch fait remarquer que dans le verset, il n’est pas écrit : "en six jours, Hachem fit les cieux et la Terre", mais "six jours, Hachem fit les cieux et la Terre" et il en demande la raison :
"C’est une allusion au fait qu'Hachem ne créa le monde que pour six jours, et chaque Shabbat, la création se renouvelle grâce au Shabbat pour six nouveaux jours".
Il s’étend ensuite sur le passage "vayé'houlou" de la Torah (Béréchit 2,3) en disant que s’il se passait ne fût-ce qu’un Shabbat qui ne serait observé par aucun juif, le monde serait annulé et reviendrait au néant.

Il explique par cela l’enseignement de la guémara (Shabbat 119b) : "Celui qui récite le soir de Shabbat la prière de "vayé'houlou" (le kidouch) la Torah lui compte comme s’il était associé dans la création du monde."
A priori, comment comprendre, en effet, que l’on puisse être associé dans l'œuvre de la création alors que le monde a déjà été créé (en apparence depuis des milliers d'années!)?
C’est qu’en fait, grâce au respect du Shabbat et à la récitation du "vayé'houlou", la force est donnée au monde de se renouveler et l’homme devient réellement l’associé dans cette création.
La règle est, dès lors, celle qui régit toute association : selon sa part d’investissement dans l’association, l’associé recevra les bénéfices. Il en est de même pour le Shabbat : selon la manière dont on s’investit dans le Shabbat et dans le respect de sa sainteté, on recevra les bénéfices promis par celui-ci.

-> On raconte que lorsque l’on mentionnait des noms de personnes nécessitant une guérison devant le rav Itzikel de Pshevorsk, si l’une d’elles devait subir une opération, il recommandait que l’on vienne lui en parler après Shabbat. Cela se comprend selon l’enseignement du Or ha'Haïm mentionné plus haut, puisqu’après Shabbat, le monde est créé de nouveau.

=> Ainsi, le Shabbat est la source de la bénédiction. Il est comme une fontaine dont émanent toutes les bonnes influences spirituelles comme matérielles dans tous les mondes supérieurs et inférieurs.

<--->

-> Le jour du Shabbath est appelé "jour de joie" (Sifrei - Béaaloté'ha), "jour de repos" (dans la prière) , "un goût du monde à Venir (olam aba)" (Mékhilta - Ki Tissa) , "la source des bénédictions" (Zohar II 88a), "le jour de l'âme" (Zohar 205a) et "le jour où les mondes s'élèvent [spirituellement]" (rav Avraham Kluger - Yi'houd haShabbath).

La souffrance de quitter Israël

-> "Je suis choqué par votre conseil de quitter Israël pour la diaspora afin d'obtenir un poste rabbinique.
En vérité, si quelqu'un m'offrait tous les "trésors secrets du monde" (Baba Métsia 49a) en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air sacré de la terre d'Israël ; ou, à l'inverse, si quelqu'un m'offrait tout l'argent et tout l'or du monde en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air impur de la diaspora, je mépriserais les deux (paraphrase de Shir HaShirim 8,7).

La seule exception serait s'il y avait un grand besoin pour le bien d'une certaine sainteté communautaire.
Dans une telle situation, les saints spirituels nous ont promis que lorsque nous quittons Israël pour la diaspora afin d'y retourner, comme le commande la Torah, alors l'air d'Israël suit une telle personne qui est profondément attachée à la sainteté de la terre.
De plus, il est compris d'un point de vue spirituel que l'endroit où se trouve cette personne dans la diaspora contient une petite dimension de la sainteté d'Israël.

D'un autre côté, j'ai été choqué lorsque j'ai lu ce conseil, surtout venant d'un homme aussi éminent que vous. En effet, quitter notre lieu de vie (Israël) et notre foyer pour aller dans la diaspora revient à "adorer une idole" (guémara Kétouvot 110b)."
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 2, p.154 - lettre au Ridvaz, rabbi Yaakov David Wilovsky - le 28 mars 1913 ]

La géoula implique de sortir de notre état actuel de mort vivant

+ La géoula implique de sortir de notre état actuel de mort vivant :

-> "Tu nous redonneras vie et ton peuple se réjouira en toi" (Téhilim 85,7)

-> Rachi explique ce verset comme suit : "A la fin, Tu nous redonneras vie, car c'est ce que tu nous as promis par l'intermédiaire de Tes prophètes."

-> Cela peut être compris selon ce qu'écrit le Gaon de Vilna (Likoutim - fin de Safra Détsniouta) :
"Depuis la destruction du Temple, notre esprit, notre gloire principale, s'est envolé, et nous sommes restés comme un corps sans âme. Le départ hors de la Terre [d'Israël] est la tombe, et les vers nous entourent ... les idolâtres dévorent notre chair. Pourtant, il y avait des groupes d'étude et de grandes yéchivot, jusqu'à ce que la chair se décompose et que les os soient dispersés encore et encore ... jusqu'à ce que les os se décomposent et qu'il ne reste plus qu'une cuillerée de pourriture ... et que tout devienne poussière.
Nos âmes sont réduites en poussière. Et maintenant, nous attendons la résurrection des morts, "secoue-toi et lève-toi de la poussière".

=> D'après ses paroles, nous pouvons comprendre que "ressuscite-nous à nouveau" doit être pris au sens littéral, car en exil, nous sommes comme morts et lorsque le machia'h viendra, nous serons ressuscités.

-> Les paroles du Gaon de Vilna mentionnées ci-dessus nous enseignent que la différence entre la période où nous avions le Temple et la période d'exil où nous n'avons pas le Temple est comparable à la différence entre une personne vivante et une personne morte. Nous n'avons aucun moyen de comprendre à quoi ressemblait le juif le plus simple à l'époque du Temple.
Il est clair que leur niveau de vitalité spirituelle et de joie dépassait de loin tout ce que nous pouvons imaginer.
C'est aussi pourquoi il nous est difficile de pleurer le Temple, car nous ne comprenons pas ce que nous avons perdu.
[néanmoins nous devons essayer de ressentir de notre mieux l'immensité de ce qui nous manque, en prenant un moment pour pleurer la perte du Temple. ]

-> La période actuelle où Hachem est caché est décrite dans la Méguila Eikha (3,6) : "Il m'a plongé dans les ténèbres comme les morts éternels".
Bien que nous soyons physiquement vivants, comparé au plaisir et au dynamisme d'une vie juive authentique (avec une conscience et appréciation sincère d'Hachem), c'est comme si nous étions morts.
Lorsque le machia'h arrivera. Alors, Hachem enlèvera complètement les blocages de nos cœurs et "la terre sera remplie de la connaissance de Hachem comme les eaux couvrent le fond de la mer" (Yéchayahou 11,9).
Nous aimerons alors Hachem de tout notre cœur et de toute notre âme, sans autre raison que le fait qu'Il nous ait donné le cadeau le plus précieux qui soit. C'est-à-dire le "don de la vie" avec ses possibilités de Le servir et de ressentir l'incroyable plaisir de la proximité et de la connexion avec Lui. C'est le plaisir et la joie ultimes qui existeront jamais.

<--->

-> Il est écrit dans le Kouzari (maamar 2,28-30) :
"Le sage en Torah [dit au roi de Khazar] : "La vérité est que la source de toute sagesse est déposée dans le Aron Hakodech, qui a été comparé au cœur [de la nation juive et à la Torah], car il contenait les Lou'hot avec ses dix Commandements et avait également le Séfer Torah placé à côté ... et de là se sont répandues dans le monde deux sagesses... "
Le roi de Khazar [dit au sage en Torah] : "Si tel est le cas, vous êtes aujourd'hui sans tête et sans cœur [puisque nous avons perdu le Aron Hakodeh qui est notre cœur et notre source de sagesse].
Le sage en Torah répondit : "C'est exactement comme vous l'avez dit, et de plus, nous sommes en réalité sans corps, il ne reste que des os éparpillés, comme les os desséchés que le prophète Yé'hezkel a vus, ... "

-> Le Ramban (commentaire début Vayé'hi) : "Notre exil est extrêmement long, et contrairement à d'autres exils, sa fin est inconnue. Nous sommes comme des morts ... Hachem doit nous ressusciter afin que nous puissions vivre devant Lui."